TABLEAU DES PRINCIPALES COLLECTIONS PARTICULIÈRES
DE QCUQCU TILLE* DE l'eLBOFE , DE l'aSIB ET DE LOCEAIIIE.
Paeîs. Parmi les collections particulières les plus remarquables de celte ville , nous citerons les survîntes : Le musée d'antiquités de M. de B lac as ; on y admire la plus riche collection peut-être de pierres gravées qui soit entre les mains d'un particulier; une belle collection de vases grecs dits étrusques, si importante pour tout ce qui tient à l'histoire héroïque, aux cérémonies religieuses, aux détails de la tic cisile et domestique, à raison des sujets peints qu'ils offrent; une riche suite de médailles grecques et romaines; enfin uoe collection unique de pierres gravées arabes , persanes et turques , de vases musulmans , mtidaiilcs , etc. ; ces derniers objets ont été savamment décrits dans l'ouvrage publié par M. Keioaud. Le cabinet d'antiquités de M. le comte Pourtalés , qui à Pari» n'est inférieur qu'au précèdent; le cabinet d'antiquités de M. le baron Roger; la collection de vases grecs dits étrusques de M. Durand ; la collection de M. Lamare-Picquot , si remarquable par les précieux, objets que ce voyageur a recueillis dans l'Inde, et qui se rapportent aux usages et aux croyances religieuses originaires de celte région.
La collection de tableaux des xn* xin* xiv' et \\" siècles , c'est à -dire, avant la révolution opérée dans les arts par Léonard de Vinci cl Raphaël , formée par M. le chevalier Jrtajtd, ancien charge d'affaires de France a Rome et à Florence; celle du maréchal Soult, dur Je Dalmatie, remarquable surtout par les chefs-d'œuvre de l'école espagnole, qui sont si rares dans le reste de l'Europe. La magnifique galerie de tableaux de \T. le comte d* Somtmariva ; celle de M. Bernardin, ancien colonel, connue sous le titre de musée Dioctétien; elle possède des tableaux de toutes les écoles cl de tous le* maîtres, des manuscrits précieux , des dessins, etc.; le musée Colbert , offrant une belle et riche collection de i-Meaox et objets d'arts, principalement des artistes modernes. Nous nommerons encore pour mémoire la magnifique galerie de tableaux de M. Erard, estimée trois millions de francs, dont la vente qui vient d'avoir lieu , attendu les temps difficiles, n'a produit que. 1e quart de cette somme.
La superbe collection botanique et la riche bibliothèque de ."/. Delessert, qu'on peut ranger à coté des plus magnifiques établissemens de ce genre possédé* par de simples particuliers; la précieuse bibliothèque botanique et le superbe herbier de M. Jdrien de Sussieu, composes l'un et l'autre de toutes les richesses en ce genre réunies par les oncles
INTRODUCTION
et le père de ce savent botaniste ; l'herbier compte même plus d'espèces que celui du Muséum; le riebe herbier de M. Gay àe Geuève; le beau jardin botanique de Ai. Boursatdt; Y herbier cryptogamique de M. Bory de Saint- Vincent , le plus complet qui existe. La riche collection de coquilles et la galerie d'oiseaux de M. le duc de Rivoli, rangées justement parmi les plus précieuses qui existent; la collection de coquilles terrestres et fiupiatiles de M. le baron de Férussac, la plus riche connue ; la collection de coléoptères de M. le général Dejean , qu'on regarde comme la plus grande qu'on ait encore rassemblée ; le cabinet mine'ralogique de M. Giltet de Laumont , inspecteur général des mines, composée de plus de 3o,ooo morceaux de choix ; elle renferme la précieuse collection de Romé de Lisle , célèbre pour avoir été le premier avant Hauy a ranger les minéraux d'après leurs formes cristallines; la collection minera logique de M. D roc liant de Filliers, inspecteur général des mines et professeur de minéralogie et de géologie à l'école royale des mines; la collection mine'ralogique de M. Cordier, inspecteur général des mines et professeur de géologie au Muséum d'histoire naturelle ; la collection minéralogiaue de M. Brogniart, professeur de minéralogie au Muséum d histoire naturelle; la collection minératogique de If. Leliivre. La collection créniologique de M. Gama Machado, Portugais distingué par sou amour pour les sciences, et auteur d'un ouvrage ingénieux sur la Théorie des Ressemblances; celle de M. Esquirol, intéressante surtout pour tout ce qui se rapporte aux maladies mentales, sur lesquelles ce savant médecin a acquis une si juste célébrité.
La précieuse bibliothèque de M. A.- A. Renouard, dont le savant propriétaire a donné lui-même, en 1819, la description raisonnéc sous le titre de Catalogue de ta Bibliothèque d'un Amateur; celles de Ai, te comte J. de IS'oailles et de M. le comte de Labedoyère ; les bibliothèques géographiques de ât. de Walckenaer et de M. Eyriès, si souvent mentiounés dans cet Abrégé; celle de M. Larenaudière , remarquable surtout pour la littérature anglosaxone et anglaise; la bibliothèque de livres chinois, japonais et autres langues des na~ tions de /' Asie-Orientale , appartenant à M. Klaproth ; la précieuse bibliothèque , riche surtout en livres d'histoire naturelle et autres sciences, de M. le baron Cuvier, que le gouvernement se propose d'acheter i la veuve de ce célèbre naturaliste ; une grande collection créniologique eu forme partie. La grande bibliothèque de M. le marquis de Forùa d'Urban; ce savant jvosvde en outre depuis peu la belle collection de monumens perses et assyriens, recueillis par M. Lajard, la plus riche qui ait été formée jusqu'à présent. La bibliothèque de M. de Soleinne , composée uniquement de pièces dramatiques de loin es les nations et de tous les temps ; elle renferme la précieuse collection du comte de Pont de Vesle et est la plus complète que l'on ait encore formée dans ce genre. La bibliothèque de M. Aionmerque, conseiller à la cour royale de Paris; elle est surtout remarquable pour tout ce qui concerne la jurisprudence et la littérature du moyen âge, et par sa riche collection d'autographes composée de ao volumes iufolio. La bibliothèque Foltairienne de M. Beuchot, à l'aide de laquelle ce savant a pu publier l'édition des œuvres de Voltaire la plus correcte et la plus complète qui ait encore paru ; la collection de portraits graves de M. Debure , justement rangée parmi les plus remarquables qui existent. A la page 1 33 , nous avons déjà mentionné le gèorama de M. Delanglard.
Sceaux. La collection de pétrifications de M. Defrance, l'une des plus riches et des plus complètes qui existent parmi celles des coquilles fossiles.
Provins (Seine-et-Marne). La collection d'antiquités gauloises et romaines de M. Michelcin, médecin.
Valooke (Manche). La collection de fossiles de M. de Gerviile, qui a enrichi beau coup de collection» en Europe.
Lille. La collection des médailles relatives à l'histoire de France, de M. GentibMuiron; les galeries de tableaux de madame -veuve Langlard et de madame l'euve Séraphin Mal/ait.
Valehcievkes. Le médailler de M. Le Barbier et de M. Denaux.
Hazebeoue. Le médailler de M. Quenson, avocat.
Foutaihe-sue -Marne ( près de Joinville, Haute-Marne). Va collection de médailles romaines, dont plus de 100 en or, de Ai. Phulpin, desservant de la succursale. Metz. Le médailler de M. Marchand, médecin. Nevebs. Le médailler de Ai. Claudia , avocat.
A LA GÉOGRAPHIE
mut
Toc as. La collection de médailles romaines et d'anciennes monnaies françaises de
M. Jeuffraim.
Pomaas. La collection d'anciennes monnaies françaises de M. Lafontenelle , conseiller
BoHOKACx. Les collections de coquilles fossiles de MM. Grateloup et Charles Desmonlins.
Ltow. Le magnifique cabinet d antiquités de A/. /e docteur Commarmont , qui possible en outre une collection de minéraux el <fe coquilles; le premier renferme une foule d'objets n mains . égyptiens et du moyen âge. Le cabinet d'antiquités de 3/. Artaud t correspondant de l'Institut.
MkUULu. Les collections d'antiquités de MM, Saint- Pons , Penckaud , Toulouzan , Polidore Boas et Negrelle Peraud.
Aatas. Le» collections d'antiquités de Af Af. Jour*/, Zronj , ferait , Jacquemin. Tosaaixa (prés de-Tarascon). V établissement agricole de JfAf. Audibert, où l'on cultire particulièrement les arbres de I* Europe-Méridionale , ainsi que les arbres fruitiers et fonciers de toutes les parties du monde.
Otiivt. L'Arr&Vr et la bibliothèque botanique du célèbre 0e Candolle;oo regarde celte dernière comme la plus riche de l'Europe continentale. Les collections botanique et minéœLpg;yue de If. Moricand ; la collection minéralogique de Af. Julien, Lacsaski. La collection minéralogique de 3/. Lardy. Eu. La collection minéralogique de 1/. Charpentier. FaAsevoaT (sur le Mein). Sans compter les belles collections particulières qui dans ces deruiéres années sont devenues publiques , cette ville possède encore plusieurs eolirrtious remarqua h le* ; nous nous bornerons à citer : les bibliothèques du docteur Kloss , du sénateur Thomas et du docteur Ramer ; les collections de tableaux de MAI. de Barkhaasen- ff 'Usanhutten , Brentano- Birkenstock , Aretin, Mack- Wiegel , etc. , etc.
Ytsca. La collection cT antiquités romaines de A/. /f i/À, commissaire de jaugeage ; les galeries de tableaux de A/, le comte de Kesselstadt , el de M. Bollermann, conseiller de la ville; le cabinet d'oiseaux de Af. ArucA , notaire.
HnDnatio. La collection minéralogique de Af. CW« Griar </« Leonhardf prof essear à luDiversité de cette ville.
Mustica. Nous regrettons de n'avoir pas pu nous procurer a temps l'indication des collertious particulière» de cette ville, qui, sous le règne du monarque éclairé qui rc*;it la Bavière, est devenue un des principaux foyers des beaux «arts et des sciences de l'Allemagne. Son* nous bornerons à signaler le grand établissement géographique que M. le baron d* Cotta a établi dans l'ancien palais des ducs de Leucbtcnberg et la belle collection botanique rapportée du Brésil par le célèbre naturaliste A/, de Martius.
ftcaavuae. La belle galerie de tableaux de 31. Campe; Y établissement géographique fondé par Homann en 1 70a , et continué jusqu'à nos jours par ses desceodans. Cet étairiusesnenf , qui a valu de grands honneurs et une juste célébrité i son fondateur, a beaucoup contribué aux propres de la géographie par la qualité et le grand nombre de cartes qui en sont sorties , el par le bas prix auquel on les a livrées au commerce. La concurrence des > uhlmeroen* de ce genre, fondés à Weimar , Berlin, Vienne, Munich et Brunswick, l'avait fart déchoir depuis quelque temps ; mais il parait que if. Fembo, son propriétaire actuel, en lui donnant un nouvel essor , veut, siuou en tout , du moios eu paode partie, lui rendre son ancienne importance.
Bat sacra. La collection de pétrifications de M. le comte de Munster, qui avec celle» de MM. Defrauce à Sceaux et Schlotbeùn à Gotha sont regardées comme les trois plus célèbres connues.
EvxMosrr. Le cabinet de coquilles de M. Menotte* très remarquable par sa richesse. Hmocàc. La riche collection de minéraux de M. de Sturmy ministre russe dans cette ville; die se compose de 7 à 8,000 échantillons , dont plusieurs d'une beauté remarquable; on dit que le gouvernement russe vient d'en faire l'acquisition. La collection entomologique de H. Hïl/tclm de Winlem ; on nous assure qu'elle est plus complète dans toutes ses branches que celles qu'on trouve dans la plupart des cabinets les plus renommés.
Gotma. La collection de pétrifications de M. le baron de Schlotlutim, une des plus précietLses et des plus célèbres qui existent
INTRODUCTION
Weimah. A la page ao8 nous avons déjà mentionné le célèbre établissement géographique fondé par Berluch et continué par M. le docteur Froriep.
Bhuiiswick. Le grand établissement géographique de M. Schenk.
Cassel. La belle collection de coquilles terrestres et fluviatiles de l'Allemagne de M. Charles Pfeiffer; c'est la plus complète en espèces de ce pays.
View hk. Parmi le grand nombre de collections de tout genre que renferme cette métropole, nous nous bornerons à nommer les suivantes : les galeries de tableaux des princes Esterhazy, Lichtenstein , Paar, des comtes Czernin , Harrach, Schaenborn , Lamberg;les bibliothèques des princes de Metternich% Esterhazy, Rasumowsky , Schwarzenberg , lichienstein ; le célèbre musée technologique de M. le chevalier de Schœnfrld; la précieuse collection de perles de M. Trost, qu'on regarde comme unique dans son genre; la cotr lection de chroniques originales turques appartenante à M. de Hammer , si justement célèbre par ses travaux dans la littérature orientale ; on nous assure que c'est la plus riche qui existe dans les bibliothèques de l'Europe chrétienne. C'est même à l'aide de ces sources précieuses que M. de Hammer a pu présenter, sous un nouveau jour, les faits de l'histoireottomane qu'il publie en ce moment. On doit ajouter le grand établissement géographique de MM. Schrœmbl et Mollo. Nous regrettons que les renseignemens qu'on nous a promis ne nous soient pas encore arrivés; ils nousauraient mis i même de signalerles riches collections minéralogiques , numismaliques, etc. , possédées par plusieurs particuliers, qui s'empressent de suivre l'exemple que leur donnent l'empereur régnant et les princes de son. auguste famille, car tous cultivent avec passion quelque branche de l'histoire naturelle et de l'archéologie. A la page 229, nous avons signalé les magnifiques établissemens , dont la création est due au goût de l'empereur pour la botanique. Ici nous ajouterons le riche herbier des provinces septentrionales du Brésil recueilli par M. le docteur Pohl , pendant son important voyage dans cet empire. Mais nous ne mentionnerons pas les riches bibliothèques de MM. les comtes d'Appony et Ossolinsky ', parce que ces deux seigneurs, animés d'une louable philanthropie, les ont fait transférer dans leurs patries respectives, l'une à Presbourg et l'autre à Lemberg, où elles sont ouvertes au public; nous les avons déjà signalées dans la description de ces deux villes aux pages a 4 a et 244.
Tiueste. Le médaille r et la collection de vases antiques de M. Fontana.
Vehisb. La riche bibliothèque et le cabinet d'antiquités et de médailles de M.Giustiniani (aile Zattere) ; la collection de pierres gravées et de médailles de M. Correr (à San-Eustacbio) , le cabinet £ antiquités de M. Weber; le jardin botanique de M. Rizzo Pattarol; la bibliothèque et la collection d'estampes d'un médecin célèbre, de M. le conseiller Aglietti. A la page 3o8 nous avons cité la précieuse bibliothèque de M. le comte Gcognara.
Udiwe. ^'observatoire dans le palais de M. Venerio; la bibliothèque de M. Ftorio.
Pordehow. La collection numismatique des comtes Panciera de Zoppola.
Padoue. La collection minéralogique de M. Da Rio. Nous ignorons le sort de la riche collection conchyllio/ogique qui appartenait à feu le professeur Renier.
Mil ah. Les magnifiques bibliothèques de MM. Reina% Trivulzio , Melzi, Litta, Fagnani et Archinti; la superbe collection minéralogique de M. Joseph Cristojori ; la précieuse collection de minéraux du célèbre Brcislack, léguée par ce savant, mort eu 1826, à la famille Borromeo. Nous ne devons pas passer sous silence le monument magnifique, qu'un simple particulier, livré à ses propres ressources, mais rempli d'un noble amour pour la science , M. le chevalier Litta Biumit élève à la géographie dans sa carte colossale de l'Italie en 84 feuilles. Topographie, statistique, iconographie, histoire ancienne, du moyen âge et moderne, biographie des Italiens les plus célèbres , tout s'y trouve classé dans un ordre admirable et accompagné d'une critique judicieuse. Nous espérons que ce j^raud ouvrage , fruit d'immenses recherches et de frais énormes, sera bieulôl livré au public.
Pxsth. Le riche cabinet d'antiquités hongroises de M. de Jancowich ; c'est une des collections les plus remarquables qui existent entre les mains d'un particulier.
Rerlik. La magnifique galerie de tableaux de M. Solly , qui avait coûté plus de quatre millions de francs à son propriétaire , les collections d'antiquités de MM. Koller, Minutoli, Passalacqua et autres sont devenues publiques par la munificence du roi régnant qui en a fait l'achat dans ces dernières années. Parmi les collections particulières uous nous bornerons à citer : le cabinet minéralogique de M. Bergemann , un des plus riches et des plus
A LA GÉOGRAPHIE. ixx*
remarquables ; la collection d'objets japonais et chinois de M. le comte de Ross , et Y et h nographique de M. le comte V oss ; celle de gravures, d'ouvrages en ivoire , pierres gravées et antres objets de M. de Nagler; I herbier de M. le professeur Kunth , qui renferme les richesses rapportées d'Amérique par MM. de UumboldteX Bompland ; le grand établissement géographique de Schropp et compagnie.
( ubli 5ce. Les belles collections de M. le comte Renesse- Breitbach consistant en monomms romains et germaniques, gravures choisies, un médailler très riche, manuscrit» et premières impressions d'un grand prix et une nombreuse bibliothèque ; la collection de tableaux de M. Long, curé à Neuendorf; la collection de tableaux et de monnaies dit M. Bvht , secrétaire de régence, connu par son ouvrage sur les monnaies de Trêves.
Taîrvas. La collection d'antiquités romaines de M. Quednov , conseiller de régence.
La collection d antiquités romaines de M. Bœcking, composée d'un et d'un grand nombre d'autres objets antiques. Bon. Les collections de tableaux de M. le baron de lia xt ha us en et de M. Kamp, notaire. Les belles collections d'antiquités du chanoine Pik et du docteur Crevelt sont devenues propriété de l'université après la mort de ces savans.
Namrian. Le cabinet dldstoire naturelle du prince Maximilien-Alexandre de Neuwied , k>noé en grande partie avec les riches collections rassemblées dans son mémorable voyage m Brésil, qui répandit tant de jour sur cette contrée jusqu'alors si peu connue. A la page i63 nous avons déjà meutionné la riche collection d'antiquités appartenant au prince frère du précédent.
Cologye. La collection de minéraux de MM. Heis et Sehlmeyer, et celle de M. Klœcker;
ie cal ,f.e: d'histoire naturelle Mcinri zlingi n l.v btM niust r itanlujUttcs , tir ta-
hUaux et d'objets d* histoire naturelle , ainsi que la riche bibliothèque de Wallraf, sont publics par la mort de leur possesseur, qui en i8a4 les a légués i la ville de
Cologne, à laquelle appartiendra aussi la bibliothèque particulière de monseigneur Y archevêque. La célèbre collection de tableaux formée par M. Boisserée et achetée par le roi de Bavière , se trou se répartie dans les galeries de Munich et de Nympbenbourg.
Aix-LA-CauriLLK. Les belles collections de tableaux de feu M. Bettendorf, et de la j; la riche collection de tableaux de M. le docteur Lorsenne ; la collection de monnaies anciennes , de vitraux et autres antiquités du chanoine Schumacher.
BacxaxLas. L'établissement géographique que M. fonder MaeUn a fondé depuis quelques a .nées. Ce magnifique établissement se compose de nombreux ateliers où d'exceJiens artistes ont déjà acquis une réputation justement méritée, d'un jardin de naturalisation, «Ton cabinet d'histoire naturelle, et d'une riche bibliothèque. Celle-ci contient une immeuse collection de voyages, les divers muséums, les iconographies, les mémoires de presque toutes les sociétés savantes de l'£urope, les ouvrages périodiques d'un grand nombre de pays, une collection complète de tous les atlas et de presque toutes les cartes publiés jusqu'à ce jour. L'institut de M. Valider Maelen a déjà produit des outrage* très remarquables, entre autres un Atlas en 400 feuilles qui, montees convenablement . formeraient le globe le plus grand que l'on ait encore exécuté, à I Vicepnon du Gtorama de Paris , car il offrirait une sphère de a3 pieds 10 pouces et 6 lignes de diamètre. Ce savant estimable , qui fait un si noble usage de sa fortuue, a entrepris d'autres publications géographiques d une grande utilité et de la plus haute important e. Nous nous bornerons à citer Y Atlas de l'Europe , composé de i65 cartes sur grand colombier, à 1 échelle de un six cent millième; la carte de la Belgique, en 42 feuilles; \* carte de la Hollande , en a4; et les dictionnaires géographiques spéciaux des provinces de ta Belgique, sur un plan entièrement neuf, offrant d'après les matériaux les plus nouveaux tt les plus autheu tiques, la géographie et la statistique de chacune des provinces de eue partie si intéressante de l'Europe. Nous unissons nos voeux à ceux de tous les amateurs tk ce genre de connaissances , pour que tant de rèle et de nobles sacrifices de la part d un particulier soient couronnés du plus éclatant succès. Dans cette capitale on doit encore citer le carnet entomologique de M. Robjns, regardé justement comme le plus riche et b mieux coordonné de la Belgique et un des plus remarquables de l'Europe; M. Robyns, juirfieor 1res distingué, possède aussi une belle bibliothèque où se trouvent les chefs* (Toaure des premiers maîtres et les partitions des meilleurs opéras.
LWVl
INTRODUCTION
LiàoK. La belle collection de fossiles de M. le docteur Schmerling.
Airviiis. Les serres de M. le docteur Somme; le cabinet d'histoire naturelle de M. Kets fils ; le cabinet de tableaux de M. fan Lancken ; celui de M. Steenecruys ; le mcdaiUer de Jtf» (jobboerts»
EaoHtBir. Le jardin botanique du château du duc d'Aremberg, dont on loue surtout la beauté , la grandeur des serres et le grand nombre de plantes exotiques qui y sont en pleine végétation ; le jardin botanique de M. Parmentier.
Gahd. La riche bibliothèque d'un savant très distingué, de M. Van Hulihem ; le cabinet de tableaux de M. Scltamp et celui de M. Antheunis; la précieuse collection de vases, d'ustensiles du moyen âge , de peintures sur verra et d'autres objets , appartenant à M. d'Huyvettre.
Loovam. Rétablissement pomologique et le cabinet de chimie de M. Van Mont. Fruit de trente-sept aus de travaux , d'expériences , de naturalisation des plus beaux fruits des différentes contrées du globe. L'établissement pomologique de ce savant illustre, est nonseulement le premier de la Belgique, mais un des premiers de l'Europe, et sous certains rapports il n'en existe peut-être pas ailleurs un seul qui puisse lui être comparé. Cette magnifique pépinière mérite d'autant pli» d'être signalée, que depuis son origine elle sert d'école pour la culture et pour la multiplication des plantes. Grâces au désintéressement et à l'extrême obligeance de M. Van Mons, cette école a puissamment contribué à propager les méthodes les plus rationnelles et les meilleures espèces de fruits, en fournissant à la Belgique de très habiles horticulteurs.
GAhbs. Le musée Durazzo, assez bien fourni d'objets de minéralogie et de concbyologie. Les palais Pasqua et Hrignole contiennent l'un et l'autre des galeries de tableaux d'un grand prix. La f'illetta, jardin botanique et de plaisance de M. le marquis di Negro et sa collection de gravures , depuis les premiers temps de cet art jusqu'à ce jour, méritent toute l'attention des artistes et des amateurs.
Pakmk. La superbe collection minéralogique à» M. Us comte Linatif remarquable surtout pour les aérolithes.
Floucnck. Le riche médailler du prince Poniatowsky; la galerie àfozxi et celle du prince Corsini; la collection de manuscrits de M. U marquis Tempi; la collection ornithologique de M. Charles Bonaparte, fils du prince de Canino , et la riche bibliothèque de feu M. la comte Demitri de Boutourlin.
Arezzo. Le musée Bacci-Bossi , composé surtout d'antiquités étrusques. Cbiusi. Le musée étrusque de A/. Paolocci.
Cortowa. Le musée étrusque de M. Coltellini. Le riche musée étrusque de M. Corazti a été récemment vendu en Allemagne.
Chiahci aho. Le musée étrusque de M. Casuccini.
Voi.txrka. Le musée étrusque de M. Cinci. Rom est trop riche en collections particulières pour entreprendre de les citer toutes. Nous devons nous borner aux plus fameuses. Les galeries Borghèse et Doria sont sans contredit les premières, tant pour le nombre que pour la magnificence des chefs-d'aeuvre. Celle du cardinal Fœsch est célèbre par ses beaux et nombreux tableaux d'école flamande et par sa belle collection de vases greco-étrusques. La gaW-rie Sciarra-Colonna n'est pas si abondante, mais elle ne renferme que des ouvrages de premier ordre et des premiers maîtres ; outre sa superbe galerie , qui est une des plus reuommées de Rome, le palais Corsini possède uue bibliothèque considérable, où se trouve aussi une riebe collection de livres du xv* siècle et d'estampes. La galerie Barberinif quoique démantelée â diverses époques, mérite encore une mention distinguée, ainsi que la riche bibliothèque ouverte au public par sou propriétaire ; la belle bibliothèque du palais CJiigi, également ouverte au public; la bibliothèque de M. le chevalier Prêta, que ce savant a déjà léguée de son vivant à la ville de Baslia; les bibliothèques des cardinaux Albaui et Impériali ; la superbe collection d'objets cltoisis de toute espèce , que M. Martucci a rapportés de ses longs voyages dans l'Orient et surtout à la Chine ; la collection de morceaux antiques très choisis , consistant en pierres précieuses, ornemens d'or, vases , bronzes , etc., du célèbre sculpteur Tftonvaldsen. Le musée étrusque du prince de Canino , composé d'un grand nombre de vases dits étrusques et autres objets retirés des
A LA GÉOGRAP1UK.
L XX Vit
fouilles que cet amateur éclairé a fait faire daus les environs de l'ancienne ville de Ta Ici, près de Ganino , etc. Les collections d'antiquités de M. te conseiller Kacstner , de médailles et scarabées égyptiens de M. le comte Palin , de verres et vases antiques de lord Xorthnmpton. Le beau cabinet de physique de M. le professeur ScarpeUini , que ce tarant a déjà réuni aux collections scientifiques de l'académie des Nuovi-Lincei. Parmi les alias, que nous avons déjà nommées dans la description de Rome, nous nous bornerons à parler de la villa Borglièse , hors la porte du Peuple, et de la villa Albani , bon la porte Salaria , riches l'une et l'autre en objets d'art et d'antiquité*.
Bolo&ssu Les superbes galeries de tableaux de MM. Zambcccari, Marescalchi , Ereolami et Aldrovandi, et celle de M. Satina, qui possède en outre un médailler et une belle collection rninéralogique ; le beau médailler de M. le marauis Angelelli; Y herbier de Âi. le professeur Bertofoni , qui est regardé comme le plus riche de l'Italie ; la collettion d" ai jets curieux et la bibliothèque de M. le professeur Osti.
Sa tiajt Ajro. Lebeiumédaitler du célèbre antiquaire Bartholomée Borg/iesi; une partie de ses médailles est à Saivt-Marixo.
I'ihiu. La bibliothèque de M. le marquis Antaldi.
Pt moesa. Le célèbre musée d'antiquités Oddi ; malgré les important objets qui en ont été vendus, il est encore très considérable. La plus grande partie des collections d'antiquités de MM. Ansidei , Staffa, etc. , ont été vendues. Le beau cabinet rninéralogique de M. le professeur Canaâ ; la galerie de tableaux dans le palais Monaldi.
Gcuio. La belle galerie des comtes Beni.
Sasso-Fearato. La belle collection de tableaux du peintre national Sasso-Ferrato cachés dans le couvent de femmes de Santa- C/iiara; quoique appartenant à une corporation , nous la nommons pour révéler aux artistes l'existence de ces chefs-d'œuvre ensevelis dans mu oubli profond, et que le hasard seul a fait découvrir à M. Charles Didier.
CrvTTATaccatA. La collection d'antiquités de M. le chevalier Munit. N a plis. La bibliothèque du prince Tarsia ; la belle collection d'antiquités , surtout de médailles , de rases et de tableaux de /' école napolitaine appartenant au chevalier Sant-Angelo , homme savant et habile administrateur, dont laréceute entrée au ministère de l'Intérieur a été pour le pays un événement heureux; le médailler de M. t'a talon i . avocat; la collection de médailles et terres cuites de M. le prince Son-Giorgio ; le médailler et les scarabées de M. Carelli ; la collection de médailles et autres antiquités de M. le chanoine Jorio. Le riche médailler du professeur Poli a été légué par ce savant physicien à son élevé royal et forme déjà partie des collections du roi.
\oi.* La collection d' antiquités de M. Serignano ; celle de Y abbé Mêla.
N a ado (terre d'Otrante). La collection d'antiquités de monseigneur f évéque.
Yasto (Abruxze}. Le beau musée du baron Genua. Il renferme entre autres antiquités remarquables huit ou neuf mille médailles , la plupart de la Sicile et de la Grande- Grere , dans un état parfait de conservation.
Tarllzzi (Terre de Bari). Le médailler du chevalier De Gemmis.
Caotoxa (Calabre). Le médailler de 31. Antonio Ferrari.
Pile rm e. Le Jardin botanique de l'Olivuzza, appartenant à M. ff'ilding . officier hano*rie». aujourd'hui prince de Butera; il est riche en plantes exotiques de toutes les parties du monde; Je palais Butera , à Païenne, possède eu outre une collection d'antiquités ; les collections d'antiquités du duc de Serra di Falco et du prince de la Stabia.
Catajtb. Le musée Gioeni tout scientifique , et le musée Biseau , où se trouvent réunis des antiques et des objets d'art modernes également précieux, une collection de livres rar«s et un vaste cabinet d'histoire naturelle. Ce cabinet se distingue surtout par un assortîmes! complet de tontes les productions volcaniques de l'Etna. On y voit des laves de toutes les éruptions. La collection d'antiquités et de médailles de M. le chevalier Alessi.
Ricci*. .Sans avoir un médailler complet, M. le baron Schininà, possède des monnaies siciliennes d'un haut intérêt; nous citerons entre autres quinze médaillons de Syracuse a la tète d'Aréthuse pour la plupart de module moyen et d'uue beauté ravisante ; ce trésor est digne d'un musée royal.
final» il La collection d'antiquités de M. Politi.
I'alauolo (Sicile). Le musée du baron Judica, remarquable par la réunion de toutes !< s
ï.XWlll
INTRODUCTION
«iniquités de la ville voisine d'Acre, découverte par le baron lui-même en 1809, et explorée par lui à grands frais.
Lisbonne. La belle collection d'histoire naturelle de M, Adolphe-Frédéric de Lindettberg , consul général des villes Hanséatiques ; celles des marquis d'Ange) a et d'Aérantes. Le meti ailler du vicomte de Santarem. La bibliothèque du marquis de Penalva.
Porto. I*a bibliothèque et le beau mcdailler de monseigneur l'évéquet formés parce savant pendant les trente années qu'il a été professeur de droit à l'université de Corimbra.
Lobders. Aux collections particulières indiquées dans la description de cette ville immense, nous ajouterons les suivantes à cause de leur grande importance : les collections de coquilles de MM. Sowerby frères ; l'une offrant la réunion des fossiles d'Angleterre décrits dans sou grand ouvrage (Minerai Coocbology of Great Britain); l'autre remarquable par ses nombreuses espèces de coquilles vivantes. La collection de M. Brode nep , et celle du révérend docteur Goodal, prévôt du collège d*Etou. Les superbes collectio ns minéralo» giques de MM. Hume, John St-Aubyn et G reville ; cette dernière est regardée comme la plus riche de l'Europe pour les pierres précieuses; le musée botanique et la riebe bibliothèque de feu Banks, laissés par ce célèbre naturaliste en usufruit à l'illustre botaniste il/. R. Drown. A la page 418 nous avons déjà signalé toute l'importance de la magnifique bibliothèque de lord Spencer et du superbe herbier de M. Lambert. Ici nous nommerons encore les riches bibliothèques de M. Heber, du duc de Devons hire , de M. Thomas Grenville, de sir John T/torald, de M. Henrott ; les cabinets d'antiquités de M. Burgon, de M. te colonel Leach et de M. Uope; le musée mexicain de M. Beulloch ; la collection de tous Us livres cités par l'académie de la Crusca, formée par M. le comte Mort ara; la riche collection de livres chinait de M. Morrison, déposée dans la maison des missionnaires, protestans.
Stockholm. La bibliothèque de M. Brinckemann , remarquable par le choix et la rareté de ses livres ; celles de MM. les comtes d'Engelstrom, de Brahe, de Fleming; cette dernière , après la mort de son philauthrope possesseur, ira enrichir la bibliothèque de l'université d'Upsala. On doit ajouter la magnifique bibliothèque de M. le comte SuchteJen, ministre de Russie ; elle dépasse de beaucoup toutes les autres par le nombre des volumes; le cabinet minéralogique du célèbre chimiste Berzelius.
Saibt-Pétebsbocrg. Le cabinet national russe de M. Paul de Svignine; ce superbe établissement se compose : i° de tableaux et sculptures d'artistes russes; a0 de portraits en miniature des souverains et personnages historiques ; 3° d'argenterie antique et de nu* mismatique russe; 4° d'une collection minéralogique; 5° d'une riche bibliothèque. Aux collections de tableaux citées dans le texte à la page 480 , il faut ajouter celles du prince Belozerski et de M. l'amiral Mordvinof ; et nous ne devons pas passer sous silence la bibliothèque et la superbe collection de cartes géographiques du prince Labanof de Rostof.
Abebahgelsk. Outre la superbe galerie de tableaux existante dans le château du prince Youssoupovf que nous avons citée à la page 484 dans les environs de Moscou, il faut mentionner aussi la riche bibliothèque qui se trouve dans le même château.
Calcutta. La bibliothèque de M. Horace WUson, secrétaire de la Société Asiatique de cette ville; elle est riche surtout en écrits originaux relatifs à l'Inde, au Tibet et autres régions de l' Asie-Orientale; la bibliothèque de M. Guillaume Leycester , juge en chef du sadder Diouanni et du nizamet Adaoulat ; la bibliothèque du célèbre brahman Rammahen- Roë , riche en manuscrits orientaux et en livres anglais, français et autres langues de l'Europe; cette belle collection se trouve dans la maison de campagne de ce seigneur indien , située dans les environs de Calcutta.
Bombât. La bibliothèque de M. Mount-Stuart Elphinstone, ancien gouverneur général de la présidence de Bombay ; la bibliothèque de M. Edouard llest ; celle de M. le colonel Fanskennedj, secrétaire de la Société littéraire asiatique de cette ville ; la collection de médailles orientales, de briques de Babylone, d'inscriptions pertépoUtaines, etc., de M. N. A., un des plus riches négocia ns de Bombay.
Colombo. La bibliothèque de M. N. N., chef de la justice (chief juge) de l'île de Ccylan, riche surtout en ouvrages de jurisprudence indienne, persane; la belle collection de statues, médailles et monnaies orientales , surtout japonaises de M. Lyard, collecteur da us cette ville.
A LA GÉOGRAPHIE
LXXtX
Sijtgbapodb. La bibliothèque et la collection d'objets de curiosités de if. Hilton, située à Kampong-glan dans les environs de cette ville; l'habitation de cet Anglais est remarquable par la singularité de son architecture.
IUUsuxe. Le» collections zoologiques , miner alogiques et botaniques de M. le docteur Flctor Gode/roi, médecin dans cette ville.
Mais il est temps que nos lecteurs connaissent les nombreux ouvrages que nous ayons compulsés pour la rédaction de cet Abrégé, et les personnes généreuses qui ont bien voulu nous aider dans cette tâche difficile. Nous le ferons de manière à résumer pour ainsi dire le plan de notre ouvrage, car dans cette exposition nous suivrons rigoureusement l'ordre -de ses différentes parties.
FAXVCXPXS GÈXtBJLXTK IX GÉOGRAPHIE.
La multiplicité des sujets qu'embrasse la géographie, oblige ceux qui entreprennent d'écrire sur cette science à invoquer souvent le secours de plusieurs sciences auxiliaires. Nous avons pensé que des notions claires et précises sur les points les plus importans étaient tout ce qu'il convenait d'y puiser, pour éviter de tomber dans deux défauts opposés, ne rien dire, et faire de la géographie une mosaïque informe composée d'une dizaine d'abrégés incomplets de sciences différentes. Nous avons donc emprunté a l'astronomie les notions principales pour déterminer la position de la Terre dans l'immensité de l'univers, pour faire connaître ses rapports avec les autres corps célestes et pour indiquer les moyens , a l'aide desquels cette science nous élève à la connaissance de ces importantes vérités. C'est encore à l'astronomie secondée de la géométrie , que nous avons eu recours pour caractériser la figure de la Terre , pour supputer ses dimensions et ■pour expliquer la manière employée à représenter sur des cartes les traits si différais de sa surface. Les sciences physiques et naturelles ont été aussi mises à contribution pour tout ce qui concerne les climats physiques, la distinction des différentes parties, dont l'ensemble forme la surface du globe visible et accessible à l'homme, et la distribution méthodique de ses innombrables produits. Nous avons demandé à la statistique les faits et les principes, à l'aide desquels on peut essayer d'évaluer approximativement le nombre d'hommes actuellement vivans. Enfin nous nous sommes hasardes sur le terrein de l'anthropologie, de l'histoire et de l'ethnographie, pour tracer les trois classifications du genre humain, d'après les langues , les religions et le degré de civilisation qui , avec la classification politique, nous paraissent former les quatre seules grandes classifications que l'état actuel des sciences permet d'établir.
Dans l'exposition de tous ces faits difïérens, nous n'avons pas eu la prétention ridicule de tout savoir et de tout faire par nous-mème. Nous avons compulsé les meilleurs ouvrages généraux qui pouvaient faciliter notre travail , et nous avons eu recours à l'obligeance et à l'amitié des savans distingués qui nous ont aide dans d'autres travaux , surtout dans la rédaction des principes généraux de la Géographie Élémentaire de Malte-Brun.
Afin de mettre plus d'ordre dans l'exposé des principes qui nous ont guidé pour la rédaction de cette partie de notre ouvrage, nous allons parcourir rapidement et successivement les chapitres dont il se compose.
Dans la partie astronomique , nous avons cru devoir réunir tout ce que les géographes
INTRODUCTION
donnent séparément, en traitant de la sphère armillaire et du globe artificiel. Ceux qui ont eu occasion d'étudier ces sujets sentiront facilement l'utilité d'une innovation, qu'il serait trop long de vouloir expliquer.
Les climats physiques, traités d'une manière extrêmement incomplète ou entièrement négligés dans les géographie* ordinaires , nonobstant le rôle important qu'ils jouent dans la distribution des végétaux et des animaux sur le globe, nous ont paru exiger quelques détails , malgré le cadre borué de notre ouvrage.
Dans toutes les sciences, dit M. Walckenaer, les hommes qui les ont cultivées ont fait disparaître, par des déterminations précises, l'incertitude et les contradictions du langage vulgaire; soit timidité, soit paresse, les géographes font seuls exception à cette règle; mais aujourd'hui que l'ensemble des mers et des terres est connu, et qu'on peut déterminer la signification précise de chaque dénomination géographique, il convient de réformer de ridicules usages qu'on a trop longtemps soufferts. Faut-il que nous ayous besoin de remarquer combien il est contraire à la nature et ait bon sens de désigner sur nos cartes, par les noms de golfes, les mers de Guinée, d' Arabie et du Bengale , qui ont jusqu'à 3o degrés d'ouverture, tandis qu'on appelle mers le petit golfe à double ouverture de Marmara , la lagune du Zuidersée et le marais d'Azof? C'est encore par un abus bien extraordinaire de ce mot, que les grandes mers méditerranées d'Hudson et de Bafftti, d'Oman et de Bengale, ont été désignées sous le nom de baies. Nous a vous cru donc nécessaire de uous étendre beaucoup plus qu'où ne le fait ordinairement sur les principaux termes qui composeut la nomenclature géographique. F.n géographie comme dans toutes les autres sciences, il faut d'abord commencer par les détinitious , avant de décrire les .sujets qui forment le but de cette branche des connaissances. Aussi leur avons-uous cousacré tout un chapitre, en empruntant un grand nombre de définitions, aussi claires que précises et d'autres entièrement nouvelles, a deux ouvrages remarquables, exploités depuis quelque temps par bien des littérateurs pour faire du nouveau à peu de frais, mais que rarement ils ont la délicatesse de citer; nous voulons parler de la Cosmologie de M. le baron de Walcknaer et de la Géographie Comparée de M. Ritter. Dans le même chapitre nous avons donné plusieurs définitions, qu'on chercherait en vain dans tous les traites de géographie , telles que colonies , caravanes , missions, etc.,el nous y avons reproduit, non saus les développer , quelques définitioos nouvelles déjà données dans notre Compendio di Geografia et admises depuis dans d'autres ouvrages, et dont les auteurs avaient oublié sans doute d'indiquer l'origine. Nous regrettons beaucoup que notre cadre ne nous permette pas de justifier certaines dénominations nouvelles, qui manquaient à la géographie et que uous avons proposées pour désiguer convenablement par un seul mot quelques-uns des grands traits que présente la surface de la Terre.
Les divisions générales du globe , leur superficie et leur population étant les bases principales de la géographie politique, exigaient des détails que l'on chercherait en vain partout ailleurs. L'élonuaiile disparité d'opinions, relativement à l'étendue des parties même les plus connues du globe, et la prodigieuse discordance qu'on rencontre parmi les sa vans , les géographes et les statisticiens, lorsqu'il s'agit de déterminer les surfaces ainsi que le nombre des habitans, exigeaieut quelques éclairci&semeus. Le lecteur connaît déjà les motifs et les principes qui ont présidé à la rédaction de cet important chapitre et de tout ce qui a rapport au même sujet, traité d une manière nouvelle dans les introductions au tableau statistique de chaque partie du monde.
Nos liaisons avec un jeune naturaliste, que des travaux classiques sur la zoologie et la botanique ont déjà placé au premier rang, nous ont procuré l'avantage d'offrir , dans le ixe chapitre, un résumé de la distribution géographique des trois règnes de la nature, suivi de leur tableau statistique du règne auimal et du règne végétal à l'époque actuelle. C'est à M. Lesson , qui a bieu voulu se charger de ce travail difficile, que nos lecteurs devront les faits positifs formaut les traits caractéristiques de cette partie de la géog rallie, jusqu'à présent mêlée à tant d'erreurs, par l'impéritie de quelques savans es ti maies, mais égarés dans des recherches étrangères à leurs études, erreurs qu'une célébrité, justement acquise par d'autres travaux, contribuait à propager à l'ombre de leur autorité. Dans le texte nous avons indiqué la part de ce travail qui est due à deux naturalistes distingués, MM. Rcjnaud et Milite Edwards.
i.xxvt
Dans le chapitre x* , consacré aux principales classifications du genre humain , a tous fait observer l'inutilité de certaines classifications proposées et adoptées par tous les géographes; et, en signalant l'état encore si vaçne et si imparfait où se trouve la classification d'après laquelle on prétend partager tout le genre humain , selon les uns en quelques i a né te s, selon les autres en plusieurs espèces différentes , nous avons fait seutir qu'on n'avait pas encore rassemblé avseï de faits bien constatés pour admettre celle importante clarification dans un traité de géographie éh tneuiaire. Dans le même chapitre , après avoir démontré l'absurdité de cellt- qui est généralement admise sous le rapport des principales nuances de la civilisation, nous indiquons ce qui nous parait devoir être compris sons le nom de civilisation, et nous essayons de tracer les limites qui constituent les trois nuances principales de l'état social. Pour ne pas introduire des noms nouveaux , nous avons conservé les divisions déjà proposées par Mal le- Brun, mais en y rangeant , dans on ordre nouveau et plus convenable, les nations que ce célèbre géographe avait nommées peuples civilisés , peuples barbares et peuples sauvages. Nous terminons ce chapitre en signalant l'inutilité et le vague des classifications qui ont pour base la nourriture, la position topographique et les occupations des différentes nations du globe.
L'histoire et la géographie font, pour ainsi dire i chaque page, mention des peuples , dont Tune nous raconte les exploits et les vicissitudes, tandis que l'autre nous eu indique la position et nous en décrit la demeure ; mais aucun traité d'histoire et de géographie que nous sachions n'a défini le mot nation, Nous avons donc commencé notre chapitre de ù classification ethnographique du genre humain par faire connaître les trois acceptions différentes sous lesquelles on prend le nom de nation; ensuite nous avons expliqué le sens qu'on doit attacher aux mois famille ethnographique, langue et dialecte, et nous avons ûni par donner un résumé de la roappemoude ethnographique de notre Atlas, comme le cadre général auquel doivent se rapporter les cinq tableaux que nous avons intercalés dans l'introducliou à la géographie politique des cinq parties do monde.
La religion influe sur les sociétés humaines d'une manière non moins puissante que les constitutions politiques, dont elle détermine souvent les formes, et que toujours elle affermit , ou altère. Loc classification du genre humain , basée sur les croyances religieuses , était donc de la plus haute importance. Mais cette classification , que depuis quelque temps on rencontre d'une manière plus ou moins incomplète, plus eu moins inexacte, dan» presque toutes les geographies générales, se réduit , dans tous les abrégés, à la simple nomenclature des religions, suivie de l'énumération des peuples principaux qui les professent. Nous avons cm nue, pour remplir cette lacune et pour donner une division moins vague, il suffisait de résumer en peu de pages les points les plus essentiels des piincipaux cultes existans , en les classant d'après l'état actuel de nos connaissances dans cette branche des sciences historiques , que tant de faits imporlans ont enrichie de nos jours. Noire guide principal, pour tout ce qui concerne le judaïsme et le christianisme, a été l'ouvrage de M. Scliotll ; mais nous avons rempli ses lacunes et rectifié quelques inexactitudes, en nous aplani des renseignemeus que nous devons à feu Vabbé Grégoire, ancien évéque de Blois , qui a bien voulu nous aider de ses lumières et nous communiquer les nombreux matériaux qu'il avait rassemblés pour la nouvelle édition de son important ouvrage sur les sectes du christianisme, l'a orientaliste, auquel de grands travaux sur l'histoire et les monumens des Arabes ont valu une juste célébrité, M. Reinaud, s'est chargé de la rédaction de l'article islamisme et de ses branches. Un géographe et sinologue célèbre, M. Klaproth, que non* aurons sonveut occasion de nommer dans cet ouvrage , a"bien voulu refaire notre article sur le bouddhisme , afin de mettre cette partie au niveau des connaissances actuelles , fruit des recherches les plus récentes faites sur ce sujet important. M. Eugène Bournouf, qui connaît si bien tout ce qui concerne l'histoire , la religion et les langues classiques de l'Inde, a eu la complaisance de revoir tout ce que nous avons dit lur la religion de Brahma. La reconnaissance nous impose le devoir de nommer aussi MM. Abel Rénutsat et Saint-Martin , comme nous ayant aidé de leurs conseils dam la parlie relative aux croyances de l'Orient , qui entraient dans la sphère de leurs études spéciales. Tout le reste du chapitre a été puisé aux meilleure* sources et aux plus récentes publications.
INTRODUCTION
Europe.
Plus resserrée que toutes les autres parties du monde , mais entièrement connue , divisée en un petit nombre d'états , et déjà comprise presque toute dans le domaine de la statistique, l'Europe n'offre au géographe que peu de difficultés, à l'exception de celles qui accompagnent les détails topographiques, la classification des îles qui en dépendent géographiquemeut, la détermination de ses limites orientales, l'enchaînement de ses montagnes et quelques autres points que nous avons déjà signalés. Il ne nous reste ici qu'à indiquer les sources principales auxquelles nous avons puisé, pour rédiger la description des differens états; nous disons les sources principales, parce que notre cadre se refuse à citer tous les ouvrages, auxquels nous avons eu recours pour décrire le mieux qu'il nous a été possible cette partie du globe.
FftAifci. San» imiter ces faiseurs d'Abrégé* qui ne voient que la France en Europe et que l'Europe dans le monde, nous avons donne la description de cette monarchie atec tous les détails qu'exigeaient le but spécial que nous voulions atteindre, t>u rédigeant cet Abrégé , et la place eminente qu'elle occupe parmi les puissances appelées à fixer les destinées des autres nations; dans ce travail difficile, deux outrages ont été nos guides principaux, savoir : i° l'excellente statistique de la France, qu'un savant laborieux reproduit tous les ans avec d'iotportautes améliorations sous le titre modeste $ Almanach du Commerce. Bien différent de ces auteurs, qui empruntent sans scrupule à M. Bottin le fruit de ses longues veilles, sans jamais le citer, uous nous faisons un devoir et un plaisir de signaler ici les uorobreux emprunts que nous avons faits à son livre , pour tout ce qui coucerne les détails topographiques et statistiques. Cet obligeant écrivain a eu la complaisance de revoir toutes les épreuves relatives à la France, et nous a fourni lui-même l'article sur l'industrie de ce royaume. i° \y Itinéraire descriptif de la France, par M. Vaysse de Villiert% inspecteur des postes retiré, autre travail remarquable fait par un savant non moins distingué, qui, dans uue seule personne, offre la condition si difficile i remplir d'avoir tout vu par soi-même, ou du moins de n'admet tre que ce qui est attesté par des autorités recommaudables, et contrôlées soigneusement les unes par les autres.
La description de Paris, qu'a notre grand étounement nous avons vue daus quelques ouvrages rècens, faite eu deux ou trois phrases, a été pour nous le sujet de longues et pénibles recherches. La grande importance de cette capitale sous tant de rapports, ses nombreux et magnifiques établissement nous en faisaient une nécessité. La Statistique du département de la Seine, qui a placé son savant et modeste auteur, M. Vdlot% parmi les statisticiens les plus dislingues, nous a fourni une foule de faits curieux sur lesquels nous avons basé nos comparaisons. Nous avons terminé la description de cette capitale par un passage important que nous avons emprunté à M. Renoiston de Chàteauneuf , que des travaux remarquables sur la eousoromation de Paris , sur les eu fans-trouvés, sur la mortalité des armées françaises, etc., ont justement placé à la tète de ces hommes ingénieux qui de nos jours ont donné a la statistique de si utiles applications. Ce savant estimable nous a fourni en outre quelques notes sur les finances de la France.
Nos liaisons avec plusieurs citoyens et employés, qui ont parcouru la Franccdans plusieurs directions, nous ont été très utiles, non-seulement par une foule de uotions topographiques que nous leur devons, mais aussi par plusieurs erreurs qu'ils ont fait disparaître de nos descriptions, en revoyant nos épreuves; erreurs que nous avions cependant trouvées daus des ouvrages spéciaux publiés récemment et proclamés comme les meilleurs. Nous nous bornerons à nommer : M. Sueur Merlin , employé a l'administration générale des douaues, qui s'occupe depuis long-temps de la topographie de la France et qui est une des personnes qui connaissent le mieux cette importante coulrée ; M. Blanc~Lalésie , autre employé dans l'administration des finances, à Lons-lc-Sanlnier , et déjà connu par plusieurs articles insérés dans la Revue Encyclopédique; uous lui devons aussi l'impor-
A LA GÉOGRAPHIE
l.X.XXIU
Uat article »ur les canaux de f Archipel-britannique. Nous nommerons encore nos deux amis : le docteur Fiilermé , qui, par ses ingénieuses et difficiles recherches sur le mouve- * ajtDl de La population , les fécondations par mois, la mortalité envisagée dans ses rapports arec les conditions sociales et autres sujets importons, a ajouté une nouvelle branche à la statistique; et M. Gutrry , avocat , avec lequel nous osons public le tableau de l'instruction comparée aux crimes en France, sujet que ce statisticien consciencieux a sa- * a m ruent développé dans une série de tableaux 1res bien coordonnés , actuellement sous presse. En outre , notre estimable ami M. Thomas, économiste et statisticien très distingué, qui nous a fourni des renseignement précieux sur toutes les colonies françaises et sur l'île de Mà'ta^asrar ; le docteur Defermont , qui depuis long-temps s'occupe de la composition d'une statistique médicale; M.Val. Parisot, auteur de la Kiographie Mythologique suite de la Biographie Universelle, et aujourd'hui rédacteur en chef de l'Encyclopédie des connaissances utiles; enfin MM. Letton, JVicollet et Reynaud déjà cités dans les paragraphes des Principes Généraux. Nous avons emprunté à nos propres tableaux statistiques tous les faits, qui nous ont servi de base pour comparer les ressources de la France et de ses villes principales asec les antres états et les villes les plus considérables du monde. Les ouvrages auxquels noos avons cru devoir faire encore des emprunts essentiels sont indiqués dans le texte.
Cos vidcratiov Suisse. La Statistique de Picot , Y Abrégé de Géographie de Us Stiissr de Yerold Meyer , le Manuel des voyageurs en Suisse par Ebel, et surtout I excellente Description de la Suisse par Lutz, ainsi que la Statistique de cette coulrée , par M. Fransciai, sont les ouvrages principaux que nous avons consultés pour la description de cette partie de l'Europe. Nous regrettons de n'avoir pu nous procurer à temps riutérex*anl écrit périodique rédigé avec un talent remarquable par M. Bernoullià Baie. Nous devons étendre ces regrets au retard qu'a éprouvé l'envoi de quclquesouvrages sur la cosfïdiîiiatioi» MixiQcxet sur lanowARCBiaPacssiEHHE, et qui ue nous sont parvenus que lorsque ces parties de notre Abrégé étaient déjà imprimées. Nous encadrerons dans l'Annuaire Géographique de i&3î quelques renseignement important que nous y avons trouvés sur les monumens, sur l'industrie et sur les établissement littéraires et scientifiques de ces différent étals.
CoarisÊSATios Gixmahiqux. Les sa vans ouvrages de Hoffmann, Cramer, Uassel, Crome, Stcin , Cajtnalich , Reichard , Zedïitz et une foule d'autres qu'il serait trop long de nommer, ont été nos guides pour la description des états secondaires et du troisième ordre, ainsi que pour tout ce qui regarde les généralités de ce grand corps politique. Quant à ce qui concerne son organisation actuelle , nous avons cru ne pouvoir mieux faire que de nous en rapporter aux actes du congrès de Vienne. La reconnaissance nous fait signaler ici deux de nos meilleurs amis, qui ont bien voulu non-seulement nous aider de leurs conseils dans la rédaction de cette partie de notre ouvrage, mais même en revoir les épreuves; nous voulons parler de M. de MeeHieimb et de M. U docteur Donndorf : le premier, conseiller de légation du roi de Wurtemlierg à Paris, est un ancien officier attaché à l'état-snajor de l'armée prussienne, savant diplomate, que de vastes connaissances et de nombreux voyages ont mis à même non-seulement de connaître très bien 1* Allemagne et la Prusse, dont il a parcouru une grande partie dans toutes les directions , mais aussi d'autres contrées de l'Europe-Méridionale sur lesquelles il nous a donné d'utiles renseignement; le second est renommé en Allemagne par ses savaus articles publiés dans les principaux écrits périodiques auxquels il est attaché; M. Donndorf est depuis quelque temps professeur de langue et de littérature allemandes au Collège de Charlemagne. !Sous devons quelques précieux renseignement sur les villes Anséntiques à M. de Ltsuùnlerg, consul- général d'Autriche à Lisbonne , et à M. Pedro Gabe de Matsarellos , consul portugais à Hambourg.
LtsriftE d'A utricsb, auquel les géographies publiées en France et dans toute l'Europe Occidentale n'accordent que quelques pages , a été traité par nous avec tous les détails qu'exigeait son importance, sans sortir cependant du cadre adopté pour les autres états. Pour ce travail difficile, nous avons puisé dans une foule d'ouvrages; nous citerons au moins ceux de Liechtenslern , HUtùnger, Demi an , Hassel, Pezzl, Ponftkl, Sehwartncr, Csmplovics, Marieaburg , et TUielan. Nous devons la connaissance de plusieurs faits iroportans à deux Hongrois très instruits, MM. Tessedik et Fekete, que nous avons connus à Paris eht-ï M. le comte d'Appony ambassadeur d'Autriche, et auxquels ce diplomate
LXXXtV
INTRODUCTION
a confié l'éducation de se* deux fils aines. M. Fekete a eu même l'obligeance de revoir * lou les les épreuves de la description de cette monarchie. D'autres faits isolés nous ont été communiqués par plusieurs de nos compatriotes qui ont beaucoup voyagé, et par quelques administrateurs habiles, qui ont bien voulu redresser nos jugemens sur plusieurs points. Parmi ces derniers , nous nous bornerons à citer M. Torriceni , statisticien très distingué, aucien préfet du Mclla et plus tard du Serio, aujourd'hui délégat à Milan; M. le baron Mulazzani, savant économiste, conseiller de gouvernement à Venise; M. Arrigoni, littérateur distingué , employé dans le même gouvernement comme secrétaire. Nous avons aussi puisé quelques faits dans l'ouvrage que M. Quadri , autre secrétaire du gouvernement de Venise, a publié sur les Provinces Vénitiennes, ouvrage qui a rempli une grande lacune de la statistique et que nous n'hésitons pas à proclamer comme le meilleur de ce genre qui soit encore sorti des presses italiennes.
Moharcuie Prusmeïcre. Les importantes publications d'un savant administrateur , M. le conseiller Hojf matin , et les ouvrages de 31 M. Stein, Demian et ZcMitz ont été nos sources priucipales pour la description de cette contrée, si imparfaitement traitée, malgré sa grande importance politique et commerciale, dans presque toutes les géographies de l'Europe Occidentale et Méridionale. Nous avons déjà nommé MM. de Meeiheimb et Donndorf qui ont bien voulu revoir nos épreuves et nous aider de leurs conseils.
Moharcuie Néerlandaise. Pendant l'impression de notre ouvrage, la révolution éclatée à Bruxelles, eu séparaut la Belgique de la Hollande, a mis Gn à la monarchie Néerlandaise , formée au congrès de Vienue par la réunion à la Hollande de la Belgique et de quelques parties du nord-ouest de l'Allemagne. Ces pays , très inégalement partagés sous le nom de Provinces' Méridionales et Provinces-Septentrionales , forment aujourd'hui les deux royaumes de Hollande et de Bilgique. Nous iudiquerous dans Y Annuaire Géographique de l'année prochaine les limites qui auront été définitivement assignées par les grandes puissances à ces deux états ; en attendant le lecteur peut regarder presque tous les pays que nous avons décrits sous le titre de Provinces- Méridionales , comme formant, à un très petit nombre d'exceptions près, le nouveau royaume, de Belgique. Comme à l'époque de l'impression du tableau statistique de l'Europe donné à la page 5o5 la dissolution de la monarchie Néerlandaise était déjà accomplie et avait été reconnue par les grandes puissances, nous y avons donné le titre de monarchie Hollandaise aux pays qui forment le royaume actuel de Hollande, à cause de l'étendue et de l'importance de ses possessions hors de l'Europe; eu effet , il embrasse tous les j>ays que nous avons décri ts sous les lities de Provinces-Septentrionales , quelques fractions des Provinces Méridionales et toutes les Possessions de la ci devaut monarchie Néerlandaise.
Ne Usant pas le hollandais, nous n'avons pu consulter lesimportaus ouvrages publiés par des savans nationaux sur le ci-devaut royaume des Pays-Bas. Nous croyons cependant avoir eu grande partie remédié à cet inconvénient en nous servant de la description de cette coulrce rédigée par M. Cannabich dans le t'blUtœndigcs Handbuch der neuesten Erdbeschrcihung , et en consultant la Géographie historique , physique et statistique du royaume des Pays-Bas, publiée à Bruxelles par M. Clott, et composée, pour la plus grande partie , dVmprunts faits à l'ouvrage précédent, ce qui prouve son mérite réel et la bonté des matériaux employés dans sa rédaction. Nos liaisons d'estime et d'amitié avec M. QueteUt qui est en même temps un illustre astronome et un statisticien distingué , nous ont valu l'avantage de faire revoir notre manuscrit par ce savant, lors de son court séjour à Paris en i83o. Les troubles qui ont agité depuis ces pavs nous ont empêché de recourir pendant l'impression à MM. Dupecliaux , Sommerliauscn , Max et autres personnes distinguées qui auraient pu nous aider de leurs lumières pour remplir bien des lacunes et éviter des erreurs reproduites dans tous les ouvrages rédigés par des étrangers. Nous espérons que ces messieurs voudront bien nous mettre à même de le faire dans notre Auuuaire Géographique de l'année i833. Tout ce qui regarde la partie statistique, nous l'avons tiré de Y Essai historique , géographique et statistique sur le royaume des Pays-Bas , que nous avons publié eu iK3o avec notre ami M. de La Roquette. Nous ajouterons que M. de Fabricius, chargé d'affairesdu duché de Nassau, a eu la bouté de nous fournir plusieurs notes importantes et de résoudre quelques difficultés que uous avons eu l'houueur de lui soumettre.
A LA GÉOGRAPHIE