AMALGAME D’ARGENT
Lorsqu’on se propose de plaquer une feuille de cuivre, on la gratte fortement à la surface, afin d’enlever tous les défauts et de la rendre parfaitement unie; on la passe ensuite au laminoir de manière à lui donner à peu près le double de son étendue primitive, et on la gratte de nouveau; elle est prête alors à recevoir l’argent.
Les deux plaques étant ainsi préparées, on passe sur la surface delà plaque de cuivre une dissolution concentréed’azotate d’argent; il se forme sur le cuivre un dépôt d’argent métallique trôs-di visé ; on dit alors que la plaque est amorcée. On applique la surface amorcée sur la plaque d’argent ; on redresse l’excédant de l’argentsur l’épaisseur du cuivre; on chauffe les deux plaques au rouge-brun, et on les passe au laminoir de manière à réduire leur épaisseur à I millième environ. Les deux plaques sont alors soudées entre elles de manière à ne plus pouvoir être séparées.