ALLIAGES D’ARGENT
L’argent s’allie à un grand nombre de métaux ; mais les seuls alliages vraiment importants sont ceux que l’argent forme avec le cuivre et avec certains métaux inoxydables, comme l’or et le platine.
ALLIAGES d’argent ET DE CUIVRE.
Le cuivre s’allie à l’argent par voie de fusion, en toute proportion. Ces alliages sont moins ductiles, plus durs et plus élastiques que l’argent. Ils sont en général blancs, et ne prennent une teinte rouge que lorsque la proportion de cuivre est trèsconsidérable. Nous rappellerons la composition des principaux alliages.
Argent.
Cuivre.
Vaisselle et argenterie
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Tolérance.
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Comme la couleur des alliages de cuivre et d argent n est jamais aussi belle que celle de 1 argent pur, on leur fait presque toujours subir le blanchiment. Cette operation consiste a çliaulfer'les alliages au rouge sombre et au contact de 1 air ann d’oxyder le cuivre, et à les plonger immédiatement, dans de l’eau acidulée
dire, à l’état de pureté. Les objets d’argent ainsi blan c surrace mate qu’on rend brillante par le frottement.
Le cuivre et l’argent se dilatent en se combinant. Lne puce de monnaie anglaise au titre de 92.:i millièmes avait une densité
alliages d’argent.
égale à 10,200; en ne supposant ni conlraction ni dilatation dans l’alliage d’argent et de cuivre, la densité aurait dû être 10,351 (Thomson).
Les alliages de cuivre et d’argent a bas titre, abandonnés après leur fusion à un refroidissement lent, éprouvent une liquation qui amène des variations de titre s’élevant quelquefois jusqu’à 100 millièmes. Ces variations atteignent leur maximum dans un alliage formé de parties égales de cuivre et d’argent, et diminuent à mesure que la proportion d’argent augmente ; les différences, encore très-sensibles dans les alliages monétaires, sont moins apparentes lorsque le titre est égal à 950 millièmes, comme dans les médailles : elles deviennent très-rares et presque insensibles dans les lingots provenant des ateliers d’affinage.
Les alliages de cuivre et d’argent s’altèrent assez rapidement à l’air humide, surtout au contact des matières organiques, quand la proportion de cuivre dépasse 100 millièmes. Lorsqu’on les soumet au grillage, le cuivre s’oxyde et entraîne une quantité notable d’argent. L’oxydation se ralentit à mesure que l’argent devient prédominant ; il est toujours très-difficile d’enlever à l’argent par le grillage tout le cuivre qu’il contient.
Les monnaies qui ont été conservées, et celles qu’on frappe actuellement en France, sont au titre de 900/1000, avec une tolérance de 3/1000 au-dessus et de 3/1 000 au-dessous de ce titre légal moyen (t).
Les médailles contiennent plus d’argent; elles sont au titre de 950/1000 avec les mêmes tolérances que pour les monnaies.
Les titres des ouvrages d’orfèvrerie sont au nombre de deux ; le plus employé pour la vaisselle et l’argenterie est celui de 950/1000. La tolérance est de 5/1000; ainsi un couvert qui contient 945/1000 d’argent pur est encore dans les limites de la loi.
On n’a pas fixé les limites pour les titres supérieurs au titre de 950/1000; le fabricant se trouve d’ailleurs intéressé à ne pas le dépasser.
Le second titre de l’argenterie est de 800/1000. La tolérance au-dessous de ce titre est de 5/ 1000.
Pour souder l’argent, on emploie des alliages à des titres inférieurs, et l’on y fait souvent entrer une petite quantité de zinc. L alliage le plus employé pour souder l’argent à 950/1000 est formé de 609,67 d'argent, 233,33 de cuivre, et 100,00 de zinc.
PLAQUll.
On donne le nom de plaqué à des feuilles de cuivre qui sont recouvertes de feuilles d’argent.
(I) Depuis 1864, le Gouvernement faisait refondre les pièces de 50 et de 20 cenîmes, qui étaient remplacées par d’autres pièces de meme valeur nominale et de meme poids, mais au titre de 825 millièmes. Depuis 1 867. le gouvernement a étendu cette mesure aux pièces de 1 franc et de 2 francs portant l’effigie des anciens souverains. Ces pièces seront remplacées par d’autres à un titre moins élevé.