‹ Abrégé de géographie (volume 2)Chapitre 144 sur 320 · GO · texte numérisé non relu

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el célèbre sou» le nom de Bokhda-oola {montagne Sainte en kalmuk), le Ho g du de Pal las, le Siue-chan (mont Neigeux) et le Pé-chan (mont Blanc) des Chinois. Du Bokbda-oola , le Tbian-chau se dirige a l'est vers Barkoul , où au nord de Hami ou Khani il , dans le Tbian-chan-nau-lou , il s'abaisse brusquement et s'aplanit au niveau du désert élevé, nommé le Grand-Gobi ou Chamo parcouru par les bordes des Mongols, et après une grande interruption se relève au nord de la grande courbure du Houang-ho , sous le nom de Gadjar ou ln-chan. Dans sa marche vers l'est, arrivé dans le voisinage de Barin dans le Paya des Mongols, le Gadjar se confond avec la chaîne neigeuse nommée Ta-hang, qui sépare le Chan-si du Trhy-li, et avec la crèle montagneuse qui, procédant du nord au sud sous le nom de Khingkhan-oola, forme la réunion de l'Altaï avec le Tbian-chau. La ebaine que l'on pourrait regarder comme la priuripalc paraît encore s'avancer vers l'est, où elle se rattache, d'un coté aux Montagnes de la Corée et de l'autre à la Chaîne Maritime qui longe la côte du Pavs des Mandchou* : c'est à la première de ces deux branches qu'appartient la Montagne Blanche (Golmiu chayan alin), si célèbre daus l'histoire des Maudcboux. Du côté de l'ouest , le Thian-chan se prolonge vers l'occident, d'abord entre Gouldja et Koutché, ensuite entre le lac Teuiourtou ou Issi-Koul et Akson , et file vers Samarkand , eu séparant les sources du Siboun de celle* de l'Amou. Dam celte longue marche le Thiau eban reçoit les noms de Mo uz-tagh (le Moussai t de Strahlcul<erg) , à l'est de la chaîne transversale du Bolor, et celui $ A sfe rali , à l'ouest de n lie chaîne; ensuite en luuruaul au sud-ouest , à-peu-près sous le méridien de kodjeud , » lle prend le nom A'A k-tagh (mont Blanc ou Neigeux) dénomination sons laquelle elle expire daus les plaines ondulées où commence le grand abaissement de terreiu qui environne la mer d'Aral et la mer Caspienne.

Outre les rhaim s secondaires que nous avons mentionnées en traçant la marche de In chaîne principale du cote de l'orieut , on doit aussi nommer les Monts A lâcha n, qui longent le côté occidental de la grande courbure du Houang ho. et qui paraissent réunir la partie du Thian chan nommée les monts Gadjar à la ebaine septentrionale du grand nœud du Khoukhou-uooi , nommée Xan-chan ou Ki-lian-chan , qui appartient au groupe du Kucuiun. Du côté de l'ouest nous nommerons : VA la-tau qui s'élend au nord du Tbian-chau vers l'ouest, depuis l lh jusque vers Turkestan, en traversant le cours du Tchoui; le Ming-bonlak , au nord de Khokand et presque parallèle à l'Asfcrah. On pourrait classer ici la chaîne du Bolor , qui , dans sa marche du uord au sud . forme trois nœuds remarquables en joignant entre eux les groupes de l'Himalaya et du Kuen-lun, du Thian«chan et la ebaine secondaire nommée Ala-tau.

Groupe du Kuen-lun, dit aussi K oulk ou n et Ta r t a c h~d av a n , qu'on pourrait encore nommer groupe Tibet a i n-Chi n o i s , à cause des deux régions principales qu'il travers*;. Nous le ferons commencer avec M. de Humboldl à l'ouest du T h so un g-lin g (moûts des Ognons ou Bleus). Il se rattache, comme on l'a dit plus haut, à la chaîne transversale ou secondaire de Bolor : suivant les livres chinois il en forme la partie méridionale. Selon des renseignement récens, on pourrait regarder YHindou-koh comme son prolongement vers l'ouest, contre l'opinion généralement admise qui regarde cette dernière ebaine comme une continuation de l'Himalaya. Eu attendant qu'on dissipe ces doutes nous laisserons cette vaste chaîne k l'Him&laya. Il reste encore beaucoup d'obscurité sur la direction de la partie orientale du Kuen-lun. Après avoir bien médité sur tout ce que nous ont dit sur les montagnes du Tibet, de la Chine et de la presqu'île au-delà du Gange, les missionnaires, les voyageurs les plus réceiis, INI M. Abel Remusat, Klaproth et de Humbuldt , nous croyons qu'on pourrait décrire de la sorte la direction et les principales branches de cette partie du Kuen -lun. Après avoir traversé le Tibet de l'ouest à l'est sous les noms de monts Tlisoung-ling au nord, et des monts de* gari, de Zzang et de t/Vau sud, ces branches se réunisseut de nouveau dans le K'ham ou Tibet Oriental pour y former \eXue n-lu n des Chiuois, noyau d'une hauteur prodigieuse , dont ils ont fait daus leur géographie mythologique le roi des montagnes, le point culminant de toute la terre, la montagne qui touche au pôle et qui soutient le ciel , et comme le dit si bien M. Abel Rémusat , Y Olympe des divinités bouddhiques et des tno-sse. C'est de ce plateau que parlent les hautes chaînes qui font du Tangout, du K'ham, du Szutchhouan-Occidental et du Yuu-iian , uu des pays les plus élevés du globe, et dont le niveau du sol est peut-être plus élevé que celui qui sert de base aux plus hauts

colosses de l'Hiniâlaya. Ou doit aussi ajouter que le Kueu-lun se rattache dans le Tibet au groupe de l'Himalaya par plusieurs hautes chaînes dont les pics gigantesques sont comcrls de neiges qui ne fondent jamais. Parmi les nombreuses ramifications de ce groupe, dont nous n'usons encore signaler aucune comme la principale, tant est encore imparfaite l'orographie de cette partie de l'Asie, nous nous bornerons à citer les suivaulcs, qui nous paraissent être les plus remarquables.

i° La longue chaîne que nous proposons de uommer Birmano-Siamoise, du nom des deux états doul elle touche les frontières ; elle traverse toute rindc-Transgangétique du nord au sud , depuis les coulius du Yuu-nau jusqu'à l'extrémité de la péninsule de Malaka. Parmi ses rameaux nous signalerons celui qui s'eu détache. au nord-ouest ; il traverse le Bon g, le Kalhi-lchaoun, et va se joindre aux monts K/iamti sur la frontière méridionale de l'Assam a° La chaîne que nous proposons de nommer Laos-Siamoise , parce qu'elle traverse le Laos et forme la limite orientale du royaume de Siam ; elle sépare le bassin du Meïuam du bassin du Maykaouug.

3° La Chaîne Annamilique, qui traverse le Yun-nan, et sépare le bassin du Maykaoung di s Ueuves qui ont leurs embouchures sur la côte du Tonkin et de la Cochiuchine.

4° La Chaîne du Yun-ling t qui court du nord au sud en séparant par la longue série de ses pics neigeux la Chine du î ibet. I n savant orientaliste regarde cette chaîne comme le noyau de toutes celles qui parcourent la Chine , la Mongolie et la partie méridionale du Pays des Mundchoux ainsi que toute la Corée; mais nous bornerons son domaine aux montagnes qui serpentent sur le territoire de la Chine proprement dite. Le Yun-ling se réunit à la chaîne des Pc-ling, qui borne le Chen-si au sud, et y est cutironuée de plusieurs pics neigeux. Arrivée à la frontière de la province de Ho-nan elle s'abaisse, se dirige au nord-est vers le Clian-si , où elle se réunit au mont Ta -ban g. Dans le Cbcn-si même une chaîne secondaire appelée Loung, part du Pe-'ling au nord-ouest, vers le Houang-ho , où elle s'élève brusquement à la hauteur de la ueige et se réunit par l'Alach&n à la chaîue Gadjar de la Mongolie. Eu général les Po-ling marquent la distinction entre le bassin septentrional et le bassin moyen; côtoyés au nord par le Houangho, ils s'abaissent insensiblement jusqu'au rivage de la mer , où leurs dernières bautcurs viennent se terminer entre les embouchures du Houaug-ho et du Kiang. La chaîne des Nanding, naissant de l'extrémité des Yun-ling, et fort éloignée en cet endroit de l'origine des Pe-ling,s'cn rapproche eu courant à l'est, cl en envovant vers le nord-est plusieurs rameaux qui semblent accompagner les circonvolutions du Kiaug et le suivre jusqu'à son embouchure. Les monts de I ran au uord-ouot de Pèkiu et le Ta hang à l'ouest, dans le Chan-si, paraissent appartenir également à ce système aussi bien qu'à celui du Thian-cban.

Groupe de l' llimàl aya. La chaîne principale sépare les vallées de Siriuagour ou Ghcrwal, du Népal et du Boutai) de celles du Tibet , offrant dans ses colosses les plus hauts sommets que l'on ait encore mesurés sur tout le globe. Sa direction générale est du nord-ouest au sud-est ; par conséquent iHiinàiava n'est pas parallèle au Kueu-lun; il s'en rapproche tellement sous le méridien d' Attok et de Djcllal-ahad , qu'entre Kaboul , Kachemir, Ladak et Badaklicban, l'Himalaya semble ne former qu'une seule masse de montagnes a\ec l'Hindou koh et le Thsouug-ling dont nous avons déjà parlé. On ne connaît pas encore exactement les limites de l'Himâlaja du côté de l'est ; mais on pourrait provisoirement regarder le bassin du Brahmapoutre comme sou extrémité orientale. Sa partie occiueulalc, située à l'ouest du grand noeud du Bolor et en-decà de l'Indus, est connue sous le nom d'Uindou-koh ; elle traverse de l'est à l'ouest le royaume de Kaboul et le Khorassàu, où elle parait se perdre dans les hauteurs qui sillonnent le plateau élevé qui forme le sol de cette vaste contrée, où vient aussi expirer l'extrémité orientale de la chaîne du Demavcnd, que uous avons regardée provisoirement comme uue dépendance du système Tauro-Caucasien. Voici les principales chaînes secondaires qu'on peut regarder comme appartenant à ce système :

i° La Chaîne Méridionale, qui court parallèlement à la chaîne principale, formant avec cette dernière les grandes vallées du Boutan , du Népal et du Gherwal.

a° La Chaîne OriéntaU , qui , sous les noms de monts Yomadounç et AnapeJttomiou , s'étend depuis le Brahmapoulra jusqu'au cap Negrais, dans l'empire Birman; daus sa longue marche elle paraît offrir de fréquentes et fortes interruptions. On pourrait regarder

les montagnes cl les hauteurs qui sillonnent le sol du Cal char, dq Tipcrali, du Pajs des Garraous, du district de Tchitlagong , de l'Arrakan cl du Pegu Occidental, comme comprises dans sou domaine, l u rauieau de cette chaîne va joiudi e les mouU Kliamti.

3° La Chaîne Occidentale , que nous proposons de nommer Salomon' lirait oui h , du nom que portent ses deux parties principales; elle se détache de l'Hindou kr.li au sud de Kaboul, entre celte ville et Pichaouer , et va presque droit au sud à travers l'Afghaui»tan et le BaloutcliMan Oriental; les rameaux qui s'eu delacheut à l est et à l'ouest foraient les chaînes secoudaires qui parcourent ces deux sasle* contrées. Lus monts liouskeroud, dans le llaloutchistan Occidental, en se perdant insensiblement dans le plateau du Kirman d'uu coté et de l'autre dans le golfe d'Oman , au cap Dja.sk , pourraient être regardées de ce côté coumic les limites occidentales du graud système de l'Altaï- Hima lava.

Croupe Japonais ou Ma rit t m e. Nous proposous ces dénominations |>our comprendre dans une seule ilivisiuu toutes les montagnes qu'offre la longue série d iles compi les entre le cap Lopatkaà IVxtrémité mériJionaledu Kamtchatka et Iccuual de Foruiom*. L'importance, sous tant de rapports, de l'archipel Japonais qui eu occupe le milieu et la graude élévaton des pirs tic l'île Niphon nous ont engagé à préférer la première dénomination à toute autre; la seconde indique la positiou de ec groupe relativement aux quatre autres donlSe compose le système Altai-Hiinàlaya. Les nioutagues de la grande île Tarrukaï (Kaiafoulo ou Saghalicn) sont une dépendance de relies de la chaûic principale qui traverse l'ile Ieso. Pour éviter d'inutiles répétitions nous reu voyous à la description des empires Chinois et Japonais et de l'Asie-Kusse pour tout ce qui concerne le* détails des îles appartenant à ce groupe. Ici nous dirons seulement que ses plus hauts pic* se trouvent dans les iles Formose, kiousiou, Niphun tt Ie*o.

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