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Fig. 8S.
que porte le récipient. S'il se faisait une obstruction dans l'appareil, les gaz s’échapperaient par le tube d qui sert de tube de sûreté.
Cent grammes d’hydrate de potasse produisent environ vingtcinq grammes de potassium parfaitement pur.
Nous décrirons maintenant un autre procédé, qui est dû à Al. Brunner, et qui fournit une plus grande quantité de potassium.
POTASSIUM
Il consiste à décomposer, dans un vase de fer. le carbonate de potasse par le charbon, qui réduit complètement la potasse à une température très-élevée, et transforme l’acide carbonique du carbonate en oxyde de carbone. Le potassium distille et se condense dans un récipient refroidi contenant de l’huile de naphte.
La cornue de fer est recouverte d’un lut réfractaire, ou mieux de borax fondu; elle est placée sur deux barres de fer horizontales dans un fourneau à vent (fig. 88), muni d’une cheminée G ayant un fort tirage, et construit en briques très-réfractaires ; on le charge par la partie supérieure, en P, d’abord avec du charbon de bois, puis avec un mélange de charbon et de coke.
L’appareil est disposé de la manière suivante {fig. 88) : on introduit dans une bouteille de fer forgé A, qu’on choisit parmi celles qui servent à transporter le mercure, 500 grammes d’un mélange de I partie de charbon et de 4 parties de carbonate de potasse qu’on obtient parla calcination du bitartrate de potasse. On visse au col de cette cornue un canon de fusil B de 30 centimètresde longueur, qui communique avec un récipient C formé de deux plaques de fer réunies par des vis de pression. La plaque inférieure porte un rebord peu élevé offrant une échancrure dans sa partie antérieure; les deux plaques assemblées constituent une boîle plate présentant un petit orifice qui suffît pour le dégagement des gaz.
On commence par chauffer fortement la cornue de fer et on n’adapte le récipient que lorsque les vapeurs de potassium commencent à se dégager. A la fin de l’opération on plonge le récipient dans une boîte de fer remplie d’huile de naphte : le métal est ensuite fondu dans ce liquide.
En opérant de cette manière avec un récipient très-petit, on soustrait le potassium à l'action de l’oxyde de carbone qui l’attaque au rouge et on retire beaucoup plus de métal qu’avec les récipients autrefois employés (MM. Donnv et Mareska).
Le potassium ainsi obtenu n’est pas pur, il contient toujours du charbon. Pour le purifier, on commence par le filtrer dans un linge sous 1 huile de naphte chauffée; puis on distille dans un vase de fer ou dans une cornue de verre réfractaire recouverte d un lut terreux ; les vapeurs sont condensées dans l’huile de naphte.
Cette opération dure environ trois heures et donne 30à40grammes de potassium ; elle est d’une exécution plus facile que la precedente , mais elle donne un métal moins pur.