C.1 + 6K0 = 5K.CI + IC0CI
Si la base est faible, elle se peroxyde par l’action décomposante du chlore sur l’«au :
2FeO -f Cl -f HO = FeW -f HCl
Actiou «lu soufre. — Le soufre agit en général, à une température élevée, sur les deux éléments des oxydes, et produit des sulfures métalliques et de l’acide sulfureux ou de l’acide sulfurique.
Cette réaction est souvent accompagnée d’un dégagement de chaleur et de lumière. Les seuls oxydes qui ne soient pas attaqués par le soufre sont les bases terreuses.
La potasse, la soude, la baryte, la chaux qu’on chauffe légèrement avec du soufre, forment des polysulfures et des hvposulfites 3KO -J- t2S = 2KS3 -j- KO, S202, 011 des polysulfures et des sulfates, si la température est élevée.
Action «Su phosphore. — Le phosphore agit, sous l’influence de la chaleur, sur presque tous les oxydes et produit un mélange de phosphate et de phosphure. Si la réaction se passe en présence de l’eau, on obtient avec les oxydes alcalins et alcalino-terreux un mélange de phosphate et d’bypophosphite, et il se dégage des phosphures d’hydrogène mêlés d’hydrogène libre.
Action «les métaux. — Quelques oxydes peuvent être complètement réduits par certains métaux qui s’emparent de tout l’oxygène de l’oxyde, en éliminent le métal et se combinent souvent avec le métal réduit pour former un alliage.
D'autres fois on n’obtient qu’une réduction incomplète et un oxyde moins oxygéné que le premier, qui reste libre ou se combine avec l’oxyde qui s’est formé.
Le potassium et le sodium, qui ont une grande affinité pour l’oxygène, décomposent presque tous les oxydes métalliques.
Préparation «les oxy«lcs. — On connaît un grand nombre de procédés de préparation des oxydes ; nous ne citerons que les principaux.
On obtient les oxydes métalliques :
t° Par l’action de l’oxygène ou de l’air atmosphérique sur les métaux chauffés au rouge: c’est ainsi que se préparent les oxydes de plomb, de zinc, de cuivre, etc. ;
2° En attaquant les métaux par des corps oxydants, tels que
l’acide azotique, l’azotate, le chlorate de potasse;
3° Par la calcination des azotates, des carbonates, quelquelois
môme des sulfates, des oxalates ; .
4° Par la voie humide, en précipitant les sels métalliques solubles par la potasse, la 'soude ou l’ammoniaque : dans ce cas les oxydes sont presque toujours hydratés;
5» En faisant bouillir dans l’eau un carbonate soluble avec un oxvde qui forme un sel insoluble avec l’acide carbonique; 1 oxyde du carbonate soluble reste en dissolution : celle méthode n est
applicable qu'aux alcalis; mi
«o En traitant par l’eau oxygénée certains oxydes hydratés ou en dissolution, tels que les oxydes de cuivre, de zinc, de calcium, de baryum, de strontium, etc. ;
7° En soumettant à l’influence du chlore en présence de l’eau certains oxydes, comme les protoxydes de manganèse, de cobalt et de nickel : on enlève une partie du métal uni à l’oxygène, et l’on obtient un degré d’oxydation plus élevé.
Il se produit ainsi des oxydes plus ou moins oxygénés, suivant les proportions respectives d’oxyde et de chlore employées. Ainsi l’action du chlore sur le protoxyde de manganèse peut donner du sesqui-oxyde et du peroxyde de manganèse :
2MnO + Cl = MnO2 + CIMn ;
3MnO + Cl = Mn20’ + CIMn.
(M. Berthier.)
Les carbonates des oxydes précédemment désignés peuvent être substitués aux oxydes et produire, comme eux, des peroxydes, sous l’influence prolongée du chlore. Dans, celte réaction, l’acide carbonique éliminé par le chlore se dégage.
Avant Lavoisier, le nom de sel était appliqué indistinctement à un certain nombre de corps dont la composition et les propriétés ne présentaient entre elles aucune analogie. 11 suffisait qu’une substance fût solide, crislallisable, transparente, soluble dans l’eau, pour qu’on lui donnât le nom de sel. Lavoisier fixa le premier la véritable nature des sels et en donna la définition suivante:
Un sel est un corps formé par la combinaison d'un acide avec une base, dans lequel les propriétés de l’acide et celles de la base se neutralisent mutuellement d’une manière plus ou moins complète.
A l’époque où Lavoisier proposait cette définition du sel, les hydracides n’étaient pas encore connus. On pensait qu’un sel résultait nécessairement de la combinaison d’une base avec un oxacide et devait contenir les éléments de l’acide et de la base.
Plus tard, on reconnut l’existence d'une nouvelle classe d’acides, les hydracides , qui, en s’unissant aux bases, forment de l’eau et des composés binaires.
Les chimistes se trouvèrent alors placés dans l’alternative, ou d’abandonner la définition donnée par Lavoisier, ou de rejeter de la classe des sels les corps qui, tout en présentant les propriétés générales des sels, s’en éloignent par la composition, le sel marin, par exemple.
Berzelius proposa de donner le nom de sels haloïdes aux composés binaires résultant de la réaction des hydracides sur les bases. Les chlorures, bromures, iodures, fluorures, cyanures, sulfures, ont été considérés par Berzelius comme des sels haloïdes.
On a même donné plus d’extension encore à la définition du sel, et l’on a proposé d’appliquer indistinctement le nom de sel à tous les composés résultant de l'union de deux composés binaires ayant un élément commun. Ainsi, la combinaison du
perchlorure d’or Au2CP avec un autre chlorure devient un chlorosel. Les combinaisons des sulfures entre eux ont été nommées des sulfosels .
Les sels qui sont formés par les oxacides, et que l’on nomme oxysels, peuvent s’unir entre eux pour former des sels doubles : c’est ainsi que le sulfate de potasse se combine avec le sulfate d’alumine et constitue l’alun.
Il arrive souvent qu’un oxyde se combine avec un oxysel ou avec un sel haloïde : tels sont les sous-sulfates, les sous-azotates de mercure, de fer; les oxychlorures de calcium, de mercure, etc.
Quelquefois enfin un oxysel peut se combiner avec un sel haloïde (Ex. : azotate d’argent et cyanure de mercure).