‹ Abrégé de géographie (volume 2)Chapitre 216 sur 320 · EMPIRE DU BRESIL · texte numérisé non relu

EMPIRE DU BRESIL

position astronomique. Longitude occidentale, entre 37e et 75*.

Latitude, entre 4* boréale et 33 australe.

COVrim. Au nord, la république de Colombie, les Guyanes Ar>glaise , Hollandaise et Française et l'Océan-Atlantique. A Vest , l'Océan- Atiantique. Au sud, l'Océan-Atlantique , la république Orientale de l'Uruguay, et le dictatorat du Paraguay. A Youest, la confédération du Rio de la Plata, le dictatorat du Paraguay, et les républiques de Bolivia, du Pérou et de Colombie.

PliXUVJES. Parmi le grand nombre de fleuves qui arrosent le vaste territoire de cet empire, nous nous bornerons à décrire le cours des vingt suivans, parmi lesquels quatre V Amazone, le Tocantin, le San-Francisc* et le Rio de la Plata, ont déjà été décrits à la page giS avec les plus grands fleuves du Nouveau-Monde. Tous se jettent dans l'Océan-Atlantique, et plusieurs sont grossis par des affluens dont le cours égale celui des plus grands fleuves de l'Europe , le Volga seul excepté. Ces fleuves sont :

L'Otapoc; son cours est peu considérable, mais il est important par le volume de s** eaux et plus encore parce qu'il sépare la Guyane-Française de la Guyane qui appartient a l'empire du Brésil.

L'Amazone; il vient de la république de Colombie, traverse de l'ouest à Test la vasteprovince du Para et après y avoir arrosé les villes ou bourgs d'Olivença , Obidos ou Pauxia, Santarem, Almerim, Curupa et Macapa, il entre dans l'Atlantique. Ses principaux affluens à la droite sont : le J avary, qui vient du Pérou et sépare cette république de l'empire du Brésil; il passe par Borba ; le Jutay ou Hyatahy; le Jurua ou Hyarua; le Tefe on Jepc, qui passe par Ega; et le Pur us; tous ces affiuens viennent de la république du Pérou et arrosent les solitudes encore peu connues de la co marque du Rio- Negro dans la province du Para; la Ma de ira, qui vieut des républiques de Bolivia et du Pérou; elle traverse la comarqtie du Rio-Negro, où elle passe par Borba; elle est grossie par le Guaporé, qui descend des Campos-Pnrecis et passe peu loin de Matto-Grosso ou Villa-Bella et par le Fort do Principe da Beira ; le Topayos , nommé Juruen* ou Jurena, dans la partie supérieure de son cours; il naît dans les Campos-Pareci», dans la province de Matto-Grosso, la parcourt du nord au sud, ainsi que celle du Paru; c'est dans cette dernière qu'il baigne I aldea ou village des Mundrucus, Pinbel, Aveiro et Alter-do-Chào; XArinos à la droite est son principal affluent; le Xingu , qui prend sh source dans la partie orientale du plateau des Campos-Parecis, traverse le pays des Bororos et de plusieurs autres nations indépendantes , dans la province de Matto-Grosso, arrose celle du Para , et baigne dans cette dernière Souzel et Pombal.

Les principaux affluens à la gauche de l'Amazone sont : VI ça ou Putumayo et le Yap-ura ou Caqueta , qui viennent de la république de Colombie; le Ri o- N cgro, qui est le plus considérable de tous ces affluens; on s'accorde maintenant à placer sa source dans la serra de Tunuhy dans la république de Colombie , où il passe par San- Carlos; ensuite il entre dans l'empire du Brésil, où il traverse du nord-ouest au sud-est la vaste comarque du Rio-Negro, en baignant Tbomar, Barcellos, Moura et Barra du Rio-Negro; il est grossi à la gauche par le Cassiqtiiare , bras de l'Orénoquequi vieut de la Colombie et par le Riu-Branco, qui traverse du nord au sud la comarque du Rio-Negro; enfin le Rio-Trombetas et VA n a a rapa r a . qui descendent du versaut méridional de la Serra de Tumucumaque et traversent la comarque du Para.

ABRKGF I)K GFOGRAPIIIF.

Le Tocahtis ou Parà, formé jiar la réunion de deux grandes branches, le Tocabtib proprement dit et le Rio-Grarpe ou Aragcata , nommé aussi Araouay, et non Uruguay comme oo le trouve sur plusieurs cartes; celle-ci doit être regardée comme la brandie principale. L'Araguaya elle-même est formée par la réunion de plusieurs coiirans qui dev «îeudeut des premiers échelons de la Serra dos Verlenles dans la province deGoyaz; sépare cette province de celles de Matto-Grosso et du Para ; ce grand courant forme dans la province de Goyaz la grande île San la- Anna, passe par Almeida et par remplaccmeut où Ton avait projeté la fondation de San-Joao de Duas-Barras; traverse eosuite la partie orientale de la province du Para , et après y avoir baigné Villa- Viçpsa ou Carnet* , et Para ou Uelem, il entre par une large embouchure dans l'Océan; le Tajipuru, eau ai naturel , très étroit du côté de l'Amaxoue, fait communiquer ce dernier avec le Tocaulin; le principal affluent de l'Araguaya est le Rio das Mortes, qui parcourt la partie orientale de la province de Matto-Grosso. I.e Tocantih proprement dit nous paraît être formé par la réunion des deux courans principaux de la province de Goyaz, nommes Rio das Alkas et Maraubào; il traverse en suite la partie orientale de celte province, où il reçoit un grand nombre d'affluens , parmi lesquels uous nommerons le Para nan à la droite.

Le Mabavhào, dit Miiam ou Meari dans la partie supérieure de son cours; ce fleuve naît dans la Serra do Itapicuru dans la province à laquelle il donne son nom , et la traverse du sud au noid. Après avoir reçu le Grajahu ou S an ton a et le Pinarè ou Pindaré à la gauche, il entre dans la baie de Sau-Marcos vis-à-vis File Maraubào.

L'Itapicuru, descend de la serra de ce nom , baigne du sud au nord la partie orientale de la province de Maranham, passe par Caxias ou Cachias cl Itapicuru , et y débouche dans la baie de San-José.

Le Pararabiba ou Parrabiba est un des cinq grands fleuves du Brésil; il naît dans la Serra dos Guacuruaguaa ou Curucuruaguas, et sépare pendant toute la lougueur de sua cours la province de Maranhào de celle de Piauhy. Ses principaux aflluens sont à la droite le Corongneia, qui passe par Jurumeuha, el le Caniiide, grossi par le Piauhj à la gauche, qui donue le nom à une province de l'empire. Le principal affluent à la gauche est le Rio de Balçat; il traverse la partie méridionale de la province de Maraubào.

Le Srara a un cours très borné, et n'est mentionné ici que parce qu'il donne son nom à une des provinces de l'empire; son embouchure est peu éloignée de Cidade«Ja- Fortaleza ou Seara.

L'Iooaribe ou Iaouaribe. Quoiqu'il soit le plus grand fleuve de la province de Seara, il n'en est pas moins un des plus petits fleuves de l'empire; il traverse la partie orientale de celle province en passant par Aracalv, que plusieurs cartes écrivent à tort Ararali; le Salgado, qui baigne Yco , est son principal alfluent à la droite.

Le Rio-Graboe-do-Norte , dit autrefois Potehgi, et le Rio-Parabira-do-Norte ; oc sont deux fleuves d'un cours assez borné; la partie supérieure de leurs bassins laisse encore beaucoup à désirer; ils traversent les deux provinces de l'empire, auxquelles il* donnent leurs noms.

Le Rio Sar-Frabcisco , c'est un des cinq grands fleuves du Brésil; il naît dans la Serra da Canostra dans la province de Miuas-Gcraes, la traverse du sud au nord, et parcourt de l'ouest à l'est celles de Peruambuco et de Sergipe ; dans ce long trajet il passe an travers ou tout près de Urubu, Rio Grande, Pilào-Arcado, Santa-Maria et Yillanov* de San Francisco. Ses principaux affluens sont : le Rio das Velhas et le Rio- Fer de à la droite; le Paracatu et le Rio-Grande à la gauche; tons dans la province de Minas-Geraes.

l.c Rio-Itapicdru , nommé aussi Jacobira et Rio do Peixe, dans la partie supérieure et moyenne de son cours; il traverse le nord de la province de Babia en (tassant par Jacobina et Itapicuru.

Le Par agit açu ou Peruaçu; il est formé par deux branches du même nom, qui descendent de la Serra de Mau g uadeira, traverse la proviuce de Babia, et après avoir arrosé Cachoeira, se jette dans la belle baie qui donne le nom à celle province.

Le Rio i»a* Coktas; ce fleuve descend de la Serra das Aimas, traverse la comarque dos Ilheos dans la province de Rallia , et à Rio de Contas, il entre dans l'Océan.

Le Rio Par do , qui naît dans la Serra d'Espinbaço dans la province de Minas-Geraes, en arrose une partie ainsi que la cotnarque dos Illteos dans celle de Bah La; deux canaux naturels le font communiquer avec ie Rio Relmoute.

Le Rio-Grasde de Belmoitte; ce fleuve est formé par la réunion des deux branches qui prenueul leurs sources dans la Serra du Espinhaço dans la province de Minas-Geraes; elles sont connues sous les noms d'ARACUAHT et de Jiqum iwhonba ; celle-ci est la plus occidentale et est renommée par les diamans qu'on y trouve. Après leur jonction, qui a lieu à Minus-No vas, le Rio-Grande de Relmoute, traverse la co marque de Porlo-Seguro dans la province de Rallia , et à Relmonte il entre dan» l'Océan ; le Rio de Salsa, canal uaturcl toujours navigable, met en communication ce fleuve avec le Rio Pardo.

Le Rio Doce, dit Piaahua dans la partie supérieure de son cours; ce fleuve, très rapide et peu navigable, naît dans la Serra do Espiuhaço, et parcourt les provinces de M mas -Geraes et de Rspirito-Sanlo.

Le Parahiba, dit aussi Parahiba-do-Sul, pour le distinguer du Parahiba-do-Norte , est le plus grand fleuve de la province de Rio-de- Janeiro. Il naît dans la comarque de San-Paulo, dans la province de ce nom, traverse celle de Rio-de- Janeiro, et après y avoir baigné SanSalvador dos Campus, ou Campos , entre dans l'Océan.

Le Rio-Grande de Sak-Pedro, dit aussi Rio-Grawde-do-Sul, pour le dislinguer du Rio-Graude-do-Noiie. Ce fleuve n'est autre chose que le canal par lequel les lagunes de los Patos et de Mirim communiquent avec l'Océan. On pourrait regarder le Jacly, qui est le plus grand courant qui se rend dans ce vaste estuaire, et qui nait dans la Serra dos Tapes, comme sa branche principale; le Jacuy traverse la province de San-Pedro et baigne ou côtoie Villa do Rio - Pardo , Nossa Senboi a da Coureiçào da Caxoeira , Santo-Amaro et Poiialegre; il mêle ensuite ses eaux avec celles de la lajjuue de los Patos; le Rio-Grande de San-Pedro proprement dit passe par la ville de Sau-Pcdro ou de Rio-Grande.

Nous avons vu à la page g35 que le Rio de la Pi.ata est formé par la jonction de I'Uruguay (Lraguay) avec le Parara; celui-ci, qui est la branche principale, uail dans la Serra de Mautequeira dans la province de Minas-Geraes, il eu traverse la partie méridionale, sépare ensuite la province de San Pau lo de celles de Goyaz et Matin-Grosso, ainsi que le territoire du Brésil de celui qui appartient au dictatorat du Paraguay; enfin il entre dans celui des États-Unis du Rio de la Plata. Ses principaux affluens à la droite, dans les limites de l'empire, sont: le Rio das Mortes, d'un cours borné, mais remarquable parce qu'il donne son nom à nue comarque de la province de Minas-Geraes; le Parana-Jba, qui traverse la partie méridionale de la province de Goyaz; le Rio-P ardo , qui sépare l'extrémité sud-ouest de cette dernière de celle de Matto-Grosso; malgré ses nombreuses cataractes il sert à la navigatiou sur des canots, qui a lieu entre San-Paulo et Cuyaba. Les principaux affluens du Paraua à la gauche sont : le Rio - Ferde, dans la partie méridionale de la province de Minas Geraes; le Tieté, qui passe à une petite distance de Ytu et à Porto-Felu, dans la province de San-Paulo; Ylguazu, Guaztt dit aussi Coritjrba, qui passe par Corityba , et qui dans la partie inférieure de son cours sépare cette province du territoire de l'état de Corrientes dans la confédération du Rio de la Plata. Le Paraguay, que nous avons vu être le plus grand des affluens du Paraua, prend sa source dans la province de Matlo Grosso, sur le versant méridional des Campos- Parecis, parcourt l'extrémité méridionale de cette grande province , en traversant le lac temporaire des Xarayes, passe par Coirabra et poursuivant sou cours va séparer la confédération du Rio de la Plata du dictatorat du Paraguay. Ses principaux affluens dit côté du Brésil sont :leSan-Lourenço, grossi par le Cuyaba , qui baigne la ville de ce nom; le Tag uary et le Monde go ou Embotetinu; ce dernier trace une partie de la frontière de l'empire.

DIVISION et TOPOGRAPHIE. Jusqu'en j8o8, le Brésil formait la plus vaste comme la plus importante des colonies de la monarchie Portugaise. A la suite des évènemens qui forcèrent le roi de Portugal à quitter ses états d'Europe pour aller résider au Brésil, cctti* contrée lut déclarée royaume, et plus tard, en i8a3, empire, deux ans environ après le départ

•du roi pour Lisbonne. C'est à cette époque que l'on changea les divisions administratives du Brésil , qui subirent par la suite plusieurs importantes modifications. Le tableau suivant oITre toutes les provinces et leurs comarqties (comarcas) , telles qu'elles étaient à la fin de 1829. On nous assure que depuis lors il n'y a eu aucun changement considérable.

Noms uis Provihcee et des Chefs-Lieux, Villes et Lieux ees net remak-

CoMARQUES. QCABLES.

Hiode-Jaheieo Rro-DE-JâifEiRo(San«Sebastiao, SainuSébastien) ; Boa-

Fista; Santa-Cmz; Bota-Fogo; Macacu; Mage; Mandioca; Marica; Cabo-Frin; Campos > San-Salvador do* Campos) ; CantagaUo; No*o-Frtburgo; Angra dos Rets (Uba-Grande) ; le* lie» Grande, MaramAajra, etc., etc.

Sa»-Paulo.

Co marque de San-Pa nlo. . . Sah-Paclo ; SarUos; FiUa-da-Pnnceza; TaubaU; Gua -

ratinguelà; San-Sebasttào; Icarehj.

Comarque d*Y tu Y t a (Hitu) ; Porto-Feliz; Sorœaba; Mugr-Mtrim.

C. de Para nagua-et-Cority ba. Contyba; Paranagua; Cannanea; Jguape; Castro,-

Guaratuba.

Saitta-Catbariva Cidaoe de Nossa-Seithora (Cidade de No*sa-Senbo-

ra-do-Desterro); San- Francisco,- Laguna; Santa- Ami a , San- Miguel.

Sax-Pedro Portalaure (Porto- Alei*re); Rio-Pardo; Rio-GrmnJe

(San-Pcdro, San-Pcdro de Rio-Grande); Estretta; r Ma - Sova-da - Caxoeira ; Piratinim; San~Miguel; San-

Nicolao.

Matto-Groeso M atto-G rosao (Cidade de Marto-Grosso jadis ViUa-

Bella); Cuyaba; Diamanùno; San~Pe<lro~dA-Rcy; */o*\i- Cotmbra; Forte-do-Principe-Ja-Betra, Camapuan.

Gotae.

Comarqne de Goya» Gotax (Cidade de Goyai oa Goiaz, dite autrefois

Villaboa); Meia-ponte; Pilar,- Ouro-Jino; Smnu^Crmxi Santa- Rù ta; Crixa; le district des Diamans.

C de S.-J. da* Duas-Barras. Natiridadc; Aquaquente; Cavalcante; Conceicko;Te-

hiras; San- José dos Tocantùu; Porto-Rcal; San -Jornada-Patina.

MfHAvGlRAEE.

Comarqne de Ouro-Preto. CiDADr-DO-OuRO-pRrro(anrrcfois Vtllarica); Manann*;

Batbasinas; San-Bartholomeu; Santa-Barbara ; Anto-

nio-Peieira; Inficionado; Catas-Allas-de-M*ttt>-Demtro. Com. do Rio das Mortes. S a n- Jo a o-del-Rcy ; San-Jose; Campanha (YilU-

da-Princeta-da-Beira); Queluz; San-Carlos de JacuAjr

(Jacuhy).

Com. du Rio das Velbai. . . Sa bar à* (Vil!a-Real-do-Sabarà); CahjrU (ViUa-îîoTa-

da-Raynha); Pitangui.

Comarqne deParacatn. . . Pararata (Pararatu-do-Principe); San-Romào; Arurà

(San-Domingo do Araxà).

C. du Rio San-Francisco. . Rio-Grande (Kio San-Francàsco das Chagas); Pdào-

Arcadn; Campo- Largo.

Comarque do Serro-Frio. Villa-do-Principc; Fanado (Villa-do-Bom-Snc-

cesso); Agua-Suj'a; Barra-do-Rio-daS'Felnas. Le district Diarnantin arec Tij'uco.

EapiRtTO-SAitTO Victoria (Cidade da Victoria); Itapemirim; Gmarapam

Almeida (Villa-Nora de Almeida) ; Filla-Feln*-, À>- Espirito-Sanlo.

Bahia.

Comarque de Bahi a Bahia (San-Salvador) ; Caxoeira; Maragogipe; Xaz*-

reth; San-Amaro; Itapicuru; Iguanpe. L'île de Tapa-

rica ou Iiaparica.

Comarque de Jacobin a. .Jacobin a; Filla de Contas; FUla-Nova da Prvusp-;

Joa zciro.

Comarque dos Ilheoa. . . . San-Jeorge (Ilbeoa) ; OUvenca; Camamu.

Nom* de* Provinces et des Chcfs-Lieux, Villes et Lieux lss plu» remar-

Co»! ARQUES. QUA8LES.

Coin, de Porto-Seguro. . . P o r t o -Se g a r o ; Santa-Cruz; CaraveUas;Leopoldina{

Belmonte; San-Mattheus ; Villa-Ficosai Alcobaca.

Sxroipe oo Seregipe Sergipe (Cidade de San-Christovàô ) ; Estancià; La-

gnrtof FUlanova de San-Franvisco; Propriia (Propiba, jadis Urabu de Baixo).

Alagoas Alagoas ( Cidade das Alagoas ); Macejo; Pcnedo, Col-

legio; Atalaya; Porto-Calvo.

Perjiambuco.

Comirque do Recife Perhambugo (Cidade do Recife); Santo-Antonio de €a*

bo-San- A gnstinho; Serinhern (jadis Villa-Formos* ) ; Apojuca.

Comarqac de Olinda. . . . Olinda; Goyanna; Pasmado; lguarassu ; Limoeiro,-

Pab-d'Alho; l'Ile d'Itamaraca.

Coin, do Sertào (du Désert). . Symbres? (jadis Ororaba); Santa-Maria (Indios Real

de Santa-Maria); Flores; Guarahey; Pambu (Santo- Antonio de Pambu).

Parahyba PARAnTBA (Cidade da Parabiba); Montemor, Pilla-Real;

Pilar do Taypu; Pombal.

Rio-Graitoe Natal (Cidade de Natal) ; Villanova da Princeza (jadis

Assu); Portalcgre; Estremoz (jadis Guajiru). L'île de

Fernando de Noronha

Ctara ou Ceara.

Comarque de Ceara Ciara (Seara , Cidade da Fortalexa) ; Aracaty; Granj'a;

Sobtal (jadis Garasso) ; Filla-Ficosa.

Comarque de Crato Crato; Tcco (V cù) ; San- Joào do Principe.

Piauuy Oeyras (Cidade de Oeyras); Parna/uba (Parauahyba);

Piraruca; Poti; Jerumenha; Pernaguà.

Marabhào Marahhào (Cidade de San-Luiz); Ûycatu; Caxias (Ca-

cbias) ; Itapicuru-Grande; Guimaraens ; Alcantara; Lu- //lia /y Tutoya. ,

Para.

Comarque do Para Para ( Bel em, Sauta-Mari a de Belem, Cidade de Belem);

nUa-Viçosa (jadis Cametà); Santarem; Gurupa (Curupa); Souzel; ObUlos (jadis Pauxis); Macapa; Gurupi; Collares; Ourem; Melgaco; Pombal ; Alter dm Chào; Pinhel.

Comarque de Marajo. . . . Villa de Monforte (Villa Joannes); Chares,- Sourt-,

Salwaterra; Moncaras.

Comarque do Rio-Negro. . . Barra-do-Rio-Ncgro; Bareellos; Thomar; Moi-

ra, Ouvença(j*dis San-Paulo); Borba; Serpa; Sihes.

Rio-dk-Jaiœiro, dite aussi simplement Rio, chef-lieu de la province de ce nom et capitale de l'empire. L'emplacement qu'elle occupe était appelé anciennement Guenabara pur les Tupinambas. C'est une grande ville, bâtie sur une grande baie qui forme un des plus beaux ports de F Amérique. L'entrée en est défendue par plusieurs forts : celui de Santa-Cruz , bâti contre la montagne dite le Pico, et ceux de Fitlagagnon et de ilha das Cobras (île des Serpens) , construits sur deux îlots dans l'intérieur de la baie, sont les plus importans. Il faut distinguer dans Rio- de- Janeiro la -ville proprement dite, ou la ville vieille, et la ville nouvelle; celle-ci a été bâtie à l'ouest de la première depuis 1808; la vaste place , ou, pour mieux dire, le campo<de Santa- Anna , les sépare. Des rues larges , droites, pavées de grès et garnies de trottoirs; de belles maisons, la plupart bâties en granit ; plusieurs places publiques et quelques édifices assez beaux , justifient le jugement favorable porté par plusieurs voyageurs sur cette ville; il faut avouer cependant que la ville vieille offre plusieurs vilaines constructions et plusieurs rues étroites et tortueuses.

Les édifices les plus remarquables sont : le palais impérial, autrefois la résidence du vice-roi; c'est un bâtiment bâti en granit, composé de trois édifices séparés , réunis par des galeries couvertes ; leur architecture n'offre rien de remarquable ; le palais épiscopal; la monnaie; Yarsenalde terre ; X arsenal de la marine; les bureaux de l'armée (trem, ou casa do exercito); la douane. Parmi les églises qui se fout plus remarquer par leurs ornemens et leurs richesses iutérieurs que par leur architecture, nous citerons : la cathé~ dralc, près de laquelle se trouve la chapelle impériale; l'église de Nossa-Senhora du Candellaria ; la cha/telle de Saint-Pierre et celle de Santa-Cruz. On doit ajouter le théâtre de San-Joho , où l'on joue l'opéra italien; le couvent des Bénédictins, remarquable surtout par la beauté de sa situation ; et le magnifique aqueduc du Carioca terminé en 1 7A0; c'est une imitation de celui de Lisbonne, et sans contredit un tles plus beaux de l'Amérique; il peut avoir une demi lieue d'étendue. Les plus belles places de Rio sont : la place du château, sur laquelle se trouve le palais impérial; elle donne sur U baie; une Hautaine complète le tableau qu'offre sa vue; la place du Hocio, qui lui est supérieure pour les dimensions; la place du Pcloirinho , autrefois nommée Capim ; la place dv San-Domingo ; enfin le campa de Santa- Anna t remarquable par sou immense étendue et par sa fontaine, mais qui est encore un espace presque entièrement ouvert, destiné à devenir une des plus belles plaees du monde.

Plusieurs instituts littéraires ont été établis depuis 1808 dans la capitale du Brésil; nous nommerons: Y école de médecine et de chirurgie, annexée à l'hôpital militaire; Y école des beaux-arts ; Y école de navigation; le séminaire de San-Joachim ; le lycée de Saint-Jean ; Yécole militaire ; Yécolc de droit; celle d' histoire naturelle ; Y institut de commerce et Y université , qu'on vient de fonder; la bibliothèque im/jériale ; le cabinet de minéralogie; et, hors de la ville, le jardin botanique. Ce dernier établissement, dirigé avec le plus grand soin, peut devenir de la plus haute importance pour tout le Brésil. On y a naturalisé le thé, qui y vient parfaitement, ainsi que le cancllier, le geroflier, le muscadier, le laurier camphré, et une foule d'arbres et de plantes exotiques, dont la culture peut être adoptée en peu d'années dans toute l'étendue du Brésil. 11 y a 60 ans , il n'existait point un seul pied de cafier dans la province de Rio-de- Janeiro , et c'est maintenant une des sources de sa richesse. On ne saurait faire trop de vœux pour que l'arbre à pain de la mer du Sud se naturalise dans ce beau jardin , pour se répandre ensuite dans le reste de l'Amérique-Méridionale. Cette ville, qui, il y a quelques années, n'avait qu'une seule imprimerie, en possède actuellement plusieurs; et, bien que jusqu'à 1820 on n'y ait publié qu'un seul écrit périodique , il en paraissait déjà dix en 1828. Rio a un grand nombre de marchés où l'on voit étalées des provisions et des denrées de tout genre, et, ce qui afflige encore tous les amis de l'humanité, on y vend publiquement les esclaves au grand marché destiné à ce Commerce abominable. Peu de villes offrent de plus belles promenades que la capitale du Brésil. Outre les places que nous avons mentionnées, elle possède un emplacement destiné à cet objet et nomme le passcio publico. Un petit emplacement y est consacré aux leçons de botanique , parce que le jardin destiné à renseignement de cette science est situé à uue trop grande distance.

L'abolition de plusieurs restrictions qui gênaient la liberté du commerce a fait naître , chez les habitans de Rio , le goût pour les entreprises et pour

les spéculations commerciales. Un grand nombre de négociais anglais, français et allemands sont allés s'y établir, et ont imprimé un grand mouvement à son commerce; cette ville figure déjà parmi les places les plus commerçantes du monde, et elle est sans contredit, sous ce rapport ainsi que sous celui de la population , la première de toutes les villes de l'Ame* rique-Méridionale. Sa population doit actuellement être au-dessus de 140,000 âmes, nombre auquel nous avons cru pouvoir l'évaluer à l'époque de la publication de la Balance politique du Globe.

Les environs de Rio- de- Janeiro sont renommés par les admirables tableaux qu'y offre la nature. C'est la beauté de la situation, la bonté du climat et les richesses végétales plutôt que l'oeuvre des hommes qui y attirent l'attention du voyageur. Parmi les lieux les plus remarquables situés daus le voisinage de cette métropole , nous nous bornerons a signaler les suivaus ; Boa-\'ista, maison de plaisance de l'empereur, bâtie sur une petite hauteur, d'où l'on jouit d'une des plus belles vues sur la baie; Bota-Fogo, baie charmante , où se trouve une maisou de plaisauce impériale; Porto ha ëstrella, village florissant par le commerce et situé sur une montagne; Makdioca, superbe possession de M. Langsdoriï, dans uni- position charmante; Sa.\-Cr»tovào, autre village, maintenanî réuni a ia ville, avec une maisou de plaisance de l'empereur. Beaucoup plus loin et dans un rayon de r»o milles ou trouve: Santa-Cruz, avec uu assez beau palais impérial, jadis propriété des jésuites; une plantation considérable appartenant à l'empereur en dépend. Macacit, jolie petite ville, importante par ses plantations et par sa population. Cabo-Fmiu , par ses pêcheries; ou y jouit d'une vue superbe. Marica , très petite; elle possède uuc enlise qui n'est inférieure qu'aux plus beaux temples de la capitale.

San-Salvador , nommée communément Bahia, chef-lieu de la province de Bahia, bâtie en grande partie sur un terrein escarpé, à environ 600 pieds au-dessus du niveau de la mer, et en partie sur la plage de la magnifique baie de Tous-les-Saiuts (de Todos-os-Santos) qui y forme un des plus beaux ports de f Amérique. La partie haute, qui est la plus considérable, s'appelle la Cidude-Alla ; elle embrasse aussi les deux faubourgs nommes la Victoria, au sud, et Bom-Fim , au nord ; la partie qui borde la mer s'appelle Praya. La cite haute est la demeure des gens aisés, et contient les bâtimens les plus remarquables de la ville; on y trouve de grandes et belles rues. Les rues de la ville basse sont irrégulières, étroites et tortueuses, ce qui dépend en grande partie de sa situation; la plupart des maisons sont bâties en pierres; plusieurs ont de trois jusqu'à cinq étages; leur extérieur est assez beau ; elles sont garnies de balcons et plusieurs ont des jalousies en place de croisées. On peut dire que Bahia est la première ville du Brésil par le nombre et par la beauté des édifices qui la décorent, bien que quelques-uns seulement puissent soutenir la comparaison, sous le rapport de l'architecture , avec ceux des grandes villes de la ci-devant Amérique- Espagnole. Les édifices qui méritent surtout d'être mentionnés sont : l'ancienne église des jésuites , qui depuis plusieurs années sert de cathédrale; on la regarde comme le plus beau temple de tout le Brésil ; le palais du gouverneur ; Yhâtct de ville (caza da camara) ; le tribunal d'appel (caza da relacào); le /jalais archiépiscopal ; Y hôpital militaire et X école de chirurgie ou le ci-devant collège des jésuites; les couverts et les églises des franciscains , .des cannes et des bénédictins. Tous ces édifices se trouvent d;ins la ville haute. Dans la basse, nous nomme-* rons ['église de la Conception (Conceiçao) , dont les pierres ont été apportées de Portugal numérotées ; la nouvelle bourse , qui n'est pas d'une architecture assez sévère; V arsenal maritime, qui est le premier établissement

ABRÉGÉ DE GÉOGRÀPUIK.

de ce genre de tout le Brésil ; et la douane. Dans le faubourg de Bom-Firo se trouve la belle chapelle de Bom-Fim , visitée tous les ans par un nombre immense de personnes à l'époque des fêles qu'on y célèbre. Cest dans le faubourg opposé de Victoria que se trouve la jolie chapelle da Grtxça, l'église la plus ancienne de Bahia; une tombe, portant le millésime de i58a, y est consacrée à la mémoire de la célèbre Catherine Alvarès, indienne de la tribu des Tupinambas , à laquelle appartenait tout le territoire de la capitainerie.

Les principaux établissemens littéraires de Bahia sont : Yécole de chirurgie, imitation de celle de Rio-de 'Janeiro; le gymnase, le séminaire et la bibliothèque publique, fondée , au moyen d'une loterie , par le comte dos Arcos, un des derniers gouverneurs; c'est le second établissement de ce genre de tout le Brésil , et il est surtout bien fourni en livres français et anglais. On doit ajouter qu'en 1 828, on publiait quatre journaux dans cette ville. Bahia possède un théâtre assez grand et une des plus belles promenades publiques de l'Amérique ; cette dernière , nommée le passcio publia), est située sur le point le plus élevé à l'extrémité sud-est de la ville, près du fort San-Pedro; on y respire un air frais et on y jouit d'un des plus beaux points de vue qu'on puisse imaginer; on y a élevé un obélisque , sur lequel une inscription indique le jour et l'année où le roi Jean VI mit pied à terre à Bahia : c'est le premier monarque européen qui ait touché le sol du Nouveau-Monde. Un lac pittoresque, désigné sous le nom de Diquc , offre des promenades charmantes mais solitaires, et suit presqu entièrement la ville, de manière à ce qu'elle soit en quelque sorte environnée d'eau , même du côté qui ne regarde pas la baie ; on y rencontre un assea grand nombre de caymans. Bahia a été la capitale du Brésil jusqu'en 1763; elle est restée encore sa métropole ecclésiastique, puisqu'elle est la résidence de l'archevêque, dont relèvent tous les évéques de l'empire. Bahia est aussi le siège d'un tribunal d'appel, dont le ressort s'étend sur les provinces centrales du Brésil. Son commerce florissant a engagé un grand nombre de négocians portugais, français, anglais, allemands et d'aurres nations, à s'y établir. Sous ce rapport, elle n'a d'autres rivales que Riode- Janeiro et se place à côté des villes les plus commerçantes du Nouveau - Monde. Cette ville est aussi la In première place forte de F empire; le fortiin do mar, avec ses casemattes où l'on conserve la poudre qu'on fabrique dans ses environs, est la partie la plus importante de ses nombreuses et vastes fortifications ; sa forme est circulaire , il est bâti sur un rocher isolé de la baie et peut défendre le port et la ville. Le grand nombre de personnes qui viennent à Bahia de tous les lieux situés autour de sa baie et même de quelques lieux plus éloignés, et le grand nombre de vaisseaux marchands qui se trouvent continuellement dans son port, rendent très difficile l'estimation de sa population permanente. D'après les renseignemens que nous avons pu nous procurer de plusieurs sources, nous croyons pouvoir l'évaluer à environ 120,000 âmes , nombre qui , à l'exception de Rio-de- Janeiro , dépasse celui de tontes les autres villes de rAmérique-Méridionale.

Les environs de Bahia , que les Brésiliens nomment le Recoiccavo , offrent la partie du Brésil où la popularion est le plus concentrée ; elle est parsemée de gros bourgs et d'un grand nombre de villages , qui tous fleurissent par les riches produits de leur agriculture : celui de Nossa-Siwboua n* Pewha, dit communément Tapagipb, est remarquable par la maison de campagne de l'archevêque et surtout par ses vastes chantiers, où l'on cou-

struil un grand nombre de beaux vaisseaux , qui pour la solidité sont supérieurs même à ceux qu'on construit daus l'Inde. Plus loin et dans un rayon de 40 milles on trouve : Caxoiira (Cacboeira), ville qu'on cherche eu vain sur plusieurs cartes généralement estimées et très réceutes, quoiqu'elle soit la plus importante de toute la province après Ikthia, non-seulenieut pour sa population qu'on porte à 16,000 âmes, mais aussi pour les produits de sou agriculture et pour son commerce florissant avec l'intérieur. Maragogips, Nazareth, Sakto-Amaro cUtapicuru, importantes par les produits de leur agriculture; IguanrPE , par ses nombreuses fabriques de tuiles et de poterie. Enfin l'île d'Ii-APAaicA , la plus grande de celles qu'où voit daus la magnifique baie de Sau-Salvador. En général, les bourgs du Reconcavo font un grand commerce de farine de manioc, de légumes secs, de tabac et de sucre; plusieurs pêcheries de baleine {armaeves) offrent une branche fructueuse d'iudiisirie.

Cidade do RscirE, dite communément Pernambuco , chef-lieu Je la province de ce nom, et entièrement différente de la ville d'Olinda, avec laquelle les géographes la confondent dans leurs descriptions. Pernambtico est en quelque sorte une ville triple, puisqu'elle se compose de trois parties distinctes, savoir: Récif e proprement dite, bâtie sur une péninsule qui s'étend au sud de la ville d'Olinda : c'est la partie de la ville la plus commerçante et celle où se trouvent la douane, Yi/ttendance de la marine et les chantiers de l'empire; Santo- Antonio, sur une île formée par les bras du Capibaribe; un grand pont, presque tout en pierre, la joint au Recife; cette partie est en général mieux bâtie que la précédente; on y trouve la trésorerie , le palais du gouverneur , Je théâtre et le marché principal; enfin, Boa - Fis ta , sur le continent; un pont de bois, le plus grand du Brésil , traverse un bras du Capibaribe. Pernambuco ne se distingue pas beaucoup sous le rapport littéraire, puisque les principaux établisse* mens de ce genre se trouvent à Olinda, qui en est tout près; elle possède cependant un petit gymnase et plusieurs écoles inférieures. En 1828, on y publiait trois journaux. Cette ville est assez bien fortifiée du côté de la mer , et son port est le plus fréquenté après ceux de Rio-de-Janeiro et de Rahia. Son commerce a pris un tel essor depuis vingt ans, que sa population ne saurait être évaluée actuellement au-dessous de 60,000 âmes.

Dans ses environs immédiats et dans un rayon de 4° milles ou trouve : Olinda , tille très déchue, avec environ 7,000 habitans, mais importante par son évèché, sa belle cathédrale , sou séminaire et son jardin botwiiifue. On doit aussi nommer beaucoup plus loin : Santo-Antoxio dk Cavo-Agostiitho, Sbrihmm, jadis uomroée Villa-Formosa, et Goya ni» a ; celle dernière est importante par sa population , son commerce et sou agriculture. L'île d'iTAMARACA , importante par ses salines et par le port de Catuma qu'elle forme avec la côte du continent.

Voici les autres villes les plus remarquables de l'empire; nous les nommerons en suivant l'ordre du Tableau des divisions administratives.

Dans la PROVINCE DE RIO-DE-JANEIRO , outre Rio-de-Janeiro et les lieux que nous avons décrits dans ses environs à la page 1 1 a3 , nous nommerons eucore : Campos, petite ville, importante par sa population et sou commerce ; Novo-Friburgo, par sa colonie suisse, qui dépérit tous les jours de plus en plus, et dont la population primitive de 1,800 individus était réduite à 3oo en 1826; Ahora nos Rsis ou Ilha-uraxde , importante par son port et son commerce.

Dans la PROVINCE DE SAN-PAULO : Sak-Paoxo, ville épiscopale, située presque sous le tropique du capricorne dans un climat aussi agréable que salubre, ce qu'elle doit à sa position élevée. Des rues droites et presque toutes d'une graude propreté , des maisons blanchies et d'une jolie apparence, élevées de deux étages dans les rues princiles et accompaguées de jardins , plusieurs places, trois jolis ponts eu pierre et plusieurs iûccs publics rendent assez agréable l'aspect général de cette ville. Le palais du gouver-

neurt autrefois collège des jésuite*, ïa cathédrale, le palais épiscopal et la fonderie d'or sont les bâtimens les plus remarquable*. Ses principaux établissemens littéraires sont : Y université fondée dernièrement, le séminaire et la bibliothèque publique; en 1838 on y publiait un journal. Saint-Paul possède un petit théâtre, lin membre éclairé de l'académie royale des sciences de Lisbonne a depuis long-temps réfuté les calomnies drbitées par des voyageurs superficiels ou de mauvaise foi sur Vorigine des Paulistes, qu'on prétendait descendre d'une bande d'aventuriers espagnols, portugais, métis et mulâtres fuyant de diverses partie* du Brésil pour former iri ure république de brigands. La population de Saint-Paul avec ses environs les plus immédiats peut s'élever à environ 18,000 âmes.

Nous nommerons ensuite Santos, importante par son port et par son commerce; Viixa-daTrincilza , par la pèche de la baleine ; Tat/baté , par son commerce et sa population; Goaratinguetà, par les produits de son agriculture; Ytu, par ses cultures et par la belle cascade du Tieté ; Porto-Feliz , par sa position sur la ligne navigable qui mène à Cuyaba : Sokocaba, par sa population , son industrie , par la carrière de pierre» à fusil et par les forges impériales d Y panema qui se trouveut dans son territoire; Cori- TYBA,la plus florissante de la comarque de son nom; Paranagua, chef-lieu de ia comarque de sou nom jusqu'en 1 8 1 1 ; Cawnahea , importante par ses pêcheries ; Iguapé , par son pèlerinage et par les fonderies d'or qui la rendaient autrefois florissante.

Dans la PROVINCE DE SANTA-CATHARINA : Cidaoe de Nossa Senhora do Desterro, dans l'île Santa-Catharina, petite ville importante par son commerce, son port et sa population estimée à 6,000 âmes ; Sait-Frahcisco , par ses chantiers ; Lagcna , Santa-Anna et Sax-Miguel , par leurs pêcheries; la dernière est la station principale pour la pêche des haleines.

Dans ia PROVINCE DE SAN-PEDRO : Portalegbe, petite ville avec un port; on nous assure que la population monte actuellement à prés de 12,000 âmes ; Rio-Geant-r ou San-Pedro, importante par sa population , par son commerce florissant de cuirs et de viandes sèches, et par son port; elle a été le chef-lieu de la province jusqu'en x;63 ; Estreito, remarquable en ce qu'elle est le plus ancien établissement de la province; San-Mioubî. et San-Nicolào, très petites, quoiqu'elles soient les plus importantes des Sept-Missions de l'Uruguay.

Dans la PROVINCE DE MATTO-GROSSO : Matto-Grosso , petite ville , importante par l'or qu'on recueille sur son territoire et par sa population qu'on porte à 6,000 âmes; Cuyaba, avec une population estimée à 10,000 âmes et résidence d'un évèque in partibus ; on peut la regarder comme la Tille la plus centrale de toute V 'Amérique-dû- Sud; Diamant ino , très petite, mais remarquable par l'or et les diamans qu'on recueille dans ses environs ; Sah-Pedro d'Ei.-Rey , par son sel et son or; Nova-Coi* bk a et Forte do Principe da Beira , stations militaires assez importantes; Camapuah , poste très fréquenté , sur le grand chemin qui par eau mèue de San-Paulo à Cuyaba. Il est bon de rappeler que cette immense province est encore très mal connue et presque entièrement habitée par des nations indigènes indépendantes, parmi lesquelles nous citerons les Payaguas , qui, avec les Guaycurus, ont été si formidables aux Portugais, et les Bororos qui sont très répandus. Les Guaycurus on Indiens cavaliers, qui formaient la nation la plus importante de ces coutrées, ont été presque anéantis dans l'intérieur du Brésil; ils se partageaient la domination des campagnes , de même que les Payaguas étaient les maîtres du fleuve.

Dans la PROVINCE DE GOYAZ : Goyaz, petite ville d'environ 8,000 habitant, résidence d'un évèque in partibus; Meia-porte , la plus commerçante et la plus peuplée de la province après Goyaz ; Pilar , Ocro-fiso et Sakta-Crvz, importantes par l'or qu'on trouve sur leur territoire ; Santa-Ritta , station importante par la navigation intérieure ; Crixa , par sa population. On ne doit pas oublier le District des Diamans , espace assez considérable situé le long du Rio-Claro , affluent droit de l'Araguay ; on y recueille de beaux diamans. Natividadf., petite ville, plus florissante par les produits de son agriculture et de ses pâturages que par ses lavages d'or; Aguaquente , renommée autrefois par l'or qu'on recueillait sur son territoire: on y trouva le morceau de quarante-troh livres conservé dans le musée de Lisbonne jusqu'à l'arrivée des Français dans cette capitale. Cavalcante et ConceiçÀo , importantes par leur population et par l'or qu'on recueille dans leurs districts; Tariras , par les produits de son agriculture; Sa» Joie d* Tocajitis?,

avec U plus belle église de toute la province; Porto-Rbal. station très importante sur leTocantin; Sar-Joào da PALXA,au confluent du Rio-Palma avec le Parannam, emplacement important, destiné à être le chef-lieu de cette comarque.

Dans la PROVINCE DE MINAS-GERAES : Cidadk do Ouro Pnrro, autrefois nommée Villarica , située sur le penchant d'une montagne et dan» le voisinage do lltafoluini , le point culminant connu de tout le Brésil. Ses rues sout irré^ulières , escarpées et mal pavées , mais remplies de jolies fontaine* qui conduisent l'eau dans presque toutes les maisons. Ses principaux édifices sont l'église de I^ossa-Senhora do Pilar et de Xossa- Senhom da Conceiçào, le palais du gouverneur , Y hôtel-de-ville. , le trésor où se trouve aussi la monnaie, et le théâtre, le plus ancien du Brésil. On doit mentionner aussi les quatre ponts en pierre. Sou» le rapport littéraire, Villaricn n'offre rien d'important. Le produit des fameuses mines d'or auxquelles eel te ville doit son origine , a beaucoup diminué; la population s'en est beaucoup ressenti , étant descendue de 3o,ooo à 8,5o3 âmes , nombre qu'elle comptait en i8i3 ; ou la porle actuellement à environ <>vooo habitans disséminés dans a,ooo maisons. Malgré cela Villarica lient toujours un rang distiugué parmi les villes les plus industrieuses et les plus commerçâmes de l'intérieur de l'empire.

Nous nommerons ensuite : Mariarra , petite ville épiscopale , avec 5,ooi> habitans ; Sarta-Baroara, importante par se* riches lavages d'or cl par sa population; Artorio Pereira, iRrtnoRADo et Catas-Altas ds Matto Dertro, autrefois très importantes par leurs riches lavages d'or. Sar-Joào u El-Rey , remarquable par la chapelle des Franciscains , regardée comme le plus beau balimetit de la province , et importante par sa population estimée à 6.000 anvs, par ses riches lavages d" or et surtout par son comnnrce; Sar-Jozé, par sa belle église, son agriculture et ses lavages d'or; Camparba , par sa populatiou, son industrie, son agriculture et par ses lavages d'or regardés comme Us plus riches de la province. Sahara, petite ville importante par sa population qu'où porto i 9,000 âmes; elle a quelques beaux édifices et des riches lavages d'or ; Cabyte, remarquable par sa belle église, par sa population et ses lavages d t/r; Pitarg 01, renommée par son rhum. Paracatu, importante par ses lavages d'oral par ses diamans ; Sab-Ro- «Ào, par son commerce ; Araxà, par son industrie et par ses sources salées. Rio-Sar- Frarcisco das Chaoas, importante par son commerce; Pilào-Arcado , par ses riches salines; Viujl do Prircipe , par sa population estimée à 5,ooo imes et par ses riches lavages d'or; Ag.ua Suja, par ses lavages d'or et son agriculture; Baura do Rio das Vei.bas; c'est la station principale du sel qu'où importe par le Rio Sau-Franrisco. FÂrado, chef-lieu du riche et beau district de Minas-Novas, qui formera bientôt une comarque séparée ; ses lavages d'or, qui y attirèrent les premiers habitaus eu 1 726 , sont presque abandonnés pour I agriculture. Son coton commence à être fort recherché dans les marchés d'Europe. C'est dans ce district qu'es! situé le Pays d' Anuricanas ou Americanos , où se trouvent grand nombre de pierres de couleur, mais sur la richesse duquel ou fait courir mille bruits fabuleux. C'est eucore daus ce district de MinasOïovas que vivent les anthropophages ffotocudos.^l'isvco , chef-lieu du fameux district Diamantino, dont rentrée, jusqu'à ces dernières au nées, était sévèrement interdite à tous les étrangers. Ce petit district était gouverné par des réglemens particuliers, tracés de la main du célèbre Pombal. Les habilausde celte petite ville, au nombre d'environ 6,000 , sont renommés dans la province de Minas par leur culture intellectuelle. C'est dans le lit de la riv ière Jiquitiuhoulia i.Jigitonbonha) qu'on exécute les travaux nécessaires à l'exploitation des diamans, dont ou a extraordinaircment exagéré et dont on exagère encore le produit.

Dans la PROVINCE DE ESPIR1TO-SANTO : Victoria, petite ville importante par sa belle baie et par son commerce; ou lui donne 5, 000 habitaus; ItAPExiHm, florissante par les produits de sou agriculture; Guarapary , renommée par son baume; Ai.meida et Vim.a-Velba do Espik:to-Sarto , importantes par leurs pêcheries.

Dans la PROVINCE DE BAHIA outre Babia el les villes que à la page 1 124 nous avons décrites daus ses environs , ou doit encore nommer : Jacobira , petite ville , importante par ses fabriques de poterie: Viiaa de Cortas, par son agriculture et par les débris fossiles de mastodontes trouvés sur son territoire ; Joazmro , station importante pour le commerce sur le San -Francisco; Sar-Jorqk, petite ville, importante par ses pêcheries cl par sou port; c'e>t uu des plus anciens établisscuiens portugais ; Olivir<;a ,

ma

remarquable par l'induslrie de ses habitans , Cakairu . par sa baie magnifique , par ses pêcheries de baleines et par son agriculture; Porto-Segcro , importante par ses pêcheries et par sou port ; Sakta-Cruz, 1res petite; nous la nommons parce que c'est le premier établissement fait par Us Portugais dans le Brésil. Cabavki.ï.as , avec un port; c'est la plus peuplée et la plus florissante de toute la comarque de Porto-Seguro par son agrieulculture et par son commerce ; Leopolmka, remarquable par la nouvelle colonie composée de Français et d'Allemands.

Dans la PROVINCE DE SERGIPE : Cwade de Saa.Chrzstovào , petite ville d'environ 9,000 habitaus, avec un port ; Estahcia , encore simple village, mais supérieur pour la population et pour le commerce à toutes les villes de la province, sans en excepter la capitale ; Lagarto , renommée par sa carrière de pierres k fusil.

Dans la PROVINCE DES ALAGOAS : Alagoas , petite ville, importante par le corn merce des produits de son agriculture et par sa population qu'on estime à 14,000 âmes ; Maceyo et Pbhzdo , florissantes par le commerce des produits de leur agriculture.

Dans la PROVINCE DE PERNAMPUCO, outre Perhambuco et les autres villes décrites à la page ii?5 dans ses environs, on doit encore nommer : Pasmado, petite ville , remarquable par son industrie ; Pambc, remarquable par la belle cascade de Pauio- Affonso et par les riches mines de cuivre , qu'on trouve sur son territoire.

Daos la PROVINCE DE PARAHYBA : Parahyba , assez jolie petite ville , commerçante , avec un port et environ 6,000 habitans.

Dans la PROVINCE DU RIO-GRANDE : Natal , très petite ville, d'environ 3,©oo habitans, mais importante par son commerce et par son port; Villakova di PanrcszA, la vitU< la plus considérable de l'intérieur, importante par ses salines. L'Ile de Fsbsakdo di Nobobba, rocher stérile, avec un petit fort ; c'est un lieu de déportation pour quelques criminels du Brésil.

Dans la PROVINCE DU CIARA : Cidadr ba Fortaieza ou Ciara, très petite, mais importante parce qu'elle est la capitale de la province ; Aracatt , la plus peuplée , la plus grande et la plus commerçante de la province; on lui accorde près de 9,000 habitans. Icco ou Yco , petite ville , la plus florissante de la comarque de Crato à cause des progrès de son agriculture ; Sam-Joào do Principe , avec des mines d'alun.

Dans la PROVINCE DE PIAUHY : Obyras, très petite ville, mais remarquable parce qu'elle est la capitale de la province; Parkabyba , la plus peuplée et la plus commerçante de toute la province , bien qu'elle n'ait qu'environ 5, 000 habitaus ; Pîraruca , remarquable par son église ; Poti , par son commerce. Un grand nombre d'établis* semens pour l'éducation des bestiaux, se trouvent disséminés sur toute l'étendue de h province et formeront un jour des villes et des bourgades.

Dans la PROVINCE DE MARANHAO : Cidaoe de Sah-Luiz ou Marashào, située sur la côte occidentale de l'île de Maranbào, entre deux petits fleuves ou, pour parler plus exactement, entre deux golfes, nommes le Rio de San-Francisco au nord et Rio da Bacanga au sud. Cette ville, qui doit son origine à une colonie de Français, est assez bien bâtie , et ses maisons ont en général une assez belle apparence. Le palais du gouverneur, le ci-devant collège des jésuites , V/uJtel-de-wlle et la prison , qui forment à'eneeiute de la grande place, sont , avec quelques églises et le palais de févéqae, ses principaux édifices. Maranhào est le chef- lieu de la province de ce nom , le siège d'un évêque et d'un tribunal d'appel ; elle possède en outre un gymnase et plusieurs écoles élémentaires. En 18.18 on y publiait deux journaux. Son port, qui est assez bon, mais d'une entrée difficile , est très fréquenté : elle lui doit l'état florissant de son commerce et de sa population ; sous ce double rapport Maranhào est la quatrième ville de l'empire ; nous croyons qu'on peut évaluer à 28,000 âmes sa population actuelle.

Nous nommerons ensuite : Hycatu , parce qu'elle a été autrefois la capitale de la province ; Caxias, In plus importante et la plus florissante de la province après Maranhào . Itapicuru-Grakde et Gcimaraeks, florissantes par le commerce des produits de leur agriculture ; Alcaktaba , par son agriculture et par ses salines.

Dans la PROVINCE DE PARA : Bklem ou Para, chef-lieu de la vaste province de ce nom , située sur la rive droite du Para et proprement sur la baie Guajarà , à l'endroit où le Guama <e décharge daos le Taré. Son climat , autrefois très malsain, s'est amélioré

depuis la coupe de plusieurs vastes forêt». Cette ville a de belles rues , des maisons assez bien bâties et quelques édifices qui , relativement à ces contrées, sont remarquables par leurs dimensions ou par leur architecture. Nous nommerons la cathédrale , le palais élu gouverneur , le ci-devaut collège des jésuites, le palais épiscopal et V arsenal. Para est le siège d'un évéchc et possède un séminaire, uu gymnase , plusieurs autres écoles inférieures et un jardin botanique. En 1828 on y publiait un journal. Le commerce avec les produits de l'agriculture de cette province, dont le port de cette ville est le grand débouché , a beaucoup contribué à l'augmentation de sa populalion , qu'on porte à présent à près de 20,000 âmes.

Nous nommerons encore : ViLLA-Viçosa , petite ville, importante par les produits de son agriculture, par son commerce et par sa population qu'on porte à ia,ooo Ames. Saktarem, la. troisième ville de la province pour la populatiou , le commerce et l'agriculture; Gurcta et Souui. , importantes par i'iudustrie de leurs habitans; Obi dos , remarquable par sa belle église, par son agriculture et parce qu'elle est le lieu jusqu'où la marée est sensible dans l'Amazone; M a cap a , importante par son commerce, par son port sur l'Amazone et par ses fortifications; Vili.a-Joaickps, misérable bourgade, que nous nommons pour désigner le chef-lieu de la eomarque de Marajo , qui s'étend sur toute la grande île Marajo ou Joannes, une des contrées^ les plus marécageuses de 1 Amérique ; elle a uoe baie. Barra do Rio-Nkgro, la plus importante et la plus peuplée de la vaste eomarque du Kio-Negro, quoique sa populatiou ne s'élève qu'à 3,ooo àraes; Barckmjos, chef-lieu de celte eomarque jusqu'en 1807 ; elle est encore la plus importante après Barra.

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