ESSAIS D’ARGENT PAR LA COUPELLATION
Cette opération est fondée sur la propriété que présente l’argent, d’être inoxydable et à peu près fixé à une température rouge, tandis que le cuivre s'oxyde, surtout en présence du plomb, et passe dans la coupelle sur laquelle l’argent, au contraire, s’arrête comme sur un filtre.
Lee coupelles sont faites avec des os calcinés au contact de l'air et réduits en poudre fine. Cette cendre est mêlée avec de l’eau; on en forme une pâte molle, qu’on comprime dans un moule, et qu'on fait ensuite sécher. Les coupelles sont blanches, légères, poreuses et très friables; elles peuvent absorber facilement leur propre poids de litharge.
Pour déterminer l’oxydation du cuivre et obtenir un bouton d’argent pur, il est nécessaire d’ajouter du plomb à l’alliage. La proportion de ce métal doit augmenter avec celle du cuivre qui existe dans l’alliage. Avant de procéder à une analyse définitive, on doit donc déterminer d’une manière approximative le titre de l’alliage. Ce titre est, en général, connu d’avance, à quelques millièmes près, car on sait si la matière à analyser est une monnaie, une médaille, un bijou, etc.; mais, dans tous les cas, on peut déterminer provisoirement ce titre par un procédé rapide: on passe à la coupelle 0gr, 100 d’alliage avec un gramme de plomb, et au bout de quelques minutes on obtient un bouton dont le poids donne, à 1 ou 2 centièmes, le titre cherché. On détermine, d’après cet essai préliminaire, la quantité de plomb qu’il faut ajouter à l'alliage pour le coupeller dans les meilleures conditions possibles.
1 gramme d alliage ; le
L’essai se fait ordinairement sur nombre de milligrammes qui exprime le poids du boulon de retour indique donc le titre de l’alliage en millièmes.
Un bouton du poids de 0gr,900 représente un alliage de 900/1000.
Supposons qu’on ait à faire l’analyse d’un alliage au titre approximatif de 900 millièmes, d’une monnaie, par exemple. On pèse 7 grammes de plomb, on porte ce métal dans une des coupelles qui sont rangées dans un moufle a {fij. 129), et que l’on a chauffées à une température d’un rouge vif.
Lorsque le plomb est fondu et découvert, c’est-à-dire lorsqu’il est devenu brillant, on introduit dans la coupelle, avec une pincette légère et élastique,
1 gramme d’alliage envoloppé dans un morceau de papier ou dans une feuille de plomb; il entre bientôt en fusion, et la petite masse liquide, ont la surface est d abord à peu près plane, devient peu à peu onvexe ; elle se recouvre de gouttelettes, d’app irence oléa- SS(7 d oxyde de plomb fondu; ces gouttelettes sont rapiden absorbées par la coupelle et remplacées aussitôt par