MORTIERS ORDINAIRES
Pour la porcelaine tendre, on emploie les violets, rouges et bruns de manganèse, de cuivre et de fer; pour les faïences fines et communes, les jaunes d’antimoine, les bruns de manganèse, les bleus de cuivre et les verts de chrome.
Le nombre des couleurs de moufle est au contraire considérable ; on emploie à la manufacture de Sèvres plus de soixantequinze compositions différentes. Ces couleurs sont finement broyées avec de l’essence de lavande ou de térébenthine épaissie à l’air et appliquée ensuite sur la poterie que l’on cuit au fourneau à moufle.
La peinture sur porcelaine se fait en général à deux feux : on cuit d’abord l’ébauche ; on la retouche et on la cuit de nouveau.
Nous croyons inutile de donner ici la composition de toutes les couleurs de moufle; nous dirons seulement quels sont les corps qui forment la base des principales couleurs.
Bleu. — Oxyde de cobalt.
Rouge. — Protoxyde de cuivre, pourpre de Cassius, peroxyde de fer.
Vert. — Oxyde de chrome, bi-oxyde de cuivre, mélange d’oxyde de cobalt, d’acide anlimonieux et d’oxyde de plomb.
Jaune. — Oxyde d’uranium, chromate de plomb ; certaines combinaisons d’argent, sous-sulfate de fer, mélange d’antimoniate d’antimoine et d’oxyde de plomb ; oxyde de titane.
Violet. — Oxyde de manganèse, pourpre de Cassius.
Noir. — Mélange d’oxyde de fer, d’oxyde de manganèse et d’oxyde de cobalt.
Blanc. — Émail ordinaire.
On dore la porcelaine en appliquant au pinceau un mélange d or très-divisé et de sous-azotate de bismuth qui sert de fondant. L or est obtenu en précipitant le perchlorure d’or par le sullate de protoxyde de fer ou l’azotate de protoxyde de mercure. Les métaux passés au feu perdent une partie de leur éclat;
1 or devient mat. On lui rend son poli en le frottant avec un coips dui. Cette opération porte le nom de brunissage. On ébau-
c,,,e,ave.c. un brunissoir d’agate, et l’on finit avec un brunissoir d hématite.