‹ Abrégé de géographie (volume 2)Chapitre 101 sur 320 · VJ · texte numérisé non relu

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fies bains publics et un bon port qui favorise sou commerce assez étendu. La douceur du climat et la beauté de la situatiou y attirent tous k-s ans un grand nombre d'étrangers qui y \onl passer l'hiver. Tout près se trouve Yillejranche ^Vil(afranca), petite ville iiupoi • faute par son port où stationnent les galères du roi et par sa belle rade ; elle possède une *<oU de navigation.

Sas-Remo, petite ville, importante par sou commerce que favorise un |M*tii port. Dans la division de Gf.net (Genova) on trouve : Savosa , ville épiscupale , importante par ses fabriques de draps, sou commerce et son petit port. Voi.tr i, par son industrie, et surtout par la fabrique de draps de MM. Allx:rti , qui est la plus grande de tout l'auciru territoire de la ci-devant république de (iéne*. Borzonasca , gros \illage , important par ses fabriques de draps et par celles de ses environs. Cmiavaiu , petite ville , importante par son commerce, son petit |K>rt et par sa société économique qui compte prés de huit lustres d'existence. Stazia , remarquable par la beauté de sa situation a l'extrémité d'un golfe qui y forme un des plus beaux ports de l'Europe , et |»ar les grands travaux projetés et déjà commencés par les Français pour en faire un graud chantier de construction et une place de guerre. Novi, ini|>ortaute par son commerce et mémorable dans le-» tastes militaire* de uos jours. Bobb;<i, petite ville épiscopale, remarquable par la bibliothèque de son célèbre couvent fondé au commencement du v u* siècle par Saint-Colurnliau, laquelle était une des plus renommée* dans le moyen âge, et à laquelle appartiennent presque tous les palimpsestes illustrés jusqu'à pré&eut par MM. Maj, Peyron , Miebulu el autres sa vans célèbres.

Dans la division de Savoie on trouve : Chammkry, ville archiépiscopale, siège du tribunal suprême et chef-lieu de l'intendance générale de ce nom. La place de Lans, le château, la ca»emc qui peut logi»r près de »,ooo soldais, la belle promenade de fVrnajr et le portail de la Sainte-Chapelle sont ce qu'elle offre de plus important a voir. Ou doit ajouter V Hôtel- Dieu, le nouveau théâtre et la belle rue à portiques construite entièrement aux frais du général Boigncs qui a consacré une partie considérable de son immense fortune à des institutions utiles et à des einbellissemeus de cette ville qui l'a vu naître. La société royale académique de Savoie , qui s'occupe d'agriculture, d'industrie et du commerce , et qui publie des mémoires iutéresaans ; le musée et la bibliothèque pullique qui s'est beaucoup accrue dans ces dernières aimées, sont ses principaux èlablissemcns littéraires.

A quelques milles de Chambcry on trouve :Aix% petite ville de a.ooo âmes , près du lac Bourget , dans une vallée délicieuse, remarquable par ses bains el par plusieurs restes d'édiGces élevés par les Romains qui les fréquentaient, tels qu'un are dit de Pomponius , lés ruines d'uu temple et d'un vaporarium. Les rois de Sardaigne y ont fait construire un bâtiment vaste et commode dout la façade est d'un bon style. Haute-Combe , petit endroit remarquable par la magnifique abbaye de ce nom fondée par Amédée III en na5, et où ont été enterrés plusieurs princes de la maison de Savoie; Véglite et les Utmbeaujc, presque entièrement ruinés à l'époque de la révolution, ont été restaurés par le roi régnant. Les Echelles, petit endroit remarquable par le passage dit des EcJielles ou de la Grotte, sur la route de France en Savoie. Autrefois ou franchissait la montagne par un chemin que Emmanuel II avait fait creuser dans le roc ; on l'a abandonné et de grands travaux ont été entrepris pour ouvrir uu chemin plus «o m mode dans une antre partie de la montagne, que l'on a percée sur une étendue de 3oo mètres et à lu hauteur de a5 pieds. Ce bel ouvrage commencé par les Français a été achevé par les soins du gouvernement actuel.

AaxtcY, petite ville épiscopale, importante par ses nombreuses fabriques, par sa filature de cotou , ses toiles imprimées, sa grande verrerie , ainsi que par les mines de fer qu'on exploite dans son voisinage. Moutixrs, par son école de minéralogie. Costflaks, par sa fonderie royale , à laquelle on apporte le plomb et l'argent tiré des mines de P e s a r et de Macot situées dans son voisinage. L'Essiixoit, place forte , construite dernièrement ponr défendre la frontière du côté de la France. (Jhakouhy , petit village . dans la haute variée de ce oom , remarquable par sa situation romantique au pied du Mont-Blanc, point culminant de Joute l'Europe.

L'île ni Saivdaigxe, si importante p*r son étendue, par sa fertilité

ABltll(;É DE GÉOC.RAPMIK.

par sa riche végétation, par ses mines, par sa pèche de curai! et par celle du thon et autres poissons, n'offre aucune ville vraiment remarquable sans en exclure même sa capitale. Voici celles qui méritent le plus d'être mentionnées :

Cagt.iabi , capitale du royaume de Sardaigne, ville archiépiscopale, fortifiée et la plus commerçante de l'île, avec un beau port et de riches .salines. Le palais où réside le vice- roi et la cathédrale sout les edilices les plus remarquables. Cagliari possède une université , une société royale d'agriculture , un musée d'histoire naturelle et A* antiquités fondé par le roi actuel lorsqu'il était vice-roi de Sardaignc, et une bibliothèque publique assez riche: Cette ville a un hôtel de monnaie et est le siège du sénat judiciaire ou cour suprême de justice de toute l'île , et le lieu où s'assemble le parlement.

Sassari , ville archiépiscopale, siège d'un tribunal d'appel pour les intendances de 'sou arrondissement; c'est lu seconde de l'île sous tons les rapports; elle a une université , un collège, une bibliothèque publique et autres établissemens littéraires; la cathédrale avec un beau portail, le palais du gouvernement , Y hôtel -de-ville et le palais du duc d" Asinara , sont ses édifices les plus remarquables.

Les autres villes principales de l'île sont :

Alguero , avec un petit port et siège d'un évéché, et Castel Sardo , toutes deux importantes par leurs fortifications ; dans leurs parages ainsi que dans ceux de Bosa , petite ville épiscopalc avec un port, on fait la riche pèche de corail. On doit encore nommer Ozixhi, siège de l'évèque de Risarcio, et Texpio où réside celui d'ÀwrcRtAS , à cause de leur population. On doit mentionner ensuite Porto Palm as et Porto Coxte , à cause de leurs beaux ports, el Oristagsi , siège d'un archevêché, avec un port.

L'ile de Sardaignc offre plusieurs monuraens qui rappellent la domination successive des Pelasges, des Phéniciens, des Étrusques des Carthaginois , des Grecs et des Romains. Parmi ces constructions autiques le géographe doit surtout signaler les Nui-ngesow Nuraghes, qui ont tant exercé de nos jours la sagacité de MM. Peyron, De la Marmara, Mimant, Manno et Petit -Radcl ; ce dernier savant attribue aux Pelasges ces couslructions qu'il appelle cyclopcennes ou pélasgiquts , et fait remonter leur construction au xv' siècle avant Jésus-Christ. Ces monumens extraordinaires , dont on a déjà découvert environ 600 , ont près de 5o pieds de haut et 90 pieds de diamètre ; le sommet, lorsqu'il est conservé, se termine en côue surbaissé; les blocs dont ils se composent ont an mètre cube environ ; les architraves plates qui surmontent les portes et lucarnes en ont deux de longueur' sutun de hauteur; les parois sout sans ciment tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. I n mur de dix pieds de haut et du même style de construction que rédiCce même , entoure comme un rempart le terre-plein qui porte le nuraghe; ce mur a quelquefois 120 mètres de circuit. Quelques nuraghes sout flanqués de cônes, au nombre de trois à sept qui se groupent autour du cône principal ; ce sont des espèces de casemates. Enfin le mur d'enceinte est surmonté d'un parapet de trois pieds de hauteur. Une rampe en spirale est pratiquée dans l'épaisseur totale, et sert de communication entre les trois chambres qui forment les trois étages de chaque nnraghe; la voûte de chaque chambre est en o;;Ue ovoïde.

Dtwhé de Parme.

OOKTUffâ* Au nord y le Pô, qui le sépare du royaume Lombard-Vénitien. A Y est, le duché de Modène. Au sud, quelques territoires dépendant de ce même duché , la Lunigianc Toscane et le royauyie Sarde. A IVwr.v/,ce même royaume.

PAYS* L'ancien duché de Parme, savoir les duchés de Parme, île

Plaisance et de Guastalla, moins quelques fraction;» de territoire situées à la gauche du Pô et cédées à l'empire d'Autriche. Le petit duché de Guastalla est séparé de la masse principale de cet état et forme une enclave du royaume Lombard-Vénitien et du duché de Modènc.

FLEUVES* Le Pô, qui vient des royaumes Sarde et Lombard -Vénitien, baigne Plaisance et reçoit dans les contins de cet état : le Tidone ; la Trebbia; la Sur a; le Taro, qui baigne Borgo di Taro et San- Secondo; la Purma, qui baigne Parme et Coloruo; et \&Lenza.

TOPOGRAPHES. Parme, sur la Parma, assez, jolie ville, avec des rues larges et bien alignées et environ 3o,ooo habitans, capitale du duché de Parme proprement dit et de tout l'état, siège d'uu tribunal suprême el d'un évéche.

Ses principaux édi lices sont : le palais ducal ', assemblage de grandes masses de bâtimens, sans régularité, mais dont quelques-uns sout licitement meubles et avec beaucoup de goût; le bâtiment de l'université, édifice remarquable par son étendue, où se trouvent réunis tous les établissemens de ce bel institut , à l'exception du jardin botanique , établi dans un autre quartier; le grand théâtre , qui est le plus vaste de l'Europe, et qui est un des chefs-d'œuvre de l'architecte Vignola; on ne s'en sert jamais à cause de son étendue disproportionnée ù la population de la ville et pour éviter les grands irais qu'exige son éclairage.

Parme a un grand nombre d'églises, dont le principal mérite consiste dans leurs ornemens intérieurs et surtout dans les fresques et les tableaux des plus grands peintres de l'Italie. Les suivantes passent pour être les plus remarquables : la cathédrale , dont la coupole représente l'assomption de la Vierge au milieu des anges et des saints; quoique un peu dégradée, cette fresque est réputée le plus bel ouvrage du Corrège ; la Madonne de la Steccata , qui passe pour être la plus belle église de Parme; Saint -Joseph et Snînt-Roch; viennent ensuite celles de Saint-Jean-Evangéliste , de Tous les Saints, de Saint-Paul et du Saint-Sépulcre, qui toutes offrent des fresues et des tableaux du Corrège, du Parmesan, de Lanfranc, de Raphaël, 'Aunibal Carrache. Il faut aussi ajouter Y église de V Annonciade , à cause de sa forme assez singulière; elle se compose de dix chapelles en ovale, qui sont dirigées dans le même centre; on y admire une Annonciation du Corrège; et surtout le magnifique baptistère de la cathédrale, dont les sculptures qui ornent le dessus de la porte opposée à celle de la place, représentent le soleil et la lune chacun sur leur char, tels qu'ils sont ligures sur les temples connus de Mithra. Ces figures emblématiques, échappées aux savantes recherches d'Agincourt et de Millin , ont été dernièrement illustrées par le célèbre M. de Ilammcr, qui, avec son érudition ordinaire, a démontré qu'elles ne sont pas, comme quelques-uns le prétendent, un caprice de l'architecte, mais qu'elles sont toutes des symboles du baptême , qu'on pratiquait aussi dans les mystères de Mithra. Voyez à la page 1 36.

Panne a plusieurs établissemens littéraires à la tète desquels on doit placer X université, Xécole des arts , le collège des nobles et la bibliothèque du palais ducal ; on remarque dans cette dernière la collection de livres hébreux et rabbiniques, manuscrits et imprimés, formée par le savant orientaliste Bernardo de Rossi , regardée comme la plus riche en ce geure que l'on connaisse. C'est aussi dans cette ville que se trouvent un des plus

beaux etablissernens typographiques de l'Europe, l'imprimerie du célèbre Boiloni, d'où sont sortis de nos jours tant de chefs-d'œuvre dans cet art admirable, et un des principaux cabinets littéraires de l'Italie.

Tout près de Parme on voitlc Palais Giardino , maison de plaisance ducale, remarquable par son architecture, par ses ornemens et par ses beaux jardins; et le magnifique pont que Marie-Louise a fait construire sur le Taro. Beaucoup plus loin, vers le nord, on trouve Cotorno sur la Panna, petite ville d'environ 1,600 âmes, remarquable par le beau château ducal , où la cour passe l'été.

PrjusjvîccE ( Piacenza) , près de la rive gauche du Pô , chef-lieu du duché de son nom, asseï grande ville épiscopalc, bien bâtie, mais peu peuplée, n'ayant qu'environ u8,ooo habitans. Le Stradone ouCorso est sa plus belle rue et une des plus belles de l'Italie. On y remarque aussi le palais ducal d'une grandeur considérable, la cathédrale ,V église de Saint- Augustin , cl plusieurs grandes maisons de particuliers qui ont l'apparence de palais. La bibliothèque publirptr , le collège et le séminaire sont se» principaux établissemens littéraires. La citadelle de celte ville est occupée par des troupes autrichiennes.

Les autres lieuv les plus remarquables sont : Boiu.o-SAX-Doirnino, petite \ille episeopale, d'environ 5,ooo luibitam. Guastalla , petite ville fortifiée, dont on porte à 6,000 âmes la population; et Fiuhbhzcola , encore plus petite, mais renommée depuis que dans ses euvirons on a découvert les ruines de l'ancienne relie ta, qui parait avoir été détruite subitement, par l'éruption d'uu volcan , ou par 1 éboulemeut de deux muulagues quelques années après la mort de Gonstantin-le-Giand. Les rochers qui eu couvrent les ruines à plus de viu^t pieds rendent les fouilles très difficiles. On a îecouuu que cette ville était située sur le pcurbuiit de la colline; que ses maisons formaient diiiérens étapes; que quelques-unes étaient pavées eu marbre et d'autres en mosaïques. Ou y a découvert une place publique 1res ornée , avec un canal tout autour pour l'écoulement des eaux , de beaux sièges en inarbre soutenus par des lions, et au milieu uu autel consacré à l'empereur Auguste. On y a aussi déu»rré un grand nombre d'ossemens, de monnaies , de bustes en marbre, de vases de bronze incrustés eu argent et aunes objets précieux.

Duché de Mode ne.

COVrilTS. Au nord, le royaume Lombard -Vénitien. A l'est, l'Ltat «lu Pape. Au *ud9 ce dernier état, le grand-duché de Toscane et le duché de Lucques. A ïouest, la Lunigianc Toscane et le duché de Parme.

PATS. Ce petit état se compose du duché de Modène proprement dit, et de ceux de Jieggio et de Mirandola; ensuite des principautés de Correggio , de Carpi et de Noteltara et d'ttue partie de la seigneurie de Carfagnana. Par la mort de la duchesse Marie-Béatrix, le duché de Masse t t- Carrarc vient d'être réuni à cet état.

rx*XUVKS. Malgré la petitesse de cet clat ses fleuves appartiennent à deux mers différentes :

La MER ADRIATIQUE reçoit :

Le Pô, qui ne lait que tomber son territoire, en venant du duché de Parme et du royaume Lombard-Vénitien; mais il y reçoit plusieurs affluens à la gauche, dout les priu- < ipaux sont : le Crostolo, qui passation loin de Reggio; la Sccchia, qui baigne SasMwlo ; et le f'ntiaro, qui baigne Finale. La MhR MKMTKRR AM'K n e.it:

La Srnc.iiio. qui unit «Ions l.t partie méridionale du duché. pas«e par Gasteluuovo di Garfagiiana , entre dans le duehé de Lucques, et aboutit a la Méditerranée sur le territoire to>ran.

topo GRAPHIE. Modèke , jolie ville capitale du duché, et siège d'un évèque. Elle est située entre la Secchia et le Panaro, mais plus près de la première que du dernier. Ses rues , comme celles de beaucoup d'autre* villes de l'Italie, ont des portiques. La Strada Maestro ( la Grande- Rue) qui traverse toute la ville est superbe et décorée de beaux édifices. Les principaux bàtimens sont : le palais ducal , d'une architecture élégante et majestueuse; il est richement meublé et a recouvré en partie les belles collections qu'il renfermait pendant le règne du dernier duc. Viennent ensuite : la cathédrale , qui n'est remarquable que par sa tour appelée Guirlandtna , une des plus élevées de l'Italie, et où l'on conserve le vieil» sceau de bois qui a fait le sujet du fameux poème héroï-comique la Secchia Rapita ; les églises de Saint-George et de Saint - V incent ; le thédtre et les casernes.

Quoiqu'on ne porte qu'à 517,000 âmes la population de Modène, cette ville se distingue avantageusement sous le rapport littéraire; parmi ses nombreux ctablissemens nous nommerons : Y université , le collège des nobles, avec vin^t huit professeurs et maîtres et renommé dans toute l'Italie; Yacatlémie militaire des nobles , avec quatorze professeurs et maîtres; Y académie ou école royale des beaux- arts ; Y académie royale des sciences , lettres et arts fie Modène ; Y académie royale des philharmoniques de Modène ; la société italienne des sciences qui depuis long- temps publie des mémoires très importans; la bibliothèque publique. La citadelle a été changée en niaison de travaux forcés ; on y a établi des manufactures de drap grossier , de toileries et de corde*.

Les autres villes les plus importantes du duché sont :

Kc(.«iio , prés du Croslolo , ville épiscopalc dYuviion 1 8,000 habitant. Lv palais ducal, la cathédrale , la cltapelU de la Mort, le théâtre, la bibliothèque publique et le musée d'histoire naturelle , qui a appartenu au célèbre SpaManouii , sont les objets les plu* importai» qu'offre cette ville , où l'on tient une foire très fréquentée. On doit aussi mentionner la maison des fous, qui par les soins du docteur Galloni est devenue l'émule de celle d'A versa près de Maples.

Massa , petite ville épiscopale , d'eiivirou 7,000 Âmes, remarquable parce qu'elle a etw dernièrement la capitale du duché de sou nom, |>ossédé par ftlaric-Béatrix , dont la résidence ordinaire était cependant à Vienne. Carrare , encore plus petite, mais plus importante par le beau marbre statuaire qu'on tire des carrières de ses environs , et dont le travail occupe la plupart de seshahitans qu'on estime à 4,5oo. Il part chaque année en* viron cent navires chargés de marbre, tant brut que travaillé, portant chacun mille quin* taux. La grande difficulté du choix, ainsi que celle du transport , fait que plusieurs sculpteurs viennent séjourner dans cette ville pour y ébaucher leurs ouvrages. Viennent ensuite :

M m a s do 1. a , importante par son industrie et ses fortifications; pop. environ 6,000 âmes. Fisau , par son commerce; pop. fi.ooo âmes. CARPi.siè^e d'un évèebéavec environ 5,ooo âmes. Sassi olo , remarquable par la belle maison do plaisance où le duc passe l'été. Castrlscovo, avec environ 3,ooo hahitaus, chef-lieu de la Carfagnaua dépendante de cet état. On peut uomuicr encore Rcbura , Correggio et Novei.lera.

Duché de Lucques.

CONTINS. Au nord, le duché de Modène et le grand-duché de Toscane. A lW/et au sud, le grand-duché de Toscane. A Y ouest, la Méditerranée, l'enclave toscan de Pietra Santa et le duché de Modène.

*ATS. Ce duché comprend le territoire de la ci-devant république de J.iicques. Par un article du congrès de Vienne, à la mort de la duchessu de

Parme , le duc de Lucques régnera sur ce dernier duché et cet état sera réuni au grand-duché de Toscane.

FLEUVES. Le Serchio, qui vient du duché de Modène, traverse tout le duché en passant par Lucques; c'est ie seul neuve remarquable de cet état sur le territoire duquel il reçoit ta Lima.

TOPOGRAPHIE. Lucques [Luccà), ville archiépiscopale, située sup le Serchio, au milieu d'une campagne cultivée comme un jardin , capitale du duché et résidence ordinaire du duc. Le palais ducal, la catJiédmte, incrustée de marbre, les ruines d'un ancien amphithéâtre , et les églises de Saint-Michel et de Saint- Fridien dont la construction remonte, selon M. San-Quintino, au vne ou vin" siècle, sont les objets les plus remarquables sous le rapport de l'architecture. L'université nouvellement établie mais peu importante; la bibliothèque publique et Xacademia lucchesc di scienze , lettere ed arti sont lès principaux établissemens littéraires de cette ville, dont les archives , conservées comme par une sorte de miracle sans jamais avoir été ni brûlées ni pillées, remontent, selon M. San-Quintino , presque jour par jour jusqu'au ve ou vi* siècle de notre ère. La popula tion de Lucques est estimée à a 1,000 habitans. Ses fortifications ont été converties en belles promenades.

A quelques milles de distance se trouvent les fameux bains de Lucques, très bien entretenus et assez fréquentés. Les autres lieux les plus importans sont : Vuaaooio sur la Méditerranée et Bokoo a-Mozzahu , sur le Serchio.

Principauté de Monaco.

CONTINS. Ce petit état est un enclave du royaume Sarde, étant situé entre l'intendance générale de Gènes et celle de Nice.

PATS. La principauté de Monaco, qui avant la révolution était sous la protection de la France, dont le roi avait le droit d'y mettre garnison; par le congrès de Vienne, ce droit a été transféré au roi de Sardaignc.

TOPOGRAPHIE. Monaco , petite ville , bâtie sur un rocher , avec un petit port et environ 1,000 habitans, est la capitale de cet état , dont le prince réside ordinairement à Paris. Mkntone, autre petite ville d'environ 3,ooo habitans, avec un port , est le lieu le plus important de toute la principauté.

République de Saint-Marin.

CONTINS et PATS. Cette petite république est située entre Cesena , Rimini et Urbin. C'est un enclave de l'Etat du Pape, sous la protection duquel elle se trouve. Elle ne consiste que dans la ville de San-Marino et dans les quatre villages qui l'environnent.

C'est un des états les plus anciens de l'Europe, qui doit sa conservation surtout à sa petitesse.

TOPOGRAPHIE. San-Marino, bâtie sur la montagne de ce nom, petite ville d'environ 5,ooo habitans.

Grand-duché de Toscane.

CONTINS. Au nord, les duchés de Lucques et de Modène et la partie septentrionale de l'Etat du Pape ou les provinces de Bologne, Ravenne et Forli. A Y est , l'Etat du Pape. Au sud, la mer Méditerranée. A Y ouest, cette mer et le duché de Lucques. La partie de la Lunigiane dépendant*

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IPTION DE LhtROPE.

de la Toscane, ainsi qu'une partie de la Garfagnane sont de petites fractions de territoire qui confinent avec les duchés de Parme, de Lucqucs et de Modène et avec les possessions du roi de Sardaigne.

FATS. Tout le ci-devant grand-duché de Toscane. Ensuite par le traité do Vienne : Y Etat des Presideset la petitc/w/iW/r Vile d'Elbe, qui dépendaient autrefois du roi de Naples ; la principauté de Piombinn avec ses dépendances , cédée dernièrement moyennant une redevance annuelle par le prince Ludovisi Buoncompa^ni, qui par le traité de Vienne la possédait sous la suzeraineté du grand-duc ; les anciens Jiefs im/M:riaux de fernio , Montauto et Monte Santa-Maria , renfermes dans le territoire toscan.

FUUVXSi En ne tenant pas compte de l'extrémité supérieure du cours du Reno, du Santerno, du Senio, du Lamone et d'autres courans (pli appartiennent à l'Adriatique et qui ont leurs sources dans le territoire toscan , tous les fleuves de cet état se rendent dans la Méditerranée. En voici les principaux :

La M»»;n» , qui traverse la Luuigianc, passe par Pontremoli et «-Mu? dans le royaume Sarde où elle se jette dans la mer Méditerranée.

Ls Sercbio , qui^kut du duché de Lucques , et ne fait que traverser l'extrémité du territoire Pisan proprement dit , où il entre dans la Méditerranée.

L'A» ne (Arno) , qui est le fleuve principal de cet état dont il traverse les provinces d'Arvuo , de Florence et de Pise , eu passant par Florence , Empoli et l'isc. Ses principaux afflueus à la droite sont : le Steve qui passe par Dicomano , et YO m b r a n e , par Pistoie et Poggio à Cajauo; ceux à la gauchir sont : Y Eisa et YEra. L'Arne communique avec le Tibre par un canal en partie naturel et en partie artificiel, doul la hase est la Cltiana qui sort du lac de Monte Pulciano d'un côté pour se rendre dans l'Ame, et de l'autre du lac de Chiusi, pour se décharger dans la l'allia, affluent du libre; mais on doit faire observer que ces deux lacs n'en forment réellement qu'un seul sous la dénomination de Monte Pu le ia no et de Chiusi. L'est dans la province de Pise que l'Ame entreMans la mer.

L'Ombrons, qui traverse les provinces de Sicne et de Grossello, et qui a sou embouchure dans la mer au milieu de la MaremmaSeiie>e. Le grand-duc régnant vient de faire creuser un canal qui porte une partie de ses eaux dans le lac ou pour mieux dire dans la lagune de Castiglione. Ce beau travail hydraulique a pour but d'assainir la Marcmma Scnese et de rendre à la culture de vastes terreins , qui jusqu'à présent ont été le tombeau de presque tons ceux qui ont osé y séjourner pendant l'été.

Le Tibre, qui après avoir pris sa source dans cet état et en avoir traversé l'extrémité orientale, entre daus l'Etat du Pape , où il reçoit la Chiana qui a déjà traversé la province d'Arreao et passe près de Chiusi. Le Tibre baigne sur le territoire toscan San- Stefano et Borgo-Saii-Scpolcro.

BXTZSlOiff. Cet État est divisé en cinq compartimenté (divisions) de Florence , de Pise , de Siene, $ Arezzo et de Grossetto , subdivisés en plusieurs territori cnmunitativi. Le tableau ci-dessous offre les cinq divisions ou provinces et leurs lieux les plus remarquables.

Pt-.oviacEK. Chefs-Lieux , Vim.es et Lieux kkm.\kquabi,es.

Comurtimesto m FiH£>ZE. . Fi.oh.fRC1 (Fircnzc) ; Sigwi; Pratu; Pistoja; Peseta; Coite;

Volterra; Empoli; San-Miniato; Scarperia; Modigliana. CoMpARTiMERTO d'Arezzo. . . Areito; Anghiari; CasUgUon- Florentine; Cortona; Dorgo-

SanS<-j>olcro; Monte l'ulciano; Chiusi.

. CoxrARTixJ.RTO M Si tRA. . . Sicnc (Siona) ; OJle ; San-Geminiano ; MontaUino; P<<g-

gibonsi; RatlicoJUni

Cobipartim ebto D( Grouktto. Grdsuctto; Massa; Pitigliano; Orbitello. L'He Gigti"- CoMrARTfnijrro m Pi»a. . . Piio (l'isa) ; Livourne (Livuruo); Ptomhiwt. Le» enclave»

où se trouvent Pietra-Santa, Saravezza, Darga, Fiviziuno, liagnune, Pnntn-moti. L'île iY Elite, où «•« trouvent Porto- Eevrajtt (Co»rni>noli) ; Pnrtv - Ijongone et Rio.

TOPOGRAPHES. Florencb, située sur l'Arno, au milieu d'un bassin délicieux, très peuplé et très bien cultivé, siège d'un archevêché et résidence ordinaire du grand-duc. C'est une des plus belles villes du monde, malgré beaucoup de rues étroites , la forme irrégulière de quelques-uns de ses édifices et l'architecture de plusieurs de ses palais dont la construction rappelle les forteresses du moyen âge. Des édifices publics superbes, des collections magnifiques, plusieurs palais dessines et ornes avec le goût le plus délicat par Raphaël et Buonarroti, les bords de l'Arno bordés de quais charmans, et la belle promenade dans le bois le long de ce fleuve à l'entrée même de la ville , qu'environnent des campagnes riantes bordées par des collines couvertes de végétation et de fruits; tout cela annonce la capitale de la célèbre république qui dans le moyen âge étendait son commerce dans tout le monde alors connu et dirigeait la politique de l'Italie.

Parmi le grand nombre de bâti mens magniliques qui la décorent nous nous bornerons à signaler les suivans qui méritent le plus d'attirer l'attention du voyageur : le palais Pittif demeure ordinaire du grand-duc;c'est une des plus belles résidences souveraines de l'Europe; il a deux façades différentes remarquables par leur architecture; celle qui dbune sur la place et celle qui regarde sur le magnilique jardin Boboli.Les Iresques des voûtes et plusieurs chefs-d'œuvre de sculpture et de peinture et surtout la magnilique galerie de tableaux, une des plus remarquables de l'Europe, ajoutent à la beauté de ce vaste édifice; le Vieux-Palais , situé sur la rive droite de l'Arno, sur une place ornée des chefs-d'œuvre des plus célèbres sculpteurs d'Italie, rivalise avec le premier par l'originalité de l'architecture et par celle de ses ornemens; ces deux châteaux ^communiquent par une galerie couverte de 25o toises de long; la galerie de Florence % composée de trois galeries où se trouvent réunis dans un ordre admirable les chefs-d'œuvre des beaux-arts anciens et modernes. Viennent enstiite : le palais Riccardi, jadis appartenant à la famille des Médicis; le théâtre de la Pergola , un des plus grands de l'Italie; Yfiâpital de Santa- Maria JSuox'a et celui de Bonifazio.

Parmi les palais appartenant à des particuliers nous citerons ceux de Pandolfini , Vguccioni , Giacomini , Strozzi , Borghese (autrefois Salviati] , Capponi , Corsini, Branaccini, Ruccllai , Altoviti^ Buonarroti , Poniatowskiy Pcrruzzi, tous remarquables par leur architecture et plus ou moins par les monumens des sciences et des arts qu'ils contiennent : sous ce dernier rapport il faut aussi ajouter le palais Guerini. Dans le beau jardin du palais Stiozzi ou voit un colosse debout, dont les dimensions égalent environ la moitié de celui de Pratolino.

Florence offrirait peut-être les plus belles églises de toute la chrétienté , si elles étaient toutes terminées. Les suivantes se distinguent sur les autres par leur beauté et leur magnificence. Sainte-Marie del Fiore ou le Duo/no (la cathédrale) , aussi remarquable par sou étendue que par son dôme superbe, le plus grand qui existe, par sa tour magnifique , par la richesse des marbres employés dans la construction de cet immense édifice et parce qu'elle oflre la plus haute méridienne du monde, étant élevée d'environ 36o pieds; le baptistère ou l'église de Saint- Jean-Baptiste , où l'on admire surtout les bas-reliefs de ses trois portes en bronze; l'église de Saint- Isturrntj renommée par ses deux sacristies, et surtout par la fameuse chapelle «les Médicis, qu'on appelle vulgairement la merveille de la Toscane , par

la hardiesse de son architecture et par la richesse de ses omemens. Vicn nent ensuite : l'église Sainte-Croix , qui est le panthéon de la Toscane et est la plus grande après la cathédrale; elle contient les mausolées de Miehel-Ange, de Dante, de Macchiavclli, de Galilei, de Léonard Bruni Aretino, d'Alfieri, de Viviani et d'autres grands hommes. Viennent ensuite les églises du Saint-Esprit , chef-d'œuvre d'architecture; de Y Annonc Union (Anuunziata) ; de Suint-Marc ; de Sainte- Marie- Nouvelle , desservie par des dominicains, dont les préparations pharmaceutiques sont renommées dans toute l'Italie et même en deçà des Alpes.

Florence compte plusieurs belles places, parmi lesquelles se distinguent la place <lç l'Annonciation , entourée île portiques, ornée de deux fontaines et de la statue équestre de Ferdinand 1"; la place de la Trinité, avec une belle colonne qui supporte la statue de la justice; la place Sainte-Croix , où ont lieu les divertissemens popidaires pendant le carnaval ; la place du Grand-Duc , qui se développe devant le Vieux Palais, décorée de la statue équestre de (^osme I", et de plusieurs autres chefs-d'œuvre de sculpture ; enfin celle de Sainte- Marie-Nouvelle, ornée de deux obélisques, autour desquels on fait tous les ans des courses de chars à la manière des anciens.

Cette ville possède plusieurs établissemens littéraires importans, dont <pielques-uris peuvent figurer a côté de ceux qu'offrent les grandes métropoles de l'Europe. Nous citerons : les Scunle Pie, auxquelles est annexé V observatoire y dirigé par ïe savant père Inghirarni ; X académie impériale et royale (école) des beaux-arts , à laquelle ou a joint Y atelier pour la taille des pierres dures ; Y académie des Georgophilcs ou société royale et impériale économique, qui publie des mémoires très interessans et possède un beau jardin d'orticulture; la célèbre académie de la Crusca; Y athénée italien et la société Colombaria ; la bibliothèque Magliabccchiana , qui est la plus riche; la bibliothèque particulière du grand-duc , aussi remarquable par le nombre que par le choix de ses livres ; la ljanrenziana ou des Medici, riche en manuscrits précieux, et celles de Jiiccardi et Marneelli ; le musée d'histoire naturelle , où se trouvent l'admirable collection d'objets anatomiques exécutes en cire par des artistes toscans sous la direction du célèbre Fontana ; la magnifique galerie on musée Florentin, qui, considérée dans son ensemble, pourrait être regardée comme la plus belle collection d'antiquités et de beaux-arts qui existe. Dans un superbe local , partagé en plusieurs vastes sahVs, on trouve réunies et disposées avec un ordre admirable des collections d'antiquités étrusques, grecques et romaines, telles que bronzes, médailles, pierres précieuses, bas-reliefs et statues, parmi lesquelles on admire la célebre Vénus de Médicis et le fameux groupe de Niobé ; dans la même galerie on a rassemble les débris de la peinture des anciens ainsi que les inonumens laisses par les peintres modernes; cette dernière collection, unique dans son genre, offre outre les peintures des Grecs et des Romains et les ouvrages faits en Italie lors de la renaissance des sciences et des arts, les tableaux exécutés plus tard par les principaux maîtres des écoles modernes des différentes nations; ainsi elle présente la réunion des pièces justificatives de l'histoire de la peinture dans tous les pavs, depuis l'antiquité jusqu'à nos jours. Cette collection offre même un intérêt historique et biographique; car elle renferme une suite, peut être unique de portraits, non-seulement de presque tous les grands peintres anciens et modernes, mais aussi les portraits des grands hommes que les sciences y

et les lettres ont produit en Europe dans les trois derniers siècles. Ce musée vient de s'enrichir d'une foule d'objets curieux et de dessins superbes provenant de l'expédition que le grand-duc regnaut a fait faire en Egypte et en Nubie par des artistes toscans sous la direction du savant professeur Rosellini. On ne peut quitter ce sujet sans mentionner le cabinet de lecture établi depuis quelques années par l'estimable M. Vieusseux, directeur et fondateur de YJntologia itaiiana, établissement qui , par le nombre et le choix des écrits périodiques qu'on y reçoit de tous les pays du ^lobe et par la riche bibliothèque consultative qui l'accompagne, est non-seulement le premier de l'Italie, mais un des plus remarquables qui existent (Voyez à la page. 1 3a). C'est dans ce magnifique établissement que les savans du pays et les voyageurs les plus distingues se donnent un rendez-vous intéressant sous tous les rapports.

La plus belle promenade de Florence est celle du jardin de Boboliy un des plus beaux de l'Italie; viennent ensuite dans la ville, la promenade le long des beaux quais de l'Jrno, surtout entre les ponts de la Carra ja et de la Sainte-Trinité; nous ferons observer que ce dernier est le plus beau des quatre qui traversent l'Arno; et, hors de la ville, la promenade des Caséine, métairie appartenant au grand-duc : c'est la plus agréable; elle est pour les Florentins ce que sont les Champs-Elysées pour les Parisiens, et ce que le Prater est pour les Viennois. On doit ajouter les jardins Goldtmi qui ressemblent assez à ceux de Tivoli à Paris; ils ont de plus de vastes appartemens et des salons magnifiques, où se réunit tous les soirs une brillante société et où se donnent de temps à autre des bals , des concerts et des fêtes de tout genre.

Un grand nombre de jolies maisons de campagne, de lieux agréables et de villes plus ou moins importantes environnent Florence. On doit citer au moins : Pogoio-Impercale , Caste txo et Poooio a Cajaro, maisons de campagne délicieuses , ornées de statues, de peintures et accompagnées de beaux jardins et de grands parcs , et dans lesquelles le grandthn- passe alternativement quelques mois de l'année. Pratoliro, dont les fameux jardins et le palais, jadis séjour enchanté de la célèbre Hianca Capello pendant la belle saison, ont été réduits à un superbe parc anglais ; ou y admire eucore le fameux colosse fait par Jean Rologna, qu'on peut regarder comme la plus grande statue de l'Europe; elle représente XApnenïn ; c'est un géant immense fait en pierre et assis à l'extrémité d'un grand bassin; sa hauteur, s'il était debout , serait d'environ 80 pieds. Fiesole, petite ville épiscopale remarquable par sou antiquité, par les restes de ses murs cyrlopéeus et d'autres antiques édifices, illustrés par les savans travaux de M. Ingbirami , frère de l'astronome. Fiesole offre le point de vue le plus magnifique dout on puisse jouir aux environs de Florence. Prato , ville épiscopalc , d'environ 10,000 kabitans, remarquable par son industrie, par sa belle cathédrale, par quelques autr es édifices et par son académie petrarchesca.

Pisr, sur l'Ame, ville archiépiscopale, grande mais dépeuplée, jadis très florissante lorsqu'elle était la capitale de la puissante république de ce nom. Plusieurs beaux édifices rappellent son ancienne splendeur, entre autres sa cathédrale qui est un des plus beaux et vastes temples de l'Italie , bâti dans un style qu'on ne saurait comparer à celui d'aucune autre grande église de cette époque, quoiqu'un savant très distingué l'ait classée dernièrement avec les temples néo-grecs, tels que la basilique de Saint-Marc de Venise ; sa construction précéda celle des grandes cathédrales élevées par les Italiens avant la renaissance de l'architecture classique, parmi lesquelles M. San-Quintino compte celles d'Aneone , de Modène , de Lucques, de Fcirare, de Vérone, de liergame, de Parme et le fameux dôme de

DESCRIPTION DE L'F.IROPE.

Milan; à côté s'élève le Campanile Torto, magnifique tour de forme cylindrique, dont l'extérieur oHre sept ordres ou rangs de colonnes posés les uns sur les autres, mais dont l'inclinaison est tellement considérable, que si l'on fait descendre perpendiculairement un plomb par le moyen d'une ûcelle, on le voit s'éloigner de i5 pieds des fondemens de la tour. Malgré cette forte inclination et sa hauteur de 188 pieds, cet édilice singulier est d'une grande solidité, puisqu'il existe depuis ooo ans. On doit citer ensuite le baptistère; le célèbre Campa-Santo (cimetière} , si remarquable par son architecture, par ses belles peintures et par ses anciens monumens ; la loge des marchands; les palais Lanfri -durci , Lanfranchi et celui de Y archevêque ; la place, Vèglise et le palais des chevaliers de Saint- Etienne ; le grand- hôpital; on doit aussi mentionner les magnifiques quais le long de l'Arne et les beaux ponts sur ce fleuve. Pise possède actuellement la première université de la Toscane, qui est en même lemps une des principales de l'Italie, et à laquelle sont attachés quatre collèges et d'importans établissemens, tels que, une riche bibliothèque, un cabinet d'histoire naturelle remarquable par sa richesse et par les attitudes qu'on a données aux différens animaux, un bel observatoire et un jardin botanique Irès bien entretenu. Pise, qui dans le moyen âge parait avoir compte jusqu'à i5o,ooo âmes, n'en a actuellement qu'environ 20,000. On doit ajouter que la fête populaire de San-Ranieri dite la Lu minora, qu'on célèbre tous les trois ans dans cette ville vers la fin de juin, avec peut-être plus de pompe encore que celles de saint Janvier à N a pies et de saint Pierre à Home , y attire un grand nombre d'étrangers non-seulement de toutes les parties de In Toscane , mais même des états voisins. Une illumination générale et des joutes sur l'eau distinguent cette belle féte, qui , sous quelques rapports, rappelle la fête des lumières a Sais, en Egypte. L'illumination fait ressembler la ville de Pise à une montagne de feu ; les façades de tous les édifices, les clochers les plus élevés, les coupoles des églises sont chargés de feux et de petits verres , et produisent un effet vraiment magique. Les bains de San- G iuliano , si renommés au temps des Romains, attirent tous les ans plusieurs étrangers dans cette ville; ils se trouvent à peu distance et sont très bien entretenus. C'est aussi dans ses environs qu'on trouve la Chartreuse de Pise , renommée par sa beauté.

Sifccr., grande et belle ville archiépiscopale, bâtie sur trois collines, dans une situation aussi salubre que délicieuse. Plusieurs beaux édifices rappellent la splendeur de cette ville lorsqu'elle était la capitale d'une république rivale de celle de Florence, et que sa population, qui maintenant ne s élève qu'à 18,000 âmes intrà muras, allait beaucoup au-delà de 100,000. Nous citerons d'abord la cathédrale, bâtiment gothique, qui est peut-être le temple plus orné qui existe après le Domo de Milun; c'est une véritable galerie des beaux arts, depuis leur renaissance dans le xnr* siècle jusqu'à leur perfectionnement dans le xve; son magnifique pavé en mosaïque est unique en son genre. Viennent ensuite le palazzo publico ou hotel-de ville, remarquable par son architecture du style gothique le plus pur, et snrmouté d'une tour très élevée; la célèbre fontaine Branda, le théâtre , les palais du grand-duc et du gouverneur ci-devant Piccolomini. Parmi les bâirmcns qui appartiennent à des particuliers nous citerons les palais Buonsignori, Oamcini et Chigi. Sa place semi- circulaire, concave et en forme de coquille est une des plus belles et des plus singulières de 11-

.104 AliRrGÉ DE GjUXjRAl'HIL.

talie; on y fait des courses à cheval uniques dans leur genre et qui attirent ton* les ans à Siène un grand nombre d'étrangers. Ses principaux ctablissemeiis littéraires sont : Y université, qui a été pendant long-temps la rivale de celle de Pise; Y académie des sciences , qui est la seule que possède la Toscane, et le collège des nobles, qui est renommé dans toute l'Italie et le plus remarquable du grand-duché; Y académie ou école des beaux-arts et la bibliothèque publique.

Livourxe, jolie ville moderne, épiscopalc, bâtie régulièrement sur les. bords de la Méditerranée, vis-à-vis l'îlot Meloria. Son port, protégé et augmenté par un beau môle, est aussi défendu par des fortifications bien combinées. Livourne est une des principales places marchandes de l'Europe, avantage qu'elle doit à la franchise de son port, le premier de la Méditerranée à jouir d'un semblable établissement. Un de ses quartiers s'appelle la Nouvelle- Fenise, à cause des nombreux canaux dont il est coupé, et par le moyen desquels, comme à Venise, on transporte les marchandises jusqu'à la porte des magasins. La place, qui est une des plus grandes et des plus régulières de l'Italie, et le beau groupe du grand-duc Ferdinand Vr méritent d'être mentionnés , ainsi que la synagogue des Juifs, regardée comme la plus belle et la plus grande de l'Europe après celle d'Amsterdam. C'est un carré dont les deux côtés et l'une des extrémités sont entourés d'un portique au-dessus duquel est une tribune grillée, où les femmes juives viennent assister aux cérémonies de leur religion. Les hommes sont en bas sous le portique ou dans le reste du temple. Au milieu de la nef est une tribune ornée de pupitres et bâtie de marbres choisis. Au fond de la nef est une espèce de sanctuaire dans lequel sont enfermés les livres de l'Écriture sainte, enveloppés des plus riches étoffes et recouverts de couronnes d'argent et autres ornemens. Livourne a de beaux chantiers sur lesquels on a construit dernièrement une frégate de 60 canons pour le vice- roi d'Egypte. La population de cette ville, qui s'agrandit tous les jours, dépasse aujourd'hui 66,000 âmes. On construit un nouveau quartier d'après un plan aussi beau que régulier; en augmentant l'étendue de Livourne de plus d'un tiers , il signalera l'état prospère où se trouve la Toscane sous le prince éclairé qui la gouverne.

Parmi les autres villes remarquables sous plus d'un rapport qu'offre rct clat nous signalerons les suivantes , en avertissant que malgré leur faible population elles sont presque toutes siège d'un évéché.

Pistoif (Pistoja) , importante par plusieurs beau* édifiées , par sa célèbre fabrique d'orgues , par se» manufactures de draps , d'armes et de quincaillerie : elle passe pour avoir donné son nom au pistolet ; pop. 1 a, 000 Ames. Pescia , remarquable surtout par ses pape* teries et par son commerce de soie. Yolte&ra , par sa grande antiquité, par son musée d'antiquités toscanrs le plus remarquable qui existe, par ses mur» cyclopéens, par se» sources salées qui fournissent une grande quantité de sel et par ses carrières d'albâtre les plus belles de l'Europe. Lorsque ce marbre y était exclusivement travaillé, cette ville possédait un atelier dirigé par les premiers sculpteurs d'Italie; maintenant on le travaille en grande partie a Florence. Signa, gros village , sur les bords de l'Ame, qu'on peut regarder comme le centre de l'immense fabrication des clwpeaux de paille dit de Florence, qui rapportent annuellement plusieurs millions de francs; on peut dire que quelque» villages des environs ont été bâtis dans le.s dernières années par la richesse extraordinaire que cette branche d'industrie y a répandue.

Ar» £/.o , remarquable par plusieurs beaux édifias, par les restes de son amphithéâtre. C. par son industrie; on \ voit encore les maisons de l\ trarque , de T.uido d'Areuo r I de

DESCRIPTION DE l/EVROPE.

Redi, dont elle a été la patrie; pop. 9,000 âmes. Coktojk , remarquable par les impur lai» travaux hydrauliques qui oui changé ses déserts marécageux et pestilentiel* eu prairies et eu campagnes assez saines , bien jicuplées et très fertiles , cou une aussi par *es colii crio/i* publiques et particulières d'an/ujuitt s étrustjUf-s , et par sa relelne ncitdetma • trust a. M.Dorovv, «vaut archéologue allemand qui a visité derni< renient ces collections . c roit apercevoir une grande analogie entre plusieurs des bronzes étrusques trouvés dans l.s fouilles de celte ville et des figures de divinités et de prêtres des daulois, piovenaul des fouille» faites le long du Rhin et dans l'ancienne Canle. (Alloue offre encore dans ses ■iurs des restes iniposaus de son enceinte eyclopéenue; pop .i,5ooâmc». Mo.iun i rumi, renommée par son vin excellent. Ciiu si , par ses nombreuse» collections <i autu/aitrs étrusques, et surtout par les nombreux vases eu terre noue qu'on y a découverts dernièrement dans ses groltes sépulcrales et dont la galerie de Florence possi de un choix parfait ; ces xases semblcut pour la plupart ne pas être cuits au feu , mais avoir été simplement sèches au soleil; les groupes m\ thologiques (|ui les recouvrent sont en relief; le style du travail parait à M. Doruvv être oriental. Cet archéologue croit même que les idées exprimées par ces tableaux trouveront probablement leur explication dans r.x-.ie, car ils représentent presque Je* mêmes scènes que l'on voit sur les bas-reliefs de Persepolis et dans les hieroglvplie» de TF-gypte. — L'air de Chiusi est très mauvais et sa (lopulatioo y compris la l>auheue s'élève à 3,ooo âmes.

Ghossctto, remarquable par les vastes salines de son voisinage , les plus importantes de )a Toscane. Ok*kte!.lo, ville très petite, mais renommée parmi lej arcliéologues par la ne tropolis d'une ville étrusque qu'où vient d'y découvrir et qu'on croit être celle de S ut>i'osa; ou y trouva des vases en l>ois avec et sans ligures, dont quelques-uns de formes très bizarres; des pat ères ou plutôt des miroirs mystiques; des trépieds; une armure de guerrier complète qu'on a trouvée en position verticale; divers oruemeus en argent et or très pur. un scarabée égyptien avec des caractères très nets; tous ces objets et plusieurs autres composent le musée de M. Derrit, habitant d'Orbelello, doul la population peut être estimée à 3, 000 âmes en y comprenaut celle de sa banlieue.

Dans les enclaves on trouve plusieurs petites villes importantes : nous citerons SxravtzzA , remarquable par ses carrières de beau marbre statuaire qui tous les jours deviennent plus importantes, depuis que celles de Carrare paraissent ne pouvoir plus fournit les beaux blocs qu'on en tirait jusqu'à ces derniers temps. Poxtremou , la plus considérable de toutes les petites villes de cette division.

Dans l'île d Elbe, si importante par ses inépuisables mines de fer, exploitées jadis par les Romaius. par ses fortifications , et par la célébrité que lui donna le séjour de Napoléou , en y résidant comme souverain depuis le mois de mai 181 4 jusqu'au sti février 181 a; on trouve : Poeto-Ferrajo, petite ville très forte , avec un port et de belles saliucs. Les seuls édifices remarquables qu'on y trouve sont : le palais du gouverneur, ou résidait Napoléon; il est formé des deux bâti mens, dits du génie et de ['artillerie, si 1 liés dan» Veudroit le plus élevé de la ville, entre le Forte Stella et le Forte Fahonr , réunis par ce prince moyennant un nouvoau corps de Intiment ; les belles écuries qu'il lit construire eu faisant sauter des rochers; le théâtre , qui n'est que \'<-glisc del (Carminé qu'il changea en une salle de spectacle. C'est aussi à PortoFerrajo que commence la première et la seule grande roule que possède File construite également par Napoléon, peudaut son court séjour. Porlo-Ferrajo compte environ a,ooo habitaus. Porto-Loitgone , importante par ses fortifications et par son port; elle appartenait autrefois au roi de Naples; pnp. environ 1,000 âmes. Rio , petit village , remarquable par ses miues de fer rangées parmi les plus v riches de l'Europe; on y a trouvé dernièrement dans une grotte des iuslrumeus des anciens mineurs, qui par la suite des temps ne formaient plus qu'une même masse avec le minerai qui leur servait de gisement.

Etat de l'Eglise ou du Pape.

CONFINS. Au nord, le royaume Lombard- Vénitien , dépendant de l'empire d'Autriche et la mer Adriatique. A Yest, cette mer et le royaume des Deux-Sicilcs. Au .vW, pendant un petit espace ce même royaume, 011-

ÎO f

306 ARREGE DE GÉOGRAPHIE.

suite la Méditerranée et le grand-duché de Toscane. A Vonest , ce grand duché et le duché de Modène.

PATS. Tout le ci-devant Ktat du Pape , moins le comte d'Avignon avec ses dépendances cédé à la France et quelques fractions du Ferrarais cédées à l'Autriche. Voyez l'article Pays de ces deux états.

TC.XUVXS. Cet état est traversé par le Tibre, un des grands fleuves de l'Italie et baigné dans son extrémité septentrionale par le Pô. Tous les autres ont un cours très borne. Ils se rendent tous ou à la mer Méditerranée ou à la mer Adriatique.

La MÉDITERRANÉE reçoit :

Le Tinar. (Tevcre), qui vieut de la Toscane, et arrose avec ."-es affluens la plus grande partie du territoire de cet état, située au sud de la chaîne principale des Apennin;; dausson cours le Tibre passe par Citlà di Castello, Roma , Porto et Oslia. La C lu an a e>t son principal aflluent à la droite; elle est grossie par la Paglia. Les principaux affluens du Tibre à la gauche sont : le Toyio ou Toj>i uo , qui passe par Foligno et reçoit le < Chiascio el la T'tmia; la Ne m qui baigne Terni , Narni et est grossie par le Corna el le Jelhio; ce dernier passe par Rieti; le Teverone qui baigne Tivoli.

La Marta , qui sort du lac Rolsena , baigne Toseauella et Girncto.

La Fiora, qui vient de la Toscane et passe par Moulalto. La MER ADRIATIQUE reçoit :

Le Pô qui vient du royaume Lombard-Vénitien; sa brauche principale louche la frontière sepleutriouale de cet état; les autres nommées Po vi Primaro et Po di V«laho arrosent le Ferrarais. Le Po di Primaro passe par Ferrai e et reçoit le fi e n o , qui passe par Vergato; la Snvena, par Rotogna ; le Silaroy par ( asIel-Sau-Pielî o ; le Santcrno, par Imola; et le Senta, par Castel-Rolognèse.

L'Amone, le Savio, la Marecchia , le Metauro, l'Est. *o, le Musowe, la Potekza, le Chieîiti el le Trokto sont de petits fleuves ou torrens qui descendent des Apennins et arrosent toute la partie de l'Etat du Pape qui est située au nord de la chaîne principale desApenuins; l'Amone passe par Faenza; le Savio, par Cescna; laMarecchia, par Rimini; le Metanro, parUrbania el Fano ; l'Esino, par lesi; la Potenxa, par San Severiuo et non loin de Macerata; leC.hienti, par Tolenùuo; le Tronlo, par Ascoli.

DP7ISION. Depuis le a5 octobre i8a£ tout l'Etat du Pape est divise en quatorze provinces, dont celle de Rome a le titre de Cnmarea, celles de Bologne , de Ferrare, de Ravenne et de Forli ont le titre de Lrgazioni , parce qu'elles ont un légat pour gouverneur; les autres sont appellées Delcgazioni , parce qu'elles ont un drlcgat à la tète du gouvernement. La délégation de Bénevent est un enclave de la Principauté-l Iterieure dans le royaume de Naplcs; le territoire de Ponte-Côrvo fait partie de la délégation de Frosinone, et est une autre enclave du même, royaume dans la Terre de Labour.

PaoviwcE». Chees-Lieux, Villm et Lieux remarquables.

CumaRQUB de Rome. . . . Rome (Roma"); Tivoli ; VeUctri , Mann ; Castel Gandoljo ;

Frascaù; Subiaco; PaUstnna.

DÉLÉGATION DE Frosihone Fro»iiiooe; Alatri; Pnnle-f'orvn; Sezie; Terminai F eroli.

et Pokte-Corvo. ,.

Délégation de SroLETK et S p o 1 e I c (Spoleto) ; Narni; Terni; Rteti, Pudiiuco; Nagliano.

DÉLEGATIOI» DE Viterbe et Viterbe (Viterbo) ; RnncigUone ; Orvielo ; Bolsena ; Gvita- CiviTA-ViccMiA. Castellana; Nepi; Ovita-Fecchia; Baccano; Tolfa; Corneto;

Canino; Montalto.

Délégation de Pérouse. Perouse ( Perugia); Axsisi; dttà-di-Castello; Città aUUa

Pieve; Foligno; IVncera.

DélÉoatiow di Fermo et Fcrmo; Porto di Ferma; San-Elf>i<lio; A tcoli ; Monialto; fti- Aaculi.

DESCRIPTION DE I/Kl KOl'F

l)rU<;ATiO» u« Mâcha;* Marcrata; ï'u'xtarw , L.r«t,. ; Rrcma t , '. ,,m nnn Dr: fj-.vt o«f d'Ahi Anp. A n <• A n p ' Amon.-. . A < ': Ou.ir-,

1). r.K.ATiow dTUkih h I»*- IN lun l iï>ino;: l'uglti f '.#««»; P,Ms<>mhi,>ne\ tlu'-hw . \.in-

sa Au , //o ; Prwru ; Stm^aglta.

Lt.UtTàOM DA lu F •< r I i ; f V r/iri; /-. . Inrip-ifiji ; linmiu , ( , ..enulit ■< , Sanguin-*.

I.it>u\oi oe R\w> i. Ilitvi'inu' !*,..>> liu.i, ,(<>vta , Fie>i;«, l,„. la ; Casul-li.;

LicATioH oc Bfii.ciujiK. Bulugtie (Bolopn.i ; C'rn'o; Bagni Jclla ïorretta; Mtdi.

itnu; J'e/^aU) , f'n. tc-Liùuuo.

LiuAYioi ut F*.nnAKk. F p r r a r r (I' «ti .traj ; (ointci li <i % V ■ nte* L-f.fig" Smn>\ l'. ligna Cavalln; f.iifrrt; Ma , /„. -m'mrtla.

Dfxsr,AT:o* Dt Bkbivf.it Bpii r r o n t f Rpncvpnt.i : Sun-l-ma»

Romk , capitale de l'Etat et sie^c du Pape, si lu ce sur un terrein fort inégal. Sa forme est â-peu-près celle d'un carré oblong , dont le milieu de chacun des deux grands cotés qui sont au nord et au midi , ainsi que les quatre auglcs font saillie. Le Tibre la divise en deux parties; la plus graude, bâtie sur la rive gauche de ce fleuve, est Rome proprement dite; l'autre porte le nom de cite Lro/iineou Trastevric Dans son enceinte actuelle qu'où estime à environ i5 mille», la partie habitée de Rome moderne est presque toute située au nord de l'ancienne , puisque; le Capitole terminait cette dernière au nord , et que l'on peut considérer jusqu'à un certain point ce bâtiment comme la limite de la ville actuelle du côte du sud; en effet, presque tout l'espace qui s'clcud au midi du Capitole est rempli de jardins , de vignes et même de terres labourées; une grande partie de la ville moderne occupe l'ancien Champ-de Mars.

Aucune ville ancienne ni moderne n'offre réunis sur une égale étendue autant de monumens que cette capitale ; on peut dire sans exagération que, considérée sous ce point de vue et sous celui des beaux-arts, Rome est la première ville du monde. C'est aux soius des souverains pontifes qu'elle dut l'avantage de renaître de ses propres cendres; depuis le milieu du xv siècle les papes l'ont presque renouvelée; secondes par quelques hommes de génie ils embellireut leur résidence de tout ce que l'architecture, la sculpture et la peinture ont jamais pu imaginer et produire de plus grand, de plus majestueux. Voici les monumens anciens et modernes les plus remarquables que le cadre de cet ouvrage nous permet de signaler à l'attention du lecteur ; nous les classerons d'après le plan adopté dans la description des autres métropoles, eu rappellant que Rome est partagée en quatorze rio/ii ou quartiers, et que sa population actuelle permanente dépasse i54,ooo âmes, en comptant les nombreux Juifs et autres habitans qui ne professent pas la religion catholique, et qui ne figurent jamais daus les listes de population publiées par le gouvernement.

Parmi les quinze portes par lesquelles on entre dans Rome, la plus septentrionale dite porta dcl Popolo est la plus belle; elle annonce par ses ornetnens la splendeur de cette métropole.

Trois rues principales parfaitement alignées se font surtout remarquer par leur longueur et par la beauté des édiûces qui les décorent; elles partent toutes les trois de la place du Popolo; celle du milieu appelée la strada dcl Corso est la plus fréquentée et la plus longue ; elle s'étend jusqu'au palais de Venise et traverse par conséquent presque toute la partie de la ville actuellement habitée. C'est dans cette magnifique rue que se

AttRkr.fc DE GEOGRAPHIE.

font les courses aux chevaux, et qu'on se promène presque tous les soirs en carosse: elle est garnie de trottoirs. La strada di Ripetta prend à droite, et aboutit au port «lu même nom sur le Tibre; celle du Babuino , qui est à gauche, mène a la place d'Espagne. On doit aussi mentionner la strada Julio, la strada Lungara et la .strada Candolti. Les autres rues, quoique en général assez larges, son* souvent tortueuses et surtout mal entretenues.

L'immense palais du Vatican , bâti sur la colline ou mont de ce nom, sert quelquefois de résidence au pape pendant l'hiver; c'est sans contivdit le plus grand palais de l'Europe ; mais il manque de plan et d'ensemble; il est surtout remarquable par sa vaste étendue; on prétend qu'il ne compte pas moins de 4, 42a salles, chambres ou galeries et 10. cours. On v admire les musées Pio-C lémentin et Chiaramonti , remplis de chefs-d'œuvre des beaux-arts antiques et modernes, parmi lesquels «>n distingue X Apollon * le lumocon , Y Antinous , clc. ; ainsi qu'une suite presque innombrable d'inscriptions grecques et romaines ; les gale/tes ou salles peintes par Raphaël , où se trouve la Création du monde par ce grand maître; la chapelle Sixtine, avec le Iresque célèbre du Jugement dernier, par Michel-Ange; la précieuse bibliothèque du t 'atican, renfermée dans deux galeries aussi remarquables par leurs vastes dimensions que par leurs ornemens; cette bibliothèque est une des principales de l'Italie pour les livres imprimés et peutêtre la plus riche de toutes celles de l'Europe pour le nombre et poi r la rareté des manuscrits, parmi lesquels se trouve une copie des comédies de Tércncc du ivc siècle de notre ère, ornée de peintures et regardée comme le plus ancien livre manuscrit qui existe; c'est aussi dans ses salles qu'a été déposée dernièrement la précieuse collection de livres concernant les beaux-arts, la plus riche et la plus choisie peut-être que l'on eût encore recueillie; elle formait à Venise la bibliothèque particulière du comte Léopold Cicognara auquel Léon XII l'a achetée. C'est aussi dans les salles du Vatican qu'on a déposé les chefs-d'œuvre de la peinture que les Français avaient enlevés de différentes églises et rendus à Pie VII en 181 5. On doit enlin mentionner les deux jardins qui sont très remarquables. Le Quirinale, autre palais superbe, résidence des papes pendant l'été; on le nomme aussi palais de Monte. Cavallo, parce que devant sa façade on voit deux groupes en marbre représentant chacun un cheval de proportion colossale et d'une grande beauté. Le jardin du Quirinale a plus d'un mille de tour et est un des plus beaux de l'Italie. Le Capitale moderne, bâti non loin de l'ancien , sur le plan tracé par Michel- Ange; on y admire le magnifique escalier par lequel on y monte , le palais du sénateur de Rome, celui des consen>ateurs qui sont les magistrats municipaux de la ville et le musée des antiques formé par plusieurs papes et offrant dans son ensemble 1111 des plus riches musées de l'Europe; la statue en bron/e de Marc-Aurèle a cheval, réputée la plus belle statue équestre antique que l'on connaisse, s'élève au milieu delà place formée par ces trois édifices. Viennent ensuite la Curia lnnoccnzia ; le palais de ta chancellerie apostolique ; celui de Saint- Marc; la Douane , avec sa superbe colonnade; le bâtiment de la Sapicnza et celui du collegio Romano ; le grand hôpital, qui est peut-être le plus magnifique édifice de ce genre qui existe; on pourrait ajouter les théâtres Aliberti et Argcntina , qui sont les plus grands et les plus beaux de Rome.

Parmi cette multitude de palais, qui sont un des principaux orne- -jnens de cette métropole, on en compte près de soixante, qui paraissent

plutôt faits pour servir d'habitation à des princes que pour loger des particuliers. Tous ont de v.i^tcs cours, des portirpies intérieurs et de belles façades du côté de la rue. Ouvrages des Bramante, des Michel- A.nge, des Bernini et d'autres grands architectes, ils offrent tous des parties et des collections précieuses trop importantes pour être passées sons silence , mais que nous ne saurions signaler sans sortir du cadre de cet abrégé; nous citerons les suivans qu'on prétend se distinguer au-dessus des autres ; ce sont les palais Barbet itti , que tous les arts semblent s'être reunis pour embellir; Dotât, remarquable par son étendue, par ses beaux portiques et par sa galerie de tableaux, une des plus riches de l'Kurope; Borglusc , renommé par sa rare beauté, par la double colonnade de sa cour et par la magnifique galerie de 1,700 tableaux qu'il renfermait; Colonna , par sa belle galerie et par la beauté de ses jardins; Bos/Mgliasi, par ses peintures ; Braschi et surtout Buspoli , par leurs magniliques escaliers; Farncse (le grand ), par le grandiose de son architecture et par sa galerie; du prince tic Canino , par ses riches collections et surtout par son musée étrusque; Cftrsim, (ifugi, Aldobrandini , Mattei , S/xida , Patttfili , Bonrlttnini , Strozzi , Jorlonia- ûracciano , etc., etc. Il est vrai qu'à la suite des malheurs que la ville éternelle a éprouvés dans ces derniers temps, plusieurs princes romains ruines par la guerre ont été obliges de vendre les objets les plus précieux aux amateurs étrangers.

Parmi les palais de Korne qui portent le nom de villa, parce qu'ils sont regardés comme des maisons de campagne, quoique presque tous se trouvent dans l'eucein'e même de la ville, nous citerons : la villa Borghcse ou Pinciana , la Mediciy la Farnese , X Aldobrandini , VAIbani, la Ludovisi- Piontbi/tn , la Mattei, la Farnesitta, la Massinii , ci-devant Negwni, la Giustininni , la Casait, la Do ri a , la Barberini comme les plus remarquables. La première ou la villa Borghese les surpasse toutes en beauté et en magnificence , surtout depuis les grands embellissemens qu'on y a faits récemment. .Mais on y cherche en vain cette magnifique collection de statues, de bas -reliefs et de vases antiques qui, achetée par Napoléon, ornent depuis vingt ans le musée de Paris. La villa qui tient aujourd'hui le premier rang par ses richesses dans le même genre, est celle du cardinal Albatti; c'est en étudiant ses collections que le célèbre Winckelmao fit une grande partie de ses mémorables découvertes. Viennent ensuite la villa Ludovisi, dans laquelle son riche propriétaire a rassemblé à grands frais ce que les dernières fouilles ont produit de plus important; la villa Aldobrandini , où se trouvent les Noces Aldobrandini, la plus précieuse peinture qui nous soit parvenue de l'antiquité; enfin la villa Medici , jadis si fameuse par sa Venus et par les autres chefs-d'œuvre qui décorent maintenant la galerie de Florence, est devenue le séjour des jeunes artistes que la France envoie chaque année à Rome pour se perfectionner dans l'étude des beaux-arts. ISous ajouterons que ces villasy qui ont peut-être une supériorité décidée sur toutes les plus belles maisons de plaisance de l'Europe, peuvent donner une idée de ces lieux d'agrément où ies Scipion , les Lucullus et tant d'autres illustres personnages allaient se délasser de leurs travaux; le goût de ces grands hommes pour les belles campagnes semble être passe à leurs descendans. Ia*s villas (le Rome reunissent l'élégance à la simplicité ; souvent de grandes haies et des bosquets de lauriers les mettent à l'abri des l igueurs de l'hiver et y conservent une verdrtre |ierpétuelle. Dans le nu-

AMU.C.K I)K GÉOGRAPHIE.

lieu, ce sonl dtrs parterres entremêlés de plantations d'orangers et de citronniers qui répandetit un doux parfum; les villas d'une grande étendue offrent aussi des bois , des prairies et des pâturages. De belles statues antiques ou modernes, des fontaines d'où jaillissent sans interruption les eaux les plus limpides, un sol extrêmement fertile, un beau ciel et l'inégalité même du sol, qui forme ces magnifiques terrasses d'où l'on jouit des points de vue les plus agréables et les plus variés, ajoutent à tant de charmes et complètent ce tableau délicieux.

Parmi les 3G4 églises que compte Rome, noiis citerons les suivantes : Saint- Pie r -re , qui est non-seulement le plus vaste, mais aussi le plus beau temple que l'on ait encore construit , on pourrait même dire que c'est le plus bel édifice du monde; une place immense, un magnifique péristyle circulaire orné de deux superbes fontaines et d'un des plus grands obélisques égyptiens , forment pour ainsi dire l'avenue de cette basilique, dont la double coupole qui la domine, aussi vaste que le panthéon d' Agrippa, mais, pour ainsi dire, suspendue à 160 pieds au-dessus du pavé, est regardée comme l'ouvrage le plus hardi et le plus étonnant que l'architecture moderne ait encore exécuté. C'est au-dessous de ce dôme immense qu'est placé le maîtreautel, couronné d'un baldaquin soutenu par quatre colonnes torses de bronze dore; ce morceau, si remarquable par sa belle et majestueuse architecture et par son élévation , est le plus grand ouvrage en bronze que l'on connaisse ; il pèse 45o milliers. Immédiatement au-dessous est la magnifique chapelle souterraine dite la confession de Saint- Pierre , dont on admire les ornemens et la richesse. Les statues colossales en bronze des quatre pères de l'église , les précieux tableaux en mosaïque où l'on a imité pour l'éternité les chefs-d'œuvre si périssables des plus grands maîtres, les magniliques mausolées de plusieurs papes, ainsi que la chapelle Clémentine et autres sont les objets qui frappent le plus le spectateur étonné à la vue de tant de chefs-d'œuvre que renferme l'intérieur de ce temple. Viennent ensuite la basilique de Saint- Jean de iMtran , qui est censée être l'église desservie par le pape, qui en est le curé et qui pour cela a le rang sur toutes les autres du monde catholique; c'est ici que l'on couronne les papes et que se trouve la chapelle Corsini , la plus belle peutêtre du monde; on dit que sa construction a coûté plus de 10 millions de francs; Sainte- Marie- Majeure , où l'on admire les mosaïques du \l siècle et les chapelles de Sixte V et de Paul V. Saint- Paul, hors des murs, qui était le plus grand temple de Rome après celui de Saint-Pierre; détruite presque entièrement par le feu en i8a3 , on la rebâtit à présent; les églises de Saint Laurent , hors des murs, et de Saint-Sebastien , remarquables surtout par leurs catacombes ; celles de la dernière sont censées être les plus vastes de Rome; l'église de Sainte- Agnès sur la place Navone; celles de Saint- Augustin , 'le Jésus , «le Saint- Ignace , de Sainte- Marie-dcs- Anges ou des C/iartreu.ry édilice forme des restes «les bains de l'empereur Dioctétien , et remarquable par sa grande et belle méridienne; de Saint-Pierre in Monlorio, où se trouvait primitivement la célèbre Transfiguration par Raphaël, réputée le plus beau tableau que l'on connaisse; de Sainte-Marie in Ara Cœli , bâtie à l'endroit où était autrefois le temple de Jupiter Capitolin ; de Saint- Pierre in l'incoli, regardée comme l'église la plus aneienne de Rome, où se trouve le mausolée de Jules II , ouvrage de Michel- Ange et l'un des monumens tes plus célèbres de l'Italie»

DESCRIPTION DE I/ELROPE. .111

Parmi les \6 places publiques qui décorent Rome, on doit du moins citer les suivantes : la place de Saint-Pierre , qu'on regarde comme la plus belle du monde et que nous avons déjà nommée en parlant de la basilique qui en forme le principal ornement; la place Nastme. , destinée aux marches de Rome , et embellie par la magnifique fontaine à laquelle elle donne son nom; la place d'Espagne, la i>lus fréquentée par le?» étrangers et décorée de la fontaine Barca* cùi , du palais de In cour" d'Espagne et du magnifique escalier qui conduit à l'église de la Trinité- du-Mont ; la place de Atonie- Cavall» , qui se développe devant le palais pontifical de ce nom; Isi place Colonne , ainsi nommée de la superbe colonne qui s'y élève, et celle qui emprunte son nom à la porta del Po/tolo.

Douze fontaines principales embellissent cette capitale et la pourvoient abondamment d*eau ; quatre méritent une mention particulière : celle*de»7rer<, qui est la plus belle et dont l'eau passe pour être la meilleure; la fontaine Sixtine, qu'on peut comparer à la prccédeiite par le volume d'eau qu'elle fournit; celle de la place ISavone, qui est la plus magnifique; celle de Paul V, près de l'église de Saint-Pierre iu Montorio, d'une mauvaise architecture, mais remarquable par l'immense volume d'eau qui en jaillit , assez grand pour faire tourner plusieurs moulins; c'est elle aussi qui forme les superbes jets qu'on admire dans la place de Saint- Pierre.

Lin grand nombre d'établissements littéraires ajoutent à l'importance de cette métropole. On «luit mettre à leur tète V université ou Yuniverxità Roman a délia sapienzay une des plus anciennes de l'Europe et des principales de l'Italie; viennent ensuite le collège Romain, fonde depuis longtemps par les jésuites, qu'on peut regarder comme une autre université, et auquel sont annexées une riche bibliothèque et de belles collections d'antiquités, d'histoire naturelle, de modèles de machines, etc.; le collège de la Propagande , où des indigènes de l'Inde, de l'Abyssinie, de la .Syrie, de l'Arménie et de la Grèce sont instruits par des professeurs pour aller répandre dans les contrées les plus éloignées les lumières et les bienfaits du christianisme; une célèbre typographie est attachée à cet établissement, où l'on a imprimé des ouvrages en plus de trente langues différentes et avec leurs caractères respectifs; malheureusement depuis la révolution française ce collège a perdu une partie de ses ressources et de son importance; le séminaire Romain , bel et utile établissement considérablement augmenté et perfectionné dernièrement par les soins du savant cardinal Zurla; les collèges Nautre.no , les collèges Anglais, Mandais , Ecossais et dix-sept autres tous plus ou moins considérables; X institut des sourds-muets, celui de Ripa-Grande où l'on instruit dans tous les arts et métiers environ mille enfans des deux sexes; plusieurs écoles des beaux-arts pour les élèves de l'empire d'Autriche, de la France, de l'Angleterre, du royaume des I>eux-Siciles; \% académie romaine de Saint-Luc , où dix professeurs habiles enseignent la peinture, la sculpture, l'architecture théorique et pratique, la géométrie perspective , l'anatomie, l'histoire, la mythologie et les costumes. Parmi ses nombreuses sociétés savantes nous citerons : V académie des Arcades , une des plus renommées et des plus anciennes de l'Europe ; celle des Nuovi Lincei ou d'histoire naturelle, a laquelle est joint un observatoire; Y académie théologitpte de l'université de Rome ; la pontificia academta romana d'archeologia , dont le but est l'illustration des mouumens anciens et

•<l" AIUU C.K Dl GÉOGRAPHIE.

la rectification des erreurs débitées sur les plus connues; la Tibcrina ; \x Latina; la Fdarmoniea ; la Filodrammatica-Romana. Parmi les nombreuses bibliothèques publiques ou qu'on peut regarder comme telles, on doit citer au moins : la Vaticana déjà mentionnée, la Casanatense dans le couvent de la Mincrva, Y llessajtdrina dans le bâtiment de la Sapienza , VAn- Seliva et X Aracœlitana dans les couvens de Saint-Augustin et d'Ara-Cœli. Outre les superbes musées d'antiques et les galeries de tableaux déjà mentionnés en parlant du Vatican et du Capitole, il faut nommer les musées d'anatomic et d histoire naturelle de l'hôpital Saint-Esprit, le musée de minéralogie de la Sapienza, le jardin botanique et V observatoire dépendant de l'université, et la belle galerie attachée à Xacatlémic de Saint-Luc; le musée Kirkerianum d'histoire naturelle et celui à' antiquités au collège Romain ; V étude de mosaïque , qui est peut-être le premier établissement de ce genre qui existe. Les nombreuses et magnifiques qplleltioDs appartenant à des particuliers n'entrant pas dans le cadre de cet ouvrage, nous nous bornerons à signaler à l'attention du lecteur les ateliers dtpeinture et de sculpture qui forment un des principaux traits caractéristiques de cette métropole; il n'y a pas d'étranger instruit qui ne s'empresse de les visiter et qui n'ait eu l'occasion d'admirer les chefs-d'œuvre que renlerment l'atelier de peinture du célèbre Cnmuecini et ceux qui assignent une place si distinguée aux ateliers de l'immortel Cauova , dirige par un de ses élèves les plus distingués, et de M. Thorwaldsen, dont les productions rendent moins sensible la perte du Praxitèle italien. Nous ajouterons enfin que l'on vient de fonder sous les auspices du prince héréditaire de Prusse un institut de correspondance archéologique , partagé en quatre sections, suivant les quatre jays où se trouve le principal théâtre de pareilles études, l'Italie, l'Allemagne, la France et l'Angleterre; on se propose d'ajouter d'autres sections pour la Grèce, la Suède, la Hollande et la Russie; c'est la plus grande association savante que l'on ait encore établie; elle contribue déjà à étendre la sphère d'une science qui de nos jours a fait tant de progrès en publiant des annales et en admettant indistinctement à participer aux découvertes nouvelles les savans àe tous les pays du monde civilisé qui font de l'archéologie le sujet de leurs recherches.

On se formerait une idée très imparfaite de Rome si l'on passait entièrement sous silence les monumens et les débris des somptueux édifices qui décoraient l'ancienne ville, et qui, malgré leur vétusté et les dévastations des barbares , forment encore un des plus beaux ornemens de la résidence des successeurs de Saint-Pierre. Nous en signalerons les plus remarquables.

Le pont Ailiut, construit par l'empereur Adrien, et nommé aujourd'hui pont Saint - Ange, uu tle\ plus magniGques de l'Italie; il est encore le plu» beau de ceux qui traversent aujourd'hui le Tibre.

La Cloaca marinm, |e plus considérable des ancien» égouLs ; c'est uue voûte qui étonne par sa bailleur et par sa largeur, et qui sert encore à son ancienne destination, quoique sa construction remonte au ri*" siècle de Rome , c'est-à-dire aux temps des Tarquin*.

I? aqueduc d' Icqua-Verginr , construit par Agrippa, et qui se dégage par la belle fontaine de Trevi; et reux de Y tcqua-Mnrtia et de V Acqua-Paola sont lei principales constructions de ce gt ure qui , comme aux beaux temps de Rome, fournissent abondamment d'eau excellente les nombreuses fontaines de cette ville.

Le Pnnt/icon, bail et dédié par Agrippa à tous les dieux . est aujourd'hui l'église qu'on

UESCRIPTION DK IrXUOFF.

appelle la Rolonda ou Sainte-Marie-de-la- Rotonda consacrée à ton* les saints. C'est l'édihce le miens. conservé de l'ancienne Rouie ; on admire son majestueux portique qui est soutenu par seize colonnes de grauil de dimension* colossales, et sa vaste coupole quia servi, sinon de modèle, du moins d'étude pour toutes celles qu'un a construites depuis, ("est dans ce temple que reposcut les restes mortels des grands hommes de l'Italie morts a Rome. Le joli temple rond de Vesta, aujourd'hui de la Madonna del Sole et les débris de plusieurs autres temples, tels que ceux de la Lune, de Jupiter Stator, el de la Paie, le plus vaste et le plus somptueux de tous ceux que Rome possédait au temps de sa plus grande spleudeui ; et les débris de plusieurs autres qu il serait trop long de uommer.

Le cirque d s Carac alla , le seul qui subsiste encore des dix que possédait Rome; ce vaste et bel édifice se trouve aujourd'hui au milieu des champs et des vignes; sou arène est convertie en pre ou eu jardins potagers, et les belles pierres , qui formaient la ligne tpinea ainsi que les statues oui éle enlevées.

Le Cotisée, bâti par Vespasieu ; c'est le plus vaste amphithéâtre counu après celui de Calane; il en a péri presque la moitié. Ce magnifique monument vient d'être décombré et ressort dans tout sou lustre.

Les restes du théâtre de Marcellus élevé par Auguste, consistant en un certain nombre d'arcades à double étage, qui forment un quart de cercle, el fout l'admiration de tous les connaisseurs.

Les ruines des thermes de Titus et de Cnracalla; on voit encore 1rs murs extérieurs des vastes palais qui, sous le nom de thermes, servaient de bains publics; ils donnent une idée de leur immense étendue. On y avait placé 1,600 sièges de marbre pour la commodité des baigneurs des deux sexes, qui y trouvaient des Iwins de toute espèce, même d'eau de mer. Ces bains é'aient distribués dans de grandes salles dont les voûtes extraordinaire* meut hautes reposaient sur des colonnes de marbre le plus rare ; les cuves dans lesquels on preuait les bains étaient de marbre fin, de granit oriental ou de porphyre. On avait encore ménage de vastes bassins pleins d'eau , pour ceux qui voulaient s'exercer à nager. Une foule d'esclaves de l'un et de l'autre sexe étaient chargés de servir les baigneurs. On y voyait aussi des portiques sous lesquels on pouvait se promener, el où des marchands étalaient toutes sortes de bijoux. Il y avait de grands emplacemeus destinés aux exercices du corps et même à ceux de l'esprit : les philosophes et les rhéteurs s'y assemblaient pour donner des leçons à la jeunesse; les poêles y récitaient leurs ouvrages; les peintres et les sculpteurs y attiraient les amateurs des arts. L'intérieur de ces magnifiques édifices n'est plus qu'un amas informe de ruines couvertes d'herbages et d'arbustes ; les colonnes de marbre et les statues en ont été enlevées pour orner les palais modernes de quelques particuliers. Viennent ensuite les ruines des thermes de Dioctétien ; ces Iwins étaient encore plus grands ; Micbel-Ange eu a converti la grande salle impéricle, qui subsistait encore de son temps, en une église qui appartient aux Chartreux , eu laissant à leur place huit colonnes de granit qui occupent le centre de l'édifice.

Parmi les nombreux arcs-dc-lriomphe qui ornaient la métropole de l'empire Romain, plusieurs ont traversé les siècles et sont encore assez bien conserves ; nous citerons Varc de Titus, élevé par Trajan au triomphateur de la Palestiue ; c'est le plus beaux de ceux que possède Kome sous le rapport de l'architecture; quoique très délabré , il offre eucore dau* ses bas-reliefs le triomphe de ce guerrier sur les Juifs ; on y voit le candélabre à sept brauches, la table des pains de proposition et plusieurs oruemens et dépouilles du temple de Jérusalem; l'arc d* Constantin, remarquable en ce qu'il est le mieux conservé de tous; celui de Septime Sévère, par ses bas-reliefs, et celui de Jatius , par sa couservatiou.

Un petit nombre de colonnes monumentales ont échappé à l'action du temps et à la fureur des barbares qui à différentes époques ont saccagé Rome. Nous citerous les trois principales qui subsistent encore : la colonne Automne, qui donne le nom à la place Colonne, dont elle fait le plus bel ornement; c'est un trophée magnifique, tout en marbre, élevé par le sénat à l'empereur Antonin- le-Pieux; les bas -reliefs qui l'entourent en spirale dans toute sa hauteur, représentent divers évènemens des guerres des Romains sous Antonio et sous Marc-Aurèle ; on l'a restaurée en 1D89. \Acotonn* Trajane, regardée comme le plus beau monument de ce genre que les anciens nous aient laissé; des l>asrelicfs en spirale , offrant l'histoire militaire de Trajan , eu reeouv reut toute la surface ou y

compte ?,5oo figures d'un dessin et d'une exécution admirables. La colonne rostrale de DuiUius; c'est le plus ancien monument de ce genre qu'il y ait à Rome; elle a environ douze pieds de haut et a été érigée par le sénat pour conserver la mémoire de la victoire navale remportée sur les Carthaginois l'an 494 de la république; elle est à présent au Capitule.

Les obélisques qu'où a retirés des mines , quoique originairement apportés d'Egypte , font encore partie des antiquités de Rome et flgurent parmi ses plus beaux ornemens. Elle en compte dix sur pieds; le plus grand de tous est celui qui décore la place de Saint-Jean-de-Latran; viennent ensuite ceux de la place Saint -Pierre, de la Porta del Popolo et celui de Moute-Pincio.

Le mausolée d'Adrien, aujourd'hui le château Saint-Ange , était un des roouumens les plus remarquables de l'ancienne Rome. L'empereur Adrien lui-même le fit construire. Sur une base carrée , d'une vaste surface, s'élevaient eu pyramide arrondie, trois ordres d'architecture , le tout en marbre de Paros. Chaque ordre se composait de colonnes de granit et de porphyre, qui formaient de superbes galeries décorées de statues et de bas-reliefs des meilleurs maîtres Ce monument qu'on appelait Mole Adria/ia, à cause de sa masse prodigieuse , était terminé par uue magnifique coupole, surmontée d'une pomme de pin de bronze. Apres avoir servi de forteresse nu\ Golhs, de retraite aux petits t y nuis qui désolaient Rome pendant le ixr et xe siècles il fut transformé en citadelle régulière par l;rbaiu VIII. L'ancien tombeau en forme le corps principal , qu'environnent quatre gros bastions. On y conserve le trésor de l'église, les bulles et les chartes de la cour de Rome, et 00 y tient enfermés les prisonniers d'état. Au centre du monument est une vaste salle peinte à fresque par Jules Romain , avec des antiques estimés. Une immense galerie le met en communication avec le palais du Vatican. Viennent ensuite le mausolée d'Auguste, dont les débris annoncent encore sa magnificence; sur les ruines de ce palais de la mort, où chaque membre de la famille d'Auguste avait un asile, un a bali un théâtre , où l'on donue de temps en temps des combats de buffles et où tous les dimanches , pendant la belle saison, se rassemble beaucoup de monde pour jouir de la . musique et des feux d'artifices qu'on y donne. Le mausolée de Caius Cestius, monument remarquable par son antiquité et par les peintures faites à la détrempe qui existent encore dans son intérieur ; c'est une grande pyramide carrée bâtie en pierres et en briques, et revêtue de marbre blanc; ses environs servent maintenant de sépulture aux protestant établis à Rome. Le mausolée de Cecitia Metella , qui se distingue surtout par la beauté de son architecture et celle des marbres employés dans sa construction.

Le magnifique palais des Césars sur le mont Palatin, commencé par Auguste, continué par Tibère, embelli des trésors de la nature et des chefs-d'œuvre de l'art par Cali- -nla, Néron, Domitien et autres empereurs, est entièrement enseveli sous des jardins modernes.

On cherche eu vain le Capiiolc,où étaient conduits en triomphe les rois et les dépouilles des peuples , où Jupiter avait un temple magnifique et Rome son sénat. Nous avons déjà signalé les beaux édifices coustruit sur son emplacement d'après le plan de .Michel-Auge.

Le Forum Rjmanum , autrefois couveit de temples, de palais, d'arcs-de-lriomphc , de trophées, de statues de héros et de dieux , où se trouvait la tribune aux harangues, où le peuple romain pendant tant de siècles jugeait les nations et décidait du sort des rois; cette plate auguste a perdu jusqu'à son uom : on ne la connaît que sous l'ignoble déuominaliou de Campo f'aicino , parce qu'on y tenait autrefois le marché aux vaches. Mais le dernier pape , qui a déjà tant fait pour les progrès de l'archéologie , a ordonné qu'on déblayât cette vaste place à l'instar du forum de Trajan, qui sortit pour ainsi dire de terre sous l'administration des Français. Déjà les déblais se font avec activité et intelligence, et uu des premiers résultats fut la découverte de la première colonne milliaire, regardée comme le centre du vaste empire Romain , et qu'on avait jusqu'à présent cherchée sans fruit.

Nous nvons vu dans l'Introduction à la description de l'Italie qu'elle rst la place qu'occupe Rome parmi les villes commerçantes et industrieuses de cette contrée. Ici nous ajouterons que la magnificence dcplovcc dans

INSCRIPTION DE L'ETROPE.

les cérémonies religieuses, l'illumination du château Saint-Ange et de la coupole de Saint-Pierre le soir de la fête de ce saint, et le carnaval sont ce que la moderne Rome offre de plus important à voir après ses magnifiques moniimcns. Son carnaval , quoiqu'il ne dure que huit jours, est un des plus beaux de l'Italie; pendant ce temps ce ne sont que mascarades, courses de chevaux et jeux de toute espèce; les masques font quelquefois des quadrilles et des marches pompeuses.

Les campagnes de Rome jadis si florissantes sont en proie à un air malsain et offrent un aspect désolé. L'œil fatigué de voir partout des champs presque incultes n'a pour se reposer que des débris de tombeaux et les restes des aqueducs qui fournissaient de l'eau et en fournissent encore à cette capitale. Néanmoins dans un rayon d'environ 18 milles, on trouve une foule de lieux célèbres dans l'histoire; plusieurs sont encore assez importans pour mériter quelques détails. Nous signalerons au moins les suivans :

Tivoi i, sur leTevcrone, petite ville épiscopale d'environ f»,ooo Anu s, non remarquable par sa situation délicieuse que par ses antiquité*. Il faut voir la cascade du Teverone, les ruines du temple de la Sibylle 011 plutôt de y esta , relies de la villa ou campagne de Mécène , et dans les environs les restes impnsans de la magnifique villa Adruvia, ou de la maison de plaisance de l'empereur Adrien. Ou reconnaît encore parmi le* vastes masures de cette dernière le logement des gardes prétoriennes ; on dislingue dans l'un de ses deux théâtres le portique extérieur, les salles qui servaient aux acteurs, l'orchestre tt autres parties. Le palais était carré; la salle où Adrien donnait ses audiences, a cent pas de long snr soixante-dix de large; dans une galerie voùlîe qui est au-dessous, on aperçoit des restes de fresques , une suite de chambres , des salles , des temples domestiques, mais fort dégradés. Ce qu'il y a de mieux censervé, est une galerie tournante qui fait partie d'un temple voûté et couvert; les peintures de la voûte ont eucore de l'éclat. A l'extrémité d'un grand bassin est un temple de Neptune On y remarque encore d'antres édifices, des escaliers, des restes de colonnades, de portiques', de grande» cours, de corridors, de péristyles , d'aqueducs ; enfin on y reconnaît remplacement du lycée, de Y académie , du prytanée , du pa cile tt Athènes , du canope d'Egypte, du trmpé de Ttiessalie et de tout ce que l'antiquité avait de plus célèbre, qu'Adrien avait vu dans ses voyages et qu'il avait voulu imiter. Les fouilles faites à différentes époques dans ces superbes ruines ont produit une partie des précieux mnnumens de sculpture et de mosaïque antiques que l'on admire aujourd'hui dans le musée de Rome

VfxurTiu, \ille épiscopale, mal bâtie, d'environ 10,000 âme,*, mais importante par quelques beaux édifices et par ses antiquités. On y admirait autrefois le musée Horgia, disséminé aujourd'hui en partie a Rome et en partie à Naples; son illustration a donné lieu à plusieurs ouvrage* importans. A 1.0*210. petite ville épiscopale, d'environ a,4oo âmes, agréablement située, non loin du lac de ce nom; plusieurs grands seigneurs de Rome y ont des maisons de campagne; on y distingue surtout le palais Corsini. On y voit tout près Castel Gaudolfo, bâti sur les bords du lac, avec un beau palais, où le pape vient passer une partie de l'été. Fhascati , l'ancienne Tmculum, petite ville épiscojwle. d'environ 4,000 âmes, bâtie à mi-côte d'une montagne, au milieu d'une campagne délicieuse que les grands de Rome viennent habiter pendant les plus fortes chaleurs de l'été; elle se recommande par plusieurs antiquités et surtout par les restes de la maison de ( sceeon.

Scbiaoo , petite ville de 1,000 âmes , non loin du Teverone, avec un château du pape et les restes du palais de Néron. Ostia, à l'embouchure du l ibre, jadis florissante lorsqu elle était le port de Rome, et maintenant presque entièrement abandonnée à cause du mauvais air; sa population concentrée autour de la cathédrale ne s'élève qu'à 360 âmes.

Viterbe, ville épiscopale , assez bien bâtie, au pied d'une montagne et environnée de jardins, de vignobles, et de maisons de campagne appar-

tenant à des familles distinguées de Rome . qui viennent y passer une partie de la belle saison. La cathédrale et \v palais du gouvernement sont ses principaux édifices. La place est remarquable par sa régularité. Viterbe possède aux environs tfcs bains minéraux assez fréquentes. Ou estime sa population à environ i3,ooo âmes.

Dans iid rayon de 26 milles à la ronde on trouve : Montefmscoue , Onùeto , Todi , Terni, Amelia , Narni, Otricoli, Magliano , Civita Castellana , Baccano , Xcpi , Bonàglione , C'mta-Vecchia, Toi fa, Cor/tcto, Piano di Voce, Ponte- Bodio , Mont alto . Toscanella , Canino , Bolsena , Bracciano et Aquapeudente , dont presque tous sont sièges d'un cvùché ou dounent le titre au diocèse, et sont remarquables sous plus d'un rapport. "Nous signalerons surtout les suivans :

Orvieto, remarquable par sa belle cathédrale gothique, par son vin excellent et par sa population qu'on estime à près de 8,000 âmes. Tram , par ses antiquités et surtout par sa magniliquecrtieWe^/kiVarmore.forn'.éepar leVelino; pop. environ 5,oooâmes. Ma uni e( >Kn , par leurs beaux aqueducs; Narni est eu outre remarquable par sa grande antiquité supérieure même à celle de Rome , et par son beau pont dit Saneiùnazio , construit par les Romains. Roîcchiliojib , par sa papeterie et ses usiues de 1er. Haccajto, par sa riche mine de soufre. Mo^Tt riAscoxn, par son un renommé. Ruuua et Rracciaso, parleur position près des lacs auxquels elles donnent leurs noms.

CivtTA-VxcctiiA , petite ville épisropalc d'environ 7,000 babitans, importante par se* fortilications, par ses chantier» militaires, par son arsenal et surtout par son port franc et son commerce. Tolfa , par sa riche mine d'alun. Consero, 1»i\no-oi-Voce , Pohti- Rooio, Moxtalto et Caniso, lieux très petits, mais qui vieuuent d'acquérir une grande célébrité par la découverte récente des uecropolis des anciennes villes étrusques de Tarqttinie , de Coriolo, de Vulci et de G ravisent , due en très grande |>artie aux fouilles faites sous la direction et aux Irais du prince de Canino, ainsi que par la discussion soulevée par ce savant sur la priorité de la civilisation des Étrusques; discussion déjà débattue avec très peu de succès par les plus célèbres antiquaires italiens et élraugers du siècle passé, et dans laquelle viennent de s'engager des savaus illustres tels que Ciampi, Vermiglioli , Orioli , Itossi, Niehbur, Raoul-Rorhette et autres. Les fouilles faites dans la necropoli de Tariptinie près de Cornelo ont donné tes résultats les plus imporlans; on y a découvert 5()1 hypogées. Parmi les objets déterrés se trouvaient : uu bouclier ciselé de plus de trois pieds de diamètre et richement orné de figures d'hommes et d'animaux ; diverses partit s d'un char; un grand nombre de vases; des plaques d'or sur brou/cet faisant partie d'une armure; des bijoux d'or; des petites idoles eu tcire bleuâtre, absolument semblables à celles qu'on trouve par milliers dans les catacombes de l'Kgypte. Quelques-uns de ces tombeaux ont offert des peintures très bien conservées représentant des jeux et des repos funéraires, dont quelques-une» d'une grande beauté; d'autres étaient accompagnées d'inscriptions. Tout récemment MM. Kossnti et Mauzi, encouragés par la riche moissoii d'antiquités étrusques, faite par le prince de Canino en pratiquant des fouilles sur le même territoire, otit découvert les thermes de Tarquinie , de superbes mosaïques et trois temples étrusques avec leurs sanctuaires respectifs. Les necropolis de Coriolo, de l'ulci et de (Iraviscœ offrent des tombeaux plus castes, mais il parait qu'où n'y a pas trouvé jusqu'ici de peintures, non plus que dans les tombeaux grecs de la Grande- Grèce; mais en revanche il s'y est rencontré un assez grand nombre de ces vases peints qui servaient sans doute aux mêmes usages, et qui , par les représentations mystiques et funéraires dont ils sont ornes, remplissaient dans ces tombeaux étrusques, aussi bien que dans les sépultures grecques , le même objet que les peintures observées dans les grottes de Corneto, dans celles de Chiusi , et dans quelques autres tombeaux de la Campague de Home, qui était primitivement un territoire étrusque.

Nous ajouterons qu'entre Ci vi là-Cas tellana et Nepi se trouve le fameux ermitage taillé dans le roc par Joseph -André Rodio; ce solitaire, décédé en 1819, y travailla assidûment pendaut quinze ans; ou y admire surtout la maisonnette, la chapelle, l'escalier de i \\ inarches, partagé eu cinq vastes paliers, l'oratoire et la sacristie ; un nouvel ermite occupe déjà cette demeure .solitaire, visitée tous les ans par uu grand nombre de curieux.

D&SCKIPTIO.N DE L'EUROPE.

Pkrouse (Perugia), ville épiscopale, bâtie sur une petite montagne peu loin de la rive droite du Tibre , au milieu d'un territoire fertile et bien cultivé. Sa nombreuse population, qu'on porte à environ 3o,ooo âmes, quelques beaux restes d'antiquités , VumWrsite , le mus* r d'antiques , la bibliothèque , de belles églises, surtout celle tlel Jestt , un beau thctîtie et quelques manufactures de soie , lui assignent un rang distingué parmi les principales villes de l'Etat du Pape. Nous ajouterons que eVst tl.uis c elte v illc* qu'en i8aa on a découvert la grande inscription étrusque illustrée récemment par le savant professeur Vermiglioli.

lia us un ravou de 10 ni il 1rs à la ronde de IViousc on trouve : f.'ubbio, Xoura, Àssisi, Folii.no, rrtvi et Todi dans 1rs confins dont état, et ( 'ltin.it el t'ortonn sur le territoire Toscan, toute» ville» épuropales. Nous signalerons surtout à ratleuliuu du lecteur : Fo- Litiso, importante par son corameree et par ses fabriques de bougies, de draps, de papier, ainsi que par ses confitures très estimées; elle a un musée d'antiques et parait avoir environ u,oooàmes. Asmsi , renommée par le tomlwau de saint François d'Assisi qui y attire encore tous les ans un grand nombre de pèlerins; pop. environ 4,000 âmes. G t on 10 , importante par sou industrie el par ses antiquités, parmi lesquels un doit citer les fameuses tables Eugtdùnet qui exercèrent tant la sagacité de Lanzi pour déchiffrer ce monument étrusque; pop. environ 4,000 hsihilans.

Axcost. , ville épiscopale assez bien bâtie en amphithéâtre , sur le penchant d'une colline qui s'étend sur la mer Adriatique, avre un port franc et environ 3o,ooo habitans. La cathédrale , h bourse, l'ancien arc-dc-triotnphc qui orne l'entrée de la Rue- Neuve, sont ses constructions les plus remarquables. Le môle aussi mérite d'être mentionne. Ancône est assez, industrieuse et la première place marchande de l'Etat du Pape. Depuis peu elle est le siège d'un tribunal d'appel pour les délégations d'I rbin-et-Pesaro , de Macerata-et-Camerino, de Fermo-et-Ascoli et de celle qui porte son nom.

Dans un rayon de 30 milles autour de cette ville on trouve Sinigaglia , tesi, Cingoli , Mactrata , Recanati , Loreto cl Osimu, toutes ville» épiscopales ou donnant le titre a des diocèses remarquables, à l'exception de Cingoli, par leur population et sous d'autres rapports. On doit surtout mentionner : Suim;a<:i.ia , importante par son port et particulièrement par sa foire, qui est la plus grande de l'Italie et une des principales de l'Europe ; pop. enviioti $,000 âmes. Mackrava , par son université, ses établissemens littéraires, et par sa popolatiou qui dépasse 12,000 âmes. I.orkto, par le célèbre sanctuaire de Notre- Dame, connu sous le nom de la Sinta-Casa ; cette dernière se trouve dans l'intérieur d'un temple magnifique, don' le trésor, quoique beaucoup moins riche qu'on ne le disait, était, avant sou pillage, un des plus considérables de la chrétienté; pop. environ 8,000 âmes.

Rixrxi, ville épiscopale, assez grande, mais peu peuplée, située près de l'embouchure de la Marccchia, qui n'y forme plus qu'un petit port pour des bateaux de pêcheurs, à cause de la retraite de la mer. De belles rues, plusieurs places ornées de fontaines, un grand nombre de maisons bien construites, plusieurs belles églises, une bibliothèque publique assez riche, et plusieurs restes itnportans des anciens édifices qui ornaient cette ville, la rangent parmi les plus importantes de l'Etat du Pape. \S arc-de~triomphe d' Auguste à l'entrée de la ville , un des mieux conservés , et le superbe ftont , près de la porte Saint-Julien , construit en marbre blanc sous les empereurs Auguste et Tibère à la jonction des deux routes consulaires la Flaminienue et l'Émilienne, sont les deux constructions anciennes les plus remarquables de cette ville, dont la population parait s'élever au-dessus de 1 5,ooo âmes.

arrégé Dp. gâugraphie.

Dans un ravon de 26 mil Ici autour de Rimini ou trouve Cesenatico, Cet via, Ravenne , Forli , Forlimpopoli , Cesena , Savignano , Sun-Angelo in l'ado, Urbania , Urlnno , Fossombione, Fano , Pesaro el la république indépendante de Saint-Marin , toutes sièges d'un évcché ou donuaul le titre à un diocèse , à 1'exceptiou de Ce>enatico et de Forlini|>opoli , et remarquables par leur population à l'exception de Cesenatico , Ccrvia, San-Augelo in Vado, Urbania et Fossombronc. !\otre cadre nous permet de signaler seulement les suivantes:

Raveitxk (Ravenua), ville archiépiscopale, située entre le Monlone et le Rouco, près d'un lerrein marécageux qui en rend l'air malsain. Celle ville si florissaute au temps de* Romains, si peuplée dans les vu" et vue* siècles lorsqu'elle était la résidence des exarques qui gouvernaient l'Italie pour les empereurs d'Orient , ne compte plus qu'environ 16,000 habitaus. Mais si les superbes édifices bAtis par les Romains et par Théodoric oui disparu sous les atérissemens qui ont fiui par combler entièrement son port où Pompée et Auguste faisaient hiverner leurs flottes, d'autres édifices assez bien conservés rappellent son ancienne tnaguiOcence. Nous citerons entre autres la grande et belle église octogone de Saint- Vital et le baptistère de l'église de Saint-Jean- Haptiste, édifices dont la construction remonte, selon M. San-Quintino, à la première moitié du vi* siècle , et doivent par conséquent être rangés parmi les plus anciens temples du christianisme; celle de Saint- Vital est aussi remarquable parce qu'où peut la regarder cumnic l'original d'après lequel Charlemague fît construire la magnifique cathédrale d'Aix-la-Chapelle. Viennent ensuite la cathédrale et Y église Saint- Apollinaire des Camaldules , dans la ville , el hors de sou enceinte, vers l'ancien port, celle de Sainte- Marie de la Rotonde; celte dernière était primitivement le tombeau que la célèbre Araalasonte éleva à son père le grand Théodoric , et imitation du mausolée d'Adrien; c'est une rotonde à deux étages dont le premier est enterré; un seul bloc de pierre d'Istrie de 3i pieds de diamètre hors d'uuvre eo forme la coupole. Le musée d'antiquités et la bibliothapie publique ue doivent pas être oublies. Dans une de ses églises reposent les eeudres du Dante, réclamée* plusieurs fois eu vain par les Toscans.

Ckrvia, très petite ville d'environ 4,000 habitaus, mais importante par ses immenses salines. Forli et Cfsrna , par leur industrie et par leur population dont ou estime celle delà première à iG,ooo âmes, et celle de la seconde à environ 13,000. Crbij», par son université et parce qu'elle est le siège d'un archevêché; pop. environ 7,000 âmes. Faso el Pesaro, par leurs ports et leur commerce; celle-ci compte environ iî.ooo habitans ; ou eu accorde près de 1 5, 000 a Fano.

Bolocîie , belle et grande ville archiépiscopale, industrieuse, commerçante et la plus importante de l'état, après Rome. Elle est située sur le canal de Bologne , entre le fteno et la Savena , au milieu d'une campagne délicieuse, couverte de jolies maison» et de villages; sa population dépasse aujourd'hui 71,000 habitans. l>es maisons sont en général bâties ou revêtues de pierres de taille avec des portiques en arcades , élevés au-dessus du niveau de la rue , en sorte qu'on peut parcourir cette ville à l'abri des injures du temps, à pied sec et sans être incommodé par les voitures. On doit remarquer que ces portiques sont très communs dans un grand nombre de villes de l'Italie, surtout dans celles de sa partie septentrionale; ils contribuent beaucoup à leur donner une physionomie toute particulière. Parmi les uombreux édifices qui font l'ornement de Bologne on doit citer la cathédrale dédiée à Saint- Pierre , dont on admire la nef; {'église de Saint- Petrone, où se trouve la fameuse méridienne tracée par Cassini; ïéglisc des Cèles tins; les bntimens de l'ancienne université, où se trouvent maintenant les écoles élémentaires, et celui de Y institut ; Y hôtel des monnaies; Je théâtre Communale , un des plus grands de l'Italie; les palais Caprara, maintenant aux héritiers du prince Eugène Beauharnais; Ranuzzi , aujourd'hui appartenant au prince Bacciocchi; Fantuzzi ; Tanari; et ceux de Xambccari et Santpirri , remarquables par leurs belles collections de ta-

bleaux; on ne doit pas oublier la tour des Asinelli , la plus haute de l'Italie ; et colle de Garisendi, remarquable parce qu'elle est inclinée de huit pieds deux pouces; et la magni(ique/u/7/'/*>Jc de \cptunc qui orne la grande place; c'est un beau groupe en bronze, travail de Jean Bologn?.

Bologne s'est toujours distinguée et se distingue encore par ses importans établissemens littéraires, à la tète desquels on doit mettre Y université, une des plus anciennes de l'Europe et actuellement une des principales de l'Italie; le jardin botanique, un des plus beaux et des mieux entretenus de l'Europe méridionale; Ylstituto , établissement magnilique, où se trouvent une des plus riches bibliothèques de cette partie du monde et des collections superbes de chimie, de physique, d'anatomic, d'antiquités et un bel observatoire; \ académie tics beaux arts , où plusieurs professeurs enseignent tout ce qui est nécessaire pour former des artistes habiles dans tous les genres; elle possède deux superbes galeries de sculpture et de peinture ; dans cette dernière on admire la Sainte-Cécile estimée le plus beau tableau de Raphaël, et la Mtuimne du Rnsario de Dominichini ; le lycée philharmonique , qu on peut regarder comme une des principales éeolcs de musique de l'Europe; plusieurs professeurs y enseignent tout ce qui se rapporte à cet art aussi agréable que difticile. Parmi les différentes sociétés littéraires que possède Bologne nous citerons Yacadémie de' Filofù'co/ogi ou jurisconsultes comme la plus importante. Cette docte cite, la plus centrale de l'Italie a toujours revendique l'avantage d'appeler dans ses murs les divers artistes de musique pour qu'ils y fassent choix des lieux où ils désirent montrer leurs talens; aussi Bologne est-elle depuis long-temps le centre principal des engagemens pour les artistes des théâtres de l'Italie. On doit ajouter que sous le gouvernement italien c'et.iit dans cette ville que se rassemblait le collège des savans (dotti) du royaume d'Italie , tandis qu'à Venise se rassemblait celui des négocions et à Milan celui des propriétaires (possidenti).

Dans les enviroiu immédiats, qui sont d'une beauté remarquable, on trouve le fameux sauctuaire de La Ma donna di San- Litca auquel on va par un portique de 690 arcades,qui renJeut ce pèlerinage très agréable aux dévots; le beau moua.stèrrde ia Certosa (Chartreuse) changé eu un des plus beaux cimetières de l'Italie ; et celui des Olivélains de Saint-Michel in Bosco, d'où l'on a une vue superbe sur la ville.

En décrivant un cercle autour de Bologne avec un rayon de 10 milles, l'espace inscrit offre plusieurs villes et lieux remarquables sous plus d'un rapport, tels que: Memenu, gros bourg d'environ S.ooo habilaus; Imola, ville épiscopale de 8,000; CAsrsr. Saa-P<etho et Castel Frauco, joli» bourgs ; Cento, petite ville épiscopale, d'environ 4,000 habitans. Sur le territoire modeuais ou trouve Mode** et Finale.

Ff.rrarf. ( Ferrara), ville archiépiscopale, fortifiée, grande, mais mal peuplée et malsaine à cause des marais qui l'environnent, située sur une branche du Pô et sur un canal qui la fait communiquer au Pô di Maestro. Parmi ses édifices les plus remarquables nous citerons la cathédrale , le nouveau palais du gouvernement, Y ancien palais ducal et le tfiéâtre. Ferrare, dont la population s'élevait jadis à plus de 60,000 Ames, lorsque la cour de ses ducs était le rendez-vous des littérateurs les plus distingués de l'Italie, ne s'élève maintenant qu'à environ a 4,000 habitans. Cette ville possède une université y une bibliothèque publique où l'on conserve les manuscrits de l'Arioste, du Tasse, de Guarini et d'autres poètes célèbres, cl quelques autres établissemens littéraires assez importons. On doit ajouter

AKRKGh DE GEOGRAPHIE.

que depuis quelque temps Ferrare est le siège dn conseil du célèbre ordre souverain de Jérusalem de Malte , et qu'elle a une citadelle, grande, forte et régulière, qui est présidée par les troupes de l'empereur d'Autriche.

Peu loin sur le Pô on trouve : Ponte di Lago-Sc uro , petite ville très importante par son commerce de transit, auquel son port franc a donne une grande extension dans ces dernières années, pendant lesquelles la population a beaucoup augmenté; on croit qu'elle dépasse aujourd'hui 5,ooo âmes.

On doil encore signaler parmi les villes remarquables de l'État du Pape les suivantes*:

Tkrracimc, ville épisropale de la délégation de Frosinonc; elle passe pour èlre un' des séjours les plus malsains de l'Europe, ce quelle doit aux marais Pontius à l'extrémité méridionale desquels elle est située. On y remarque surtout une vaste place environnée de beaux édifices , le palais construit par Pie- VI et plusieurs restes de sou ancienne splendeur , tels que la façade d'un te m y le de Jupiter , les ruines d'un château de Théodoric et des travaux élevés par Antoniu-le-Pieux pour la construction d'un port qui est maintenant comblé. On voit aussi dans les envirou* les restes considérables de la t oie Appienne; pop. euvirou 4,000 âmes.

Sroi.ifro , ville épisropale, chef-lieu de la délégation de ce tiom, assez giaude mais peu peuplée, remarquable surtout par les restes de sou antique magnificence , tels que le tempie de la Concorde, les ruines des temples de Jupiter et de Mars , le palais construit par Théodoric, V arc de-triomphe appelé la porte d Annibal ou di Fuga , V aqueduc el le pont sur la Maroggia bois de la ville, attribués aux Romains; ce dernier est regardé comme le pont le plus baut de toute I Europe; l'aqueduc passe sur un de ses côtés; pop. environ r,ooo âuies. Un y a découvert dernièrement un pont romaiu magnifique, près de la porte de la ville; il était enterré. Pitou.tco, petit village sur le lac de ce nom, remarquable par un des plus beaux échos que l'on connaisse; il répète très distinctement un mts endécasyllabe. Rieti, ville épiscopale, renommée depuis le temps des Romains par la grande fertilité de son territoire, el encore importante par sou industrie, par quelques beaux édifices, par sou lycée et par les restes d'anciens bitimen» qu'on vient d'y découvrir; l'ancienne Fia Salaria la traverse; pop. environ 12,000 Ames.

Ftr.Mo, ville archiépiscopale, importante par son université secondaire, et par plusieurs beaux édifices parmi lesquels se distinguent surtout la cathédrale el le théâtre; pop. sans la banlieue, 7,000 âmes. Près de Porto-Fcrmo , dans une campagne délicieuse, Jérôme Bonaparte a fait bâtir un calais magnifique où se trouvent deux belles collections de statues et de tableaux.

CxMERmo, assez jolie ville épiscopale, remarquable surtout par sou université secondaire; pop. environ 7,000 âmes.

Fabriako, ville épiscopale, importante par son industrie, surtout par ses fabriques de papier el de parchemin ; pop. euvirou 7,000 âmes.

Fakkza , ville épiscopale, assez grai.de et assez bien bâtie, importante par son industrie et par son commerce favorisé par le canal qui la met en communication avec le Pô de Primai o; elle a donné son nom aux ouvrages de lerre cuite appelés majolica par les Italiens ; quoique cette manufacture de faïence ait |>erdii beaucoup de son ancienne splendeur, lorsque les Raphaël , les Dominicains et autres grands mailres lui fournissaient leurs dessins, elle est encore assez considérable pour mériter d'être mentionnée; pop. environ 1 4,000 âmes.

CoMAcemo, petite ville épiscopale de la délégation de Ferrare , importante i«r ses pêcheries, ses salines et surtout par ses fortifications occupées par nue garnison aulrichienue ; pop. environ 3,ooo âmes.

Dans les euclaves du royaume de Naples 00 doit surtout nommer : Bëxevsat, assez grande ville, siège d'un archevêché et remarquable par plusieurs beaux édifices, cuire autres la cathédrale et par ses antiquités; parmi ces dernières se disliugueut le bel arcde triomphe de Trajan. Celte ville a joué un grand rôle dans le moyen âge, lorsque se* duc* étaient une «les puissances prépondérantes de l'Italie. Population environ 14,000 âmes.

DESCKIPT .ON DE L'EUROPE

Royaume des Deux-Siciles.

contins. Au nord, l'Etat du Pape et la mer Adriatique. A Xest, la mer Ionienne. Au sud , la mer Ionienne, la Méditerranée et l'Etat du Pape. A X ouest, l'Etat du Pape.

PATI. Le royaume actuel des Deux-Siciles se compose des deux cidevant royaumes séparés de Naples et de Sicile, moins ses possessions dans la Toscane, savoir l'Etat des Garnisons (Stato dei Prcsidj) , une petite partie de l'île d'Elbe et le droit de suzeraineté sur la principauté de Piombino, qui par le congrès de Vienne ont été donnés au grand duc de Toscane.

FlvEUvxs. Tous les fleuves de ce royaume ont un cours très borné. Ils ont leurs embouchures dans les trois mers qui environnent cette contrée.

La MER MÉDITERRANÉE reçoit :

Le Gabigliabo et le Voltubro, qui parcourent la Terre de Labour ; le Garigliano passe par Sora ; le Volttirno par Capoue.

Le Sblb , qui arrose la PriDcipauté-Ciférietire. Le Salso, qui parcourt l'intendance de Caltanisetta en Sicile. La MER IONIENNE reçoit :

La Giabbrtta, le plus grand fleuve de la Sicile, qn'il traverse dans l'intendance de Catania.

Le (j* at* , dans la (ialabre-Cilérieure, et le Bradaao, dans la Rasilicate, ont leurs embouchures dans le golfe de Tarente , branche de la mer tonienite ; le C.rate baigne Cosenxa , et le Bradano , Acerenxa.

U MER ADRIATIQUE reçoit:

L'Ofawtb, le Cah»rlaro et le Fortorr , dans la Pouille; l'Ofante passe par Conz».

La Pkscara et le Troitto , dans TAbnuze; la Pescara passe par Popolo , a une petite (Ils Lance de Cbienli et par Pescara.

DIVISIONS ADHINISTRA1T7IS. Tout le royaume est actuellement partagé en ai provinces ou intendances, subdivisées en 75 districts, réparties en 663 arrondissemens; 1 5 intendances appartiennent au royaume de Naples proprement dit , et forment ce que le gouvernement appelle les Domaines en deçà du Phare ( Dominj al di quà del Faro ) et 6 appartiennent à la Sicile, qui dans les bureaux est nommée les Domaines audelà du Phare (Dominj al di là del FaroJ.

Nova osa Irtkhdahces. Chrps-Lieux, Villis rr Lieux im plus rkmar-

QUABLRR.

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