‹ Abrégé de géographie (volume 2)Chapitre 7 sur 320 · I.*IX · texte numérisé non relu

I.*IX

des La rennudiè re , des Klaproth , des Brougham , des J'ffries , des Barrotv , des Zach ,de» Silvestte de Sac/, des de Hammer, des G. </e Schlegel, des ghaus, des Hoffmann , etc., ont puissamment contribué avec les Ephémérides géographiques de rfeimar, qui en Allemagne les avaient tous précédés, à reculer les bornes de la science qui décrit la Terre. Les Sociétés de géographie fondées à Paris , à Berlin et à Londres, et les Sociétés Asiatiques de Paris et de Londres , n'ont pas moins concouru à ce mouvement progressif, tandis qu'une impulsion nouvellearrivait des contrées de l'Orient par les importantes publications des Sociétés savantes de Batavia , de Calcutta , de Madras y de Bombay, de Colomb*», de Tranqucbar et de Bencttulcn.

Presque à chaque page de ce livre il est fait mention d'une entreprise , d'nn établissement , d'un acte de munificence contribuant aux progrès des sciences géographiques. Vienne, Paris, Saint-Pétersbourg et Bonn pondent de grandes écoles de langues orientales. La France, le Piémont, la Prusse, la Hollande et la Toscane doivent, au goût éclaire de leurs souverains, de superbes Musées égyptiens établis à grands frais. Combien, depuis la mémorable expédition d'Egypte , de grandes entreprises exécutées ! Le sol des Pharaons exploré de nouveau sous les auspices du roi de France et du grand-duc de Toscane; d immenses travaux géodésiques poursuivis dans presque tous les états de l'Europe et même dans l'Inde; de magnifiques cartes, publiées par les divers bureaux topographiques des grandes cit< » européennes, ont donné une impulsion nouvelle à la science , tandis que de nombreux voyages de circumnavigation et dans l'intérieur des continent ont accumule de riches matériaux pour l'édifice de la «jéo^raphie. One de noms souvent cites dans cet ouvrage parmi les intrépides et célèbres voyageurs de la France, de la Russie et de l'Angleterre, si noblement encouragés par des gouvernemens éclairés. Lesétats même (pie leur position semblait devoir rendre plus désintéressés clans ces voyages lointains, ont généreusement secondé ce grand mouvement scientifique, et l'intérieur du Brésil a vu dans ses magnifiques forêts les Mikau , les Po/tl et les Nnttcrcr envoyés par l'empereur d'Autriche, et les Spix et les Martius , par le roi de Bavière. Ce noble exemple des souverains n'est pas resté stérile. Dés l'an 1767, la France avait vu un simple académicien , le marquis de Cottrtanvaujc , faire construire et armer à ses frais la corvette Y Aurore , dans le seul but d'essayer en mer les premières horloges marines de Leroi. De nos jours le désir de rivaliser avec l'Angleterre dans la recherche du passage nord-ouest par le décroit de Bering a inspiré au comte de Homanznf\t pensée non moins généreuse d'attirer sur la marine russe un nouveau titre de gloire, en faisant exécuter à ses frais la campagne du HuricA sous 1rs ordres du capitaine Kotzebue.

COLLECTIONS PARTICULIERES. Les explorations et les décOUVerlesdont nous venons de parleront accumule d'immenses richesses dans lotîtes lescollect ions publiques et particulières consacrées aux diverses branches êm sciences historiques et naturelles. Dans le corps de l'ouvrage nous avons mis un soin particulier à faire connaître ce quechaque foyer df ch ilisatiou , chaque capitale, chaque ville même de médiocre étendue, renfermaient d'objets précieux pour les sciences, les lettres et les arts. C'est une ch a parties qui ont eu le plus de charmes pour nous. En effet , quoi de plus agréable que de se rendre compte des efforts qui ont été faits en cliUcrens |>;i\s et à diverses époques pour ériger quelque temple aux lumières et aux ai Kl

INTRODUCTION

Qu'où lise nos descriptions de Paris, de Londres, de Vienne, de Saint- Pétersbourg, de Copenhague, de Rome, de Florence, etc., etc., et on verra que nous n'avons rien négligé pour indiquer les richesses variées qu'y offrent les musées, les bibliothèques, les jardins botaniques, etc , etc. Malheureusement la multiplicité des recherches auxquelles nous avons dû nous livrer pour éviter les erreurs et connaître l'état actuel de tous ces établissemens publics, ne nous laissait pas le loisir de nous informer des divers établissemens particuliers du même genre que possède chaque ville. Voilà pourquoi nous avons gai dé le silence sur ces derniers dans la description de presque toutes les grandes villes et même dans celle de plusieurs villes d'une médiocre étendue. Cependant les établissemens particuliers ne sont pas moins intéressans que les premiers. Ils le sont peut-être même davantage; car, tandis que les monumens publics sont l'ouvrage de tout un peuple ou des monarques éclairés qui le gouvernent, les monumens particuliers font mieux ressortir le goût des individus, et ce goût mérite d'être signalé, lorsque surtout il est accompagné d'un esprit éclairé et d'une volonté forte et généreuse. En attendant que les savans et les personnages distingués qui ont bien voulu coopérer à l'amélioration de cet Abrégé veuillent nous aider de leur secours dans la désignation des établissemens de ce genre les plus remarquables qui existent actuellement dans tout le monde civilisé, nous allons en nommer quelques-uns. Dans celte nomenclature nous n'avons pas compris les superbes collections particulières formées par plusieurs souverains et par les membres de leurs familles. Leurs possesseurs disposent de moyens trop supérieurs à ceux d'un simple particulier pour qu'on puisse les ranger dans une même catégorie. Leur grande importance nous a engagé à indiquer dans le texte celles que nous connaissions; nous nommerons toutes les autres dans X Annuaire. En effet, ce serait une omission impardonnable que de ne pas nommer dans la description de Paris la magnifique galerie de tableaux et la bibliothèque formées par le duc d' Orléans , aujourd'hui roi des Français. Comment pourrait-on , en faisant la revue des richesses littéraires que possède la capitale de l'Autriche, ne rien dire des riches collections possédées par les archiducs Charles et Jean, et ne faire aucune mention du jardin botanique et de la bibliothèque particulière de l'empereur, de son riche medailler et de sa collection de portraits gravés , regardée par tous les connaisseurs comme la plus complète qui existe? Comment enfin, en décrivant Stuttgard , Copenhague et Florence, passer sous silence les bibliothèques particulières des rois de Wurtemberg et de Danemark , et celle du grand-duc de Toscane? A l'égard des collections appartenant à de simples particuliers que de difficultés a vaincre pour les connaître toutes I Les mutations qui s'opèrent tous les jours, les ventes, les décès, l'impossibilité où l'on est de tout savoir, de tout connaître dans les grandes villes et dans les pays éloignés , ne laissent au géographe, le plus zélé et le plus soigneux , aucun espoir d'arriver à une exactitude rigoureuse. En attendant qu'il dresse la liste de ces collections, quelques-unes ont déjà changé de maître ou sont devenues publiques, tandis que d'autres ont cessé d'exister par des ventes qui ont dispersé les pièces dont elles se composaient. Mais ce faible essai, tout imparfait qu'il est, joint aux faits curieux et importans que nous avons déjà intercalés dans les descriptions de plusieurs villes de France, du Royaume-Uni, des empires Russe et Autri-

A LA GÉOGRAPHIE

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