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DORURE

Un grand nombre d’objets sont dorés au moyen de feuilles dor qu’on fixe avec différents mordants. C’est ainsi qu’on dore le bois, le carton, le cuir, les grilles de fer, etc.

Pendant longtemps on dorait le cuivre et ses alliages au moyen cl un amalgame dor qu on appliquait sur les pièces parfaitement decapees ; on chauffait pour volatiliser le mercure, et l’on obtenait une pellicule d’or adhérente dont l’épaisseur ne pouvait dépasser une certaine limite.

Cette méthode est presque complètement remplacée par la dorure au trempé et par la dorure galvanique.

La dorure au trempé s’emploie surtout pour les bijoux de cuivre quon veut recouvrir d’une légère couche d’or; on se

Dotafj" tid«SSiTiU ‘i00 Ie Perclll01'ure d'or et de bicarbonate de demi mi nul P ? . Plonger dans cette liqueur pendant une

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poius ae Dicaibonate de potasse, dans 130 fois son noids d’eau

cet usage est le c^m re ï^Ki d i°.r qui convient le mieux pour t u- , *e.cyanuie double d or et de potassium

vorhl,l.'Je S d<!1,en! c,re drapés et soumis à dos préparations 'attables avec la nature du mêlai; on les plonge Vns le K

PLATINE

aurifère en les mettant en communication avec les deux pôles d’une pile dont l’intensité doit être convenable. L’épaisseur de la couche d’or déposée dépend de la durée de l’immersion et de l’intensité du courant électrique.

On argente par des procédés analogues en remplaçant le bain aurifère par une dissolution de cyanure de potassium et d’argent, ou mieux de cyanure de calcium et d’argent.

On obtient aussi par les procédés galvaniques des dépôts de platine, de cuivre, de zinc, etc., ou même d’alliages métalliques, tels que le bronze et le laiton.

GALVANOPLASTIE.

La galvanoplastie est d’invention toute moderne; les travaux de MM. Daniell, de la Rive, Spencer et Jacobi, lui ont servi de base.

Dans la galvanoplastie, on peut se proposer de résoudre deux questions :

t° Recouvrir un objet donné, au moyen d'un courant électrique, d’un métal sous la forme d’une couche continue, qui reproduit tous les détails de l’objet.

2° Précipiter sur le moule d’un objet une couche métallique continue qui, séparée du moule, est la représentation extérieure de l’objet lui-même.

Dans les deux cas, la reproduction du modèle est fondée sur la propriété que possèdent les courants électriques de décomposer les sels métalliques en dissolution, de telle sorte que le métal réduit se porte au pôle négatif, tandis que l’oxygène et les acides provenant de la décomposition du sel se portent au pôle positif.

Lé métal que l’on emploie le plus souvent est le cuivre ; on décompose par un faible courant électrique une dissolution de sulfate de cuivre saturée et un peu acide. L’objet qu'on veut recouvrir de cuivre est placé au pôle négatif de la pile et plonge dans la dissolution; s’il n’est pas conducteur, on le recouvre de plombagine ; c’est le cas le plus général, car on commence le plus souvent par mouler en plâtre ou mieux en gutta-percha l’objet qu’on veut reproduire. Ce moule non conducteur est mèlallisé avec de la plombagine, puis recouvert d'un dépôt de cuivre qui représente exactement l’objet proposé.

Les moules de plâtre doivent être imprégnés d’acide stéarique fondu qui les rend imperméables.

PLATINE. Pt.

Equiv. = 1232,03 ou 98,56.

Le platine n’a été introduit en Europe que vers l’année R 40;

PLATINE

son nom vient du -mot espagnol platina, diminutif de plata, argent. Ce métal était connu depuis longtemps en Amérique, mais on n’en faisait aucun usage; ce n’est que depuis le commencement de ce siècle qu’il est employé dans les laboratoires de chimie et dans les arts.

Le platine forgé est presque aussi blanc que l’argent ; il prend un grand éclat par le poli ; il n’a ni saveur ni odeur ; il est trèsductile et très-malléable ; il occupe le cinquième rang parmi les métaux pour la malléabilité et le troisième pour la ductilité.

Un fil de 2 millimètres de diamètre se rompt sous un poidsde 124 kilogrammes.

Le platine est plus mou que l’argent ; mais des traces d'iridium augmentent sa dureté. Il est plus dur que le cuivre et moins dur que le fer. C’est le moins dilatable de tous les métaux. Sa densité varie entre 21,47 et 21,53, selon qu’il a été plus ou moins écroui. La densité du platine fondu est seulement 2t. (Marchand.) Elle est égale à 21,15 suivant MM. Deville et Debray.

Le platine est infusible au feu de forge, mais il fond facilement au chalumeau à gaz hydrogène et oxygène, ou à la chaleur produite par une pile énergique. A la chaleur blanche, il se ramollit, se laisse forger, et peut se souder sur lui-même comme le fer. Cette propriété est très-précieuse pour la fabrication des ustensiles de platine. Le platine paraît être volatil lorsqu’on le chauffe à une température très-élevée, et produit des étincelles brillantes quand on l’expose à la flamme du chalumeau à gaz hydrogène et oxygène.

Le platine n’est oxydé par l'air ni à froid ni à chaud. Il ne décompose l'eau dans aucune circonstance, et n’est attaqué que par un petit nombre d’acides.

L’acide azotique n’a pas d’action sur le platine pur, mais il le dissout lorsqu’il est allié à une quantité suffisante d’argent ou d’or. Son véritable dissolvant est l’eau régale : 100 parties d’une eau régale, formée de 75 parties d’acide chlorhydrique à 15° et de 25 parties d’acide azotique à 35°, peuvent dissoudre 13,2 parties de platine.

Les acides sulfurique et chlorhydrique ne dissolvent pas le platine.

Le platine est fortement attaqué par la potasse et la lithine, et plus dilficilement par la soude. Un mélange de nitre et de potasse l’attaque très-rapidement.

Le bisulfate de potasse agit aussi sur le platine.

Plusieurs oxydes, môme ceux qui sont irréductibles par la éle é11^ a a<Iuen^ e Pleine sous l’influence d’une température

Le platine en mousse s’unit au soufre lorsqu’on le chauffe sulnsamment; le platine forgé ne se sulfure que très-difficilement. 1

Le phosphore et l’arsenic s’unissent aussi au platine en

ponge, et forment un phosphure et un arséniure très-fusibles.

ï‘ LATINE.

Le chlore est absorbé lentement par le platine. L’iode et le brome n’ont pas d’action sur lui.

Un mélange de silice et de charbon attaque ce métal, et forme du siliciure de plaline (M. Boussingault) ; les creusets de platine se trouvent rapidement attaqués lorsqu’on les chauffe dans un feu de charbon, car les cendres contiennent toujours de la silice. Il est indispensable, pour conserver un creuset de platine, de l’introduire dans un creuset de Hesse quand on le chauffe au charbon.

Le platine s’allie avec presque tous les métaux à une température plus ou moins élevée ; lorsqu’il est très-divisé, il peut s’unir au mercure.

Le platine métallique se présente sous différents aspects.

Lorsqu’il provient de la calcination du chlorure de platine ammoniacal, il est spongieux, terne, d'un gris cendré : on le nomme alors plaline en éponge ou en mousse. L’éponge de platine prend de l’éclat par le frottement.

Lorsque le platine se précipite d’une de ses dissolutions, il se présente quelquefois sous la forme d’une poudre noire que l’on nomme noir de platine. On peut préparer le noir de platine par différentes méthodes; celle que l’on suit ordinairement consiste à dissoudre du protochlorure de platine dans une dissolution concentrée de potasse, et à verser peu à peu de l'alcool dans la liqueur chaude, qu’on remue continuellement jusqu'à ce qu’il ne se fasse plus d'effervescence : il se dégage de l’acide carbonique, et le platine se précipite sous la forme d’une poussière noire que l’on fait bouillir successivement avec de l'alcool, de l’acide chlorhydrique, de la potasse, et, en dernier lieu, avec de l’eau. (M. Liebig.)

L’éponge et le noir de platine peuvent, comme le charbon, condenser les gaz en dégageant de la chaleur, et déterminent, en présence de l’air, l’inflammation des gaz et des vapeurs combustibles.

Le noir de platine peut absorber jusqu’à 745 fois son volume d’hydrogène.

Le platine divisé possède la propriété de déterminer des combinaisons par sa seule présence. Nous l'appellerons ici les principales réactions qui s'opèrent sous l'influence du noir ou de la mousse de platine.

L’alcool absorbe l’oxygène en présence du noir de platine, et se change en acide acétique :

c.wo* 4- 0‘ = CWOMIO + ÎHO.

Alcool. Aciilc acétique.

Le noir de platine, mêlé à des dissolutions alcalines, jouit de la propriété de transformer rapidement tous les sucres, au contact de l’air, en eau et en acide carbonique. (M. Dœberemer.)

Sous l’influence du platine divisé, plusieurs substances epiouvent des dédoublements ou une combustion qui ne se mandes-

fROTOXYDE DE PLATINE.

lent, en l'absence de ce métal, qu’à des températures beaucoup plus élevées.

Le deutoxyde d’azote et l’ammoniaque se changent en acide azotique, sous l’influence de la mousse de platine et d’un excès d’oxygène, et réciproquement, les combinaisons de l’azote avec l’oxygène produisent toutes de l’eau et de l’ammoniaque, quand on les décompose par un excès d’hydrogène, en présence du platine divisé. (M. Kulilmann.)

Berzelius a donné à la force particulière, et d’ailleurs entièrement inconnue, qui produit ces phénomènes, le nom de force catalytique.

Le platine divisé perd peu à peu ses propriétés catalytiques, lorsqu’il reste exposé à l’air libre ou qu’on le fait rougir trop fortement. On lui rend toute son énergie en le faisant bouillir avec de l’acide azotique ou de l’ammoniaque, le lavant et le séchant ensuite.

Le platine du commerce n’est pas chimiquement pur et renferme toujours des traces d’osmium et un peu de silicium. Pour se procurer le métal à l’état de pureté, MM. Deville et Debray conseillent de le fondre dans la chaux au milieu d’une atmosphère oxydante. Le métal s’affine et devient aussi doux que le cuivre.

Le platine forme deux oxydes qui ont pour formules : PtO — PtO 2.

(*) PROTOXYDE DE PLATINE. PtO.

, Le protoxyde de platine n’est connu qu’à l’état d’hydrate; on l’obtient en précipitant par la potasse le protochlorure de platine; il se dépose sous la forme d’une poudre noire dont une partie reste en dissolution dans la potasse.

Le protoxyde de platine est très-peu stable ; lorsqu’on le met sur des charbons ardents, il se réduit aussitôt. 11 se dissout lentement dans les acides azotique, sulfurique, acétique, et les colore en brun. L acide chlorhydrique bouillant le décompose en bichloiure et en platine métallique; lorsqu’il est récemment piécipite, il se dissout dans la potasse et dans la soude.

(*) DEUTOXYDE DE PLATINE. PtOi 2 * * 5.

i es^ à 1 état anhydre, son hydrate est d’un jaune

In un, et ressemble au peroxyde de 1er hydraté. J

se décomposé complètement à une température peu élevée

-et d,°"ne du mSlîque! Tes corps

!® réduisent très-facilement. Il se dissout dans les I ic paux acides, et forme des sels colorés en brun.

mm SG tj0frn^)lne avec |es alcalis, les terres et les oxydes métalli-

5 On nir°r?r deSiSCIS dains leS(Iuels il joue le rôle d’acide.

On obtient 1 oxyde de platine en faisant bouillir le chlorure

42 4 CARACTÈRES DES SELS DE PLATINE

de platine avec un excès de potasse jusqu’à ce que le précipité jaune qui s’est formé d’abord, et qui est un chlorure double de plaline et de potassium, disparaisse complètement dans un excès d’alcali et en précipitant ensuite par l’acide acétique le platinate de potasse qui s’est formé.

L’hydrate d’oxyde de platine ainsi obtenu est d'un brun jaune ; il se dissout dans la potasse et la soude, et forme avec ces bases des plalinates qui peuvent cristalliser par l’évaporation. {Frémy.)

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