‹ Abrégé de géographie (volume 2)Chapitre 13 sur 320 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Du système de l'univers.

Si, pendant une belle nuit, nous portons nos yeux vers l'immensité de l'espace que pré* «ente la voi'm- apparentedu firmament, nous y voyons les étoiles, dont, au premier conp-dVril, le nombre (tarait très grand, mais qui se réduit à enrirondeox mille, lorsqu'on veut les compter. Mais, si nous aimons nos yeux d'un télescope, ce nombre augmentera en raison de la force amptiative de cet instrument, de manière que nous parviendrons à en apercevoir plusieurs millions, sans qu'on puisse dire jusqu'à quel degré ce nombre s'accroîtrait, si nous pouvions inventer des inMrumens encore meilleurs. Tous ces astres ne sont que des corps lumineux , qui , comme notre soleil , luisent d'une lumière qui leur Appartient; l'analogie in* sinur que ce sont autant de sol t-il* , autour desquels , comme autour du notre, se meuvent d'innombrables mondes ou planètes. Oe cette hypothèse si probable de l'astronomie, nait U plus haute idée que l'homme puisse concevoir de la toute-puissance du créateur et de la suprême sagesse de l'anteur d'un ouvrage si bien ordonné, si magnifique et si étendu.

Le senl système que les astronomes soient parvenus à connaître avec certitude est celui dout notre soleil est le centre, et qu'ils appellent pour cela système solaire Placé près du centre de gravité des corps qui forment son système > cet astre lumineux compte n planètes , \% tatellites et un nombre indéterminé de comètes qui tournent autour de lui par l'effet de U gravitation, en recevant de cet astre la lumière et la chaleur.

La ligne de la révolution que parcourent tons ces corps opaques, c'est-à-dire obscur» par eux-mêmes, soit autour du soleil , soit autour des planètes principales, s'appelle orbite. Les planètes et leurs satellites ont une figure sphérique, et tournent sur leur axe pendant qu Viles effectuent leur révolution autour du soleil ou autour de leur planète principale.

La Terre , que nous habitons , est une de ces planètes. Elle est animée comme les autre* de deux moovemeos. Nous devons i celui de rota ion, qu'elle exécute en a 3 heures 56 mi-

nutes et 4 secondes, le mouvement apparent du soleil, qui produit l'alternative du jour et de la nuit ; nous devons à celui de projection autour du soleil , ou à son mouvement annuel , qu'elle opère en 365 jours 5 heures 48 minutes et 4 5 seconde!, le mouvement apparent annuel du soleil , qui produit l'alternative des faisons.

I.e soleil surpasse de beaucoup eu masse et en volume la totalité du volume et de la masse des corps qui tournent autour de lui.

Les planètes peuvent être divisées en deux classes : les apparentes et les télescopiaues. Les premières sont visibles à la vue simple, et ont été connues dès la plus haute antiquité ; les secondes ne peuvent être vues qu'avec le secours des télescopes , et n'ont été découvertes que depuis peu. Ces dernières sont : Vraniis, découvert par Herschel en 178 i ; Gérés , par Piazzi en 1 8o i ; Pallas , par Olbcrs en 1 802 ; Junon , par Harding en 1 804 ; et l esta, par Olbers en 1807.

Voici les noms des 1 1 planètes, énoncées d'après l'ordre de leur distance du soleil : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Vesta, Junon, Cérès, Pallas, Jupiter, Saturne H Uranus.

Toutes ces planètes , ainsi que uous l'avons déjà indiqué , sont autant de corps opaques , qui ne sont visibles que parce qu'ils réfléchissent la lumière du soleil ; tous se meuvent autour de cet a>tre, d'occident en orient, dans des orbites presque circulaires et très peu inclinées sur le plan de son équatcur. H n'y a que les 4 planètes découvertes récemment: Cérès, Pallas, Junon et Vesta qui s'écarlent de la ligne de Péeliptique de plus de 90, c'està-dire qui dépassent les bornes du zodiaque. (On désigne les degrés par" placé à la droite et un peu au-dessus du chiffre qui en exprime le nombre ; les minutes par et les secondes par Celte remarque doit s'étendre à tous les passages de cet abrégé où il sera question de degrés et de leurs subdivisions.)

tas orbites des planètes n'étant pas exactement circulaires, mais elliptiques, il en résulte qu'une planète n'est pas toujours à la même distance du soleil. On appelle distance moyenne celle qui lient le milieu entre la plus grande et la plus petite.

il faut aussi remarquer que les planètes primaires, qui sont les plus rapprochées du soleil , telles que Mercure, Vénus, la Terre eï Mars, effectuent leur mouvement de rotation dans l'intervalle d'à-peu-pres 24 heures, tandis que Mars, Jupiter et Saturne, et peut-être aussi Uranus, qui sont plus éloignées t n'emploient qu'environ 10 heures pour achever leurs révolutions diurnes.

Dix-huit globes plus petits que les planètes primaires circulent autour de 4 de ers der* nières, et roulent aussi sur eux-mêmes, mais très lentement. Les astronomes modernes les ont appelés satellites ou planètes secondaires.

Les ancicus ne connaissaient qu'un seul satellite : c'était la Jjune , qu'ils regardaient à tort comme une planète principale. Les modernes ont découvert les 1 7 autres. J u pi fer en a 4 qui circulent autour de lui ; Saturne en a 7 , et Uranus 6. Toutes parcourent leur orbite duns un plan très peu incliné sur celui de la planète dont ils suivent les lois, et circulent autour d'elle dans le sens de son mouvement de rotation. I<es astronomes ont aussi découvert que tous les satellites sont doués d'un mouvement de rotation sur leur axe, mais très lent en comparaison de celui dont est animée leur planète principale. Ce mouvement est précisément égal à la durée de leur révolution autour de cette dernière , en sorte qu'ils lui présentent constamment la même face et oui des jours égaux au temps de leur révolution entière, Saturne, outre fes 7 lunes, est entouré d'un anneau immense, qu'on avait cru d'abord unique, qullersrhel a prouvé cire double, et qu'on soupçonne maintenant être une série de lames annulaires dont on ignore le nombre ; elles sout placées à de fort petites distances les unes des autres, cl sont peut-être douées de mouvemens iudépendans. Quoi qu'il en soit sur la composition de cet anneau, il est démontré qu'il tourne sur le même axe que la planète, mais un peu plus lentement: par sa position inclinée il lui donne une figure allongée, et souvent il la fait paraître cemme au milieu de deux anses.

l a troisième classe des corps opaques, qui appartiennent au système solaire, sont les comètes. Ces corps, qui out été dans tous les temps le sujet de la terreur du vulgaire, qui les considérait comme des présages de guerre, de peste ou d'autres grandes calamités, sent les moins connus des corps célestes de notre système. Il parait qu'ils se meuvent tous nutour du soleil dans une courbe particulière dont cet astre occupe le foyer et que cette courbe est une ellipse très excentriques qui coupe lïcliptique , ru l'oibile de la Inre

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