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VERRES COLORÉS

( ) ANALYSE DES VERRES ET DES POTERIES

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ANALYSE DES VERRES ET DES POTERIES

ou 300°; la silice, qui était d’abord soluble dans l’acide chlorhydrique, devient insoluble ; on reprend la matière par de l’eau acidulée, qui dissout les oxydes et laisse pure la silice, qui est lavée avec soin, puis desséchée et pesée.

La. liqueur d’où l’on a séparé la silice est traitée par un excès d’ammoniaque; il se forme un précipité d’alumine et d’oxyde de fer; la chaux reste en dissolution à l’état de chlorure de calcium; au moyen de l’oxalate d’ammoniaque, on la précipite à l’état d’oxalale de chaux insoluble : ce sel calciné avec de l’acide sulfurique se transforme en sulfate de chaux, dont le poids fait connaître la quantité de chaux que contenait le verre.

Pour déterminer la proportion d’oxyde de fer et d’alumine, on fait bouillir le précipité formé par l’ammoniaque, avec un excès de potasse, qui dissout l’alumine et laisse le peroxyde de fer dont on détermine le poids. L’aluminate de potasse, qui reste en dissolution dans la potasse, est décomposé par l’acide chlorhydrique ; la liqueur est traitée par le carbonate d’ammoniaque qui précipite l’alumine pure.

On a dosé ainsi la silice, l’alumine, l’oxyde de fer et la chaux contenus dans le verre. 11 reste à trouver la proportion de potasse et de soude.

On réduit en poudre 5 grammes de verre, et on les traite dans une capsule de platine par l’acide fluorhydrique, qui forme avec la silice du fluorure de silicium gazeux, et rend le verre attaquable par les acides. La masse est évaporée à siccité avec de l’acide sulfurique. On reprend le résidu par l’acide sulfurique étendu qui dissout la potasse, la soude, l’alumine, l’oxyde de fer et des traces de chaux. On précipite les trois dernières bases par le carbonate d’ammoniaque, et la liqueur évaporée à sec et calcinée légèrement, donne le poids des deux sulfates de potasse et de soude. Ces deux sels sont repris par l’eau et transformés en chlorures au moyen du chlorure de baryum ; leur dissolution concentrée est traitée par le chlorure de platine en présence de l’alcool ; la potasse se précipite seule à l'état de chlorure double de platine et de potassium : ce composé correspond à une quantité de potasse qu’il est facile de calculer. Connaissant le poids de la potasse, on a par différence celui de

Lorsque le verre contient de l’oxyde de plomb, on le traite, comme précédemment, par le carbonate de soude ; le résidu est repris par l’acide azotique ; la liqueur est évaporée a sec, afin de rendre la silice insoluble; on reprend par l’eau, et l’on fait passer dans la liqueur filtrée un courant d acide sulfhydrique nui précipite le plomb à l’état de sulfure que bon transforme en sulfate de plomb par l’acide azotique. Le poids de ce sel fait connaître la proportion d’oxyde de plomb.

La même méthode d’analyse s’emploie pour les diverses poteries car elles sont formées des mêmes éléments que les verres, mais en proportions dilléicnlcs.

GÉNÉRALITÉS SUR LES POTERIES

(*} GÉNÉRALITÉS SUR LES POTERIES

On donne le nom de poteries aux différents objets fabriqués avec des argiles et soumis ensuite l’action du feu.

L’argile, que nous avons considérée précédemment comme un silicate d’alumine, forme la base de toutes les pâtes céramiques. Toutefois, les poteries ne se fabriquent pas avec l’argile seule, qui, lorsqu’on la calcine, se fendille irrégulièrement et éprouve un retrait considérable.

Pour obtenir les pâtes céramiques, on ajoute à l’argile une matière que l’on nomme dégraissante, et qui forme, en s’unissant à l’argile sous l’influence de la chaleur, un mélange homogène pouvant, comme le grès et la porcelaine, éprouver au feu un retrait régulier et une sorte de demi-fusion.

Toute pâte céramique se compose donc d’une substance argileuse plastique et d’une substance dégraissante.

Les principales matières plastiques sont : les argiles, les marnes, la magnésie (silicate de magnésie), le kaolin, les talcs.

Les matières non plastiques ou dégraissantes sont: le silex, les sables, le quartz, le feldspath, la craie, les os calcinés, le sulfate de baryte.

La nature et les proportions des bases qui entrent dans la composition d’une pâte céramique ont une grande influence sur les qualités d’une poterie.

La silice unie à l’alumine pure formerait le type d’une pâte complètement infusible, qui conviendrait à la fabrication des briques réfractaires.

La chaux, la magnésie, l’oxyde de fer, ajoutés à la silice et à 1 alumine, produisent une pâte qui, par la chaleur, peut éprouver une sorte d & fritte, une demi-fusion.

La potasse et la soude donnent à la pâte de la fusibilité et la rendent propre à la fabrication de la porcelaine en rapprochant sa composition de celle des verres.

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