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J4 ESSAIS D’ARGENT PAR LA COUPELLATION

l’image. On lave ensuite la plaque avec une dissolution faible d’hyposulfite de soude, afin d’enlever l’iodure d’argent non altéré, qui noircirait à la lumière.

On a perfectionné cette méthode, qui est due à Daguerre, par l’emploi de certaines substances dites accélératrices, de la vapeur de brôme, par exemple, qui rendent la couche d’iodure d’argent plus sensible, et permettent de prendre les images dans un temps très-court. De plus, on a trouvé différents procédés pour rendre les épreuves plus nettes et moins altérables.

On obtient des images photographiques d’une grande perfection en se servant de juipiers sensibles ou photogéniques préparés avec différents composés d’argent. Le papier noircit dans les parties lumineuses de l’image et reste blanc dans les parties obscures ; on expose à la lumière cette épreuve négative en plaçant par derrière un autre papier sensible qui noircit dans les parties qui correspondent aux blancs de la première et forme ainsi l’épreuve positive. Cette épreuve est ensuite lavée à l’hyposulfite. de soude.

Les images photographiques négatives sont le plus souvent produites sur une mince couche de collodion étalée sur une glace bien plane et contenant des composés d’argent très-sensibles à la lumière.

Les collodions photographiques présentent des compositions très-diverses; les proportions d’alcool, d’éther, de fulmi-coton, varient dans de larges limites. Une fois le collodion préparé, on y ajoute, des iodures, bromures de différentes bases, principalement ceux de potassium et de cadmium. Puis sur une plaque de verre bien propre, on verse une quantité de collodion ioduré un peu plus que suffisante pour recouvrir la glace entière; on en fait écouler l’excès par un coin, puis on l’immerge dans un bain d’azotate d’argent à 8 pour 100. La couche devient alors opaline et jaunâtre par suite de la formation de sels d’argent insolubles; on l’expose tout humide et recouverte de l’excès d’azotate d’argent, puis on la développe soit par l’acide pyrogallique, soit par le protosulfate de fer en dissolution. Le fixage a lieu ensuite au moyen de l’hyposulfite de soude. Les plaques sont ensuite lavées avec soin, vernissées et conservées dans cet état.

11 existe d’autres procédés, pour obtenir des épreuves photographiques ; leur description ne peut trouver place ici, à cause du cadre restreint de cet ouvrage (I).

ESSAIS d’aIIGENT PAR LA COUPELLATION.

La alliages d’argent et de cuivre peuvent être analysés par la voie sèche ou par la voie humide.

I.a détermination de l’argent par la voie sèche porte le nom de coupellation, parce que l’expérience se fait dans une espèce de petite coupe ou coupelle.

(I) Nous renvoyons le lecteur aux traitas spéciaux, pour de plus amples renseignements.

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