REGION DE L'AFRIQUE-ORIENTALE
mcra, leMocaranga et la partie centrale des étabhssemens portugais, qui forment la capitainerie générale de Mozambique. Ses principaux affluens seraient la Manzora (Arvanlia) , à la droite; Y Jroanga (Roanga), le Reizigoj, et la Mangazadite Chiré dans la partie intérieure de son cours, à la gauche; cette dernière parait recevoir à la gauche le Suabo-Grande. Le Zambeze se jette dans le canal de Mozambique par quatre embouchures principales dites Luaboel , Luabo , Couama et Quilimané ; cette dernière paraît être actuellement la plus considérable -, c'est aussi celle qui est la plus fréquentée par les navigateurs qui remontent ce grand fleuve. Parmi les lieux situés sur le Zambeze nous nommerons Zumbo , Chicova , Tete , Sena et Quilimané.
Le Loffih (Luffee), le Mutch-er-Fine et le Outando ( Whotundo), sont trois grands fleuves, don t on ne connaît que les embouchures et qui se jettent dans l'Océan-Indien, au septième parallèle austral, dans le voisinage de l'île Zanzibar. On leur suppose un cours très long, surtout au Loffih. Il paraît que ce dernier est le même que le grand courant qui, selon M. Douville, sort du lac Kouffoua. Le Loffih parait aussi arroser le pays des Domges , qu'on dit avoir des relations de commerce avec les Mombas ou Mombaza. Le Casati ou Casau, qu'on suppose traverser une partie du territoire des Cassanges , pourrait être provisoirement regardé comme un affluent du Loffih.
Le Quilimancy. On ne connaît encore qu'une petite partie de son cours dans les environs de Melinde. Malte-Brun, Brué et d'autres savans géographes pensent qu'il peut être le même que le Zebi (Zebee), qui descend du haut plateau du royaume de Narea, décrit à la page 853, et tra-
verse celui de Gingiro ou Zcndero ; on supposé que ce fleuve, après avoir arrosé le vaste pays que parcourent les hordes errantes des féroces Gallas, vient aboutir à l'Océan, près de Melinde, sous le nom de Quilimancy.
division. La grande région , dont nous allons parler plutôt que nous n'allons la décrire, est un nouvel exemple de l'état très impartait où se trouve la géographie de cette partie du monde. Faute de documens satisfaisans , à l'aide desquels on puisse déterminer des divisions distinctes physiques ou politiques, nous partagerons provisoirement tous les pays qu'elle embrasse en deux sections , que nous nommerons Partie Continentale et Partie Insulaire. Obligé d'exclure de cet Abrégé tout ce qui est très vague ou purement hypothétique , nous n'avons rien à dire sur la plus grande partie intérieure de cette région, à l'exception du peu que nous dirons d'après les auteurs portugais sur le prétendu empire du Manomotapa. Nous subdiviserons en différentes côtes toute la partie maritime, qui s'étend depuis la baie de Sofala, sur le canal de Mozambique, jusqu'à Zeylah sur le golfe d'Aden , suivant en cela l'usage de tous les géographes nos devanciers et retenant dans nos descriptions les noms sous lesquels depuis long-temps tous ces pays sont connus.