‹ Abrégé de chimieChapitre 232 sur 276 · MÉTALLURGIE DE L’ARGENT · texte numérisé non relu

MÉTALLURGIE DE L’ARGENT

contenir 1,0000 — 0,0025 d’argent, ou 0gr,9975 ; pour avoir le titre de l’alliage, on établira la proportion suivante :

x 0,9975 TÔ0Ô 1,115 > x — 8946.

Une pai’eille monnaie serait hors des limites légales, puisque son titre serait de 894 millièmes.

Nous avons supposé que la liqueur normale salée peut toujours précipiter exactement i gramme d’argent par décilitre ; mais nous n'avons pas tenu compte des variations de température qui amènent une augmentation ou une diminution de volume du liquide, et conséquemment un affaiblissement ou une concentration de la liqueur normale.

Ces dilatations ou ces contractions correspondent à des changements dans le titre de la liqueur salée, dont les coefficients se trouvent indiqués dans une table dressée par Gay-Lussac. Toutefois, il est préférable d’examiner l’état de la liqueur normale lorsqu’on se propose de faire un essai. A cet effet, on dissout dans l’acide azotique 1 gramme d’argent à {§55, qu’on précipite par 1 décilitre de liqueur normale, on examine ensuite l’état de la liqueur en procédant avec le sel marin décime ou avec l’azotate d’argent, comme s’il s’agissait d’une analyse. Supposons que, la température s’étant élevée, et que, la liqueur normale de sel s’étant trouvée trop faible, on ait besoin, pour achever la précipitation, d’un demi-centimètre cube de dissolution décime salée ; c’est que la liqueur normale est trop faible d’un demimillième. Si, au contraire, il fallait, indépendamment de la liqueur normale, pour achever la précipitation, 1 centimètre cube de dissolution décime d’argent ; c’est que la liqueur normale serait trop forte de 1 millième, puisqu’elle aurait pu précipiter 1 gr,000-}-0 gr,00l d’argent. Dans le premier cas, il faudrait retrancher un demi-millième de tous les titres; dans le second, il faudrait les élever de 1 millième.

Des diversmétaux qui accompagnent l’argent dansles alliages du commerce, le mercure est le seul qui s’oppose à leur analyse par la voie humide ; il absorbe une certaine quantité de chlore, et le titre qu’on obtient est trop élevé. Mais, en ajoutant à la liqueur de l’acétate de soude, le mercure reste en dissolution, tandis que l’argent est précipité comme d’ordinaire.

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