I)IS(.R1PT10?I DR L'OCKANIP
Le Groupe d'Arroo, formé par quatre îles principales, savoir : Wa ha m (Wammer) , Kabosoat (Robcsoat), Maykor (Mauker), Tram an (Tramai, Terange) et plusieurs autres plus petites ; elles sont régies par des chefs entièrement indépendant. Les Hollandais ont eu quelques établissemens à Haltam , Maykor et Oudjier. Kn 1824 , M. le baron Van der Capétien, gouverneur général de TOcéanie Hollandaise, y envoya deux bàtimens armés pour renouer avec ces insulaires, ainsi qu'avec ceux du groupe de Keij ou Key, les anciennes relations de commerce.
Archipel de la Louisiade.
Ce groupe d'ilcs est situé à l'est du groupe de la Papouasie (Nouvelle- Guinée). Ses habitans sont des Papouas qui excellent, comme ceux de cette grande terre, dans la construction des pirogues. Ses montagnes sont habitées comme celles de la Papouasie par une autre race. Toutes ces peuplades sont anthrttpnphagcs.
Les île* principales sont celles de fi os sel, de Saint • A i gnan , de D entrec a s t e a u x , du S u d- E s t , de T r o b r i a n d, et la plus grande de toutes, mais encore imparfaitement connue, et que nous proposons de nommer Louis iade ; on y trouve remplacement qui a reçu le nom baroque et peu convenable de Ctd-detac de l'Orangerie.
Archipel de la Nouvelle- Bretagne.
Cet archipel est situé à Test de la Papouasie (Nouvelle Guinée), et au nord du précédent. C'est une des parties les mieux peuplées de l'Australie, sans l'être cependant beaucoup. Ses habitans appartiennent A lu race di s Papouas. M. Jules de Blosseviile nous assure que ceux de la Nouvelle- Irlande sont les plus policés de cet archipel. Ils ont un culle et des temples avec des idoles à figure humaine, et d'autres qui représentent des animaux , auxquels ils font des offrandes. Leur taille est plus haute et leurs traits sont plus beaux que ceux des Papouas de la Papouasie, quoique, selon M. le docteur Garnot, leur angle iacial soit presque aussi aigu que celui des nègres de Sydney. Voici ses îles les plus remarquables :
La NOUVELLE-ltRETAONE (Rirat a des naturels). C'est la plus grande de tout l'archipel. On y trouve le Port-Mohtaigu.
La NOUVELLE-IRLANDE (Tombant des naturels), la seconde en élendue, et rcmar * quable par la civilisation de ses nombreux habilaus , leur religion , leur jalousie excessive et la propreté de leurs villages. On y trouve les ports PRASLin , Lieiliei . Carte* et cJ la baie des Frondeurs. « Dans les environs du Port-Praslin , vers l'est, ou voit les chutes de la magnifique cascade de Bougainvdte ; elles sont formées, dit M. Lesson , par cinq gradins s'élevaul rapidement les uns au-dessus des autres dans uue élévation d'environ 3o à 40 pieds. Comme si le romantique, celle cascade mérite de fixer l'attention, mais nous lavons trouvée bien inférieure â celles de Kiddi-Kiddi a la Nouvelle Zélande et «le l'Ile de France. Son plus grand charme dépend des masses de végétaux qui se pressent de chaque roté, y forment d'épais fourrés où se marient les feuillages les plus opposés , les teiules les plus variables; un dôme de verdure dû à d'immenses figuiers, à de gracieux arcs, enlacés de tiges volubiles recouvrant des eaux fraîches el limpides peuplées de coquilles fluviatiles, de crevettes, et embellies par des papillons ornés qui cri usent sur ses bords, uu par de riches oiseaux qui viennent s'y désaltérer. De grosses loin nus , dont la morsure est douloureuse , sont très communes en ce lieu ; el le calme de la forêt est de temps à autre interrompu par le cri d'un corbeau analogue à uotre corneille, et qui imile à faire illusion l'aboiement d'un chien ». Pour compléter ce que . nous avons dit à la page t2?5 sur Y usage du srriux ou Jiùte de Pan . que M. Lesson a trouvé au milieu des habitans de cette ile, nous ajouterons d'après ce naturaliste que cet instrument ne diffère absolument du nôtre qu'en ce qu'il présente parfois si\ ou huit tuyaux au lieu de sept ; il e*t fabriqué avec des roseaux soigucuseuicul accolés et passé*
Su
au feu sur les bords. Un très bon musicien , M. le baron de Feislbamel , qui l'a c\atniué attentivement , le regarde comme un des inslrumens dont l'invention doit remonter am temps les plus reculés.
Viennent ensuite les îles: du DUC D'YORK (Àcatnata des naturel*) avec uu port; de la NOl'VELLE-HANOVRE , remarquable par la civilisation de ses habitant; d< GERRIT- DENIS (Gérard de Nys) , très peuplée; SAINT-MATHIEU, avec un pic êltvè ; et les petits groupes des ILES FRANÇAISES , de PORTLAND , des H ERMITES, de l' ECHIQUIER et celui de l'AMlRAUTÉ, dout l'île de ce uom est remarquable par son étendue.
Archipel de Salomon.
Il correspond en partie aux Terres des Arsacides de Sur\iile et à la Nouvelle- Géorgie de Shortland. Ces îles sout en général assez bien peuplées, et la grande masse de leurs haliitans appartient à la variété des Nègres Océaniens. Voici les îles principales en allant du nord-ouest au sud-est :
ROUKA (Auson on Winchelsea), remarquable par sa grande populaùou; BOUGAIX- VILLE, une des plus grandes de cet nrchipel; CHOISEUL, dont une partie des h»bitans parait être anthropophage ; SANTA-ISARELLA , où se trouveul le HoRT-Patsitn et des montagues 1res élevées : c'est la plus grande de tout l'archipel. Nous ajouterons que ■ uu capitaiue bouillis , qui a visite il y a quelques années celle île, a assuré à M. de Rieuzi que ses moutagiies sont très élevées , surtout le pic nomme Salira ; qu'on y trouve de nombreux débris de corps marins et de quelques fossiles depraods ijuaurupedes, et que quelques-unes de ses peuplades sout anthrofwphnges. «GEORGIE, hér/sx <• de montagnes et, à ce qu'il parait, assez peuplée; GUADALCANAR , une des pins grandes; elle est remarquable par son pic , que Shortland compare pour la hauteur à celui de Tcneriffe; SAIM-CHRISTOVAL, une de* plus grandes; SESARGA fvi\e de* Contrariétés), très petite, mais remarquable par son volcan; ILE DES ARSACIDES.
On pourrait regarder comme DÉPENDANCES de cet archipel plusieurs îles qui environnent celles que nous venons de nommer et parmi lesquelles uous citerons :
Le Gaoci'E des keuf îles de Caeteeet, toutes très petites, mais Lien peup)ëe>; le Groupe de Mort loch, (limiter); le G no lté de lord Howe, babité par uoe peuplade qui appartient à la variété malaisienne; le Groupe de Stewart, les îles Reskil et Relloka et le petit Groupe de Laugdla*.
Archipel de la Perouse.
En suivant le conseil d'un savant marin, M* Jules de Blosseville, nous proposons de comprendre, sous cette dénomination empruntée au nom d'un célèbre et malheureux navigateur qui y périt, ce groupe d'îles qui correspond aux ûrs de la Reine Charlotte de Cartéret et de Santa-Cruz. Ces îles, toutes très petites, à l'exception de celle de Santa-Cruz, qui nYst elle-même que d'une médiocre étendue, sont situées au sud-est de l'archipel de Salomon. La grande masse de leurs habitaus appartient à la race des Nègres Océaniens. Ceux de l'île Santa-Cruz peuvent même être regardes comme les plus avancés dans la civilisation de toutes les peuplades comprise du as cette variété. Voici les îles les plus importantes de cet archipel :
AND.WY ou NITENDY (Santa-Cruz des Espagnols, Egmonts-Island des AngtaisV Elle dopasse de beaucoup toutes les autres en étendue. Les Espagnols, sous Mertdana , avaient essayé d'y former une colonie eu oo,5; oc navigateur y mourut. Le» naitirrts paraissent avoir un pou perdu de leur barbarie; il s'y trouve une baie très belle et irè* profonde. Elle est très rarement visitée par les navigateurs.
TINNACORAVV ou VOLCAN , très petite, m^is remarquable par son volcan.
GROUPE DE VANIKORO (Vanikplo ou La Recberche). Composé de trois llol* et ainsi nommé do r. lui de Vanikoro qui est le plus cleudu. Un grand intérêt s'est attache
DESCRIPTION DE L'OCÉANÎE.
■ relte petite He depuis que les capitaines Dilloo et d'Urville le sont assuré* que 1rs deux navires de Lapérouse avaient fait naufrage sur ses cotes dangereuses, et que le iccoud de ces officiers vieut d'y élever un modeste monument au célèbre navigateur français. Ces insulaires, moisonnés par un climat délétère et par les guerres coutiuuelles qu ils se fout entre eux, mènent une vie misérable, rendue plus péuible encore par !■•<. piivalions auxquelles leurs superstitions les condamnent.
TOCOUA (Oui) et Edgccumbe), |>elilc, mai* montueuse; les deux îles représentées sur les cartes n'en forment réellement qu'une seule.
On pourrait joindre à cet archipel comme DÉPENDANCES géographiques les i!es suivantes :
Le Groupe de Filoli (Swallow ou Keppels-Islaud ?) composé de huit iiuîî, dont les babitans appartiennent à la race malaisii une.
Le Gnou re de Durr, composé de onze ilôts , dont ceu\ du Dé sa pp -j in tement et du Treasurer sout les plus grands. Ses habitant appartiennent à la race malaisiinne.
Kikridt. Celte île , assez grande et assez bien peuplée , a des babitans cruels et féroces.
jirchipel de Quiros.
Suivant encore les conseils de notre ami M. Jules de Blosaeville , nous proposons de réunir sous cette dénomination l'archipel que le grand navigateur Quiros, qui le découvrit, nomma Espiriiu-Santo , et qui reçut plus tard les noms de Gratuits- Cycludes par linugainwllc, et de Nouvelles- Hébrides par Cook, qui en complétèrent l'exploration. Ces îles sont habitées par des Nègres Océaniens, dont quelques tribus sont incontestablement a/it/tropoj'/iages. Ces peuples féroces vivent dans un état de guerre perpétuelle. Voici ses îles principales :
ESPIR1TU-SANTO; c'est la plus grande de toutes , Quiros voulut y fonder la Nouvelle-Jérusalem.
MALLICOLO, la plus grande après la précédente. Ses babitans, ainsi que ceux de quelques localités de la Nouvelle-Galles-du-Sud, peuvent être regardés comme les plat laids de lous les Nègres-Océaniens connus.
SANDWICH et ERROMANGO, remarquables par leur étendue. Cette dernière est habitée par de féroces anthropophages qui vivent en état de guerre non-seulement entre eux , mais aussi avec les babitans des autres îles. Elle abonde en forêts de bois de sandal , ce qui y attira dans ces dernières années des Anglais et des Anglo-Américains, qui y ont formé des établissemens temporaires pour la coupe de ce bois. Mais ce qui est encore plus remarquable, c'est qu'en 1829 une expédition composée du Tamtltameha et du Déchet fut envoyée par le roi de Hawaii (Sandwich) pour s'en emparer et pour se procurer en abondauce ce bois précieux, dont les forêts de son royaume commencent à s'épuiser. Malheureusement le Tamehameha périt corps et biens, et le Recket .dont l'équipage se composait de lao Hawaiiens, retourna à Oahou après avoir perdu Manuia, le chef de J expédition, et presque tout son inonde enlevé par les fièvres malignes qui régnent sur ces plages.
Nous nommerons ensuite: TANNA et AMBRYM, à cause de leur étendue et de leurs volcans ; APÉE , l'ILE DES LEPREUX et BANKS , remarquables par leur étendue ; PAOOM. rocher volcanique stérile , d'un aspect imposant et d'une grande élévation, puisque M. lienuet a vu en i8a«> sa cime couronnée de neige. Enliu les îles PEN- TECOTE , AURORE et RLIGH.
On pourrait regarder comme des DÉPENDANCES géographiques de cet archipel les petites îles Ticoph (Tucopia , Barwel), remarquable par la douceur de ses babilaio ; Mitre inhabitée et C b e r n y (Anuoula), qui s'étendent au nord-est de celle de Bligh.
Groupe de la Nouvelle-Calédonie .
Ce groupe comprend la grande île nommée Nouvelle-Calédonie et pltt-
AKRrlGÉ DE GÉOGRAPHIE.
sieurs îlots qui l'environnent. 11 est placé au sud-ouest de l'archipel de Quiros et est habité par des Nègres Océaniens, dont quelques tribus sont anthropophages.
La NOUVELLE-CALÉDONIE surpasse de beaucoup en étendue toutes les lerrrs de ce groupe. On y trouve le Havrk dk Balade où Cook a séjourné et le port Sahtt-Viscmt voisin d'un volcan. Un récif immense borde la côté occidentale de cette île, et se prolonge dans «a direction vers te nord au delà'de i5o mil'es; c'est uu des parages les plus périlleux que le navigateur puisse trouver dans le Grand-Océan.
Parmi les DÉPENDANCES géographiques nous citerons PI ta ni i'Ouiit*toire; Beaupré; Lotalty; des P i » s,; remarquable par ses erpris colonnaires de plus de cent pieds de haut ; Botanique (Rotany) et H o u o h c a.
Groupe de Norfolk.
Ce groupe, très petit, est situé entre la Nouvelle-Calédonie et la Tasmauie (Nouvelle-Zélande). Il se compose de trois îlots nommés Xorfol* , Nepkan et Philip. Dans celui de Norfolk se trouve la petite colonie que les Anglais viennent de rétablir sur l'emplacement de celle qu'ils avaient fondée en 1788 et ensuite abandonnée pour l'établissement de la Diemenic (Van-Diemen). Elle dépend immédiatement de Sydney.
Groupe de la Tasmanie.
Nous proposons de comprendre sous cette dénomination, non seu/ement les deux grandes île* qui forment ce que les géographes et les marins nomment la Nouvelle- Zélande , mais aussi plusieurs autres beaucoup plus petites qui en sont voisines et quelques autres qui sont situées à des distances assez considérables et que nous proposons de regarder comme des dépendances géographiques des deux grandes terres. Ces îles sont habitées par des tribus de race malaisienne qui, malgré leur état social supérieur à celui de plusieurs autres Océaniens, sont incontestablement anthrojjophagcs. Leurs fréquentes relations avec les Européens n'ont servi, jusqu'à présent, qu'à puiser dans nos art* les moyens «le s'entredetruire avec plus de succès. Voici les îles principales de ce groupe.
IKA-NA-MAUWI (Eahcinomauwe) ou la TASMANIE DU NORD. El*e est beaucoup plus peuplée que Pile Méridionale et est partagée en une infinilé de petites tribus indépendantes , loujours en guerre les unes contre les autres. Les chels les plus connus dominent sur la partie nord-ouest de Pile, et menaçaient de soumettre toot lerestr dTkana-mauwi. Shonghi , rangatira ou chef de l'hippah de Kidieiui , régnait dernièrement sur la partie occidentale de la baie des Iles. C'est auprès de sa peuplade qne résidaient des missionnaires suivais, qui depuis quiuze ans n'ont fait aucun prosélsle. Sbonçb: avaii été en Angleterre et devait à «on extrême bravoure l'espèce de suprématie qu'il exerçait. Un autre chef nommé Touï axait été aussi en Angleterre; il dominait sur la partie orientale de la baie des Iles, où se trouve l'hippah de Kaxxeha. Ces dent chefs tilliés avaient porté souvent le ravage chez leurs xoisins plus faibles, et particulièrement chez les malheureux naturels de la rixière Tamise et de la baie Mercure. Le ««Tend est mort de maladie depuis peu d'années , et le premier vient de périr par suite de ses blessures. Le chef le plus bediqueux et le plus féroce qui leur succéda fut Poraaré, qui depuis long temps, a la tôle d'un millier d'hommes armé* de fusils, promenait aus«i le ravage dans l'ile entière. Sa résidence était à Korora-Rkka au fond de la baie dV* lies; il vient de succomber et a été dévoré par ses euneinis. La baie des lias et celte de Kaïtara ; les ron-rs VVakgaroa , Manoit-kao, Tarrasarki et Mbrcîtry ; le«A\t»- Wairato; la rivière Suoohia.ua et la rivière Cuouracri (Tamise), sont les localités les plus remarquables. Près du fort Wangaroa se trouvai» l'etaMissefuent fondé jar les missionnaires wesleyens que les naturels ont pillé H détruit en 1 , cl que le rf-
DESCRIPTION DE I/OCEANIE.
vérend Johu Hobb* et ses compaguous viennent de rétablir à Marc t ho a , sur le territoire du chef Patnoue, près de la Suooukianga. Cette île a de belles rivières; la suivante, moins favorisée, n'a que des lorrens. A la hauteur de la Chouracki , il serait facile dctablir une communication de la mer de lestavec celle de l'ouest, en coupant un isthme étroit et eu se servant du cours des rivières.
TAVAI POUNAMMOU ou In TAS.MANIE DU SUD. C'est la plu* graude, mais la moins peuplée. Le grand détroit de Cook la sépare de la précédente. Elle parait même n'être bobilée qu'à ses extrémités par des tribus sauvages, moins connues que celles du nord , plus pauvres et avant à*peu-prcs les mêmes monirs. Celles qui vivent près du cap Sud diffèrent beaucoup des autres et n'ont été visitées que par des navires anglais et angloamé* ricaius , qui fréquentent ces parages pour y faire la pêche des phoques. L'Entrés de i.a Heine Charlotte, la baie Tasman, le havre Milpord, les baies Dose y, Chalry et Préservation , la presqu'île de Rares , le tort Macquarie sont les localités les plus reroan|iiables. Elle produit en abondance, ainsi que t'ile Stewart, le fameux phurmitim tetiftx dans ses terreins marécageux.
Dans le détroit de Fovcaux , les ILES RUA BU Kl arec un mouillage et BENCH , et à l'entrée du détroit PILE SOLANDER.
STEWART , qu'on a pris jusqu'à nos jours pour une péninsule de Tavat-Pounammou , dont elle est cependant séparée par le détroit de Foveaux. On y trouve les ports Makon , Facilk, Williams et Pegascs ; ce dernier est très beau.
On pourrait regarder comme des DEPENDANCES géographiques de la TASMANIE (Nouvelle-Zélande) les îles suivantes:
Le G r o u p a de Broughton composé de l'île Chatam% beaucoup plus grande que toutes les autres, et de ceHe de Pitt. Les autres ue sont que des iiols.
Les Groupes B o u n t y , Antipodes et C a m p b e m. , composés chacun d'une ile très petite environnée de quelques iiols ou plutôt de quelques rochers; la dernière po<sède un li es bon port.
Le Groupe de lord Auceland, don! l'île de lord A uc k land est de beaucoup la plus grande ; celle d' E n derby \ient après pour l'étendue.
Le Groupe de Macquarie, qui comprend l'île Ma c quarte, "de médiocre étendue, et quelques autres îlots. Il est sans habilaus et n'est fréquenté que par d.s marins qui viennent y donner la chasse aux phoques. Ce groupe est remarquable comme étant lu terre connue la plus australe de toute VOcéanie,
Groupe de la Diemenie.
Cest encore d'après les conseils de M. Jules do Blosseville que notu réunissons sous cette dénomination, qui rappelle un des plus grands promoteurs de découvertes parmi les Hollandais , la grande île que l'usage nomme depuis long-temps Tare- de- f 'an-Dîeincn et quelques îles beaucoup plus petites qui en sont voisines, et qu'on peut regarder comme des dépendances géographiques de la première. I\ous distinguerons doue dans ce groupe les parties suivantes :
La DIEMEME {Terre Je Fan Diemen, nommée aussi Tas manie par quelque géographe); elle forme un gouvernement qu'on vient de détacher. de celui de Sydney. Selon la belle carte qui accompagne l'Essai Historique que M. Rischoff tient de publier à Loudres , cette colouie est divisée eu y district* uommés : Hol>ait-Town , qui est de beau coup le plus pi uplé et le plus flniis«not; Richmond et Launceston , qui viennent après sous les rappottsde la populaiiùn et <*e l'importance; Nemiorfblk; Clyde; Oatlands; Ovstrrbay, le moins |>euplé; Campbelt wn ; Xotjolk' Plains. Voici les ville* et les lieux les plus remarquables de cette colonie . dont les progrès rapides sont*vraiment êionnans.
Hobart-town , siège du gouverneur et de toutes les autres autorités supérieures de la colonie. Située au bord de la belle rivière Derweot, cette ville, qui s'agrandit tous les jours, compte déjà quelques manufactures, fait uu commerce important et sa population parait dépasser 5,ooo àmes. La ntaitoa du gouverneur, Y église de Saint David ,
AKRÉGK DE GÉOGRAPHIE
le palais de justice, la prison , les casernes et Yliopital %ou\ ses principaux édiGce*. La plupart de» bàtiroens nouveaux sont construits en pierres ou en briques. Hobart-town a une société d' agriculture , des maisons d'éducation , des écoles lanças té rien nés , des étahhs&euiens de bienfaisance, des caisses de secours, un service régulier de postes; on y imprime trois gazettes. Son port est un des plus Peaux de l'Océatûe; il a élé découvert par d E. Irecasteaux.
Laikcestoh , avre un collège fonde par souscription et déjà assez florissant. Geobgk* towh, sur le Tawar qui y forme le beau port Daùnmu/e , petite ville florissante , où I on .publie déjà une gazette; on dit que sa population dépasse 3,ooo âmes. Youxtow», fondée en 1804, a été abandonnée par ses habilans et n'offre plus que de* ruines; malgré cela . les géograpbes et les cartographes la représentent et la décrivent comme une des villes principales de celle colonie !
Emu-Bay , avec nu port situé sur la côte nord-ouest de l'ile. On peut le regarder comme rétablissement principal de la Compagnie de Van Diemen , à laquelle le gouvernement vient de céder 35o,ooo acres pour être livrés à la culture. Elle a déjà ouvert des chemins dans l'intérieur et construit des ponts en pierres pour faciliter le transport des desrées provenant des terres défrichées.
Dans les cantons boisés et montagneux qui n'ont pas encore été occupés parles celons , vivent les faibles tribus des indigènes, sauvages extrêmement abrutis, qui diffèrent beaucoup de ceux de la Nouvelle-Galles-du*Sud , et ont une grande ressemblance avec les nègres de la Nouvelle-Calédonie. Comme ces derniers il» iguorcat l'usage de lare.
Les principales ILES qui dépendent géographiquctnenl de la DIEMENIE, sont : B r v » v , non loin de rerobouchure de la Derwenl. Elle est très petite. Les petites îles Maria et S ar a h; elles ont été choisies il j a piosieors aa~ nées pour stations péuales.
Groupe or Furveavx, composé de la grande ile Furneaux et de pinsieurs ilôts.
Ki ne , peu différente de la précédente pour l'étendue, mais privée entièrement de ports et de baies sûrs. Ses parages sont fréquentes à cause de la pèche des phoques.
POLYNESIE ou OCEANIE ORIENTALE.
POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude, entre ia5" orientale et io5* ncridentale. Latitude, entre 56° australe et 35° boréale.
DIVISION. La Polynésie , comme l'indiquent les deux mots grecs qui forment cotte dénomination, se compose d'un grand nombre d'îles, généralement disposées en chaînons ou groupes plus ou moins grands, mais toutes extrêmement petites en comparaison des vastes terres qui appartiennent aux deux autres parties de l'Océanie. L'île d'Hawaii, dans l'archipel de ce nom (Sandwich) , qui est la plus grande terre connue de la Polrnrrie, n'a q«ie3,4/|2 milles carrés. De toutes les grandes divisions du globe , l'Oréanie-Orientaie offre la plus petite superficie en terre, malgré l'espace énorme sur lequel ses îles sont disséminées. Mais avant d'exposer les subdivisions géographiques de cette partie du Monde-Maritime, nous devons signaler un fait que nos lecteurs connaissent déjà en partie par tout ce qu'on a dit dans les chapitres précédens; c'est que toutes les innombrables îles qui composent cette partie de l'Océanie, considérées sous le rapport physique et moral de leurs habitans, n'offrent, à un très petit nombre d'exceptions près, que deux grandes divisions, qne notre ami M. Lessoo a proposées depuis quelques années, et que des savans estimables, et entre autres M. de Rienzi , qui a bien voulu nous communiquer son travail
DESCRIPTION DR I.OCÉANIK.
encore inédit, ont ensuite développées avec de plus grands détails. Ce* deux divisions sont : le rameau des peuples, que M. Lesson propose de nommer Mongolo- Pélagie ris ou Carolins^ et le rameau des peuples, qu'il nomme Océaniens proprement dits. La première division embrasse les habitans de tontes 1rs îles de la Polynésie-Boréale, a l'exception des insulaires de Hawaii .Sandwich), et comprend ainsi les archipejs que muis avons nommés des Marianncs, de Palaos, des Carolines et l'archipel ('entrai; la seconde divisioti embrasse, non-seulement les habitans de toutes les autres îles de la Polynésie, mais ceux aussi de la Tasinanie (Nouvelle-Zélande), que nous avons vue former partie de l'Océan ie -Cent raie.
Voici les archipels et les groupes principaux dans lesquels nous proposons de partager cette vaste section de l'Océanie; cet'e classification entièrement géographique est le résultat de lougues recherches dans lesquelles nous avons été aidé par un savant géographe, qui est en même temps un officier de marine très distingué, par notre ami M. Jules de Blosseviile.
Archipel Mounin-Volc unique.
Nous proposons de réunir sous cette dénomination, qui rappelle le nom des seules îles habitées et la nature du pins grand nombre des autres, plusieurs îles encore imparfaitement connues, dont la pins grande partie correspond à X archipel de Magellan de quelques cartes récentes. INuus les avons réunies en groupes , quoique de vastes espaces de mer en séparent plusieurs les unes des autres. Voici les noms de ces groupes et ceux des îles dont ils se composent.
GROUPE DE MOUNIN-SIMA. (Bonia Sima), formé de 89 îles, dont iç, ne sont que des êcueils. II est habité par uni* colonie de Japonais, qui jusqu'il lu fin d;i dernier siècle conservait encore son indépendance de l'empire du Japon. L'Ile J tt Nord cl 17/e du Sud sont les deux terres les plus graudes noir-seule meut de ce groupe, mais du tout l'archipel: leui connaissance est dueà deux célèbres orientalistes .MM. AbM Kéruusal et Maprotli, rpii nous ont fait connaître ce groupe d'après les écrits chinois. A la vérité le capitaine Keeehey. dans sa dernière exploration , n'a pu retrouver ce* il es a la plate qu'on leur assignait ; mais comme d'un roté on peut supposer des erreurs dans la détermina- . tion des longitudes, et que de l'autre on ne snurait imaginer que cet archipel soit une pure fiction des auteurs que MM. Klaprotli et Abcl Kémusal ont consultés , mais croyons •i l'existence de ce groupe et nous n'hésitons pas à lui avsigner une place daiu cet archipel , dont la posîtiou nous paraît être la plus convenable pour l'y eucadrer.
GROUPE VOLCANIQUE, ainsi nommé <i cause des volcans qui brûlent dans plusieurs de ses Ue»; Vile de Soufre, Saint- À le xa nd rr et Sa ni t - ,4 u g ustin en sont les îles principales. Le Groupe de Prel, que M. le capitaine Eecchey vient de visiter et qu'il considère comme identique aux h/as dcl Arti>bnpo , pourrait être regardé comme la prolongation vers le uord du groupe Volcanique; dans ia plus grandit des îles, dont il se compose et que ce marin a nommée Peei., se trouve le port Uord.
GROUPE ORIENTAL, composé d'îles d'une petite étendue et situées à de grande* distances les unes des autres. Ses îles principales sont : Guada/upa ; Malagrt da ; Grampus, qui est peu hêtre identique avec celle de l.ohot ; f'oUano et Meures.
GROUPE OCCIDENTAL, composé des petites îles Kendrick . Dolores et livra di no. Le nom de Kcndricl rappelle celui du premier grand navigateur de la coulé- Jéralion Anglo-Américaine.
Archipel des Mariannea.
C'est Y archipel des Ladrones de Magellan et des Larrons de certain»
1772 AUKÉGÉ DE GÉOGKAPHIF.
géographes; il s'étend du nord au sud, au midi de l'archipel Mou n in- Volcanique et proprement du Groupe-Oriental de ce dernier. Il appartient à la monarchie Espagnole et n'a d'habitans que dans les cinq îles les plus méridionales. Ses îles principales sont , en allant du sud au nord :
GUAM (G naja ni , Gtiaban ou San- Juan). C'est la plus grande de l'archipel. On » trouve Aovwa (San-Igmuio d'Agaua), capitale de l'île et siège du gouverneur de cet ar« rhipel, qui dépend du capitaiue-gènéral des Philippines ; on porte à presque 3,ooo Ames sa population. Guam était autrefois 1res peuplée par uuo race qui s'était élevée à une certaine civilisation , sur laquelle les missionnaire» espagnols, et réce ni nient MM. de Cbamisso et de Freyrinet ont répandu tant de jour; mainlenaut privée de presque tous ses babilans primitifs , elle est très déchue et presque déserte. Nous nommerons aussi le port ne t.K Caldera de Apha et la baie L'matac
ROTI' A (Zarpana, Zarpau ou Santa-Anna); c'est la plus peuplée après Guam; on u y couuait pas de mouillage. AGUIJAN , qui n'offre rien de remarquable. TINIAN (hueuavista), remarquable par les ruines des monument élevés par ses anciens habitaus; elle est très fertile , niais sans bou mouillage.
SAYPAN (Saint-Joseph), uue des plus graudes, fertile et boisée, avec an bon port. Les Kspaguols en 181 5 eu ont chassé les Anglo-Américains, qui s'y étaient établis depuis 1810. Selon M. Ara go il s'y trouve une petite colonie de Garolins. AGRIGAN (Grigauv , où il |>arait que s'est établie une |ietite colonie d'Auglo-Américains en reconnaissant la domination espaguole ; on dit que sou -volcan fume encore. ASSOMPTION (Song- Song) et PAG AN, remartpiables par leurs volcans. Relativement à celui de l'île Assomption , nous ferons observer que le capitaine Reechey, qui vient de visiter celle î/e, non- Kenlenieut ue l'a pas trouvé en activité, ni même fumant, comme La Perouse l'avait vu . mais que rc mariu dit au cou traire l'avoir trouvé tout couvert de végétation iits^uenrèvdii sommet, et que sa base est cciutede bois. Il n'évalue qu'à a,o*f» pieds anglais la hauleur du cône qu'on avait tant exagérée. Ces observations serviront à rectifier ce que non* eu «vous dit à la page 1 19a , où par erreur ou a laissé subsister les rcuseigiienieus fournis par les marins qui avaient visité l'île Assomption avant M. llecchcy. Nous nommerons en outre pour mémoire le* îles FARALLON , ANATAJAN . SARIGUAN . les FAREL I-ONES , GLGl AN , ALAMAGCAN , UIIACAS , FARALLON DE PAJOROS; rites sont toutes sans importance.
Archipel de Palaos.
Cet archipel, connu aussi sous les noms de Pclav , Peli, Pantng on Pannongy vst formé par plusieurs petites îles situées à l'ouest de l'archipel des Carolines. Il est partagé entre plusieurs chefs qui se font la guêtre.
Voici les îles principales qui le composent :
RAUKELTHOCAP , qui est la plus grande; CORROR , qui vient après pour Vétcudue ; ERIKLITHOU, siège d'un des principaux chefs. Eu 1783 il fit présent am Anglais de l'île Oroulong, dont ces derniers n'ont pas pris possession. OUROttKTtl A PEL , ERAKONG, ANGOUR et P1LLILOIÎ sont les autres îles les (dus importante».
On peut rattacher à cet archipel comme DÉPENDANCES géographiques les iim Sorohsoi., Axxa, Ma m ta es et quel(|ues autres, qui s'étendent au sud-ouest.
Archipel des Carolines.
C'est un des plus grands de la Polynésie; quelques géographes le nom ment les Nouvelles- Philippines. Ses iles, disséiniuées sur une vaste é tendue de mer, forment une longue chaîne entre l'archipel de Palaoset le gran«l archipel Central. Il est subdivisé en plusieurs groupes et ne contient que fort peu d'attoles proprement dits. Les peuples qui habitent ces il*-* dif fèrent beaucoup des autres Polynésiens par leurs mœurs et leurs lut»! tudes. 11» 1rs dépassent tous dans l'art de naviguer, dans la construction
DKSCnlPTIOH DE L'OCÉANIF.
de leurs pirogues et dans la connaissance des astres. Ils sont soumis a plusieurs chefs indépendans. Voici les îles principales qui composent cette division de l'Océanie :
EAP (Yap ou Yapa) , assez élevée et une des plus grandes de tout l'archipel. Jadis soumise à un seul chef, elle parait être partagée entre quarante-six chefs qui se fout souvent la guerre.
NGOLY (Ngolog) ; elle parait correspondre aux îles Rites ou Matelotes, tues par Saavedra et Villalobos, et est régie par oifférens chefs.
GROUPE DE MOGEMUG (Egoi ou Lumululutu) , soumis à uu cher. FARROUELAP et FEIS (Fais), régis par deux aulres chef*.
ATTOLE DE GOULIAl (Uleaulie; Ulea) et les îles LAMOURSEK , ELAT, IKK- LOUK, , qui formaient avec OULIMIREC , SATAHOUAL et peut-être quelques (erres plus orientales , les deux petits royaumes de Lamoursek et d'£//ra,qui vieuuait d'être réunis sous le tant on ou roi Toua , qui réside à Oulimirec. Les habitant de ces îles sont les plus policés de tout l'archipel. Us excellent surtout dans la construction de leuis hatimcns, sont d'habiles et intrépides navigateurs, et entretiennent de fréquentes relations avec les iles Mariannes. A la page iaao nous avons >u de quelle mauière ils divisent la rose des vents.
TAMATAM et FANADIK , POLLOUSOUK, CASTOR paraissent être régies par des chefs différens.
GROUPE D'HOGOLEU (Lougouloiis). La grandeur de ce groupe, sa population et sa position centrale le rendent uu des principaux de l'archipel. Ses terres élevées sont entourées par un véritable atlole.
ATTOLE DE MONTEVERDE; les iles dont il se compose sont les plus méridionales de tout l'archipel.
Le GROUPE DE SINIAVINE, découvert par les Russes en i8?8; Poukipkt (Poulou-Pa, Pouloupet, Quirosa), qui en est l'île principale , est deux fois plus grande que Oualan. Ses habilans, qui appartiennent à la race uègre océanienne , sont très fé roc es , bous navigateurs, et renommés parmi tous les habitansdes Garolines parleur caractère guerrier , qui les rend très redoutables.
Le GROUPE DUPERREY, ainsi nommé par le savant marin français qui Ta découvert en 1 8a4 ; il se compose des deux petites iles Aouim et Piieup.
L'ILE OUALAN , visitée dernièrement pour la première fois par le capitaine Duper* rej; c'est une des parties les plus intéressantes de cet archipel , par la civilisation asseï avancée de ses habitans, qui vivent sous un gouvernement monarchique bien établi et semblent être divisés en castes; ils se distinguent des aulres Polynésiens par leur extrême modestie et leur délicatesse sur l'article «le la chasteté conjugale. Gctte île a de bons ports.
Il est l>nn de rappeler au lecteur que les seules terres hautes des Garolines sont celles de Yap, tiogoleu , Ouatait et Pounipet ; toutes les autres ne sont élevées que de quelques mètres au-dessus de l'Océan.
Archipel Central.
Nous proposons de réunir sous cette dénomination, si convenable par la position qu'occupent les îles dont il se compose, une foule de terres petites et basses qui n'ont pas encore reçu de nom général malgré les espaces de mer peu considérables qui sépareut les groupes et les archipels, que les géographes et les marius distinguent déjà par des noms particuliers. Ce vaste archipel , qui correspond à Yarchi/iel de Mu/grave de plusieurs géographes , à ceux de Marshall et de Gilbert de quelques cartes moderues, occupe réellement presque le centre de la Polynésie. On doit remarquer qu'à peu d'exceptions près, l'archipel Central ne se compose que d'attoles comme celui de Patimotou. Voici ses principales subdivisions :
ARCHIPEL DE R AL1K-RADAK , aiusi nommé à cause des deux chaînes principales dont il est formé.
CaiÎKs di Ralik. Elle comprend le» groupes ou attoles : de Bigiki , qui est peiil-êlrc identique avec les iles Pescad ores connues depuis plusieurs années; de Radogala; d'I'DiAi-Mn.Ai ; de KwAr.Dn.tu ; tic Namoc ; de Lileb; de Toor; d'Oui* (EJniorc) , t|ni e<>t le principal et où réside un des dcu\ chefs qui dominent sur celle cliaine; de Telout (Muskilio«); de Kili ; d'Eaoïr (Bonham); de Niwotimcte) de Nahtcht. Tous ces attoles sont soumis à deux cher» nommés Labonduguia et LaçadacL-Nanait : ce dernier parait le plus puissant.
Cm a i » a de Radak (archipel des iles Marshall de quelques géographe» > El!e est parallèle à la précédente et comprend les groupes ou attoles su i vans : de Bigar , sans habilans; d'Oudirii et de Tagai, dont les habitant sont noirs ; A'Ailou ; de Ugiep ; d'Odia ou Bomanzoff ; d'Ercgouf; de JCawen ou Araktsehcjrf un des plus peuplés ; et d'Aour, qui est le plus important de la chaîne , étant la résidence de La mou ri , qui ot le tamon ou roi de tous les attoles précédem; d'Arno, de Mediuro et de Mille soujmà un autre chef indépendant.
L'Ile dit Nocvit-Af, celle de M ia di et le groupe de Refit»- Luc» peuvent être classés avec cet archipel.
ARCHIPEL DE GILBERT, au sud de la chaîne de Radak. Il se 6W en troit groupes, savoir :
Groupe du Scarborodgh, qui comprend les attoles Matmws , Caui*»
LOTTE , K»OY (Cook) , GlI.BKRT et HaLL.
Gnou pb de Si m ps o », qui se compose des attoles Hopper (Simpson), Woodu, Hekdeeville et Hakbottle (Dundas).
Groupe de B is hop, où se trouvent les attoles Sydekham (Blancj), I)*vmmo3ê*.
Les habilans de cet archipel sont pauvres et ne trouvent dans leur» prorfuctioos qu'une existence précaire, ils vont nus et sonl d'une couleur cuivrée extrêmement foncée. Ifs se livrent à la navigation ; leurs pirogues indiquent la misère et le peu de ressources de ceux qui les ont construites.
Les iles suivantes pourraient provisoirement être regardées comme de» DEPEN- DANCES géographiques de l'Archipel Central , à moins qu'on ne veuille les classer parmi les Sporades-Méndionales , à cause des grands intervalles de mer qui le» séparent. >oss serions même d'avis d'en former un autre archipel que nous nommerions de Ara**»» stem , en l'honneur du savant marin qui le premier a essayé d'élever nos connaissances sur le Grand-Océan au niveau de celles des autres grandes mers. Voici les iles priucrpaio que nous proposons de comprendre dans cette division de la Polynésie : Le Gravi» Cocal; Saiht-A ugusti» \ Nederlahdish ; Pststke ; Ellice ; I»dépe»da»cr (Michel?).
Archipel de Viti.
Cet archipel, si important sous tant de rapports, est situé au sud du précédent et est le plus occidental des archipels de la Polynésie- AustraW. 11 correspond aux iles du Prince Guillaume d'Abel Tasmnn et aux île* Fidji de presque tous les géographes. Ses nombreux habitans, sans être tout-à-fait des Nègres, en ont plusieurs traits. Quoique assez avances dans la civilisation, ces féroces et belliqueux insulaires sont incontestablement anthropophages. La partie de cet archipel qui, pendant quelque temps, fut soumise à Finow Ier, roi des îles de Tonga, a recouvre sou îndepen dance après sa mort. Tout l'archipel est partagé entre plusieurs chefs indëpendans les uns des autres et souvent en guerre. Voici les îles principales dont il se compose :
Y1TI-LÊVOU ( Pau, l'aou ), la plus grande de tout l'Archipel, et la seconde de ttxitc la Polynésie pour rétendue. File est partagée entre plusieurs chefs. Un d'eux, RoultenJam, a acquis nue sorte de célébrité. Depuis quelques années, les Anglo-Àmériraius la rrèquenlent pour y acheter le bois de sandal, qu'ils vont ensuite vendre à la Chine. la baie du bois de Sandal ( Sandalwood bay) , et les ports f^ooilia et Caribmta sont I**» positions les plus remarquables de cette île.
DESCRIPTION DE LOGEANTE. 127*
KANDABON (Nawbi-Lewou , Amboa ou Bawo). C al la seconde pour l'étendue. Elle parait soumise à un seul chef. Ses habitans sont regardés comme les plus belliqueux de tout l'Archipel. VANOUA-LE\OU (Ma-Iwoulla? Mywolla?). On dit que ses habitait* ressemblent à ceux de Tonga.
Nous noinroeious ensuite les iles ROSS, MIDDLETON, AKATEMRO, TONGUE, LAQUARA et TORTUE ( Turtle Island). C'est dans l'île I.AQUABA ( Lageba) que les missionnaires de Tahiti essaient d'introduire la religion chrétienne. Ou pourrait regarder comme une dépendance géographique de cet archipel le petit GROUPE d'ONO, découvert par M. bellingshauseu , et habité par uue peuplade pacifique et presque entièrement ichtyopltage.
Archipel de Tonga.
Cet archipel, nommé (les de. Amis par presque tous les géographes, est compose de trois îles principales nommées Tonga, f'avaoo, Eoua et d'un grand nombre d'îlots et attolons. C'est une des parties les mieux connues de l'Océan te, et elle formait naguère le royaume de Finow rr, dont dépendait aussi une partie de l'archipel de Viti (Fidji). Maintenant il est partagé entre plusieurs chefs indépendant. Ses habitans sont doux en apparence, cependant ils complottent toujours pour s'emparer des navires qui les visitent, et y réussissent quelquefois. Ils sont très adroits dans la fabrication de leurs armes et assez avancés dans la civilisation. En voici les îles principales :
TONGA ou TONGA-TAROU ( l'Ile-Sacrée; Amsterdam de Tasman ). C'est la plus grande et la plus peuplée de tout l'archipel. Depuis quelques anuét-s, elle n'a plus de chef suprême ou de T ouï-Tonga. Elle est gouvernée eu apparence par trois grands chefs t nommés Taofa , Palou et Lavaka ; mais en réalité ou peut dire que Taofa ou Tahnfa réuuit dans ses mains l'autorité suprême. « Lorsque les habitans de file, dit M. Durville, eurent chassé la race antique de leurs rois, Palou, Lavaka et Tahofa furent conjointement investis de la souveraine puissance. Tahofa , doué de qualités guerrières, rendit au pays d'éminens reniées dans les combats, et dès-lors il s'éleva dans l'opinion des insulaires bien au-dessus de ses deux collègues qui , à des goûls tout pacifiques , joignaient l'indolence et l'incapacité. Bien plus, par une politique qui dénote un degré peu commun d'intrigue et dliabileté, Tahofa, devenu père d'un garçon, réussit à le faire adopter par la Tamaha, mère du roi chassé, et la seule personne de la branche souveraine qui fut restée dans l'île. En vertu de cette adoption , nous pûmes voir le peuple de Tonga , et Tahofa lui-même, rendre humblement à un enfant de trois ans les honneurs dus au rang suprême et à la race vénérée des Touï-Tongas. N'était-il pas merveilleux , continue ce Sivant marin, de retrouver aux extrémités du monde , dans une île presque imperceptible sur la carte du globe , une parodie si vraie, si frappante des grands événemens qui, lorsque nous étions encore enfans , avaieut agité l'Europe entière. Ainsi la mer du Sud avait aussi son Aapoléon\ peut-être n'avait-il roauqué au guerrier sauvage qu'un plus vaste théâtre pour remplir aussi un hémisphère de son nom et de sa renommée. N'est-il pas au moins élounant de voir, aux deux points opposés de la terre, deux ambitieux procéder par les mêmes mo\ens et s'avancer vers le même but ? Entre Napoléon et Tahofa la distance est énorme sans doute, mais aussi, cuire la France et Tonga-Tabou! » Nous
ajouterons que quelques Anglais se trouvent au service de Palou, et qu'une petite mission anglaise s'est établie dernièrement dans celte ile, dont les lieux les plus remarquables sont I3ea', résidence de T ahofa , et Mafafc.a , le lieu sacré de l'île, le sanctuaire de la religion de ce* insulaires, où sont réunis leurs tombeaux.
Nous nommerons ensuite EOUA (Middelbourg de Tasman); elle est soumise à Afoka; ANAMOUKA (Rotterdam de Tasman); d'anciennes relations disent qu'elle a deux petits -wicmis; KOTOU , petite mais bien peuplée; TOFOUA , peu peuplée ; elle est remarquable par son ro/can , petit , mais très actif; LAT TE , remarquable par son pie élève.
VAVAOO (Ouavao, Wavao). C'est la seconde de tout l'archipel pour l'étendue; elle a ses meilleurs ports, cl est le siège du sage et intelligent Finow II, qui règne aussi sur
127C AHRÉGÉ DE GÉOGRAPHIE.
quelques autres iles. Le* missionnaires de Tahiti ont essayé, suis succès, de Caire connaître la religion chrétienne dans cette île.
GROUPE d'HAPAE ( Ha pi ou Massée), soumis à Toubo-Toa, le plus puissant risal de Finow II. Lkpvga , jadis résideuce des rois de Tonga, en est l'île principale. Ces! id qu'en 1806 le capitaine Maurelle a été fait prisonnier par les naturels, après le massacre de la plus grande partie de son équipage.
AMARGURA, la plus septentrionale de l'archipel, et assez hien peuplée. PT.LS- TAERT • au sud-ouest de Tonga , peut être réunie i cet archipel. Elle n'a d'autres habtlans qu'une foule d'oiseaux marins. Les naturels des autres îles la sisileut quelquefois.
Archipel d* Ooua-Horn.
Nous proposons de réunir sous cette dénomination les îles suivantes , séparées par de grands intervalles de mer les unes des autres, mais qu'on ne saurait encore joindre aux archipels de Viti (Fidji) , de Tonga (îles des Amis) et de Hamoa (îles des Navigateurs), entre lesquels elles sont situées. Ces îles sont : Ooua, la plus orientale, VaaanK»s (des Traîtres, Koutahi) et Cocos (Néoulaboulabou) qui, avec quelques îlots, forment uu petit groupe; Bonne- Espérance (Goede-Hoop, Hope, Ononafou); Hokn fFoudounatou) , assez bien peuplée et soumise à un chef qui jouit d'une grande autorité sur ses habitans; Wai.lis, chez les habitons de laquelle on rencontre l'usage barbare de plusieurs peuplades de l'Australie, de se couper le petit doigt.
Archipel de Hamoa ou de Bougainville.
Nous proposons l'une ou l'autre de ces deux dénominations pour remplacer le nom impropre à'archipel des Navigateurs , que depuis lotr^-tenip* les géographes et les cartographes s'accordent à lui donner; car lYpitbè'ede navigateurs ne saurait être une désignation caractéristique de ses habitans, tous les Polynésiens étant plus ou moins habiles à construire et a diriger leurs pirogues; nous avons même vu que plusieurs tribus des Caroline* surpassent toutes les autres dans l'art nautique. C'est donc a des dernières , de préférence à tous les autres habitans de cette partie de POcéaoie, qu'il faudrait donner cette qualification. Cet archipel , dont une partie peut correspondre à Y/le Bauman de lloggcwein, retrouvé ou découvert par Bmigaiuville, est appelé Hamoa par les indigènes. Il est composé de sept îles principales qui paraissent régies par dilférens chefs. Ces iles offrent uue population nombreuse ; leurs habitans ont une haute taille et, maigre \eur férocité, se distinguent par leur civilisation. Aucune de ces îles n'oflre uc bon mouillage. Voici celles qui sont les plus remarquables :
POLA (Olawhi). La plus grande de l'archipel , et une des plus grandes de toute la Polynésie. OYALAVA (Outouah), la seconde pour I eleudue; La Péiouse y vit uq vilUçe si important qu'il le prit pour une ville. MAOTJNA (Toutouilla). presque aussi grauJeqw Oyalava; on y trouve la Baie nu Massacre, ainsi nommée parce que c'est le lieu où De- Laugle et Lamauon avec neuf matelots de l'équipage de La l'érouse furent massacrés par ses féroces habitans. FANFOL'É (Omauouau ), très petite, mais 1res peuplée. KilSE , la plus orientale de l'Archipel , très liasse et dangereuse.
Groupe de Kermadec
Nous comprenons sous cette dénomination trois petites îles habitées et quelques îlots déserts, situés au sud de l'archipel de Viti (Fidji > , et a un* trop grande distance pour pouvoir en être regardées comme ces cfcpeit-
DKSC.KIPTCOÎf DE L'OCtiAXlE.
dances géographiques. Ces trois îles sont : Raoul, Macaulay et Curtis. Macaulay parait être la plus grande.
Archipel de Cook.
Cet archipel se compose de plusieurs îles, dont trois sont des découvertes rccei\tes. Presque tous ses habitons ressemblent à ceux de l'archipel de Tahiti, et un grand nombre a déjà embrassé le christianisme. Voici ses iles les plus remarquables :
M ANAIA (Mangea , Mangia). qui est la principale de tout l'archipel ; elle est soumise à uo chef. Cest une des plus peuplées.
ATIOÏÎ ( Watiou ou Wateo ) , une des plus importantes et des plus peuplées. Son chef doiuioe sur les iles de Mitliero et de Maouti. On prétend que ers insulaires , après avoir embrassé le christianisme , sont redevenu» idolâtres.
ATTOLON DE MANOUAY files Hervey), dont les habitans offrent la singularité de ne pas se tatouer.
AITOUTATÉ ( Whiloutacké), la plus septentrionale. Autrefois ses habitans étaient anthropopliages. RAROTONGA (K*ro»o«) ; c'est la plus méridionale de tout l'archipel ; elle est haute et bien peuplée. Son chef, nommé Makc, est chrétien , ainsi que beaucoup de ses sujets. Ils sont aussi civilisés que les Tahitieus.
MITT1ERO et MAOUTI sout petites et basses ; elles dépendent d'Atiou.
Groupe de Tuubouai.
Nous proposons de comprendre soirs cette dénomination les cinq îles suivantes situées au sud de l'archipel de la Société ou de Tahiti. Elles sont hautes et se trouvent à de grandes distances les unes des autres. Leurs habitans ressemblent beaucoup aux Tahitiens. Ces îles sont: TOUBOUAI, qui seule a un port; ROUROUTOU (Ohiteroa); RIMATARA,; RAIVA- VAÉ et ROUTOUI; on ne connaît la dernière que par les rapports des naturels des autres iles.
Archipel de Tahiti.
Nous n'adoptons pas la subdivision faite par quelques géographes anglais qui partagent ce groupe d'îles en deux sectious qu'ils appellent lies dv la Société et lies de George. Cet archipel est le plus connu, le plus visite par les Européens et, à l'exception di*s Mariannes, le premier qui ait renoncé à l'idolâtrie. Depuis 1 8 1 5 , presque tous ses habitans ont embrassé le christianisme, qui leur ;i été apporté par des missionnaires anglicans. Ils sont très avancés dans la civilisation, surtout les insulaires de Tahiti, de Kaiatra , d'Huahiné et d'Eimeo, où Ton a déjà établi, depuis plusieurs années, des écoles et même des imprimeries. Les missionnaires viennent d'y fonder X académie de la mer du Sud, où leurs en fans et quelques jeunes naturels reçoivent une éducation supérieure. On y a publié une traduction de la Bible et plusieurs ouvrages ascétiques et d'instruction élémentaire. L'Angleterre y a déjà établi un consul. Soumis il y a quelques années presque tout à Pomare II, cet archipel est actuellement partagé entre plusieurs chefs. Voici les îles principales qui le composent :
TAHITI. ( O Tahiti , Sagiltaria de Quiro», Nouvelle-Cylhère de Bougain ville). C'est de beaucoup la plus grande de tout l'archipel, et une des plus étendues de la Polynésie, dont elle possède la plus haute montagne après les pics de l'île Hawaii. Pari (Paré), Papaoa (Papa vu), Matasse (Matavai), Papr-iti, Papa a a , Aiti-pkha . sont le* lieux les plu* remarquables. Ils tirent tous leur importance de leurs mouillages. Le capitaine llerchey regarde celui île Papa va comme le meilleur. 1-es missionnaires y ont des stations et
ARK ÉOÉ 1)K GEOGRAPHIE.
une grande influence. Celte ile forme, avec celle de TeUiuroa (Telhoroa), le royaume de Tahiti, régi actuellement par Aimata, sœur de Pomaré III, décédé en 1817.
TETHUROA est composée de cinq îlot* bas nommés Rimatou, Okeboa , Motocroua, IIoateme et Reioka enfermés dans un récif; elle est renommée dans tout l'archipel par sa salubrité devenue proverbiale c'est le SJargate des Tahilieus, qui, dit M. Reeohey, voui y rétablir leur sauté délabrée et prendre le> bains. Il parait , par la rclalion du voyage de ce savant marin, que plusieurs des îles de l'archipel Paumotou, ei entre autres le Groupe de la Chaîne (l,hain-I»land , Anuaa) , sont tributaires du roi de Tahiti
El M KO (Mourea), que des Géographies récemment publiées par des sa vans pva au courant des progrès de la civilisaliou dans ces régions éloignées et des changeai?!** considérables auxquels est sujette la topographie, représentent comme une fie qui n'o/fit rien de remarquable, est an contraire, selon nous, un des points tes plus importa™ de toute ta Polynésie par sa fertilité, ses paysages, ses deux beaux ports, par sa fabrique de cotonnades, par son atelier de charpeutage, et par son collège, appelé Acndcmte de in mer du Sud. Cette île a un des plus hauts pics de la Polynésie, et était naguère soumpe à un chef nommé M a lu ne.
MAITEA (Uezena de Quiros , Osnabrnck de Wallis. le Boudoir ou le Pic de la Boudeuse de Rougainville) , petite, haute et d'un aspect agréable ; les luutres perlifères abor> deut sur ses côtes.
HCAH1NE, avec un bon port et de hautes montagnes volcaniques, et TAROIiA!- MANOU , peu importante, sont soumises au roi Haujia.
RAIATEA ou LLIF.TÉA, nue des priuci pales assez bien peuplée; elle dépend du roi Tamatoa. Ses habitaus sont très civilisés; elle a de fort bous ports.
TAHAA (Otaha), soumise au roi Teuuapeba, est entourée par le mêoje récif que RuÎatea Ce récif laisse des ou ver turc* qui conduisent dans ces ports, cl forment prexiuc unailole,
RORARORA , petite , mais une des plus belles de l'archipel, dont elle possède \e meilleur port, nommé Yaitapé. Elle a une haute montagne, très escarpée ei est partagée entre deux chefs nommés Mai et Te Faora. Celte île est entourée par un attolc
MAUPITI (Maurua), dépend du chef Taero, et est remarquable par son pic; elle a ua port pour de petits navires { elle est peu peuplée et entourée par nu attole.
TU RAI (Motou-iti). C'est la plus septentrionale ; elle est aussi poissonneuse el coaposée d'ilôts très bas et boisés.
jirchipel Paumotou ou des lies- Basses.
Ce vaste groupe d'îles comprend non-seulement toutes les îles des trois archipels nommes par plusieurs marins et géographes archipel Ikwgrrrujc, de In Mer- Mauvaise et archifH't Méridional , mais aussi un grand nojjiwe d'autres îles découvertes dernièrement et qui ont rempli les intervalles epai séparaient les trois archipels susmentionné». Toutes ces îles sont très b»s*e* et offrent plutôt des attolons d'îlots que des îles proprement dites; quelquesunes présentent des formes bizarres qui leur ont valu les noms de \ Arc. de la Chaîne^ de la Harpe , etc. Plusieurs sont entièrement désertes, et les autres ont une population très faible. Les habitans, du plus grand nombre, ressemblent beaucoup à ceux de l'archipel de Tahiti (de la Société , sans être cependant si avancés dans la civilisation et sans avoir la douceur de leur caractère. Plusieurs sont anthropophages. Voici les attolons oc attoles et les îles les plus remarquables dont se compose cet archipel.
L'ATTOLON DE LAZAREFF. C'est le plus occidental; il n'a pas d'habitans. L'ATTOLON DES MOUCHES ( Vliegen) ; c'est le plus grand. , L'ILE AURORA (Matlio, Malia). En 1 8o3, ses babitans étaient vassaux du roi de T*L 1 Le GROUPE DE PALISSER. C'est un des plus grands; il est subdivisé en qna -
attolons, dont le troisième est le seul qui soit habité.
Le GROUPE DU ROI GEORGE ( Zunder-Grood ) , où se trouvent deux attoli =
TiooitA, le plus grand, et Ou as , le plus petit. Dans les parages de Ttouke* , ou fc~
DESCRIPTION DR ITOCEANIE.
la pêche des perles. Les habitans de celle île, quoique ayant embrassé le christianisme , paraissent être encore anthropophages ; du moins c'est ce qui résulte du récit fait par le capitaine Beechey, de la prise du brick anglais le Dragon ; il» paraissent éire tributaires du royaume de Tahiti.
Les ATTOLONS DE WITGENSTEIN et de PHILIPS; l'ATTOLON DE LA CHAINE (Chain-islauds, Annaa), dont lu caractère entreprenant et maraudeur des habilans peut, dit le capitaine Beechey , les faire regarder comme les boucaniers de cette partie de l'Occame. Il parait qu'eux au«i sont vassaux du royaume de Tahiti.
L'ATTOLON DU DÉSAPPOINTEMENT; c'est le plus septentrional.
L'ATTOLON DHONDEN , vers le nord-est ; c'est le plus isolé dans cette direction.
L'ATrOLON DES DEUX GROUPES (Two groups}.
Les ATrOLONS DE LA HARPE ( Bow ; Hejou) , de GLOUCESTER (Toui-toui) et de la REINE CHARLOTTE. Celui de la Harpe est remarquable par la pêche des perles qu'où fait dans ses parages; ses habitans, naguère encore, étaient anthropophages.
Les ATTOLONS D'EGMONT, des QUATRE FACARDINS et du NARC1SSO. Les habitans des deux derniers sont très inhospitaliers et sauvages.
L'ATTOLON DE MINERVA, qui correspond aux îles de CLERMONT-TONNER RE, visiiê dernièrement, pour la première fois , par le capitaine Duperrey. Ses habitans^quo M. Beechey n'estime qu'à aoo, sout très mélangés, et semblent descendre de plusieurs races différentes.
L'ATTOLON D'OSNABRUCK ; c'est le plus méridional. L'ATTOLON DE HOOD; c'est le plus oriental.
L'ATTOLON M EL VILLE, découvert par le capitaine Beechey.
Archipel de Mendana.
Nous proposons de réunir sous cette dénomination , qui rappelle le nom respectable du premier découvreur , les deux grçupes connus sous les noms de Marquises et de Washington. Ces îles sont situées au nord de l'archipel de Paumotou. Leurs habilans se distinguent par la beauté de leurs formes et la blancheur de leur teint. Ces insulaires ont la réputation d'être de mauvais navigateurs et sont de cruels anthropophages , qui font souvent la guerre pour avoir des ennemis à manger. Ils sont soumis à plusieurs chefs indépendans les uns des autres; l'île de Noukahiva est partagée entre six petits rois. Eu égard aux époques différentes de la découverte des îles de cet archipel , on le subdivise dans les deux groupes suivans :
GROUPE DES MARQUISES (Marquesas de Mendana ). Il comprend le* îles découvertes par Mendana, dont les principales sont :
Tatociva ( Mngdalena ) ; c'est la plus méridionale du groupe et de tout l'archipel. Tahouata (Sania-Christina); c'est la plus fréquentée par les navigateurs. Hivaoa (Santa- Doiniuira, Oevahoa) ; c'est la plus grande du gr oupe ; elle a des montagnes assez élevées.
CROUPE DE WASHINGTON. Il comprend les îles découverte* daus la même année par Ingraham et Marchand ; ses îles principales «ont :
Ouapoa (Adams d'Ingraham, Traveuion de Marchand). Ouabocga (Washington); assez grande. Nouk.au i va ( Fédéra l-island d'Ingraham, île Beaux de Marchand). C'est la plus grande et la plus peuplée de tout le groupe. Elle a de hautes montagnes et de bons ports. On prétend qu'une de ses cascades tombe de la hauteur de aooo pieds. Ses habitans soot divisés en deux tribus ennemies.
Archipel de Hawaii.
Situé près du tropique du Cancer, et à une grande dislance au nordouest du précédent, cet archipel, connu depuis long- temps sous le nom Je Sandwich, paraît être destiné à jouer un grand rôle par la bonté de ses ports, par te caractère entreprenant de ses habitans et par la position
l'.'.SO ARRKGK 1)K GÉOGRAPHIE.
qu'il occupe sur le grand chemin maritime qui unit les trois mondes. Le* Hawaiiens possèdent déjà une flottille assez bien montée et une petite marine marchande; ils font déjà des voyages à la côte Nord-Ouest d'Amérique, au Kamtchatka, à Canton, et visitent quelques ports de l'Océanie. On doit même ajouter que depuis plus de trente années le gouvernement d'Hawaii a fait, par l'intermédiaire des Anglo-Américains et des Anglais, le commerce du bois de sandal avec la Chine. C'est même à cet arbre précieux qu'il faut rapporter la civilisation actuelle de ces îles; mais cette source de prospérité parait s V puiser rapidement et rien ne semble devoir la remplacer. Les aoo Européens établis parmi ces insulaires y ont introduit les arts les plus indispensables a l'état social ; les roaisous du roi et des principaux chefs sont meublées a l'européenne , et quelques-unes même avec luxe. Le port de Hanaroitrou dans l'île Woahou , station de leurs bâti mens de guerre , est défendu par un fort garni de Ho canons. Les missionnaire anglo- américains, arrivés à Hawaii (Owhyhee) en 1890, ont converti un grand nombre de ses habitans; ils ont ouvert des écoles qui , en 1 8a6 , étaient fréquentées par plus de 1,000 enfans, et y ont établi une typographie où l'on a déjà imprimé des livres ascétiques et d'instruction élémentaire écrits dans l'idiome de Hawaii. Le nombre d'écoliers monte actuellement à plusieurs milliers. Il y a eu aussi dans ces îles des missionnaires catholiques français, qui viennent d'être obligés de se retirer. Depuis 1784 jusqu'en 181 9, tout cet archipel fut soumis au célèbre Tamehameha I" (Tamahamah) , que les navigateurs anglais nomment Y Alfred et le Pierre l*r de t'Ocëanie. A sa mort, son pouvoir passa entre les mains de son fils RW10- Riho ou Tamehameha II; c'est lui qui détruisit l'idolâtrie et le terrible tabou. Krimakou , son favori et son premier ministre, réussit à s'emparer du fort bâti par les Russes dans l'île d'Aloui , dont le roi tributaire, comptant sur la protection de ces derniers , s était révolté; il fit prisonnier Timourt et le lit noyer. Riho-Riho ayant entrepris le voyage de Londres, pour implorer la protection du roi, dont il reconnaissait que son royaume était vassal depuis la déclaration faite par son prédécesseur à Vancouver, v mourut avec sa femme en 1824. Kauikéouli lui succéda : en 1827, il n'était âgé que de 1 3 ans et régnait sous la régence de Bocki , gouverneur de lUe d'Oahou; mais la reine Tamanou, fille des anciens rois de Hawaii et veuve de Tamehameha, conserve une grande autorité. Kauikéouli sait lire et écrire si langue, parle un peu l'anglais et sait quelques mots «lVsr»a£uo\ Depuis la mort de Tamehameha 1er, le siège du gouvernement a toujour* été à Hanarourou , dans l'île de Woahou. La marine du gouvcrnexne* se compose de 4 bricks, de lao à 160 tonneaux et de 7 petites goélettes aucun de ces bâtiniens n'est armé. Les bricks, dit M. Morineau, sont coœwaudés par des Anglo-Américains, et font ordinairement (le plus souveiK pour leur compte) la navigation de la côte Nord-Ouest et des Californie-* Les goélettes, montées par des naturels du pays, font le cabotage d'une île* l'autre sans donner de bénélices, souvent même sans aucun but «l'tittlitr Les marins n'ont point de solde; seulement on leur distribue de temps < autre quelques pièces de nankin. A la page 1267 , nous avons déjà parle dr l'expédition malheureuse, conduite par Manuia à Erromanga, une des D<de l'archipel de Quiros. Le roi, continue ce marin, dans les cas ordinaire n'a d'autres troupes actives que sa garde; elle se compose d'une vin^tair d'hommes, pris dans les dernières classes; leur service est gratuit «*t v r
DESCRIPTION DK L'OCÉASIK.
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lonuire. Quelques-uns ont encore des portions d'uniforme, d'autres sont entièrement nus; mais tons portent des fusils, quoique en mauvais état. Il y a un espèce d'arsenal ; c'est un magasin rempli de fusils et d'autres armes en assez grande quantité. Les Etats-Unis d'Amérique, depuis i8ai, et l'Angleterre, depuis 1824, ont des consuls auprès du gouvernement de Hawaii. Voici les îles principales qui composent cet archipel :
HAWAII (Owhyhee , Ovaibi , Oaîhé). C'est la plus grande non*seulement de l'archipel , mais aussi de toute la Polynésie. On y trouve : Karaxakoca , gros village sur la haie de ce nom , avec une maisou royale el environ 3,ooo habitant Tiah-Tatoua , autre gros village» avec une autre maison royale et un fort. C'est dans cette île que les Anglais tiennent d'établir un consul. Le bon port de Wmytxa a été récemment découvert sur la côte orientale; elle est aussi remarquable par ses hautes montagnes àtouna-Koah , Mouna- Boa et UounaVororay. Nous ne pouvons nous dispenser de dire un mot des heiau s ou lieux de sacrifice qu'on trouve dans celte île , parce qu'ils paraissent être les constructions les plus remarquables de toute la Polynésie; ils sont ha lis eu lave. Voici la description de celui de Bukohola situé sur une émineuce dans le district de Towaihae ; il ressemble, à une forte' esse démantelée. Sa forme, dit M. Ellis, est celle d'un parallélogramme irrégulicr , el il a aa4 pieds de lougueur sur 100 de large. Les murailles , toutes construites en pierre, ont vingt pieds d'élévation sur six de largeur à leur sommet, et prés du double à leur base; du côté de la mer elles n'ont que sept a huit pieds de haut, el sont épaisses en proportion ; la terrasse supérieure est pavée de pierres plates et unies. Dans une petite cour de la partie méridionale de l'édifice, se trouvait l'idole principale au milieu de plusieurs divinités d'un ordre inférieur. Le prêtre, son organe, se plaçait dans un arus ou espèce de cage eu forme d'obélisque. A l'extérieur et à l'entré*; de cette cour, on voyait le rare ou autel sur lequel s'offraient les sacrifices. Yen le milieu de la terrasse s'élevait la maison sacrée du roi, dans laquelle il se leuait pendant la saison de la stricte observance du tabou, et à l'extrémité septentrionale il y avait des maisons pour les prêtres. On a*ait pratiqué , dans les murs de cette terrasse et dans ceux des terrasses inférieures, des niches pour les idoles eu bois. Ce temple fut érigé par Tamehameha, il y a environ trente ans. Onse victimes humaines furent sacrifiées le jour de sou inauguration à Tairi ou le dieu de la guerre. A Huafua on voyait aussi un autre heiau appelé Kauaikahaora ; il avait i5o pieds de loug sur 70 de large. Le missionnaire, M. Ellis et ses confrères ont vu d'autres heiau non moins remarquables et plus ou moins bien conservés.
Dans cette même ile il y avait deux polujunas ou lieux de refuge , qui rappellent une institution semblable chez les Hébreux et ches plusieurs autres peuples de l'Asie. Le Poliouna nommé Honau-Ptau , aux envirous de Haxb-Kkavx prés du bord de la mer , a 7 1 5 pieds de long sur 404 de large, et est entouré de murs de ta pieds de haut sur 1 5 de large , excepté du côté du rivage où il n'y a qu'une palissade fort basse. Ces endroits de refuge étaient des asiles inviolables pour le criminel fugitif» pour l'eunemi vaincu , et pour les vieillards, les femmes et les eu fans, pendant l'absence des guerriers. Les prêtres qui y résidaient faisaient périr tous ceux qui avaient le malheur d'offenser l'esprit de Keave.
AlAOïm (Mowi) , où se trouvent les baies de Macibrkay el de Rabriva. C'est la plus grande après Hawaii et une des plus peuplées. MOROTAI (Morotay) , petite , peu peuplée el sans port.
WOAHOII (Oahu , Ovahou) ; c'est la quatrième pour l'éteuduc el la plus importante de tout l'archipel sous le rapport politique et administratif. L'aspect de cette île est vraiment magnifique ; on l'appelle le jardin des Mes Sandwich , parce que tous les fruits des tropiques y sont naturalisés. HAVAaovaou (Houolulu), petite ville située dans une belle plaine près de la baie de ce nom , avec le meilleur port de l'archipel , est la capitale de ce petit royaume. Deux forts la protègent L'un, dit M. Morineau, est placé sur un petit pl.iieau de la montagne qui fait face au port , est très élève el peut battre à-la fois la ville el la rade ; il n'est point muré ; aucun blanc 11e peut en approcher ; c'est là qu'on garde le trésor qui consiste à ce qu'on dit en 200,000 piaslres, provenant des économie» de Tamehameha, et de 400,000 francs appartenant à la reine; il contient 3v» pièce*
de i a et 1 8. Le grand fort , construit par Tamehameba, est placé sur le bord de U bkt . à l'extrémité sud-est de la ville; il est muré eu terre et a peu de solidité; la batterie est de 5o caaons de tout calibre, depuis 4 jusqu'à 3a , tous moules sur des affûts de marine. Les rues , saus être aliguées, sont régulières et propres ; les cases sout construites avec uue sorte d'élégance et couvertes en chaume. On y remarque une seule maison eu pierre; c'est le palais du roi qui fut construit en 1834 par deux matelots français, déserteurs du vaisseau le Colosse. Cette résidence, dit M. Morioeau , n'a qu'un étage ; die est couverte en bardeaux , et a deux croisées vitrées sur chaque façade , au premier seulement. Le rez-de-chaussée consiste eu une grande pièce sans meubles et sert de caserne aux gardes du jeune prince. Un double escalier extérieur conduit au premier, qui contient trois pièces : la salle du conseil, la chambre à coucher du roi et celle de ses favoris. Le lit de Kauikéouli est formé de 4° ou So nattes, ses coussins sont de mousse de fougère. Sur une console , on remarque uue jolie pendule française ; a la muraille, quelques gravures de fantaisie , françaises et anglaises ; et deux bustes dorés , qui représentent Rihoriho (Liolio) et Georges IV. Quelques maisons de commerce anglo-américaines se sont établies à Haoarourou et y ont ouvert des magasins où l'on vend tous les produits de l'industrie de leur pays ainsi que ceux de l'Inde et de la Chine, les meilleurs vins d'Euroj>e, etc., etc. I«e « capitaine Beechey y trouva deux hôtels , où des étrangers pouvaient se loger commodément et être uourris en payant un dollar par jour; il y vit aussi dix à douze cabarets où l'on vendait des liqueurs eu détail. On y avait aussi établi deux jeux de billard. Les maisons des chefs étaient garnies de tables, de chaises; celles de la reine avaient des sophas recouverts en soie et en velours. Le jeune roi a déjà un service en argent . et plusieurs autres objets de luxe d'uu prix très élevé provenant des fabriques de Londres. Comme le port d'Hanarourou est la relâche ordinaire des vaisseaux qui vont et vieatoeot de l'Ancien au Nouveau-Continent à travers le Grand-Océan , depuis quelque temps il est très fréquenté et son commerce a pris une assez grande ^extension. Dans les mois de février , mars et avril , il est rempli de navires baleiniers , qui , expédiés d' Angleterre ou de rAmérique-du-Nord pour les mers de la Chine, viennent (aire leur première relâche à Hanarourou , où ils retournent en septembre et octobre , passer l'hivernage ou se rafraîchir avaut leur départ. Il eu est de même des bàlimcns de la cote Nord-Ouest et de tant d'autres attirés |wr la position et les commodités de ce port. 11 n'est pas rare d\ trouver réuuis à-la-fois dans ces mois plus de ciuquante bâtimens étrangers. Depuis quelques années on y a établi un marché, où se vendeut les denrées destinées à l'approvisionnement des navires. Un petit chef est chargé de prélever pour le roi le dixième do prix de chacun des objets vendus. Il u'y a point de douane à Hanarourou ; les bàlimevt étrangers paient pour tous droits dans le |>orl , 5o centimes par tonneau et une piastre par pied de leur tirant d'eau. Le produit de ces droits forme, avec la vente du bois de sandal , la presque totalité des revenus du royaume. Cette petite ville compte esviroa 5,ooo habitans; dans ce nombre sont compris, selon M. Morineau , 160 à 170 étrangers , dont 8 Français, 40 Anglais, 5o Anglo-Américains, 2 Allemands et 1 Espagnol; le surplus se compose de Nègres et de Mulâtres. On compte à peiue (ou en fans métis.
Le roi, la reine et les principaux chefs, dit M. Morineau, out, daus riutérteur de» l'île , des maisons de plaisance , où ils vont se délasser des tracas de la ville. Le roi voyage à cheval » accompagné de ses courtisans; outre ses gardes, il est toujours suivi d\ior foule de curieux , qui vont à pied aussi vite que les chevaux. La reine va en Toiture également suivie de sa cour et d'une centaine de serviteurs. Lorsqu'il faut gravir une montagne, on dètnoute la voiture, et les naturels la (torteot par pièces. De cette façon . Tamauou vovage commodément par des chemins, où souvent l'on aurait de la peine à passer à cheval.
ATOUI (Atowai , Atooi); c'est la troisième pour l'étendue. Elle a été régie pendaut quelque temps par Timouri, qui dominait aussi sur l'île Ouihau , lorsqu'elle formait ou petit royaume séparé et iudépeudaut. Elle n'a pas de bons ports et est très mon tueuse. ONIHAU (Oneehow), est petite, basse et bien peuplée , et renommée par ses ignames . ses fruits et ses nattes. Le capitaine Beechey dit que c'est une propriété du roi.
Les îles MOROK1NNE , TAHOL'ROWA , RANAl , ORIHOUA, TAHOURA sont sans importance et désertes. RANAI seule a des cultures.
DESCRIPTION DE LOCÊAN1E.
On pourrait rattacher à cet archipel comme une DÉPENDANCE géographique les baucs cl les îlots dangereux que l'on découvre journellement dans l'onest-nord-ouest de ses iles principales. Nous citerons : ITle aux Oiseaux ( Birds-Island ) ; le Banc pas Fréga t as- F&a 21 ça zsas ; I'Ilr Gardner , les iles Pearl , Hermès et Ncctaa.
Sporadcs.
Nous comprenons sous cette dénomination , empruntée aux mers de la Grèce, ces îles et ces petits groupes de la Polynésie, qui, dan* l'état actuel de la géographie, ne se laissent pas rattacher aux divisions principales de cette partie du Monde- Maritime, à cause des grands intervalles de mer qui les en séparent. La géographie de presque toutes ces îles est fort arriérée ; la plupart sont mal déterminées et offrent , sans aucun doute, beaucoup de doubles emplois. Plusieurs manquent d'habitans; celles qui en ont, sont peuplées par des tribus qui appartiennent à la race malaisienne et en offrent les mœurs et les usages. Notre cadre ne nous permettant pas de les nommer toutes, nous nous bornerons à citer les principales que nous partagerons dans les deux séries suivantes :
SPOR ADES -BORrt À LES , ainsi nommées parce qu'elles sont situées au nord de l'équateur. Les principales sont : Roc* dz Plata, qu'on peut regarder comme la terre la plus septentrionale du Monde- Maritime ; Serastiax-Lotez ; San-Rartholomeo , remarquable par son étendue; San-Pcdro; Rotez ; Hassos ; Barba nos; Camisares (Smith , Corn wal lis) ; Palmtra ; Fanning, autrefois habitée; Washington ; Noël (Christmas).
SPORADES- AUSTRALES , ainsi nommées parce qu'elles sont situées au sud de l'équateur. Les principales sont : Océan , Pleasant et Scuanes, presque sous l'éqiiateur; Artbor ; Duc de York , déserte , mais remarquable par son temple rustique ; San- Bernard, qui est peut-être ideutique avec les Iles du Danger, dont les ha bilans sout presque blancs; Souvarovf ; Peregrino; Penrbtn , très peuplée, ses habi tans ressemblent à ceux de l'archipel de Mendana et offrent la singularité de n'être pas tatoués.
PiQUES ou Vaïhou, petite, mais remarquable en ce qu'elle est la terre habitée la plus orientale de l'Océanie , et par la civilisation à laquelle devaient être parvenus ses anciens habitons , pour pouvoir tailler et mettre sur des piédestaux les statues colossales vues par Roggewein, Cook et La Pérouse ; ces monumeus grossiers, autrefois répandus sur plusieurs points de l'île , n'existent plus ; le capitaiue Kotzebue ne vit plus que le piédestal d'uue des deux qui restaient du temps de Cook , et le capitaine Becchey n« trouva plus à sa place qu'un tas de ruines. Sa la , A l'est de la précédente; elle est déserte , mais importante parce qu'on la regarde comme Yextrémité du Monde-Maritime du côté de l'Amérique.
Le Groupe de Gambier, que nous séparons de l'archipel de Paumotou ou des Iles- Basses, avec lequel des géographies récemment publiées le rangent à tort , puisque , selon le capitaine Beeehey , il se compose de cinq iles hantes et de plusieurs autres beaucoup plus petites; une chaîne d'écueils de corail ceint ces dernières. Dans l'île Peard , qui est la plus grande , s'élève le mont Duff. Ses habitons offrent une des tribus les plus mélangées de la Polynésie ; ils sont d'une haute taille , mais très inhospitaliers. Ce groupe est d'une haute importance pour les marins à cause de sou fie qui sert à les diriger dans la navigation de ces parages difficiles, par son port qui leur offre un abri et surtout par Veau d'excellente qualité qu'il peut leur offrir, et que selon M. Beeehey on ue trouve nulle part pure depuis la côte du Chili jusqu'à l'ilc do Tahiti.
L'ii,". Pitcairn , élevée et sans port. En décembie i8a5 elle était habitée par 64 individus descendans de ueuf matelots révoltés du navire anglais le fiountr, et de rg indigènes des deux sexes de Tahiti et de Toubouai qu'ib amenèrent avec eux. Ils reconnaissaient pour chef le vieux Smith ou Johu Adams, le seul des fondateurs de la colonie qui fut encore existant : ils souffraient beaucoup par suite des disettes imprévues. Transportés dernièrement , d'après leur demande, à Tahiti sur deux uavires anglais, cette petite 00-
lonie soupire aujourd'hui après son ancienne patrie ; leur chef et leur législateur est mort' L'île Pitcairu parait avoir eu des habitaus à une époque reculée.
Le Groupe de Rass, composé des Iles Co ronados qui sont désertes; et de VI It Rapa (Oparo) , qui est habitée par des insulaires semblables à ceux de Tahiti , mais qui ne sont pas tatoués ; ils ont des missionnaires chrétiens. Cette ile a un bon port nommé Aura, situé sur sa cote est.
Palmbrstou, entre l'archipel de Cook et celui des Navigateurs; e!le n'a pas d'habttans ; Pomaré H voulait y déporter les condamnés de son île. Sauvage (Savage) , habiter par des insulaires féroces , dont le physique ressemble beaucoup a celui de* insulaire* de Tonga; Rotouma (Grenville) , au nord de l'archipel de Vili (Fidji); c*st la plw importante et la plus peuplée de toutes les Sporades ; elle est gouvernée par an chef électif qui réside dans le viilaged'Epipigi ; elle ofFrc des mouillages. Okacvse (Huuler), à l'ouest de l'archipel de "Vïti. 11 parait qu'il existe dans le sud-est de l'île Rapa (Oparo) une ile plus graude appelée MaxgaNbva.