NORD
as par la ÉRIEUR
Rhein) traverse int-Gall e canton ceux de traversé uit son pour se s la mer a Suisse tons de sie à la le plus èrement nton de lacs de Berne et et d’Are, Aarau Sarine
ourg , et ifchâtel, affluens Emmen tons de au mont i, le lac e le cannommée | COUrS, schwitz, , Zurich ich; son Île de la
nt de Ja DD ainsi om, en nsuite il st assez
l'Italie; licinio), erse le e le lac e Lomres enque la no.
partient Inn, Maloya,
craverse la Haute ct la Basse-Engadine dans les Grisons et entre danse Tyrol , où il poursuit sou cours pour se joindre au Danube dans le royaume de Bavière,
aaxauz. La Suisse n’en manque pas, quoique les géographes gardent À arr tous le silence sur leur compte. À la vérité ils ne sont pas grands, mais ils sont trop importans pour ne pas être mentionnés. Les plus considérables sont les cunauæ de la Linth, dont l’un, de 5292 mètres , conduit cette rivière depuis Mallis jusqu’au lac de Wallenstadt ; Pautre, de 16,646, mène cette méme rivière, réunie à la Maagh, du lac de Wallenstadt à celui de Zurich. Ces travaux hydrauliques ont coûté près de 1,300,000 francs , fournis par le patriotisme désintéressé de plusieurs Suisses, Viennent ensuite les travaux hydrauliques de la Kander et la rtie de l’Aar comprise entre le lac de hun et la ville de Berne dans le canton de ce nom; de la Rengbach, dans celui de Lucerne, et du Glaft dans le canton de Zurich. On se propose aussi de corriger les défauts des lits actuels de la 7Aüt/ tnférieure et de l’'Aar, pour baisser de 8 ou 4 pieds le niveau moyen des lacs de Neufchâlel, de Bienne et Morat, ainsi que de reprendre les travaux commencés vers la moitié du xvane siècle pour faire communiquer le lac de Neufchâtel avec celui de Genève.
sTAnOGRAPHIS, Tous les habitans de la Suisse appartiennent à deux souches principales : à la GERMANIQUE et à la GRÉCO-LaTINE. La première comprend les Suisses Allemands, qui vivent dans les cantons de Zurich , de Lucerne, d’Uri, de Schwitz, d'Unterwald , de Glaris, de Zug, d’Appenzell, de Saint-Gall, de Thurgovie, de Schaffouse et d’Argovie; dans la plus grande partie des cantons de Berne et de Bâle ; dans une partie assez considérable de ceux de Soleure, de Fribourg, du Valais et des Grisons, dans guelatss communes de celui de Vaud , et ans celle de Bosco dans le canton du Tessin ; ils forment presque les 14 vingtièmes de la population totale de Ja Confédération, La souche GRÉCO-LATINE comprend : les Français, qui vivent dans les cantons de Neufchâtel et de Genève; dans presque tout celui de Vaud ; dans une partie des cantons de Solenre, de Fribourg el du Valais, et dans les pays du Jura qui appartiennent à ceux
de Bâle et de Berne ; ils forment un peu plus des 4 vingtièmes de la population totale de la Suisse. Les Zfal/iens sont beaucoup moins nombreux ; ils n’habitent qe le canton du Tessin, quelques vallées es Grisons et quelques localités du: Valais, sur le Simplon et la belle route qui y mène, Les Romans ou Rhétiens sont encore moins nombreux quéces derniers ; on ne les trouve que dans les Grisons, dans l’Oberland, verslessources du Rhin, et dans les deux Engadines. La Soucne PRATAUS compte environ deux mille Juifs, dont la plupart vivent dans l’Argovie. Nous croyons devoir faire ohserver que la langue allemande est employée dans les affaires générales de la Confédération , ainsi que dans les affaires particulières de tous les cantons , excepté dans ceux du Tessin, de Vaud, de Neufchâtel et de Genève ; que cette langue ne compte pas moins de trente-cinq dialectes principaux ; qu’on en distingue quinze dans la française ; et que l’italienne et la romane en ont deux chacune.
azLiGiows. Le calvinisme et le catholicisme se partagent inégalement la population suisse : l’Appenzell-Extérieur , la presque Lotalité des cantons de Zurich, Berne, Bâle, Schaffonse, Vaud et Neufchâtel ; la plus grande partie de ceux de Glaris, des Grisons , d’Argovie, de Thurgovie el de Genève ; et la minorité des habitans de Fribourg, Soleure et Saint- Gall professent le ca/vinisme. La reliion catholique est suivie par tous fes habitans des cantons de Lucerne, Uri, Schwitz, Unterwald, Zug, Appenzell- Intérieur, Tessin et Valais; et par la pis grande partie de ceux de Fribourg, oleure et Saint-Gall ; ensuite par la minorité des autres cantons. Environ 12 vingtièmes de la population suisse sont calvinistes ; le reste est catholique.
GOUVERNEMENT. Avant 1798 la Suisse formait une confédération composée de trois parties très distinctes : les #reize Cantons, les sujets ou vussaux des treize Cantons et les alliés des treise Cantons.
Les TREIZE CANTONS formaient quinze républiques. Huit étaient démocratiques, savoir: Uri, Schwtüz, Haut et Bas- Unterwald, Glaris, Zug et Appenzell- Intérieur et Extérieur. Quatre étaient aristocratiques, savoir : Zurich, Lucerne, Bâle et Schaffouse ; et celles
de Berne, Fribourg et Soleure étaient oligarchiques. Leur lation était estimée à 1,000,000 d’habitans. :
Les SUJETS OU VASSAUX DES TREIZE CANTONS étaient des pays possédés en commun par plusieurs cantons. Au nord et à l’est on trouvait le oomtfé de Bade avec Bade ; les Offices libres avec Brem-
ee et Muri; la Thurgovie avec
rauenfeld; le Rheinthal avec Reineck ; le comté de Sargans avec Sargans ; le Gaster avec Utznach et la ville de Rapperschiwyl sur le lac de Zurich. A l’ouest on trouvait les’ bailliages de Morat, de Granson,'d'Orbe et de: Schivarzéenbourg , avec les villes du même nom. Au sud, il y avait les gouvernemens de Lugano, de Locarno, de Mendrisio et de Valmaggia, et les trois bailliages de Bellinzona , de Val-Bregno, et de Riviera. La population de tous ces pays était estimée à 300,000 âmes.
Les ALLIÉS DESTREIZE CANTONSétaient associés à la confédération et sous sa protection. C’étaient les républiques aristocratiques de Saint-Gall, de Bienne et de Mulhausen ; les républiques démo- Mn du Xaut-Valais , dont dépendait le Bas-Valais; de Gersau sur le lac de Lucerne, et des trois ligues des Grisons ; la république démocratique représentative de Genève ; l'évêque de Bâle, l'abbé de Saint-Gall et celui M 'Ét berg, qui étaient souverains absolus ; l’évêque de Sion , dont l'autorité s’éten- «lait non-séulement sur la ville dece nom, mais encore sur plusieurs parties du Valais ; enfin la principauté de Neufchätel, dépendant du roi de Prusse et régie constitutionnellement. On portait la population de tous ces pays à environ
En 1798 la Suisse changea sa constitution et subit quelques démembremens :
l'évèché de Bâle, les républiques de Genève et de Mulhausen furent réunis à la France, et ce pays devint le théâtre de la guerre des puissances étrangères et de plusieurs désordres. En 1803 , par l’acte de médiation, la Suisse se forma en confédération composée de dix-neuf cantons, savoir les treize anciens auxquels on ajouta ceux des Grisons, sans la Valteline, d’AÆrgovie, avec le Frickthal, de Vaud, de Saint-Gall , de Thurgovie et du Tessin. La Valteline, qui, avec les comtés de Bormio et Chiavenna, dépendait
dés Grisons, fut réunie au royaume d’Italie, et les autres pays furent à différentes époyues incorporés à l'empire Français. Le Frickthal, les deux villes, cidevant forestières, de Laufenibourg et de Rheinfelden , et les seigneuries de Trasp et Reztns (dans la Basse-Engadine et dans la Ligue-Grise), pays jadis possédés par l’Autriche, furent les seuls dédom-— magemens à tant de pertes. :
À la chute de Napoléon et par un acte du congrès de Vienne en 1815, la Suisse reprit non-seulement toutes les cessions faites à la France, à l'exception de Mulhausen, mais elle acquit aussi une fraction du pays de Gex et de la Savoie,
uiservirent à arrondir le nouveau canton e Genève. Elle forma de la sorte une confédération de vingt-deux cantons.
Par l'acte fédéral du 7 août 1815 ; les vingt-deux cantons se réunissent en confédération pour le maintien de leur liberté et de leur indépendance. La diète (Tagsatzung) dirige les affaires générales de la confédération ; elle se compose des députés des vingt-deux cantons qui votent d’après les instructions de leurs gouvérnemens respectifs. Chaque canton a une voix. La diète se réunit alternativement deux ans de suite dans le cheflieu du canton directeur. Son président,
ui est censé être le chef de la confé-
ération, à le titre de Landmann. La diète a senle le pouvoir de faire des traités de paix et d'alliance; mais elle ne le peut qu'avec une majorité des trois quarts des voix; elle seule conclut des traités de commerce. Les cantons peuvent traiter en particulier avec les gouvernemens étrangers pour des capitulations militaires, ainsi que pour des objets économiques et de police; mais ces conventions ne doivent blesser en rien ni le pacte fédéral ni les droits constitutionnels des antres cantons. La diète nomme et révoque les agens diplomatiques ; elle prend toutes les mesures nécessaires pour la sûreté intérieure et extérieure de la Suisse; elle règle l’organisation du contingent des troupes et en nomme le général. Lorsque la diète n’est pas réunie, le directoire alterne de deux ans entre les cantons de Zurich , Berne et Lucerne. Ce tour de rôle à commencé le 1°" janvier 1815.
Jusqu’en 1830, les vingt-deux cantons formaient réellement vingt-quatre états différens, même en ne tenant pas compte
des trois décuries € raientét différens.
être ciass Huit savoir :
Trois maïs dont sent de g sentation, leur terri de Zuric
tre es, Sa ourg et
Un éta nel, savoi dont le ch Les évè 1830ontin dans les c« Les huit encore ce celui de S rieurs den dont jouit mème reg:
dération états diffé Les det présentati de teur ad
Les six élargi le c admettant teurs'et el Les troi un chef-li gés d’Adm habians ( encore : d guerre ci ment par
ve ’empire illes, ci-
rget de e Trasp
un'acte à Suisse cessions tion de
des trois ligues des Grisons et des treize décuries du Valais, qui à la rigueur pourraient être regardées comme autant d'états différens. Sous le rapport du gouvernement, ces vingt-quatre états pouvaient être classés de la manière suivante :
Huit républiques démocratiques, savoir: Uri, Schwiz, Glaris, Zug,
penzell-Extérieur , Appenzell-Intérieur, Bas-Unterivald, Haut-Unterwald. Les deux républiques des cantons d’Appenzell et celle d’Uri alternent dans l’émission de leur voix à la diète fédérale ;
Deux républiques démocratiques-
ésentatives, savoir: les ligues des Grisons et les décuries du Valais;
Six républiques représentatives , savoir : Saint-Gall, Aggovie, Thurgovie, Vaud, Genève.et Tessin ;
Trois républi représentatives, mais dont les capitales respectives jouissent de grands privilèges dans la représentation, en comparaison du reste de leur territoire: ces républiques sont celles de Zurich, Bâle et Schaffouse;
tre républiques aristocraties, Savoir: Berne, Lucerne, Friourg et Soleure ;
Un état monarchique-constitutionnel, savoir : le canton de Neufchâtel, dont le chef est le roi de Prusse.
Les évènemens politiques dé. l’année 1830ontintroduit denotableschangemens dans les constitutions de plusieurs états :
Les huit cantons dérhocratiques restent encore ce qu'ils étaient , à l’exception de celui de Schwitz, où les bailliages extérieurs demandent des droits égaux à ceux dont jouit le reste du canton. On peut même regarder cette partie de la confédération comme divisée de fait en deux états différens.
Les deux cantons démocratiques-représentatifs ont modifié quelques parties de teur administration.
Les six cantons représentatifs ont tous élargi le cercle de leur représentation, en admettant un plus grand nombre d’électeurs et en diminuant le cens d'éligibilité.
Les trois cantons représentatifs-ayant un chef-lieu prépondérant , ont été obligés d’dmettre dans le conseil plusieurs habiians des campagnes. Bâle ‘se ressent encore des dommages causés par: la guerre civile, Ce canton est définitivement partagé en deux états entièrement
indépendans l’un-de l’autre, savoir : celui qui comprend Bâle avec plusieurs communes environnantes ; celui qui a pour chef-lieu Liestall avec toutes les autres communes de la campagne. Ces deux états se désignent aujourd’hui par Bdle-Ville et Bâle-Campagne. ide
Les quatre cantons Lmreedn sont devenus des cantons représenta
NeufchAtel , après avoir subi les conséquences d’une insurrection armée, a repris son assiette ordinaire.
anvenus. Dans la Confédération Suisse il faut distinguer le budget fédéral du budget particulier de chaque canton. Le budget fédéral est destiné à couvrir les frais de l’administration générale, de la caisse militaire et de la caisse d’instruction. Les dépenses de ces trois services s'effectuent au moyen des intérêts gr venant de certains capitaux destinés à cet objet. Pour les autres dépenses extraordinaires, chaque canton doit fournir un contingent proportionné à ses ressources :
la somme totale, depuis 1818, a été fixée à 639,275 francs suisses , équivalant à environ 700,000 francs argent de France.
Ce que l’on sait des budgets de 15 cantons permet de croire qu’on ne se tromperait pas beaucoup en portant à 10,000,000 de francs le revenu total des 22 cantons, Il est même possible qu'aujourd'hui cette somme s'élève à 12,000,000 de francs, Voyez le tableau statistique à la fin de PEurope.
ARMÉ=z et ronTenussus, La Suisse n’entretient aucune armée permanente, . On estime que dans les vingt-deux cantons les troupes continuellement sous les armes montent à 1200 ou 1300 hommes, y compris les gendarmes. Genève en entretient le plus grand nombre. Mais chaque canton doit tenir toujours prêt à marcher son contingent, qui est proportionné à sa population. La totalité, sans l'état-major, est fixée à 33,758 hommes de toutes armes. Un nombre égal forme le contingent de réserve. La levée en masse est estimée à 200,000 soldats. Les Suisses ont des troupes au service: des Pays-Bas, des royaumes des Deux-Siciles et d’Espagne ; avant la révolution de 1830 ils en avaient aussi en France. La totalité de toutes ces troupes était estimée.à 18,000 hommes. Voyez le tableau statistique. )
La Suisse n’a pas de forteresses fédé-
CSSS
RE
S NS e— enr er
rales. Elle n’a pas non plus de places turtes Le mage dites, quoique plusieurs villes aient quelques ortitications, comme Aarbourg dans l’Argovie, Genève et autres. La première renferme l'arsenal fédéral. Par le traité de Paris, du 20 novembre 1815, les gouvernemens européens ont reconnu la neutralité perpétuelle de la Suisse et d’une portion voisine du lac de Genève.
avousrais, La Suisse possède un assez pe nombre de fabriques et de manuactures , mais elles y sont très inégalement réparties. Ce sont les cantons de l’ouest et du nord qui sont les plus industrieux. Depuis quelques années l’industrie y a repris l’essor que les ner j les troubles et le système prohibitif des gouvernemens limitrophes lui avaient fait perdre. Il est très commun en Suisse de trouver d’excellens artistes et manufacturiers parmi les agriculteurs. C’éstesans contredit , grâces à cette circonstance, qu’elle peut soutenir avantageusement la concurrence avec les manufactures de l’AI-
sace pour les toiles de coton, et avec celles .
de Lyon ne les étoffes de soie unies. Les cantons de Zurich, de Bâle, de Genève, de
Neufchâtel, de Glaris et de P'Appenzell-
Extérieur se distinguent de tous les autres sous le rap de l’industrie. Les montres et la bijouterie de Genève, du Locle et de la Chaux-de-Fond dans le canton de Neufchâtel, de Bienne et de Porentruy dans celui de Berne , et de Vevay dans le canton de Vaud, etc., etc. ; les étoffes et les rubans de soie de Bale, de Zurich , de Gersau , de Genève et autres villes ; les blanchisseries d’Aarau, de Langenthal, Zoffingen, de l’'Emmenthal, de Berne et de Nidau; les draps légers de Zurich, de Berne, de Lucerne, de Glaris et Bâle ; les belles toiles delin et de chanvre, dites de Constance, de l’Argovie, de la Thurgovie, de Saint-Gall et de l'Appenzell-Extérieur , etc.; les toiles de coton de Zurich, de l’Argovie, de Glaris , de Saint-Gall , de l’Appenzell- Extérieur; le f/ de lin et de chanvre de Lucerne, de l’Appenzell-Extérieur et autres cantons; le er à écrire et à tenture de Bâle, qui soutient la concurrence des papiers anglais, français et hollandais, et ensuite celui de Zurich, Berne, Lucerne, Soleure et Zug; les tanneries, les cuirs et les peauæ de Berne, Vaud, Zurich, Genève, Bâle et
de l’Argovie ; les gunts de Bâle et Liestall ;les dentelles de Couvet, Motiers, le Locle, Fleurier et autres villages du canton de Neufchâtel, connues dans le commerce sous le nom de denéelles de France et de Lausanne; les chapeaux de Paille et les divers ouvrages en paille de l’Argovie, de Lucerne et autres cantons ; les insfrumens de musique de Glaris; les produits de la fabrique d'acter de Schaffouse qu’on compare à ceux d'Angleterre pour la bonté de la trempe, et l'acier metéorique de la même fabrique qui jouit des précieuses qualités anxquelles celui de Damas doit sa renommée ; les armes, l'horlogerie et les ustensiles en bois de la vallée de Joux et de plusieurs endroits du canton de Berne ; Porévrerie de Genève, Bâle, Saint-Gall, eufchâtel, etc., etc. ; les instrumens de mathématiques du mécanicien Schenk de Berne; la poudre à fusil. du canton de ce nom; tous ces différens articles et d’autres encore attestent combien | les Suisses excellent dans l’industrie manu facturière. Tous les ans on fait à Zerne et à Genève une exposition publique des roduits des beaux-arts et de l’industrie.
es villes qui se distinguent le plus par leur industrie sont : Genève, Bale, Zurich, Saint-Gall, Winterthur, Berne, Gersau, Herisau, Glaris, la Chauxde-Fond et le Locle.
Fn parlant de l’industrie manufacturière de la Suisse, on ne peut se dispenser de mentionner s0h industrie hgpts , que la position géographique du pays:
semble devoir rendre nulle, et qui cependant est dans un mel ILest vrai que la nature du sol , les grandes variations du climat, les changemens subits de température et divers fléaux tels
ue la grèle, les gelées du printemps et
e l’automne et les brouillards humides viennent souvent détruire les espérances de l’agriculteur et forcer la Suisse à rester dans la dépendance de ses voisins pour un grand nombre d'objets de première nécessité; mais ces obstacles mêmes prouvent en faveur de l'intelligence de ses habitans. Nulle part on ne sait mieux se régler sur la nature du climat, sur l’exposition particulière ou sur les qualitésdistinctives des diverses sortes de terrains, sur la manière de les améliorer, etsur l'emploi qu’il convient d'en faire. Il n’est peut-être pasun seul pays au monde, où les avanta-
et Lietiers, le du canle com- France ux de à paille es 0 À apr e à ceux trempe, e fabri- Lés aux
ne ; ornt-Gall,
temps et humides spérances sse à r'esisins pour première mes proule ses hadr se réexposiésdistincins, sur la r l'emploi peut-être es avanta-
ges del’agriculture se fassent mieux sentir qu’en Suisse, En traversant ces régions montueuses, on est frappé d’admiration, en voyant des rochers autrefois stériles, couverts de vignes ou de riches pâturages, et en apercevant les traces de la charrue sur les bords de précipices si escarpés qu’on a peine à concevoir qu’un cheval ait pu y monter. C’est surtout dans la culture des prairies naturelles et artificielles que triomphe l'intelligence des agriculteurs suisses. Leur sol parait plus particulièrement destiné par la nature à uourrir des bestiaux, et e’est là une de leurs plus grandes ressources, et l’une des branches les plus importantes de leur commerce extérieur. Aussi mettent-ils tout en œuvre pour faire Rrotperee cette industrie, et ont-ils poussé au plus haut degré de perfectionnement les méthodes d'irrigations et d'amélioration des prairies, De nombreux et fertiles pâturages nourrissent Ces belles vaches suisses dont le lait fournit les excellens fromages que toute l’Europe recherche avec empressement. Ceux de Wädenschwyl dans le canton de Zurich, de Glaris, des Grisons, de Sion, de la vallée de Bagnes dans le Bas-Valais, de celle d’'Urseren dans le canton d’Uri, du canton de Fribourg, où se trouve Gruyéres, des cantons de Soleure, de Lucerne, de Bäle, de Neufchâtel, sont les plus estimés.
commancs, Après la crise que le commerce à éprouvée, il commence à se relever ; on peut même dire qu’il est florissant malgré les grands obstacles que lui Qrposent la nature du sol, l’anomalie des réglemens émanés des divers états, la différence d’idiomes et celle de religions.
Depuis le commencément de ce siècle, des chemins magnifiques ont beaucoup diminué les inconvéniens qu’opposait le sol, et ont facilité les communications avec l'Italie et le Tyrol; des bateaux à vapeur parcourent déjà dans plusieurs directions les principaux lacs. Les articles d'exportation les plus importans sont: bœufs, vaches et veaux, fromage, beurre, suif, langues salées, esprit de
cerise (kirschiwasser), extrait de gentiane, fruits secs , bois de construction, charbon, plantes officinalcs, percales, toiles , étoffes et rubans de sole » dentelle, montres, bijouterie, ouvrages en bois, aux tannées , papier et poudre à fusil; s principaux articles d'importa :
tion consistent en blé et riz, sel, morue, harengs et autres poissoiis salés ou marinés , vins, eau-de-vie, fruits secs des pays méridionaux, tabac, soie, coton, ois de teinture, sucre, café et autres denrées coloniales, plusieurs objets mauufacturés , surtout draps fins , ustensi'es en fer et en cuivre de toute espèce, livres et meubles de luxe,
Le commerce de transit est très important. Les villes qui y prennent la plus grande part sont : Béle , Soleure , Coire, Genève, Zurich, Lucerne, Schaffouse, Saint-Gall, Altorf, Roschach, Bellinzona, Lugano et Olten. Berne, Zurich et Lucerne sont les trois grands entrepôts du commerce intérieur ; Bâle et Genève servent d’entrepôts au commerce extérieur , ainsi que les villes principales des cantons de Zurich , de Glaris, de l’Appenzell-Extérieur , de Saint-Gall 1 de l’Argovie et de Neufchatel.
Nous devons ici faire remarquer qu’un grand nombre de Suisses s’expatrient pendant un temps plus ou moins considérable , pour aller exercer le commerce ou quelque autre branche d'industrie dans les pays étrangers, d’où ils reviennent avec le gain qu’ils ont pu faire, et qui parfois est très considérable. Les cantons de Glaris, de Vaud , de Neufchâtel, de Genève , des Grisons et du Tessin fournissent Îe plus grand nombre de ces émigrans.
DIVISION ADMINISTRATIVES. Le cadre de cet abrégé ne nous permettant pas de donner les divisions administratives de chaque canton, nous nous bornerons à exposer dans le tableau suivant les PES élémens de la statistique
e chacun d’eux. Les cantons y sont rangés d’après leur étendue; et tous leurs chefs-lieux sont écrits en petites capitales.
EUROPE, TABLEAU STATISTIQUE DE LA CONFÉDÉRATION SUISSE, Ms POPULATIONS | ConTINeuss