‹ Abrégé de géographie (volume 2)Chapitre 10 sur 320 · I.XXXV · texte numérisé non relu

I.XXXV

L'Italie si intéressante par ses souvenirs historiques , par ses antiquités , par les magnifiques roonumens qui décorent ses villes nombreuses , par sa grande population , qui est un vingt-unième de celle de l'Europe, et par ses productions au>>si précieuses que variées , l'Italie , malgré le nombre prodigieux de livres écrits sous tous les litres pour ta faire connaître, n'en est pas moins une des parties du monde civilisé dont la géographie et la statistique offrent le plus de lacunes. On connaît à la vérité jusqu'aux moindres détails tout ce qui concerne les antiquités, les monumeus, les musées, les moeurs et les usages de ses parties situées sur la roule tracée aux Touristes par les itinéraires; on connaît asscx bien la géographie proprement dile do ces mêmes lieux ; mais à part un petit nombre d'exceptions , ou peut dire que la géographie descripiite de tout le reste et la statistique de presque toute cette intéressante contrée est encore à faire, lant sont vagues et incomplètes les descriptions qu'on a publiées jusqu'à présent. Aussi nous n'aurons aucun ouvrage général à citer, parce qu'il n'en existe aucun. Quant aux ouvrages spéciaux, nous ne citerons que Yltinerario délie Due-Sicilie de M. Qnaltromani , les Statistiques de la Sardaigne de MM. Mimant et De la Marmara , les Almonnchs des ditïerens états et les éditions de notre Compendio di grograjîa faites en plusieurs villes, avec des additions qui ont amélioré la description des pays où elles ont été publiées. Nous ne passerons pas non plus sous silence Y Itinéraire de l'empire Français et de l' Italie , par M. Fayssede filliers, ouvrage que nous regardons comme un modèle dans ce genre et qui a souvent été mis à profit par ses successeurs qui ue l'ont pas cité. Mais si les livres nous ont manqué, nous avons été pins heureux pour les doeumeus verbaux ou écrits; nous pouvons nommer parmi les personnes qui ont bien voulu nous aider dans «cite tache difficile monseigneur le cardinal Zttrla, que ses commentaires sur la mappemonde de Fra-Manro et sur les voyages de Marco-Polo et des frères Zeni , onl plaré justement parmi les savans dont les travaux oui le plus éclairé la géographie du moyen âge; il a bien voulu nous envoyer des observations importantes sur la partie de notre Compendio qui traite de l'État dn Pape; M. le commandeur lirvUn^hieri , ministre de Toscane à Paris , dont la vaste érudition et le respectable caractère sont si connus , a bien voulu revoir notre description de son pays natal, tache à laquelle s'est encore associé son secrétaire de légation M. le chevalier Peruzzi, possesseur d'une précieuse collection de documens statistiques sur celte partie de l'Italie. .V. Frnllani, employé au ministère de l'intérieur a Florence , auquel nous devons le tableau exact des divisions administratives de ce grand-duché, avec leur superficie et population resjwclivcs ; M. le manpiis Cesare Alfieri di Sottegno, fils de l'a vaut -dernier ambassadeur sarde à Paris, qui a bien voulu nous fournir on tableau précieux de la population des états du roi de Sardaigne comparée à différentes époques; M. Louis Cibrario , administrateur éclairé el aulvur de plusieurs ouvrages, qui a été assex obligeant pour corriger la partie de noire Compendio relative à ce royaume et y faire d'importantes additions. D'un autre côté nous devons aussi nommer parmi les personnes qui nous ont fourni des renseignemeus sur l'Italie : M. le cltevaGcr Gustoni , botaniste très distingué, qui a accompagné le dentier roi de N a pies dans son voyage à Paris en i83o ; feu Joseph Umili, auteur d'une des meilleures géographies élémentaires publiées en Italie; feu le comte Carlit fils du célèbre économiste et lui même un des savans italiens les plus distingués; M. Libri , professeur de mathématiques, auquel de savans mémoires ont acquis une juste célébrité ; M. Molini , conservateur de la bibliothèque particulière An grand-duc de Toscane; M. le docteur Salemi , aujourd'hui employé comme chirurgien-major à l'hôpital de Païenne ; M. le comte Pierre Revedin , que nous mentionnerons en parlant de la monarchie Anglaise ; M. Navarro , avocat à Naples; M. le chevalier Caraffa, qui a parcouni l'Italie dans toutes les directions; M. Benzi, professeur de langue et littérature italiennes à Paris ; enfin M. Cassella de Naples , neveu d'un astronome célèbre, cl auteur d'un joli atlas élémentaire , dont les planches sont gravées à Paris, où l'auteur a dessiné les caries sur les meilleurs matériaux. Il est fâcheux pour la science que la continuation de cet ouvrage, que nous regardons comme un des meilleurs qu'on ait encore faits sur une si petite échelle, soit interrompue à cause de la faible santé de M. Gassello; ce géographe voyage actuellement en Allemagne pour se rétablir.

Durant l'impression de notre description de l'Italie, trois ouvrages remarquables ont

t XXWI

INTRODUCTION

été publiés : les Voyages historiques et littéraires en Italie, par M. Valéry; les Études statistiques sur Rome et la partie occidentale des Etats Romains , par AI. le comte d* Tour/ton , et X Atlante del granducato di Toscana , par M. Zuccagni Orlandini. Le premier ouvrage se fait surtout remarquer par l'impartialité et l'érudition avec lesquelles M. Valéry juge l'Italie sous le double rapport des arts et de l'état social, en donnant une foule de reuseiguemens précieux sur l'histoire des tnonumens et de la littérature ancienne et moderne. Le second a rempli une grande lacune de la géographie et de la statistique par les faits important et nouveaux que son auteur a su renfermer eu deux volumes ordinaires. Le dernier est sans contredit la meilleure description que l'on ait publiée de celle intéi es -an te partie de la Péninsule. Nous puiserons avtc confiance à ces diverses sources pour faire disparaître, dans notre Annuaire, les erreurs qui auraient pu nous être échappées, et pour combler les vides que le manque de bons matériaux nous a forcé ^le laisser subsister. Les reuseiguemens que M. Mussi de Parme j»ous a douués sur cette ville et sur les autres lieux les plus remarquables de ce duché trouveront place dans cet ouvrage. Un jeune savant de Genève, il. Charles Didier, a exploré récemment et pendant plusieurs années la Sicile et les contrées les plus ignorées et les plus montagneuses de la Péninsule. Sans toutefois négliger les mouumens d'art et d'antiquités, il 'est particulièrement appliqué à l'étude des hommes et de la civilisation italienne. Ce poiut de vue tout nouveau l'isole de ses devanciers, et divers fragmens insérés dans les Revues de Paris nous fout espérer de pouvoir aussi pour l'avenir profiter des faits impôt tans recueillis par ce courageux voyageur daus ses longues et périlleuses excursions , comme aussi des documens importons que M. Lit ta Riumi a su encadrer avec un talent remarquable daus la grande carte d'Italie qu'il se propose de publier, et dont nous avons parlé à la page lxxiv. Nous puiserons aussi d'autres précieux renseignemeus dans les voyages aux lacs de Como, Maggiore, etc., et à celui en Savoie qu'un des écrivains les plus spirituels de l'Italie, M. David licrtolotti, a publié dernièrement et dont nous n'avons eu connaissance qu'après 1 impression de celte partie de notre abrégé. L'excellente carte de la Savoie , qu'un Français, M. Chais , vient de publier à Loudres , véritable modèle de ce qu'on peut faire en géographie physique et en topographie sur une si petite échelle , serait digne d'accompagner les brillantes descriptions du savaut Italien. M. Chevallay, emplové à la légation sarde à Paris , nous a fourni des notes sur cette routrée, et a eu l'obligeance de revoir les épreuves de notre description des états du roi de Sardaigne. M. de Tolstoy nous a fourni aussi de précieux renseiguemens sur diverses parties de l'Italie qu'il a parcourues en voyageur éclairé.

PÉR iMst'LK Hispanique. Notre guide priucipal pour la description de l'EsrAONE a été le Dictionnaire géographique , récemment publié par don Sebastien Miiïano ; malgré les critiques qui lui ont été adressées par quelques savaus Espagnols, cet ouvrage n'en est jias moins le plus important que l'on possède sur celte mouarchie, et doit presque toujours être cité comme la meilleure autorité. Tout le inonde connaît la Géographie d' Antillon , le grand ouvrage de M. de La Horde et celui de Dourgoing. Un statisticien distingué et consciencieux, M. Calihert, qu'un long séjour en Espagne a mis i même de rouuaiire cette partie de l'Europe, et feu M. de Uaulefort, auteur d'un volume riche de faits exacts sur la péninsule Hispanique, ont bien voulu nous aider de leurs lumières dans la description de ce vaste royaume. Pour le Portugal nous n'avons consulté que notre Essai statistique sur le royaume de Portugal et d' Algarve t ouvrage que bien des gens et même quelques sa van» exploitent sans avoir la délicatesse de le citer. Ces compilateurs prétendent donner de nouveaux documens statistiques sur ccrovaume, tandis qu'ils ne font que modifier nos chiffres , afiu de mieux déguiser leur plagiat. Cet ouvrage a été trop favorablement jugé par les plus célèbres savaus de l'Europe et de l'Amérique, pour que nous ayons besoin de justifier la préférence que nous lui avons donnée sur tous ceux qui ont paru sur celte conlrée avant et après sa publication. s

Monarchies Danoise et Norwkgiéno-Suédoise. Les meilleurs ouvrages publiés en France, en Angleterre et eu Allemagne sur ces contrées ont été consultés pour en donner ia description. Pour nous prémunir contre les erreurs inévitables dans les ouvrages faits par des étrangers, nous avons eu recours au savoir et à l'obligeance de quelques nationaux que leur position sociale, leurs rapports et leurs connaissances mettaient à même de nous diriger

dao$ cette fâche difficile. Nous nommerons pour la mohahchi» D-aoïss : M. le colonel d ' Abrahamson , premier chambellan du roi de Danemark , philanthrope ardent et éclairé, i jut a eu non-seulement la bonté de revoir et corriger notre manuscrit relatif à tous les pays qui forment cette monarchie , mais qui y a fait d'importantes additions; M. le che varier W. de Steenstrup , officier du génie, qui a bien voulu revoir les épreuves, y ajouter quelques renseignemeus précieux, et nous fournir en outre des notes sur la Norwege. Pour la X09A.B.CSIX Noawâofajfo-SufcDOisa : 3t. le comte de LonvenJiielm , ambassadeur du roi de Suéde à Paris, qui a eu la bonté de rectifier nos jugera eus sur plusieurs points importons de la géographie de celte monarchie, et de nous fournir de précieux dorumens sur sa statistique; M. le comte de Lantingshausen , 31. A. de I.owenskiôld , lieutenant dans l'armée de ligne, AI. George Blumm et 31. H'ahlberg. Ce dernier, qui est professeur de botanique à l'institut médico-chirurgical carolinien à Stockholm, nous a fourni en outre plusieurs faits importans qui seront intercalés dans un tableau statistique sur les jardins botaniques dans les deux hémisphères , que nous nous proposons de publier incessamment dans une des Revues les plus eu vogue de la France ou de l'Angleterre; M. George Blumm, homme de lettres, a bien voulu revoir nos épreuves et y faire d'importantes additions.

MosA&carx Asciarsa. Le cadre de ce livre ne nous permet même pas de nommer tous les principaux ouvrages, où il nous a fallu puiser jiour trouver les faits curieux et généra* tarant inconnus relatifs à l'industrie, au commerce, à l'agriculture, aux monumens et à une foule d'autres objets que nous avons intercalés dans la description du Royaume- Uni , faits que les géographes routiniers négligent ou ignorent presque entièrement , maigre leur grande importance. Nous en a vous tire plusieurs de notre tableau The tf'orld tompared aritlt tiie BritisJi Empire , où le lecteur trouvera indiques les principaux ous rages qui nous ont servi de base pour ce travail. A la page lxxxii nous avons déjà signalé ce que nous devons à 31. Blanc- Lalésie pour la description du système de canalisation de l'archipel Britannique, et dans le tableau anglais nous avons indiqué tout ce que nous devons à notre ami et collègue 31. César More au , pour les importantes communications qu'il nous a faites relativement à la statistique de cette partie de l'Europe. Une excellente description manuscrite de l'île de Malte, rédigée par 31. le bailli Miari, pour un abrégé de géographie que nous nous proposions de publier, a été la principale source où nous a vous puisé pour décrire ce point important de l'empire Britannique; et nous devons à notre ami, le comte Pierre Bevcdin, un des agronomes les plus distingués de l'Italie , des notes précieuses sur les principaux établissement agricoles du la Grande- Bit tague , et a 31. Levilloux% d'autres renseignemeus curieux sur les monumens et les établissement publics de la ville de Londres et d'autres lieux de l'Angleterre. Mais c'est surtout à MAI. Bennis et Golibert que nous avons le plus d'obligations, et nous nous plaisons ici à le reconnaître. Le premier, déjà connu par quelques écrits et qui a parcouru l'archipel Britannique dans plusieurs directions, nous a fourni des documens importa us, surtout pour l'Irlande; le second, que recommandent ses études économiques et qui a aussi visité la Grandc-Ëretagne,nous a communiqué des faits nouveaux et intéressans sur l'Angleterre, et une description pittoresque de Londres. Enfin ces deux collaborateurs ont bien voulu se charger de la révision des épreuves, et nous ont ainsi évité la reproduction d'erreurs, qui se trouvent dans toutes les géographies , eu même temps qu'ils nous ont aidé à remplir d'importantes lacunes dans la description de cette monarchie.

EMriax Rcsss. Les meilleurs ouvrages publiés sur cet empire, les xi", xtr* et xiv* volumes du Vollstandiges Handbuch der neuesten Erdbescltreibung , rédigés par lias sel, et surtout Y Essai d'une statistique générale de t empire de Russie, par M. Schnitzler, ouvrage qui , outre une foule de renseiguemens nouveaux , donne le résumé de tout ce qui a paru jusqu'à l'époque de sa publication, sont les sources principales où nous avons puisé. Le tabltan que nous avons publié sous le titre de C Empire Russe comparé aux principaux dtats du monde nous a fourni les seuls éléinens statistiques dont nous pouvions faire usage dans ce livre. Après l'indication de ces sources qui sont du domaine public , nous en avons eu d'autres que nous devous a nos liaisons d'estime et d'amitié avec des savait* étrangers et nationaux qui connaissent parfaitement cet empire, et dont les cou- «cils nous ont fait éviter bien des erreurs. Nous nommerons M. Ktaptvtli , qui o bien

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INTHODUCTION

voulu revoir notre tableau russe ; M. Schm'tzler , le savant auteur de la statistique que nous venons de citer ; M. de Tolstoy, officier d'état - major en retraite , que de longs voyages et de profondes études ont mis en état de juger sa patrie avec justice et impartialité , et qui non-seulement nous a beaucoup aidé dans la description de cette partie de l'Europe, mais encore nous a donné aussi des notes sur plusieurs parties de la France, de l'Italie et de l'Allemagne; ai. le conseiller Frédéric Adrlung , qui nous a fourni de précieux documeos. M. Edme Héreau , ancicu professeur de langue française au gymnase de Wiatka, qu'un long séjour dans cet empire a rendu si familier avec la langue russe et toutes les productions de sa littérature, nous a aussi fourni des documens; ce savant estimable, ainsi que M. de Tolstoy , ont bien voulu revoir les épreuves de cette partie de notre ouvrage. Mais ici nous nous plaisons à déclarer que nous devons à nos relations intimes avec cet estimable officier russe , qui est en même temps un littérateur distingué, d'avoir pu , par son intermédiaire , puiser aux meilleurs ouvrages originaux sur la géographie et la statistique de sa patrie, tels que ceux de MM. Ziablwsky , Arsenieff , etc.. etc. Notre ami M. Léonard Chodzko, auquel de récentes publications sur la Pologne ont mérité une juste célébrité , nous a aidé dans la description de tous les pays qu'embrassait l'ancien royaume de Pologne, et qui forment actuellement la république de Cracovie, le grand-duché de Posen dans la monarchie Prussienne, le royaume de Galticie dans l'empire d'Autriche et le royaume de Pologne du us l'empire Russe. La nouvelle édition du Tableau de la Pologne par Malle-Brun , que M. Chodrko vient de publier, a été notre guide principal dans la description de ces pays, dont il a eu en outre l'obligeance de revoir toutes les épreuves. Nous ajouterons enfin que nous avons profité aussi de quelques notes que nous devons à l'amitié de M. le chevalier Altesti, qui, par la place cm inente qu'il occupait sous le régne mémorable de Catherine II, était à même de connaître, jusqu'aux plus petits détails, tout ce qui coucerne la statistique de ce vaste empire, sur lequel nous devons d'autres notions à un jeune employé du ministère des affaires étrangères à Paris, M. Amcdée dcButet, qui a long temps résidé en Russie et qui par sa mort prématurée laisse bien des regrets à tous (eux qui ont été en rapport avec lui. Un autre employé à ce môme ministère, M. Huber, maintenant vice-consul de France à Amsterdam, a eu la bouté de coopérer aussi à la description de ce vaste empire, où il a séjourué assez long-temps pour le bien connaître.

P bx insu le orientale. Nous ne nommerons pas tous les ouvrages principaux publiés sur les pays que, pour les motifs exposés à la page 5oa , nous avons proposé de réunir sous le nom de Péninsule-Orientale; la transcription seule de leurs titres remplirait plusieurs pages. Dans la topographie de la partie européeune de I'bmpirb Ottomxh, et dans celles du nouvel état de la Grèce , des pbikopautés de Sebvie, de Valachib et de Moldavie, et de la république des Iles Ioxiexbes qu'embrasse cette division de i'Europe-Orien laie, nous avons eu soin d'iudiquer souvent fauteur auquel nous empruntions le fait qui nous paraissait digne d'être signalé. Mais ici nous ne pouvons nous dispenser d'indiquer aux lecteurs quelques savans et amis qui ont bien voulu coopérer à notre travail , pour les différentes parties qui entrent dans la sphère de leurs études spéciales. M. Reinaud, déjà mentionné à la page lxxxi, nous a fourni la plus grande partie de la description de Constant inople et tout l'article gouvernement de l'empire Ottoman , ou d'une main habile il a tracé le tableau rapide des réformes remarquables que subit cet état sous le règne de Mahmoud, qui, dans des circonstances difficiles et malgré ses malheurs, a déployé le grand caractère des A mural et des Soliman. M.Jouannin, premier secrétaire iuterprèle du roi pour les langues orientales, qu'un séjour de jil usicurs an Liées dans cet empire et l'usage familier delà langue turque ont misa même de le connaître beaucoup mieux que ne peuvent le faire des voyageurs qui le parcourent rapidement, nous a donué plusieurs éclaircissemens, nous a fait quelques communications importantes, et, ainsi que M. Reinaud, a bien voulu revoir toutes les épreuves relatives à la partie européenne et asiatique de cet empire. M. Pouquevil/r, dont le nom se rencontre toujours lorsqu'il est question de la Grèce, sur laquelle il a fait d'importantes publications, «t de Y Albanie , qu il a fait connaître mieux que tons ses devanciers, a bien voulu nous fournir des reuseignemens et revoir les épreuves relatives à la description de celte dernière contrée. M. le comte de Sorgo, auquel nous lient d'anciens rapports d'amitié et

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d'estime, et qui « fait de profondes études sur les contrées qu'habitent les Slaves de l'empire Ottoman, nous a communiqué plusieurs renseignemens , dont quelques-uns ont pu trouver place dans cette description. M. Descarnaux , ancieu officier en retraite, dont le mémoire sur le Monténégro a servi de base à l'excellente description de celle contrée, publiée par M. le colonel Y i alla, nous a aussi été d'un grand secours pour la rédaction de ce qni concerne l'Asie Mineure et la Grèce, qu'il a eu occasiou de voir en détail dans ses longs voyages. Mais on ne peut mentionuer cette dernière contrée sans parler oT* on élève du célèbre d'Anville, du savant auteur de Y Atlas d'Anacharsit , que la mort a enlevé trop tôt à la scieuce et à ses amis , et dont on publie les savantes recherches aar la topographie de la Plaine d'Argos aux frais du gouvernement, qui en avait senti toute l'importance pour l'expédition et l'exploration scientifique de la Morée. Pour rendre moins imparfaite la description de cette partie de ( Europe, nous avons profilé de nos liaisons d'amitié avec se» deux fils MM. Guillaume et Alexandre Barbie du Bocage, don! l'aine, après avoir parcouru pendant plusieurs aunées le Levant, a succédé à femploi de son père au ministère des affaires étrangères, et dont le cadet occupe dignement la chaire de géographie à la Faculté des lettres de l'Académie de Paris; M. Guillaume nous a donné la description de Saloniquc, celle de Choumla et autres documens important; M. Alexandre nous a fourni des notes intéressantes pour l'indication des principales antiquités de la Grèce. A la page 5io nous avons déjà indiqué toutes les obligations que nous avons i M. Scldnas et à M. Dubois; ce dernier a eu même la bonté de revoir toutes les épreuves de celte partie de noire ouvrage, ainsi que celles qui traitent de 1* Asie-Ottomane. Notre ami M. de La Bonnette , qui s'est beaucoup occupé de la description des principautés de Yalachie et de Moldavie, sur lesquelles il a rassemblé une foule de documens précieux , a hien voulu nous fournir des notes qui nous ont servi à rectifier la description de ces états, dont la géographie ainsi que celle de tout l'empire Ottoman laissent encore beaucoup à désirer. Nous ne devons pas oublier de nommer les importai» ouvrages sur cette monarchie publiés par M. de Nommer, qui , avec le tableau de Mouradgea d'Ohsson , sont toujours regardés comme les nirilleurs que les gés->uraplies puissent consulter. Plusieurs notes intéressantes que nous devons à 1 amitié de quelques Grecs très instruits, entre autres de M. le comte Strejfi de Corfou, ont complété les renseignemens que nous possédions déjà sur la république des lies Io-

L'Asie est de toutes les parties du monde la plus remarquable, soit par son étendue, soit par le nombre absolu de ses hnbitans, soit pur l'importance de ses souvenirs historiques; elle méritait donc d'êlre traitée avec beaucoup plus de détails qu'on ne le fait ordinairement dans les géographies générales. Quelque resserré que fût le cadre de notre ouvrage, nous n'avons pu nous empêcher d'offrir les traits principaux des superbes régions qui se développent au sud de l'Himalaya , de celles que de vénérables traditions ont rendues si célèbres le long de l'Euphrate , du Tigre , du Jourdain et des rivages de la Méditerranée , comme aussi de ces régions bien plus vastes qui s'étendent au sud-est et à l'est du grand plateau de V Asie-Centrale. Nous avons senti toute l'absurdité qu'il y aurait à décrire en une couple de pages ces immenses plateaux parcourus depuis trois mille ans par les guerriers nomades qui tant de fois ont changé la face politique du globe; ces régions magnifiques, qui depuis l'aurore de l'histoire jusqu'à nos jours, ont été le but des expéditions de tous les plus grands cooquerans, et d'où nous sont venues en partie nos religions, nos sciences et notre civilisation ; comme aussi de ne consacrer q m quelques phrases ou bien une aride nomenclature à la description d'un empire qui a été, pour la moitié orientale de l'Ancien- Continent, ce que l'Egypte, l'Inde , la Mésopotamie et la Phénicie ontété pour sa moiticoccidcntah* ; un empire qni

INTRODUCTION

forme pour ainsi dire un monde entier à lui seul, et dont la population , d'après les calculs les plus modérés, dépasse le quart de celle de tout le glooe. Nous avons fait tous nos efforts pour bien choisir, autant que possible , les traits qui nous paraissent les plus propres à atleindre ce but , que le cadre resserre de cet ouvrage rendait encore plus difficile. L'exposition des sources principales où nous avons puisé et la désignation des savaus estimables qui ont bien voulu nous aider dans cette tâche pénible, fera connaître au lecteur les difficultés sans' nombre que nous avions à vaincre. Afin d'éviter les répétitions et pour remplir un devoir imposé par la reconnaissance, nous devons déclarer qu'un célèbre orientaliste, qui a répandu tant de jour sur la Chine et le Japon, qui, d'une main habile, a su débrouiller le chaos que présentait la classification des peuples Asiatiques, et qui, avec un savoir profond et une sagacité peu commune, a rempli bien des lacunes qu'offrait encore de nos jours la géographie de l' Asie- Moyenne, M. Klaproth, nous a fourni non-seulement des matériaux précieux pour la description des contrées de cette partie du monde comprises dans la sphère de ses recherches spéciales, mais en outre a bien voulu se charger de la correction des épreuves relatives à toute l'Asie. Grâces à ce trait de sa généreuse amitié , notre ouvrage sera exempt de plusieurs erreurs qui déparent les meilleures et les plus récentes descriptions de cette partie du globe.

AnIe-Ottomahl La géographie de ces vastes contrées offre encore bien des lacunes et des doutes, malgré le grand nombre de voyageurs qui les ont parcourues dans plusieurs directions. Sans nommer tous les anciens voyages, qui sont généralement connus , nous nous bornerons à citer quelques-uns des premiers et plusieurs des voyageurs modernes qui ont réveillé l'attention des savans de l'Europe sur ces régions , que de vénérables traditions , d'imposantes ruines, un sol éminemment fertile et un climat magnifique recommandent d'une manière spéciale. En citant Jtautvol/, d'Arvicux, Tournefort , Sestini , Mariti, Olivier, Corancty , Macdonald- Kinair , Clarke , Chateaubriand, Beaufuil, Ltake , Durckltardt , Ali liey ou Dadia , Seetzen , /tichardson , Partons, Bitckingham , Forbin, Irfiy, Mangle , Rousseau, Connor, Fontanier et Schulz, nous iudiquons les sources principa'es, où nous avons puisé les faits curieux et importans que nous avons eucadiés daus l'article topographie. M. Saint-Martin , qui a répandu beaucoup de lumière sur la géographie, la littérature et l'histoire de l'Arménie, et qui préparait on travail important sur l'histoire de Palmyre, lorsqu'une mort prématurée est venue l'enlever à la scieuce , avait revu complètement ces parties de notre ouvrage, dans la rédaction duquel nous avons aussi profité des savans mémoires publiés sur plusieurs contrées de l'empire Ottoman par deux orientalistes d'uue célébrité européenne, MM. Sylvestre de Sacy et de Hammcr. Aux pages lxxxvui et 636, nous avons déjà indique les obligations que nous avons à M. Joitannin, pour la description de l'Asie-Ottomanc et du royaume de Perse, qu'il a parcourus en plusieurs directions; à la page C4y , nous avons signalé aussi le savant auteur qui a décrit les ruines de Rabylonc et de Seleucie. >/. Rcinaud a été en outre assez obligeant pour corriger toutes les épreuves de l'Asie- Otlomaue, de l'Arabie et de la Perse, régions sur lesquelles il nous a fourni plusieurs notes importantes pour tout ce qui concerne les monuoieus , les autiquités et la religion des peuples musulmans , objet spécial de ses recherches et de profondes études. M. Faitoni de Véroue, que de longs séjours en Egypte et dans la Syrie ont misa même de bien connaître ce pays, et auquel nous unît le double lien de l'estime cl de l'amitié, nous a fourni une foule de détails importans sur ces contrées, notamment la Palestine, qui par tant de motifs méritait un cadre moins resserre.

I/Ahadib est encore si imparfaitement connue, et la géographie de ses parties jusqu'à présent explorées par des Européens offre encore tant de doutes , que nous avons do être nécessairement 1res brefs dans la description que nous en avons faite. Les voyages de

A LA GfcOGRAPHIF..

Ot/er, IKlebtthr, SeeUen , Ali-Bey ou Badia, Burekhardt, 3JenginT Sadlier , Patakerly , Henni ker, RùppeJl, Irby et Manglcs, Banks et Legh , Demazures et Champmarùn , De Laborde fils et lÀnant , ont été les sources principales où nous «vous puisé. Nuu> tenons d'indiquer tout ce que nous devons à l'aminé de M. Beinaud.

La Peasi , depuis le commencement du xix* siècle, attire l'attention des savaos et des monarques de l'Europe, par ses antiquités, par l'importance de sa position et par les grandes réformes politiques et administratives qu'elle a subies de nos jours. Les anciennes relations de Pie tro délia faite , Tavernter, Chardin, Oder, et autres, citées dans le tableau que nous avons publié vers la fin de i8s6 avec M. Brué, sous le titre de Essai statistique sur le royaume de Perse; celles plus récentes de Morier , Ouseley, Fraser, Ker-Porter et Alesander; les voyages tfElphinstone , de Pottinger et de Christie, pour la partie qui forme les royaumes actuels de Kaboul et du Koratsan-Oriental et la confédération des Beloutcbi , nous ont fourni les élémens principaux pour la description de toutes ces contrées. A la page 676, nous avons indiqué le nom du savant orientaliste qui nous a fourni l'article sur les ruines de Persepolis.

Tc&E£STA&<»Lii/irKXDAjrT. Les voyages de Aazarov dans le Rhokan , de Muraviev à Rhiva, de Moorkroft à Kboulm, Balkh, etc., de Mcyendorf à Roukbara, si savamment commenté par un illustre orientaliste, M, Jaubert, et l'intéressant Tableau de la Boulharie de notre ami M. de LarenaudJère qui, avec un talent remarquable, a résumé tout ce que ses devanciers avaieut écrit de plus positif sur cette partie de l'Asie encore si peu connue, nous out guidé dans sa description.

Iaoe. La description que nous avons donnée de l'Inde proprement dite renferme la substance d'une infinité d'ouvrages de tous les genres et de toutes les époques, depuis Marc Paul jusqu'au savant évéque JJeber et à M. Hamilton. Quoique ce dernier ait résumé ave. un savoir et un talent remarquables tous les renscignemeus uuciens et modernes wir cet e région dans son Easi-india Gaieilecr, il ne dispense nullement de consulter les sources antérieures, et surtout les journaux de l'Asie et les mémoire* des sociétés savantes de Calcutta et de Batavia. C'est avec tous ces secours que nous avons pu atteindre le but que , d'après notre plan , nous nous étions proposé. M. de t.arenaudiùre nous a aidé dans la description de l'Inde-Septentrionatc , à l'étude de laquelle ce savant a consacré bien des veilies.

L'LvDs-TaAïSGABGtTiQua a été pour nous le sujet de pénibles recherches. La direction des grandes ebaines de montagnes, le cours des principaux fleuves, les divisions politiques, la position des villes principales, la classitication des habitans, tout nous offrait , ou des difficultés à surmonter , ou de grandes lacunes à remplir. Nous avons comparé les relations anciennes de Pinto, de Rhodes , de Marini et d'autres missionnaires, de Baron , de Gervaise , de Laloubère, etc. , avec les relation* modernes de Srmes , de Rurro», de ffiram-Cox, de Canning, de Crawfurd, de Finlayson , de frant, de ffhite, etc.; les cartes anciennes de Delisùt et de (TAnville, avec les cartes modernes d' Anxxxsmith et de H'yld; mais nous avouons que le résultat de ces comparaisons a été trop souvent vague et incertain. C'est avec autant de surprise que de regret que nous n'avons point trouvé, dans la dernière édition de VEast-India Gazetteer. que M. Hami/ton a publiée en 1818, la solution de nos doutes et les matériaux nécessaires pour décrire cette région d'une manière satisfaisante. Les savantes conjectures de M. Klaproth , les conseils de MM. de Vernon et de Lartnaudière , la communication dn voyage de M. Canel à Siam et à Camboge, encore manuscrit , que nous devons à l'amitié de M. de Laroquette et les reoseignemens importans, fournis par ce dernier, sur l'empire d'An- Nain, nous ont puissamment aidé à sortir de ce labyrinthe. Nous devons ajouter aussi , qu'un mémoire sur le Laos, qui nous a été donné a Lisbonne par M. Pertîra d' Almvida . ouvrage d'un missionnaire portugais qui, eu 18 11, a visité cette contrée encore si peu connue, nous a été d'une grande utilité. Les détails dans lesquels nous sommes entré sur cette dernière contrée nous ont été suggérés par les erreurs dans lesquelles sont tombé?» tous les géographes sur ce sujet. A la vérité, ce n'est que récemment que l'on a obtenu des notions on peu précises sur les principales divisions du Laos; mais les géographes devaient savoir depuis long-temps que le Louacban ou royaume do Leng était difféient de edui des laojaos. Comme ce dernier pays est la première partie du Laos qui ait été

xcu INTRODUCTION

connue sous ce nom , on a cru qu'elle le comprenait tout entier; mais on a appris depuis , par Duhalde, l'existence du royaume de Lcng dans le Laos; il est donc étrange que Ton ait fait de Leng et de Laugione, capitale du pays des Lanjans, une seule et même ville. Plus récemment encore, nous avons appris, par M. Francis Hamilton el autres voyageurs anglais, que ie Kosampri et le Zimé ou Yaugoma faisaient partie du Laos. Nous connaissons doue assez les grands traits géographiques de celte contrée pour ne devoir pas la négliger.

La géographie de 1 empire Chinois, composé de la Chine proprement dite et de plusieurs autres régions qui en dépendent immédiatement ou médiateincut de diverses manières , offre encore beaucoup d'obscurité. Les travaux des missionnaires continuent d'être la source principale à laquelle les géographes doivent puiser. Les voyageurs hollandais , anglais , français, etc, forcés de suivre la même route, ne pouvaient voir que les mômes objets, el manquaieut d'ailleurs de la liberté nécessaire pour faire des observations approfondies. Aussi , ont-ils ajouté très peu aux renseignemens que nous devons aux missionnaires. Il nous semble même que les travaux de quelques sinologues modernes ont produit des résultats beaucoup plus précieux pour la géographie , parce qu'une parfaite intelligence de la littérature chinoise leur ouvrait l'entrée de ses trésors. Parmi ces sa^ans1 nous nous bornerons à citer MM. Jbel lîémusat et KlaprotU , dont les travaux lumineux nous ont guidé dans l'emploi que nous avons fait des nombreux renseiguemens publiés sur cet empire. Le monde savant déplore la perle récente du premier de ces illustres sinologues ; la mort, en le frappant au milieu de sa carrière littéraire, l'a empêché de compléter ses précieuses recherches sur les langues et les peuples lartares , et ce noble monument d'une immense érudition, modèle à-la-fois de science et de style, restera malheureusement inachevé. Dans la description de cet empire , où des changemens considérables oui lieu plus souvent qu'où ne le pense et qui rendent par conséquent inexact l'épithète de stationnaire par excellence que lui accordent les géographes , nous avons consulté une foule d'ouvrages, mais surtout ceux de Duhalde et de Grosier, les lettres Edifiantes , les Mémoires sur les Chinois et un article remarquable de M. Eyriès sur la Chine proprement dite. Nous avons aussi puisé plusieurs faits dans les relations officielles des ambassades de Macartney, à'Àmherst, de Titsingh et de Van lîraam, et dans les relations des savans qui les ont accompagnées; entre autres, dans celles d'Abri, de De Guignes cl de l'illustre Jiarrow , ainsi que dans le voyage à Peking de M. Timkovski, enrichi d'excellens commentaires par M. Klaproth. M. Timkovski a aussi traversé la Mongolie, sur laquelle nous avons égalemcnl consulté les relations de Lange, de Bell et de quelques missionnaires jésuites que l'empereur Kang-hi avait chargés de dresser la carte de cette vaste coutréc.

L'empire nu Japoit est si remarquable à tant d'égards et si peu connu , que nous avons dû apporter une application particulière à l'examen du petit nombre de sources auxquelles nous pouvions puiser. Ce n'est pas que l'on n'ait beaucoup écrit sur cette partie de l'Asie; mais la plupart des relations sont si superficielles et si vagues , qu'excepté celles de Caron, de Kaempftr et de TUunberg , elles offrent peu de ressources. Cependant , ou trouve des renseignemens précieux dans les Lettres des missionnaires auxquels on doit les premières notions sur cet empire, ainsi que dans les relations modernes sur plusieurs de ses parties, publiées par Laxmann, Titsingh, Golovnin et Sivert-Levsen. Néanmoins il faut reconnaître que Kaemp/er est le seul qui ait considéré cet empire sous tous les points de vue généraux , et son Histoire Naturelle , Civile et Ecclésiastique du Japon renferme à elle seule plus de notions essentielles et précises que toutes les autres relations. Mais, sans l'obligeante assistance de M. Klaproth , nous n'aurions jamais pu sortir heureusement de ce labyrinthe. Dans plusieurs endroits de la description de cet empire, nous avons signalé au lecteur tout ce que nous devons à ce célèbre orientaliste.

Asie Rosse. En parlant de la partie européenne de l'empire Russe, nous avons déjà cité les sources principales auxquelles nous avons eu recours pour en décrire la partie asiatique. Nous ajouterons seulement que X Asia-Polyglotta et le tableau du Caucase de M. Klaproth, le voyage de Jf. Gamba , ceux de MM. Cochrane, Ledehour, Erman , Jf'rangel, Kotzebue, Dobell, Humboldl , etc., nous out fourni beaucoup de renseignemens important, que nous non- plaisons à avouer ici.

Nous avous déjà nommé ailleurs les auteurs et les documens qui nous ont servi pour la description de I'Asie-Portugaise , de 1'Asie-Fr*hç.msr et de l'Asta Da«oise.

A LA Gr-OGHAPHIF.

UIH

Afrique.

Quoique depuis trois siècles nos vaisseaux fassent le tour de l'Afrique, que plusieurs sa vans orientalistes aient cherché, par l'étude des auteurs arabes, à dissiper les ténèbres qui enveloppent la géographie, et qu'un grand nombre de voyageurs, à travers mille dangers, aient tenté de pénétrer ou aient en effet pénétré dans l'intérieur de cette mystérieuse partie du monde, nous sommes encore bien éloignés de la connaître tout entière, même imparfaitement. Les découvertes modernes ont substitué des pays fertiles et habités à de prétendus déserts, ou bien ont fait disparaître de la carte une foule d'états, de villes, de montagnes et de rivières, qui n'étaient que des richesses géographiques illusoires. Ces rectifications importantes, ces faits nouveaux , sont le résultat des explorations faites de nos jours par des voyageurs intrépides et éclairés, et le fruit des recherches de plusieurs géographes qui ont su les coordonner. Nous citerons, quant aux premiers, les voyages de Horncmann , Afungo-Park , Boivdich , Aloîlien , Burckhartlt , Burchel, Lyon , Caillaud, Sait , Rùppcll , Laing , Clappcrton et Dcnham , Cuillié , Donvilte , etc. , etc. ; quant aux seconds , les mémoires de d'Jrmllc, Renne II ', Jomard , d'Avezac, ll'alckenacr , Ritter, Malte-Brun, Larcnaudière ; et les cartes de Berghaus, Reichard et Stitler, Fadcn, Segato , Brttê, Leipie , Du four, etc. , etc.

Par les motifs exposés ailleurs, nous avons partagé en cinq régions géographiques cette partie du monde. Nous allons justifier cette division, qui a ele approuvée par un juge très compétent, M. d'Avczac, en exposant les sources principales auxquelles nous avons puise pour eu donner la description. Mais avant tout, pour éviter d'inutiles répétitions, nous devons déclarer que Ai. Eyriès, que la publication d'un grand nombre d'ouvrages a justement placé parmi les géographes les plus distingués, a bien voulu revoir, non-seulement toutes les épreuves de cette partie du Monde, mais aussi celles de l'Amérique et de l'Océanie.

tXiciox or Nil. Les lerreins élevés qui, selon Browo et antres voyageurs, séparent à l'ouest la Nubie et l' Egypte du Ssabhrâ, et les vastes déserts sablonneux que les itinéraires s'accordent à signaler au géographe entre le Darfour et le Borgou, nous ont indique la ligne que uous pouvions choisir pour limite occidentale du cette région. Nous lui avons donué le nom du graud fleuve qui la parcourt du sud au nord dans toute son étendue. Les limites que nous lui a tous assignées embrassent une des régions physiques du globe les plus distinctement tracées par la nature. Nous y avons ajouté , comme un appendîx , la cote longue et étroite qui borde la mer Rouge à l'Occident, et que Malte-Brun a nomnée TrnglocJy t ique , faisant par là revivre une ancienne dénomination aussi exacte que sonore. Cette cote, à la vérité, n'appartient pas physiquement au bassin du Nil, dont elle est séparée par des montagnes et par des terreins élevés; mais nous avons cru pouvoir l'y ajouter, afin de ne pas laisser isolée cette longue lisière de pays, cl d'autant plus, que les peuplades qui errent le long de la côte occidentale de la mer Rouge ont des liaitoos ethnographiques avec les peuples qui appartiennent au bassin du Nil. Quant aux dénominations des grandes divisions de cette région, nous n'avons qu'une seule remarque à faire : c'est que nous asoos cru pouvoir sans inconvénient nommer Pays de Bahr-d'Abiad , sa partie sud-ouest, parce qu'elle est traversée par ce grand fleuve qui y prend même sa source , et parce que selon les géographes , elle n'appartient ni à lAbyssinicmaUNubie.

Voici les sources principales auxquelles nous avons puisé pour décrire les pays qu'embrasse celte région : pour l'Abyssinie , Alvarft , Fernandes , Telles , IJruce , Sait , Pcurcc , etc. , etc.; pour la Nubie et le Pays du Bahr-el-Abiad , Bttrckhardt , Cuillaud,

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