PRINCIPAUX ALLIAGES
Monnaies d’or
f Or
. son
' 1 Cuivre
Monnaies d’argent
1 Argent
1 Cuivre
Vaisselle et bijouterie d’or
1 Or
I Cuivre
Vaisselle d’argent
j Argent
1 Cuivre
Bijoux d’argent
1 Argent
Bronze d’aluminium
j Cuivre
( Aluminium
généralités sur les métaux.
Bronze des monnaies et des médailles.
Bronze des canons
Bronze des cloches
Bronze des tamtams et cymbales
Laiton
Maillechort.
Caractères d’imprimerie.
Chrysocale
Métal anglais.
Mesures pour les liquides
Soudure des plombiers
Alliage des potiers d’étain (vaisselle et robinets] .
i Cuivre
j Étain
( Zinc
( Cuivre
i Étain
( Cuivre
I Étain
( Cuivre
1 Étain
( Cuivre . . .
) Ziuc
, Cuivre
J Zinc
j Plomb
j Antimoine
j Cuivre
( Zinc
i Étain
j Antimoine
j Bismuth
( Cuivre
( Étain
| Plomb
j Étaiu
i Plomb
j Étain
( Plomb
On donne ce nom aux composés binaires formés par la combinaison des métaux avec l’oxygène.
Les oxydes peuvent être divisés en cinq classes, savoir:
1° Les oxydes basiques;
•2° Les oxydes acides (acides métalliques) ;
3° Les oxydes neutres ou indifférents;
4° Les oxydes salins.
5° Les oxydes singuliers.
Les oxydes basiques se combinent avec les acides. Ceux qui appartiennent aux métaux de la première section ont la propriété de neutraliser les acides, de verdir le sirop de violettes et de ramener au bleu la teinture de tournesol rougie par les acides.
Les oxydes acides possèdent les propriétés des acides, neutralisent les bases, forment avec elles des sels, et rougissent souvent la teinture de tournesol.
Les oxydes indifférents sont ceux qui se combinent tantôt avec les acides, tantôt avec les bases pour former des sels : l’alumine est dans ce cas; exemple :
Al203,3S03 (sulfate d’alumine), NaO,.Vl*OS (aluminate de soude).
I.es oxydes salins sont ceux qui résultent de la combinaison de
deux oxydes d’un même métal, l’un fonctionnant comme acide, l’autre comme base : ainsi, l’oxyde rouge de manganèse Mn30' peut être considéré comme une combinaison de Mn20 et de MnO: dans ce cas, Mn203 joue le rôle d’acide. De memel oxyde de fer magnétique Fe304 peut être représente par te^O , re(J , le sesqui-oxyde de fer fonctionne alors comme acide. Le m|~ nium Pb304 = Pb02,2Pb0 est une combinaison d’acide plombi-
que PbO2 et de protoxyde de plomb PbO.
Les oxydes singuliers ne se combinent jamais ni avec les acides, ni avec les bases ; ordinairement ils se transforment en bases quand on leur enlève de l’oxygène, et en acides quand on leur en ajoute. Ex :
Mn02 + S03H0 =0 4- Mn0,S03 4- HO ;
Mü02 4- 0 4- KO = KO, MnO3.
Action de la chaleur sur les oxydes. — Les oxydes des métaux de la sixième section perdent leur oxygène et sont ramenés à l’élat métallique par l’action de la chaleur.
Aucun des autres oxydes n’est réduit complètement par la chaleur, mais certains acides métalliques, comme les acides chromique, permanganique, plombique, quelques peroxydes, comme ceux de manganèse, de cuivre, perdent une partie de leur oxygène lorsqu’on les chauffe.
Les oxydes métalliques sont d’ailleurs presque tous fixes. La plupart ne fondent qu’à une température très-élevée.
Action de la pile. — Tous les oxydes, à l’exception des oxydes terreux, peuvent être décomposés par la pile. Lorsqu’on met un oxyde en contact avec les deux pôles d’une pile énergique, on voit bientôt le métal réduit apparaître au pôle négatif.
Quand le métal peut s’amalgamer, on facilite la décomposition de l’oxyde en se servant du mercure : on donne à l’oxyde légèrement humecté la forme d’une coupelle, que l'on remplit de mercure. Celte coupelle est mise sur une plaque métallique, qui communique avec le pôle positif de la pile, tandis que le pôle négatif plonge dans le mercure : on obtient, au bout d’un certain temps, un amalgame qui, par la distillation, donne le métal de l’oxyde.
Action de l’oxygène. — Plusieurs oxydes absorbent l’oxygène lorsqu’ils sont en contact avec ce gaz ou avec l’air, soit à la température ordinaire, soit à une température élevée : tels sont les protoxydes, de potassium, de sodium, de baryum, de fer, de manganèse, d’étain, de cuivre, de plomb, etc.
Les hydrates de protoxyde de fer, de manganèse, d’étain, de cuivre, absorbent rapidement l’oxygène de l’air, et se changent en de nouveaux oxydes qui ont pour formules : Fe203 : Mn203 ; SnO2; CuO.
Action de l’hydrogène. — L’hydrogène réduit, sous l’in-
fluence de la chaleur, les oxydes des quatre dernières sections; il faut excepter cependant les oxydes de manganèse, de chrome et quelques autres.
h hydrogène ramène à l’état de protoxydes les peroxydes des deux premières sections, ainsi que le peroxvde de manganèse.
Certains oxydes, surtout ceux de la dernière section, sont réduits par l’hydrogène à une température peu élevée.
Le sesquioxyde de fer, réduit de cette façon, donne du fer pulvérulent tellement avide d’oxygène, que, projeté dans l’air, il s’enflamme : c’est le fer pyrophorique obtenu pour la première fois par Magnus.
Les oxydes réduits par l’hydrogène laissent toujours le métal pur : c’est ainsi que l’on prépare souvent les métaux dans les laboratoires.
Action du carbone. — Le carbone réduit, à une température plus ou moins élevée, les oxydes métalliques, excepté les oxydes terreux ou ceux de la deuxième section, et les oxydes alcalino- terreux.
Le carbone, en agissant sur les oxydes, peut produire de l’acide carbonique ou de l’oxyde de carbone, suivant la quantité de carbone employée et l’affinité du métal pour l’oxygène. Si l’oxyde est facile à réduire, comme les oxydes de cuivre et d’argent, on obtient toujours de l’acide carbonique. Si la réduction ne s’opère qu’à une température très-élevée, et si le charbon est en excès, il se produit de l’oxyde de carbone. Lorsque la réduction a lieu à une température voisine du rouge, on obtient à la fois de l’oxyde de carbone et de l’acide carbonique. L’expérience peut se faire aumoyen de l’appareil représenté fig. 81.
On se sert du charbon dans les exploitations métallurgiques pour extraire les métaux de leurs oxydes. Le charbon produit, en brûlant, la chaleur nécessaire à la réduction et enlève en même temps l’oxygène de l’oxyde qu’il transforme en oxyde de carbone ou en acide carbonique. Les métaux retirés de leurs oxydes par le charbon retiennent ordinairement une petite quantité de carbone. Le fer, par exemple, obtenu dans les hauts fourneaux, peut contenir depuis 2 jusqu’à 6 centièmes de carbone. Le manganèse et le chrome, réduits par le charbon dans un creuset brasqué, c’est-à-dire revêtu intérieurement d'une couche de charbon en poudre, retiennent aussi du carbone.
Action «in olilore. — I.e chlore sec décompose la plupart des oxydes et produit des chlorures métalliques en se substituant à l’oxygène des oxydes ; l’alumine n’est décomposée par le chlore que sous l’influence du charbon et à une température rouge. 11 en est de même de la glucine, de la thorine et de l’yttria.
Lorsqu’on soumet les oxydes alcalins et alcalino-terreux à l’action du chlore en présence de l’eau, il se produit, suivant la concentration des liqueurs et la quantité de chlore employée,
des chlorures métalliques, et en même temps des chlorates ou
des hypochlorites. , , .
Vers 100°, la potasse et la soude monohydratées perdent leur
Fig. 84.
oxygène sous l’influence du chlore, et se transforment en chlorures de potassium et de sodium.
L’action du brome et de l’iode sur les oxydes est la même que celle du chlore.
Si le chlore agit en présence de l’eau et si la hase est énergique, il se produit un chlorure, et l’affinité de la base pour les acides détermine la formation d’un acide, qui est l’acide hypochloreux quand la solution alcaline est faible et froide:
2CI + 2KO = KCl +K0C10
qui est l’acide chlorique lorsque la liqueur est concentrée ou chaude :