PRÉPARATION DES PATES
des d'^rontes poteries finesse compose d'une scrie d operations que nous décrirons sommairement.
îinS ai;gi!cs sonl ordinairement mélangées avec .... I : ' nn 'lno C£ 'Substances siliceuses qui nuiraient à la fubri- Peau ' n cvc en mettant l’argile en suspension dans
ry^nt Un? dennsitlî supérieure à celle de l’argile, .] , m p | i. • 11101 latcment au fond de l’eau, qui, décantée rapidement, laisse déposer par le repos de l’argile pure.
lïrojago. Les substances qui entrent dans la composition
GÉNÉRALITÉS SUR LES POTERIES
des pâtes céramiques, telles que le quartz, le silex, le feldspath, sont souvent très-dures.
Pour les réduire en poudre, on les broie à la meule, après les avoir rendues plus friables en les faisant rougir et les refroidissant subitement par une immersion dans l’eau froide.
Mélang'e intime des matières. — Lorsque les éléments des pâtes céramiques sont amenés à l’état de ténuité voulue, on en opère le mélange par l’intermédiaire de l’eau. Les matières doivent être prises à l’état de bouillie claire; une trop grande quantité d’eau déterminerait la séparation des matières solides suivant l’ordre des densités.
Le mélange une fois formé n’est pas maniable et ne peut être abandonné cà lui-même, car les substances qui le composent, étant d’inégale densité, pourraient se séparer.
L’opération qui enlève à la pâte son excès d'humidité porte le nom de ressuuge ou raffermissement des pâtes : on l’exécute en exposant la pâte à l’air, ou en la plaçant dans des caisses de plâtre poreuses ou dans des cuves de terre cuite légèrement chauffées.
La pâte amenée par le ressuage à une fermeté suffisante pour être travaillée a besoin d’être pétrie, battue, maniée, pour acquérir l’homogénéité convenable. L’opération du pétrissage, essentielle pour la plupart des pâtes, est exécutée par un ouvrier qui marche pieds nus sur une aire de bois ou de pierre, et qui pétrit la pâte en piétinant du centre à la circonférence : elle prend alors le nom de marchage.
Dans la fabrication des poteries communes, telle que celle des briques, des tuiles, de la faïence commune, etc., on emploie la pâte dès qu’elle a subi les préparations précédentes; niais, pour la fabrication des poteries fines, on soumet la pâte à une façon préparatoire qui porte le nom débauchage, et ensuite au
battage et au coupage. ,
Une dernière opération contribue à donner a la pâte cei attaque une homogénéité parfaite ; elle consiste a abandonner pendant plusieurs mois la pâle dans des caves humides : ou 1 appelle pourriture des pâtes.
Ce séjour dans un lieu humide fait éprouver aux matières organiques contenues dans la pâte une sorte de putréfaction, les noircit et détermine probablement dans la masse un dégagement de gaz qui rend le mélange plus homogène. INous devons dire cependant que l’utilité de la pourriture des pâtes n est nas parfaitement établie ; il arrive souvent dans les fabriques de porcelaine, par suite de nécessités de fabrication, qu on est obligé d’employer les pâtes peu de temps après leur prépara- (ion; on a reconnu oïe Ics'objcls fabriqués avec celle P«le nouvelle ne sont pas plus défectueux que ceux qu on a façonnés
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