TERRE A FOULON
On emploie dans le dégraissage des laines et des draps, une argile qui porte le nom de tene à foulon ; avant d’ôtre appliquée à cet usage, la terre à foulon est soumise à un lavage, qm la débarrasse des cailloux qu’elle contient ordinairement.
En mettant de la terre à foulon sur un drap graissé que l’on passe ensuite au cylindre, l’argile absorbe par capillarité loule la matière grasse du drap.
GLUCINIUM. Gl.
Equiv.= 87,12 ou 0,96.
Le glucinium a été isolé pour la première fois en 1827 par \N œhler qui l’obtint en décomposant le chlorure de glucinium par le potassium. L’étude de ce métal a été reprise en 1856 par M. II. Debray.
OXYDE DE GLUCINIUM.
Le glucinium est un métal blanc, sa densité est de 2,1, son point de fusion est inférieur à celui de l’argent. 11 ne décompose pas l’eau à la température de l’ébullition; il ne la décompose même pas au rouge blanc.
L’acide chlorhydrique le dissout facilement. L’acide sulfurique, étendu ou concentré, agit delà même manière que l’acide chlorhydrique. Le glucinium forme avec l’oxvgène une seule combinaison.
OXYDE DE GLUCINIUM (GLUCINE). GPO3.
La glucine a été découverte par Vauquelin en 1797. C’est une poudre blanche, légère, sans odeur ni saveur. Elle est infusi- ’ ble aux plus hautes températures. Sa densité est de 3,0.
La glucine est retirée en général de l’émeraude de Limoges, qui doit être considérée comme un silicate basique double de glucine et d’alumine (GP03,Si03), (AP03,Si03), et qui contient en outre de la chaux, du chrome et du fer.
Le chlorure de glucinium (GPC13) ressemble beaucoup au chlorure d’aluminium et s’obtient par un procédé tout semblable.
11 est blanc, déliquescent, fusible et volatil. Sa dissolution aqueuse se décompose par l’évaporation, de l’acide chlorhydrique se dégage, et l’on obtient pour résidu de la glucine.
Le sulfate de glucine (GP03,3S03) est blanc, il cristallise en gros octaèdres qui dérivent du prisme droit à base carrée. 11 s’eftleurit dans un air sec et chaud. L’eau en dissout son propre poids à la température de 14°. L’eau bouillante peut en dissoudre une proportion illimitée.
Le carbonate de glucine est soluble dans le carbonate d’ammoniaque. Lorsqu’on fait bouillir cette dissolution, il se dégage d’abord du carbonate d’ammoniaque, puis la liqueur se trouble, et il se dépose un carbonate de glucine dont la composition est : GP03,3(C0*),1SH0.
Les sels de glucine ont une saveur douce et astringente. Ils sont précipités en blanc par la potasse, la soude cl les carbonates alcalins; le précipité est soluble dans un excès de ces réactifs.
La propriété caractéristique des sels de glucine est de former avec l’ammoniaque un précipité blanc, gélatineux, soluble dans un Sxcès de carbonate d ammoniaque; ils peuvent ainsi être distingués des sels d’alumine qui donnent avec le carbonate d’ammoniaque un précipité insoluble dans un excès de réactif.
A la suite des métaux alcalins et terreux, ei avant de commencer l'histoire des autres métaux, nous croyons devoir placer quelques notions générales sur des industries fort importantes, telles que la fabrication du verre, des poteries, la préparation des mortiers et des ciments, qui sont fondées sur les propriétés des silicates alcalins et terreux.
VERRE
VERRE
On donne le nom d e verre à une substance fusible à une température élevée, cassante, dure, transparente, insoluble dans l’eau, formée par la combinaison du silicate de potasse ou du silicate de soude avec un ou plusieurs des silicates de chaux, de magnésie, de baryte, d’alumine, de fer, de zinc.
Le silicate de potasse combiné avec le silicate de plomb donno une espèce de verre qu’on appelle cristal.
Propriétés générales «lu verre. — Tous les verres subissent une fusion complète sous l’influence de la chaleur; la nature et la proportion des bases qu’ils contiennent exercent une grande influence sur leur fusibilité ; on peut dire d’une manière générale que la potasse, la soude, les oxydes de fer et de plomb augmentent la fusibilité du verre, tandis que l’alumine et la chaux la diminuent. Les verres à base de soude sont plus fusibles que ceux à base de potasse.
L’addition d’une petite quantité d’acide borique augmente beaucoup la fusibilité des verres. MM. Maëz et Clémandot ont profité de cette propriété pour préparer différents borosiliccites, entre autres le borosilicate de zinc, qui présentent des qualités importantes pour la vitrification.
l.e verre est élastique et sonore.
Les verres à plusieurs bases éprouvent, lorsqu’on les chauffe dans certaines circonstances, une altération qui porte le nom de dévitrification.
La dévitrification des verres a lieu lorsqu’on les fond et qu'on les laisse refroidir très-lentement, ou bien quand on les chauffe au point de les ramollir, qu’on les maintient longtemps à cet état de demi-fusion, et qu’on les soumet ensuite à un refroidissement gradué.
Le verre dévitrifié est très-dur, fibreux, opaque, moins fusible que le verre transparent, et meilleur conducteur de l’électricité et de la chaleur.
Cette altération du verre a été observée pour la première fois par Réaumur, et étudiée ensuite par MM. Dartigues, Darcet, Dumas : elle est due à une cristallisation de silicates à proportions définies, qui sont intusibles au degré de chaleur qui a suffi pour fondre ou ramollir le verre.
La production de silicates peu fusibles et cristall isables provient de la volatilisation d une partie de la base alcaline qui se trouve dans le verre, ou d une simple séparation entre les silicates qui constituent le verre.
Les analyses suivantes démontrent en effet que la partie transparente d un verre dévitrifié contient moins de silice et plus de soude que la partie dévitrifiée :
VEHRE.