TABLEAU DES POINTS CULMINANS DU SYSTÈME ABYSSINIEN
Teim.
VAtnba Gechen a.3oo??
V Amba-Haï et le Beyeda, dans le Samcn , au royaume de Tygré. i»o/x>??
La source du Bahr-et-Azrtk , dans la proviuce de Gojam x,65a
Le mont Lumalmon. ï»7^a
VAmba-Hndji, dans le royaume de Tygré i,a3q
Le mont Taranta »,î*9
SYSTÈME NIGRITIEN ou CENTRAL. Nous proposons ou l'une ou l'autre de ces dénominations pour désigner le système qui embrasse toutes les montagnes de la Séoégambie, de la Guinée, du Soudan proprement dit de nos cartes et du Congo. Dans ce vaste espace, qui forme la région que nous avons nommée Nigritic, l'état imparfait de la géographie ne permet encore de désiguer aucune chaîne comme principale. Comparant entre elles les meilleures relations des voyageurs et les oui-dires les moins vagues des indigènes, il uous semble qu'où pourrait y distinguer trois massifs ou nœuds principaux où se trouvent les plus grandes hauteurs, et d'où partent différentes chaînes. Ces massif* sont : le Sknegambieic, dont on a extraordiuairement exagéré la hauteur ; il comprend le plateau du Foula- Djalo , du Kouranko, du Soulimana el du Sangara; il offre les sources des plus grands fleuves de l'Afrique-Occidentale et Centrale, c'est-à-dire du Djoliba , du Sénégal , de la Gambie, du Rio-Grande , de la Rokelle ; il s'en détache à Test la chaîne vulgairement nommée Kong, qui est beaucoup moins élevée qu'on ne l'avait cru jusqu'à présent. Le secoud massif, qu'on pourrait nommer Nioritibu, parce qu'il embrasse les pays arrosés par le Niger ou Djoliba et par ses affluens, s'étend sur la plus grande partie de l'empire des Fellatah, le Haoussa, le Yarriba, leDjacuba, l'Adamova et le Mandara. Les derniers voyages de Denham et de Clapperton et Lander , nous représentent le Haoussa dans l'empire des Fellatah comme couronné de plusieurs chaînes de montagnes d'une médiocre élévation au-dessus de leurs plaines, qui elles-mêmes ne sont qu'un plateau peu élevé. Dans le Zegzeg , il s'en détache une chaîne qui , à travers le Gouari, le Zamfra, le Youri et le Yarriba, va se réunir vers le sud-ouest à la chainf Kong; une autre chaîne, prenant la direction de l'est-sud-est à travers le Kurry-Kurry, le Djacobaet l'Adamova, va joindre les montagnes du Mandara; les pics les plus méridionaux de ces dernières ainsi que ceux qui s'élancent sur le sol de l'Adamova, paraissent être les points culminans connus des moulagncs de la partie centrale de ce système. Cette chaîne parait s'étendre à l'est jusqu'au Dar-kulla. Les explorations futures nous diront si un prolongement vers l'est la rattache, comme quelques géographes le supposent, aux montagnes
de la Luue, dont nous avons parîe dans le système Abyssinien. Ou prétend qu'une chaîne secondaire se détachant , dans l'Adatnova, de la chaiue de Maudara, forme la jonction de celle-ci avec les montagnes et les pics élevés du pays des Calbongos , qui jusqu'au voyage de M. Douville ont été les monts counus les plus hauts de tout ce système, bien que presque aucune géographie u*en fasse mention. La chainc Kong cou ti nue sa direction vers l'est , traverse le royaume de Tarriba , et vient aboutir aux pics sus-mention nés des Calbougos dits aussi Camerones. Le troisième massif, qu'où pourrait nommer AcsTfui. , à cause de sa position , relativement aux deux autres , ou bieu du CoUco , à cause de la contrée où il se trouve, s'avance bien avant sur le grand plateau Austral datiS T Afrique-Intérieure. Mais, d'après les communications que nous devons à l'obligeance de M. Douville, la direction de la chaîne principale n'est pas du nord au sud , comme le représentent toutes les meilleures cartes, mais du nord-est au sud-ouest. 11 en part plusieurs chaînes qui parcourent, eu différentes directions, tout le Congo; ou suppose qu'un de ces rameaux , procédant au nord-ouest , va se réunir aux monts du paya des Calbougos , tandis qu'une autre chaîne moins considérable part de ce même pays et longe la côte jusqu'au cap Saint-Jean ou Serra sur la côte de Gabon. Dans le tableau cidessous nous nous sommes bornés à offrir les hauteurs les plus considérables que Ton ait mesurées jusqu'à présent, et à offrir des conjectures sur quelques pics de la Nigrilic- Centrale. Quanta celle de la Nigritie-Méridionalc, nous remplacerons par les mesures prises par M. Douville des trois montagnes les plus élevées de la chaîne centrale, les conjectures et les erreurs que l'ou avait débitées sur l'orographie de cette partie de l'Afrique , parmi lesquelles ou doit ranger surtout la grande hauteur que l'on accordait à la Scrra-Frio, aux monts de Cristal au sud , et aux monts du Soleil au nord.
TABLEAU DES POLNTS CULMINANS DU SYSTÈME N1GRITIEN.
Toi*».
Le mont Loma , source du Djoliba aS*
Le point culminant de la Sierra-Leone 435
Le Pain de Sacre 3q4
Les points culminans de la chaîne principale dan» le royaume de Yarriba. 45o? Les points culminans de la première chaîne dans le Mandant , au sud de Mora. . 3?5
Le pie de Mendefy, dans la chaîne principale du Mandara. i.aoo??
Les monts Camerones dans le Pays des Calbongos 9,aoo?
Le mont Zambi, dans le royaume des Molouas. 2,4 5tf
Le volcan Zambi , dans le Libolo (Afrique-Portugaise) s,38o
Le mont Maria, dans le Cambambe (Afrique-Portugaise). a,6oo
SYSTÈME AUSTRAL. En attendant que des voyageurs intrépides nous mettent en état de tracer la ligne de démarcation entre les eaux qui se rendent dans l'Atlantique et celles qui se jettent dans l'Océan- Indien , nous croyons plus prudent et plus convenable de réunir dans un massif séparé toutes les montagnes de la région que nous avons nommée de Y Afrique-Australe > et toutes celles qui appartiennent à la région de l'Afrique- Orientale , depuis le cours connu ou supposé du haut Cuama ou Zambeze jusqu'aux environs de Mélinde. Cette division nous parait d'autant plus convenable que nous savons , par le voyage de Campbell , qu'un plateau aride s'étend au nord-ouest des montagnes qui sillonnent le pays des Cafres Betjouanas , et que les rapports des Portugais parlent de rivières considérables qui courent au nord-ouest. Le plateau du Mocaranga, au nord, èt celui de VHottentotie, au sud , nous semblent être les massifs les plus remarquables d'où partent les chaînes principales de ce système. Sa position méridionale, relativement aux trois autres , nous a engagé à le nommer système Austral. Les fameux monts Lupata , que le savant Malte-Brun , sur l'autorité d'autres géographes , étendait en 181 3 depuis le cap Gardafoui (G uardafui) jusqu'au Cap-dc- Bonne-Espérance , et auxquels plusieurs auteurs donnent le nom d'Épine du monde, ue paraissent s'étendre tout au plus que jusqu'aux environs de Mélinde, et encore ce n'est qu'après s'être extraordinairemeut baissés. Ou pourrait regarder provisoirement comme un prolongement méridional des Lupata les hauteurs qui, à travers le Manica, le Chikanga, le pays des Cafres-Maquinis et Betjouanas , des Hottentots Coran as et Bosjemans, vont se rattacher aux Monts de Neige dans l'Ataque- Austra le- Anglaise. Ces derniers se dirige ut vers l'oue»t sous la dénomination de Xieuweid,
après avoir envoyé une branche qui court à l'ouest-nord -ouest sous le nom de monts Karri (Karree), à travers le pays des Bosjemans. Les Nieuweld , dans le district de Tulbagh , se partagent en plusieurs branches; une va d'abord au nord , ensuite au nord-ouest , sous les noms de monts Roggeweld et monts Khamies ; uue autre va au sud-ouest en prenant les dénominations de monts Wittemberg et monts Bokkeweld, et finit au cap de Bonne-Espérance. Une branche du tiokkeweld, se prolongeant à l'est, forme le Zwartberg t qui, avec les Nieuweld sus-meotionnés , forment les contrescarpes méridionale et septentrionale du plateau nommé le Grand-Karrou , dans la colonie du Cap.