SESQUI-OX YDE OU PEROXYDE DE FER
minimum. Il existe dans la nature en combinaison avec un rgand nombre d’acides : uni au sesqui-oxyde de fer, il constitue l'oxyde de fer magnétique 5 on ne le rencontre jamais à l'état
• isolé. „ „ . .
On prépare le protoxyde de fer, en faisant passer le mélangé o-azeux (CO2 -f CO) qui résulte de la décomposition de l’acide oxalique par l’acide sulfurique sur du sesqui-oxyde de fer chauffé
au rouge sombre. . . ,
Ainsi préparé, la protoxyd.6 de fer constitue une poudre trèspeu magnétique, ce qui le distingue du fer et de 1 oxyde magnétique, Fe304; de plus, il est facilement combustible : quand on le chauffe, il se transforme alors en oxyde magnétique ; enfin il se dissout dans l’acide azotique avec dégagement de vapeurs nitreuses (Debray).
Cet oxyde se précipite à l’état d’hydrate lorsqu’on traite un sel de protoxyde de fer par la potasse ou la soude ; il est dans ce cas d’un blanc légèrement verdâtre ; exposé à l’air, il absorbe rapidement l’oxygène, et passe d’abord à l’état d’hydrate d’oxyde magnétique qui est d’un vert foncé et forme ensuite de l’hydrate de sesqui-oxyde de fer de couleur jaune.
Le protoxyde de fer est soluble dans l’ammoniaque; cette dissolution, exposée à l’air, laisse déposer du peroxyde de fer.
L’hydrate de protoxyde de fer que l’on fait bouillir dans une liqueur alcaline devient noir, l’eau est décomposée, et il se dé- ^a^e de l’hydrogène; le protoxyde de fer passe alors en partie à l’état d’oxyde magnétique. Une transformation semblable a lieu lorsqu’on dessèche de l'hydrate de protoxyde de fer.
Le protoxyde de fer est une base énergique qui souvent sature complètement les acides les plus forts.
Cet oxyde prend naissance lorsque le fer se dissout à l’abri de l’air dans les acides sulfurique ou chlorhydrique ; l’on reconnaît que, pour 1 équivalent de fer représenté par 330, il se dégage 1 équivalent d'hydrogène 1 2,5, ce qui correspond à 2 volumes.
Le protoxyde de fer est donc formé de I équivalent de métal = 330, et de I équivalent d’oxygène = 100. Quoiqu’il n’ait pas été isolé, on ne conserve aucun doute sur sa composition.
SESQUI-OXYDE OU PEROXYDE DE FER. Fe203.
Equiv. = 1000 ou 80.
Le peroxyde de fer est désigné souvent sous les noms de rouge d Angleterre, de safran de Mars astringent, de safran apéritif.
Cet oxyde se trouve en abondance dans la nature : cristallisé, il constitue le fer oligisle ; en masses amorphes, il constitue > 1 hémalite rouge ou sanguine. On peut l’obtenir artificiellement par plusieurs méthodes; sa couleur et quelques-unes de ses '• autres propriétés varient avec son mode de préparation.
Le sultate de protoxyde de fer soumis à la calcination laisse
SESQU1- OXYDE OU TEROXYDE DE FEIÎ.
pour résidu un oxyde pulvérulent d’un beau rouge, qui porte le nom de colcothar : 2(S03,Fe0) = SO3 + SG2 -j- Fe203. Le coJcothar est souvent employé en peinture à cause de sa belle couleur rouge.
Le sulfate de protoxyde de fer calciné au rouge avec trois fois • son poids de sel marin donne un oxyde de fer cristallisé en belles paillettes d’un violet foncé presque noires, semblables aux cristaux d’oxyde de fer que l’on trouve dans les cratères des volcans.
L’azotate de peroxyde de fer calciné au rouge vif laisse un résidu d’oxyde de fer qui est presque noir.
Sous ces différents états, le peroxyde de fer présente toujours la même composition.
Pelouze a fait remarquer que le fer en poudre, étant complétement peroxyde par le grillage, ne perd pas la propriété d’être attiré par l’aimant. D’autre part, toutes les fois qu’un carbonate ou un sel organique à base d’oxyde de fer est suffisamment chauffé à l’air pour qu’il y ait élimination complète de l’acide, le peroxyde de fer qui en résulte est toujours trèsmagnétique (M. Malaguti).
Lorsqu’on chauffe le peroxyde de fer à la température du rouge blanc, il dégage de l’oxygène et se transforme en oxyde magnétique : on comprend d’après cela qu’il ne se forme jamais de peroxyde de fer lorsque le fer bride dans l’oxygène, puisqu’à la température produite par cette combustion, l’oxyde magnétique est le seul oxyde de fer qui puisse exister.
Le peroxyde de fer calciné au rouge ne se dissout plus que très-lentement dans les acides ; pendant cette calcination, il dégage de la lumière et éprouve un changement moléculaire; la chaleur spécifique de l’oxyde de fer calciné est moindre que celle de l’oxyde qui n’a pas subi la calcination (M. Régnault).
Le sesqui-oxyde de fer a moins d’affinité pour les acides que le protoxyde. 11 ne sature pas les acides énergiques et il peut être déplacé des combinaisons salines par l'hydrate de protoxyde de for.
On obtient le peroxyde de fer hydraté, soit en exposant à l’air de la tournure de fer humide, soit en précipitant par un alcali un sel de sesqui oxyde de fer. Dans ce dernier cas, l’hydrate retient toujours une cerlaine quantité d’alcali. Cet hydrate est jaune ; il a pour formule 2Fe*03,3H0. On trouve dans la nature un hydrate de sesqui-oxyde de fer qui a pour composition FesOs,IIO.
L’oxyde do fer soumis i\ la calcination devient excessivement dur : celui que l'on trouve dans la nature présente souvent une grande dureté ; après l’avoir poli, on l’emploie sous le nom d’hématite pour brunir l’or ou l’argent. Le colcothar sert à polir les glaces et plusieurs métaux.
° Le peroxyde de fer se dissout dans les (lux, tels que le verre, le borax, et forme, suivant sa proportion, des verres qui sont à peine colorés ou qui présentent une teinte jaune ou rouge.
Le protoxyde de fer et l’oxyde magnétique donnent au cou-