ANALYSE DES ALLIAGES D’OR
température ordinaire. 11 suffit d’exposer une lame d’or à la plus faible émanation mercurielle pour la blanchir. Cette propriété sert même quelquefois à reconnaître des traces de mercure. Une pièce d’or frottée avec du mercure devient très-fragile et
peut se briser facilement entre les doigts.
Le mercure dissout une grande quantité d’or sans cesser d’ètre liquide. L’amalgame est d’un blanc d’argent ; lorsqu’il est saturé d’or, il devient légèrement jaunâtre, et prend la consistance de la cire.
L’or en écailles, nommé souvent poudre d’or, qu’on emploie dans la peinture, s’obtient en alliant 1 partie d’or et 8 parties de mercure, et en séparant ensuite ce dernier métal par la distillation.
Tous les amalgames d’or laissent un résidu d’or pur lorsqu’on les chaulfe au rouge vif.
ALLIAGES d’or ET d’aRGENT.
L’or et l’argent peuvent s’unir en toutes proportions. Les alliages d’or et d’argent, abandonnés à un refroidissement trèslent, éprouvent une sorte de liquation.
La densité de ces alliages est à peu près la même que la moyenne des densités des métaux qui les constituent.
Les alliages d’or et d’argent sont plus fusibles que l’or.
Ils sont plus durs et plus élastiques que l’or et l’argent.
Ces alliages sont très-employés par les orfèvres, et portent les noms d’or jaune, d’or pâle, d’or vtrt, d ’électrum.
L’or vert, qui est l'alliage le plus employé, est formé d’environ 70 parties d’or et de 30 parties d’argent.
L ’électrum se compose de 4 parties d’or et de 1 partie d’argent.
Le vermeil est de l’argent doré.
11 existe des alliages naturels d’or et d’argent qui présentent les compositions les plus diverses. (MM. Doussingault et G. Rose.)
ANALYSE DES ALLIAGES ü’OR.
La détermination approximative du titre de l’or peut être faite avec la pierre de touche, et porte le nom d’essai au touchau. Cette operation, entre des mains exercées, donne le titre d’un alliage d or a moins d un centième, et présente l’avantage de ne pas altérer les picces dont on veut connaître approximativement j 6 n 1 1 e.
L essai au touchau nécessite l’emploi : 1° de la pierre de touche ; 2° des touchaux ; 3° de 1 acide pour les touchaux.
La pierre qui sert pour les essais au touchau est connue sous le nom de corneenne lydienne, ou simplement de lydienne, parce qu on la retirait autrefois de la Lydie. On se sert maintenant de celles qui viennent de Saxe, de Bohême ou de Silésie. Les pierres