REPUBLIQUE DE HAÏTI
POSITION' ASTRONOMIQUE. Longitude occidentale, entre 7 1° et 77». Latitude boréale, entre i8° et ao°.
CONFINS. Cette république, baignée par l'Océan-Atlantique et ses branches au nord et par la mer des Antilles au sud, se trouve environnée de plusieurs autres îles, dont les principales sont : les Lucayes, au nord, dépendantes de l'Angleterre ; Porto-Rico ,à Yest, appartenante à l'Espagne; !a Jamaïque et Cuba, à V ouest; la première dépend de l'Angleterre; la seconde est soumise à l 'Espagne.
FLEUVES» Quatre courans principaux arrosent cette belle île, en descendant de la partie centrale de la chaîne principale des montagnes qui la parcourent en plusieurs directions. Ces fleuves sont : le I^eiba (Neiva, Neibe); il traverse la vallée de Saint- Jean qui court vers le sud; le Yona, vers l'est; il arrose la plaine de la Vega; le Yayw (Yaqui, Yaque, Saint- Yaque et Monte-^Christi) , vers le nord ; il traverse la plaine de Santiago; enfin I'Arti bonite , qui est le courant le plus considérable de la partie occidentale de l'île; il prend sa source dans le Cibao, traverse toute la partie ci-devant française de Haïti et entre dans la mer a quelques milles au sud des Gonaïves. Un autre fleuve , d'un cours beaucoup moindre, mais dont le lit est profond, est I'Osuma; il est remarquable parce que c'est sur ses bords que s'élève San-Domingo. D'autres courans d'un cours très, borné se déchargent dans le vaste étang salé ou Laguna Enriquilo, qui forme un bassin intérieur.
DIVISION et TOPOGRAPHIE. L'île de Saint-Domingue qui, avec quelques îles voisines beaucoup plus petites, forme le territoire de cette république, était autrefois inégalement partagée entre les Français, qui possédaient la partie occidentale, et les Espagnols, maîtres de la partie
orientale, dont l'étendue était presque le double de la première. La terrible insurrection des Nègres, éclatée en 1791, linit par l'expulsion de tous les Blancs de la partie française et par l'entière indépendance des Noirs révoltés. Depuis le 8 octobre 1804 jusqu'au 17 octobre 1806, Saint-Domingue forma V empire éphémère de Haïti sous Dessalines, qui avait pris le titre de Jacques 1er. Christophe, son commandant en second , prit aussitôt le timon des affaires sous le titre de chef du gouvernement , et parvint par la suite, en 181 1, à se faire nommer roi héréditaire d'Haïti, quoique son royaume ne se composât que de l'ancienne province du IVord de la colonie française; il régna sous le nom de Henri 1". Quelque temps avant la catastrophe qui, en 1820, mit lin à la vie et au royaume de Henri, l'île était partagée en cinq états indépendans, c'est-à-dire, le royaume de Haïti, régi par Henri ou Christophe; la république de Haïti* régie par Pétion, jusqu'en 18 18, et par Boyer depuis cette époque; le petit état fondé par Goman dans les montagnes de Jérémie; celui des Cayes , fonde? et gouverné, jusqu'en 1811, par le général Rigaud, et continué pendant quelques mois encore par Borgella; enfin la partie Esj>agnole, qui, cédée en 1794 à la France, et rendue en 1814 à l'Espagne, resta toujours sous le gouvernement de cette dernière puissance jusqu'au i*r décembre 1821. Après la chute de Henri, le royaume de Haïti se réunit spontanément a la . république Haïtienne, et, en 1822, toute l'île se trouva former, sous le régime du sage et habile Boyer, la république d'Haïti, dont l'indépendance a été reconnue par la France et par les autres grandes puissances.
Tout le territoire de la république est divisé en 6 départemens; sous le rapport militaire, en 26 arrondissemens ; et sous le rapport financier, en 8 arrondissemens. Le tableau ci-dessous offre les 6 départemens, leurs chefs-lieux et leurs villes et lieux les plus remarquables.
Nom* des Chefs-Lieux, Villes et Lieux les ri.us remarquables.
DÉPARTEXElfS.
Ouest Port-au-Priicce ( Port-Républicain, Port-nnx-Crimes) ; la Croir des fiv,
quels ; YArcahaie; le Mirebalais ; les Grands- Bois; beogane ;\t Grend-
Goave ; le Pelit-Goave ; Jacinel ; l*île Gonave.
Sud LeaCayes; Saint-Louis; Aquin; Miragoane; V Anse-a* Hainault; Cavaillon;
Tiburon; Jéremie.
Artibotiite. . . Les Gonai rcs; Saint- Marc; Ennerj; le Gros-Morne; Terre-Neuve; la Petite- Rivière; les Ferrettes.
Nord Cap Haïtien; (nommé d'abord Guarico, et ensuite Cal>o-Santo; Cap-
Francaix; Cap-Henri; Cap- Haïtien); la Perrière (citadelle Henri^ ; Millet (Sans-Souci); Don don; la Petite-Anse; le Trr.u; Fort-Liberté (jutrefoi* Fort-Dauphin) ; le tùmbè ; le Borgne ; le Port- de- Paix ; Jean-Rebel; le Mole Saint- Sicofas (Cape-Nicolas, Mole),- Plaisance; la Marmelade; U Grande-Rivièrc-dit- Nord; l'île Tortue.
Nord-Est. . . . Saint- Y ag ne (Santiago de lo* Caralleros); Port-Plate; Mnnte-Chrisù;
Banica; Allnmira; la Vega; les ruines de la Concepcion-da ta y ego.; Cotmr-
Sud-Est Santo-Doiningo (Saint-Domingue); Saint- Christophe (San-Cri-.tovjJ] ;
Scybr* ; Higuejr ; Samana ; Savana la Mar ; Banj; Azaa; Saint -Jea*i Nejba; Lamate (Lnmoatte) ; les Iles Saona, Beata, AÙa-l'eta.
Port-au -Prince, chef-lieu du département de l'Ouest et capitale de toute la république, bâtie au fond du golfe de La Gonave, avec un port sûr et commode et une belle rade, mais dans un climat malsain. Cette ville a des rues bien alignées, mais pas encore pavées. A dire vrai, aucun de ses bâtimens publics n'est remarquable sous le rapport de l'architecture; le seul jmlais du président , qui est l'ancien hôtel du gouverneur français,
se distingue par ses dimensions, et par l'élégance de ses appartenons. Nous citerons encorele sénat et le lycée. L'arsenal a été brûlé en 1 827 ; une assez belle conduite d'eau fournit cet élément à la ville. La Place-d' Armes , qui est devant le palais, est ornée d'un petit monument élevé à la mémoire de Pction. Port- au- Prince possède actuellement les principaux moyens d'instruction de toute la république; nous nommerons le /jr<r,et IVcole de médecine annexée à l'hôpital ; on nous assure que les écoles militaire et de dessin, ainsi que la bibliothèque nationale,* mentionnées dans plusieurs ouvrages récens comme existantes, ne sont encore qu'en projets; mais les écoles lancastériennes sont déjà assez multipliées. Il y a aussi deux imprimeries, où l'on publiait, en 1826, trois journaux; l'un d'eux, le Télégraphe, qui continue à paraître, est regardé comme la gazette officielle. Portau-Prince est aussi la plus florissante ville de toute l'île, avantage qu'elle doit à son commerce supérieur à celui de toutes les autres places, et à la résidence de toutes les premières autorités. Sa population, qui a beaucoup augmenté dans ces dernières anuées, s'élève peut-être à i5,ooo âmes. Voici les autres villes et lieux les plus remarquables :
Dan» le DÉPARTEMENT DE L'OUEST, outre Port-ac-Pe istce, que nous venons de décrire, nous nommerons: Lrogah*. , petite ville assez importante, avec un port, cl remarquable par le rôle qu'elle joua dans l'histoire de l'Amérique; à l'époque de la découverte c'était la place principale du royaume de Xaragua, régi par le cacique Bchechio; elle se distingua aussi dans les fastes sanglans de la guerre de l'indépendauce. Le Petit-Goave, important par son port; dans ses environs, sur la route du Grand- Goave, s'élève le Tapion de Petî t -Goave, montagne célèbre dans les annales de l'astronomie, par la mesure du pendule faîte en 1735 par les académiciens français , qui estimèrent à 355 toises sou élévation au-dessus de la mer. Jacsiel, par son port et par son commerce ; c'est le siège d'un tribunal civil. C'est aussi à ce département qu'appartient le prétendu arrondissement ou la commune des Grands-Bois, qui figure dû us le recensement de 1824 publié par les journaux; ses babitaus qui, selon M. Mackenzie, vivent dam l'état de nature et sans entretenir aucune relation avec les autres insulaires, occupent les montagnes qui s'étendent depuis les environs du Mirebalais jusqu'à la côte à l'est de Jacmel. Ce sont les descendans des Nègres marons ou échappés des anciens établissemeus français; ils n'ont jamais reconnus et ne reconnaissent l'autorité de personne. On les nomme, dit ce vojageur, les Fien- Viennent , h cause du cri qu'ils poussent, lorsqu'ils se retirent dans l'intérieur de leurs forêts à I approche des étrangers. D'après un observateur intelligent, qui a longtemps résidé dans celle He, et qui a déjà beaucoup contribué aux découvertes de l'Afrique et à nous faire mieux connaître quelques parties de la Colombie, celle peuplade serait connue sous le nom de Fien-Fien , et serait beaucoup moins sauvage que nous la représente l'observateur anglais. L'ile Goxavs, la plus grande de celles qui avoisinent Haïti et eu dépendent , est sans babitaus permauens.
Dans le DÉPARTEMENT DU SUD : Las Cartes , chef-lieu du département , assez jolie ville , qu'on peut regarder actuellement comme la seconde place commerçante de la république , à cause de l'activité qu'a prise son commerce ; c'est le siège d'un tribunal civil ; le gouvernement y a établi une imprimerie et une espèce de gymnase, où cent élèves sont instruits à ses frais. Les Caves oui été la capitale de l'état éphémère fondé par le général Rigaud. Le terrible ouragan du 12 août i83i l'a détruite entièrement. Saixt- Loots, très petite ville, très déchue, mais encore importante par la beauté de son port et par celle de sa situation. Jérémie, petite ville importante par la fertilité de sou territoire, par son commerce et par son tribunal civil ; c'est dans les montagues de son territoire que Goman avait fondé son état éphémère.
Dans le DÉPARTEMENT DE L'ARTI BONITE : Les Gonaïves, petite ville, cheflieu du département, avec un tribunal civil , un port et des bains.
Dans le DEPARTEMENT DU NORD : Caf-HaÏtism , chef-lieu du département,
UtRÉGÉ DR GÉOGRAPIUF..
autrefois capitale du royaume de Haïti; avant la révolution elle partageait avec Port-au- Pi iuce , I honneur d'être eu temps de guerre la résidence du gouverneur général de U partie française de Saint-Domingue. Bâtie au pied de la montagne nommée Le Morne do Cap et en face d'une vaste plaine, avec un beau port, celle ville , malgré le» désastres qu'elle a éprouvât depuis la ûn du dernier siècle , est encore la mieux bâtie et la pins belle de l'île, et n'est inférieure pour la population et le commerce qu'à Port-au-Prince. Ses rues sont large* et pavées, ses maisons toutes en pierre; elle a quelques belles places, des marchés, des fontaiues; ses fortifications du côté de la mer, jadis considérables, tombent en ruines; sa belle église de Notre-Dame n'est pas en meilleur état ainsi que te théâtre, le palais du gouverneur et deux vastes couverts. Ses bâtimens les mieux conservés sont Xes* senal et le palais de Christophe ; celui-ci est destiné à loger le président lorsqu'il s* rend dans cette ville. Cap-Haïtien est le siège d'un tribunal civil, d'uu tribunal de commerce et le chef-lieu de l'arrondissement militaire et de l'arrondissement financier de son nom. Sa population , qui a beaucoup diminué depuis ces dernières années , est encore estimée à près de 1 0,000 âmes.
Dans ses environs on trouve : Mil lot , petit village, près duquel 00 voit les restes de Sans-Souci , assez belle maisou de plaisance bâtie par Christophe, et où il passait une grande partie de Tannée. Ses vastes appartemeus , qui étaieut garnis avec une grande richesse , out été dévastes après la chute de ce tyran. M. Mackeozie y vit encore la cham bre i coucher où il mit fin à sa vie par deux coups de pistolets. La chapelle est la sente partie de ce bâtiment que la fureur populaire ait èparguée. A trois lieues de M il lot on voit La Ferrière% autrefois la Citadelle Henri, forteresse bâtie par Christophe sur le sommet d'une montagne, haute d'environ a,5oo pieds , afin de s'y réfugier en cas d'insurrection et d'y renfermer ses trésors. Sa construction , qui a duré plusieurs années , a coûté des sommes énormes, à cause des difficultés qu'offrait le transport des matériaux et de la grosse artillerie. On ne peut y arriver que par un sentier étroit et en partie taillé dans le roc. Ses murailles sont d'une épaisseur extraordinaire et elles sont garnies de 36$ pièces de canon. Elle est très abondamment pourvue d'eau etou la dit toujours approvisionnée pour trois ans. M. Mackenzie croit très probable qu'au moment où le tonnerre fit sauter une partie de ses fortifications cl dispersa une portion des piastres qu'Henri y avait dé posée*, la totalité de l'argent comptant que ce despote y avait accumulé s'élevait à 3o,ooo, 000 de piastres, ou à plus de i5o,ooo,ooo de francs dont, après sa mort, 6 millions seulement tassèrent dans le trésor de l'état. Mais nous ferons observer qu'un juge très compétent soutient que ce trésor ne s'est jamais élevé au-delà de 40 raillions de francs, dont environ la moitié passa dans les caisses de la république. Dondon , misérable village , qui joua un grand rôle pendant la première période de la guerre de l'indépendance de Haïti ; on pourrait nommer le territoire montueux qui l'environne la Vendée Haïtienne , à cause de la lougue résistance que les Nègres royalistes y opposèrent aux insurgés.
Nous nommerons encore: Fort-Libkrtk, petite ville ruinée, avec un beau port; La Port- de-Paix , petite ville commerçante, avec un port; La Mou Sawt-'Nicoi.as, petite ville ruinée par Christophe, qui en rasa les fortifications; ses remparts, èAevès à grauds frais par les Français, et considérablement augmentés par les Anglais durant leur oecii|>ation , en avaient fait, dit M. Mackenzie, une des plus fortes places maritimes du moude ; sou port, sa position et ses fortifications, qui pourraient facilement être rétablies , lui douncut encore une grande importance militaire. L'ile Tourna , renommée pour avoir été le repaire des trop célèbres flibustiers et le premier établissement des Franaùs à Saint-Domingue.
Dans le DÉPARTEMENT DU NORD-EST : Saiitt-Yaoue, chef- Heu du département , siège d'un tribunal civil , mais très déchue depuis les dégâts qu'elle a soufferts tort de la retraite de Christophe sous les ordre* de Dessalines en i8o5. C'est une des plus aaciennes villes de l'Amérique , ayant été bâtie en 1 5o4 ; elle est aussi renommée comme «• des lieux les plus salubres de t Amérique , prérogative justifiée par le mouvement de » population , qui offre une mortalité extrêmement petite comparée au nombre de naissance* respectives. Port-Pï.atk, petite ville très déchue, mais encore importante par son port «■t par la grande exportation d'acajou et autres produits qu'on y fait. Alt* mira, mise^ table hamau, remarquable par !a magnifique vue dont on y jouit. Moutr-Christi , *ils«
entièrement déchue , par la retraite du Yaqoe qui y avait autrefois son embouchure. La Vega, petite ville, que nous nommons pour meutiourer les ruiuesde la Conception de la Pega situées daus les forêts de son territoire; cette deruicre a été la plus florissante ville de Saint-Domingue jusqu'en i5f>4, époque où un tremblement de terre l'a tellement ruinée que ses habitans prirent le parti de l'al>andonner ; elle possédait un hôtel de monnaie , où l'on frappait des pièces avec l'or retiré des mines et d»s lavages de cette Ile. Cothy, très petite ville , très ancienne, qui n'a jamais été importante, malgré le voisinage des riches mines d'or qu'où y a exploitées jusqu'en 1747; il y en a aussi de cuivre aurifère el de fer. Les fameuses moktaoh es du Cibao appartiennent à ce département, et malgré le jugement défavorable que les agens de la Compagnie anglaise des mines en ont porté dernièrement, M. Markenzie croit pouvoir affirmer qu'elles recèlent beaucoup d'or, qui pourrait fournir au moins de riches lavages de ce inétal ; il ajoute à ce propos que la monnaie de la Coocepciou de la Vega frappa 240,000 couronnes (crowns; dans une seule aunée avec I or provenant de ses mines.
Dans le DÉPARTEMENT DU SUD-EST : SAiirr-DoMrwctE, jadis capitale de toute la partie espagnole, assez grande ville , située non loin de l'embouchure de l'Ozama , qui y forme un beau port défendu par plusieurs ouvrages. On la regarde communément comme la première ville bâtie par les Espagnols dans le Nouveau- Monde ; mais M. Mol lien nous fait observer que c'est à la Nueva-lsabella , bâtie en 1494 sur la côte septentrionale de l'île, que cette qualification doit appartenir. Détruite presque entièrement en 1 5oa par un ouragan, Saint-Domingue fut rebâtie sur le bord occidental de l'Ozama. Percée de rues larges et bien alignées, elle a des maisous construites dans le genre de celles de Cadix et généralement solides et bien proportionnées, et quelques édifices remarquables. Nous nommerons surtout la cathédrale, beau bâtiment gothique d'une grande solidité; on vante la hardiesse de sa coupole; Varsenal , qui est un des plus grands de l'Amérique; une partie a été changée en casernes ; le palais où résidait le gouverneur espagnol ; celui du cabildo ou de la municipalité ; le ci-devant collège des jésuites , transformé vu magasin militaire; la coupole et le maître-autel de son église son remarquables. Le xvir siècle a été l'époque brillante de Saint-Domingue ; depuis lors cette ville a toujours vu décroître son commerce et avec lui ses richesses et sa population , qu'on n'estime plus qu'à environ r 0,000 habitans. Elle est encore le siège d'un archevêché, d'un tribunal civil, d'un tribunal de commerce et est le chef-lieu de l'arrondissement militaire et financier de son nom. Quelques établissement littéraires peu considérables remplacent sou ancienne université; le gouvernement y possède une imprimerie ; la gazette qu'on y publiait a déjà cessé.
Nous nommerons encore : SAnrr-CatrropBB , dans les environs de Saint-Domingue , pour ses florissantes plantations et les fortifications que le général Borgella y a élevées dernièrement. Higuey , très pe»ile ville , renommée dans toute l'île par son célèbre sanctuaire de Notre-Dame, visité annuellement par un grand nombre de dévots; c'est la Lorete de Haïti. Samaha, très petite, située sur la grande baie, à laquelle elle donne le nom; quoique on la représente à tort comme une place commerçante, nous ne la regarderons avec M. Mollien que comme le bagne d'Haïti. L'île Saore , habitée temporalrement par des pécheurs.