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TABLEAU DES POINTS CULMINANS DES SYSTÈMES DE LA POLYNÉSIE

Touct

Systsmr des Caroline*. . . . Le Piton Crozer (île Onalan). 34*

Le Pic (île Poolou-pa ou Scniavin). 5W

dYSTÈME des Mariasses. ... Le F olean (lie Aaaompcion). i/w?

N Ton-..

S y i ii mf db Hawaii Mauna-Roa (fie Hawaii) 2,483

(Sandwich). Mauna-Koah (lie Hvwa'ù). a,i8o

Mauna-f'moruY, volcan (Ile Hawaii). i/>'-i;

Pic Oriental (lie Maouvi). I16S9

Pic du Nord-Ouest (Ile Woahou) 63 1

Le Pic (Ile Atoui). î,ai6

Système de Mer daxa Les plus hauts sommets des lie* IVoukahiva , Ouapoa

et llivaoa de 65o à "]5o7

Système de Tahiti VOroéna (Ile Tahiti). i,7o5

Le Tobmnu (Ile Tahiti). i,5oo

Le Pic (Ile Eimeo) 6a5

Le Piton de l'ilc Borabora. 365

Système de Tokga Le k'olcan de l'Ile Tofoa. 5oo?

C* Un vaste plateau s'étend à l'ouest de Sydney dans l'intérieur dn Continent-Austral; on pourrait le nommer plateau de Bathttrst, du nom de cette ville, qtti est la première qu'on ait fondée dans l'intérieur. On peut estimer son élévation absolue au-dessus du niveau de la mer de 3oo à 38o toises. Nous ne connaissons pas l'intérieur des grandes îles de Bornéo et de la Papouasie (Nouvelle-Guinée) , où il est très probable qu'on trouve des plaines très élevées. Il est aussi probable que la hauteur du plateau du ci devant empire de 3/enangnabou et d'autres contrées de l'intérieur de l'île Sumatra va de 3oo à 700 toises. La hauteur des hautes plaines de l'intérieur de l'île de Java nous paraît être de ?5o à 600 toises.

volcans. Aucune partie du monde n'en offre un aussi grand nombre que l'Occanie, surtout lorsqu'on veut tenir compte de sa surlace comparée à celle des autres grandes divisions du globe. L'île de /«pa compte au moins quinze volcans ; celle de Luron au moins quatre; Sumatra, cinq; Mindanao , Mindoro, Sumbava et Flores , en ont plusieurs ; un grand nombre d'autres îles en ont un chacune, et Y Archipel Mounin-V oleanique doit en partie son nom aux volcans qu'il renferme. Voici les monts ignivomesles plus remarquables, soit par leur funeste activité, soit par leur hauteur : dans Java , et Sumatra presque tous les pics que nous avons nommés dans le tableau des montagnes; viennent ensuite le Mayon ou Albay et YArayet, dans Luron; le volcan de Te ma te , dans l'archipel des Moluques proprement dites; le Gounong-api , dans le groupe de Banda; le Tomboro , dans Sumbava; le volcan de Tofoa, dans l'archipel de Tonga; le volcan de Tanna, dans celui de Quiros (Espiritu Sanlo) ; le Rocher Mathcws, qui n'est qu'un cratère vomissant du feu; le Mauna-Vororaï et le Keraouia, dans l'ilc d'Hawaii, dans l'archipel de Sandwich. Nous ferons même observer que le Keraouia offre la singularité remarquable de n'être point au sommet d'une montagne, mais dans une plaine d'une élévation médiocre, au pied de l'énorme colosse nommé Mauna-Roa. La Tasmanie (Nouv. -Zélande) possède aussi des volcans, celui de Motou-Hara , dans la baie de l'Abondance, Tasmanie-du- Nord , et celui de la Tasmanic-du-Sud , dont les naturels ont indiqué l'existence. Nous ajouterons aussi que le Continent-Austral offre un volcan qu'on vient de découvrir dans la Nouvelle-Galles-du-Sud ; il offre la singularité de n'avoir pas de cratère et de lancer continuellement des flammes.

vallées et plaines. Les plus grandes et les plus profondes se trouvent dans l'intérieur du Continent-Austral (Nouvelle-Hollande) et des grandes îles Sumatra, Java, Bornéo , Celèbes , Luçon, etc. Les plaines « j 1 ■ i s'étendent à l'ouest des Montagnes-Bleues, dans la Nouvelle-Galles-du-Sud,

AbHÉCÈ DE GÉOGRAPHIE.

sont les plus étendues de cette partie du monde. Viennent ensuite celles de la côte orientale de Sumatra. On connaît trop peu la partie intérieure de Borueo et de la Papouasie (Nouv.-Guinée) pour pouvoir citer celles qui probablement se trouvent dans ces deux grandes terres. Toutes les autres îles offrent des plaines inférieures à celles que nous venons de nommer.

DÉSERTS. On trouve dans le Monde-Maritime plusieurs solitudes, mais on h'v voit aucun désert proprement dit. Le Continent- Austral seul forme une exception j il offre le long de ses côtes méridionale et occidentale, et probablement dans son intérieur, de vastes espaces qui pourraient mériter ce nom.

CLIMAT. À l'exception de la partie méridionale du Continent-Austral Nouvelle-Hollande) , de la Diemeoie (Terre de Diemen) et de la Tasmanic Nouv. -Zélande) , toutes les grandes terres de l'Océanie éprouvent tour-àtour rinfluence d'un soleil vertical et jouissent des avantages des climats de la zone torride, sans éprouver, cependant, à quelques exceptions près, les chaleurs excessives qu'on observe dans les climats correspondans des autres parties du monde. Mais à cause de la petite étendue des terres, ces effets généraux sont ici plus modiGés qu'ailleurs par l'effet des volcans, » des venls et de la différence d'élévation du sol.

Comme la presqu'île de l'Inde et les golfes du Bengale et d'Oman , la Malaisie est soumise à deux moussons : au nord de l'équateur règ"ne celie des mers de Chine ou Sud-Ouest et Nord-Est , et au sud on ressent celle des mers de la Sonde et des Moluques ou Sud- Est et Nord-Ouest , dont les effets sont totalement opposés. Les vents qui dépendent de lest sont ceux de la belle saison; ils régnent au sud de la ligne de mai à octobre, et au nord d'octobre à mai. Les vents, au contraire, qui tiennent de l'ouest sont ceux du mauvais temps et de la saison pluvieuse ; ils succèdent aux premiers. C'est au milieu de leur durée que les uns et les autres fout particulièrement sentir leur force et leur inQucnce. Les changemens de mousson s'établissent par un mois de calme ou des vents faibles et variables, pendant lesquels les naturels font dans leurs pirogues de longs voyages sur des mers tranquilles. Dans les îles Philippines les passages d'une mousson à l'autre sont souvent accompagnes de ces coups de vents terribles appelés typhons , qui sont inconnus dans l'autre hémisphère. La brise souffle quelquefois avec une grande force, mais on n'éprouve jamais d'ouragans au sud de la ligne. Près des côtes, à certaines époques, des brises rég\ées de terre et de mer se succèdent comme le jour et la nuit avec des intervalles de calme. La direction des vents est aussi modifiée quelquefois par la rencontre des terres et le gisement des détroits. Dans certains parages la mousson tient plus de Test ou de l'ouest, dans d'autres, elle dépend davantage du sud ou du nord. Il arrive aussi que la hauteur des montagnes, en arrêtant les nuages, cause des anomalies dans les saisons. Ainsi, la mousson du sud-est, qui est si belle à Amboine, occasionne des pluies dans celle de Bourou qui en est très voisine.

Les mers intertropicales de la Polynésie sont rafraîchies, comme l'Océan- Atlantique, par les vents alises qui dans l'hémisphère boréal soufflent entre le nord et l'est , et dans l'hémisphère austral entre le sud et l'est. Dans le voisinage des grandes îles , la rencontre des montagnes altère souvent leur direction, et ils sont même remplacés quelquefois par des brises alternatives de terre et de mer. Pendant les mois d'hiver, c'est-a-dire lorsque le se-

DESCRIPTION DE LOCÉANIE

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cond passage du soleil au zénith amène les pluies, les vents tournent toutà-fait et soufflent très fréquemment du sud et du sud-ouest. Aux équinoxes les coups de vent sont quelquefois très impétueux aux îles Sandwich; ils ont beaucoup moins de force dans l'archipel de la Société. Les îles Mariannes et la partie occidentale des Carolines, situées à la rencontre des vents alisés avec ceux des moussons , subissent particulièrement l'influence de ces derniers, qui se font quelquefois sentir à une distance eneore plus grande dans l'est. Dans le voisinage de l'équateur les brises ont moins de régularité et les calmes sont plus fréquens.

La côte orientale de l'Australie (Nouvelle-Hollande), entre les tropiques, est assujétie à la mousson sud-est et nord-ouest. A partir du tropique du Capricorne jusqu'au détroit de Bass, le vent souffle depuis octobre jusqu'en avril du sud-est avec beau temps, mais en hiver, de mai ù septembre, les vents de sud-ouest et d'ouest sont dominans.

On peut dire , en général , que cette partie du Monde-Maritime jouit d'un climat sain, à l'exception des côtes marécageuses de quelques îles, qui, exposées à l'action d'une grande chaleur, offrent un air pestilentiel. Dans la Malaisie, Batavia et Coupang ont joui long-temps d'une terrible réputation d'insalubrité qu'ils méritent encore à certaines époques de l'année. Un relevé exact des décès depuis ! 7 3o jusqu'en 17 5a, démontre qu'il a été enterré dans lesdifférens cimetières de Batavia plus de 1,100,000 individus. Dans la seule année 1751 il y est mort 58,609 personnes, et cela lorsqu'on estimait sa population permanente à environ 70,000 âmes.

L'Océanie-Centrale et surtout le Continent-Austral présentent dans leur climat des excès inconnus dans la Polynésie et dans la Malaisie. Dans le comté de Cumberland et dans ceux qui l'avoisinent, la température de l'air, très chaude dans le mois de décembre , fait monter le thermomètre centigrade quelquefois jusqu'à 5o°; Collins dit même qu'on a vu les forêts et les herbes prendre feu , et Péron et beaucoup d'autres voyageurs représentent les effets produits par le vent du nord-ouest comme semblables à ceux du chamsyn de l'Egypte. Les côtes méridionale et occidentale de ce continent sont en général arides et privées d'eau douce, ainsi qu'une partie de la côte septentrionale. Nulle part ses rivages ne sont attrayans, mais dans toutes les parties explorées, plus on s'enfonce vers l'intérieur, plus le pays prend un aspect riant. Le climat de l'intérieur, dans la partie connue, parait très propre à l'existence de l'homme ; celui de la Diemenie est un des plus sains qu'on connaisse. En général on peut dire que cette partie du Moude-Maritime est salubre et favorable à la colonisation et à la multiplication de l'espèce humaine , surtout dans les grandes îles. On a cependant observé que pendant l'hiver la température y est plus basse hors des tropiques que dans les latitudes correspondantes de l'hémisphère boréal.

Le peu d'étendue des nombreuses îles qui forment la Polynésie leur procure un climat tempéré , semblable à celui de l'Océan lui-même. Les îles hautes paraissent autant de paradis terrestres. Susceptibles de donner presque toutes les productions aux différentes hauteurs de leur sol fertile, la température varie sur ces petites terres avec leur élévation. L'air y est sans cesse renouvelé. Pendant une grande partie de l'année les vents alisés soufflent avec force dans une même direction; quand ils s'affaiblissent et que la terre s'échauffe beaucoup, les îles éprouvent des calmes ou des brises alternatives de mer et de terre; la première se fait sentir ordinairement

depuis dix heures du marin jusqu'à six heures du soir; la brise de terre depuis sept heures du soir jusqu'à huit heures du matin. Ce printemps perpétuel n'est que rarement troublé par des ouragans et par des trcrablemens de terre , dans celles qui ont des volcans , ou en sont voisines.

MIN CHAUX. Ne connaissant encore que très imparfaitement l'intérieur des plus grandes terres de l'Océanie, on ne saurait tracer le tableau des richesses minérales de cette partie du monde. Cependant , les notions acquises dernièrement sur ce sujet par de savans voyageurs , non-seulement ont démontré que la Malaisie (Archipel-Indien) possède les mines défaut les plus riches du globe , mais que les mines d'or et celles de diamans de l'île de Bornéo, quoique mal exploitées , non-seulement sont comparables pour la richesse de leur produit a celles des contrées du globe regardées comme les plus célèbres sous ce rapport, mais que peut-être elles leur sont supérieures soit par l'abondance du métal , soit par la grosseur des diamans. Voici quelques faits assez bien constatés qui viennent à l'appui de notre assertion. Les mines tVétain de l'île de Banca , dans VOccanie-Hollandaise, ne donnent pas'moins de 58 pour cent et sont d'une exploitation très facile, surtout lorsqu'on les compare à celles du Cornouailles en Angleterre, regardées cependant comme les plus productives de l'Ancien -Continent. Malgré l'imperfection de leur exploitation, les mines de Banca rapportaient 66,000 pikles d'étain en 1750; ce produit, selon M. Crawfurd, était tombé à environ 10,000 pikles depuis 1799 jusqu'à l'époque de l'occupation de Java par les Anglais. En 1817 il s'était déjà élevé jusqu'à 35,ooo pikles ou à 3,o83 tonneaux anglais, égalant par conséquent la moitié du produit de toutes les mines du Cornouailles à la même époque. On nous assure que cette production a encore considérablement augmenté dans ces dernières années. M. Crawfurd estime à 88,36a onces anglaises la quantité d'or retirée annuellement des mines de Montradak, sur la côte occidentale de Bornéo, exploitées par environ 6,000 Chinois; il porte à 35,53o onces le produit des mines de ce métal dans le Pays des Battas, dans le ci-devant empire de Menangkabou et dans le royaume d'Achem , et il évalue à 3o,g73 onces tout l'or recueilli annuellement dans les îles Celèbes, Timor et autres parties de la Malaisie; ce qui donne un total pour tonte cette grande division de l'Océanie de 1 54,865 onces, équivalant à 4,700 kilogrammes ou à une valeur d'environ 2,980,000 piastres d'Espagne. En comparant ces produits et cette valeur avec les renseiguemens du même genre que nous avons donnés aux pages 497 , 958, 939 et 1029, le lecteur verra la place distinguée que la Malaisie doit occuper parmi les contrées les plus aurifères du globe. M. de Rienzi nous assure? qu'on a trouvé, dans quelques vallées des cantons aurifères de Celebes, des morceaux d'or pur dans leur gangue du poids de 4 à 12 livres. Les territoires de Benjermassin et Pontianak dans l'île de Bornéo, et, selon M. de Rienzi, les monts Cristallins dans le royaume de Varouni dans cette même île et quelques vallées dàns celle de Celebes, offrent, avec l'Inde, le Brésil et l'Oural, les seules contrées connues du globe oft l'on ait encore trouvé des diamans. Les plus riches mines se trouvent dans les environs de Landak dans l'île de Bornéo; lesDayaksou les indigènes sauvages sont les seuls qui les exploitent, et leurs précieux produits sont taillés et polis par tes Bouguis établis dans cette île. Nous verrons plus bas que c'est dans les mines de Landak qu'on a trouvé tiu de* plus gros diama nu

connus après celui que possédait le grand-mogol au temps de Tavernier. Le tableau suivant offre les contrées de l'Océanie reconnues actuellement pour être les plus abondantes en pierres précieuses, en métaux , houille et sel. Dans chaque article, on a essayé de placer chaque pays avant ou après un autre, selon la quantité plus ou moins grande du minéral qu'il produit.

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