C6I1CG
Il se combine avec l'eau en produisant un dégagement de chaleur qui peut dépasser 100° ; il se forme ainsi un nouvel hydrate qui a pour formule KO,5HO. Cet hydrate peut cristalliser en rhomboèdres pointus, dont les arêtes sont ordinairement remplacées par des faces. Ces cristaux, placés dans le vide, perdent de l’eau, et deviennent (KOs, 3110) (M. \N aller).
L’hydrate de potasse cristallisé ne développe pas de chaleur
POTASSE
en se dissolvant dans l’eau; il produit au contraire du froid, surtout lorsqu’on le mélange avec de la neigé.
Les hydrates précédents sont ramenés par la chaleur rouge à l’état de potasse monohydratée 1(0,110.
On trouve souvent dans le commerce de la potasse solide qui contient jusqu’à 50 pour 1 00 de son poids d’eau : pour déterminer la proportion d’eau que renferme cet hydrate, il suffit de le fondre au rouge sombre dans un creuset d’argent; l’excès d’eau se dégage, et la perte de poids indique approximativement la quantité d’eau contenue dans la potasse en plus du dernier équivalent.
On constate la présence du dernier équivalent d’eau que la chaleur ne peut dégager, en chauffant la potasse avec des acides anhydres, tels que les acides borique, silicique, carbonique, qui forment des sels de potasse anhydres et éliminent l’équivalent d’eau.
La potasse dissout l’alumine et la silice, attaque le verre et la porcelaine; aussi ne faut-il jamais concentrer la potasse dans des vases de verre ou de porcelaine; cette opération doit être faite dans des capsules d’argent.
L’oxygène est absorbé par la potasse en fusion, et produit du peroxyde de potassium, qui contient toujours un excès de potasse.
L’hydrogène et l’azote sont sans action sur la potasse.
Lorsqu’on fait passer un courant de chlore sur des fragments de potasse légèrement chauffés, lechlore se substitue à l’oxygène pour former du chlorure de potassium, et il se dégage de l’oxygène et de l’eau. L’action du chlore sur la potasse en dissolution dans l’eau sera décrite en parlant du chlorate et de l’hypochlorite de potasse.
Le soufre agit sur l’hydrate de potasse pour produire du sulfure de potassium ; l’oxygène de la potasse se combine avec une partie du soufre, et forme, selon la température, de l’acide sulfurique ou de l’acide hvposulfureux ; en opérant à une température qui ne dépasse pas 200°, on obtient un mélange d’hypo- C2 P°*asse e* de pentasulfure de potassium : 3KO -|- t2S =ir ?2’jK^ 2KS8i si la réaction se fait au rouge, il se forme du 16S 6 SO^LO + 3pg5USsi du Pentasulfure de potassium : 41(0 -f-
Le phosphore, en agissant sur la potasse, forme de l’hypophospnde de potasse et du phosphure de potassium, qui est décom-
ment^nnammal)le°nne dU gaZ hydr0Sène Ph°sphoré spontanê-
Le caibone décompose l’hydrate de potasse sous l’influence de a îaieui ; il se dégagé de 1 oxyde 'de carbone et du potassium.
Jn assez grand nombre de métaux peuvent aussi décomposer a potasse, absorber son oxygène et éliminer le potassium. C’est sui celte propriété qu’est fondé le procédé de préparation dn potassium avec ta potasse et le fer.
Préparation. — On relire la potasse du carbonate de Dotasse • ce sel peut être obtenu par plusieurs méthodes. " ’
TOTASSE.
Les cendres des végétaux contiennent différents sels dépotasse, et principalement du carbonate de potasse. En traitant les cendres par 1 eau, on enlève presque toute la potasse combinée avec les acides carbonique, sulfurique, chlorhydrique et silicique;et le résidu insoluble se compose principalement de silice, de phosphate et de carbonate de chaux.
Les liqueurs évaporées à sec donnent un résidu qui porte le nom de potasse calcinée ou de salin.
Les parties solubles des différentes cendres varient beaucoup avec les essences de bois, comme l'indique le tableau suivant :
CIIÊXE.