CONFEDERATION AN GLO- AMERICAINE
POSITION' ASTRONOMIQUE. Longitude occidentale, entre 700 et i»7a. Latitude boréale, entre a5" et 5a*.
CONTINS. Au nord , l'Amérique -Anglaise. A Yest , le Nouvrau- Brunswick dans l'Amérique- Anglaise , l'Océan-Atlantique et le canal de Bahama. Au sutl, le détroit ou canal de la Floride, le golfe du Mexique et la confédération Mexicaine. A l'ouest, la confédération Mexicaine et le Grand-Océan.
PATS. Cette puissante confédération se compose actuellement : i° Des XIII Provinces , nommées avant la guerre de l'indépendance les Colonies Anglaises de l'Amérique-du-Nord; la partie orientale de leur territoire , à quelques exceptions près, forme les XIII États, dont l'indépendance a été reconnue par le traité de paix entre la France et l'Angleterre en 1783. 20 D'une portion du Canada, qui a été cédée à la même époque. 3° De la Louisiane et dépendances, vendue par la France en i8o3. 4° De quelques parties du territoire ci-devant dépendant du Mexique et cédé dernièrement par les Espagnols. 5° Des Florides cédées pins tard par l'Espagne.
LACS. A l'exception du lac Michigan , qui appartient entièrement aux Etats-Unis, la Confédération partage avec l'Amérique- Anglaise les quatre autres grands lacs nommés Supérieur, Huron, Erié et Ontario. Les autres lacs principaux à l'est des montagnes Missouri -Colombiennes (Rocky- Mountains) sont : le Champlain; le lac des Bois et de la Piuic ou lac Long, vers les sources du Mississipi ; les lacs Oneida , Caruga, Seneca et George, dans le New- York; le lac fVinnipiseogce , dans la New-Hainpshire, remarquable par son immense profondeur. Les principaux lacs à l'ouest des montagnes Missouri-Colombiennes sont beaucoup plus grands; nous nommerons le lac Otchenankane , le Cutsamin ou Earbobs et le Fiat-Bon; dans le district de l'Oregon. Voyez à la page 938.
ILES. Les Etats-Unis en ont un grande nombre le long de leurs côtes,
sur l'Atlantique et sur le golfe du Mexique; elles forment cette immense série de lagunes qui constituent un des traits principaux de la géographie physique de cette région, et le grand delta du Mississipi. Les principales sont : Mount-Desart , dans le Maine; Martha' s-Vineyard et Nanttiket , dans le Massachusetts ; RJiode , qui donne le nom à l'état de Rhode- Island; Long (Longue), dans le New- York; Smiths, dans la Virginie; Port-Royal y Hilton-Hcad et Sainte-Hélène , dans la Caroline-Méridionale; Ossabaco, Supelo et Cutnberland , dans la Géorgie; Amelia , dans la Floride ; cette dernière est devenue célèbre dans les guerres qui de nos jours ont désolé cette partie de l'Amérique, et était le centre de la contrebande qu'on faisait lorsqu'elle dépendait de l'Espagne.
FLEUVES. Tous les fleuves qui arrosent le sol de l'Union se rendent à cinq mers différentes, savoir ; la mer d'Hudson, le Golfe de Saint- Laurent , l'Atlantique , le Golfe du Mexique et le Grand-Océan. Nous négligerons les courans d'eau qui appartiennent à la mer d'Hudson, parce que ce n'est qu'une fraction de la partie supérieure de leur cours qui appartient au territoire de la Confédération. Nous tracerons le cours des autres principaux fleuves d'après les mers différentes, auxquelles ils aboutissent.
Le GOLFE DU SAINT-LAURENT reçoit :
Le Saiht-Laoiieht, dont nous avons parlé à la page 934. Ce grand fleuve ne touche que pendant une petite partie de son cours le territoire de l'Union; mais eu revanche, une très grande partie des eaux qui appartiennent à son bassin t se trouve dans ses confins. Parmi les afflucus du Saint-Laurent et des grands lacs qui versent leurs eaux dans ce fleuve, on doit surtout nommer par leur importance :\c Kami nisti qui a elle Saint- Louis, regardés comme les sources du Saint-Laurent; ils se rendent dans le lac Supérieur; le Menomenie, afflueul de la Baie- Verte, golfe du ÎWicliigan; le Chicago t dont le cours est très borné, mais qui est très important, étant destiné à joindre ce grand lac au bassin du Mississipi par rillinois, auquel aboutira le canal projeté; le Maumee et le Cuyahog a , petits afflueus du lac Erié, mais très importans, le premier étant destiné à joindre par un canal ce lac à KO ua bâche (Wabash), affluent de l'Ohio, et le second joignant déjà par le grand canal de l'Ohio ce même lac au Scioto, autre affluent de l'Oliio; le G eues et et YOswcgo, autres petits affluens du lac Ontario, mais non moins importans que les précédons; ils forment deux communications entre ce lac et le grand canal de l'Erié qui joint ce lac à l'Oeéan-Atlantique par l'Hudson , auquel il aboutit; le Sorel, dont le cours appartient à l'Amérique- Anglaise , mais dont la plus grande partie du bassin , formé par les lacs Cbamplaiu et George , est renfermée dans les contins de l'Union. Voyez le Canal Champlain à la page 1006. L'OCÉAN-ATLANTIQUE reçoit :
Le Sairt-Jxa.it , dont la seule partie supérieure du cours appartient au Maine; tout le reste est compris dans les limites du Nouveau-Brunswick.
Le Schoodic (Saiutc-Croix) , formé par la réunion des deux branches : la Sautts- Caoïx proprement dite et la Schoodic. Ces deux branches ont leurs sources, la Sainte- Croix , au nord, et la Schoodic , au sud , dans deux séries de lacs; ce fleuve sépare le Nouveau-Brunswick , dans l'Amérique- Anglaise, du Maine, dans la Confédération. On l'appelle aussi Passa* aquoddy , du nom de la baie où il aboutit.
Le Penobscot. C'est le plus grand fleuve du Maine ; il passe à Bangor et se jette dans la baie Penobscol ; la P i s c a t a a u a , à la droite , est son principal affluent
Le Kkmkkbec, formé par deux branches : I'Aiidroscocgii*, qui est l'occidentale et qui sort du lac Umbagog ou Mooscctocmaguutic, et le Kehkebec proprement dit, qui sort du lac Moose-Head. Au dessous de la jonction de ces deux branches, le Kennebec ressemble plus à une baie qu'à uu fleuve; il arrose la partie occidentale dn Maine.
Le Piscataqua. Malgré sa petitesse, nous mentionnons ce fleuve, parce qu'il forme Ja limite entre le New-Hampshire et le Maine.
JPTION DE L'AMÉRIQUE. 1001
Le MaaanuAC prend sa source dans les Montagnes-Blanches (Wliite-Mountains), trarerse du nord au sud le New-Hampshire, entre dans le Massachusetts, où, après avoir fait un grand coude à Test, il débouche dans l'Atlantique. Le Merrimac baigue Concord dans le New-Hampshire , Chelsmford et Newbury-Port daus le Massachusetts. Le canal de Middlesex joint ce fleuve au port de Boston.
Le CoxHEcricuT ; c'est le plus grand fleuve du New-Haropshire et du Vermont , qu'il sé|iare l'un de l'autre, ainsi que du Massachusetts et du Connection t, qu'il traverse. Il baigne Windsor dans le Vennonl; Springfield, daus le Massachusetts; Hartford, dans le Connecticut , et se jette dans le bras de mer nommé Long-Island-Sound , formé par l'île Longue (Long) et la côte du New-York et du Connecticut.
L'Hunsoir; c'est le fleuve principal du New-York, dont il traverse du nord au sud la partie orientale; il est aussi le plus grand courant du New-Jersey, dont il baigne l'extrémité nord-est. Ses affluenssont peu importai», nous ue citerons que le M o ha wa k à la droite; ce dernier passe par Rome, Utica et Schenectady. Mais ce qui rend ce fleuve bien remarquable, ce sont les travaux hydrauliques faits dernièrement : le grand canal d'Éric joint l'Hudson au lac Erie , et le canal de Sandy-Hill le met en communication avec le lac Champlain. Ce fleuve baigue les villes de Sandy-Hill, Troy, Albany, Hudson et New- York; c'est uu peu au-dessous de cette grande ville qu'il entre dans l'Atlantique.
Le Delawake est formé par la réunion de deux branches qui descendent du Catsberg dans le New-York, sépare cet état de la Pennsylvanie, celle-ci de la Virginie ; il baigne ensuite la partie orientale de l'état auquel il donne son nom. Ce beau fleuve baigne Wilford, Easton, Trenton, Philadelphie et Chester daus la Pennsylvanie, et New-Castle dans le Delaware, après quoi il entre dans la magnifique haie k laquelle il donne le nom. Ses principaux affluens à droite sont: le Lehig, qui baigne Northampton etEasIon; cet affluent est remarquable par les travaux hydrauliques auquels il a servi de base; le Schuylkill, qui passe par Reading, où commence le grand Canal Union, par Noristowu et par Philadelphie , au-dessous de laquelle ville il entre dans le Delaware.
L'Ele, petit fleuve du Maryland, dont il baigne la partie orientale, mais dont le cours est très important , servaut de base au beau canal qu'on a ouvert dernièrement pour former la jonction de la baie Chesapeake, où il se jette avec la baie Delaware. L'Elk passe par Elkstoo.
Le Susqcehahka, formé par la réunion des deux branches; le SusQCiaAirirA-Oaixirtal, qui naît dans le New-York, reçoit le Tioga à la droite, et le Lack awanna (Lackawannock) à la gauche; ce dernier est très important par les mines de bouille qu'on exploite dans son bassin , baigne Towanda , Wilkesbarre et Danville dans la Pennsylvavie; le Scsquehahha-Occidehtal , qui naît dans les monts Alleghenny , dans la Pennsyl • vanie, passe par Clearfield, Williamsport; et, après avoir reçu plusieurs affluens, se joint à Norlhumberland à la branche orientale. Le Susquehanna passe ensuite par Sundbury, Harrisburg et, au-dessous de Havre-de-Grâce , il entre dans la baie Chesapeake. Ses principaux affluens sont la J uni a ta, à la droite, et la Swatara, à la gauche, tous les deux d'un cours bomé, surtout le second, mais tous deux très importans à cause des grands travaux hydrauliques auxquels ils ont servi de base ; ils appartiennent au grand système hydraulique connu sous le nom collectif de Canal de Pennsylvanie.
Le Patapsco traverse la partie centrale du Maryland, et se jette dans la baie Chesapeake; c'est sur sa gauche qu'est située la florissante ville de Baltimore.
Le Potomac naît dans les moûts Allegheny. Dans toute l'étendue de son coure, ce fleuve forme la limite entre le Maryland et la Virginie, et traverse le district fédéral de Colombie. Cumberlaud, dans le Maryland, Georgetown, Washington et Alexandrie, dans le district fédéral , sont les villes principales baignées par cette superbe rivière , qui se jette dans la baie Chesapeake et qui est navigable pour les plus grands vaisseaux jusqu'à Washington. On a creusé cinq petits canaux pour éviter les chutes , qui entravaient la navigation au-dessus de cette ville.
Le James, formé par la réunion des deux branches : le Jackson, qui traverse le comté de Bath, et le Cowtastdive , qui arrose celui de Pendland, toutes deux dans la partie moyenne de la Virginie. Après leur jonctiou, le James passe par Patonsburg, Rich- ■tiond, cl se décharge dans la baie Chesapeake. Son embouchure entre le confluent de
l'Elizabelh et le Hampfon s'appelle vulgairement Hamptox-Roai>$. Parmi ses affluens, nous nommerons le grand Cal/posture, à la gauche; il passe par Lexington; et V Elisabeth, à la droite; ce dernier est remarquable par le canal qui joint la baie Chcsapeake au détroit d'Albemarle.
Le Roakoee, formé par la réunion du Stauwtok et du Dan, dont les sources se trouvent dans la Virginie. Plusieurs importons travaux hydrauliques out fait disparaître les obstacles opposés par l'inégalité du sol à la navigation de ce fleuve, qui parcourt la partie nord-est de la Caroline-Septentrionale et aboutit à la belle lagune nommée Albeuiarle-Souud. Voyez le Roanoke- Navigation à la page 1007.
Lu Pakplico (Pamlico) , ou la Rxvià&z ni Tas, naît dans le nord de la Caroline- Scpteulrionale, passe par Tarborough, et se jette dans la vaste lagune connue sous le nom de Pamplico-Sound.
Le Neuse traverse la Caroline-Septentrionale du nord au sud-est, passe à quelques milles à Test de Ralcigh sa capitale , à Ncwbern , et entre dans le Pamplico-Souua.
Le Cape-Fear. Ce fleuve, qui arrose la partie centrale de la Caroliue-Septeutrionale, est forme par la réunion de deux branches très inégales, dont la jonction a lieu dans le voisinage de Wilmington : la Branche-Orientale ou le East-Cape-Fear, dont le cours est très borné; et la Branche -Occidentale ou le Cape-Feae proprement dit. Cette dernière est formée elle-même par la réunion du Haw et du Deep , qui se réunissent près de Hay woodsboro ; le Cape-Fear proprement dit baigne ensuite Fayctteville. Après la jonc» ion des deux branches principales, le Cape-Fear passe par Brunswick et ensuite eutre d*us l'Atlantique.
Le Pedie (Pedee) prend sa source dans la Caroline Septentrionale, qu'il traverse sous le nom de Yadein , parcourt ensuite sous celui de Grand Pedie (Grcal-Pedee) la partie orientale de la Caroline-du-Sud, et, au-dessous de Georgetown, il entre dans l'Atlantique.
Le Sautée, qu'on regarde comme le plus graud fleuve de la Caroline-Méridionale, est formé par la réunioti de deux branches : la Wateaee, qui dans la partie supérieure de son cours arrose la Caroline-Septentrionale où on la nomme Catawba, entre ensuite dans la Caroline-du-Sud et (tasse près de Caml>den ; la Gongaree est formée elle-niènie de deux branches nommées Broad et Salvda, dont la jouctioo a lieu un peu au-dessus de Columbia. Le Santee se partage ensuite en deux branches et par deux embouchures entre dans l'Atlantique. Un canal navigable joint la Santee au Cooper , qui débouche dans le port de Cbarleston.
Le Savannah , formé par deux l>ranches : le Tugaloo et le Kioeoee , qui descendent des monts Allegheny. Le Savannah sépare la Géorgie de la Caroliuc-du-Sud; Augusta et Savannah sont les villes principales situées sur sa rive droite; Hambourg est surjla gauche.
L'Alatamaba; c'est le fleuve central de la Géorgie; il est formé par deux branches nommées I'Oaemvloee qui passe par Hartford, et I'Oconee, qui baigne Milledgeville. Après leur jonction l'Alatamaba passe par le fort James et Darien, et se jette ensuite dans l'Alatamaba -Sound.
Le Sainte-Marie; c'est un fleuve d'un cours très borné, mais remarquable par la grande profondeur de son lit; il passe par Sainte-Marie et sépare la Géorgie de la Floride.
Le Saiitt-Jeam ; il parcourt du sud au nord la plus grande partie de la péninsule de la Floride et se décharge dans l'Atlantique. Sou cours offre plusieurs singularités remarquables. Dans la partie supérieure il est connu sous le nom de Ocrlawaha; le Saint- George est la plus grande masse d'eau semblable à un lac qui soit traversée par ce fleuve. Le GOLFE DU MEXIQUE reçoit :
L'Appalacbicola; c'est le plus grand fleuve de la Géorgie; il sépare cet état de celui d'Alabatna et traverseia Floride. Il est formé par la réuniou de deux branches, doul la principale , nommée Chatahooche, descend des monts Appalaches , et sépare daos la partie supérieure de son cours le territoire occupé par les Tcberokis (Cherokees) , de celui qui appartient à l'état de la Géorgie; l'autre nommée Fiant passe par le fort Karly et par le fort Scott. Un peu au-dessous de ce dernier a lieu la jonction des dcui branches, qui sous le nom d'ArpALAcaicoLA traverse la Floride, où par plusieurs embouchures il coufond ses eaux avec celles du golfe du Mexique.
Le Mobile, formé par la réunion de la Tommcebe et de I'Alasama ; chacune dt
ce* branches est formée à son tour par la réunion de deux autres principales. Le Tombkckbb prend ce nom après la jonction du Tuscaloosa (Black Warrior) avec le Tombeckbe proprement dit; il passe ensuite par Deroopolis et Saiut-Stephens. L'Alabama est formé par la jonction de la Tauipoosa avec la Coosa, nommée Etowam dans la partie supérieure de son cours ; cette dernière passe par Etowah , capitale des Tcherokis , et par Fort-Williams; le fort Jackson se trouve au confluent de ces deux branches. L'Alabama passe ensuite par Montgomery et Cahawba ; dans cette dernière ville il reçoit à la droite )e Cahawba; plus bas il baigne Claiborne. Un peu au-dessus de Florida a lieu l'union des deux grandes branches I'Alabama et le Tombrckbb, après quoi le Mobile se partageant en deux autres branches principales dite Monite à l'occident et Tersaw à l'orient, ce fleuve baigne Mobile à l'ouest et Hlakely à Test, et entre dans la baie à laquelle il donne son nom. Presque tout le cours de ce grand fleuve appartient à l'état d'Alabama, la moindre partie à celui du Mississipi.
Le Pbarl prend sa source dans l'état de Mississipi, dont il arrose la partie sutouest et le séparant à l'extrémité de son cours de celui de Louisiane; le Pcarl passe par Jackson , capitale de l'état du Mississipi , et après un cours assez long se jette dans la lagune nommée improprement lac Borgne.
Le Mississipi; c'est le plus grand fleuve de l'Amérique - Septentrionale et un des plus grands du monde. Les géographes ne sont pas encore d'accord sur les sources du Mississipi ; après avoir examiné ce point difficile de la géographie de l'Union, il nous semble que, d'après la belle carte que M. Tanner vient de publier, on pourrait regarder les petits lacs Cassina , Petit- IVinnipeg (Little-Winnipeck) , et des Sangsues (Leech) comme les sources principales du Mississipi. Mais nous devons faire observer que ces sources sont variables; dans la saison des pluies plusieurs autres lacs, qui font communiquer le Petit- Winnipeg avec le Grand-Fork, afflueut de la Rivière-du-lac-de-la-Pluie (Raiuy-lake-Rivcr), débordant l'un dans l'autre, portent beaucoup plus loin les sources du Mississipi, et établissent une coirfninioalion temporaire entre les eaux qui se rendent dans la mer d'Hudsou et celles qui par le Mississipi appartiennent au golfe du Mexique. Le cours du Mississipi appartient entièrement aux États-Unis; sa direction principale est du nord au sud ; daus son cours immense le Mississipi passe par les forts Saint- Antoine et Crawford dans le district Huron; par le fort Annstrong, dans l'état d'Illinois; par Saint- Louis, dans l'étal du Missouri; par Natchez et la Nouvelle-Orléans, dans l'état de Louisiane. C'est après avoir reçu le tribut des eaux que lui apporte la Rivière Rouge, que le Mississipi se partage en deux bras principaux, nommés Atchafalatta, l'occidental, et Mississipi, proprement dit, l'orieutal; ces bras se subdivisent en d'autres moins considérables et forment avec les premiers le delta de ce grand fleuve, si remarquable par le grand nombre de marais, de lacs , de lagunes et d'anses qu'offre sa partie inférieure.
Les principaux affluens du Mississipi à la droilesont : la Rivière Saint-Pierre , qni traverse le district des Sioux et a son embouchure près du fort Saint-Antoine ; la Rivière des Moines, qui arrose le même district; le Missouri, qui non-seulement est le plus grand de tous les affluens du Mississipi , mais qui dépasse même de beaucoup ce fleuve sous le rapport de la longueur du cours et sous celui du volume de ses eaux. Le Missouri est formé par la réunion des trois branches dites Je/fers on, Madisson et Gallatin, qui descendent des montagnes Missouri-Colombiennes (Rocky-Mountains; Montagnes- Rocheuses); cet immense affluent traverse le district des Mandanes, celui des Sioux et l'état auquel il donne le nom, en passant par plusieurs villages des Mandanes, des Sioux et autres peuples indigènes indépendans, par le fort Calhnun, et ensuite par les petites villes de Jefferson et Saint-Charles dans l'é4at du Missouri, où au-dessus de Saint-Louis il réunit ses eaux à celles du Mississipi. Ses principaux affluens sont : la Pierre-Jaune (Yellow-Stone) , grossie à la droite par la vière du Grand-Pic (Grosse-Corne) ; le Petit-Missouri; la Rapide (Rivièrc-quicourt); la Plattc, formée par les deux branches Septentrionale et Méridionale (Paduca) ; la K o n z a s , formée par plusieurs branches; tous ces affluens sont à la droite; les plus remarquables du côté gauche, tous incomparablement plus petits que ceux de a droite sont : la R i v i c r e Jacques (Des Yanklons), la Rivière des Sioux, a Grande-Rivière et la Rivière Charaton. Le Mississipi reçoit ensuite: le
Saint-François (Saint-Francis), la Rivière Blanche (Whitc River) et VArk ans a s ; le cours de ce dernier esl très long et le volume de ses eaux très grand ; l'Ark a usas descend des pics neigeux des montagnes Missouri-Colombiennes, traverse le district des Osages et le territoire auquel il donne son nom , sépare , dans la partie supérieure de son cours, la confédération Anglo-Américaine de la confédération Mexicaine, et après avoir passé par Arkopolis et par Arkansas, il entre dans le Mississipi ; ses principaux affluens sont à la droite : le Canadien, formé par la réunion de trois grandes branches; et à la gauche la Negraka ou Grande-Rivière , VlUino'u et le Bras-Occidental de la Rivière Blanche que nous venons de nommer. Enûu le Mississipi reçoit la R i vi è re Rouge (Red River), qui vient des frontières de la confédération Mexicaine, sépare cet èlat de la confédération A nglo- Américaine et, après avoir traversé l'état de Louisiane et baigné Nalcbitoehes, il entre au-dessous de Natchei daus le Mississipi ; la H'ashita, qui sort des monts Massera dans le territoire de l' Arkansas , est sou plus grand afttueut.
Les principaux affluens à la gauche du Mississipi sont : le Wiscon sin, qui traverse le district Huron ; Y Illinois, dont les sources sout au sud-ouest du lac Michigan ; il traverse l'état auquel il donne son nom; le Sattgamo, à la gauche, est son principal affluent \\t Kaskaskia, que nous nommons parce qu'il passe par Vandalia, capitale de l'état d'Illinois ; VOhio, qui est le plus grand de tous les affluens à la gauche du Mississipi. Cette belle rivière à laquelle aboutissent plusieurs grands canaux et le grand chemin en fer qui part de Baltimore, est formée par la réunion de XAllegheny avec la M onongahela, qui a lieu à Pittsbourg en Pennsylvanie; l'Ohio passe ensuite par Mariette, Portsmoulh et Cincinnati daus l'état auquel il donne sou nom; par "Vevay, daus l'indiana; par Louisville dans le Kcntucky , et se rend ensuite dans le Mississipi. Ses principaux affluens à la droite sout : le Muskingum , qui passe par Zanesville et Marie» ta; le Scioto, qui passe par Columbus, Chillicothe et Porlsmouth, et auquel aboutit le grand canal de l'Ohio; le Miami, qui baigue Daytou; tous ces affluens traversent l'état del'Obio ; YOuabacli (Wabash), qui passe par Vincenues, efcqui est grossi par la Rivière-Blanche (White River), qui baigne Indianopolis, capitale de l'état dlndiaua, arrosé par cette rivière. Les principaux affluens à la gauche de l'Ohio sont : le Grand- Kenhawa , dans la Virginie; le Kentucky, qui donne son nom à l'état qu'il traverse et où il passe par Frankfort; la Rivière* Perte (Green-River) , qui passe par Greensbury; le Cumberland, qui arrose les états de Kentucky et de Tennessee , en passant par Nashville dans le second; le Tennessee, qui traverse l'état de ce nom et l'extrémité septentrionale de celui d'Alabama et l'extrémité occidentale de celui de Kentucky; cette rivière baigne KnoxvilJe dans le Tennessee , et Florence dans l'Alabama.
Le Sabmk, dont le cours est très petit en comparaison du Mississipi; mais il trace la limite entre les États-Unis et la confédération Mexicaine, circonstance qui lui donne une grande importance géographique.
Le GRAND-OCÉAN reçoit les fleuves suivans; ils arrosent l'immense district de l'Oregon. Les plus remarquables sont :
Le Columbia ou Orcgok, qui naît dans les montagnes Missouri-Colombiennes (Rocky-Mountains). D'après la belle carte de M. Tanner, ce grand fleuve esl formé par la réunion de deux branches nommées Flat-Hiao ou Clakk. et Flat-Bow ou Sxrrmi rionale. Elles ont un cours opposé et très tortueux. Après leur réunion le Columbia fait un grand coude et court presque du nord au sud jusqu'à l'endroit où le Lewis le rejoiut; là il forme un autre grand coude en prenant sa direction vers l'occident , direction qu'il continue jusqu'à sou embouchure dans l'Océan , qui a lieu dans les environs d'Astoria. Ses plus grands affluens sout tous à la gauche ; ce sont : le Lewis , qui est le plus grand de tous; il est formé par la réunion des deux branches dites Saptine ou Lewis- Mèridional, qui est de beaucoup la plus longue , et Lewis-Septentrional Vie Mu It nom ah, dont le cours supérieur n'a été reconnu que dernièrement ; il sort du grand lac Timpauogos dans la confédération Mexicaine, où il parcourt sous le nom de Timpanogos une partie du pays; il continue ensuite son cours vers le nord-ouest sous relui de Multnoma h jusqu'à ce qu'il joigne ses eaux à celles du Columbia dans le pays des Ouappatous (Wappatoos). VOtchenankane est le plus grand affluent à droite du Columbia ; il décharge les eaux du grand tac auquel il donne son nom.
DESCRIPTION DE I/AMRRIQUE.
ioo:>
la Caledomxa, dont le cours est parallèle et un peu plus long que celui de l'Otchenankane affluent du Colurobia. Il se décharge dans le détroit nommé canal de Géorgie, formé par la côle du continent et la grande île de Quadra-et» Vancouver.
Le Tacoctche-Tesse , dit aussi Fraser ; son cours est très borné, mais la méprise de Mackenzie , qui l'avait pris pour le vrai Columbia , lui donne une certaine importance; il a son embouchure dans le canal de Géorgie.
CABTAUX et CHEMINS EN FXB>. On petit dire qu'aucun pays du globe n'a encore entrepris en si peu de temps de plus grands travaux en ce genre que les États-Unis. Leurs cauaux et leurs chemins en fer surpassent pour la longueur toutes les constructions semblables que l'on a exécutées ailleurs, à l'exception du Canal-Impérial de la Chine, et le court espace de temps , qu'où a mis à leur exécution, est sans exemple dans les annales des nations. Il faudrait faire un traité spécial si l'on voulait seulement indiquer tous' les canaux entièrement achevés, ceux qui sont déjà commencés et le grand nombre qui ne sont encore que projetés. Le système hydraulique de l'Hudson et du lac Erié avec ses branches offre dans le seul état de New- York une ligne de 566 milles de canaux entièrement achevés. Le système de canalisation de l'état de Pennsylvanie , conçu sur une échelle encore plus vaste, présente une ligne de i,»56 milles de long, en y comprenant une centaine de milles de chemin à rainures. Cette création admirable de la civilisation de nos jours, qui fait, pour ainsi dire, disparaître la distance sons la rapidité de la marche, aura une influence sur la future prospérité des États-Unis, encore plus grande que celle que cette puissante fédération doit au système de canalisation. Les chemins en fer sont d'une si haute importance sous le rapport politique et commercial pour tous les pays qui les construisent sur une grande échelle, que tout géographe, quelque borné que soit sou cadre, ne saurait les passer sous silence sans laisser une grande lacune dans la description des pays, qu'il entreprend de décrire. Ces considérations nous ont engagé à sortir de la routine suivie par tous nos prédécesseurs, et, malgré les bornes étroites de cet ouvrage, nous avons essayé de tracer dans le tableau suivant les principaux canaux et les principales routes à rainures qui sillonnent dans tous les sens le vaste territoire de l'Union. Nous y en avons même admis plusieurs qui ne sont pas encore achevés , parce que la rapidité avec laquelle on travaille à leur construction nous garantissait leur prochaine existence. Pour éviter les répétitions inutiles nous prévenons le lecteur que leur longueur et la hauteur de leurs points culminans au-dessus du niveau de l'Océan- Atlantique, sont exprimées en milles et en pieds anglais.
Le système de canalisation des États-Unis a pris son origine dans les états de Massachusetts, de New-Hampshire et de Conneclicut. Il a débuté par le caval de M(ddlksex dans le Massachusetts; sa longueur est de a; milles; il joint le port de Boston au Merrimac , non loiu du florissant village de Lowel. Sou point culminant est élevé de 104 pieds.
Le canal dr Blacrstorr dans le Massachusetts et le Rhode-Island ; il est long de 45 milles, et il met en communication les deux villes de Worcesler et Providence.
Le caiîai. de New-Havew, partie priucipale de la grande voie hydraulique destinée à réunir le Long-Island-sound avec le lac Memphremagog dans le Vermont et le Bas-Canada; la partie depuis New-Haven, où commence le canal principal, qui est déjà très avancé , jusqu'aux chutes de la Rivière-Blanche (White-River) a au5 milles de long ; sou point culminant est à 409 pieds au-dessus du niveau de l'Atlantique. Le canal dr Farmington, qui va de Norlhampton dans le Massachusetts à New-Haven dans le Conneclicut, en fait partie.
Le CAKAL de Moaais forme une des communications entre l'Hudson et le Delaware;
AMIÉGÉ DE GÉOGRAPHIE.
il commence à Phillishurgh vis-à-vis Easton sur le Delaware, et en passant par Newark, il aboutit à Jersey-city vis-à-vis New-York. Sa longueur est de 100 milles; son point culminant est élevé de 9(5 pieds.
Le grand canal d'Erir dans le New-Yorx. C'est le plus long de tous ceux de l'Union , n'ayant pas moins de 36a nulles. Il commence à Albany, sur l'Hudson , et va presque tout droit à l'ouest, en passant par Schenectady, Utica, Rome, Syracuse, Lyon, Rocbester et Buffalo, où il aboutit sur le lac Erié. Ce grand canal ouvre uue communication entre les grands lacs du Canada et l'Hudson. Son point culminant est à 63o pieds.
Le canal Champlain va depuis le grand canal d'Eric, qu'il quitte à 8 milles d' Albany, jusqu'à Whitehall sur un affluent du lac Champlain, en passant par Waterford, Sandy- Hill et Fort-Ann. Sa longueur est de 63 milles et demi, et son point culminant est élevé de 92 pieds et demi. Ce canal, par le moyen du Sorel qui débouche dans le Saint-Laurent, établit la communication la plus courte eutre New- York et Québec, par conséquent entre le lac Erié , l'Hudson et le Saint-Laurent.
Le canal Hudson-et-Delaware, qui joint l'Hudson au Delaware en passant par Kingston , Mombacus, etc.; il aboutit à Caqienier's-poinl sur le Delaware. Sa longueur totale est de 65 milles et demi et son point culminant à 535 pieds.
Le canal Lackawaxen n'est que le prolongement du précédent ; il part de Carpenler'spoint et aboutit à Honesdale, où commence un chemin en fer de 16 milles de loug qui mène à Carboudale daus la Pennsylvanie. Sa louguetir de Carpenter's-poirçt à Honesdale est de 53 milles ; son point culminant est élevé de Si6 pieds.
Le canal d'Oswkgo dans le New-York, long de 38 milles; il commence à Satina et aboutit à Oswego sur le lac Ontario, en ouvrant une communication entre le grand canal d'Ené et le lac Ontario. Ce caual est de la plus haute importance, puisque la navigation entre ce dernier lac et le lac Erié est interrompue par la célèbre cataracte de Niagara. Voyex l'article canaux de l'Amérique- Anglaise.
Le canal de Seneca dans le New- York, de ao milles de long; il met en communication les deux lacs Seneca et Cayuga avec le grand canal d'Erié.
Sous la dénomination collective de cahal dr Pennsylvanie, les ingénieurs de la Pennsylvanie comprennent une immense ligne de 676 milles de travaux hydrauliques; elle comnu'iin' à Middletown, sur la Susquehanua, continue le long de son affluent Joniata . se prolonge jusqu'au pied des monts Allegheny , franchit cette chaîne et va joindre les branches dont la réunion forme l'Ohio. Une grande partie de cette ligne est déjà exécutée. Voici ses branches principales :
Traverse-Division (Section-Transversale); ce canal commence à Columbia sur la Susquehanna et aboutit à Pittsburg , lougcaul en partie la Juuiata et en passant par Millerstowu, Mexico, Lewislown, Hutingdon et Johustown. Sa longueur est de 3aa milles; le poiut culminant du canal à Frankistown est à 910 pieds; le point culminant du chemin eu fer qui fait partie de celte ligne esta i,38i pieds; la hauteur totale est par conséquent de 2291 pieds.
Susquehanna ou Middle- Division (Section-Moyenne); ce canal commi-nce à Duncan's-lsland et en passant par Liverpool , Northumberland , Danville, filoomsbury, Towauda, aboutit à Tioga. Sa longueur est de 204 milles; le point culmiuant est à 4 a 3 pieds.
JVe st-Branc h -Division (Section de la Branche-Occidentale) ; ce canal commence à Northumberland sur la Susquehanna-Occidentale," passe par Milton, Pcnnsboro, Williamsport, et aboutit à Dunstown. Sa longueur est de 70 milles ; le point culminant est à 1 09 pieds.
Delaware ou E a s tern <• D i vision (Section-Orientale); cette partie commence à Bristol sur le Delaware, passe par Yardleyvillc, New-Hope , M ou roc et aboutit aux ouvrages hydrauliques de Eastou construits par la compagnie de la Lcbigh. Sa longueur est de 60 milles ; le poiut culminant est élevé de 1 70 pieds.
Pittsburg - et- Erié on Western - Division (Section-Occidentale) ; elle commence à Pittsburg sur l'Ohio et aboutit à Erié sur le lac de ce nom. Sa longueur est de 168 railles.
Le Scbvtlxxll-Navigation (canal du Schuylkill) va de Philadelphie à Port Carbon
en passant par Norristown, Reading, Hambourg, Pottsville. Sa longueur est de na milles et son point culminant est élevé de 6ao pieds.
L'Uniok-Cakal (canal de l'Union) commeuce au Schu ylkill , à 3 milles au-dessous de Readiug et aboutit à Middletowu sur la Susquehanna , en passant par Bernville, Lebanon et Huinmclstown. Sa longueur est de 80 milles et son point culminaut est élevé de 3i 1 pieds.
Le Lehigu-Navigatiok (canal de Lehigk) commeuce à Easton à l'embouchure du Lehigli et finit k Mauch-Chunk , où commence le chemin eu fer qui mène aux mines de houille ; il passe par Bcthlehem , Allentown et Lchightown. Sa longueur d'Easton à Maucb- Chunk est de 47 milles; son point culminant est à 364 pieds.
Le Chesafeare-et-Ohio-Cakal (canal de la Chesapeake et de l'Ohio) part de Georgetown sur le Potomac et aboutit à Pittsburg sur l'Ohio en passant par Harper's- Ferry , Williamsport , Cumberlaud, Conuelsville. Sa longueur est de 34o milles dont 189 appartiennent au Maryland et i5i à la Pennsylvanie. Le point culminant est élevé de 1,898 pieds ; il ne compte pas moins de 3j>8 écluses (locks) et il a un tunnel ou passage souterrain de 4 milles et 80 yards de long.
Le cakal Delaware-et-Cuesapeare , achevé en i8a8, est un des plus iraportans, quoiqu'il n'ait que 14 milles de long. Il a 8 pieds de profondeur, 60 de largeur à la superficie des eaux et 36 au fond. Il est navigable pour des vaisseaux de 3oo tonneaux. Ce beau canal a coûté plus de 1 raillions de dollars, et forme la communication entre la baie Chesapeake et la baie Delaware. Il commence a Delawarc-city, sur le Delaware, jolie ville bâtie en 1 827 à 4 milles environ au-dessous de Newcaslle, et aboutit sur le Susquehanna en suivant une partie du cours de l'EIk.
Le canal Chesafeaee-Albemarle, dit aussi Dismal-Swamp-Caxal; il joint le James aux lagunes d'Albcmarlc; uue partie appartient à la Virginie et l'autre à la Caroline-du* Nord; il commence à Dccp-cieek, petite ville florissante qui lui doit son existence, traverse le marais Dismal et aboutit au JoyceVcreck , branche du Pasquotank qui appartient au Dismal-sound. Sa longueur est de a 3 milles; son point culminant est élevé de 16 pieds et demi. Il est navigable pour des batimeus côtiers.
Le cakal nt Baltimore , part de cette ville, et aboutit à Colombia sur la Susquehanna ; il a 60 milles de lougueur.
Le cakal de la RivttRK James, divisé en deux sections; l'inférieure, qui commence à Richmond dans la Virginie, se termine au-dessus de Venturc-Falls , a 26 milles de long; la supérieure n'eu a que 6.
Le KoakoreNavigatiok (canal du Roanoke). Il n'est navigable que pour de gros bateaux ; il commeuce à Welden situé au pied des chutes du Roanoke et finit à Salem sur ce même fleuve, en passant par Whilby, Abbeyville et Mouroe, Sa longueur est de ?44 milles.
Le Jokctiok-Caxal joint le Stauntun ou Roanoke avec l'Appomattox. Sa longueur est de 44 milles, dont deux et trois quarts de portage.
Le cakal de Eutaw dit aussi Saxtre-Cakal, joint le Santee avec le port de Charlestoo dans la Caroline-du Sud. Il part d'Eutaw, sur le Sautée, et forme la jonction de ce fleuve avec le Cooper , qui se décharge dans le port de Charleslon. Sa longueur est de 21 milles.
Le crahd cakal de l'Osio, qui doit élre achevé cette année ; il traverse du nord au sud l'état de ce nom. Il commence à Clevelaud à l'embouchure du Cayahoga dans le lac Erié, et aboutit à Portsmoulh au confluent du Scioto avec l'Ohio, en passant par Chili icothe, Circleville, Hcbroii, Salem, New-Philadelphia et Bolivar. Ce graud ouvrage ouvre une communication entre les grands lacs du Canada et le Mississipi, et complète l'immense ligne de navigation qui, par les canaux de Welland daus le (Jauada et d'Erié dans le New- York, permet à uu vaisseau , qui partirait de Québec sur le Saint-Laurent, d'aller à la Nouvelle-Orléans ou à New- York et wYe- versa, saus jamais quitter le continent. Sa longueur est de 307 milles; sou point culminant est élevé de 499 pieds au-dessus de l'Ohio à Portsmouth , 3o5 au-dessus du lac Erié et 973 au-dessus de l'Océan- Atlantique.
Le cakal ou Miami dans l'élat d'Ohio, qui est aussi un des plus grands. Il ouvre uue nouvelle communication entre l'Ohio et le lac Erié, par le moyen du Maumee affluent de ce lac et le Miami affluent de l'Ohio; la partie qui joint Cinciunati sur l'Ohio À
Dayton sur le Miami est déjà achevée ; elle a une longueur de 68 milles et son point culminant à Dayton est élevé de 175 pieds au-dessus de l'Ohio i Ciuciunati; le reste ne tardera pas à l'être.
Mais avant d'indiquer les principaux chemins en fer que l'on construit dans l'Union, il est bon de donner quelques éclaircissemens. Nous les croyons d'autant plus nécessaires , que nous avons oublie d'en parler dans les Principes Généraux, où nous devions au moins donner une idée de ces importantes constructions. Un chemin de fer est un chemin formé d'une ou de plusieurs lignes de route sur lesquelles se meuvent des voitures ou chariots de différentes espèces. Les roues de ces voitures, munies à leur circonférence d'un rebord qui les empêche de dévier, roulent sur deux barres de fer parallèles, séparées par une distance de 5 pieds. Ces barres ont deux à trois pouces de largeur et reposent sur des soutiens de pierre ou de bois, placés à trois pieds les uns des autres, qui élèvent chaque ligne de route à une hauteur de deux pouces au-dessus du sol. Comme celte manière de construction en usage en Angleterre et dans les autres pays de l'Europe est excessivement coûteuse , les ingénieurs des États-Unis ont imaginé de substituer le bois au fer. « La plupart des chemins à rainures des Etats-Unis, dit M. List, sont construits à ornières de bois, avec des fondemens plus ou moins solides en pierre. Il est certain qu'après 7 à 10 ans de tels chemins auront besoin d'une réparation, et que, pour l'œil d'un artiste, il n'offrent pas un aspect aussi séduisant que la route entre Liverpool et Manchester; mais, si on les examine en financier et en économiste, on trouvera qu'ils répondent mieux à leur but que les entreprises les plus magnifiques. « Et puisque ce savant distingué nous rappelle ce chemin superbe nous emprunterons à un écrit périodique qui jouit justement d'une grande célébrité, à la Bibliothèque Universelle , quelques faits importans, qui compléteront ce que nous en avons dit à la page 43g. Ce chemin, dont la construction a coûté plus de 800,000 livres sterling ou 20,000,000 francs, se compose de deux routes, dont l'une sert pour les voitures allant de Liverpool à Manchester et l'autre pour celles qui se dirigent en sens inverse. Les voitures y sont tirées par des machines à vapeur en mouvement, dites locomotrices. Les diligences parcourent ordinairement la distance qui sépare ces deux villes en une heure et demie, ce qui fait environ 20 milles par heure ou 7 lieues de 25 au degré , par heure ! Cette vitesse ne fait éprouver aucune espèce d'inconvénient. Le nombre des voyageurs pendant le seul premier semestre de i83i a été de 188,726 ; ils ont payé 45,6oo livres sterling ou environ 1,140,000 francs. Chaque place dans l'intérieur d'une des diligences ne coûte que 5 shillings ou environ 6 francs 25 centimes , tandis que sur la route ordinaire le prix était avant l'établissement du chemin en fer de 12 à 14 shillings ou de i5 à 17 francs et demi. Ces faits incontestables démontrent combien nous sommes loin d'avoir exagéré en parlant de l'influence que l'introduction de ces routes ne peut manquer d'avoir dans un pays , où les distances étant immenses, la célérité des communications entre les différentes villes devient encore plus indispensable qu'elle n'est en France, en Angleterre, en Allemagne et en Italie, où la population est très concentrée. Voici les principaux chemins en fer :
Le CHEMizf de Bostow a Albawy; il passe par Newton, Worcester, Leinster, Springficld, par le mont Washington où se trouve son point culmiuant à 1,480 pieds, ensuite par Dalton dans la vallée de l'Housatonic, par Castlelown et Greeusbush sur l'Hudson ,
IOOÎ)
vis-à-vis Albany. Sa longueur est de 200 milles , dont 160 ju&qu'aux frontières de l'état de New-York et 40 de là à Albany.
Le chemin de Bosto» a Peovidence; il pav>e par Roxbury , Dedham et Foxborn. Sa longueur est de 43 milles; son point culminant est élevé de 38 1 pieds et demi.
Le chemin de Pbii.adei.phib a Coldubia , sur la Susquehanna, où il joint le canal de Pennsylvanie ; il passe par Downingstown , Lancaster, Mount-Pleasant. Sa longueur est de 80 milles et son point culminant est élevé de 699 pieds.
Le chemin de Baltimore a l'Ohio; c'est le plus long de tous ceux que Ton a encore entrepris sur le globe; il est à double voie et aura plus de a5o milles de long; 60 sont déjà achevés. Il part de Baltimore, et, en passant par Poinl-of-Rocks , il se dirige vers Wheeling sur l'Ohio ; une branche doit le mettre en communication avec Washington. Dans une partie de ce îtui^iiiâque chemin, le seul ouvrage d'art , appelé la chaussée de Patterson, tonnelle souterraine, sous laquelle le chemin se dirige, ou remarque une construction de plus de 10,000 perches cubes de maçonnerie. Cette chaussée est construite en blocs de granit écarris, pesant de t à 7 tooueaux ; la distance de la surface de la voie à la clé de la voûte est de plus de 3o pieds.
Le chemin de Chaule si or* à Hambourg sur la Sa vanna h dan« la Caroline Méridionale vis-à-vis d'Augusla dans la Géorgie; il passe par Orangeburg , et a une longueur de i35 milles. Les premiers ao du côté de Charlestoo sont Guis; la malle-poste y passe déjà, et une machine à vapeur locomotrice y a parcouru i5 railles par heure. I^es capitalistes ont déjà commencé à étendre les travaux pour le prolonger jusqu'à la rivière Tennessee.
Le chemin de Thehton daus le New-Jersey, à Rahitah sur le Delaware, où il y a une station de bateaux à vapeur.
Le chemin de Camden , vis-à-vis de Philadelphie , à Amboy dans les environs de New- York ; il traverse le New-Jersey presque en ligne droite entre Philadelphie et New-York. Sa longueur est de 5o milles. Il doit avoir les routes d'embranchement suivantes : i° de la ville de Jersey, en passant par Newark et Elisabeth-Towo , Jusqu'à la grande route d' Amboy y en se servant d'un bateau à vapeur pour traverser le canal entre Perth et South- Amboy; i° 6! Amboy à Brunswick; H° d'auprès de Bordm-Town a Treuton ; 40 de Camden à Salem.
Le chemin de Newcastia, dans le Delaware, à Frenchtown; sa longueur est de 16 milles. Ce chemin est en concurrence avantageuse avec le superbe canal de Delaware. et-Chesapeake, dont nous avons parlé à la page 1007.
LecaiMtH de Honesdale aux mines de houille de Laceawaxen, long de 16 milles.
Le chemin des mines de Macch-Cnune décrit à la page 1024 ; il a 9 milles de long.
Nous ajouterons avec M. List , que pour ainsi dire chaque province des différens états voit se former une foule de petites entreprises pour des chemins à ornières de 5 à 25 milles de longueur. Dans un seul comté de Pennsylvanie , celui de Schuylkill , il y a jusqu'à six routes pour amener les produits des mines de charbon au canal de Schuylkill. On a projeté une foule de grandes roules. On parle déjà d'uu chemin à rainures entre New-York et le lac Erié , qui conduira à travers le territoire de Michigan, aux riches mines de plomb sur les rives du Mississipi et de l'Ouisconsin ; la distance est de 600 milles. On parle même d'ouvrir un chemin qui conduirait de l'état de Maine, tout le long des provinces de Test par Boston, New-York , Philadelphie, Baltimore, Richroond , Raleigh , Hambourg , à travers la Géorgie et l'Alahama jusqu'à la Nouvel le-Orléans. Un habile ingénieur, M. le major Poussin, qui à notre prière a bien voulu en faire le calcul , dit que 4 jours et i5 heures suffiraient pour le voyage de Boston à la capitale de la Louisiane, voyage qui demande aujourd'hui 16 jours , malgré la célérité des communications qui a lieu daus les États-Unif.
ETHNOORAPHU. Sous le rapport ethnographique les habitans des Etats-Unis doivent être rangés dans les trois classes suivantes :
Les Européens et leu as descendais. Acette classe, qui est de beaucoup la plus nombreuse, puisqu'elle forme euviron les huit dixièmes de la population totale, appartiennent les quatre souches ou familles Germanique, Celtique, Gréco-Latine et Sémitique. La Souche Germanique , comprend les descendant des Anglais de toutes les parties de l'archipel Britanni-
MlRÊGtf DE GÉOGRAPHIE.
que, qui forment à eux seuls près des six huitièmes de toute la population européenne de l'Union; ils occupent presque exclusivement les six états de la Nouvelle- Angleterre, ils sont très nombreux dans les états du Centre, et ils forment une partie considérable de la population des états Méridionaux et des états de l'Ouest. Les Allemands , très nombreux dans la Pennsylvanie; ils forment une assez grande partie de la population dans les états de New-York, de New-Jersey, de POhio et d'autres états dans l'Ouest. Les Hollandais , établis surtout dans le New- York , et en moindre nombre dans la Pennsylvanie et le New -Jersey. Les Suédois et les Suisses , qui se trouvent en très petit nombre; les premiers dans le New- Jersey, la Pennsylvanie et le Maryland ; les seconds dans l'Indiana , où ils forment un établissement séparé, et mêlés aux autres Allemands dans les états où ceux-ci sont établis. J,a Souche Celtique , comprend les Irlandais, les Gallois, les Ecossais ci leurs descendans ; les premiers sont surtout nombreux dans les états du Centre et dans ceux de Pennsylvanie, New- York, New- Jersey et Kentucky. La Souche G ré co- Latine , à laquelle appartiennent les Français , les Italiens et les Espagnols; ces deux derniers sont en très petit nombre ; les premiers sont beaucoup plus nombreux; ils forment même une partie considérable de la population, surtout dans les états de Louisiane, Illinois, Missouri et Mississipi. La Souche Se m itifjuc comprend les Juifs d'Europe, qui se sont établis en Amérique; leur nombre est très petit ; ils vivent presque tous à New-Port, New-York, Philadelphie, Charleslon et Savannah.
Les Africains et i.kurs dksckndans. Cette nombreuse classe de la population des Etats-Unis doit être subdivisée en deux parties : les esclaves, qui en 1820 montaient à 1, 538, 118, et les gens libres, qui à la même époque, étaient au nombre de ^33,6^7; le dernier recensement porte ces deux nombres à 2,01 1 ,3ao et 33(),36o. Les états de Virginie, de la Carolinedu Sud, de la Caroline-du-Nord, de la Géorgie, du Kentucky, du Tennessee, de l'Alabama, du Maryland, comptaient en i83o le plus grand nombre .d'esclaves. Le Maine, le Ncw-Hampshire, le Vermont, le Massachusetts, l'Ohio et l'Indiana , n'eu avaient point du tout ; le Rhode-Island et le Connectent n'en avaient que i/j le premier et s3 le second; la Pennsylvanie n'en comptait que 386, et ceux de l'HIinois ne montaient qu'à 746. D'après une récente loi de l'état de New -York les Nègres y sont libres à ai ans.
Les Indigènes ou Américains, que l'on nomme improprement Indiens. Ils appartiennent à un grand nombre de souches différentes, quoique chacune se compose d'un très petit nombre d'individus. Fuyant la civilisation, la plupart de ces sauvages ont abandonné les parties orientale et méridionale du territoire de l'Union* et se sont retirés peu-à-peu vers l'ouest dans des lieux déserts ou dans d'épaisses forêts, pour trouver une nourriture que les progrès de l'agriculture leur enlevaient de jour en jour, en faisant éloigner le gibier qui la compose en grande partie. Beaucoup de ces sauvages ont ete détruits par ces brusques chnngemcns de lieux , ou par les guerres que les diverses tribus se font continuellement entre elles. Quelques-uns de ces peuples se sont cependant adonnés à l'agriculture et out fait des progrès dans les arts de la civilisation. Les Oneîdas et les Tusca— roras , que nous avons vu appartenir à la grande confédération connue sous le nom des Six- Nations , sont devenus cultivateurs; les Tuscaroras, qui sont très peu nombreux et vivent à Lewistowu Vers le lae Ontario, poW«-
DESCRIPTION DE I/AMÈRIQUE.
dent même une école dirigée par un missionnaire méthodiste. Nous renvoyons au chapitre de l'Amérique -Indépendante et au long article de X ethnographie pour tout ce qui concerne les principaux peuples qui , quoique vivant sur un sol que les Anglo-Américains regardent comme leur territoire, n'en conservent pas moins leur entière indépendance. Mais il faut ajouter que depuis quelques années surtout les peuples sauvages tendent à se retirer tous à l'ouest du Mississipi. Le gouvernement leur achète les terres sur lesquelles ils sont campés , en leur payant de fortes sommes en marchandises ou en argent comptant, ou en leur accordant une somme annuelle aussi long-temps que chacun de ces peuples continuera à subsister comme nation. Pendant l'année i83i le gouvernement fédéral a acquis 384,776 acres de terre, dont 162,116 lui ont été vendus par les seuls ffyandots. Par un autre contrat précédent, les fVinebagos toucheront annuellement, pendant 3o ans, la somme de 18,000 dollars et les Pottawatamis jouiront d'une somme annuelle de i5,ooo dollars tant qu'ils subsisteront en corps de nation.
RMGIOKT. Il n'y a pas de religion dominante aux Etats-Unis ; la liberté de conscience y existe dans toute sa plénitude ; on peut même dire que toutes les croyances religieuses de l'Europe y ont des représentans. Mais les géographes et les statisticiens ont partagé et partagent encore, d'une manière très erronée, les habitans de cette confédération , d'après les religions qu'ils professent. Les faits suivans, que nous empruntons à notre Tableau Physique , Moral et Politique des cinq parties du Monde , peuvent être regardés comme aussi exacts que le sujet le comporte ; ils sont le résultat des longues recherches auxquelles nous nous sommes livré , et dans lesquelles Y American Àlmanac , un des meilleurs ouvrages que l'on ait encore publié dans ce genre, et le Quarterly Register of the American Education Society , nous ont été d'un grand secours. Ces faits offrent la distribution de la population d'après les six religions prépondérantes, et indiquent les autres sectes qui comptent le plus grand nombre de partisans. Les baptistes (calvinistic baptists}, les épiscopaux mcthtxlistes (methodist episcopal church), les presbytériens et les congrégationalistes , se partagent entre eux seuls plus des 8 treizièmes de la population des Etats- Unis. Les baptistes sont prépondérans dans le Maine, dans le Rhode-Island , dans la Virginie, les deux Carolines, la Géorgie, l'Alabama, le Mississipi , le Tennessee, le Kenlucky, l'indiana, l'Illinois, le Missouri, le district de Colombie .et le territoire de Michigan. Les méthodistes ont la prépondérance numérique dans le Delaware, et on les trouve en très grand nombre dans tous les autres états et territoires. Les presbytériens sont prépondérans dans le New-York, le New-Jersey, la Pennsylvanie et l'Ohio; ils sont en outre très nombreux dans le Delaware, le Maryland, la Virginie, les deux Carolines , le Tennessee, le Kentucky , etc. Les congrégationalistes sont prépondérans, dans le New- Hampshire, le Vermont, le Massachusetts, le Connecticut, et sont aussi très nombreux dans le Maine, le Rhode-Island et la Pennsylvanie. Les autres religions qui comptent le plus de croyans sont: Yéglise épiscopale protestante (protestant episcopal church); on rencontre ses disciples surtout dans le New-York, la Pennsylvanie, le Connecticut, le Maryland, la Virginie, la Caroline-Méridionale, le Massachusetts, le New-Jersey, etc.; et Y église catholique , dont les membres ont la prépondérance numérique dans la Louisiane et le Maryland, et
sont très nombreux dans l'Ohio, le Missouri, le Kentucky, le district de Colombie, le territoire de la Floride, etc. Viennent ensuite les luthériens proprement dits, répandus surtout dans les états du Centre et dans l'Ohio; les chrétiens proprement dits (christians); les allemands réformés (German reformedj ; les quakers, qui habitent surtout le* états du Centre et le Rhode-Island ; c'est dans la Pennsylvanie qu'on les trouve en plus grand nombre; les unitaires (unitarians, ou congregationalists) ; les méthodistes proprement dits; les baptistes libres ou baptistes proprement dits (freewill baptists) ; les arminiens (dutch-reformed) ; les mennonites. Viennent ensuite plusieurs autres croyauces, dont les |>artisans sont beaucoup moins nombreux, parmi lesquels nous nommerons cependant, à cause de leur célébrité , les Frères Moraves , qui ont des établissemens à Bethlehem et à Nazareth en Pennsylvanie, et à Bethabara , Salem et autres lieux sur les alfluens du Yadkin, dans la Caroline-Méridionale. Nous ajouterons d'après M. Constancio que, quoiqu'il u'y ait poiut de culte favorisé par les constitutions des états, les protestans exercent une influence prépondérante. Dans le Massachusetts , le Conuecticut , le New-York , la Pennsylvanie, etc., le dimanche est observé avec la même rigueur qu'en Angleterre et eu Ecosse. A Philadelphie et dans plusieurs autres villes on tend des chaînes dans les rues pour empêcher les voitures de circuler pendant le service divin; à New-York il a fallu un soulèvement du peuple pour s'opposer à la tentative des prêtres, qui voulaient interdire le départ des bateaux à vapeur îe dimanche; et dans quelques états on est allé jusqu'à défendre de voyager dans les jours de fête. Cependant il y a des états où l'on commence à être plus tolérant. La plupart des indigènes indépeudans vivent encore en proie aux superstitions les plus absurdes et par fois les plus cruelles. Nous eu avons déjà parlé dans l'article qui lesconcerue, aux pages 982, 983 ; cependant quelques tribus ont été converties dernièrement.
GOUVXfLATEMXarr. Chacun des 24 états forme une république particulière et indépendante des autres pour tout ce qui regarde les affaires qui sont purement locales; elle est administrée par un gouvernement électif et une asscmhlée législative composée de deux chambres, dont les membres sont choisis par le peuple. Les 24 états réunis forment la république fédérative nommée les Etats-Unis , la confédération A agio- Américaine ou simplement Y Union. L'acte fédéral arrêté à Philadelphie en 1787 fixe les rapports de ces différens états entre eux et détermine les prérogatives dont doit jouir le gouvernement général, auquel sont confiés la défense du pays, les réglemeus relatifs au commerce et tous les intérêts généraux qui touchent la confédération générale. Tous les pouvoirs législatifs résident dans un congrès qui siège à Washington , et se compose d'un sénat et d'une chambre de représentons ; ces derniers élus tous les deux ans par le peuple, à raison d'un pour 40,000 habitans, doivent avoir au moins 25 ans. Dans les états qui ont des esclaves, cinq individus de cette classe sont considérés comme équivalant à trois hommes libres ; c'est sur cette base qu'où rédige les tableaux de la population sur lesquels on règle la nomination des représentans. Les sénateurs sont nommés à raison de deux par législature de chaque état pour le terme de six ans; ils sont divisés en trois séries qui se renouvellent tous les deux ans : pour être sénateur il faut avoir atteint l'Age de 3o ans.
Le pouvoir exécutif est confié à un président et à un vice-président élus
pour quatre ans , et nommés par un nombre d'électeurs égal à celui des sénateurs et des représentans réunis , et que chaque état envoie au congrès à cet effet. Le président doit être citoyen né des Etats-Unis , avoir atteint l'âge de 35 ans, et avoir résidé 14 ans dans le pays; il est commandant en chef de l'armée, de la marine et de la milice; il a le pouvoir, de concert avec le sénat, de conclure des traités , de nommer les ambassadeurs, les autres ministres publics, les consuls, les juges de la cour suprême et les principaux officiers du gouvernement ; son traitement est de 1 «5,000 francs par an; celui du vice-président est de 3o,ooo francs. Le sénat est présidé par le vice-président, qui n'a droit de suffrage que lorsque les votes sont partagés Le congrès s'assemble au moins une fois tous les ans , ce qui est ordinairement au premier lundi de décembre; les membres reçoivent une indemnité du trésor, mais ils ne peuvent occuper aucun emploi du gouvernement.
Tous les bills d'impôt doivent prendre naissance dans la chambre des représentans ; le sénat peut y faire les changemens qu'il juge convenables. Tout bill doit être signé du président pour avoir force de loi; si le président n'approuve pas un bill, il doit le renvoyer avec ses objections à la chambre qui l'a proposé; si ensuite ce bill passe dans les deux chambres ;\ une majorité des deux tiers des membres, il a dès ce moment force de loi. Il en est de même lorsque le président ne le renvoie pas au congrès dix jours après sa présentation. Le congrès impose et fait percevoir les taxes et droits, négocie des emprunts, règle le commerce, déclare la guerre, lève et maintient des armées de terre et de mer, assemble la milice, et l'emploie à faire exécuter les lois et la défense commune, fait battre monnaie, etc., etc. Il propose des amendemens à la constitution, toutes les fois que les deux tiers des membres des deux chambres le jugent nécessaire, ou à la demande des deux tiers des législatures des divers états.
Le pouvoir judiciaire réside dans une mur suprême et dans des cours inférieures, dont les membres sont inamovibles, et reçoivent un traitement régulier; la cour suprême siège à Washington , et est composée d'un juge en chef et de six juges adjoints.
Un territoire ne peut être admis dans l'union s'il n'a 60,000 habitans. Les territoires , non encore constitués en étals de la fédération , sont soumis à une forme de gouvernement particulière; les habitans n'y jouissent pas des droits politiques, et l'administration en est confiée a des gouverneurs nommés par le président des États-Unis.
Chaque état et chaque territoire se divise en comtés , excepté l'état de Louisiane, dont les divisions prennent généralement les noms de paroisses , et l'état de la Caroline- du-Sud , qui se partage en districts.
INDUSTRIE. L'agriculture forme la principale occupation des habitans; elle est encouragée par la fertilité du sol et par la grande facilité avec laquelle on en acquiert la propriété. Ses progrès ont marché de pair avec ceux de la population. I/î vaste territoire de l'Union produisant presque toutes les matières premières qui alimentent les manufactures, il n'a fallu aux citoyens des États-Unis que la paix pour développer leur industrie et leur commerce : aussi, depuis la dernière guerre avec l'Angleterre, ces deux branches ont-elles fait des progrès immenses. En t8o3, il n'existait dans toute l'Union que 4 filatures de coton ; en 181 1, il y avait déjà 80,000 machines à Glcr; on estime actuellement leur nombre peu au-dessous d'un
rOU
million. Depuis l'introduction des mérinos, la laine américaine s'est beaucoup améliorée : dès l'année 1 81 5, on comptait 10 filatures de laine; leur nombre s'est depuis augmente , et leurs produits rivaliseront un jour avec ceux des manufactures de l'Europe, surtout lorsque la main-d'œuvre sera moins élevée. Le RJiode-Island, le Massachusetts, le Connecticut, la Pennsylvanie, le Delaware , le New -York, le New-Jersey et l'Ohio, sont les états où l'industrie a fait le plus de progrès. Partout on rencontre des moulins à fouion , des machines à carder, des fourneaux, des forges, des fonderies , des moulins à poudre, des raffineries de sel et de sucre, des manufactures de tabac, de chandelles et d'huile de baleine; des distilleries, des brasseries , des clouteries, des chapelleries, des tanueries, des verreries, des plomberies, des marbreries, des corderies, des papeteries, des fabriques de poterie et d'objets en bois, enfin plusieurs autres de différentes espèces. Les fonderies de caractères et la confection des presses, les forges et les fonderies de canons, la fabrication des machines à vapeur, la construction des vaisseaux, l'exploitation des mines de fer, de plomb et de charbon, occupent depuis quelques années un grand nombre d'individus. Les tanneries et les mégisseries se perfectionnent, et les premières sont même très nombreuses et très florissantes, et on a vu s'élever dernièrement un nombre immense de vastes et beaux moulins à eau pour usines et pour moudre le ble, en Pennsylvanie, en Delaware, en Virginie, cl surtout dans les environs de Baltimore dans le Maryland. La librairie a pris un essor extraordinaire, et les produits de la presse périodique se sont accrus dans des proportions que n'ont pas encore pu atteindre les états les plus policés du globe. La culture du mûrier et la propagation du vers à soie commencent à faire des progrès dans plusieurs états de l'Union. Les villes qui se distinguent le plus par leur industrie, outre les grandes places de commerce de New- York , Philadelphie , Boston , Baltimore , Nouvelle ■ Orléans , etc. , sont : Pittsburgh, Cincinnati, Rochestert Troj; Utica, Albany> Patterson, etc., etc.
COMMERCE. Les États-Unis sont la seconde puissance commerçante du monde y surtout pour tout ce qui regarde le commerce maritime, car leur marine marchande n'est inférieure qu'à celle de l'Angleterre. On peut même dire que, sous le rapport de la navigation intérieure, aucun état du inonde n'offre des lignes navigables aussi longues et aussi faciles que celles que présente le territoire de l'Union. Depuis l'ouverture des magnifiques canaux qui mettent en communication les bassins de l'Hudson , du Delaware et du Susquehanna entre eux et avec les immenses bassins du Saint- Laurent et du Mississipi , Montréal et Québec dans le Canada , et New- York, Philadelphie, Baltimore, Pittsburgh, Cincinnati, Saint-Louis et la Nouvelle- Orléans dans les États-Unis, communiquent ensemble sans être forcés de s'exposer aux dangers de la nier. Un réseau immense de chemins en fer augmente encore tant de facilités offertes au commerce intérieur par la navigation sur les canaux et sur les fleuves que sillonnent dans tous les sens de nombreux bateaux à vapeur. Les progrès du commerce américain ont été assez lents jusqu'en 1802; mais les négocians des États-Unis ont su habilement profiter de l'état auquel la guerre avait réduit les puissances mercantiles de l'Europe , pour étendre leurs relations dans toutes les parties du globe. Depuis cette époque jusqu'en 1812, ils sont devenus les facteurs de presque tout le monde commerçant, et le commerce américain prit tont-à-conp un essor extraordinaire. La guerre contre l'Angleterre et la
coDCuiTvn.ee avec les nations de l'Europe, qu'il eut à soutenir après 181 5, diminuèrent beaucoup ses profits; mais il ne tarda pas à se relever, et il devient tous les jours plus florissant.
Les exportations consistent en produits indigènes et en produits étrangers; les premiers sont principalement le cotou, le blé en grain et en farine, le riz, le maïs, le tabac, la graine de lin , le bois de charpente, le merrain, la potasse, le poisson salé, la viande salée de cochon et de bœuf, les peaux et diverses autres productions animales; les produits étrangers sont des denrées coloniales, comme thé, sucre, café, coton, cacao, indigo, poivre, etc., etc. Les États-Unis exportent depuis quelques années des produits de leurs manufactures pour des valeurs considérables; tels sont la poudre à tirer , des meubles , des étoffes grossières de coton , des chapeaux , des ouvrages en cuir, des livres , des armes, etc. Outre les denrées coloniales sus- mention nées et parmi lesquelles le sucre et le thé tiennent le premier rang, les principaux articles d'uu»ORTATioN sont : l'eaude-vie, le sel et le vin; viennent eusuite une foule d'objets provenant «les fabriques et manufactures de l'Europe et ceux prbvenaut de l'Inde, de la Chine et des importantes pèches que les Anglo-Américains font dans l'Atlantique et dans les mets Australes. A tout cela il faut ajouter le commerce d'échange assez important fait avec les indigènes, et dont les principaux articles d'exportatiou sont des chemises , de gros draps , des ornemens d'argent et de cuivre , des fusils, des tomawhauks ou haches de guerre, des munitions, des pièges d'acier pour prendre les animaux à fourrures et divers objets de quincaillerie; les Anglo-Américains reçoivent en échange des peaux de bisons, d'élans, de daims et de castors, du suif et des nattes. On doit «ajouter que les plus grandes affaires commerciales se font avec l'Angleterre et ses colonies, ensuite avec la France. Viennent après, celles avec la Chine, l'île de Cuba, la confédération Mexicaine, les Pays-Bas, les villes Hanséatiques, le Danemark et le Brésil.
Les principales villes commerçantes de l'Union sur la mer sont : New- York, Philadelphie , Boston , Baltimore, la Nouvelle-Orléans, Charleston (dans la Caroliue-du-Sud) , Providence (dans le Rhode-Island), Salem (dans le Massachusetts) , Portland (dans le Maine) , Norfolk (dans la Virginie), Savannah (dans la Géorgie), Brooklyn (dans le New- York), et Alexandrie (dans le district de Colombie). Les principales places commerçantes dans l'intérieur sont : Albany, Troy , Utica , Rochcster et Bttffuto, dans le New-York; Pittsburgh et Lancaster , dans la Pennsylvanie; fiiehmond, dans la Virginie; Cincinnati, dans l'Ohio; Louisville, dans le Kentucky; Saint-Louis , dans le Missouri, etc., etc.
DIVISION. Un des géographes les plus distingués de lXnion , M. Tanner , remarque judicieusement que cette confédération offre l'anomalie géographique d'une immense contrée sans nom propre. En effet, ou trouve des Etats-Unis en Europe dans les îles Ioniennes; des États-Unis dans l'Amérique-du-Nord , dans les Confédérations Mexicaine et de rAmériq'ie- Cenirale; des États-Unis dans l'Amérique-du-Sud , dans la ci-devant viceroyauté du Rio de la Plata, et nous sommes sur le point d'en voir naître d'autres par la scission de la république de Colombie. Depuis long-temps nous avions fait la même remarque; aussi depuis quelques années avonsnous proposé les noms de Confédération A ngto- Américaine et d' Anglo-Américains pour désigner le sol et les habitans de celle importante partie du
AKRÉGÉ DE GÉOGRAPHIE.
Nouveau -Monde. Ces dénominations, basées principalement sur l'origine de la masse principale des habitans, ont été déjà adoptées dans plusieurs ouvrages estimables , et nous croyons pouvoir provisoirement les conserver sans inconvénient, jusqu'à ce qu'il plaise au congrès souverain d'en donner une plus convenable. A l'exemple de M. de Humboldt et d'autres sa vans célèbres , nous avons employé souvent comme synonymes les noms à* Union et d'États-Unis , mais seulement dans des circonstances qui n'admettaient pas la moindre équivoque. Ainsi donc , cette confédération se trouve être désignée sous les quatre noms de Confédération Anglo-Amèricaine , qui nous paraît être le moins impropre, parce qu'il ne peut convenir à aucun autre état fédératif; d'États-Unis de V Amérique- du- Nord '; d'Union par excellence; et d'États- Unis (United-States) proprement dits; ce dernier est le nom officiel et est employé dans les transactions politiques.
La Confédération Anglo- Américaine se compose de 24 États; d'un District Fédérai, où se trouve la capitale de la Confédération; de 3 Territoires déjà organisés, qui dépendent du gouvernement fédéral; et de l'immense District Occidental (Western District), qui n'est pas encore organisé , mais que M. Tanner vient de partager dans les districts que nous avons indiqués dans le tableau statistique, à la fin de ce chapitre et dans le tableau ci-dessous. Les petits postes, qui se trouveut pour ainsi dire perdus sur cet immense espace, relèvent immédiatement du ministre de la guerre et dans certains cas des gouverneurs des états et territoires où ils sont situés. Les parties de territoire, sur lesquelles demeurent les principales nations iudigènes qui conservent encore leur indépendance , ont déjà été indiquées dans l'article de Y ethnographie et seront le sujet de quelques observations dans le chapitre de l'Amérique-Indigène-Indepcndante. Afin de mettre plus d'ordre dans cette description, et afin de combiner autant que possible les anciennes divisions avec les divisions actuelles, sans cependant négliger tout-à-fait les grandes divisions géographiques, nous proposons de partager de la sorte tous les états, districts et territoires, dont l'ensemble forme la grande Confédération Anglo-Américaine.
ÉTATS , DISTRICTS et TERRITOIRES SDR L'ATLAITriQUE , subdWs^ en :
Etats Septentrionaux : Maine, New-Hampshire , Fermant, Massachusetts, Rhode- Jsland et Connecticut , Us forment ce qu'on appelait la Nouvelle- Angleterre. Le Maine, le Ncw-Hampahirc et le Vermont longent la frontière de l'Amérique-Anglaise.
États Moyens ou du Centre : New- York , iïeu>-Jersejr , Pennsylvanie , Delaware, Marjtand, District Fédéral on Colombie, Virginie,- l'usage place ces trou derniers parmi les Etat» Méridionaux ; le New- York touche à l'Aincriquc-Anglaiae.
États Méridionaux : Caroline-du-Nord , CanJinc-du-SuJ , Géorgie et territoire de la Floride. ÉTATS et TERRITOIRES SUR LE GOLFE DU MEXIQUE
La pins grande partie du territoire de la Floride ( la partie occidentale de la Floride- Orientale et toute la Floride-Occidentale); Alabama et Mississipi, états formés de Fancien territoire de la Géorgie ; Louisiane, état formé d'une partie de la Louisiane. TERRITOIRE SUR LE GRAND-OCÉAN : le district non encore organisé de tOrtgon. ÉTATS, TERRITOIRES et DISTRICTS dans PIISTÉRIEUR ,
États Intérieur» : Indiana et Illinois , parties du Canada; Missouri, partie de la Louisiane; Tennessee , partie de la Caroline; Kentuckr, partie de la Virginie.
États, territoires et districts sur les frontières de l'Amérique- Anglais* : Ohin, partie du Canada; Territoire Michigan arec le district Huron , parties du Canada; district des Mandants et district des Sioux , parties de la Louisiane.
Districts et territoires sur les frontières de la confédération Mexicaine : Territoire Arkansas , district Ozark et district des Osages, parties de la Louisiane.
V1U1 CAPITALE. Washihgtok, dans le district Fédéral. topographie. Nous commencerons par les états maritimes sur
l'Atlantique, qui sont la partie principale de l'Union, en suivant l'ordre tracé dans le tableau des divisions. Pour éviter les répétitions nous renvoyons aux pages 1 005-1009, pour tout ce qui concerne les canaux et les chemins en fer.
ÉTAT DU MAINE, divisé en 10 comtés.
Augcsta , petite ville de 4,000 habitaris, située dans le comté de Kennebec, et sto* les rives du Kennebec; depuis i83t elle est la capitale de l'état.
Portlard , dans le comté de Cumberland , naguère capitale de l'état , en est la ville principale ; elle est située sur une presqu'île de la baie Casco , qui y forme un des meilleurs ports de f Amérique. Bien bâtie et florissante par son commerce et par sa nombreuse marine marchande, elle compte déjà 13,542 habitans.
Les autres villes principales sont : Eastport, avec a, 400 habitans, Waloeborouoh, avec 3,ioo, Castire , Hallowell , avec 4,000 habitans, Wiscasskt , Bat» , avec 3, 800 habitans, et Kkhruchk, toutes importantes par leur commerce et par le grand nombre de vaisseaux marchands qu'elles possèdent. Castire est en outre d'une grande importance par son beau port et comme position militaire, susceptible, à peu de frais, de devenir inattaquable. Nous iiommerous encore : Brurswice, avec 3,700 habitans , remarquable par son célèbre collège Boxvdoin , ses collections scientifiques et sa belle galerie de tableaux ; Water ville , avec un collège; Bargor , avec 3,900 habitans et une école de théologie; Gar« mm, avec 3,700 habitans et le lycée Gardiner; Thom astor , avec 4.-*°° habitai» et la prison de l'état. Ensuite Bath , avec 3, 800 habitans; Belfast, avec 3, 100; Berwick, avec 3,2oo; Saco , avec 3,aoo et Tore , avec 3,5oo. ETAT DE NEW-HAMPSHIRE, divisé eu 8 comtés.
Corcord, sur le Merrimac, dans le comté de Merrimac, petite ville de 3,700 âmes , capitale de l'état.
Portsmouth , sur le Piseataqua, bien bâtie et agréablement située, avec 8,100 habitans et un des plus beaux ports de l'Union , est la ville la plus importante de cet état. Elle possède une nombreuse marine marchande et fait un commerce très étendu. Son port est bien fortifié; on y construit beaucoup de vaisseaux et la confédération y a un arsenal maritime. Parmi ses édifices uous citerons Y église éoiscopale.
Les autres villes principales sont : Dover , la plus industrieuse de tout l'état; elle compte 5,4oo habitans; Exeter, avec a, 800 habitans, remarquable par son industrie et par son académie ou collège Phillips, qui est un des ctablissemens de ce genre le plus richement doté de toute l'Union ; Harover , où se trouve le célèbre collège de Dartmouth ; Frarcoria , avec 443 habitait*, mais importante par ses riches mines de fer et remarquable par sa situation romantique. Viennent ensuite Sovmbrsworth, avec 3, 100 habitans; GiLHARTOR, avec 3,8oo, et Wai.fole, avec 2,000. ÉTAT DE VER MONT, partagé en i3 comtés.
Morttemer , sur l'Oniou , dans le comté de Washington , petite ville de 3,ooo habitans, capitale de l'état.
Les autres villes principales sont : Mioolebcrt, qui est la plus importante de tout l'état par son industrie, par son collège, par son commerce et par ses carrières de marbre ; mais elle ne compte que 3,5oo habitans. Burlirgtor , sur le lac Champlain , qui est la plus commerçante de l'état; elle ne compte encore que 3,5oo habitans, et possède le collège ou university of Vermont. Viennent ensuite : Wirdsor , avec 3, 100 habitans et Wooustock avec 3,ooo ; Berrirgtor, Rawdolph et Rvtlaro. ÉTAT DE MASSACHUSETTS , partage en 14 comtés.
Bostor , dans le comté de Norfolk , capitale de l'état. C'est la plus grande ville de la Nouvelle* Angleterre et la quatrième de toute la confédération. Elle est agréablement située au foud de la baie de Massachusetts , sur une langue de terre. Son port , défeadu par deux forts, est un des plus grands et des meilleurs de l'Union. Sept ponts, dont trois en bois à'une longueur extraordinaire, font communiquer cette ville avec ses faubourgs , ainsi qu'avec les villes voisines de Charleslown et de Cambridge. Boston est une des plus belles villes de l'Amérique ; elle compte plusieurs beaux édifices parmi lesquels nous citerons : le palais de l'état; le théâtre; Yhàltl-de-iiUe ; la salle de concert et des.
avocats ; la douane; le nouveau marché, un des plus beaux batimens de ce genre; la mai-
jon de justice ; ï Athénée. Parmi ses places publiques se distingue surtout celle de Franklin, et parmi ses monumeos la statue de Washington. Boston est une des villes de l'Union qui possède le plus d'établissemens littéraires. A la téte de tous il faut mettre son grand athénée, dont on vante la beauté du local , la riche bibliothèque et ses collections; le collège de médecine; X académie des sciences M du ans (acadeiny of arts and sciences) ; la société historique du Massachusetts (historical soeicty of Massachusetts) , qui a déjà publié plusieurs volumes de mémoires; la société de médecine du Massachusetts ; la société lutnienne; deux écoles supérieures (high school) et un grand nombre d'écoles élémentaires. Sa position avantageuse, les canaux et les six chemins en fer qui aboutissent à cette ville en font une des plus commerçantes de l'Amérique. Les chemins à ornières ne sont pat tous achevés; voici leurs directions : de Boston a H'orcester; de Boston au fleuve Hudson; de Boston au fleuve Connect'uut; de Boston à Providence par Pawtucket ; de Boston à Taunton; enfin de Boston à Lowell. En i83o, elle avait 61,000 habitaus. Boston <it le siège d'un évéchc catholique.
Ses environs peuvent être rangés parmi les parties les plus peuplées de l'Amérique. On y trouve entre autres : CUarlestow n , jolie petite ville de 8,800 habitant, importante par son commerce, mais surtout par son arsenal maritime (Navy-Yard) établi depuis x 81 4 ; on y a construit uu vaisseau de 1 3o canons et un autre de toi , dont la force 110raiaale n'est que de 74. Cet arsenal possède aujourd'hui unecallc de construction pour les plu» grands batimens ; elle est construite en granit de Quiucy cl est uu monument magnifique d'architecture navale ; il est destiné à recevoir plusieurs calles pareilles. On doitausM meationner la belle prison de l'état. Dans ses environs se trouvent V Arsenal, beau bâumeat construit en 1 8 16 , le Magasin à poudre et le Bunkers NUI Monument , qu'un grand nombre de souscripteurs élèvent à la mémoire du général Warreu; ce sera une grande et belle pyramide en granit construite sur le sommet d'une colline. Cambridge , petite ville de 6,100 âmes; elle possède Y Havard~college , qui est V université la plus ancienne et la plus célèbre de l'Union ; elle se distingue surtout par sa bibliothèque qui est la plus ricU de toute l'Union, par son jardin botanique dirigé par M. le professeur Nutall, et par ses collections scientifiques, parmi lesquelles on vaute la collection anatomique eu cire. C'est dans cette ville qu'a été établie la première imprimerie des Etats-Unis, ff'a Itfiam, village remarquable par sa grande fabrique de coton, dont Us 45o ouvriers forment avec leurs familles uue petite colonie; et Aahont , sur le promontoire de ce nom. rendez-vous du beau monde daus la bulle saison ; on y a établi des bains dans le voisinage.
tes autres villes principales de cet état sont : Salfm , la seconde ville du Massachusetts |toar le commerce, la richesse et la population; cetl« dernière s'élève à i3,ooo âmes; elle possède un athénée avec une bibliothèque et une société de marins conuue sous le titre de société des Indes- Orientales ; elle |>ossède déjà une des plus belles et des pins riches collections d'armes, de meubles et d'ustensiles , ainsi qu'une nombreuse collection zoologitjue formée par ses membres dans leurs voyages dans toutes les parties du f{lobe. Newbury-Port, avec 6,400 habitaus, Marri.ehead, avec 5,aoo habit ans , Pvrmogth , avec 4,800 , c'est la première colonie anglaise fondée en i6ao par 1 o 1 Puritains ; Glouckster , avec 7,5oo, et Nxw-Bedforo, avec 7,600; toutes ces villes sont remarquables par leur nombreuse marine marchande et par leur commerce; Spristgfikxd , petite ville de 6,800 âmes, importante par son arsenal et sa graude fabrique d'armes qui appartiennent à la confédération ; Amu erst , AVilliamstown et Audover , avec des collèges célèbres ; celui d'Andover est l'école théologhptc , peut -être la plus célèbre de toute l'Union; Lovtcl, Italie dernièrement, est regardée comme la ville la plus industrieuse de l'état; sa population s'élève déjà à 6,5oo âmes; Taurtor , importante par ses manufactures de coton et ses forges; elle compte 6,oooàmcs; Lyrr, renommée par ses manufactures de souliers de femmes, dont on fabriquât! un million de paires par an Jès l'année 1811; Hatrcelo, très petite ville, remarquable par son orme gigantesque, regardé comme le plus grand arbre de toute la Nouvelle-Angleterre; selon une description qu'en a donuée dernièrement uu journal justement renommé, le Temps , le tronc de cet arbre à deux pieds au-dessus du sol n'a pas moins de 34 pieds anglais de diamèln ; à ciuq pieds, son diamètre est encore de a4 pieds. YVokcester, sur le canal qui mené u iYuvi
DESCRIPTION DR L'AMERIQUE
dcnce; elle a 4,aoo habitons; on doit citer sa célèbre Massachusetts antiqumrian toeiety, qui possède une riche bibliothèque et qui a publié de savait* mémoires , et Droavosi r par le voisinage du H'riting-Rock mentionné à la page io38. Rarhstable, importante par les immenses salines qui se trouvent dans ses environs. Mous nommerons aussi : Bevrr* lit , Dahvbbs, Troy , Do rch ester , Maloeh et les îles MarthaWirryard et Navtuht ; la première importante par ses fabriques de lainage et ses salines; la seconde > par ses pâturages et par le grand nombre de baleiniers qu'elle compte parmi ses marins. ÉTAT DE RHODE* ISLAND , partagé en 5 comtés.
Providrjtck , dans le comté de ce nom , sit uée au fond de la su perhe baie de Namaganset, ville remarquable autant par sou industrie que par son commerce. Elle est le ohef-lieis de l'état conjointement avsc Newport. Les deux priucipales églises des congrégationaUstes , V église épiscopale , le bâtiment de /" université (Brown universily) sont ses plus beaux édilices. Sa population s'élève à 17,000 âmes. Dans ses environs on remarque surtout P a tutu ck et, gros village florissant par ses nombreuses manufactures et renommé par la belle cascade formée par la rivière Pawluckct.
Newtort, sur File de Rhode (Rhodeisland) , petite ville de 8,000 habitant; elle partage avec Providence la prérogative d'être la capitale de cet état. 1* beauté de sa situation et la salubrité du climat ont fait de Ncwport un rendez-vous à la mode pour le» états du Sud et du Ceulre pendant les chaleurs de Tété. Quoique son commerce ait un peu déchu de ce qu'il était autrefois , il est encore assez considérable pour qu'on puisse classer cette ville parmi les places commerçantes de l'Union. Son port n'est , à proprement parler , qu'une anse de la baie de ISarragaoscl qui , avec celle de la Cuesapeake , est une des plus importantes de l'Union; car c'est la seule rade où l'on puisse entrer par un vent de nord-ouest , direction des ouragans les plus violens sur les côtes des États-Unis. Celte considération unie à la beauté de la rade, a sa capacité et aux avantages militaires de cette position par rapport à toute la côte Sud jusqu'au cap Cod , out déterminé le gou~ veroement fédéral à dépenser près de a millions de dollars pour se conserver rau moyen de fortifications imposantes, ce Gibraltar-Américain.
Les autres villes les plus importantes sont : \ot VELr.E-PaovinBBCE , avec 3,5oo habitans ; Scitoate , avec 6,85o; Smitheielo, avec 4,000 ; (x>vehtry , avec 3,85o; YVarwxcb, , avec 5,5oo ; Nortb-Kihgstow , avec 3,ooo ; South-K ihgsto* , avec 3,700; Bristol , avec 3, 000.
ÉTAT DE CONNECTICUT, partagé eu 8 comtes.
Hartporo , dans le comté de Hartford et sur la rive droite du Conneclicut . est , alternativement avec New-Haven , la capitale de l'étal. Plusieurs élégan* édifice» ornent celle petite ville , remarquable par son iuduslrie et par son beau port sur le Conneclicut. h' hospice des sourds et muets, le collège (Washington collège) et Yarsenal méritent, aussi d'être mentionnés. Population 9,617 Ames.
New-Havcb , dans le comté de ce nom , ville la plus peuplée et la plus commerçante de l'état, dont elle est alternativement avec Hartford la capitale. Elle a nu port et un collège célèbre connu sous le nom de l'aie collège, regardé comme une des principales universités de l'Union; des écoles de droit, de théologie et de métlecine sout annexées à cet établissement ; son cabinet de minéralogie passe pour être le premier ou du moins un des plus riches des Etats-Unis, et sa bibliothèque une des plus riches. New-Haven possède plusieurs typographies et compte io,053 Ames. Dans ses environs on exploite des car~ rières de marbre serpentin, dont ou exporte une grande quantité.
Les autres villes principales sont : Nkw-Lokook, avec 4,4«o habilaas, Bridgetort, Fairvield, avec 4,»oo, et Norwicb, avec 5, 200, toutes remarquables par leurs ports et par leur commerce , surtout la première , dont le port est le meilleur de l'étal; Siavbord , importante par ses forges et par ses eaux minérales visitées annuellement par un assez grand nombre de personne»; Connu ai t. , très petite; son école des missions étrangères, fondée dans la vue d'élever et d'instmire desjeuues gens non chrétiens de diverses parties du monde, a déjà renvoyé chez eux plusieurs Américains et six indigènes des iles Sandwich munis de connaissances qui peuvent devenir très utiles à leurs compal noies et accélérer l'époque de leur complète civilisation; JIrmtoi., 1res petite aussi, mais importante par ses nombreuses manufactures de montres; eu i83o seulement elle en a
veudu 3o,ooo, ee qui, à 8 dollars chaque, ferait 140,000 dollars; Middletow* , Berliiv et Eâsr-W ikdsor , remarqua blés par leurs fabriques et leurs manufactures. Middletowo est en outre la troisième ville de l'état pour sa population qui s'élève à 6,900 âmes et possède une petite université (wesleyan university) fondée en z83o. Il faut encore ajouter Saybrook , avec 5,ooo habitans; Dahbury, avec 4»3oo; Litcbvieo, avec 4,5oo, Nxw- Milvord , avec 4,000 ; Groyoh , avec 4,000 et Lymk , avec 4,100.
ÉTAT DE NEW-YORK , partagé en 56 comtés.
Albahy , dans le comté de ce nom , sur la rive droite de lHudson et à l'endroit où commence le canal d'Erié , est la capitale de l'état , dont elle est en même temps la seconde ville pour le commerce et pour la population ; cette dernière s'élève actuellement au-dessus de *4,ooo âmes. Atbany est assez bien bâtie et possède plusieurs édifices remarquables , tels que le Capitole ou le palais de l'état , qui est vraimeut magnifique et dont les salles sont décorées et meublées avec une grande richesse ; on y a établi la bibliothèque publique; le Farmers and Méchantes' Dank ; Y Atbany- Bank ; le musée; Y hôpital ; la nouvelle prison; le théâtre et Y arsenal. Albany possède quelques établissemens littéraires assez import ans , parmi lesquels nons nommerons la société des arts; celle
agriculture et Y Albany Institute, fondé dernièrement par un opulent philanthrope, M. Van Rennselaer, dans le but d'encourager les sciences et les arts et de former des ouvriers habites en tout genre; il a déjà publié quelques volumes de ses mémoires. Et l'on ne doit pas passer sons silence par sa singularité la librairie flottante de M. Wilcox ; c'est un vaste magasin de livres établi sur un gros bâtiment; selon le duc Bernard de Saxe-Weimar , le propriétaire de cet établbeemcnt fit d'importantes et bonnes affaires en remontant et descendant le canal d'Erié.
Dans ses environs on remarque : Troy , ville florissante par sa fabrique d'armes , par ses toileries et par son commerce que facilite le canal d'Erié ; c'est la quatrième ville de l'état ponr la population, qui s'élevait déjà , en i83o, à 1 1,400 Ames, et on peut la regarder comme la troisième par son industrie et par son commerce ; malgré cela, on cherche en vain son nom sur quelques cartes générales des Etats-Unis , publiées en France en 1 8?4 et même à des époques plus rapprochées. Dans son voisinage on voit deux grands aqueducs en bois qui portent les eaux du canal Erié au-dessus de ta Mohawak , et la célèbre cascade de Coltoes; et, beaucoup plus loin, au sud-est, New- Le ban on , remarquable par ses bains chatids; et, au nord, S aratoga et Ballston , dans des positions charmantes et prés des lacs de ces noms , importantes par leurs eaux minérales et par les beaux édifices qu'on y a construits dernièrement pour loger les nombreux voyageurs qui en font usage.
Ntw-Yoax , bâtie i l'extrémité méridionale de l'île Manhattan, dite aussi de New- York , sur une magnifique baie et â l'embouchure de l'Hudson. Cest la ville la plus commerçante et ta plus peuplée de toute t Amérique et un des plus grands fojers de l'industrie anglo-américaine. Elle est le siège d'un évéché catholique, et sa population , qui en 1786 ne s'élevait qu'à i3,6i4 âmes, et qui en 1810 ne montait encore qu'à 96,373, était déjà de «03,007 âmes en i83o. New-York, comme presque toutes les villes de l'Amérique, est très bien bâtie, surtout ses nouveaux quartiers, où l'on voit des rues larges , droites et bien alignées. La Broadway (Rne-Large) est une des plus belles du Nouveau-Monde; elle a presque trois milles de long sur une largeur de 80 pieds. La largeur des trottoirs, la beauté des maisons, la richesse et la variété des magasins , la foule toujours active qui l'anime, font, dit un voyageur qui l'a visitée récemment, de cette rue une des promenades les plus intéressantes. New-York offre un grand nombre d'édifices remarquables; nous nous bornerons à citer : le NewYork-Exclusnge , un des plus beaux de toute l'Amérique ; c'est le siège du bureau de la poste , du cabiuet littéraire des commercans (commercial reading rooms) et d'autres établissemens; Yhôtet-de-viUe (city-hall) , superbe édifice ; la prison de la ville (city geol); la maison dé correction (pénitent iarv); la cathédrale catholique; les églises de Saint-Jean, de Saint-Paul ', de la Trinité; Y hôpital ; la douane; la maison de charité; Yhospice des orphelins; Yhospice des />ar (lunatic asytum); le musée ; le Columbia Collège ; les théâtres. New- York possède aussi un grand nombre d'instituts littéraires et d'instruction publique ; nous nommerons : la société littéraire et philosophique, la société linnéenne et celles d'agriculture, d'histoire, de médecine ; l'académie des beaux-arts; le Columbia Collège, espèce d'université; Yécolc de médecine.
avec un jardin botanique et autres établissement ; le séminaire théologique ; Y institut des sourds-muets et une inimité à" écoles élémentaires et du second ordre. On doit ajouter X American muséum . avec de belles collections d'histoire naturelle , d'instrument et d'armes en usage ehez les Indiens , et une galerie de tableaux; la bibliothèque publique, celle qui est annexée à Y hôpital civil (civil bospital) ; l'établissement tffwnraplùquc de la société biblique américaine, qui tient treize presses constamment en activité; et parmi les collections appartenant a des particuliers, la riche bibliothèque du docteur David Hosack et celle de M. Eddr; mais le beau jardin botanique , que M. Hosack a cédé à l'Élat, est très négligé et presque abaudouné. New-York peut être regardée comme la Tille de toute l'Amérique qui occupe le plus grand nombre de presses, et son commerce de librairie, supérieur sous certains rapports à celui de Boston , rivalise avec celui de Philadelphie. Ou doit ajouter qu'étant le plus grand entrepôt commercial des États-Unis t elle possède plusieurs vastes chantiers appartenant à des particuliers, parmi lesquels se distingue surtout celui de M. Bayard , où Ton a construit, il y a quelques années, une frégate de 64 pour les Grecs et une autre de 68 pour la Colombie. La marine mai clwuide de celte ville ne jauge pas moins de 3o3,5oo tonneaux; 90 bateaux à vapeur font en outre le service dans presque toutes les directions. Plusieurs lignes de paquebots a voiles sont chargées de la correspondance régulière entre New-York et les villes les plus commerçantes de l'Europe et de l'Amérique ; plusieurs de ces bâti mens jaugent 5oo tonneaux et offrent dans leur intérieur toutes les commodités que l'on peut se procurer dans les meilleures auberges. Tous les huit jours il part un paquebot pour Liverpool eu Angleterre ; tous les quinze jours il en part un pour Londres , et un tous les dix jours pour le Havre en France. New- York est aussi en relation régulière par ses paquebots avec Charlestoo, Savannah , New- Orléans, La Havaua, Vera-Cruz, Buénos-Ayres , Montevideo. La traversée entre New- York et Liverpool s'accomplit quelquefois en dix-sept jours; le prix n'est que de 3o guinées par personne y compris la nourriture.
Les cuvirons immédiats de New-York offrent d'abord le Governo rs Island , petit îlot sur lequel s'élève le fort Col u m bus , Cas t le - Williams , le Fort La fa yette et le For t Bichmond, qui protègent l'entrée du port ; ensuite une foule de jolies maisons de campagne situées dans l'île Manhattan et dans l'île Longue ( Loug- Island) , que nous avons vue être une des plus grandes de l'Union. C'est à l'extrémité occidentale de cette dernière que, vis-à-vis de New- York , s'élève la ville du Brooklyn, la troisième de l'état pour la population qui monte déjà à 1 5,4 00 âmes, et florissante par son industrie et sou commerce; malgré cela les géographes et les cartographes européens paraissent en ignorer l'existence. Cela doit surprendre d'autaut plus que c'est justement à Brooklyn qu'est situé Y arsenal maritime de New-York (navy-yard of New- York), vaste bâti meut sur les chantiers duquel on a construit YOhio, un des plus beaux vaisseaux de l'Union , et la fameuse frégate à vapeur Fulton the first, sur laquelle on a tant débité de contes , mais dont le duc de Saxe-Weimar a fait justice. Selon cet illustre voyageur c'est une batterie flottante de 3o pièces de 3a ; les flancs ont 6 pieds anglais d'épaisseur; la machine destinée à la mettre eu mouvement est de la force de iso chevaux; elle est désarmée depuis quelques années. En traçant un rayon de 75 milles autour de New-York; on trouve un grand nombre de villes et de lieux remarquables, que nous aurons occasion de décrire, soit dans cet état, soit dans les états limitrophes; ici nous nommerons cependant Ncw-Haven, dans le Conuecticut ; Poughkeepsie, dans le New-York , petite ville de 7,300 habitans, une des plus florissantes de l'état par sou industrie et par son commerce; on y publie trois journaux ; Patterson, Newark, Ne w- B runswick et Trenton , dans le New-Jersey; Easton, Beading et Philadelphie, daas la Pennsylvanie.
RocHssTta , ville très commerçante , située sur le Genessee , dans le comté de Mouroc ; plusieurs voyageurs réceus portent sa population à 1 7,000 âmes , mais le dernier recensement ne lui eu donne que 9,269. Le canal Erié y passe au-dessus du Genessee sur un aqueduc en pierre , semblable à celui du fameux canal de Bridgewater eu Angleterre ; c'est un ouvrage qui fait beaucoup d'honneur à Benjamiu Wright. Ou y admire la belle cascade du Genessee , haute de 97 pieds anglais.
Les autres villes principales sont : Uunsoir, avec 5,4oo habitans; Utica , avec
ïO'n
8,3oo habita us; Osvrtco , avec 1,700; el Burvato , avec 8,700, remarquables surtout pour leur activité commerciale ; Utica et Bufalo, situées la première vers le milieu du canal Erié et la seconde à l'endroit où il aboutit au lac Erié , font des progrès rapides eu population et en richesse, à cause de l'extension que prend tous les jours leur commerce. H en est de même de Lokfort ; en 1 8a 1 il n'y avait que deux, maisons ; il en comptait six cents en 1836, et en i83o il avait 3, 800 habitans; le canal y passe par dix écluses doubles, dont cinq pour les bàlimens qui descendent et cinq pour ceux qui remontent. Nous nommerons ensuite : Auburn , avec 4,4oo habitaus , et importante par sou célèbre séminaire théologique et par sa belle prison de l'état; WtsTroiicr, par sou école militaire. le seul établissement de ce genre que possède l'Union ; organisée sur le plan de la célèbre école Polytechnique de Paris, elle est entretenue par le gouvernement fédéral, et a déjà fourni à l'armée des officiers et des ingénieurs très habiles; ScBESECTAnr , avec Y Union- Collège et 4,3oo habitans; Clihtok , avec V Hamilton-College et le séminaire tlte'ologique des Baptiste* ; Geheva, avec le Geneva-CoUege; Saceet's Harbor , sur le lac Ontario , importante par son commerce et par ses chantiers militaires et marchands ; Salmca , avec 6,900 habitans , et Syracuse , par l'immense quantité de sel qu'on retire de leurs sources salées; Caldwei.l , petit village remarquable par sa positiou charmante sur le lac George, devenu depuis quelques années le rendez-wus à la mode du beau monde des états de New-York , Yermont , Massachusetts et Oonnecticut; Pomtet , avec 4,800 habitans , importaute par les nombreuses antiquités qu'on y a découvertes. Enfin Betblebem, avec 6,100 habitans; Saatraonrvs, avec 5,700; Fisbrill, avec 8,3oo; Brigbtoh , avec 6,5oo ; Gates , avec 7,5oo ; Oxohoaga, avec 5,700 ; M a ji Lits, avec 7,400; Sebeca, avec 6,?oo ; Newburg , avec 6,400 ; Hempsteao , avec 6,aoo ; Brookbaveh , avec 6,100; Cabardaxgua , avec 5, a 00. Nous ajouterons encore Manchester, qui en 1826 n'était encore qu'un village , parce que dans ses environs se trouve la fameuse cascade de Niagara. D'après des mesures récentes toute la largeur est de i,4oo yards, dout 3 80 forment la cascade du côté des Etats-Unis, 33o sont occupés par l'îlot de la Chèvre (Goat-Island) et 700 forment la cascade du côté du Canada ; la hauteur de la cascade américaine est de 16» pieds anglais; celle de la cascade canadienne ou anglaise n'est que de 143.
ÉTAT DE NEW-JERSEY partagé en 1 4 comtés.
Trektoi», dans le comté d'Hunterdon , petite ville de 4,000 habitans , agréablement située au confluent du Sapping avec le Delaware, bien bâtie, et florissante par ses manufactures de coton, ses tanneries, etc. ; c'est la capitale de l'état. On y remarque surtout le beau pont sur le Delaware composé de cinq arches en bois. Trentou est le grand entrepôt du commerce intérieur qui a lieu entre New- York et Philadelphie entre lesquelles cette ville est située.
Nkwarr , sur le Passaic , ville la plus peuplée et la plus importante de l'état , remarquable par ses fabriques, surtout celles de souliers, de voitures élégantes, de chaises, etc., par Yéglise dés presbytériens , une des plus belles de l'Union, par son commerce et par son cidre qu'on nous assure rappeler d'uue manière étonnante le vin de Champagne ; sa population s'élève à 10,900 âmes. Pattersoîc, petite ville, florissante par ses nombreuses manufactures de coton et remarquable par la jolie cascade formée par le Passaic, elle compte déjà 7,700 habitans.
Les autres villes principales sont : New-Brurswicx, avec 6,000 habitans el importante par son commerce , par le Rutgers-College et par le séminaire théologique des réformés hollandais (dulch reformed); Prixceto» , avec la célèbre institution nommée collège of New-Jersey et un séminaire théologique des presbytériens ; Perte- Aeiot , remarquable par son port, un des plus beaux de l'Union. Viennent ensuite Grées wica et Liban 01c avec des forges; Hakoveb , Little Ego-Harbour, Great-Egg-Harbour et
BaiDGETOWB.
L'ÉTAT DE PENNSYLVANIE , partagé en 5 1 comtés.
Harrisburg, dans le comté Dauphin et sur la rive gauche du Susquehanna, petite ville, bien bâtie et florissante, est la capitale de l'état. Le capitote el les deux bâtimens destinés aux bureaux de l'administration soul d'assez beaux édifices. D'après le dernier rec-nsement, sa population ne s'élève encore qu'à 4,3o7 âmes.
Philadelphie, bâtie sur la partie la plus étroite de la presqu'île formée par le Delaware et le Sehuylkill, passe pour être la ville la plus régulièi eioenl tracée de l'Uoion, la plus industrieuse et celle où il y a le plus de richesse solide; elle en est la seconde sous le rapport de la population, qui, avec les faubourgs, s'élève à 167,688 arues, et la troisième sous celui de la marine marchande , qu'où estime au dessus de 100,000 tonneaux. Son port est vasle et sûr, ses rues sont larges, bien pavées et bien aérées, ses maisons sont belles, en général bâties en briques et à trois étages, propres, mais sans ornemens. On doit ajouter que les places y sont plus nombreuses que dans aucune autre ville des États-Unis ; ceHe de Washington est ornée de la statue équestre de ce grand homme. Parmi les nombreux édifices publics qui méritent d'être mentionnés nom citerons : le marché (Market), le plus beau peut-être de l'Amérique; la Banque des États-Unis que plusieurs connaisseurs regardeut comme le plus 1**1 édifice de toute l'Union; il est bâti en marbre blanc sur le modèle du célèbre Panthéon d'Athènes; la Banque de Gérard (Gerard's Bank); la Banque de Pennsylvanie ; le palais de l'État (State House), où siégea le congrès qui , le 4 juillet 1776, déclara l'indépcudance des Etats-Unis et où se tinrent les séances du congrès, jusqu'à sa translation à Washington; V athénée ; la monnaie (the United States-Miul) établie en 1793 ; c'est le seul établissement de ce genre que possède l'Union; on vient de construire un nouvel hôtel des monnaies , dont les dimensions et l'architecture, bien supérieures à celles du précède ut , font honneur à la libéralité du gouvernement fédéral; les bétimens delà société philosophique , de la bibliothèque de la ville , de V université et de l'académie des beaux-arts ; V hôpital de la Pennsylvanie; la Masonic-Hnll avec une belle salle pour les fêtes publiques; le théâtre dans Chesnut-slrect. Ou doit encore faire une mention particulière de la maison pénitentiaire (peniteniiary), de Y hôpital de la marine (naval hospilal) et de Y arsenal de ia marine (navy.vard), qui est un des plus grands établissemens en ce genre que possède l'Union; quoique le peu de profondeur du Delaware ne permette pas d'armer les vaisseaux de ligne, on y a construit le Pennsylvania , dont nous avons parlé à la page 587. Philadelphie est le siège d'un éveché protestant , d'un évéché catholique et d'ungraud nombre d'institutions littéraires et d'instruction publique; ou remarque parmi les premières la société philosophique américaine, la société de médecine, la société Linnéene, la société d'agriculture, la société des sciences naturelles et celle pour f encouragement des inventions mécaniques. On doit surtout nommer parmi les secondes Y université (university of Pennsylvanie ) , dont la faculté médicale peut être regardée comme la première de l'Union ; Y académie des beaux -arts , avec une assez belle collection de tableaux et de statues; Y athénée; les trois grandes bibliothèques publiques , parmi lesquelles se distingue la bibliothèque de la ville; le musée de prêt avec de Mies collections d'histoire uaturelle et de tableaux; ou y admire un squelette entier de mammouth qui pèse 1,000 livres; c'est le plus grand morceau de ce genre qui existe; Y observatoire; le jardin botanique de Bartram. Le commerce de librairie de cette ville surpasse celui de New-York; l'activité de ses nombreuses typographies est immense; les magasins de Carey et Lee sont très richement fournis, et le magasin de cartes du célèbre géographe M. Tanner uous parait être le premier établissement de ce genre des États-Uni*. Philadelphie et ses environs possèdent de nombreux et important établissemens manufacturiers. Nous ajouterons, d'après les journaux , que l'énorme legs de 16 millions de dollars, que M. Etienne Gérard vient de lui laisser en mourant , a rendu la municipalité de Philadelphie, non-seulement la plus riche de toute l'Union, mais nue des plus riches du monde. Ce vieillard opulent a légué en outre deux millions de dollars pour l'établissement d'un grand collège pour l'état de Pennsylvanie.
Dans les environs immédiats de Philadelphie on doit surtout nommer le beau pont sur le SchuylkiSI, dit Ma rk et- Street- Bridge, construit en bois à l'exlrémité de la rue du Marché t Market street); l'arche du milieu a une ouverture de 100 pieds anglais et celle des deux autres est de 1 5o. Un mille au-dessus on admire un autre pont aussi en Imis d'une seule arche de 34 o pieds et 4 pouces anglais d'ouverture; ce bel ouvrage nous parait offrir Yarche la plus large que l'on ait encore construite; enfin le tVatertv o rit s , niagui(i<|ue construction hydraulique, qui fournit l'eau à toute la ville, et dont la construction a coulé 4 3 2,5 1 a dollars. Nous ajouterons que beaucoup de maisons de la ville possèdeut des cabinets de bains alimentés par ces magnifiques conduits. Plus loin oh
voit Germantownt petite ville, florissante par sou industrie; elle possède l'institution nommée Mouni Airy collège ; et Frankfort, où se trouve un grand hôpital pour les fous. Beaucoup plus loin , et dans un rayon d'environ 80 milles , on voit plusieurs villes et liens remarquables; nous nommerons d'abord les suivans qui appartiennent à la Pennsylvanie: Âeading » petite ville florissante t sur le beau canal par lequel ou transporte le charbon de terre à Philadelphie; sa population s'élève déjà à 5,900 âmes ; Pottsville, autre ville très florissante, qu'on cherche en vain sur les cartes les plus récentes et dans les géop-aphies dernièrement publiées; c'est rétablissement principal de la compagnie de houille, du Scbuylkill (Schuvlk ill-coal Company) qui exploite les mines de charbon et de fer découvertes dans son voisinage et dont les produits sont transportés à Philadelphie par le canal qu'elle a ouvert. Mauch- Chunk , autre petite ville, située au confluent dn Maurh- Chunk avec le Lehigh; elle doit sa naissance aux riches mines de houille exploitées par la Lehigk-coaLCompany ; un beau cltemin en fer construit avec le métal tiré des mines voisines, facilite le transport de ce combustible. « Ce chemin, dit M. Milbert dans son Itinéraire pittoresque du fleuve Hudson , est construit en ligne directe et sur un plan incliné. Le charbon est chargé sur 1 4 chariots qui contiennent clmcun un tonneau et demi de ce combustible ; les chariots attachés à la suite les uns des autres et portés sur des roues en fer de peu d'élévation qui se meuvent dans des rainures, roulent avec une telle facilité, que , sans autre moyen d'impulsion que l'inclinaison du plan, tout ce convoi se met en marche et parcourt rapidement le trajet de 9 milles qui sépare la mine de la rivière. Cette vitesse est même susceptible de s'accélérer tellement, que pour prévenir les acc.idens, os a été obligé d'établir derrière le dernier chariot une espèce de modérateur , appareil estrènicuient simple, au moyen duquel un seul homme armé d'une vis de pression, peut arrêter tout court le train en mouvement. Arrivés au terme de leur voyage, ces voitures vont successivement se vider sous un grand hangar, où les barques stationnées sur la rivière viennent s'approvisionner. On remonte chaque chariot vide au moyen d'un cheval qu'on y attèle. Pendant la descente ce cheval est attaché derrière le chariot et le suit dans son trajet. » Easton, petite ville de 3,5oo habitans, florissante par le commerce et remarquable par le pont en chaînes qu'on y a construit sur le Lehigh, et par les canaux et les routes qui y aboutissent; on a le projet d'y établir une école militaire sur le plan Je celle de W est-Point. Bethlehem et Natareth, très petites villes, que nous ne nommons que pour signaler deux des principales colonies des Frères Moravt-s. Nous avons déjà décrit Harrisbonrg à la page 101a. Hors des limites de la Pennsylvanie nous nommerons d'un côté Tren ton, New-B runswick et N ewark t dans le New-Jersey; New-York , etc., dans l'état de ce nom; et de l'autre IV Hmington , Dover y etc., dans le Delaware; Baltimore , etc., dans le Maryland.
PirrsBUR&a , située dans une plaine , entre l'Allégheny et le Monongabela , à l'endroit où ces rivières se réunissent pour former l'Ohio. Cette position si favorable au commerce, les belles routes qui y aboutissent et les riches mines de charbon de sou voisinage, ont rendu Pittsburgh une des villes les plus florissantes de l'Amérique. Ses fonderies de canous, ses ateliers où l'on construit des machiuesà vapeur, ses verreries, ses poteries, ses clouteries, ses manufactures de laine et de coton , et nne foule d'autres fabriques et manufactures ont fait donuer à cette ville le surnom de Birmingham américain. Son commerce est immense, et parmi les villes de l'intérieur il n'y a que Cincinnati qui rivalise avec Pittsburgh. Elle possède la western university; sa population s'élève à ao,ooo habitans en comprenant dans ce nombre ceux de ses environs immédiats. L'on y a construit plusieurs vaisseaux marchands; aujourd'hui on y construit un grand nombre de batimens à vapeur pour la navigatiou de l'Ohio, du Mississipi et des tributaires de ce grand fleuve.
Dans les environs immédiats dePituhurgh on trouve Birmingham, gros bourg important par ses verreries, ses fabriques de quincaillerie et par ses sources salées, dont on lire par l'ébullition une quantité considérable de sel; Y Arsenal* prés de l'AlIrgbeny, beau bit i ment où l'on conserve plus de ao.ooo fusils; A lie ghenyiow n , remarquable par la Mleprhon (Peu i lent iary) qu'on y a construite dernièrement ; enfin YVnionrolli ng-mill , une des plus grandes fabriques de clous de toute l'Union; ou vante surtout le mécanisme qu'on y emploie. Plus loin et dans un rayon d'environ 16 mille» on remarque Éconotny, petit village charmant, bâti dernièrement par M. Rapp pour les
partisans de ses doctrines ; son système, dont les journaux ont tant parlé dans ces dernières années , est basé principalement sur la communauté des biens et sur la coopération de tous les membres de la société pour le bien-être commun , et sur les consolations de la vie à venir promues par la religion. C'est cetle dernière partie qui forme la différence entre sou système et celui de M. Ovven , dans lequel les principes religieux ue sont pas considères comme nécessaires. La colonie de M. Rapp était très florissante en i8a6, possédait de vastes terreins cultivés, plusieurs machines pour fabriquer des étoffes, et comptait 700 individus, qui tous le regardaient comme leur père et le vénéraient presque comme un nouveau prophète. Il parait que cet établissement ainsi que celui de M. Owen out cessé d'exister.
Les autres villes principales de la Pennsylvanie sout: York, avec 4,200 habitans, Lakcaster , Carmsle et Browhville, remarquables surtout par leurs fabriques et leurs manufactures; Lakcaster a 7,700 habitaus, la plupart allemands, un petit musée, le collège de Franklin et un institut des sourds ct-muets ; Carlisi.e possède le collège de Dtckinson; Wasuixotok, celui de Washington et Camossburuc , celui de Je/ferson; Lebakoh, importaute par le caual qui y passe et par son commerce; Jiwîata, par les riches mi/tes d* fer et ses nombreuses forges. Nous citerons en outre Suhbury et Nortuumberlaxd, réunies |«r uu pont et situées à l'eudroil où a lieu la jouction des deux branche* principales du Susquehauna ; Meadvii.le, avec Y Allegheny-College ; Camdersburg | avec a,8oo habitans ; Wileesbarre, Wilmamsport, Oetttsucru, Huwtlhguoi», Bedford, Waterford, Erié, Alleittown cl Le\v;stow!C. ÉTAT DE DELAWARE partagé eu 3 comtés.
Dover ou Douvres, daus le comté de Kent, sur le Joncs-creek , affluent du Delàware, très petite ville, daus une position insalubre, et avec environ uu millier d* habitans, est la capitale de 1 état.
WiLMwuTOK , dans le comté de Neircastle, située entre le Chrisliana-creek et le Erandwine, affluent du Delaware, ville de médiocre étendue, mais la plus grande, la plus peuplée et la plus commerçante de l'état. Elle se trouve être aussi l'entrepôt immédiat des produits des nombreuses et florissautes fabriques établies sur le liraudwiuc. La CbiLliaua y forme uu bon port; le dernier recensement ue lui accorde que 6,628 âmes.
Les autres villes priucipalcs sont : Newcastle, Suyrha et Lewistoyy*. ÉTAT DU MARY LAN D partagé en 19 comtés.
As jurous , daus le comté d'Arundel, petite ville située à l'embouchure de la Severu, sur la baie de Chcsapeake, est la capitale de l'état. Quoiqu'elle ne compte que 2,61 5 habitans, elle possède néanmoins un tluiàtre et nue banque.
Baltimore, dans le comté de ce nom , située sur la rive gauche du Patapsco , qui y forme un port spacieux et sûr, défendu par le fort Mac Henry: Selon M. de Roos, qui l'a dernièrement visitée, cette ville, iuférieure à New- York cl Philadelphie pour l'étendue et la population, les surpasserait pour l'élégaucc, la régularité des édi lices et la propreté des rues; les agrémens des dames, les charmes de la société, le Ion, les usages et jusqu'aux modes rappellent ici les grandes villes de l'Europe. Son jugement est confirmé par M. Levasseur. Quoique ses rues, dit ce jeune voyageur , soient toutes larges et régulièrement tracées, Baltimore n'a cependant pas la monotonie de Philadelphie. Le sol sur lequel elle est assise a un mouvement d'oudulation qui donne à chaque quartier un caractère varié. De plusieurs points élevés de la ville, l'œil peut embrasser non-seulement l'ensemble des constructions, mais encore une partie du port, les eaux brillantes de la Cuesapeakc et les sombres forêts qui s'étendent au loin. Ballimore est le siège d'un archevêché , dont relèvent tous les évèques catholiques de l'Uuiuu. Parmi les nombreux édifices qui ornent cetle belle ville, on doit uommer : la cathédrale catholique, qui est le plus beau de ses temples ; sa coupole ressemble à celle du l'antuéou à Rome; l'intérieur offre plusieurs beaux tableaux ; ou regarde Yéglise des Unitaires connue uu chef-d'œuvre d'élégance ; le magnifique bâtiment nommé Y Exchange, construit depuis peu, et dont la douane et la bourse fout partie; celui de V école de médecine; Y athénée avec uue grande salle pour les concerts; le nouveau théâtre ; le monument de Washington , la plus belle construction de ce genre que possède l'Amérique; c'est une colonne de marbre blanc de i63 pied» anglais de hauteur, avec des bas-relief, eu bronze représentant plusieurs scènes de la viede ce grand homme; elle est surmontée par la statue colossale du héros ; le monument elev%
à la mémoire des citoyens morts le i3 septembre 1814 eii combattant contre les Anglais qui furent repoussés: le style en est sévère et l'exécution belle; enfin la Jo/t faîne publique (public fountain) qui s'élève au milieu d'un square; c'est le rendei-vous le plus fréquenté par les promeneurs pendant la belle saison. Le commerce de Baltimore est très important; il n'est inférieur qu'à celui de New-York, de la Nouvelle-Orléans, de Philadelphie et de Boston; il deviendra encore plus considérable lorsqu'on aura exécuté les deux grands chemins eu fer qui doivent mettre cette place eu communication d'un côté avec les villes situées sur l'Ohio et de l'autre avec celles que baigne le Susquchanna; on les a déjà commencé. Les manufactures de coton, les verreries, les fabriques de bleu de Prusse et de vitriol, les distilleries et la construction des vaisseaux sont les branches principales de l'industrie de ses habitant, qui selon le dernier recensement montent à 8o,5a6. Baltimore est un des plus grands marcliés de farine du monde. Celte ville possède de nombreux établissemens littéraires ; nous nommerons : YUniversity 0/ Mary/and, qui comprend aussi Yëcolede médecine, une des meilleures de l'Union; d'importantes collections scientifiques el autres accessoires eu dépendent, ainsi qu'un grand hôpital; le collège de Sainte-Marie, établissement des catholiques , avec une riche bibliothèque et un beau cabinet de physique et de chimie; le collège de Baltimore; deux académies, ou collèges inférieurs; la bibliothèque de la ville, une des plus riches des États-Unis; le musée, dont les collections d'histoire naturelle et d'inst rumens des sauvages, quoique moindres que celles de Philadelphie, sont justement raugoes parmi les plus riches de l'Union. Il est inutile de rappeler que, comme à Boston, à Philadelphie et autres grandes villes, les école* élémentaires sont ici très nombreuses.
Dans ses envirous immédiats , ou voit un beau moulin à vapeur qui , avec douze ouvriers seulement , peut moudre jusqu'à a,ooo banques de blé par jour. Dans un rayon de 5o milles, on trouve : An na poli s, que nous avons déjà décrite à la page io»5; Fr<dericktown, petite ville remarquable par son industrie, son commerce, la salubrité de sou climat et par sa population qui s'élève a 4, A 00 âmes ; Washington , Alexandrie et Georgetown, dans le district de Colombie; Harpe rs fer ry, dans U Virginie; Lancaster, dans la Pennsylvanie, el Dover, dans le Dclaware.
Les autres villes principales de l'état sont: Svowaru., Viunu et Oxford , importantes par le grand nombre de vaisseaux marchands qu'elles possèdent ; CumanijurD , par tes riches mines de houille de son voisinage ; ensuite Emmittsbviig , par le voisinage du florissant collège catholique de Mount-Saint-Mary ; Eastok , K*GcasTO«nr, avec 3,4oo habitans, Elkon , Chxstbrtow* , Nottingham et Willijucsfokt.
DISTRICT FÉDÉRAL ou DE COLOMBIE. Cesl la plus petite des diviwoas territoriales de la Confédération Anglo- Américaine. Il est partagé en a comtés.
Washington , dans le comté de ce nom , siluèe sur le Potomac, au confluent de sa branche orientale, est, comme nous l'avons vu, la ville capitale du district et de toute la Confédération. Le Rock-Creek la sépare au nord-ouest de Georgetown , qu'on peut regarder comme un de ses faubourgs , tant cette dernière ville en est voisine ; U petite rivière, nommée pompeusement Tiber-Creek , la traverse , en même temps qu'un canal réunit le Tiber-Creek avec la branche orientale du Potomac. Washington est bâtie sur un plan très régulier; ses rues , larges de 80 ou 100 pieds , se coupent du nord au sud , à angles droits ; plusieurs aboutissent à des avenues de 1 3o à 160 pieds de largeur ; ces dernières portent le nom des divers étals de l'Union. Le terrein compris dans le plan de la ville est très étendu , mais il n'y a encore qu'une petite portion occupée par les maisons ; en i8ao, on en comptait a, 141 et on estimait les habitans à i3,3ai ; on porte actuellement ces derniers à 1 8,833. Plusieurs beaux édifices embellissent celte métropole ; les plus remarquables sont les suivans : le capitale, bâti en pierre de taille sur uoe éminence; c'est un bâtiment vraiment imposant , surmonté par trois coupoles , dont celle du milieu . qui correspond à la vaste salle nommée la rotonde, a 96 pieds anglais de diamètre ; les sénateurs et les députés des diflérens états de la confédération s'y rassemblent dans deuv salles séparées, cl la cour suprême y siège aussi pendant deux mois; c'est encore dans cet édifice que, dans une vaste salle, on a établi la nouvelle bibliothèque du congrès, composée en grande partie des livres qui formaient celle du président Jefferson. Uhtkel du président, autre édifice bâti en pierre de taille et également remarquable par se* dtmen-
sîods, par son architecture et par la richesse de son ameublement. Les quatre grands corps de bàtimeus en briques qui l'entourent servent à loger les administrations des finances (Ireasury) , de la marine (of the navy) , de la guerre (of war) et de Vintérieur et des af* /aires étrangères (of sîale). I.a belle caserne de la marine , avec un grand logement pour le commandant. L' arsenal de la marine (navy -yard), qui est un des plus beaux établisse m eus de ce genre , quoique les vaisseaux que l'on y construit ne soient armes que dans le chantier de Norfolk en Virginie ; il est situé sur la branche orientale du Potomac, qui forme en cet endroit un port sûr et commode. Le dépôt d' artillerie , où l'on voit plusieurs armes curieuses inventées dernièrement. Le vaste bâtiment où se trouvent V administration générale des postes et le bureau des patentes ; dans ce dernier se trouve une belle collée* lion de modèles, relatifs à presque toutes les branches des arts et de l'industrie. Tiennent ensuite X hôtel-de-ville , le théâtre , la maison de correction, le cirque. On ne doit pas oublier le fort qui domine le Potomac et le grand pont en bois de plus d'un mille de loug qui traverse ce fleuve ; il est éclairé pendant la nuit. A la téte des établissemens littéraires de Washington, il faut mettre Y institut de Colombie, divisé eu cinq sections poulies sciences mathématiques, les sciences physiques, les sciences morales et politiques, la littérature en général et les beaux arts; on doit citer aussi les sociétés de médecine , de botanique, d'agriculture et le Columlnan-CoUege. Dans le bureau topographique, il y a une belle collection d'instrumens et les plans de toutes les forteresses et de tous les forts formant le système de défense des frontières de l'Union, et un dépôt général de toutes les cartes cl des levées des Eiats-Unis, ainsi que de tous les mémoires des découvertes et voyages faits par les ingénieurs du gouvernement; dans le département des Indiens (Indian département), on conserve une belle collection des portraits des chefs indiens et de leurs femmes qui sont venus de temps à autre faire des traités ou cessions de terres. Washington possède plusieurs écoles élémentaires et plusieurs typographies. Nous ajoti • terons que c'est dans cette ville qu'on public le National Intelligencer, autrefois regardé comme la feuille officielle des États-Uuis; qualification qui, aujourd'hui, pourrait être donnée au Globe , qu'on publie aussi dans la môme ville. Il est bon aussi de faire observer, que c'est du capîtole que les géographes anglo-américains commencent à compter les méridiens qu'ils tracent sur leurs cartes.
Malgré son peu d'étendue, ce district compte deux autres villes trop importantes pour n'être pas mentionnées; nous voulons parler de : Georgetown, dont la population s'élève à 8,400 âmes; elle est remarquable surtout par sou collège catholique, très florissant, érigé en i8i5 en université et par un couvent de religieuses catholiques; il est tenu par des jésuites et possède une belle bibliothèque; Alexandrie , sur la droite du Potomac, importante par son commerce et par sa population, qui moutc à 8,200 âmes. ÉTAT DE VIRGINIE , partagé en 1 10 comté».
Richmond, dans le comté Henrico, sur la rive gauche du James et vis-à-vis Manchester, avec laquelle elle communique par deux ponts, est la capitale de l'état. Le capitole , ou hôtel de tétat , bâti sur le plan de la maison carrée à Nîmes ; Vhôtcl du gouverneur, X arsenal, et quelques églises sont ses édiûces les plus remarquables. La fabrique de clous, la fonderie de canons, la manufacture d'armes, celle de voitures, de selles, de souliers et autres articles occupent une partie considérable de sa population, que M. Tanner porte à 24,178 âmes, mais qui, selon le dernier recensement, ne s'élève qu'à 16,060. Sa position avantageuse, et le caual construit dernièrement pour éviter les chutes du James, reudeut Richmond le centre d'un commerce aussi riche qu'étendu. Un nombre considérable de vaisseaux marchands appartiennent à son port,
Norfolk , prés de l'embouchure de l'Elisabeth, ville de médiocre étendue, dans le comté de Norfolk , mais la plus peuplée de la Virginie , après Richmond , cl la plus commerçante. Sa population s'élève à 0,800 âmes. Son port, très bien défeudu, est un des meilleurs de l'Union. Norfolk possède un théâtre, un at/iénée et quelque autre établi^sement d'instruction publique. C'est daus seseuvirons qu'on trouve Portsmouth, petite ville, et tout près Go sport , sur l'Elisabeth, non loin de l'endroit où commence le canal ouvert dernièrement pour joindre la baie Chcsapeake avec le détroit d'Albcmarle ; quoique ce ne soit qu'un village, il est très important par le grand arsenal maritime que le congrès y a établi. Depuis que le gouvernement fédéral a adopté eu 1 3 20 le plan proposé par
une commission d'ingénieurs et d'officiers de marine , on a beaucoup agrandi cet arsenal; l'on y a créé une forme de construction très grande, bâtie en granit de Quincy, et l'on compte y en construire d'autres successivement : de nouveaux ateliers , de nouveaux hangars , de nouveaux caserueiueus pour les marius y oui clé ainsi élevés. Ce magnifique établissement est le grand dépôt maritime pour les Klats-duSud , comme Charleslown que nous avons dérrit à la page 1018 l'est puur les États-du-Nord. On doit aussi nommer la rade de Hampton (Hampton road>, qui , d'après le nouveau système de défense, est destinée à être le point principal de rassemblement des forces navales de l'Union. Cette position importante domine toute la baie Cbesapeakc, qu'un canal à grandes dimensions l'ait communiquer avec la baie Delaware, et par conséquent avec Philadelphie. Let vaisseaux construits dins cette dernière ville et à Washington peuvent donc en toute sûreté venir à Norfolk pour y être armés et ensuite se réunir dans la rade de Hamp'on. Le fort Ilonroe, place d'aunes ayant nu revêtement en pierre de taille, occupe, avec une lunette avancée, toute la belle position de Old-Point-Confort ; c'est dans sou enceinte que se trouve l'école tt application pour l'artillerie (artillery school ofpracticc). Le fort Caillou a, batterie caseinalée, construite sur le banc du Rip-Hap; celte batterie croise ses feux avec ceux du fort Monroe. IVevport- News , Naseway- Sh ont et Cramp- 1 si and- Fia t s , autres positions qui doivent aussi être occupées et qui formeront ainsi un système complet de défense pour la rade de Hampton. Malgré leur grande importance , les géographes et les cartographes européens paraissent ignorer presque toutes ces localités, mentionnées si souvent dans les feuilles américaines à cause des grands travaux que depuis plusieurs années on y exécute. Nous ajouterons que c'est au génie du célèbre général Bernard que l'on doit les projets de ce beau s\stèine, ainsi que des antres fortifications que , depuis 1 8 16 , le gouvernement fédéral a fait élever pour l'entière protection de sa frontière maritime ; cet illustre et brave officier est rentré en France et a repris sou rang dans l'armée.
Le* autres v illes principales sont : Wii.liamsbocrg , ancienne capitale de la Virginie, avec le collège de William-et Marie cl uue bibliothèque ; Peter »a u r g , avec 8,3oo hahilaos; Lyhcobi; roh , avec 4,600; Wihcbester, avec 3,5oo; et Wheelixg , avec 5,7oo; toutes impôt tantes par leur industrie et leur commerce; nous avons déjà dit que le grand chemin en fer de Baltimore doit aboutir aux environs de cette ville, re qui la rendra nu des plus grands entrepôts de l'intérieur. Chari.ottesvii.le, remarquable par I' 'université de la Virginie (uuiversity of Virginia), dernièrement établie; Lexibotox, par le collège de Washington et Farm ville , par le voisinage de celui de Uampden-Srdnej ; Yoretowk, avec le meilleur port de cet état; Harfers-Ferry , importante pair tai grande manufacture d'armes qui appartient à l'Union, et dans laquelle on fabrique annuellement 1 5,ooo fusils , ainsi que par son vaste arsenal où l'on conserve environ) 100,000 fusils; WiiiTE-Sui.rocR-SrhiKGS, WARMsr-RiHos , SwEETsraïKcs et Ratb , par leurs bains et eaux minérales visités par beauronp de monde; Estleville, prés de laquelle se trouve le plus beau pont naturel de tous les États-Unis; ses dimensions sont beaucoup plus grandes que celles du fameux Rockbridge qui donne le nom à un comté de cet état. Nous nommerons aussi Kreoericesburg, dont la population s'élève à 3,3oo âmes; Leesburo , Fikcastle, («bristiassbcro, Evansoam, Abincooh, Stauj-to*, TAPrAHAHKOK , Belhaven, Dlmfries, Dauville, Wellsborc et Poitit-Pleasast. Ou ne doit pas oublier Modwt-Vernoh , jolie maison de campagne située sur une éminence wès du Polomac, à 9 milles anglais au-dessous d'Alexandria ; c'était la résidence ordinaire de Washington ; et Mokticello , près de Charlottesvillc , demeure habituelle de Jcffersoa. ÉTAT DE LA C AROL I N E-DU- NORD, partagé en 64 comtés.
Raleigh , dans le comté de Wake, sur la Neuse , petite ville bien bâtie , sur une éminence et dans un climat sain , est la capitale de l'état. On y remarquait naguère quelques beaux édifices, entre autres le pala'm de l'état , vaste et beau bâtiment , avec une statue en marbre de Washington, par Canova; le théâtre et le palais du gouverneur; un incendie vient de détruire le |iatais de l'état, ainsi qu'une assez grande partie de la ville, et a beaucoup endommagé le chef-d'œuvre du célèbre sculpteur italien. Raleigh possède a musées , mais ne compte que 1,700 habitans.
Newberh , dans le comté de Craven , au confluent du Trent avec la Nemc, jolie
ville, avec un théâtre, une académie e\ une bibliothèque ; c'est la plus peuplée de IVl.it, quoiqu'elle ue compte encore que 3,776 habitons. Elle fait un grand commerce et sou port possède beaucoup de navires marchands.
Les autres villes principales sont : Wilmikotoit, dont le port possède le plus grand nombre de vaisseaux de tout l'état; elle compte 2,600 babilans; Fayetteville , avec a,868; Edentok, Elisabeth, Plymouth et Bealeort; elles sont toutes petites, mais imposantes par leur commerce; la dernière surtout l'est par son port, qui avec celui qu'offre l'embouchure du Cape-Fear-River, sont les seuls débouches à la mer de la Caroiiue-du-Nord; ces deux derniers ports se trouvent en outre sur la grande ligne de communication intérieure au sud de la Chesapeake ; eu outre d'importantes lortificatious fuites dernièrement les rattachent au système général de défense pour la frontière maritime de l'Union. Cuapei.-Him. , remarquable par Yuniversité de la Caroline-du-Nord (university of Norlh-Caroliua) ; Salem, par son industrie; c'est le chef-lieu des établissernens que les Frères Moraves ont dans les États-Méridionaux. Enfin Chari-otte, très petite ville, mais dont la prospérité et la population augmentent Ions les jours à cause du voisinage des mines d'or qu'on y exploite, sur une graude échelle, depuis les deruière5 années. Leur produit , dont on avait révoqué en doute l'importance, s'est tellement accru, surtout depuis 1828, que les lerreius aurifères des Etats Unis, qui a'r tendent a l'est des montagnes Bleues (Blue-Ridgc), depuis le voisinage du Potumac jusque dans l'état d'Alabama, doivent être raugés parmi les plus riches en ce métal que l'on connaisse. Cette roue aurifère, qui naguère eucoie n'était exploitée que daus la Virginie, les Caroline» et la Géorgie, l'est aussi à présent dans l'Alahama et «e Tennessee; mais ce n'est qne dans la Géorgie et dans la Caroline-du-Nord que l'exploitation se fait sur uue grande échelle. Dans la Caroline-du-Nord , il faut distinguer les lavages des mines proprement dites. Les premiers se font dans le comté de Burke, dont le chef-lieu e*l AIoRGAjrrowa , et dans celui de Rutherford , qui a pour rlief-lieu Rutmbrvord ; les véritables mines sont exploitées dans les comtés de Mecklenburg , de Rowau , de Davidson et de Cabarras, dont les chefs-lieux respectifs sont : Charlotte , Salisdury, Lexikgton et Corcord. Les mines offrent déjà plusieurs galeries, mais nulle part on n'a encore pénétré à plus de tao pieds an-lais de profondeur. M. Bissel prétend que toutes les mines et tous les lavages des deux Carolines, de la Géoigie et de la Virginie emploient actuellement au moius 20,000 persouues, et estime la valeur totale de leur produit à 100,000 dollars par semaine, ce qui ferait 5, 000, 000 de dollars par an. Sans adopter entièrement son estimation, qui nous parait exagérée, nous ferons observer que leur produit doit sûrement dépasser de beaucoup la quantité adoptée même récemment par les savans célèbres qui ont traité ce sujet ; car l'emploi constant d'un si grand nombre de personnes, et les 466,000 dollars envoyés à la monnaie de Philadelphie en i8'io, supposent un produit beaucoup plus considérable que celui auquel ils se sont arrêtés. D'après des dneumens oliiciels relatifs à cette même année, l'or envoyé par la seule Géorgie monta à la valeur de a 12,000 dollars; celui de la Caroline-du-Nord. a 204,000; tandis que les envois de la Caroline-du- Sud et do la Virginie ne s'élevèrent qu'à 26,000 et à 24,000 dollars. Il est inutile de rappeler que la quantité d'or envoyée à la monnaie de Philadelphie ne représente pas la totalité du produit provenant des mines et des lavages.
ETAT DE LA CAROLINE DU-SUD; c'est le seul état de la confédération dans lequel le nombre des esclaves dépasse celui des habitaus libres. La Cai oliue-dii-Sud est partagée en 29 districts.
Columbia , dans le district de Ricblaud , sur la rive gauche do Con garée , immédiatement après la jonction de ses deux branches principales, la Broad et la Saluda. (/est une |>f tite ville , bien bâtie, avec 3,3oo habitans; elle est la capitale de l'état. U- palais et le collège de l'état (collège of South-Carolina), ainsi que Y église des presbytériens, sont ses édiiicos les plus remarquables.
Charmlstox, dans le district de ce nom, bâtie sur une péninsule fo- mée par le Coo per et l'Asbley , qui , se réunissant au-dessous de cette ville, forment un port aussi vaste que sûr, dont l'culrée est défendue par trois forts. CnAnT.RSTos est la ville la plus peuplée de tous les Étals-Méridionaux, à l'exception de la Nouvelle-Orléans, et la sixième villes de la Confédération sous le rapport du commerce. Elle est aussi la résidence rt'uu évoque
protestant et d'un autre catholique. On lui accorde actuel lemeut plus de 3o,ooo habitaus. Parmi les batimens publics , uous citerons le palais de l'état, Yhotel*de-vilU , la douane, le théâtre, le marché, la prison et l'église de Saint Michel avec un clocher très élevé. Vécole de médecine (médical collège) , le Charleston collège , Vécole de droit (law school) , la société littéraire et philosophique , les sociétés de médecine et d'agriculture, celle de botanique avec un beau jardin et la bibliothèque publique sont les principaux établissemens littéraires de cette ville, qui possède en outre plusieurs pensionnats et écoles élémentaires, ainsi que plusieurs typographies. On construit un grand nombre de vaisseaux marchauds sur les chantiers établis le long du Cooper. On doit aussi mentiouner le moulin mécanique pour nettoyer le rix , appartenant à M. Lucas. La fièvre jaune a souvent décimé la population de Charleston; rependant on regarde cette ville comme une des plus saines parmi celles qui sont situées dans la région inférieure des États-Méridionaux de l'Union ; aussi est-elle pendant la mauvaise saison le rendez-vous des riches planteurs du pays et même de ceux des Antilles.
Les autres villes principales sont : Georgetown avec 3,000 babitans, Hahbueg, Cahden , et Iîeauport, importantes surtout par leur commerce ; Winnsborough. ÉTAT DE GÉORGIE , partagé en 76 comtés.
Millkoge ville, dan s te comté Baldwin, sur la rive droite de l'Oconee une des branches de l'Ahiiamaha , jolie petite ville, avec 3,100 habitans; c'est la capitale de l'état.
S avait* ah, dans le comté Chatham, près de l'embouchure de la Savannab , qni y forme un beau et bon port. C'est la première ville de l'état sous tous les rapports. La bourse , V église presbytérienne, Védifice de l'académie et le théâtre sont ses principaux batimens. Parmi ses établissemens littéraires il faut mentionner V observatoire , la société de médecine et la bibliothèque. Elle compte 7,800 habitans qui font un grand commerce et possèdent beaucoup de vaisseaux marchauds.
Les autres villes principales sont : Augusta , sur le Savannah , importante par son commerce et par sa population qui s'élève à 6,700 imes ; c'est l'entrepôt de l'immense quantité du beau coton recueilli dans la Haute-Géorgie et qui est ensuite embarqué à Savannah et à Charleston; Darikn , importante par son port à l'embouchure de l'Alatamaha et par son commerce; Brunswick, par son beau port; Athkits, remarquable par l'irniversité de la Géorgie (Franklin collège, ou university of Georgia) qu'on y a établie; Maçon , fondée en 1824 sur un territoire acheté aux Criks (Creeks); en 1836 elle comptait déjà 1,600 habitans, et eu i83o, elle en avait a ,600 ; c'est une des plus fiorissanres de l'état; on a eu le projet d'en faire la capitale de l'état. Viennent ensuite Colckscs, Clinton , Monticello, Sainte-Marie , Madison et Washington. On doit ajouter que c'est dans la partie septentrionale de cet état , près des sources du Chatahoochee , du Tallapoosa et do Coosa , qu'où a découvert les mines d'or dont on a parlé à la page 1039. TERRITOIRE DE LA FLORIDE , partagé en 1 5 comtés.
Tallahassee, dans le comté de Léon, très petite ville, bâtie dernièrement entre l'Ausillee et l'Ocklockone ; c'est la capitale du territoire; sa population s'élève peut-être à a,ooo habitans.
Les autres villes principales sont : Saint- Augustin, autrefois capitale de la Floride- Orientale, défendue par un beau fort en pierre; sa population a beaucoup diminué dans ces dernières aimées; ou ne lui accorde aujourd'hui qu'environ 3,000 âmes. Pensacola, petite ville, dont la population en 1836 ne dépassait pas encore un millier d'à mes. C'est un des points militaires les plus importans des Etats-Unis à cause de son port, regarde comme le plus beau et le plus sûr de tout le golfe du Mexique. Le congrès y a fait construire un arsenal pour la marine et d'importantes fortifications, qui feront de cette ville une des principales places fortes de l'Union. Un beau phare de 80 pieds de hauteur, éclairé par 20 quinquets mis eu mouvement par une machine, indique pendant la nuit l'entrée de son port. Nous citerons encore la baie de Saint-Joseph , qui possède un havre très sûr; la baie d'Appalachicola, débouché de la rivière de ce nom; Saint-Marc, petit port sur la baie d'Appalachie ; enfin Tampa , dans la baie de Espiritu-Santo , dernier poste militaire dans cette partie de Ut péninsule de la Floride; et Fernandina, sur Pfle d'Amclia , conliguë à l'excellent havre de Saint-Marys, et tant de fois nommée dans les guerres qui de nos jours ont désolé cette contrée.
ÉTAT D'ALARAMA , partagé en 36 comtés.
Tuscaloosa, dans le comté de ce nom , très petite ville , située sur la rivière Tuscaloosa, est U capitale de l'état ; elie possède Vunhenilé de l'état (Alabama uuivcrsity) et compte 1,600 habitant.
Mobile , dans le comté de ce nom , et près de l'embouchure du bras occidental du Mobile, jolie petite ville bien bâtie; elle a reçu dans ces deruères années un très grand développement dans sa prospérité commerciale, grâces à son heureuse position à la tète d'une baie, débouché naturel des riches produits du sol très fertile de cet état et surtout de l'immense quaulité de colon qu'on y recueille. Mobile cont ent déjà un théâtre, une banque, branche de la bauque de» Etats-Unis, plusieurs autres banques locales, des églises, de très beaux magasins pour recevoir les balles de coton, et où, par le moyen de p renés à vapeur et hydrauliques, on les réduit d'un tiers en volume avant de les charger à bord des ha ti mens. Le magasin de coton construit par des négocia os de la Nouvelle-Orléans est un vaste bâtiment en briques, où l'on conserve une immense quantité de celte marchandise. Malheureusement Mobile est souvent ravagée par la fièvre jaune pendant les mois d'été et d'automne; aussi s'est-il formé dans son voisinage le petit faubourg Sp ring- Uill où se retire, pendant la saison des maladies, la population qui se trouve forcée de rester sur les lieux lorsque , comme il est d'usage, elle ne se rend pas au nord. L'embouchure de la baie de la Mobile est défendue par un fort construit sur Mobile-Point sur remplacement du fort Bowyer, par un autre fort projeté sur l'île Dauphine, et par une tour à (a passe au Héron. Quoique le receusement de ï8 3o n'accorde à celle ville que '5,194 babitans , nous n'hésitons pas à lui eu assigner au moins 8.000. Dus l'année iHao., AI. Tan uer portait à 8,i5o âmes sa population, qu'un savant ingénieur, M. le major Poussin, récemment chargé d'importans travaux dans cette partie dei'Union , élève même à 10,000.
Les autres villes principales sont: Cabawba, autrefois capitale de l'état; Mobtoomu y, Hcbtsville et Sawt-Stephans , importantes par leur commerce. On doit aussi nommer : FobtJacesob , Fobt-Cbawvobd , Claibbobve , Dimofolis et Flobehce. ETAT DU MISSISSIPI , partagé en ar* comtés.
Jacksoh , dans le comté Hinds, sur le Pearl , très petite ville non Tellement bâtie , dont la population peut s'élever à un millier d'habitans , est la capitale de l'état.
Natcbaz , dans le comté Adam», sur la rive gauche du Mississipi , jolie petite ville , dont une grande partie des maisons est bâtie en bois et à un seul élage. Quoique sa population n'atteigne encore que 1,790 âmes , Natchez est la ville la plus peuplée de tout l'état ; elle possède déjà une académie ou collège, une bibliothèque et en (8a6 on y publiait trois journaux et une gazette littéraire ; son commerce est florissant ; on exporte annuellement de 3o,ooo à 40,000 balles de coton.
Les autres lieux les plus remarquables sout : Mobticbllo , qui était naguère eapitale de l'état; Columbia , qui a été également désignée pour chef- lieu du Mississipi; Wasbibgtox , remarquable par le J eflerson- Collège > le premier établissement littéraire de l'état; Poet-Gibsow, Wood ville et Vicesbcrg. ÉTAT DE LOUISIANE , partagé en 3i paroisses.
Nocvelxe-Oblbaes , dans la paroisse de ce nom et sur la rive gauche du Mississipi. C'est la ville la plus grande , la plus peuplée et la plus commerçante de tous les États- Méridionaux. M. Tanner porte sa population pour la fin de 1829 à 63,48 1 âmes, mais le recensement de i83o ne lui accorde que 4M 10 âmes, même eu y comprenant les faubourgs ; elle est la capitale de l'état On peut dire qu'en général cette ville est bien bâtie; des rues larges en coupent d'autres a angles droits. Dans celles qui sont près du fleuve, les maisons sont presque toutes en briques, mais elles sont en bois dans les parties les plus reculées du centre. La Nouvelle-Orléans est le siège d'un évéché catholique. Parmi ses bâti meus les plus remarquables, nous citerons : le nouveau palais de l'état, le palais du gouverneur , Y arsenal de t état, le palais de justice et la douane de f Union ; le nouveau marché , construit sur le modèle des propylées d'Athènes; la cathédrale catholique, quoique d'une mauvaise architecture, et Y église des presbytériens. Parn.i ses établissement littéraires, il mut nommer surtout la bibliothèque publique et le collège, qu'on nous assure n'être pas encore organisé. La Nouvelle-Orléans est nue ville presque entièrement française pour les mœurs et pour la manière de vivre, quoique un grand nombre
<TAng1o- Américains s'y soient établis depuis quelques années. Elle possède deux théâtres, plusieurs imprimeries où l'on publiait dernièrement huit journaux; mais ses fabriques et ses manufactures sont peu nombreuses relativement à sa population. C'est le commerce qui occupe surtout ses habitans; depuis l'introduction des bateaux à vapeur, elle est devenue le débouché naturel de l'immense et fertile bassin du Mississipi et un des plus grands marchés du Nouveau-Monde. Le commerce intérieur y emploie 1,400 grands bateaux plats et i3o bateaux à vapeur, et le commerce maritime un grand nombre de «aisseaux. On peut même dire qu'elle est la seconde place de l'Union pour l'exportation des produits du sol, n'étant inférieure sous ce rapport qu'à New-York. En avril de i83i on a ouvert un chemin en fer de 4 milles et demi de long . qui met en communication cette ville avec le lac Poncbai train ; ce bel ouvrage aboutit au port artificiel qu'on construit sur ce dernier. La position basse de la Nouvelle-Orléans et les immenses marais qui l'environnent en rendent l'air très malsain; la fièvre jaune y fait souvent de grands ravages; en 1811 , 1814, 18a* et i8ap elle a enlevé un grand nombre d'babitans. Sa position et les fortifications nouvelles, qui en défendent les approches par mer, la rendent aujourd'hui la plu» forte place des États-Unis.
Les autres lieux les plus importans sont : DoicAi.DSOHVit.LE , sur la rive droite du Mississipi, à l'endroit où s'en détache le bras dit La Fourche, très petite ville , dans la paroisse de l'Ascension ; depuis 18 29 jusqu'en x83i , elle a été la capitale de l état. Sa population n'arrive peut-être pas à un millier d'âmes. Natchitocurs , regardée comme la ville la plus commerçante de l'état après la Nouvelle-Orléans et une des plus peuplées, quoique sa population ne monte encore qu'à 1,000 âmes. Iîatos-Rodge , petite ville d'environ a, 000 habitans, chef-lieu d'un cantonnement militaire, avec un arsenal très considérable; sa position, sur le bras principal du Mississipi, lui douue une grande importance par la facilite de pouvoir distribuer des armes et des munitions sur tous les points qui concourent à la défense du delta de ce grand fleuve. Jacrsox , remarquable par le collège Louisiana. Nous nommerons encore Alexandhia , Cowcordia , Washitta, OrsioutAs, SAiaT-Fasifcisvn.LK, et SAiirr-MARTursviixE. Ensuite, Jaser, sur la Rivière-Rouge, cantonnement militaire important.
DISTRICT DE L'OREGON. Ce vaste espace du Continent-Américain , que les Eiats- Unis regardent comme une partie de leur territoire, n'est qu'une subdivision du H'estern- Territoiy ; il n'est en:ore habité que par des nations indigènes qui conservent leur indépendance, et dont nous avons indiqué les principales dans l'article Ethnographie de cette partie du inonde. Il est traversé par le Columbia ou Oregon , dont il prend le nom.
Astoria . petit établissement commercial fondé sur le territoire des Tchinnouks (Chinnooks), à l'embouchure du Columbia, qui y forme un port, est le seul lieu que nous ayons à nommer. Daus son voisinage se trouvent plusieurs pins gigantesques, qui sout peut-être les arbres les plus hauts que ton ait trouvé sur lu globe. M. Ross Cox , qui pendunt les six dernières années a parcouru cette région, en décrit un situé près du fort Astoria , que les chasseurs canadiens nomment le roi des pins ; son tronc , à la hauteur de 10 pieds au-dessus du sol , a une circonférence de 46 pieds anglais ; il estime son élévation totale à 3oo pieds , dont i5o sont libres de toute branche. Ce voyageur en vit un autre au sud de la Columbia , dont la circonférence du tronc était de 57 pieds, et la hauteur jusqu'à la première branche de 260 pieds ! ÉTAT D'INDIANA, partagé en «4 comtés.
Isdiaa AP01.1S , dans le comté Marion,sur la branche occidentale de la Rivière- Blanche (White-Ri ver), jolie petite ville d'environ 1,200 habitans, est la capitale de l'état.
Vihckwhes, dans le comté de Knox , sur la rive gauche du Wabash, petite ville bien bâtie, avec une académie et environ 1,800 habitans. New-Albaztt , avec environ a,5oo habitans est la ville la plus peuplée de tout l'état ; on y construit beaucoup de vaisseaux à vapeur.
Les autres lieux les plus remarquables de l étal sont : Harmoict ou New-Harmojtt, jolie petite ville, bâtie par M. Rapp eu 1 8 15 dans une vallée uon loin du Wabash. Ses importans établissemens industriels et agricoles et les 2 5, 000 acres qui en dépendent ont été vendus pour 1 20.000 dollars par son fondateur à M. Owcn ; celui-ci y a introduit le système sodal-qu'il a imaginé pour l'amélioration des hommes et don t nous avons parlé à la page 1 oa5.
L'anarchie, qui s'était introduite pendant l'absence de M. Owen, a donné occasion à ce que à son retour d'Angleterre en 1836 il fût investi d'un pouvoir dictatorial sur le millier de partisan* qui formaient alors son établissement et dépendances. Cor t dos , autrefois capitale de l'état; Madisox, avec environ a, 000 habitaus; Richmoxd, avec près de t,5oo ; Salkm, avec 1,000; Jfffersoxville , BhooE ville et Vevay, toutes très petites, mais importantes par leur commerce ; cette dernière, fondée par des Suisses du pays de Vaud , est même remarquable par ses vignobles, où l'on récolte le meilleur tin de toute IX » ion. On doit encore nommer Fort-Wayhe, importante par sa position ; Bloomisgto» , par Ylndiana - Collège , le principal établissement littéraire de l'état; et Clarkeville, comprise dans le lot de i5o,ooo acres de terre donnés par te congrès au général Clarke, comme récompense des services signalés qu'il a rendus à la confédération.
ÉTAT D'ILLINOIS partagé en 5a comtes.
Vajtdalia , dans le comté de Fayette, sur la Kaskaskia, bâtie sur un plan très régulier, avec des rues larges et une place assez étendue ; c'est la capitale de l'état Elle ne compte encore que i,5oo habitaus, mais elle possède la Société historique Je l' Illinois (Hislorical Society of Illinois).
Les autres villes principales sont : Kaskaskia, autrefois capitale de l'état; Sbawaheetowh. importante par ses salines qui appartiennent à l'Union, Galena, par ses mines de plomb; Jacksouville, par Y Illinois ■ Collège , qu'on y a récemment établi; Cahokia, très déchue; elle ne compte qu'un millier d'habitans, quoiqu'on lui en accordait 7,000 lorsqu'elle dépendait de la France; Brllevillk et Edwardsville; Fort-Clarre, Fort- Edwards et Fort-Dbarbork ou Chicago.
ÉTAT DE MISSOURI, partagé en 33 comtés.
Jeffersojt , sur la rive droite du Missouri, peu loin de l'embouchure de l'Osage, très petite ville, dont la population peut s'élever à environ 5oo âmes, est la capitale de l'état.
Saist-Loois , daus le comté de ce nom et sur la rive droite du Mississipi , est la ville principale de l'état sous tous les rapports. Sa pnsiûnn avantageuse sur un des plus grands fleuves du monde et peu éloignée de ses deux afflueus , le Missouri et l'Illiuois, lui a fait prendre le plus rapide accroissement ; située au centre de la plus graude navigation intérieure de l'Araerique-du-Nord , elle est destinée à devenir en peu d'auuées uue des places les plus commerçantes du globe. Sa population, qui en 1816 n'était cororc que de 2,000 habitaus, s'élève selou le dmiier recensement à 5,Kôa. C'est une miniature de la Nouvelle-Orléans. El'e est déjà le siège d'un évèchc catholique, et possède deux banques, un théâtre , un musée t un collège (Saiut-Louis Collège), une bibliothèque , trois imprimeries. Elle est devenue le centre d'un commerce très étendu, et pour ainsi dire l'entrepôt des affaires importantes qui se font entre la Nouvelle-Orléans, Cincinuali et Pittsburgh; on peut dire que Saint-Louis doit celte activité commerciale à la navigation à vapeur qui s'y est établie sur une grande échelle. Voici quel était eu i83i l'état des principales lignes de cette navigation. Six bateaux à vapeur étaient employés régulièrement entre Saint-Louis et la Nouvelle-Orléans ; quoique cette dernière ville en soit éloignée par eau de i,aoo milles anglais, l'allée et le retour s'accomplissent en a 4 jours; quelquefois même en 18 .seulement. Six bateaux à vapeur entretenaient la communication régulière entre Saint-Louis et Louisville sur l'Ohio , éloignée de 63o milles anglais, et ne mettaient que 10 ou 11 jours pour l'allée et le retour. L'n de ses bateaux remoulait l'Ohio i5o nulles jusqu'à Cincinnati. Trois autres étaient chargés de la communication entre Saint- Imuîs et la Rivière delà Fièvre (Fever River) sur laquelle se trouve Galena , si importante par ses riches mines de plomb ; ils parcouraient le double intervalle de 480 milles dans dix jours ; un de ces bateaux remontait quelquefois 400 milles plus haut jusqu'à la Rivière Stint- Pierre (Saint- Peter's River). Deux bateaux allaient de Saint- Louis en remontant le Misiouri jusqu'à Franklin , éloigné de aoo milles anglais, et poussaient leur course jusqu'au Fort Lcavenworth, aoo milles plus liant. Eufm deux ou trois autres bateaux allaient de Saint-Louis à Pékin sur llllinois, éloigné de 180 milles anglais. D'autres bateaux viennent assez souvent à Saint-Louis de Pittsburgh et d autres places de l'intérieur. Depuis quelque temps des caravanes d'environ cent hommes partent tous les ans de Saint-Louis et arrivent dans l'espace de 40 i 5o joui s à Sanla-Fè dans le Nouveau-Mexique ; elles y apportent de»
étoffes de coton , des draps., de la quincaillerie, et en reportent des piastres et des mulets. Les marchandises sont transportées sur des chars couverts, qui servent en même temps de logement aux conducteurs. Au nord de la ville s'élèvent sept collines artificielle* , qui paraissent avoir été construites par ce peuple inconnu , auquel on attribue les tomuli et les fortifications mentionnés à la page 1037. Ces collines, dit le duc de Weimar , n'avaient pas encore été fouillées en 1826.
Les autres villes principales sont : Sa t ht* Cb a r les , petite ville, située sur le Missouri; elle ne comptait encore en 1826 qu'un millier d'babitans. Non loin se trouve Florissant, collège fondé par les jésuites , où la plupart des jeunes gens de l'état du Mis* souri qui se destinent à l'état ecclésiastique, reçoivent leur éducation supérieure. Potosi, petite ville , qui a acquis de nos jours une grande importance par les mines de plomb que Ton y exploite; elles sont à fleur de terre et d'uuc immense richesse. On doit encore nommer Frarelir, Sairte-Gekeviève , Herculareum, Jacksou et Nouveau- Madrid; cette dernière a été presque entièrement bouleversée par les tremblemens de terre de 181 1 et 1812. On ne doit pas oublier les deux, postes militaires les plus importansdecet état, savoir : JErrtnsotr's bar races, sur la rive droite du Missouri ; ce caserneroeot sert en même temps d'école pratique pour l'infanterie de l'Union (School of practice for Infantry). C'est i cette école qu'en sortant de rétablissement de West-Poin! , décrit à la page 1022 , les cadets destinés pour le service de l'infanterie viennent recevoir, pendant deux ou trois ans, toutes les connaissances pratiques de leur profession. La garnison de ce poste n'est jamais moins d'un régiment de ligne, et son commandement est confié à un général de brigade. Leavexwortb, sur la rive droite du Missouri , près du confluent de Littlo Platte, est l'autre cantonnement.
ÉTAT DE TENNESSEE , partagé en 62 comtés.
Nasbuille , dans le comté Davidson, sur la rive gauche du Cumberlamd , est la ville capitale et la plus importante de l'état. Elle doit principalement à sa position favorable au commerce les grands progrès qu'ont faite son industrie et sa population; cette dernière s'élève déjà à 5, 600 âmes. Des bateaux à vapeur font le trajet régulier de cette ville à la Nouvelle-Orléans. C'est à Nashville que se trouve la petite université connue sous le nom de Nashvitle-University.
Les autres villes principales sont : Kmoxville, la plus importante du Tennessee- Oriental , a\ec un collège renommé (East Tennessee-Collège) et environ 2.000 habitans: MuRKKEr.sRORoccH , autrefois capitale de l'état ; Gréer vi ma, remarquable par son collège , et par les ouvrages faits avec le fer tiré des mines de ses environs. Viennent ensuite : Martville . importante par son école de théologie; FRAREtni, Fatetteviile , Claresville, CoLUMBtA, Carthage et Braikerd ; c'est dans cette dernière que se trouve la principale mission fondée dans le but de convertir et civiliser les Tcherokis. ETAT DE KENTUCKY, partagé en 83 comtés.
Fbankfort, daus le comté Franklin, sur la rive droite du Kentucky, petite ville, bien bâtie, avec un beau palais de VÊtat et 2,000 habitans ; c'est la capitale du Kentucky.
Lexirgtoh , dans le comté Fayette, sur le Townfork , une des branches de l'Elkhorn, affluent du Kentucky, ville bien bâtie avec quelques beaux édifices, un théâtre, un musée, une bibliothèque publique , six imprimeries et plusieurs établisse mens littéraires. On la regardait il y a quelques années comme la ville la plus considérable de l'état; elle compte 6,104 habitans, dont un grand nombre est employé dans ses manufactures de dous, d'étain, de cuivre, de laine, de coton, etc. Lexington est le siège de Yuniversité dite de Transylvanie (Trausylvania university), qui est l'établissement de ce genre le plus célèbre et le plus fréquenté des États-Occidentaux ; les écoles de médecine et de droit en font partie.
LouisviLLE, dans le comté Jefferson, sur la rive gauche de l'Ohio, ville la plus industrieuse et la plus commerçante de l'état. Ou estimait il y a quelques années à 6,o5o tonneaux la portée de tous les bâtimens à vapeur appartenant à Louis ville. Elle possède une grande fabrique de machines i vapeur, de grandes manufactures de savon, de chandelles, une importante raffinerie de sucre et , à ce qu'on dit , la plus grande distillerie de whisky de l'Union. Le dernier recensement lui accorde io,352 habitans ; ils entretiennent de fréquentes et importantes relations commerciales avec Cincinnati , Saint-Louis et la
Nouvelle-Orléans. Le beau canal , r.ummé Louisville-Portland canal, ouvert dernièrement pour éviter les chutes de l'Ohio, joint celte ville à Portland; quoiqu'il n'ait que a milles de long, les grandes difficultés qu'il a fallu vaincre dans sa construction el ses grandes dimensions peuvent le faire comparer , dit Tingeuieur M. Jobn R. Henry , avec un canal de 70 à 75 milles anglais de long creusé dans un terrein ordinaire.
Les autres villes principales sont : Mavsville, la plus importante sous le rapport commercial après Louisvilie et Lexinglon ; elle compte 3,040 habitans ; Dakviu.k , avec 849 babitausel le Centre collège; Aughsta , avec 691 liabitaus et VJugusta collège ; Prixcetox, avec 366 habitans et le Cumberland collège; Rardstowic, avec i,6i5 habitans, et le collège catholique de Saint-Joseph, un des élablis'cmens les plus florissans de ce genre que possède l'Union; cette ville est aussi la résidence de Pévèque catholique du Kentucky; Russelsviixk, avec 1,358 habitans; Paris, avec 1,719; Manchester et Owihg ville, importantes par leurs sources salées; Harrodsburo, Oltm* iAi»-Si>ntKc,s et Biobohe-Lice , par leurs eaux minérales ; Harrodsburg compte 1 ,o5 1 habitans ; Oeorgbtowm, avec 1,344 habitans; Shelbtville , avec 1,201 ; New-Port, avec 717 habitans et un arsenal de l'Union; Bowlikg-Grbeh , chef lieu du comté Warren , où se trouve la fameuse grotte du Mammouth, dont on dit que l'intérieur a été exploré jusqu'à la distance de 10 milles anglais; elle est divisée en un grand nombre de compartimens ; la surface d'un seul u'aurait pas moins de 8 acres anglais ; il offre tin arc magnifique de 60 à 100 pieds de haut ; on recueille dans cette grotte une immense quantité de nitie ; Morticello et Irvihe , importantes par le nitre qu'on retire des grottes de leur voisinage. ÉTAT DE L'OHIO, partage en 73 comtés.
Columbus, dans le comté Franklin, sur la rive gauche du Scioto, affluent de l'Ohio, très petite ville, agréablement bâtie, avec un assez bel hôtel du gouvernement et un autre pour les bureaux de l'état, en est la capitale. Sa population ne s'élève encore qu'à 2,437 âmes.
CincinsATi, dans le comté Hamilton , sur la rive droite de l'Ohio , à l'endroit ou commence le canal qui joint cette rivière à la ville de Dayton , sur le Miami. L'accroissement de Cincinnati est vraiment prodigieux. En 18 10 on n'y comptait encore que a, 540 habitans; en 1834 ils étaient déjà 12,016; en 1826 ils montaient à i6,a3o; en i83o, à a4,83 1 ; actuellement on les porte au-dessus de a 8,000. On peut dire qu'ils se font tous remarquer par leur esprit actif et en 1 reprenait t. Profitant de la position avantageuse de leur ville, ils l'ont rendue la rivale de Pittsburgh par l'étendue de leurs relations commerciales et par la quantité , la variété et la bonté des produits de leur industrie ; ces derniers dès l'année 1836 se sont élevés à 10 millions de francs. La confection des machines à vapeur, les manufactures de coton, les draps de différentes qualités, les fonderies de caractères d'imprimerie et pour les métaux, les papeteries, les fabriques de savon , de chandelles, de briques, les brasseries, les raffineries de sucre, plusieurs produits chimiques sont les objets principaux de l'industrie de Cincinnati. On doit ajouter que cette ville parait être actuellement la principale dans la partie occidentale de l'Union pour tout ce qui concerne les produits intellectuels; ses 9 imprimeries out déployé une activité immense; en 1826 elles ne publiaient pas moins de 9 journaux , sans compter le Western Mont ht/ Jteview; leur nombre et leurs produits ont encore augmenté depuis. Cincinnati est la résidence d'un évéque catholique, et peut être regardée aujourd'hui comme le principal entrepôt du commerce de l'Ohio. Plusieurs belles places et quelques beaux édifices ornent cette ville qui est bâtie dans un site agréable, sain et assez élevé. La maison de justice, le marché principal, le collège de médecine (médical school), la maisons des fout (lunatic asylum), Xluipital du Commerce (commercial hospilal), deux ou trois églises et un moulin à vapeur de neuf étages, méritent surtout d'être mentionnés. Cincinnati partage avec Pittsburgh l'honneur et l'avantage d'être la ville de l'intérieur où l'on construit le plus de bateaux à vapeur. Sur le nombre total de 348 qu'on a construits depuis 181 1 jusques et y compris i83i, ni l'ont été dans ses chantiers. Nous ajouterons que parmi les 198 bâtimens à vapeur qui restaient en i83i, 68 avaient été bâtis à Cincinnati, 68 à Pittsburgh, 11 à New-Àlbany, 7 à Marietta, 6 à Brownsville. Depuis plusieurs années on a transféré dans cette ville le quartier général du commandement de la division militaire occidentale de la confédération , qui était auparavant à Louisville. Nous
rappellerons que le quartier général de la division militaire occidentale est établi à New» York , ville décrite à la page xoao.
Les autres villes principales sont : Cbillicotbe, avec 1,846 habitans, Zar?bsvii.i.e ; avec 3,094, Steubehvili.e , avec 1,937, Naw - La wc aster t avec 1,930, et Niw-Lisbow, avec 1,1 3$, tout» importantes par leur industrie et leur commerce; Clevelasd, sur le lac Erié, et Poutsmoi th, sur l'Ohio, aux deux extrémités du grand canal de l'Ohio , vont devenir daus peu de temps de grands entrepôts du commerce intérieur de l'Union; la première a 1,076 habitans, la seconde en a 1,064; Dattoh, sur le Miami, à l'endroit où aboutit le canal qui part de Cincinnati et qui doit être achevé cette année; elle compte a,965 habitans; Cavtov, avec 1,357 habitans, remarquable surtout par la magnifique église des catholiques qu'on y a bâtie dernièrement. Atheics (Athènes), très petite, mais importante par son collège , connu sous le nom de Y université de l'Olup (Ohio university) ; Oxfor d , avec la Miami university ; Gambier , avec le Kenyan collège ; Lebakok, avec 1,107 habitans, Polahd, très petite, mais importante par ses forges; Sardcsey, par son beau port sur le lac Erié; Wooster cl Jacesok, par leurs riches sources salées ; Gallipolis , par sa position ; Yeliawsfrikgs , par ses eaux minérales , les plus fréquentées de l'état; Marietta, par sa population qui s'élève à 1,207 arne*« et par les anciennes fortifications des indigènes qui se trouvent dans ses environs, ainsi que dans ceux de Circleville, de Portsxouth, Neware et autres lieux de cet état; elles ont été le sujet de profondes recherches de plusieurs savans de l'Europe et d'Amérique, résumées dernièrement avec une rare sagacité et une vaste érudition par MM. de Huroboldt , Warden et Malte-Brun. Ce sujet est trop important pour que noui ne nous arrêtions pas quelques momens, afin de faire connaître au lecteur l'état actuel de ce grand problème historique. Nous puiserons surtout au mémoire que M. Warden a publié en 1827 dans les Mémoires de la Société de géographie de Paris, et à notre Atlas ethnographique du globe.
Depuis le bord méridional du lac Erié jusqu'au golfe du Mexique et le long du Missouri jusqu'aux montagnes Missouri-Colombiennes {Montagnes Rocheuses , Rocky Mountain*), on rencontre des vestiges d'ouvrages considérables et réguliers, qui portent l'empreinte d'une antiquité qui remonte à plusieurs siècles , et qui tous semblent annoncer une origine commune. Ces nionumcns, de formes et de grandeurs différentes, et les divers objets d'antiquité découverts jusqu'à ce jour, consistent : i° en fortifications; a" en tumuli ou tertres; 3° en murailles de terres parallèles; 4° en murailles souterraines de terre et de briques , et en objets enfouis à une profondeur considérable; 5" en ouvertures pratiquées daus la terre , appelées puits ; 6° en rochers avec des inscriptions ; 70 en idoles , 8° en coquilles d'autres pays; et 90 en momies. L'examen de tous ces objets et celui de l'état social où se trouvaient les peuples de tout ce vaste espace lors de la découverte de l'Amérique par Colomb , ne pcrmelieut pas de les attribuer aux ancêtres de ses habitans actuels , mais à un peuple inconnu et très différent , que l'on conjecture avoir été les Allighewi.
Les restes de plusieurs fortifications sont d'une grande étemtue. Celles qui se trouvent près de la ville de ChilUcotltc , occupent plus de cent acres de superficie; c'est une muraille en terre de îo pieds d'épaisseur à sa base , 1 a de hauteur et entourée de tous côtés, excepté de celui de la rivière, d'un fossé ou tranchée , large d'euvirou ao pieds. Les plus considérable» de ces fortifications, situées sur les bords des rivières, sont de forme rectangulaire, et ont plus de 700 pieds de long sur 600 de large. D'autres, de formes circulaires et placées à quelque distance des courant d'eau, ont rarement plus de 1 f>o pieds de diamètre. Dans le district de Pompey, dans l'état de New-York, on voit les restes d'une grande ville, dont la superficie parait avoir été de 5oo acres; on reconnaît encore ses deux cimetières; trois vieux forts circulaires qui s'élèvent à 8 milles anglais de dis'ance les uns des autres, fornieut un triangle qui embrasse l'emplacement de cette ville ancienne. Près de la rivière de Saint-François, daus le territoire d'Arkaosas, M. Ravage a découvert les ruines d'une autre ville fortifiée, d'une grande étendue , et les débris d'une citadelle , construite de briques et de ciment. Nous mentionnerons aussi les constructions en pierres trouvées sur les bords du Noyer-Creek , petit affluent du Missi.vsipi , daus les enviions de la ville Louisiane , daus l'état des Illinois ; elles ressemblent à d'autres fortifications qu'on
a découvertes sur les rives du Buffalo-Cnek el de la Rivière tfOsage , cl diffèrent beaucoup de* ancien lies villes, des fortifications et des terlrcs si nombreux dans les limites que nous avons indiquées. L'ancienne fortification découverte par le capitaine Carver, près du lac Pepiu et du Mississipi dans le pa\s que M. Tanner nomme le district Huton, a près d'un mille d'étendue; sa forme est circulaire et la surface, qu'embrassent ses remparts r pourrait contenir 5,ooo bommes. Quoique ees ouvrages, dit ce vowigcur, aient été déformés par le temps , on en distingue néanmoins les angles, qui paraissent avoir été construits suivant les règles de l'art militaire, et avec autaut de régularité, que si Vaubanlui-méme en eut tracé le plan. Les autres fortifications les plus remarquables se trouvent dans l'état de l'Obio près de Venait , près de Maiietta, sur la rive orientale du Miami, sur les bord* du Petit-Miami, près de Piqua, etc. Celles de Circlevilte , dans ce même état, ont déjà disparu sous les constructions de la ville moderne. Nous remarquerons avec M. Wardeu que tous le* ouvrages de te genre, qui »e trouvent au uord ouest dfe l'Obio, offrent des parapets plus élevés, de» fossés plus profonds et d'autres indices qui prouvent quelque connaissance de l'art militaire. Des personnes versées dans cet art les considèrent comme de véritables places de guerre. Toutefois, parmi ces ouvrages, il en est qui paraissent n'avoir été élevés ni pour l'attaque, ni pour la défense, à en juger par leur étendue, par la stérilité du sol voisin et le manque d'eau des environs. I* plateforme enfoncée, qu'on remarque dans plusieurs de ces ouvrages , était probablement destinée, dit Guillaume Bar tram, aux mêmes usages qu'aujourd'bui cbez les Indiens modernes, c'est-à-dire pour y bru'eret y torturer les malheureux captifs condamnés à mort. Cette plate-forme est toujours entourée d'un ou deux bancs , placés l'un au-dessus de l'autre, qui servaient de sièges aux spectateurs de ces horribles scènes, et à ceux des jeux, des danses et des foires qui s'y tenaient. M. de Humboldt ajoute qu'il ne connaît uulle part quelque chose qui ressemble à ees fortifications, soit dans l'Amerique-Méridionale, soit dans l'Ancien Continent. La régularité des formes polygones et circulaires , les petits ouvrages destinés à couvrir les portes de l'enceinte, sont surtout très remarquables. On iguore si ce sont des enclos de propriété, ou des murs de défense contre des peuples ennemis, ou des cauipemens retranchés, comme dans l'A sic-Centrale. L'usage de séparer par des cirronvallalions les différens quartiers d'uuc ville, se trouvait également dans l'ancien Teuoehtitlan et dans Chimu, ville péruvienne située entre Truxillo et les côtes de la Mer du-Sud.
Les tumuli ou monticules de terre de forme conique , dont on retrouve un nombre prodigieux, diffèrent entre eux par la hauteur et la largeur. Plusieurs ressemblent à ceux qu'on reucoiitre en France, en Allemagne et surtout dans la Scandinavie et dans l'empire Russe. Généralement parlant, les tumuli américains ont des dimensions plus considérables dans la partie méridionale des États-Unis ; vers le nord , ils ont de io à ta pieds de diamètre à leur base, et de 4 à 5 pieds de hauteur; au sud , ils ont une élévation de 8o à 90 pieds , el couvrent une surface de plusieurs arpens. Parmi ceux qu'on a découverts dans les environs de Saint-Louis, dans l'état du Missouri, sur les bords de la Cahokia, on en voit un qui a 2,400 pieds de circonférence à sa base et 100 pieds d'élévation; ce sont les mûmes dimensions de la ptramide en briques d'Àsycbis roi d*Egyple. Nous rappellerons que près de ces tumuli , le long de la même rivière , on remarque l'emplacement de denx villes à 5o milles de distance l'une de l'autre. Depuis quelques années , on a ouvert plusieurs de ces tertres , et ou y a trouvé une quantité de squelettes , qui , pour la plupart , ne ressemblent pas à ceux des Indiens d'aujourd'hui. Ceux-ci sont eu général grands, minces et bien faits; les autres, au contraire, paraissent avoir été petits et trapus. D'autres tombeaux du même genre ont été visités il y a quelques anuêes par MM. Say et Peale en remontant le Mcrameg affluent du Mississipi ; ces deux savaus ont fait justice de la fable à laquelle la petite ville bâtie sur ses bords doit le nom de Liliput, parce qu'on prétendait que ces tertres ne contenaient que les ossemens d'une race de pygmées. On a invariablement rencontré, dans tous ces tertres et aux environs , dit M. YVarden, des débris de poterie. Ceux qu'on a recueillis vers le nord et sur les rives du lac Erié , sont en général grossiers et mal faits , tandis que les fragmeus extraits des tombeaux situés le long de l'Ohio sont bien travailles et hieu polis. Ces monumens, dit M. de Humboldt, que l'on regarde comme des lieux de sépulture de grandes communes, sont le plus souvent placés
au confluent des rivières, sur les points les plus favorables au commerce. La base des tumuit est ronde ou de forme ovale; ils sont généralement coniques, quelquefois aplatis au sommet, comme pour servir aux sacrifices ou à d'autres cérémonies qui doivent être vues par une grande masse de peuple À-la-fois. Près de PainlCreek et de Saint-Louis, il y en a de deux à trois étages; ils rappellent par leur forme les teocaUis mexicains et les pyramides à gradins de l'Egypte et de l' Asie-Occidentale. Les tumuli sont construits partie eu terre et partie en pierres jetées les unes sur les autres. Outre les différentes espèces de poterie dont on a fait mention , on y a trouvé des haches , des vases et ornemens de cuivre , un peu de fer , de l'argent , des plaques (près de Marietla) et peut-être de l'or (près de Chillicothe\ Les grands tumuli de 80 à i5o pieds de haut, continue M. de Humboldt , doivent être considérés tout-à-fail à part. Ils sont le plus souvent isolés ; d'autre* fois aussi ils semblent être du même Âge que les fortifications auxquelles on les trouve liés. Eu général ce sont des constructions moins caractéristiques que les fortifications 9 et ils peuvent être dus à des peuples qui n'ont eu aucune communication entre eux; aussi les deux Amériques, le uord de l'Asie et toute l'Europe-Orieutale en sont couverts. Nous avons déjà vu que les Omawhaws de la rivière Plattc en construisent encore.
Il existe en plusieurs localités des murailles parallèles en pierres, particulièrement le long de l'Obio, du Scioto, de la Kenhawa et du Rig-Saudy. Ces ouvrages sont toujours de forme oblougue ou circulaire, et placés à une certaine distance des tertres, avec lesquels ils n'out aucune communication.
Le monument hiéroglyphique , appelé Writing-Rock ou Dighton-Rock , est un bloc de gneiss ou de granit secondaire, situé à l'est de l'embouchure de la rivière Tauntou , dans l'étal de Massachusetts. Sa largeur, à la surface du sol , est de 10 à 12 pieds environ , à la marée basse; mais lorsqu'elle est haute, son sommet se trouve recouvert de 2 ou 3 pied* d'eau. Sa surface est polie. Les caractères ne sont que des traits, et paraissent, pour la plupart , avoir été sculptés avec un instrument de la forme d'un segment de cylindre. Le dessin de ce monument avait été envoyé par M. Sewall , professeur des langues orientales à Cambridge dans le Massachusetts, à Gebelin ; ce dernier crut y voir des caractères phéniciens. MM. Yates et Moulton, qui l'ont examiné en 1826 , pensent que l'inscription est d'origine phénicienne ; ils signalent même la ressemblance frappante qu'offrent certains traits avec les lettres et les chiffres P, W, X, A , M , O, 7, 9. Au bas de l'inscription est un oiseau , ancien symbole de la navigation , ayant la tête tournée en haut. Selon M. Mathieu, ces sculptures auraient été exécutées par les Atlantides, vers l'an du inoude 1902! M. Kendall cite plusieurs autres rochers également couverts de caractères, entre autres à Newport, dans le Rhode-Island , à Scaticook sur le Husatonic, dans le Coonecticut, sur YAlatamaha, en Géorgie, etc. Au confluent des rivières d'Elk et dekanhawa, vers les 38° de latitude, on trouve un rocher degrés très dur. Sur une surface unie de plus de 12 pieds de long sur 9 de large du plan supérieur, on voit les contours de plusieurs figures, dont quelques-uues sont plus grandes que nature. La protondeur des traits peut être d'un demi-pouce et leur largeur de trois-quarts en quelques endroits. Ces figures représentent une tortue; uu aigle, avec les ailes déplovées, exécuté avec beaucoup d'expression , particulièrement la tête; un enfant , dont les traits sont très bien tracés; plusieurs figures sur une ligne parallèle, mais parmi lesquelles on ne peut distinguer que celle d'une femme; d'un autre côté de ce même rocher ou voit un homme avec les bras étendus , dans l'attitude d'une personue qui prie, et une autre figure semblable suspendue avec une corde par les talons.
Parmi les objets les plus remarquables découverts dans les fouilles, on doit surtout mentionner une espèce de vase trouvé dans un ancien ouvrage sur le Cany affluent dn Curoberland. (le morceau curieux est composé de trois tètes jointes par derrière, auprès de leur sommet, au moyen d'un col qui s'élève au-dessus de ces têtes d'environ 3 pouces. Les traits de ces trois tètes , qui ont quatre pouces du sommet au menton , ressemblent à ceux des Talares; Tune représente une personne âgée et les deux autres des figures très jeunes. Ces tèles sont creuses et le vase peut contenir une pinte.
Quant aux momies , nous ferons observer, avec M. Wardcn , qu'on en a trouvé plusieurs dans les cavernes calcaires du Kenturky , et particulièrement dans celle dite du Mammouth ; elles gisaient à des profondeurs différentes dans des couches de terre saturée de
nilre, dont cette immense caverne contient une quantité prodigieuse. La momie décrite par le savant docteur Mitcbill a été trouvée aux environs de Glasgow , dans le Keutucky, et est conservée dans le cabinet de la société des antiquaires de Boston. Elle était placée entre de larges pierres , et recouverte d'une pierre plate. Ou Ta trouvée accroupie , les genoux repliés sur la poitrine, les bras croisés et les mains passées l'une sur l'autre à la hauteur du menton. Ces dernières, ainsi que les doigts, les ongles, les oreilles , les dents, les cheveux, et généralement tous les traits, étaieut parfaitement conservés. La peau est d'une couleur un peu jaunâtre. On n'y distingue ni suture, ni incision qui indique que les viscères en aient été retirés. Elle peut avoir prés de six pieds auglais de hauteur, mais elle est tellement desséchée, qu'elle ne pèse guère plus de douze a quatorze livres. On ne remarque sur le corps ui bandage , ni substance bitumineuse ou aromatiques quelconques. L'enveloppe intérieure se compose d'une sorte d'étoffe faite de ficelle double et tordue d'une manière toute particulière, et de grandes plumes brunes , entrelacées avec beaucoup d'art. La seconde enveloppe est de la même étoffe, mais sans plumes ; la troisième est d'une peau de daim ras, et la quatrième et dernière, d'uue autre peau de daim avec le poil. La ressemblance des deux premières enveloppes avec les étoffes fabriquées par les insulaires des îles de Sandwich et de Fidji , et autres rap|irochemens que M. Mitchill découvre entre le peuple inconnu auquel appartient ces momies et les naturels de la Polynésie , lui paraissent des preuves décisives qui démontrent l'origine malaisienue de cette nation, qui depuis long-temps a complètement disparu du sol d'Amérique. Quant à nous, nous imiterons la réserve des savaus distingués auxquels nous avons empruntés tous les faits que nous venons d'exposer, en laissait t de côté toute hypothèse sur l'origine de ce peuple mystérieux, jusqu'à ce que de nouvelles recherches viennent nous fournir de nouveaux faits à l'aide desquels on puisse résoudre ce problème actuellement insoluble.
TERRITOIRE DU MICHIGAN. C'est une péninsule formée par les lacs Michigan, Huron , Saint-Clair et Erié; il est partagé en 1 7 comtés, dont 4 forment le district Huron.
Détroit, dans le comté de Wayne, sur la rive droite de la rivière Détroit, petite ville régulièrement bâtie, mais dont presque toutes les maisons sont en bois; le fort Shelby la défend , et contieut un arsenal, un entrepôt d'artillerie et de belles casernes. Détroit , dnut la population ne s'élève eucore qu'à a,«aa habitans, fait un commerce très étendu avec le Canada , les états septentrionaux de l'Ouest et avec ceux de New- York et de Pennsylvanie; elle possède une académie ou collège secondaire et une société a" agriculture.
Les autres lieux les plus remarquables sont : Michii.limack.ikac , communément appelée Mackimaw, sur l'Ile de ce nom , dans le détroit de Mi< liillimackinac, petite ville défendue par deux forts, bâtis sur des rochers escarpés , et auxquels leur position et leurs fortifications ont fait douner, par les Anglo- Américains, le nom de Gibraltar. Celte petite ville, qui commande la navigation des lacs Huron et Michigan, est , durant Tété, le rendez- vous d'un grand nombre d'Indiens et de marchands de fourrures. Le fort Grrtiot, sur la rivière Saiut-Clair , poste important qui défend l'entrée du lac Huron.
DISTRICT HURON. Cette division territoriale, proposée par M. Tanner, dépend, sous le rapport administratif, du territoire du Michigan ; elle embrasse tout l'espace compris entre le Mississipi, les lacs Michigan et Supérieur. Elle est connue généralement sous le nom de Territoire du Nord-Ouest. On a proposé dernièrement d'en faire une division administrative séparée sous le nom de Territoire- Huron (Huron Territory) , mais le congrès ne l'a pas encore adopté. Ce vaste espace du territoire de l'Union est presque entièrement occupé par des nations indigènes tout-à-fait indépendantes. Nous les avons déjà fait connaître dans l'article de l'Ethnographie.
Grkkn-Bay ou Fort Browh, à l'extrémité de la baie Verte (Green bay), Prairie du Chien , sur la rive gauche du Mississipi , et le fort nu saut Sainte-Marie , qui commande le canal qui joint le lac Supérieur au lac Huron , sont les principaux établissemeiis de ce district; on nous assure que le fort du saut Sainte-Marie est le dernier établissement et le plus septentrional que les Anglo-Américains ont fondé du côté de la frontière anglaise.
DISTRICT DES MANDANES. C'est la partie du Westeru District que M. Tanner a nommée ainsi à cause des Mundanes, la plus nombreuse des nations qui eu parcourent les solitudes. Il comprend la partie supérieure du cours du Missouri.
IOïO
ARKÉGÉ DE GÉOGHAPHIE.
DISTRICT DES SIOUX. C'est la partie du Werstcrn- District que M. Tanner a ainsi nommée a cause des Sioux , la plus puissante des nations qui parcourent dans tous les sens sou immense étendue. Il comprend la partie inféricuic du eonrs du Missouri. Colkc.il- Bllff, sur la rive droite dn .Vissouri, avec \cfort Calhoun, est le seul endroit que nous ayons à nommer. Les militaires qui forment la garnison de ce poste out rassemblé an milieu de ces vastes solitudes, non-seulement les commodités de la vie sociale, mais ils y ont même formé une petite bibliothèque, assez b:en choisie.
TERRITOIRE DE L'ARKANSAS, partagé en a3 comtés.
Little Ruck (Ark«|Kjlis), dans le comté d'Arkansas, sur la rive droite de la rivière de ce nom , est ia capitale de ce territoire. C'est une très petite ville qui peut compter environ Soo liabitaus.
Les autres lieux les plus importans sont : Arkausas dit aussi Porr; c'est le plus ancien établissement fait dans ce territoire , et celui qui est le plus peuplé, quoique le nombre de ses babitaus n'arme pas à un millier. Wasuikgtow et F.atlsvillk, misera, blcs petits lieux , que nous uommons à cause de leur importance au milieu de ces solitudes. IVapolfok, petite colonie fondée en 1819 par des émigrés Français sur les bords du Uig-Black , affluent du Wbite-River ou de la Rivière Blanche; YVAHM-SraurG, misérable petite bourgade située sur l'emplacement de la Tfrrl ne la Paix, nom donné au terrein qui environne les sonnes chaudes (bot springs), très renommées pour leur efficacité dans les maladie* chroniques et les alïeetious de paralysie, qu'elles guérissent ou soulagent. Les Indiens s'y rendent de temps immémorial , et ce qui est vraiment singulier, les tribus ennemies, qui s'y rencontrent , vivent eu bonne intelligence, faut qu'elles restent dans ce lieu de paix : c'est ce qui lui valut le nom sous lequel ou le désigne. On ne doit pas oublier Grnsox, sur l'Arkausas ; c'est le caulomiemcnt militaire le plus important de cette partie de l'Union.
DISTRICT D'OZARK. Dénomination donnée par M. Tanner à la partie du Territoirede-1'Aikansos qui est traversée par la chaîne des monts Ozark. Il est parcouru par des nations entièrement indépendantes. Les lieux les p!us remarquables out déjà été indiques dans le territoire de l'Arkausas.
DISTRICT DES OSAGES. Autre portion du Territoire-dé-'' Arkan<;as , que M. Tanner a ainsi nommée à cause des Osages , la plus nombreuse des nations qui ^tarcourvnt sa vaste surface.
TABLEAU STATISTIQUE VS I/UJTCOBT. Maintenant nous allons donner le tableau statistique des différens états, territoires et districts qui forment la confédération Anglo-Américaine. IN 'ayant pas assez de loisir
fiour calculer nous-mème la surface de chaque état , nous l'empruntons à a carte publiée par M. Tanner à la fin de 1829. Bien que quelques mesures partielles nous aient prouvé que les surfaces calculées par M. Darby en 1828 sont peut-être plus exactes que celles données par M. Tanner, nous avons donné provisoirement la préférence à ces dernières, parce que le tableau de M. Tanner est le plus détaillé que l'on ait encore publié, et parce qu'il offre la surface des nouvelles divisions de l'immense Territoire Occidental, que les Anglo -Américains nomment Western District , et que , comme on l'a vu , ce savant géographe vient de subdiviser en six districts. Nous avons disposé alphabétiquement ce tableau , afin d'en rendre l'usage plus commode à nos lecteurs, et nous avons réduit en milles géographiques de 60 au degré équatorial, les milles anglais du tableau original, afin de faciliter les comparaisons avec les autres états du globe, dont les surfaces out toutes été calculées d'après cette mesure. Nous avons mis une étoile après le nom des treize états primitifs. Ce sont les treize anciennes provinces qui ont fait la guerre de l'Indépendance et qui ont été reconnues par le traité de Versailles en 1783. Après la qualification de chaque partie organisée du territoire de l'Union nous avons ajouté, d'après M. Warden,
l'époque de son admission dans ce grand corps politique. C'est aussi a l'obligeante amitié de ce savant statisticien que nous devons les résultats du recensement de i83o , que nous offrons dans les 3" et 5 colonnes. Nons y avons ajouté entre parenthèses les populations que M. Tanner aecorde aux districts dans lesquels il a subdivisé le vaste Territoire Occidental. Ce sont des approximations qu'il ne fallait pas confondre avec les résultats du recensement officiel , d'autant plus que nous sommes bien loin de les regarder comme exactes. Dans notre dissertation sur la population de l'Amérique publiée dans le volume 38" de la Revue Encyclopédique , nous avons démontré combien ces estimations sont exagérées. Nous nous réservons de donner les résultats de nos calculs dans le tableau statistique de cette puissante confédération que nous nous proposons de publier. La cinquième colonne indique de combien pour cent la population s'est accrue dans chaque état pendant les dix dernières années; on a supprimé, comme jM'ii importantes, les fractions décimales du document officiel.
TABLEAU