‹ Abrege de geographieChapitre 280 sur 454 · LU · texte numérisé non relu

LU

Royaume de Baroda ou de GuikoYar. ... ...

Royaume d'Indore ou de Holkar.

Royaume de Sattarah ,

Royaume de TruYancnr.

lie de Ceylan, dépendant du roi d'Angleterre. . . .

Asie Ottomamb , a>ec ses dépendances en Arabie.

Asib Portugaise.

jj Asib Danoise.

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AFRIQUE

DESCRIPTION GÉNÉRALE

entre 19° occidentale, et 49° orientale. Latitude entre 38° boréale et 35° éwstrale.

dimensions. Plus grande longueur :

depuis le eap Bugaroni dans le ci-devant Etat d'Alger , jusqu'au cap des Aiguilles dans l'Aî'rique-Australe , 4380 milles.

Plus grande largeur .-depuis le cap Vert jusqu'aux environs du cap Calmez sur la mer Rouge 3170 milles. Mais nous ferons observer que la plus grande largeur absolue de l'Afrique est entre le cap Vert et le cap d'Orfui, puisque dans cette direction sa largeur est de 4034 milles.

confins. Au nord, le détroit de Gibraltar et la mer Méditerranée. kVest, l'isthme et le golfe de Souéys (Suez) , la mer Rouge, le Bab-el-Mandeb, le golfe d'Aden et TOcéan-Indien. Au sud , l'Océan- Austral. A Y ouest , l'Océan-Atlantique.

mers. On peut dire que l'Afrique n'a aucune ner qui lui appartienne entièremental \isqu'el le partage la Méditerranée avec l'Europe et l'Asie, et la mer Rouge avec cette dernière ; la Méditerranée est une branche de I'Océan-Atlantique ; la mer Rouge en est une de TOcéan-Jndien. Nous avons déjà fait observer que la mer Rouge n'est à proprement parler qu'un golfe ; aussi de savans géographes commencent déjà à l'appeler golfe Arabique. Parmi les principaux golfes de cette partie du monde, outre le golfe Arabique et celui dit Souéys (Suez) qui en est une subdivision , nous nommerons : le golfe d'Aden, entre l'Arabie, TAbyssinie et le Pays des Somaulis ; ce n'est proprement que la partie antérieure du golfe Arabique ; les golfes de Bénin et de Biafra , regardés communément comme deux subdivisions du prétend!»

golfe de Guinée; nous avons signalé ailleurs le peu de justesse de cette qualification. Viennent ensuite le golfe de la Sidre dans l'Etat de Tripoli et ceux de Cabes et de Tunis dans celui de Tunis. Mais si l'Afrique a peu de mers et de golfes, elle compte en revanche plusieurs vastes baies ; nous nous bornerons à nommer la baie Saldanha , qui offre un des plus beaux ports de l'Afrique-Australe ; la False-Bay ( Fausse Baie ) , à l'ouest du cap de Bonne-Espérance; la baie de Lagoa , sur la côte orientale ; la baie d'Anton Gil , dans l'Ile de Madagascar, une des plus belles du monde.

détroits. L'Afrique n'en a que deux :

celui de Gibraltar , qui la sépare de l'Europe, et celui de Mandeb appelé par les Arabes Bab-el- Mandeb, qui forme la communication entre le golfe Arabique (la mer Rouge) et celui d'Aden. Le prétendu détroit de Mozambique , entre le Continent Africain et l'île de Madagascar , doit être rangé parmi les bras de mer ou canaux maritimes les plus remarquables du globe. Voyez à la page 17.

caps. Parmi le grand nombre de caps que présente l'Afrique, nous nommerons les suivans comme les plus remarquables sous plusieurs rapports. Sur la côte septentrionale on trouve : le cap Spartel, sur l'Atlantique à l'entrée du détroit de Gibraltar ; par sa position il appartient aussi à la côte occidentale ; le cap Tres- Forcas ou des Trois Fourches , dans l'empire de Maroc ; le cap Bugaroniex le cap de Fer , dans le ci-devant état d'Alger ; le cap Blanc , près de Bizerte, dans l'état de Tunis ; c'est le plus septentrional de toute l'Afrique ; le cap Bon, dans le même état; les caps Messra-

AFRIQUE

tha (Mesurata) , et Rasât, dans l'état de Tripoli; le cap Burlos , point le plus septentrional du delta du Nil.

Sur la côte occidentale et sur l'Océan Atlantique on trouve : les caps Blanc , près de Masagan , Cantin et Ger , dans l'empire de Maroc ; les caps Noun , Bojador et un autre cap Blanc près d'Arguin, sur la côte du Sahara ; le cap Vert , dans la Sénégambie, aussi remarquable par sa forme que par sa position, étant le point le plus occidental de tout le Continent Africain ; les caps Roxo ou Rouge et Verga, dans la même région : les caps Monte, Mesurado, Palmas, des Trois-Poinles , Formose , Sl-Jean ou das Serras et Lopez , dans la Guinée; pointe Palmeirinha, cap Negro et cap Frio, dans le Congo ; et cap de Bonne-Espérance , dans l'Afrique-Australe Anglaise.

La côte méridionale offre , outre le fameux Cap-de-Bonne-Espérance que nous venons de nommer , parce que par sa position il appartient aussi à la côte occidentale, le cap des Aiguilles, remarquable comme le point le plus austral île tout le Continent d'Afrique.

Le long de la côte orientale on trouve sur l'Océan-lndien : les caps Corrientes, Bazarula et Delgado, dans l' Afrique- Portugaise ; le cap d'Orfui, remarquable par sa forme, et le cap Garda foui (Guarda fui), par sa position, étant le plus oriental de ce continent; tous deux sont situés dans le Pays de Somaulis. Nous nommerons encore sur le golfe d'Aden et près de rentrée de la mer Rouge, le Ras-Bir , dans l'Abyssinie ; sur la mer Rouge , les caps Calmez , dans la Nubie, et le Ras-el-Enf, dans la Troglodytide dépendante de l'Egypte. La grande lie de Madagascar présente dans ses trois extrémités australe, occidentale et boréale, les caps Ste-Marie, St-André etù'Aînbre.

presqu'îles. Ce vaste continent a trop peu de coupures pour offrir des presqu'îles proprement dites d'une étendue remarquable. Il n'offre que de petites péninsules qui appartiennent plutôt aux descriptions topographiques. Nous en signalerons cependant quelques-unes des plus remarquables , telles que la péninsule du cap Vert, celle qui se développe à l'est de Tunis et qui termine le cap Bon ; et les deux plus petites qui , dans l'Afrique- Australe Anglaise forment

un des côtés de la False-Bay et de la BaieSaldanha.

fleuves. L'hydrographie de l'Afrique est encore très imparfaite, et l'on ne connaît complètement le cours d'aucun de ses plus grands fleuves ; on n'a que des conjectures sur les sources du Nil ; et le voyage des frères Lander n'a résolu qu'en partie le problème relatif à l'embouchure du Niger. Voici les fleuves de l'Afrique que l'on peut regarder comme les plus grands ; nous nous bornerons à les nommer , ayant tracé leur cours dans les régions auxquelles ils appartiennent. Les grands courans, aboutissant à trois mers différentes et à un grand bassin intérieur, forment les quatre grandes divisions hydrographiques entre lesquelles on pourrait partager l'Afrique.

Fleuves qui se rendent dans la mer Méditerranée. Cette mer ne reçoit qu'un seul des grands fleuves de l'Afrique , mais aussi 5f plus considérable de tous : c'est le Nil, autrefois Egyptus; il traverse toute la région à laque/ le il donne son nom.

Fleuves qui entrent dans V Océan- Atlantique. Les plus grands sont: le Sénégal et l'a Gambie dans la Nigritie-Occidentale; le <)joliba ou Kouara (Niger); il traverse une grande partie de la Nigritie-Centrale (Soudan et Guinée); le Couango ou Zaïre (Congo, Barbela), et le Couanza; ils arrosent la Nigritie-Méridionale (Congo) ; l'Orange , qui parcourt l'Hottentotie dans l'Afrique- Australe.

Fleuves qui se jettent dans l'Oc<f an-Indien. Les principaux sont le Zanbèze ou Couama , le Loffih , le Mother , I'Outando et le Zl Bi(Zebee) , qui paraissent traverser d'immenses espaces dans l'Afrique-Orientale ; ils ont leurs embouchures sur les côtes de Mozambique et de Zanjjuebar

Fleuves qui appartiennent au bas Hn du lac Tchad. Cette vaste mer intérieure , ^(-couverte il y a quelques années dans le Soudau-Oriental, reçoit le Yeou , qui traverse la partie orientale de l'empire des Fellatah, et la partie centrale de l'empire de Bornou ; le Chary , qui arrose une partie de ce dernier empire et d'autres contrées.

canaux. Dans des pays aussi peu ci vilisés que le sont ceux qui appartiennent à cette partie du monde , on ne doit pas s'attendre à trouver beaucoup de canaux. Aussi l'Egypte et l'empire d'Achantie , qui figurent parmi les contrées les plus avancées dans la civilisation sur ce continent, sont-ils les seuls peut-être qui jusqu'à présent offrent des canaux; mais la plupart ne servent qu'à l'arrosage; l'Egypte seule en a qui sont navigables. On peut dire que ses canaux sont les plus

GEOGRAPHIE PHYSIQUE

anciens du monde, car ils remontent aux temps les plus reculés, jusqu'à la domination des Pharaons; leur restauration, commencée pendant l'occupation de l'armée française et sous la direction des ingénieurs etdes sa vans attachés à l'expédition, aété reprise avec beaucoup d'ardeur par le vice-roi Méhémet-Ali. qui a fait exécuter de très grands travaux. Les 29 canaux principaux de 18 provinces offrent, selon M. Jomard, un développement de 1154 milles (2137 kil.). Nous nommerons seulement le canal de Joseph ou le calischel-Menhi, qui a environ 130 milles (240 kil.) de long sur une largeur de 50 à 3no pieds (16 à 97 met.); le canal Abu-Meneggy, qui passe par Belbeïs et près de Tell-Bastah; il a 100 milles (185 kil.) de long; enfin le canal de Cléopâtre, rétabli en partie depuis quelques années par le vice-roi actuel, afin de joindre le Nil au vieux port d'Alexandrie ; il commence à Foueh, sur le Nil; il a 43 milles (80 kil.) de cours, et a reçu le nom de Mahmoudyèh, en l'honneur du sultan Mahmoud. 355,000 fellahs ou paysans ont élé employés en 1841 aux travaux des canaux pendant quatre mois. Outre les travaux exécutés ou en construction, on doit signaler le projet déjà approuvé d'une écluse à l'embouchure du Mahmoudyèh, celui du barrage du Nil qui doublera les produits agricoles de l'Egypte et lui donnera un autre grand canal navigable, et le projet gigantesque de Vunion de la mer Rouge à la mer Méditerranée à travers l'isthme de Suez, qui, si on parvient à l'exécuter, ajoutera encore à l'importance commerciale et politique de cette contrée.

lacs. Dans l'état actuel de la géographie on peut dire que cette partie du monde est extraordinairement dépourvue de lacs. Ce n'est que la Nigritie- Centrale 'Soudan) qui paraît en avoir plusieurs , parmi lesquels se trouve même le lac Tchad (Schad) , découvert depuis peu d'années; c'est le plus grand de tous les lacs connus de l'Afrique, dont il occupe presque le centre. Les lies qui s'élèvent au-dessus de sa surface sont le séjour des féroces Biddoumahs , qu'on dit être de terribles pirates. Viennent ensuite le lac Djebou (Dibbie), qui est traversé par le Djoliba ; le Loudeah , dans l'état de Tunis , et le Melgig, dans celui d'Alger , quoique assez considérables, n'ont aucun débouché. Le Calounga-Kouffoua (lac

Mort) dit aussi simplement Kouffoua, que M. Douvilie a découvert dans son exploration de l'intérieur de l'Afrique- Equatoriaie, reproduit sur une grande échelle une partie des phénomènes qui caractérisent la mer Morte dans l'Asie- Ottomane ; les montagnes qui l'environnent au nord et au sud exhalent une odeur fétide, qui leur a valu le nom de Moulonda gia iaïba risoumba ou Monts des mauvaises odeurs ; il en coule du bitume; les eaux du lac sont recouvertes de cette substance ainsi que de naphte, qui s'élève du fond. Aucun poisson ne vit dans ces eaux, dont le goîil est huileux et dont les exhalaisons causent une toux assez forte. Aucun être animé ne vit dans ses environs ; la végétation même y est presque nulle. Ce lac extraordinaire donne naissance à plusieurs rivières qui coulent à l'ouest et à l'est. La plus considérable vers l'ouest est le Bancora (un des principaux affluens du Couango) , qu'on a cru à tort être le Zaïre. MM. Douvilie et Eyriès le croient le même que le lac Zambre et le lac Maravi, que, d'après des relations confuses données par les indigènes, les cartographes ont promené sur un grand espace de l'Afrique-Orientale. Nous n'hésitons pas à partager leur opinion , mais nous ne nous prononcerons pas relativement au lac Aquilunda. Des recherches d'un autre genre ne nous laissent pas le loisir qu'il faudrait pour concilier les remarques de M. Douvilie sur ce lac , avec la description que les Ephémérides géographiques de Weimar en ont donnée, d'après les renseignemens d'une authenticité fort problématique fournis par M. d'Etourville, qui l'aurait visité au commencement de ce siècle.

Nous nommerons encore parmi les lacs les plus remarquables de l'Afrique : le Dembea ou Tzana , dans le ci-devant empire d'Abyssinie , et le Birket-el- Keroun, dans l'Egypte ; ils sont les plus grands lacs de la région du Nil; nous rappellerons que le second est le célèbre Mœris; on a cru pendant long-temps, sur l'autorité des auteurs anciens, qu'il avait été creusé de main d'hommes ; mais M. Jomard a prouvé que ce lac est l'ouvrage de la nature , quoique modifié par les travaux des anciens Egyptiens. Le lac Mariout (l'ancien Maréoiis) était un lac d'eau douce, célèbre chez les anciens

AFRIQUE

par ses jardins et ses vignobles ; aujourd'hui ses eaux sont salées par l'irruption de la mer arrivée en 1801. Quant aux prétendus lacs Edkou , Bourlos et Menzaleh, ce ne sont que des lagunes, qui reproduisent dans le delta du Nil ce que nous avons déjà signalé aux embouchures delà Brenta, de l'Adigeetdu Pô, en Italie; de l'Oder, du Pregelet delà Vistule, dans la monarchie Prussienne. L'ile de Madagascar offre le lac Antsianake.

îles. Le contour si peu découpé de l'Afrique est cause que cette partie du monde Offre moins d'Iles que les autres grandes divisions du globe. Nous proposons de les classer d'après les cinq mers où elles sont placées. Nous nommerons les principales, en nous bornant à décrire ici les lies dont on n'a pas fait mention dans les six chapitres entre lesquels nous avons partagé la description de l'Afrique.

Iles dans la mer Méditerranée. Elles sont toutes très petites ; les principales sont : l'île Zerbi ou Gerbi, qui est la plus grande et la plus importante de toutes-, elle est située dans le golfe de Cabes ainsi que le groupe de Kerkeni; ces iles appartiennent à l'état de Tunis. Viennent ensuite : Pantellaria, qui appartient politiquement à la Sicile, mais qui, sous le rapport géographique, doit être placée en Afrique ; Tabarca, que le bey de Tunis a cédée à la France.

Iles dans l'Océan-Atlantique. Cette division en offre plusieurs , dont un certain nombre forme des groupes et même des archipels. Les principales sont : le groupe de Madère, et l'archipel du Cap-Vert, dans l'Afrique-Portugaise ; l'archipel des Canaries, dans l'Afrique-Espagnole ; l'ile Gorée, dans la Sénégambie-Française. Viennent ensuite: l'archipel des Bissagos , vis-àvis de l'embouchure du Geba et du Rio-Grandc, où demeurent les Bijugas ou Bissagos , renommés par leur férocité et par leur humeur belliqueuse -, ils sont régis par plusieurs chefs indépendans -, on remarque dans cet archipel l'ile Bissao, qui appartient aux Portugais -, Boulama, sur laquelle les Français , dans le xvme siècle , projetèrent à différentes reprises de fonder une colonie , et qui plus tard fut le siège d'un petit établissement anglais abandonné en 1793; ï archipel de Los, remarquable par sa population. Plus bas on trouve : l'ile Cherbro, qu'on peut regarder comme la plus grande de toute la Guinée-Occidentale ; ses liabitans conservent leur indépendance. Les îles d'Anno-Bon, de St-Thomas, du Prince et de Fernan-do-Po; elles forment un groupe dans le plus grand enfoncement du prétendu golfe de Guinée. Ce groupe est partagé entre les Anglais, les Portugais et les indigènes; ces derniers possèdent encore Anno-Bon, quoique leur île , depuis 1778, appartienne de nom à l'Espagne: nous proposons de nommer ces îles, groupe d'Anno-Bon

el de Fernan-do-po. Les lies de l'Ascension, de Sainte-Hélène, appartiennent aux Anglais. Iles dans l'Océan-Austral. Ces îles sont toutes très petites , à l'exception de celle de Kerguelen . et désertes , à l'exception de celle de Tristan-d'Acunha. Les principales sont: le groupe de Tristan d'Acunha, qiu" appartient aux Anglais; nous proposons d'y réunir, à cause du voisinage, Vile de Die go- Alvarez, qui parait être la même que l'ile Gough; elle a de hautes montagnes d'où descendent de belles cascades ; l'ile Bouvet, qui correspond au cap de la Circoncision des anciennes cartes ; les petits groupes du prince Edouard et de Crozet ou Marion ; l'ile de Kerguelen, nommée ile de la Désolation par Cook, presque entièrement dénuée de végétation, mais fournie d'excellens ports, que les marins fréquentent à cause de la riche pèche de phoques qu'on y fait depuis quelques années. Enfin la Terre d'Enderby (Enderby's land), découverte dernièrement par le capitaine Biscoe, située au sudsud-est de la précédente et d'un aspect aussi désolé qu'elle. C'est à tort que des savans et des géographes se sont empressés de la regarder comme contiguë à la Terre de Graham , et ont voulu faire par leur réunion le prétendu Continent Austral. Voyez les îles de l'Amérique. Iles dans l'Océan-Indien. Cette grande division de l'Afrique maritime offre un vaste assemblage d'iles , que les géographes anglais nomment depuis quelques années archipel Ethiopien, dénomination peu exacte, que nous proposons de remplacer parcelle d'archipel de Madagascar. Nous décrirons Madagascar, qui est une des plus grandes îles du monde , et les îles Comores qui appartiennent à cet archipel , dans le chapitre de la Région de l'Afrique-Orientale ; toutes les autres , telles que l'ile de France ou Maurice, Vile de Bourbon ou Mascarenhas, les Seychelles, les Amiranles, etc. , etc. , seront décrites avec les possessions Anglaises et Françaises. Les iles Quiloa, Monfia, Zanzibar, et Pemba, le long de la côte de Zanguebar et celle de Socotora, presque vis-à-vis du cap Gardafoui , seront décrites dans l'Afrique-Arabe , à cause de leurs rapports politiques avec l'iman de Mascate. Iles de la mer Rolce. Parmi les îles assez nombreuses mais peu importantes que leur voisinage de la côte africaine oblige les géographes à ranger dans cette partie du monde , nous nommerons l'ile Dahlak, qui est la plus grande de toutes. Au temps des Romains cette île était la station principale pour le commerce des perles. Sous les Ptolémées et même du temps des califes, les marchands qui l'habitaient étaient renommés par leurs immenses richesses. Depuis long-temps les pêcheries de la mer Rouge sont épuisées ou complètement abandonnées. Dahlak n'a plus pour habitans que de pauvres pêcheurs.

montagnes. L'orographie de l'Afrique n'offre encore, à quelques exceptions près, que des doutes et des hypothèses. On ne connaît complètement la direction d'aucune des chaînes principales de ses

GEOGRAPHIE PHYSIQUE

systèmes montueux , et ce n'est que dans système atlantique, ainsi nommé du mont

les iles, dans la région du Nil , dans quel- Atlas célèbre depuis si long-t< mps , mais encore

ques localités de la Nigritie et àl'extré- [rès P?u fonnu. Nous rattachons à ce vaste sys-

™:*â An vkt>n;„„* a n^li^ „„„ v„„ „ terne toutes les hauteurs de la Région du Ma-

mite de 1 Ainque-Australe que 1 on en a ghreb, c'est-à-dire les montagnes des Etats Barbamesure quelques pointes. lOUtes les au- resques, ainsi que les élévations qui sont disperires évaluations ne sont que des mesures sées dans l'immense Sahara ou Désert. Il parait approximatives, la plupart affectées des quela chaîne principale s'étend depuis les environs plus grandes incertitudes. L'inspection du cap Noun, sur l'Atlantique, jusqu'à l'est de la des belles cartes de cette partie du monde G™nde-Syrte dans l'état de Tripoli. Dans ce vaste mihlîpps nar M Rrné pt la enmnaraisnn esPace, elle traverse le nouvel état de Sydy-Hepumiees par m. «rue et îa comparaison Sfham r ire de Maroc le ci.devant état d'Aides voyages anciens avec ceux qui ont ger, celui de Tripoli, et la régence de Tunis. C'est ete laits de nos jours, nous ont prouve dans l'empire de Maroc et proprement à l'est de la la justesse de ce que Malte-Brun avait ville de Maroc et au sud-est de celle de Fez, que dit sur le caractère particulier et sur l'en- cette chaîne offre les plus grandes hauteurs consemble des montagnes de l'Afrique. Ses nues de tout le système; elle diminue ensuite d'éié- Chalnes sont plus remarquables par vation en avançant à l'est, de manière qu'il parait leur ïarepnr mie nar la hauteur et £é que ,es sommets <ÏU1 s'elevent dans le territoire leur îaigeur que par la nauteui , et ge- d'Algersont plus hauts que ceux du territoire de

neralement parlant elles n'arrivent a un Tunis, et ces derniers moins élevés que ceux qui niveau considérable qu'en S'élevant len- sont situés dans l'état de Tripoli. Plusieurs chaîtement de terrasse en terrasse. On pour- nés secondaires se détachent en différentes direcrait presque dire que toute l'Afrique offre tions de cette chaîne principale ; nous nommerons deux immenses plateaux que nous pro- entre autres celle qui va finir au détroit de Gibral- Dosons de nommer Boréal et AuJral tar dans l'empire de Maroc. Plusieurs montagnes posons ae nommer uoreai et Austral, intermédiaires semblent lier l'une à l'autre les a cause de leur position respective le chaînes seCondaires qui sillonnent les territoisecond, beaucoup moins étendu que le res d'Alger et de Tunis; les géographes nompremier , considéré dans sa totalité pa- ment PeLit-Atlas les montagnes secondaires du raît être beaucoup plus élevé. Au milieu pays de Sous , par opposition au nom de Grandde tant d'incertitudes, il nous semble qu'ils donnent aux montagnes élevées de qu'on pourrait, en attendant des faits Empire de Maroc Dans la partie delà chaîne nositifs elasser nrovisnirempnt tontes Ip< Vnaapale t nommée monts Ghanan f ausudde posillis, Ciasseï provisoirement toutes tes Tripoli se détachent plusieurs rameaux très bas, montagnes connues de ce continent en qui, sous les noms de monts Maray, montHaquatre grands systèmes que nous pro- roudjé-Blanc , mont Haroudjé- Noir, mont posons de nommer système Atlanti- Tibesty, mont Tiggerendoumma et autres que , système Abyssinien , système moins connus , sillonnent les immenses solitudes Austral et système Niqritien OU Cen- du désert de Libye et du Sahara proprement dit. Irai Taisant Hp rntP tout pp mii P«t D'après les observations faites sur les lieux par trai. Laissant de côte tout ce qui est M Bruguière dans le Ci-devant état d'Alger, la hypothétique ainsi que les détails trom- grande chaîne que plusieurs géographes traçaient peurs des anciennes cartes , nous enga- au-delà du Pelîl-Jtlas sous le nom de Grandgeons nos lecteurs à nous suivre, ayant Atlas n'existe pas. Les habitans de Mediah, que SOUS les yeux la dernière édition de la ce savant a questionnés sur ce sujet lui ont tous carte générale de l'Afrique de l'Atlas de assuré quel'on allait de cette ville jusqu'au Sahara M. Brué. Nous regardons comme autant Par "n îerrain plus °.u moins élevé et par des

dp nPtiK <v<tpmp? krtlP* Ips mnntap-nP* Pentes plus 0U m0ms d0UCeS ' maiS S3nS aVOlP Ja"

ae petits systèmes isoles tes montagnes mais aucune rangée de montagnes à traverser,

qui s élèvent au-dessus des lies et qui Le col de Teniah, par lequel on se rend d'Alger

sont des dépendances géographiques du à Mediah , se trouve donc être dans la chaîne

Continent- Africain. principale de cette partie de la Régence.

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