TABLEAU DES POINTS CULM1NANS DU SYSTÈME ATLANTIQUE
Toise».
Les plus hauts sommets de l'Atlas dans l'empire de Maroc 2000?
Le Ouànascherysch (Waneseris) sur le territoire d'Alger. 1400??
Le Jurjurà et le Félizia sur le territoire d'Alger 12007
Le col de Teniah , au sud d'Alger 494
Le Zaouan, point culminant de rEtat de Tunis. 7007
Les points culminans du Gharian dans l'État de Tripoli 650??
Les points culminans des Monts Akhdar dans l'État de Tripoli. 300?
SYSTEME ABYSSINIEN. Jusqu'à ce que l'on ait géographes nomment Monts de la Lune , déno-
exploré la partie centrale de l'Afrique , où s'élè- mination équivalente à celle de Djebel-el-Kumr
vent les montagnes, que depuis Ptolémée les des Arabes , on doit regarder les hautes alpes qui
AFRIQUE
couronnent le vaste plateau de l'Abyssinie comme le noyau de ce système ; c'est ce qui nous a engagé à l'appeler système Abyssinien. Tout ce que l'on sai| de moins vague sur la direction de tes montagnes nous parait pouvoir être réduit à te qui suit. Une chaîne remarquable par son élévation et son étendue se dirige du sud au nord à travers les royaumes de Schoa, d'Amhara et de Tygré ; c'est dans cette chaîne que se trouvent les monts Gechen (Geshen), au sud, et les monts Beyeda et Amba-Haï, au nord dans la partie nommée Monts Samen. Cette chaîne parait se prolonger vers le sud-ouest à travers le plateau du Gingiro et du Narea , pour aller se joindre aux célèbres Montagnes de la Lune, auxquelles doivent s'arrêter les conjectures de tout géographe qui ne veut pas substituer ses hypothèses aux réalités. Une autre chaîne parait se détacher au sudouest de celle qui couronne le lac Dembea ; elle franchit le Bahr-el-Azrek, traverse le Bertat, et va se joindre aux monts Dyré et Tegla , au sud du Kordofan et du Dar-Four. Plusieurs hauteurs lillonnent le territoire de ce dernier royaume, et
SYSTÈME NIGRITIEN ou CENTRAL. Nous proposons ou l'une ou l'autre de ces dénominations pour désigner le système qui embrasse toutes les montagnes de la Sénégambie, de la Guinée, du Soudan proprement dit de nos cartes et du Congo. Dans ce vaste espace , qui forme la région que nous avons nommée Sigritie, l'état imparfait de la géographie ne permet encore de désigner aucune chaîne comme principale. Comparant entre elles les meilleures relations des voyageurs et les ouï-dire les moins vagues des indigènes , il nous semble qu'on pourrait y distinguer trois massifs ou nœuds principaux où se trouvent les plus grandes hauteurs, et d'où partent différentes chaînes. Ces massifs sont : le Sénégambien ,dont on a extraordinairemcnt exagéré la hauteur; il comprend le plateau du Foula-Djalo, dnKouranko, du Soulimana et du Sangara; il offre les sources des plus grands fleuves de l'Afrique- Occidentale et Centrale, c'est-à-dire du Djoliba , du Sénégal, de la Gambie, du Rio-Grande, de la Rokelle; il s'en détache à l'est la chaîne vulgairement nommée Kong, qui est beaucoup moins élevée qu'on ne l'avait cru jusqu'à présent. Le second massif, qu'on pourrait nommer Niguitien , parce qu'il embrasse les pays arrosés par le Niger ou Djoliba et par ses affluens, s'étend sur la plus grande partie de l'empire des Fellatah , sur le Haoussa, le Yarriba, le Djacoba , l'Adamova , et le Mandara. Les derniers voyages de Denham et de Clapperton et Lander, nous représentent le Haoussa dans l'empire des Fellatah comme couronné de plusieurs chaînes de montagnes d'une médiocre élévation au-dessus de leurs plaines ,
semblent vouloir former la jonction des montagnes de ce système avec celles du système Atlan tique. Une chaîne très haute , se détachant à l'est du Samen, parcourt la partie orientale du royaume actuel de Tygré, et, courant du sud au nord, forme le fameux défilé du Taranta ; procédant au nord, elle suit presque toute la direction delà côte occidentale du golfe Arabique , et dans la Nubie , elle forme les monts Langay, dont l'élévation doit être assez grande, puisque, selon Burckhardt, elle trace les limites des saisons dans cette partie de l'Afrique. On pourrait regarder comme une branche de la chaîne principale susmentionnée les montagnes qui , avec des interrup tions assez considérables, sillonnent les pays occupés parles Bertuma-Gallas, jusqu'à la frontière de celui des Somaulis. Les hauteurs qui longent le bassin du Nil dans la Nubie et dans l'Egypte , et celles encore plus considérables qui longent la côte de la mer Rouge , sont trop peu importantes sous le rapport orographique, pour nous engager à les décrire.
Toiset.
qui elles-mêmes ne sont qu'un plateau peu élevé. Dans le Zegzeg, il s'en détache une chaîne qui. à travers le Gouari, le Za/w/frz, le Youri et le Yarriba, va se réunir vers le sud-ouest à la chaîne Kong ; une autre chaîne , prenant la direction de l'est-sud-est à travers le Kurry-Kurry, le Djacoba et l'Adamova, va joindre les montagnes du Mandara; les pics les plus méridionaux de ces dernières ainsi que ceux qui s'élancent sur le sol de l'Adamova , paraissent être les points culminans connus des montagnes de la partie centrale de ce système. Cette chaîne paraît s'étendre à l'est jusqu'au Dar-kulla. Les explorations futures nous diront si un prolongement vers l'est la rattache , comme quelques géographes le supposent, aux montagnes de la Lune, dont nous avons parlé dans le système Abyssinien. On prétend qu'une chaîne secondaire se détachant, dans l'Adamova, delà chaîne de Mandara, forme la jonction de celle-ci avec les montagnes et les pics élevés du pays des Calbongos, qui pendant long -temps ont été les monts connus les plus hauts de tout ce système , bien que presque aucune géographie n'en fasse mention. La chaîne Kong continue sa direction vers l'est , traverse le royaume de Yarriba, et vient aboutir aux pics sus-mentionnés des Calbongos dits aussi Camerones. Le troisième massif, qu'on pourrait nommer Austral, à cause de sa position, relativement aux deux autres, ou bien du Congo, à cause de la contrée où il se trouve , s'avance bien avant sur le grand plateau Austral dans l'Afrique-lntérieure. Mais , d'après les communications que nous devons à M . Douville , il parait que