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ANALYSE DES ALLIAGES D’OR PAR LA COUPELLATION

de Silésie sont des basaltes; elles sont formées de 50 de silice, 25 d’oxyde de fer, 15 d’alumine, 8 de chaux et 2 de magnésie. Elles sont noires, très-dures, inattaquables par les acides; elles sont rugueuses, et retiennent facilement les traces des alliages d'or qu’on frotte contre leur surface.

D’Arcet a préparé des pierres de touche qui présentent les principales propriétés des pierres naturelles.

Les touchaux sont de petites lames d’alliage d’or et de cuivre, dont les titres sont connus. On s’en sert pour comparer leurs traces sur la pierre <3e touche avant et après l’action de l’acide, avec les traces laissées dans les mêmes circonstances par les alliages qu’on exajnine.

L’acide pour les touchaux se compose de 98 parties d’acide azotique de 1,310 de densité (37° Baumé), de 2 parties d’acide chlorhydrique d’une densité de 1,173 (21° Baumé), de 25 parties d’eau. L’acide pour les touchaux peut être formé de 123 parties d’acide azotique à 31° Baumé et de 2 parties d’acide chlorhydrique à 21° Baumé. (M. Levol.)

Pour essayer un alliage d’or à la pierre de touche, on fait sur cette pierre plusieurs touches de 4 à 5 millimètres de longueur sur 2 a 3 millimètres de largeur ; on a le soin de ne pas se servir des premières louches, si l’objet a été fortement déroché ou mis en couleur, parce que, sa surface se trouvant à un titre plus élevé que l’intérieur, l’essai fait sur les premières touches serait inexact.

La trace définitive étant faite, on la compare avec d’autres traces laissées par des touchaux dont les titres sont connus; on mouille ces diverses traces avec une barbe de plume ou une baguette de verre trempée dans l’acide, et l’on examine l’effet de l’acide.

La trace disparaît entièrement et presque subitement si elle a été faite avec du cuivre ; elle résiste si le bi jou est au litre de 750 millièmes ou au-dessus ; dans ce cas, un linge fin passé légèrement sur la pierre n’enlève pas la trace.

Avec une certaine habitude, on évalue d'une manière trèsapproximative le titre de l’alliage en consultant la teinte verte plus ou moins foncée que prend l’acide, ainsi que l’épaisseur et la couleur de la trace d’or qui reste sur la pierre, surtout en faisant des épreuves comparatives avec les touchaux dont les titres sont connus.

ANALYSE DES ALLIAGES d’OR PAR LA COUPELLATION.

Ce mode d’essai, qui remonte à une époque fort ancienne, est fondé sur la propriété que présente l’or d'être inaltérable au contact de l’air aux températures les plus élevées, tandis que le cuivre et la plupart des autres métaux qui l’accompagnent, placés dans les mêmes circonstances, s’oxydent au contraire avec facilité.

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Nous supposerons d’abord qu il s’agit d analyser un alliage binaire d’or et de cuivre.

Il est assez difficile d’analyser exactement les alliages d or et de cuivre en les passant à la coupelle avec du plomb, et en déterminant le poids du boulon de retour ; ce boulon retient toujours du cuivre et même du plomb ; et de plus, si l’alliage contenait de l’argent, ce métal reste uni à l’or. Toutefois, dans des essais qui ne nécessitent pas un très-haut degré de précision, la coupellation suffit pour l’analyse des alliages d’or et de cuivre : on peut même dire qu’elle fournit quelquefois des résultats plus précis que la coupellation de l’argent, parce que l’or est moins volatil que ce dernier métal, et pénètre plus difficilement dans la coupelle.

Des expériences faites sur des monnaies, des médailles d'or et sur des alliages d'or et de cuivre, qu’on a coupellés avec du plomb, aune température d’un roüge vif, ont indiqué quelquefois très-exactement le titre de l'or, mais elles ont aussi donné des surcharges ou des pertes de 1, 2 et 3 millièmes. La principale difficulté que présente la coupellation directe d’un alliage d’or et de cuivre paraît consister surtout dans l’absorption de l’or par la coupelle, lorsque la température est très-élevée, et dans l’impossibilité de séparer complètement le cuivre et le plomb, lorsqu’au contraire la température est trop basse.

Pour analyser exactement un alliage d’or et de cuivre, on le coupelle à une température modérée avec une certaine quantité d'argent, et l’on traite le boulon par un excès d’acide azotique qui dissout les métaux étrangers et laisse l’or à l’état de pureté. Cette opération porte le nom d & départ.

Pour que l’analyse donne des résultats exacts, on doit observer un certain rapport entre la proportion de l’or et celle de l’argent qu’on ajoute à l’alliage.

Si l’on employait une trop faible quantilé d’argent, la présence de l’or empêcherait l’acide azotique de dissoudre entièrement le cuivre et l’argent. Si l’argent était en grand excès, l’or, après l'action de l’acide azotique, serait très-divisé, et par conséquent plus difficile à rassembler et à laver.

Une longue expérience a montré que l’opération du. départ, c’est-à-dire la séparation de l’argent au moyen de l’acide azotique, se fait d’une manière complète lorsque le bouton renferme 1 partie d’or et 3 parties d’argent ; aussi donne-t-on le nom a inquai talion à l’opération qui a pour but d’ajouter à l’alliage une quantité d argent telle, que l’or soit à l’argent dans le rapport de 1 : 3.

Quant au plomb nécessaire pour passer l’alliage à la coupelle, sa proportion doit augmenter avec celle du cuivre.

La coupellation de l’or n’exige pas les mêmes soins minutieux que la coupellalion de l’argent, parce que le rochage est moins a craindre, et surtout parce que l’or n’est point volatil, et que la coupelle 1 absorbe difficilement.

Cependant, 1 alliage ne doit être laissé dans le moufle que le temps nécessaire à sa coupellation. Si l'or était abandonné pen-

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