PRINCIPES (.KM R AUX
dans toutes les directions. Elles doivent leurs noms aux tfiicncs ot aux chevelures qui \e plus souvent les accompagnent, et qui -ont quelquefois d'une longueur prodigieuse. Le* astronomes modernes sont parvenus à déterminer te temps qu'emploient quelques rumetes a faire leur révolution autour du soleil. Li fameuse comète dont Halley fut le premier à prédire le retour n'achève sa révolution qu'en ;i ans environ; elle rcparailra en i8J5. vielle qu'on appelle à'Knke, parce que cet astronome a découvert de nos jour» sa périodicité, achève sa révolution en 3 aus et un tiers environ.
Les constellation* ou asterismet sont des figures tout-à-fait arbitraires, qu'on suppose dessinées sur la surface concave du ciel et auxquelles ou affecte les étoiles, qui s'y trouvent comprimes afin de tes reconnaître plus facilement : ce sont des animaux , des iiislrumerrs , des hommes atixqnels les premiers astronomes consacrèrent certains espaces célestes, mais en général sans leur donner le moindre rapport avec les ligures réelles que formes! les astres. Aux 4** constellation* des anciens, Rayer et llévelius en ajoutèrent cha- < un 12; Halley, 8 ; Lacaille, iG ; et d'autres astronomes plus récens , 1 • ; eu sorte que In •phere apparente du firmament est maintenant composée de u>8 constellations. Ci-st dans 1rs anciennes que se trouvent les étoiles les plus remarquables. On appelle constellation* zodiacales les la suivantes, qui forment le zodiaque et dont voici les noms : le Bélier, le Taureau, les Cerneaux. VÈerevuse, le Lion , la Vierge , la Balance , le Scor/>ion , le Sagittaire, le Capricorne, le ferseau et les Poissons. Ces constellai ions se ronqioscnt de 1,1 \ \ étoiles; celle du Taureau en a le plus grand nombre; celle du Bélier le plus petit ; celle-ci en compte 4a , l'autre 107.
Les hommes ont du faire de grands progrès dans l'observai ion des mouvemens des corps BÉif >lcs avant que de parvenir à la -01111.0^.1111 e <l< ■-. Mililnnr% \ei it«> (pii constituent l'a»lr<inomiè. I '« nt n »re- !c> sciences qui lui servent de base, l'illusion des sens, le défaut d'inslrumens ne permirent pas aux anciens de s'élever par l'expérience jusqu'à la connaissanev du véritable système du monde. Aristarque île Samos, Py thagoreet quelques autres philosophes grecs soutinrent , il est vrai, que le soleil était fixe et que la terre avec les autres planètes loarnait autour Se cet astre; mais celle vérité de spéculation isolée, et si contraire aux sens, n'étant pas soutenue par des démonstrations rigoureuses et évidentes, tomba dans I oubfti »
Le grand astronome Ptolémée, qui (lorïs'ait dans la première moilié dn 11* siècle de l'i re chrétienne, rassembla tout ce qu'on connaissait de sou temps en astronomie , et en lit 110 corps de doctrine. Afin d'expliquer les phénomènes que présentait le firmament , il supposa, d'après l'opinion vulgaire, que la terre était immobile au centre de l'univers, et que les 7 piamiUs alors connues, parmi lesquelles il rangeait la lune et même le soleil, étaient placées autour d'elle à différentes distances. Au-dessus de ces planètes il y avait le Jîrmaffemt Jrs étoile*, et plus haut une voûte de cristal, ensuite une antre voûte, et enfui la voûte extérieure du ciel, qui enveloppai! toutes les autres. Toutes ces sphères tournaient autour de la terre dans l'espace de ai heures, indépendamment des résolutions périodiques qu'elles achevaient dans un intervalle de temps plus considérable. Ce système , si contini • à la réalité, fut adopté par tous les philosophes jusqu'au \ m' Merle. ( opernir, dégoûté de < 1 absurdités, reproduisit l'opinion d'Aristarquc et dePythagore, et publia en 1 543 son système, qui est celui êê la nature. Mais il était trop contraire aux sens et aux préjugés qui dominaient depuis si lougttemps pour être généralement reçu. Le célèbre astronome Tyco-Rralie lui-même, qui connaissait les impcrlci lion* de relui de Ptolemée, ne pouvant se résoudre à reconnaître le mouvement de la terre, imagina en iâ"86 un nouveau système, qui, sans offrir toutes les absurdités de celui de Ptolémée , n'en élait pas moins erroné et contraire aux observations. Quelques autres astronomes le modifièrent; mais tout en admettant la résolution diurne de (a terre, ils s'accordaient tous à nier son mouvement annuel. Il était réservé au célèbre Galilée de mettre en évidence toutes les erreurs de ces systèmes , et de démontrer par un grand nombre d'argumens invincibles la stabilité du soleil et le mouv« ment de la lerre. Le grand Kepler, par la découverte des trois lois du mouvement des planètes, et le grand Newton par celle des lois de la gravitation, achevèrent de mettre en pleine évidence la vérité du svstème de Copernic et de renverser les vains et absurdes systèmes lie, T ancienne école.
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