‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 119 sur 628 · LE À · texte numérisé non relu

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Hôpitaux Prisons

| 76 Lüpitalde l'HotelDieu | 3 Prison de la Aorce

| 29 —— de la Pitié | 99 — de S“Pélagie | A 80 — de la Charité | gé — des Haddelonnettes Pro | | &8a —— S'Antoine | g$ — de S'Lasare / | 8e — Gchin | 98 — pour Deties S < Butte | 65 —___ Necker | y /rèron Modèle Chaumont | 84 ——— Beaujon : 98 l'ouveau Bivètre | 85 — S'Zouir | 99 réron militaire de, | | 86 des Vénériens l'Abbaye ue.

Hospices 100 Prison militaire de 87 Hospicedes Enfans - Montaigu

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Etablissemens Littéraires et Scientifiques

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67 Æcole de Droit

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TOPOGRAPHIS. PARIS, Sur la Seine, cheflieu du département de ce nom et capitale du royaume, résidence ordinaire du roi, siège des chambres des Pairs et des Députés, centre général de toutes les admiuistrations publiques. C’est une des villes les plus grandes, les plus industrieuses, les plus commerçantes et les plus riches du monde. Sous le rapport de l’étendue et de la population, elle n’a de rivale en Europe que Londres ; on évalue la superficie qu’elle occupe à 34,000,782 mètres carrés ; On estimait sa population à la fin de 1826 à 890,000 âmes. Le recensement de 1831 ne la portait qu’à 774,338 âmes, et celui de 1836 donne le chiffre de 909,000, sans y comprendre la population flottante. En 1832 le choléra asiatique a enlevé à cette ville 18,402 habitans.

La construction de Paris est en général irrégulière. Les maisons sont hautes, les rues étroites, à l’exception de quelquesunes vraiment magnifiques, telles que celles de la Pair , de Custiglione , de Rivoli , Royale, etc. L’élégance et le goût qui président à l’arrangement des boutiques, l’éclat et la richesse des passages Vivienne, Colbert, Véro-Dodat, Choiseul, de l'Opéra, des Panox ramas, du Saumon, galeries étincelantes de bronzes et de dorures, excitent vivement la curiosité des étrangers. Les boulevards intérieurs du nord traversant les plus beaux quartiers, depuis le canal Saint-Martin jusqu’à la Madeleine, forment une immense promenade semi-elliptique, plantée d’arbres, bordée de mai- -sons, de constructions variées, de plusieurs théâtres, et dont les contre-allées fréquentées par un concours prodigieux de promeneurs et de marchands étalagistes présentent l’aspect et le mouvement d’une foire perpétuelle. Les deuxaresdetriomphe ou portes Saint-Denis et Saint-Martin ajoutent à la beauté de ce spectacle. Ce n’est que depuis quelques années qu’on a commencé à établir des trottoirs , et déjà la longueur de ceux achevés dépasse 100,000 mètres ; ils sont en bitume ou en dalles de Volvic. La moitié de la surface des contre-allées des boulevards est aussi presque entièrement dallée , ou en bitume.

Parmi les places qui ornent Paris, nous cilerons : la place Vendôme, où s'élève la colonne triomphale d’Austerlitz, surwontée de la statue de Napoléon, en

bronze, et plus haute que celle de Trajan à Rome qui lui a servi de modèle; la place des Victoires , ornée de la statue équestre re Louis. XIV en bronze; la place Royale, entourée d’arcades massives et où l’on voit la statue de Louis XI11; celle du Châtelet qu'embellit une fontaine surmontée d’une colonne en forme de palmier , portant une Victoire ; la lace du Carrousel au centre des Tuieries et de la galerie du Louvre, décorée d’un arc de-triomphe surmonté d’une Victoire conduisant un quadrige. Ce monument, construit d’après l’arc-detriomphe de Septime Sévère à Rome, est trop surchargé d’ornemens et a de trop petites dimensions par rapport à la grande étendue des bâtimens qui lentourent ; la place Louis XV , qui a repris le nom de place de la Concorde ; c’est de ce point que la vue embrasse la vaste promenade des Champs-Elysées, l'arc colossal de l'Etoile, la chambre des Deputés, l'ancien Garde - Meuble et le ministère de la marine, l'église de la Madeleine et les Tuileries. L'Obélisque de Luxor, monolithe amené dEgypte s'élève au milieu de la place; de vastes carrés en bitume, deux fontaines et huit statues représentant les prin-cipales villes de France, compléteront bientôt la décoration de cette place. La place de la Bastille, sur l’emnlacement du château de ce nom démoli par le euple en 1789; on devait y placer une ontaine représentant un éléphant colossal. D’après les nouvelles dispositions, cette fontaine doit étre remplacée par une belle colonne en bronze destinée à transmettre à la postérité la mémoire des citoyens morts en combattant pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830.

La place de la Bourse, au milieu de laquelle s’élève le superbe édifice dont elle porte le nom, et la place du Panthéon qui va être achevée. C’est ici qu’il nous paraît plus convenable de mentionner le Champ-de-Mars, vaste parallélogramme qui a près de 3000 pieds de long sur 1200 de large, destiné aux évolutions militaires, aux grandes revues, aux courses de chevaux , aux ascensions aérostatiques ; le bel édifice de l’£cole Muitaire en forme le côté principal.

Les principaux édifices de cette métropole sont: les Tuileries , palais vaste,

mais d’une architecture pesante , résidence du roi, avec un beau jardin public qui est la promenade la plus fréquentée de Paris ; le Louvre , formant un carré magnifique et présentant une façade d’une beauté grandiose ; il communique aux Tuileries par une longue galerie contenant une riche collection de tableaux ; le Palais- Royal , résidence des ducs d’Orléans, ayant un jardin public entouré de quatre galeries, dont celle d'Orléans, vitrée par le haut, est d’une rare magnificence ; elles sont garnies de cafés et de boutiques où l’on étale les plus riches marchandises ; c’est une petite ville dans la ville même; le palais Bourbon, où siège la Chambre des Députés ; le Luxembourg, où s’assemble celle des Pairs, avec une galerie de tableaux des peintres vivans, et un très beau jardin public; l’Aôtel des Invalides , vaste bâtiment où sont logés et nourris plusieurs milliers de militaires infirmes et dont l’église est aussi rémarquable par l’élégance de son architecture, larichesse de ses ornemens , que par le magnifique dôme doré qui la domine , regardé comme l’édifice le plus élevé de Paris ; l'Hôtel-de-Ville , édifice semi-gothique, qui décore la place de Grève, où naguère l’on exécutait les criminels ; la Bourse, bâtiment magnifique, le plus beau de ce genre en Europe, construit récemment sur le modèle du Parthénon d’Athènes, et orné à l’intérieur de peintures à fresque et de ciselures d’un travail achevé ; le palais de Justice , qui se distingue par son étendue, par sa grande salle des Pas- Perdus et par sa grille magnifique; il occupe l’emplacement du palais des anciens préfets des Gaules, des rois de la remière race et des comtes de Paris ; PRiysce-Bourbon , Superbe ma:son de

laisance ; l’Ecole des Beaux-Arts, où ’on a rétabli des monumens précieux de l'architecture du moyen-àge et de celle de la renaissance; on y remarque line Superbe copie par Sigalon du jugement dernier de Michel - Ange; l’Ecole Militaire , édifice remarquable surtout par ses grandes dimensions et par sa façade

rincipale; enfin l’hôtel des Monnaies et Pscole de Médecine, se distinguent en-

core par l'élégance de leur architecture.

Parmi les églises, les suivantes sont les plus remarquables : Notre-Dame , ou la Métropole , vaste bâtiment gothique ; le Panthéon (Sainte-Geneviève ), imita-

tion de celui de Rome, temple magnifique et le plus beau de la capitale, surmonté d’une superbe coupole dont l’intérieur est embelli par de belles fresques, peintes par M. Gros; il est destiné à recevoir les restes des grands hommes qui ont bien mérité de la peus Saint-Sulpice , avec une assez belle façade et une fort riche chapelle ; Saint-Eustache , d’un ordre mélangé, non encore achevée, malheureusement enfouie au milieu de rues étroites ; Saint-Roch , devenue l’église paroissiale de la cour; Saint-Etienne, remarquable par son jubé d’une architecture si hardie ; et /a Madeleine , superbe édifice dans le style grec, dont le fronton est peut-être le plus grand morceau de sculpture que l’on ait exécuté depuis la renaissance des arts ; les figures y ont de 16 à 17 picds de haut ; le sujet qu’il représente est Madeleine pénitente aux pieds de Jésus.

Christ; l’église de Saint-Germain-des- Prés, la plus ancienne de Paris ; S{-Germain-l'Auxerrois, rendue au culte en 1837; Notre-Dame-de-Lorette, petite mais riche de décorations intérieures ; en fin la Sainte-Chapelle, curieux monument du 13° siècle, servant de dépôt pour les archives du palais de Justice.

Les établissemens de bienfaisance sont nombreux dans cette ville et administrés avec un ordre éclairé et une haute philanthropie. On y compte 12 hôpitaux civils ,5 hôpitaux militaires et 13 hospices. Les principaux établissemens de ce genre sont : l’Æôlel-Dieu, le plus important et le plus grand des hôpitaux civils ; l’hospice Beaujon , la Salpétrière , la Pitié, la Charité, les Incurables, les Quinze-Vingts, les Sourds-Muets , les Jeunes-Aveugles, la Maternité, les Enfans-Trouvés , \a maison de refuge et de travail pour l'extinction de la mendicité, etc. À la tête des hôpitaux militaires on doit placer l’hôtel des Invalides , déjà mentionné , et en seconde ligne le Val-de-Grâce.

Vingt-deux ponts réunissent les deux arties de la ville divisées par la Seine ; es plus beaux sont les ponts d’Zera ,

d'Austerlitz, de Louis X V1, aussi nommé pont de la Concorde, et le Pont-Neuf, au centre duquel on remarque nne belle statue équestre de Henri IV. Viennent ensuite le Pont-Royal, le plus fréquenté après le Pont-Neuf; le Pont-des-Arts , en fer, remarquable par son élégance ; il

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ne sert qu'aux piétons; les trois ponts en chaines de fer, celui d’Arcole, celui des Invalides et le pont Louis-Philippe, à la pointe de l’île Saint-Louis, sont formés de deux travées. Le Pont du Carrousel, construit entre le quai Malaquais et le guichet du Louvre mérite une mention particulière. Ce pont est composé de 3 arches ; il a 12 mètres de large et chacunc de ses arches présente une ouverture de 48 inètres 80 centimètres. Les courbes, qui forment chaque arche, sont en fer ereux etontété fondues en plusieurs pièces ou voussoirs réunis ensuite au moyen de boulons. Le poids des fontes qui composent les trois arches de ce pont est d’environ 700,000 kilogrammes.

Les deux rives de la Seine sont bordées de quais spacieux , récemment plantés d’arbres destinés autant à l’assainissement qu’à l’embellissement de la ville.

Paris possède près de 1000 bornes-fonlaines pour nettoyer ses rues; 100,000 mètres d’égouts souterrains conduisent les immondices à la rivière. Il y a 115 Fontaines publiques; les plus remarquables sont : la Fontaine des Innocens, celle du Châtelet, de la rue Grenelle , de la rue Gaillon ; le Château-d'Eau, etc.

Considérée sous le rapport des établissemens scientifiques , littéraires et d’instruction publique, la capitale de la France surpasse toutes les autres villes du monde.

L'instruction élémentaire en 1833 n’y comptait pas moins de 400 écoles particulières fréquentées par 25,000 élèves des deux sexes; à ce nombre il faut ajouter :

19 salles d'asile entretenues par Padministration des hospices, et que fréquentent 3500 élèves ; 4u écoles d'enfans entretenues par la ville de Paris, et 71 par les hospices où 25,035 élèves recevaient gratuitement l’instruction élémentaire, et enfin 26 ecoles d'adultes , entretenues par la ville de Paris et les hospices, où 1898 adultes apprenaient à lire et à écrire.

L’instruction du second degré comptait à la même époque 7 collèges avec 4932 élèves; 31 institutions, 56 pensionnats dans la ville et dans la banlieue fréquentés par 7869 garçons, et 329 maisons d'instruction pour les filles avec 10,240 élèves. L’instruction des degrés supérieurs et des écoles spéciales dans la même année comptait 17,813 élèves, dont 315 du sexe féminin. Les établissemens les plus remarquables de cette der-

nière classe sont : l’academie universilaire de Paris ou l’université, avec 7448 étudians ; c’est l’université la plus fréquentée du monde; le collège royal de France , espèce d'université où les professeurs les plus distingués font des cours sur les sciences exactes et naturelles, la médecine, le droit public, la phttognie la littérature, l’histoire , les angues anciennes et les langues orientales; ces cours sont suivis par un très grand nombre de personnes ; le Muséum royal d'histoirenaturelle (jardin du Roi; jardin des Plantes), où 13 professeurs renommés font des cours sur toutes les branches des sciencesnaturelles ; près de 3000 personnes suivent ces cours. Si le jardin botanique de cet établissement est inférieur à ceux de Berlin, de Kew, de Vienne et de quelques autres villes, en revanche son musée d'histoire naturelle est le plus riche qui existe, et celui d’ana/omie comparée et sa ménagerie doivent être mis à côté des plus beaux établissemens de ce genre.

L'école polytechnique, célèbre par les grands hommes qui en sont sortis, et par la supériorité des études que l’on y fait ; institution éminemment utile et qui a été imitée dans plusieurs pays étrangers ; lécole préparatoire pour former les professeurs, qui vient d’être établie sous son nom primitif d'école normale ; le conservatoire royal des arts et métiers, fréquenté par 1000 élèves environ, qui suivent des fours d’économie industrielle,d’arithmétique, de dessin et d’architecture, de mécanique , de chimie et de géométrie appliquées aux arts ; l’école de pharmacie, qui compte 400 élèves; l’école d'astronomie à l'Observatoire royal ; l’un des plus beaux, des plus célèbres et des plus magnifiques établissemens de ce genre ; les savans mathématiciens, qui y sont attachés, forment le bureau des longitudes, chargé de la publication des observations astronomi-

ues et météorologiques, de la rédaction

’un ouvrage intitulé : Connaissance des temps et du perfectionnement des tables astronomiques ; l’école royale de musique el de déclamation lyrique et dramatique ; celle des beaux-arts, où l’on enseigne le dessin, la peinture, la gravure, la sculpture, Parchitecture, la perspective, etc. ; les écoles royales des ponts-et-chaussées et des mines ; cette dernière possède un superbe cabinet de

minéralogie ; l’école royale d'application des ingénieurs géographes , où l’on enseigne la géodésie, la topographie et le paysage ; l’école d'application du corps royal d'état-major , où des professeurs enseignent l’administration militaire, la topographie, la géographie, la statistique, l’art et l’histoire militaires, la fortification , l'artillerie , etc. ; l’institut royal des sourds-muets ; l’instilution royale des jeunes aveugles ; V'école des langues orientales et celles des Chartes et d'archéologie , dans le local de la bibliothèque du roi ; l’école royale de mathématique et de dessin, destinée particulièrement aux ouvriers qui se consacrent aux professions mécaniques ; l’école spéciale du commerce , un des plus beaux établissemens de ce genre qui existent; l'éc2le d'industrie manufacturiere et le gymnase normal civil et militaire dirigé par le colonel Amoros.

Notre cadre ne nous permettant pas d'indiquer toutes les bibliothèques publiques et celles qui, sans l'être de droit, sont cependant ouvertes aux personnes studieuses ; nous nous bornerons à dire que Paris ne compte pas moins de 38 bibliothèques, parmi lesquelles on distingue : la bibliothèque du roi, qui est la plus riche de toutes les bibliothèques du monde, car elle possède la plus grande collection qui existe de livres imprimés, de manuscrits et d’estampes ; la bibliothe-

e de l'Arsenal, qui est la plus riche

e Paris après celle du roi; viennent ensuite les bibliothèques de Sainte-Geneviève, Mazarine, de PInstilut, des Députés ct la bibliothèque particulière du roi ou du Louvre et celle de la Valle. Nous nommerons ensuite les académies, les institutions et les sociétés savantes qui contribuent tant à la splendeur de la capitale de la France ; en 1832 elles étaient au nombre de 43; en voici les titres : lénstilut royal de France, divisé actuellement en académie française, académie des sciences, académie des inscriptions etbelles-lettres, académie des beanxarts et académie des sciences morales et politiques ; la société royale et centrale d'agriculture ; la societé d'encowragement pour l'industrie nationale ; la société royale des antiquaires de France; la société de géographie ; la sgciétépourlinstruction élémentaire;

elle entretient plusieurs écoles gratuites ; l’'athénée des arts ; la société philotechnique ; l’'athénée royal de Paris, où lon fait plusieurs cours sur les différentes branches des connaissances humaines ; la société philomatique ; la societé d'horticullure ; la sueicte française de statistique universelle ; la société de statistique de France ; la sociélé biblique de Paris; la societe des méthodes d'enseignement; elle s’occupe du perfectionnement de toutes les branches d'instruction, médite un système complet et rationnel d'éducation publique, et a déjà établi dans ce but une école orthomatique ; la société asiatique ; la société géologique de France, qui, à l’imitation des sociétés nomades des naturalistes de la Suisse et de l’Allemagne, doit se transporter chaque année dans une province du royaume pour en explorer la nature et rallier à elle les amis de la science épars sur ce vaste territoire ; la société linnéenne ; la societe d'histoire naturelle ; V'Institut historique ; la société de pharmaeie ; la société médico-pralique; la société phrénologique , ete. , etc.

Unautre genre de richesses contribue à décorer et à embellir cette capitale, nous voulons parler des collections scientifiques, des beaux-arts et des musées. Paris possède 20 musées et 35 écoles de beauxarts. Nous avons déjà mentionné les belles collections du Louvre, du Luxembourg et du jardin des Plantes. La première est sans contredit lune des plus riches qui existent en Europe et fait l’admiration des étrangers ; elle se compose d’un nombre considérable de fableaux des plus grands maitres ; du musée des antiques où l’on remarque surtout une rare collection d'antiquiles égyptiennes ; et d’un musée naval, qui ne date que de quelques années. Ici nous ajouterons: le rnusée central d'artillerie ; les superbes coldections de livres, cartes, manusorts, ete., du Dépôt de la guerre; les plans en relief des places de guerre, à l’hôtel des Invalides ; la précieuse et riche cullection de cartes du Ministere des affaires étrangères ; le conservatoire des arts-et-métiers, offrant tout ce que l’industrie nationale et européenne a produit de plus riche et de plus curieux en instrumens de tous les arts et de toutes les professions et en modèles ingénieux ;

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le dépôt général des cartes et plans de la marine ; le cabinet de minéralogie , à l'hôtel des Monnaies , où les productions minérales du royaume sont classées par départemens ; dans le même local on trouve aussi la superbe collection des carrés et poinçons de médailles et jetons frappés en France depuis François 1°"; le cabinet d'anatomie de l'Ecole de Médecine, où l’on voit une belle collection dinstrumens de chirurgie; la superbe galerie de tableaux du duc d'Orléans, au Palais-Royal ; celle de l’Elysée-Bourbon ; la galerie d'architecture, à l’Institut, composée de modèles en plâtre et en liège, des monumens les plus fameux de larchitecture grecque, romaine ,. indienne , égyptienne et d’autres nations. Nous ne parlons pas des collections de ce genre appartenant à des particuliers, parce qu’elles n’entrent pas dans notre cadre; Paris en offre un grand nombre et de très remarquables. Mais nous citerons les cabinets liltéraires, établissemens publics dont quelques-uns sont très bien assortis de livres, de Journaux et de recueils périodiques les plus importans publiés dans les Deux-Mondes.

Paris en possède actuellement un assez grand nombre, parmi lesquels on distungue la Tente et le Cercle Encyclopedique au Palais-Royal, les beaux Salons Galignani, rue Vivienne, enfin Za Librairie des Etrangers , Française , Anglaise et Américaine, rue Neuve- Saint-Augustin.

Nous devons ajouter que les bibliothèques publiques doivent étre prochainenent éciairées et chauffées le soir en hiver.

La seule ville de Londres rivalise avec Paris pour l’importance du commerce de la librairie et des produits de la presse périodique; mais, tout bien calculé, l’avantage reste à la capitale de la France.

On peut sans exagération regarder Paris comme la première ville du monde sous le double rapport du commerce de la librairie et de la presse périodique; cette dernière publiait, en 1833, 300 journaux dont 31 sont quotidiens, 50 hebdomadaireset les autres paraissent à différentes époques. Les 600 libraires de Paris ont publié, en 1832, 5760 ouvrages ; et, en 1833 , les 80 imprimeries , nombre limité par la loi, occupaient 1200 presses à bras et 80 presses mécaniques, dont plusieurs mues par la vapeur. L’émprimerie

royale , fondée en 1531 par François 1°, est le plus grand établissement de ce genre qui existe, surtout par ses nombreux poinçons , matrices et caractères des langues orientales. Toutes ses funtes réunies pèsent au moins 375,000 kilogrammes et pourraient servir à composer 125,000 pages; dans ces dernières années, selon M. Firmin Didot, cet établissement a mis en activité 300 presses, dont 80 travaillaient jour et nuit.

Les établissemens d'utilité publique sont en général d’une grande beauté et d’une construction parfaite ; tels sont les marchés, surtout ceux Saint-Germain , Saint Honoré et de la Vallée ; entrepôt gén: ul des vins , remarquable par son ète due et par l’emménagement de ses caves ; lemnarché des Innocens, qui est le principal marché des fruits et des légumes, et au centre duquel on a placé une belle fontaine dessinée en 1561 par Pierre Lescot ; la halle aux biés, grand édifice circulaire, remarquable par la hardiesse de sa vaste coupole; les abattoirs , édifices spacieux élevés aux extrémités de la ville pour délivrer les habitans du dégoûtant spectacle des animaux tués chez les bouchers ; les cèmetières, parmi lesquels on distingue celui du Pére-La- Chaise, vaste nécropole étincelante de marbre, de granit et de verdure, située hors des murs de Paris, sur une colline couverte de bosquets, de fleurs , et ornée d’un grand nombre de monumens funèbres dont quelques-uns sont d’une rare beauté.

Il n’y a pas de ville en Europe qui possède un plus grand nombre de théâtres, et où l’on trouve des représentations dramaliques et des lieux d’amusemens plus variés; sous ce rapport Paris n’a pas de rivale dans le monde. Sur ses divers théàtres on représente les chefs-d'œuvre de la scène anglaise , italienne et allemande. Paris possède 16 théâtres, non compris le Cirque Olympique , les héâtresextra-muros,et quelques autres moins importans, tels que les Ombres Chinoises , le théâtre des Funambules, etc.

Les plus remarquables par leur architecture , sont: le {Acätre Ventadour, le Grand-Opéra , ou l’Académie royale de Musique, le Théätre-Françatis, et l’'Odéon. Le theätre Italien brûlé en 1838 va être réédifié. Les plus fréquentés sont : l'Opéra , l’'Opéra-Comique, le Cirque , le Gymnase dramalique ,

le théâtre du Palais-Royul, le Vaudeville, les Variétés, etc., etc. Parmi les théâtres situés hors des barrières on doit citer ceux des Jeunes Elèves , sur le boulevard Mont-Parnasse, à Montmartre et à Belleville.

Pendant l’été un grand nombre d’établissemens donnent des fêtes où l’on trouve des divertissemens de tout genre ; nous citerons le nouveau jardin de Tivoli et les Montagnes de Belleville ; les bals publics les plus fréquentés par le peuple en été sont : la Chaumiére , les salons de Flore, de Mars, d’Isis ; et pendant l’hiver : le Wauxhall, le Prado et le Cirque des Muses, Nous devons s1gnaler ici plusieurs salles de concert, où l’on exécute la musique des maitres les plus célèbres; nous citerons la salle Vivienne, la salle Saint-Honoré, et le Casino Paganini.

Nous devons citer aussi , sous le rapport de l’art , les Panorama et Diorama.

Tous les ans, du 25 août au 5 septembre, on faitau Champ-de-Mars des courses de chevaux pour les départemens de l'Aisne, des Ardennes , de l’Aube, de la Côte-d'Or, de Loir-et-Cher, du Loiret, de la Marne, de l'Oise, de la Seine, de

Seine-et-Marne, de Seine-et-Oise et de l'Yonne. Ces solennités deviennent d’année en année plus intéressantes.

Paris possède plusieurs promenades

superbes. Nous avons déjà mentionné celle des Tuileries , qui est la plus belle et dont la principale allée conduit par la place Louis XV aux Champs-Elysées, immense promenade plantée d'arbres et terminée par l’arc- +-triomphe de Etoile, le plus grand des n.onumens en ce genre que l’on ait élevé depuis la renaissance des arts. Viennent ensuite le jardin du Euxembourg, décoré aussi de statues et de pièces de gazon bordées de platesbandes fleuries ; le jardin des Plantes, remarquable par des sites variés et pittoresques et par les belles collections scientifiques dont nous avons déjà parlé ; le jardin du Palais-Royal, qui est plutôt un lieu de rendez-vous d’affaires et de RAS qu’une promenade proprement ite.

Parmi les 56 barrières par lesquelles on entre dans cette métropole, quelquesunes forment des espèces de monumens, comme celles de l’Efotile , du Trône, de la Villette, des Bons-Hommes, etc.

Les revenus municipaux de Paris s’élevant à 45 millions, dépassent non-seulement ceux de tous les petits états de l’Europe et même ceux des monarchies Danoise et Norwégiéno-Suédoise, mais ils égalent presque la recette de la monarchie Portugaise, méme avant les troubles qui ont tant épuisé les finances de cet état. Lors de l'installation du nouveau conseil municipal (le 27 décembre 1834), M. le préfet de la Seine annonçait que les impôts payés à divers titres par les habitans de cette vaste cité s’élevaient à 136,345,000 francs.

Cette ville immense est partagée en 12 arrondissemens pour le civil et subdivisée en 48 quartiers Le la police. Les deux.

arrondissemens les plus grands pour l’étendue sont : le VIÏI® qui comprend les quartiers du Marais, Popincourt , Saint-Antoine, des Quinze-Vingts ; et le 1°" qui embrasse les quartiers du Roule, des Champs-Elysées , de la Place Vendôme, des Tuileries. La superficie du:

VIII: est de 6,102,285 mètres carrés ; celle du I‘ est de 6,853,660. Les deux arrondissemens les plus petits sont : le IV: qui comprend les quartiers Saint-Honoré , du Louvre, des Marchés et de la Banque ; et le VITI° qui se compose des quartiers Saint-Avoie, du Mont-de-Piété , du Marche Saint-Jean et des Arcis; la superficie de celui-ci est de 732,572 mètres ; celle du 1V° ne monte qu’à 559,604 mètres. Les deux arrondissemens dont la population absolue est la plus considérable sont : le XIIe, composé des quartiers Saint-Jacques , Saint- Marcel , du Jardin des Plantes et de l’Observaloire ; et le X° qui comprend les quartiers de la Monnaïe , de Saint-Thomas-d 4quin, des Invalides et du faubourg Saint-Germain ; le XII°, en 1826, comptait 97,222 âmes et le X° 90,623 ; la population de ces deux arrondissemens égale donc presque celle de Copenhague, et dépasse celles de Stokholm , de Munich, de Florence et de toutes les capitales des états de l’Europe, à l’exception seulement des métropoles des empires d’Autriche, Russe, Ottoman , des monarchies Anglaise, Prussienne, Néerlandaise, Espagnole et Portugaise, et du royaume des Deux-Siciles. Les deux arrondissemens dont la population est la plus petite sont :

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carrés ; celle eux arron- ,: le IV: qui ut-Honoré , de la Banse des quar- -de-Piété , es Ar'cis ; la 132,572 mè— u’à 559,604 eus dont la considérable es quartiers farcel , du l'Observaes quartiers Lomas-d'4faubourg en 1826 , e 90,623 ; la ondissemens PRSRequS , de Munich, capitales des on seulement d’Autriche , archies Andaise, Esparoyaume des ondissemens s petite sont :

tiers du faunimarb'e ,

Saint Eustache et du Mail; sa population s'élevait à 54,161 âmes; le Ve qui, quoique le plus petit de tous, comptait encore 51,793 habitans, nombre de beaucoup supérieur aux capitales des royaumes de Wurtemberg, de Hanovre, des grandsduchés de Bade, de Hesse et à toutes celles des états du troisième et du quatrième rang de l’Europe.

Dans les articles 2ndustrie et commerce , nous avons signalé la place éminente qu’occupe cette ville, ronsidérée sous le rapport de l’industrie et des relations commerciales de ses habitans. Nous ajouterons ici que la capitale &e la France fabrique pour 14 millions de châles, pour plus de 6 millions de meubies et d’objets d’orfèvrerie, et qu’elle exporte annuellement, comme superilu de ses fabrications,

our 47 millions de francs ; que tous les abricans du royaume ont établi dans cette ville des dépôts de leurs manufactures ; enfin que cette métropole est à la tête de l’industrie française et qu’elle peut être regarée comme le rendez-vous des artistes en tout genre. Si Londres, Liverpool et quelques autres grandes villes la dépassent pour l’étendue et l’importance du commerce extérieur, Paris peut rivaliser avantageusement avec les villes les plus industrieuses et !es plus manufacturières du monde. La valeur moyenne des effets de commerce reçus à l’escompte par la banque de France dans la seule enceinte de Paris, monts à 1,200,000,000 fr. ; les revenus de cet établissement , qui proviennent en grande partie de l’intérêt de ses capitaux convertis en rentes sur l'Etat, s'élèvent au-delà de 7,000,000 de francs.

Mais pour faire mieux sentir à nos lecteurs toute la richesse et toute l’importance de cette magnifique métropole, nous reproduirons ici un passage remarquable, extrait de l’ouvrage d’un statisticien distingué ; c’est en quelque sorte le résumé de tout ce que nous venons d’exposer.

« Depuis 1824, dit M. Benoiston de Chàteauneuf, 6500 trains de bois et 15,500 bateaux nous ont apporté chaque année les vins de la Bourgogne, le bois et les charbons du Nivernais, les cidres de la Normandie, les blés de la Picardie, les marbres du Languedoc, les granits de Cherbourg et de Volvic et les ardoises d'Angers. Paris demande sans cesse à toutes les provinces, il en appelle à lui les productions de toute espèce, il lui faut

tout ce que produit la France, tout ce qui existe. Heureuse, mille fois heureuse cette même France , de trouver dans les approvisionnemens de sa capitale un commerce intérieur toujou"s sûr, toujours actif et re équivaut ; . seul au commerce entier

e deux ou trois royaumes. Il y a yraiment quelque chose qui étonne l’imagination, à penser que Paris représente aujourd’hui quinze villes de 60,000 âmes chacune ; qu’il demande à l’agriculture les récoltes de 400,000 arpens de terre, à l’industrie les produits de toutes les manufactures du royaume ; et qu’une somme d'environ uu milliard sort tous les ans de son sein, et va se répandre dans l’intérieur des provinces. »

Dans les environs immédiats de Paris, et dans un rayon de 44 milles, on trouve un grand nombre de villes et de lieux remarquables ; nous allons commencer par indiquer ceux qui appartiennent au départcment de la Seine, dont Paris est le chef-lieu.

Saint-Denis, chef-lieu d'arrondissement , près de la rive droite de la Seine, jolie petile villetrès commerçante. Son ancienne église, édifice gothique d'une grande légèreté, sert à la sépulture des rois. Dans le bâtiment de l’ancienne abbaye on a établi la maison royale d'instruction pour les filles des chevaliers de la Légion-d'Honneur ; elle contient 500 élèves dont 400 sont entretenues aux frais du gouvernement, St-Denis possède plusieurs pensionnats, de magnifiques pépinières, deux puits arlésiens , une belle caserne , et de nombreux établissemens industriels qu'alimentent les eaux du Crou et dont les principaux sont douze vastes moulins à farine remarquables par leur ingénieux mécanisme et destinés à l’approvisionnement de Paris. Nous citerons aussi la flature de

caoulchou de MM. Guibal et Rattier, dont les.

produits sont très recherchés. Charonne, petit village remarquable par son industrie et surtout par son école de commerce cet d’industrie mentionnée dans la description de Paris, et dirigée par M. Pinel-Grardchamyis; c’estun des plus beaux et des plus utiles établissemens de ce genre. Auteuil, gros village où l'on voit encore les maisons de Molière, de Boileau et les tombeaux d’'Æelvélius et de d'Aguesseau ; la maison d’éducation commerciale de M. Pitolet, ainsi qu’un grand nombre de fabriques, ajoutent à l'importance d'Auteuil. Passy, grand vii'age, dans une position charmante sur la rive droite de la Seine , avec un grand nombre de belles maisons de plaisance, un bel établissementorthopédique, et deux sources d'eaux minérales. On y admire la belle collection de palmiers de M. Fulchiron. Boulogne, entrela Seine et le bois de cenom, qui est le rendez-vous des promeneurs de la capitale. St-Ouen, village sur la rive droite de la

Seine, avec un beau château d'où Louis XVII data la déclaration préliminaire de la Charte, On y trouve plusieurs manufactures, et on vient d'y ouvrir un puits artésien, un nouveau port avec de vastes bassins, des quais spacieux et de grands magasins pour la réception et l’entrepôt des marchandises. Clichy-la-Garenneet La Chapelle, gros villages, remarquables par leurs établissemens industriels. Zes Batignolles, commune créée en 1830, et florissante par son industrie. Montmartre, sur une hauteur, avec un grand nombre de fabriques de petits bronzes ; c'est un des points les plus importans pour la défense de Paris; on vient d'y établir un systèmé dedistributiond’eau,fortingénieux. Neuilly, bourg sur Ja rive droite de la Seine , remarquable par son beau pont et par le chdteau, propriété particulière du roi régnant, sans contredit l'une des maisons de campagne les plus agréables de Paris. Elle appartenait autrefois à la princesse Borghèse, mais elle a été beaucoup embellie et presque entièrement changée par Louis-Philippe , qui y passe une partie de la belle saison. Nanterre, petit bourg, où l’on exploite des carrières de plâtre et de pierres à bâtir ; il s’y trouve aussi une grande fabrique de produits chimiques. Le Mont-Valérien, siège d'un établissement pieux, appartient à cette commune. Belleville, sur une hauteur, célèbre, ainsi que Ménil-Montant et la butte St-Chaumont, par le courage que les élèves de l’école polytechnique etles soldats français déployèrent contre les armées alliées en 1814. À Belleville on trouve de belles maisons de campagne , un grand nombre de pensionnats et plusieurs établissemens industriels, ainsi que des carrières de plâtre et des pépinières. On doit aussi mentionnerle jardin desenfans et lethéâtre de Séveste frères. La V'illette,sur le canal de St-Denis, gros bourg , florissant par son industrie variée ; on y remarque surtout la grande fabrique de sucre indigène de M. Boucher.

Sceaux, petite ville, chef-lieu d'arrondissement, remarquable par quelques restes du chdteau et dù parc construits par Colbert, et que le duc de Maine, puis le duc de Penthièvre possédèrent,. Comme à Poissy on y tient un marché qui fournit un grand nombre de bestiaux pour la consommation de Paris. Son parc est le rendez-vous d’une société brillante ; on y donne des bals champètres tous les jours de fête pendant la belle saison. De 1700 à 1750 le château de Sceaux fut le rendez-vous de prédilection de La Motte, de Fontenelle, de Voltaire, Chaulieu, St-Aulaire. Florian y mourut en 1794. Arcueil, petit village, renommé par son agueduc qui fournit de l’éau à Paris, par ses belles pépinières et surtout par l'académie libre des savansillustres qui s’y réunissaient chez Berthollet. On y voit des restes de l'aqueduc de l’empereur Julien, sur les ruines duquel on a construit l'aqueduc moderne.

Choisy-le-Roëi, sur la rive gauche de la Seine, village remarquable par ses nombreuses manufactures , par ses fabriques de cuir verni et par plusieurs belles maisons de campagne. 7 a ugirard, gros bourg qui s''crandit tous les

jours, et important par l’industrie de ses habitans, Grenelle, commune créée en 1819; elle possède plusieurs fabriques et une belle salle de speclacle pour 1300 personnes. Gentilly, gros bourg, remarquable surtout pour avoir, selon quelques auteurs, servi de résidence aux rois de la première et de la deuxième race, Près de là se trouve : Bicétre, avec un vaste chàteau où on déposait naguere les condamnés au bagne, et consacré maintenant à recevoir les hommes indigens, infirmes , ou âgés de 70 ans, et en outre autraitement des aliénés. Montreuil, gros village renommé par son industrie horticole et par sa culture en grand des pèches. Bercy, sur la rive droite de la Seine, gros village où sont les entrepôts de vin, d’eau-de-vie et d'huile pour la consommation. de Paris ; détruits en 1820, par un incendie , ils sont aujourd'aui plus florissans que jamais. On doit mentionner l’école d’industrie et de commerce de M. Mailhat, Vanvwres, village remarquable par sa maison de santé pour les aliénés riches. Villejuif, autre village, avec des carrières de pierres à bâtir d'excellente qualité. CAarenton, bourg, divisé en deux communes : Charenton-le-Pont, et Charenton-Sl-Maurice, au confluent de la Marne avec la Seine. Dans la première, on trouve la célèbre maison de santé pour les aliénés, qui porte le nom de Charenton, et dans la seconde une grande fonderie où l’on fabrique des machines à vapeur. Maisons Alfort, village séparé de Charenton seulement par la Marne, Son école royale d'économie rurale etvétérinaire jouit d’une grande célébrité; on y remarque des hôpitaux pour les animaux malades, un laboratoire de chimie, un cabinet d'anatomie, un autre de pathologie, un jardin botanique et un amphithéâtre, Fincennes se fait remarquer par le beau parc qui l’environne, entouré de murs malgré son étendue de 732 hectares, et par son ancien château habité par les rois de France depuis Louis VIT jusqu'à Louis XIII, Cette petite ville est aussi importante par son école d'artillerie et sa magnifique salle d'armes. Une colonne en granit et un saule pleureur , placés dans un fossé, rappellent la mort tragique du duc d’Enghien, qui y a été fusillé en 1804. Les fortifications qui, depuis 1830, ont été annexées au château , rendent cette place très importante. Le donjon , qui est aussi une de ses dépendances, est célèbre dans les annales de l’histoire de France comme prison d’État. Vitry, gros village qui fournit beaucoup de fruits, d'herbages, de légumes et de lait à Paris. Ses pépinières sont les plus renommées des environs de la capitale. Zury, gros village industrieux, où l'on peut voir d'immenses caves à double courant d'air taillées dans le roc; elles appartiennent à M. Delacroix,et servent d’entrepôt de conservation pour les produits agricoles, tels que grains, vins, farines, etc.

Tous ces lieux forment les environs immédiats de Paris et sont situés dans le département de la Seine; les suivans sont un peu plus éloignés et appartiennent aux départemens limitrophes. Ce sont les dé-

de ses habi- ‘en 1819; elle elle salle de Gentilly, pour avoir, résidence aux me race. Près un vaste chàdamnés au bair les hommes 8, et en outre uil, gros vilhorticole et .Bercy,suwr ge où sontles d'huile pour la 1 1820, par un florissans que e d'industrie Vanures, on de santé juif, autre erres à bâtir nr, bourg, diaton-le-Pont, onfluent de la ère, on trouve les aliénés, et dans la sen fabrique des fort, village ‘la Marne. Son etvétérinaire remarque des s, un laboramie, un autre et un amphimarquer par uré de murs etpar son an- France depuis etite ville est tillerie etsa ne en granit

n fossé, rap-

qui est aussi dans les anrison d'Etat.

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lpartemens de Seine-et-Oise , de Seinet-Marne et de l'Oise. Nous allons successivement les parcourir.

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