DES
Plus loin, et au nord-est de Venise , sont situés : J&soLo (Equilium) , près du port de Cortelazzo; ancienne rivale d’Eraclée , dont elle partagea la destinée ; c’est à ses chevaux estimés qu’elle dut le nom d’Equilio, sous lequel on la trouve citée. Elle est tellement détruite, qu'on est à peine en état d’en indiquer l’emplacement. San-Dona dit di Piave, gros bourg de 3900 âmes, situé sur la Piave. ERACLEA , située sur une péninsule formée par lesembouchures de la Livenza et de la Piave, lieu insignifiant jusqu’à l’année 626 ; elle devint une ville florissante par les nombreux réfugiés d’Oderzo , qui ycherchèrent un asile à cette époque. C’est dans cette ville qu’en 697 fut élu le premier doge de la république de Venise , dont elle fut la capitale jusqu'en 742, année dans laquelle le siège ducal fut transféré à Malamocco. Déchue presque aussi rapidement qu’elle était devenue florissante , et détruite par les Hongrois dans le ixe siècle, Éraclée fut entièrement abandonnée; les alluvions des fleuves changèrent tellement la configuration du sol qui l’environnait, que son emplacement est aujourd’hui à peine reconnaissable. Caone (Caprule), située vers la limite extérieure du littoral qui forme la lagune de son nom , près de l'embouchure de la Livenza et du Lemene. Au temps des Romains, son port était lastation d’une escadre de bâtimens légers de la flotte de Ravenne. Quelques centaines de pêcheurs remplacent les nombreux habitans qu’elle comptait lorsque son port était un des principaux entrepôts maritimes de la république de Venise. ConcorniA (Julia Concordia) , florissante sous les empereurs romains, détruite par les Barbares et presque entièrement abandonnée pendant les derniers siècles de la domination vénitienne ; elle ne compte plus que 400 habitans ; son évêque réside à Porrocruano, petite ville voisine , de 2900 âmes, située sur le Lemene ; quoique très déchue en comparaison de ce qu’elle était autrefois, elle est encore assez commerçante et possède un gymnase el un séminaire. De ce même côté, mais hors du rayon et dans la délégation d’Udine, on trouve Marano, ancien château fort, situé dans la lagune de Grado; sa population, occupée presque exclusivement de la péche, ne s'élève pas à un millier d'âmes.
Au sud de Venise, nous nommerons : PALES- TRINA, gros bourg situé presque au milieu de l'ile longue et étroite, nommée Litorale di Padestrina. La navigation, la pêche, la culture des vergers, qui fournissent de légumes et de fruits excellens Venise et des villes beaucour plus éloignées, forment la principale occupation des 7000 habitans que compte cette partie de la lagune. Nous ajouterons que les femmes de Palestrina, douées d’un courage et d'une force peu commune, guident les barques et partagent avec leurs mariset leurs frères les travaux de la pêche et les prix décernés dans les naumachies si renommées chez les étrangers. Ce littoral, autrefois coupé en deux parla mer, offrait le port de Pastene ou d'Albiola, près duquel, selon plusieurs historiens , les Vénitiens auraient remporté la première victoire navale sur les Francs commandés par Pepin, ce port est maintenant
tout-à-fait enterré; son emplacement porte le nom de Porto Secco. C'est le long de la partie extérieure de ce littoral que, dans le siècle passé, les Vénitiens ont élevé à grands frais la maguifique digue appelée murazzi, afin de protéger leur ville contre la fureur des ondes; les connaisseurs la rangent parmi les ouvrages hydrauliques de ce genre les plus importans, CnioG- GiA (Fossa Claudia où Clugia Major) , ville épiscopale, située dans uneile, qu’un long pont en pierre réunit au Zitorale di Sotto-Marina , sur lequel se trouve le faubourg de Sotto-Ma rina. On doit mentionner le grmnase, le séminaire et la bibliothèque. Le jardinage et surtout la navigation de long cours et le cabotage forment avec la pêche, la fabrication du sel etla construction des navires, l'occupation principale de ses habitans, dont le nombre s'élève à 24,000, en y comprenant ceux de ses faubourgs. Deux forts défendent l'entrée de son port; ils entrent dans le système des fortifications de Venise. BRONDOLO (Brundulum) , misérable petit endroit , avec un port où débouchait anciennement l'Adige , et où débouchent aujourd’hui la Brenta et le Bacchiglione. Dans le moyen âge, c'était une petite ville populeuse, dont le célèbre sanctuaire de St-Michel était visité par un grand nombre depélerins. Cette prospérité disparut en 1380, à la suite des ravages faits par les Génois. Des batteries et des barques canonnières défendent l'entrée du port de Brondolo, dont le climat estdevenu si délétère qu'il peut passer en praverbe. CAVARZERE, gros bourg partagé en deux par l’Adige, il est assez commerçant et compte 7000 âmes. Lorro, petit bourg de 2500 habitans, situé sur un canal qui joint l’Adige à la branche du PÔ de Maestra.
A l’ouest de Venise nous nommerons : MaL- GHERA , misérable endroit important par les vastes fortifications qu’on y a faites pour défendre Venise ; commencées pendant la domination italienne , elles ont été considérablement augmentées par les Autrichiens, qui y ont construit de vastes et bellès casernes. MESTRE, gros bourg de 4600 habitans , assez commerçant , auquel aboutissent les belles routes qui, par Trévise et Padoue , mènent à Venise : ea parcourant ces Leaux chemins, on découvre le long de lu Brenta d'un côtéetle long du Terraglio de l’autre, une longue suite de belles maisons de campagne, dont quelques-unes sont de véritables chefs-d’œuvre d'architecture. FusinA, très petit village sur le bord de la lagune de Venise : c'est la dernière station postale à laquelle aboutit la belle route qui longe la Brenta : c’est aussi celle qui offre le plus courttrajet pour aller à Venise. LA Mira , gros village de 2000 âmes, près de l'endroit où commence le canal Novissimo , ouvert pour conduire Ja Brenta dans le port de Brondolo; une suite de belles maisons de campagne joint ce village au gros bourg du Doro; celui-ci compte plus de 3000 babitans, fait un commerce assez considérable : un autre canal artificiel, dit Brentone , et creusé avant le précédent, commence dans son voisinage ; il mène la Brenta dans le port de Brondolo. Une seconde série de jolies maisons et de palais magnifiques. appartenant aux principales
sm
famil et s'él voit 1 deven ronn
PA glioi triel croi 51,0 va à qui, en € beat Pad de | ets nom scie quel site flori puis gna qui blis non qua nes dé bin tot Pit co dir ces pli de le mi ép qu lec ca un ro co de [KL su tr £ se sa qi S pe
ht porte le ong de la s le siècle ds frais la in de proondes; les vrages hyans, CHI0Gor) , ville long pont b-Marina , bito-Mase , le séhage et sure cabotage du sel etla principale e à 24,000, urgs. Deux ils entrent de Venise.
e petit eniennement i la Brenta c'était une sanctuaire nd nombre n 1380, à la Des batteent l'entrée stdevenu si CAVARZERE, dige; il est es. Lorro, ur un canal de Maestra.
rons : MaLar les vastes fendre Venation itant augmenonstruit de os bourg de quel abouvise et Patces Leaux renta d'un e, une lonigne, dont fs-d'œuvre age sur le ernière staroute qui fre le plus A, gros vilcommence onduire Ja ie suite de village au le plus de considérantone , et » dans son tde Bronsons et de rincipales
familles de Venise , orne les bords de la Brenta et s'étend jusqu’au beau village de Srra , où l’on voit le superbe palais jadis à la famille Pisani, devenu, depuis quelques années, bien de la couronne du royaume Lombard-Vénitien.
PADOUE ( Patavium)\, sur le Bacchiglione, grande ville épiscopale , industrieuse etcommerçante, dont la population croit rapidement et dépasse aujourd’hui 51,000 âmes ; le canal , qui de cette ville va à la Brenta au-dessus de Stra, est celui, qui, par la Battaglia et Monselice, la met en communication avec Este, facilitent beaucoup les relations commerciales.
Padoue est une des plus anciennes villes de l'Europe ; elle s’embellit tous les jours et se distingue avantageusement par ses nombreux et importans établissemens scientifiques et littéraires à la tête desquels il faut placer sa célèbre université, une des principales et des plus florissantes de: l'Europe, surtout depuis que restaurée par l’empereur régnant, on y a ajouté plusieurs chaires qui manquaient à ses cours ; parmi les établissemens qui en dépendent, on doit nommer le cabinet de physique, remarquable par sa série complète des machines et des instrumens employés dans les démonstrations de cette science; le cabinet d'histoire naturelle ej l'observatoire, rangés parmi les principaux de Pltalie ; le jardin botanique , regardé comme le plus ancien de l’Europe ; le jardin économique, destiné aux expériences agricoles ; la bibliothèque, une des plus riches de lPitalie pour les ouvrages des sciences; l’école vétérinaire, et le cabinet des préparations anatomiques. Viennent ensuite le séminaire épiscopal, avec une riche bibliothèque, augmentée dernièrement d’une collection de gravures très rares, avec un cabinet de physique assez bien fourni et une typographie renommée; le gymnase royal, et le gymnase épiscopal; le college des Israéliles, où plusieurs villes de lftalie entretiennent des élèves pour Pétude supérieure de leur religion et pour suivre les cours à l’université; et huit autres collèges particuliers pour les gargons et pour les filles; l'académie des sciences lettres et arts, qui publie de savans mémoires ; le nusce lapidaire, qu’on vient d'établir dans le bâtiment du Salon; la bibliothèque du chapitre , petite mais importante par ses anciens
manuscrits et par ses éditions rares du xv° siècle ; enfin la societé du cabinet de lecture, qui malgré sa récente fondation, se distingue avantageusement par la beauté du local où elle est établie et par le nombre et le choix des journaux politiques et littéraires qu’elle reçoit.
Nous commencerons l’énumération des édifices les plus remarquables de Padoue par la Sala della Ragione {la salle de la raison, ou de la justice), vaste édifice de figure rhomboïdale, construit vers la fin du xu° siècle, sur des arcades soutenues par quatre rangs de pilastres. Avant qu’on la déformât par l’addition des boutiques qui l’environnent, son rez-de-chaussée offrait une vaste place couverte , à l'usage du peuple; sa partie supérieure était occupée par les tribunaux; c’est cette dernière qui offre /a plus grande salle peut-être de l'Europe. Le célèbre Giotto y peignit sur ses parois intérieures, en 329 compartimens partagés en trois ordres ou rangs , les emblèmes des pensées du savant Pietro d’Abano sur le zodiaque, les planètes, les huit vents principau x et les occupations des hommes de son temps distribuées selon les saisons et les mois de l’année. Ces peintures ont été beaucoup détériorées par le temps et par la main des peintres qui ont continué le travail de Giotto et par ceux qui plus tard les ont retouchées. Deux Zsts en granit, enlevées par Belzoni à l’ancienne Thèbes et données par ce célèbre voyageur à sa patrie, flanquent la porte orientale de cette salle immense. En 1815, à l’occasion du passage de S. M. l’empereur François par Padoue, M. Japelli transforma ce salon en un jardin pittoresque et un salon de réception pour ce monarque et sa suite; les arbres étaient en pleine terre; ils formaient d’épais massifs illuminés; on y représenta un petit opéra , et il y avait des cascades, un ruisseau, un petit temple et jusqu’à des mouvemens de terrain. Nous nommerons ensuite l’église de Sainte-Justine , vaste temple, remarquable par ses huit coupoles, par son élégante simplicité, par la profusion et la beauté des marbres employés dans ses autels et un pavé superbe. L'église de Saint-Antoine où du Santo, presque aussi grande que la précédente et un des plus beaux ouvrages de Nicolas de Pise; la vue extérieure de ses coupoles produit un bel effet, augmenté encore par la pro-
fusion des marbres et des bronzes d’un travail parfait qui la décorent au dedans; on admire surtout la chapelle du Santo, à cause de sa grande richesse, et le magnitique candélabre d'André Riccio, le plus beau peut-être qu’il y ait au monde ; près de la façade de ce temple est la s/atue équestre en bronze de Gattamelata , ouvrage de Donatello; on la regarde comme la première qui ait éle fondue en Europe par les modernes ; l’école dite del Santo, remarquable par les fresques du Titien ctautres peintres célèbres; l’ancienne église des Eremilani renommée par les peintures de Mantegna, de Guido Reni et de Padoanino, et par le monument des princes d'Orange , ouvrage de Canova; la petite église de l'Annunziata, dontles parois intérieures sont du haut en bas peintes par le Giotto, qui en différens compartimens y représenta l’histoire de l’Ancien et du Nouveau Testament, tirée selon d’Hancarville, d’un évangile apocryphe ; toute la façade antérieure au-dessus de la porte offre une vaste fresque où ce grand peintre, ami du Dante, représenta sous sa direction ses trois poèmes, le Paradis, le Purgatoire et l’Enfer ; enfin la cathédrale, remarquable par son étendue et jusqu’à un certain point par son architecture ; le Baptistère, qui en dépend, offre des fresques très anciennes. Parmi les édifices d’un autre genre , nous nommerons au moins : le théâtre dit Nuovo, pour le distinguer du Novissimo ; c’est le plus beau de Padoue et un des premiers parmi ceux du troisième ordre que possède l’Italie ; leséminaire , le grand-hôpilal, etle ci-devant couvent de Sainte-Justine, aujourd’hui hôtel des invalides, vastes et beaux édifices ; le palais dit du Capitanio, celui du Consiglio, le Montde-Piété, l'abattoir , bati dernièrement sur les dessins de M. Japelli. Parmi les édifices des particuliers, nous ne nommerons que le palais des comtes Trento- Pappañfava, embelli par le goût exquis de ses nouveaux maitres et remarquable par quelques chefs-d’œuvre des grands maitres anciens et modernes; la belle villa de M. l'avocat Piazza, dans l’enceinte même de Padoue; et le joli petit jardin pittoresque de MM. Trèves, attenant à leur belle maison. Le Prato della valle, la plus grande place de Padoue et une des plus étendues #£ l’Eu-
rope, se distingue surtout par le délicieux ilot elliptique formé par un canal d’eau courante qu’on passe sur quatre ponts ; une double rangée de statues, représentant des hommes célèbres, en ornent les bords ; de petits obélisques , des vases, des banquettes en pierre de taille et des arbres plantés symétriquement achèvent d’embellir cette partie de la ville, qu’un voyageur spirituel appelle un Panthéon en plein vent ,et autour de laquelle on fait tous les ans des courses de chevaux, qui y attirent un grand nombre d’étrangers, et rendent alors Padoue une des villes les plus brillantes de Plitalie, Et nous n’oublierons pas deux autres curiosités importantes qui distinguent cette ville; nous voulons parler du café Pedrocchi el du pont en fer ; celui-ci, suspendu entre huit barreaux de fer auxquels sont attachées les cordes composées de plusieurs fils de ce métal, qui le soutiennent, est un travail remarquable du célèbre ingénieur Galaleo ; c’est le premier pont suspendu construit en Italie; des connaisseurs le regardent même comme unique par le procédé ingénieux et hardi employé dans sa construction ; l’autre est l'ouvrage de M. Japelli, un des plus grands architectes vivans, et est sans doute Ze plus magnifique et le plus beau café de l'Europe; toutes les colonnes, les murailles, le pavé sont de marbre, dont une partie provient des débris d’un ancien temple découvert dernièrement en creusant ses fondemers. Bouleversée par tant d’ennemis, Padoue n’offre presque aucun monument ancien ; tout ce qui appartient à l’époque romaine se réduit aux restes d’un grand amjhithéätre, aux traces d’un théâtre, aux antiquités conservées au musée lapidaire et chez quelques particuliers , et aux quatre ponts dits des Molinti, d’Altinate, de $S.-Lorenzo, et de Ponte-Corvo.
Asans , petit bourg de 2600 habitans permanen:, renommé et très fréquenté par ses bains sulfureux , connus des Romains sous le nom d’4ponus, dénomination qui comprenait probablement les lieux nommés aujourd'hui Monte-Ortone, Casa-Nuova, S. Pietro-Montagnone, Monte-Grolto, Santa-Elena, S.-Bartolomeo et Abano, tous très voisiñs et fournis d'eaux thermales. La partie la plus importante au temps des Romains parait avoir été celle qui correspond aujourd'hui à Monte-Grotto (Mons-Ægrotorum , montagne des Malades), à $. Pietro-Monta-
gnc mill trou d’ar sur
lape nise ques emp etat une chet dém kbr vig pass stru bre
Vila habi fur d'éti com guel ouv PE puis Mod créa tair com d'in et 4 ins par ner leut Ces bier bre dan
délicieux al d’eau e ponts; eprésennent les S vases, le et des achèvent e, qu’un anthéon quelle on chevaux, d’étranune des talie. Et s curiositte ville ; bdrocchi endu enels sont
de plutiennent,
célèbre ter pont des connme uniet hardi autre est des plus est sans le plus s les cot de mares débris dernières. Bouleue noffre 1; tout ce ne se réphitheéäiux antiidaire et ux quatre nale, de ,
ermanen:, bains sul- 10m d’4pobablement >nte-Or- ‘o-Mon- Ïÿ r1ta-Ele- É , tous très a partie la ains parait ourd'hui à um, Mmon- -Monta-
gnone &t à Casa-Nuova, situés à deux milles d’Abano. Vers la fin du xvint siècle, on y trouva, en effet, des bassins en marbre, restes d'anciens thermes et les ruines d’un palais sur la colline, une statue qu'on croit d'Esculape, déposée à la bibliothèque de St-Marc à Venise, des fragmens d’autres statues, des mosaïques, destuiles, des tuyaux en plomb avec des empreintes, des pierres votives, des inscriptions etautres débris d'anciens édifices. TroLo, sur une colline, au milieu des Colli Euganei, chef-lieu d’un district, avec 2700 habitans; on a démontré dernièrement que c’est la patrie du cé- Kbre historien Tite-Live. Tout près est situé Zuvigliano , beau palais, où l'évèque de Padoue passe une partie de la belle saison ; il a été construit primitivement par Falconetto pour le célèbre Louis Cornaro, auteur de l'ouvrage Della Vita sobria. LA Batracuta , petit bourg de 2700 habitans permanens , célèbre par ses bains sulfureux, visités tous les ans par-un grand nombre d'étrangers, à cause de l’aménité du site et des commodités de toute espèce offertes aux baigueurs. Le canal sur lequelitest situé est un des ouvrages hydrauliques les plus anciens de l’Europe. Tout près se trouve le magnifique chäteau de Catlajo, devenu par legs, depuis quelques années, propriété de S. A. le duc de Modène ; on y voit un superbe musée, dont la création, due au comte Abizzi, ancien propriétaire de ce palais, remonte à l’année 1460; il se compose de plusieurs antiquités, d’une collection d'instrumens de musique et d’une autre d'armes et armures anciennes. On y voit aussi quelques inscriptions en pierre nommées euganéennes par Lanzi, que ce savant classe avec les monumens de lEtrurie circumpadane , à cause de leur analogie avec les caractères de ces derniers. Cesinscriptions, encore si peu connues, seront bientôt publiés avec des explications par le célèbre antiquaire et lexicographe abbé Furlanetto, dans un ouvrage où ce savant se propose d’expliquer aussi d’autres nonumens euganéens existant à Padoue et dans le musée de Vérone. Un peu plus loin est situé 4rqu à, petit village de presque un millier d'habitans, remarquable par le tombeau de Pétrarque, et par la maison où mourut ce grand poète. Au pied de la colline d'Arquà on voit, la source sulfureuse froide dite Raineriana, du nom de S. Altesse impériale le vice-roi, qui l’a découverte en 1827; on l’einploie déjà avec succès dans plusieurs maladies. MonseLice, très gros bourg de 8090 habitans , important par son industrie et son commerce, favorisé par le canal de la Battaglia. Sa citadelle, qui joua un si grand rôle dans les guerres du moyen âge, n'est plus rien sous le rapport militaire, On doit mentionner la célèbre fabrique de vins étrangers de M. l'abbé Baldi, dont les produits offrent, jusqu’à s'y méprendre, les qualités des vins qu'on à voulu imiter. CONSELVE, bourg de 1000 âmes, florissant par son commerce. PievE-pi-SACCO , avec 5000 , se distingue par ses tanneries, ses toileries et son commerte ; c’est la patrie du célebre historien Davila, SAONARA, village insignifiant par lui-même, mais remar-
quable par le beau jardin pittoresque de M.le chevalier Vigo d’Arzere, ouvrage de M. Japelli, on loue surtout les collines artificielles et les restes aussi artificiels d'un édifice appartenant à l’ordre des Templiers, où se trouve un caveau et la salle des jugemens avec d'anciennes armures. PONTE-DI-BRENTA , gros village, important par sa grande manufacture de poterie ordinaire ct par la belle »#aison de plaisance de la famille Giovanelli; au village de NovenTA PA- DOVANA , qui en est tout près, on voit aussi plusieurs jolies maisons de campagne appartenant à différentes famiiles. Minano, gros bourg de presque 6000 âmes, florissant par son commerce et justement renommé par la propriété qu'ont ses vins de résister à la navigation sans être soumis à aucun procédé préalable, qualité qu'on ne trouve point dans les autres vins des provinces Vénitiennes, Dans ses environs est situé Sala (Santa-Maria di Sala), pelit village remarquable par la magnifique villa, bàtie par le commandeur Farsetti; son beau Jardin botanique n'existe plus; et ses serres sont bien loin d'être ce qu'elles étaient lorsqu'on les regardait comme les plus belles de litalie. M. Mircowich est le propriétaire actuel de cette belle possession. CAmMPo-SAN-PIETRO, petit bourg de 2500 habitans, avec des tanneries et des manufactures de toile. Tout près est le village de Loreggia, remarquable par la belle maison de plaisance du comte Polcastro, dont le jardin pittoresque , ouvrage de M. Japelli, se distingue surtout par l'abondance des eaux et l’ingénieux emploi que ce célèbre architecte en a su faire. P14ZZ0LA, petit bourg d'environ 3000 âmes, tlorissant par son industrie; on y voit le beau palais de la famille Contarini; le projet gigantesque conçu par son ancien propriétaire de le ceindre d’une place semblable à celle de St-Pierre de Rome, n’a été qu'à moitié exécuté ; c’est dans ce vaste batiment accessoire que demeurent tous les employés et une grande partie de la population.
DÉLÉGATION DE PADOUE. Noa, joli petit bourg d'environ 2000 àimes, industrieux et commerçant. MONTAGNANA, petite ville de 8000 âmes avec un collège de demoiselles renommé ; il y a plusieurs manufactures, et son commerce de chanvre est très considérable. EsTE (4£{es*. une des plus anciennes villes de l'Italie, assez inaustrieuse et assez commerçante, surtout en grains, située dans une contrée délicieuse et fertile. La luminara , belle illumination à dessin qui a heu tous les vendredis saints, y attire tous les ans un grand nombre d'étrangers. Este possède quelques restes d’antiquités, que M. Fracanzani, son maire actuel, se propose de réunir dans ur musée.
Les morceaux les plus remarquables sont deux inscriplions sur pierre antérieures à la naissance de Jésus-Christ ; elles tracent les limites de son territoire du côté de Padoue et de Vicence ; la premiére de ces inscriptions était sculptée sur un rocher au sommet du Venda, le plus haut du col Euganéen. Cette petite ville dont la population actuelle ne s'élève qu’à 9000 âmes, a figuré beaucoup dans le moyen âge, ayant été la rési-
dence du marquis d’Este, une des puissances prépondérantes de l'Italie à cette époque. Ces princes furent la souche, non-seulement des ducs actuels de Modène, mais aussi des puissans marquis de Ferrare, et qui plus est des ducs actuels de Brunswick et des monarques puissans qui règnent aujourd’hui sur la vaste monarchie anglaise.
DÉLEGATION DE VICENCE. Vicence sur le Bacchiglione , jolie ville de 31,000 âmes, épiscopale et commerçante , avec un /ycée, un séminaire épiscopal, deux gymnases, une riche bibliothèque, une académie de sciences, lettres et beaux-arts, connue sous le nom d’accademia olimpica, et une société de lecture, véritable cabinet littéraire, établi dans un beau local et fourni de nombreux journaux. Peu de villes de l'étendue de Vicence comptent un plus grand nombre d’édifices remarquables par leur architecture ; elle doit cet avantage au célèbre Palladio, qui y vit le jour et l’habita pendant longtemps; on y montre encore la maison qu'il occupait. Les plus beaux bâtimens dus à cet architecte célèbre sont : le palais public, appelé la Basilica : c'est une ancienne construction gothique, renouvelée sans disparate, d’une manière grande et magnifique par ce grand artiste; la loggia du palais de la délégation; le {Léâtre olympique, monument noble, élégant et curieux : ila la forme d’un théâtre antique; nous rappellerons à ce propos que c’est à Vicence qu’on représenta en 1514 la Sophonisbe de Trissino, la première des tragédies régulières modernes, car la Rosmunda de Ruccellini ne fut jouée à Florence qu’en 1515. Parmi les palais des particuliers construits par Palladio , on doit nommer ceux des comtes Chiericalo, Porto, Barbarana, Tiene, Franceschini et Falmarana et le casino descomtes Trissino. On ne doit pas oublier les beaux palais Nievo et Trissino, construits par Scamozzi. Vicence se distingue avantageusement par son industrie variée et surtout par ses belles étoffes de soie; une grande partie de la soie employée dans leur fabrication est filée et Lordue par des machines hydrauliques ; on en recueille une quantité immense dans son territoire, justement renommé par sa fertilité extraordinaire et cultivé comme un jardin. Trois constructions remarquables sont situées dans la banlieue de Vicence; ce sont : la fameuse Rotonda ou casin capra, chef-d'œuvre de ’alladiv, que lord Burlington, architecte distingué lui-même , a fait imiter dans son parc superbe à Chiswick; le cimetière, qu'on doit ranger parmi les plus beaux de l'Italie, quoiqu'il ne soit pas encore achevé; enfin le beausanctuaire de la Madonna del Monte, bâti sur le sommet du Mont-Berico, qui lui-mème est devenu presque un monument, car c’est sous des arcades en pierre d’un mille de long qu’on arrive à cette église. Un peu plus loin on trouve Cososa, pelit village de 760 habitans, remarquable par la grotte immense creusée dans l’intérieur d’une colline. C'est une ancienne carrière, d'où l’on a tiré les pierres qui portent encore le nom de ce village. Pendant les gurrres du
moyen âge, cette vaste caverne servit d'asile À un grand nombre de réfugiés; c’est à cette époque que l'on doit faire remonter la construction du four et de quelques autres constructions en briques qu’on trouve dans ses galeries profondes. Longare, autre village de 800 habitans, remarquable par l'ouvrage hydraulique construit par les Carraresi. CirrAnELLA, petite ville de plus de 6000 âmes, importante par son industrie agricole et par son commerce.
BassAno , jolie petite ville de 10,000 âmes, située sur la Brenta, dans un canton renommé par ses beautés naturelles, importante par son industrie variée et par son commerce. Elle est la patrie du Bassano, émule à-la-fois du Titien, du Corrège et de Ferracina, qui devina plutôt qu'il n’apprit les principes de la mécanique et est auteur d’un des plus beaux ponts de Italie. La typographie Remondini, qui comptait 50 presses et employait dans ses différens établissemens plus d’un millier de personnes, est bien déchue depuis la mort de ses riches propriétaires, qui, par leurs vastes entreprises, ont donné tant de célébrité à cette partie de l'Italie. Le gymnase de la commune , atjuel est annexé un pensionnat, le jardin botanique et le cabinet minéralogique, superbes établissemens créés par M. Parolini, naturaliste très distingué, méritent d'être mentionnés. Non loin on trouve Marosdica , très petite ville de 2800 habitans, importante par la grande quantité de chapeaux de paille qu'on y fabrique, dont plusieurs rivalisent en beauté avec ceux de Florence; et un peu plus loin, à la droite de la Brenta , est situé le village de Nove , avec 1800 habitans et une grande manufacture de faïence. As1A6o, gros bourg de presque 5000 âmes, chef-lieu du district montueux, connu sous le nem des vn communes, dont les habitans parlent un dialecte allemand. L'origine de ces montagnards a été le sujet de longues discussions parmi les philologues dont plusieurs les regardent comme les descendans des Cimbres battus par Marius. M. le comte Giovanelli de Trente vient de démontrer dans un savant mémoire qu'ils descendent d'un corps d’Allemands battus par Clodovée, auxquels le grand Théodoric donna asile dans ces montagnes. Sous la domination vénitienne ils jouissaient des privilèges que la république avait accordés aux x11 communes mentionnées à la page 312. Dans ce canton si intéressant pour le géographe, pour le géologue et pour l’ethnograplie, on trouve : Falstagna, petit bourg près de la Brenta, important par son commerce en bois et centre de la fabrication de ces larges chapeaux imperméables en usage surtout parmi les montagnards Tyroliens, et Oliero, petit village renommé par ses grottes remplies de pétrifications, il en sort une si grande quantité d’eau, qu’elle suffit pour mettre en mouvement plusieurs machines employés à filer la soie et à la fabrication du papier. TIENE, pelite ville de plus de 6000 âmes, importante par ses nombreuses manufactures de drap. Scnio, autre petite ville de plus de 6000 habitans ; c'est, avec La Follina dans la délégation de Trévise, le centre de
t d'asile à cette éponstruction ns en briprofondes.
itans, ree construit ille de plus istrie agri-
es, située jé par ses n industrie patrie du du Corqu’il n’apest auteur ie. La ty- 650 presses emens plus hue depuis
qui, par ant de célénase de la nsionnat, inéralogiar M. Paméritent Maros- 1s, imporx de paille alisent en n peu plus é le village ne grande r0os bourg strict mon- )MMUNES, allemand.
le sujet de )gues dont descendans comte Gior dans un l'un corps uxquels le es monta- > ils jouisique avait nnées à la sant pour ur l’ethnopetit bourg commerce ces larges tout parmi ro, petit lies de pée quantité ouvement a soie et à te ville de nombreutre petite ec La Folk centre de
la fabrication des draps dans les provinces Vénitienves; les draps bleus sont les plus estimés. A Schio commence la belle route ouverte dernièrement, qui, par Valle dans le Vicentin, passe à Vallarsa dans le Tyrol; elle a sept tourniquets. Dans les environs de Schio, on trouve : Magrè, village important par la grande quantité d'excellente terre à foulon qu'on exploite dans une carrière voisine; T'retti, dénomination commune à plusieurs petits villages où l’on exploite des carrières d’argile blanche dite terre de Vicence, employée dans la fabrication de la faïence et de la porcelaine; on en exporte à l'étranger des quantités considérables, à cause de sa qualité supérieure à celle des autres pays. Velo, village naguère encore remarquable par un des plus grands et des plus beaux jardins pioresques de lItali*;, ce parc magnifique, dont la surface était quintuple de celle du jardin des Tuileries , et dont les seuls chemins avaient coûté 75,000 francs au comte Velo, a été changé en champs labourés par ses héritiers. VAL- Ducno, près de l’'Agno , petit bourg de plus de 3000 habitans, avec des fllatures de soie et des manufactures de drap. Reccoaro, gros village de 40u0 âmes , renommé par ses eaux minérales, fréquentées par un grand nombre d'étrangers; on en expédie tous les ans plusieurs milliers de bouteilles. ARZIGNANO, bourg de 3500 habitans, dont une partie est occupée à la fabrication du drap et à filer la soie ; dans son voisinage on trouve et on exploite des carrières de pierre et des rnines de houille ; on y trouve aussi des eaux minérales. Lonico, pelite ville , assez bien bâtie et commerçante , avec plus de 6000 habit.
VÉRONE, sur l’Adige, ville épiscopale, grande, industrieuse et commerçante , que décorent plusieurs beaux édifices anciens et modernes. Elle est le siège du sénat judiciaire suprême et du commandement général du royaume Lombard- Vénitien, ce qui lui assigne le troisième rang parmi les villes de ce royaume.
Cette capitale de Cane grande della Scala, de cet Auguste du moyen äge, qui recevait à sa cour littéraire le Dante et d’autres poètes et écrivains proserits, est une des villes les plus intéressantes de l’Italie par ses souvenirs historiques et par ses établissemens liltéraires, par sa position et par ses monumens. San-Micheli semble en être le constructeur; portes, ponts, palais, fortifications, chapelles, tombeaux , partout on retrouve ce célèbre architecte, digne successeur de Vitruve, son compatriote. Les principaux édifices qui décorent Vérone sont : l’église de St-Zenon, bâtie, selon les uns, au vii* siècle, selon d’autres, au ix°; ses portes de bronze, travail curieux , offrent des emblèmes gro-
tesques , ainsi que la grande 7'oue de la Fortune , ouvrage précieux de Briolotto ; cette dernière sert maintenant de fenètre à la façade. La cathédrale, bâtie au ix* siècle, riche en marbres; son beau presbytère est de San-Micheli. L'église de St-Bernardin , où l’on admire la ckapelle Pellegrini, regardée comme le chef-d'œuvre de San- Micheli. S-Nazaire et St-Celse , dont on fait remonter la construction au vi‘ siècle ; c’est peut-être le plus ancien temple des Provinces Vénitiennes ; les grottes qui l’avoisinent servirent au culte des premiers chrétiens ; on y voit des peintures grossières du vusiècle, importantes pour l’histoire de l’art; S{e-Marie, dite 2x organo, d’une belle architecture, a une sacristie jugée par Vasari la plus belle de l'Italie ; l'église de Ste-Anastusie, remarquable par ses dimensions et ses monumens ; celle de S/- George, par ses peintures des premiers maîtres veronais , à la tête desquels on doit mettre le célèbre Caliari, dit Paul Veronèse. Nous nommerons ensuite les portes Nuova et Stupa , regardées par les connaisseurs comme des chefs-d’œuvre dans leur genre ; les deux portes immenses , dites Portonti della Bra ; le palais de la Gran -Guardia (Grande- Garde ) achevé seulement dans ces dernières années ; le palais du Consiglio; la douane et le pont del Castel Vecchio, remarquable par son premier are, dont la corde a 49 mètres. Parmi les édifices appar-tenant à des particuliers, nous nommerons le palais Canossa, qu’on regarde comme le plus beau; ensuite les palais Bevilacqua, Verza, Pompei, Grusti, Maffei; et à la tète des monumens anciens on doit placer le célèbre amphithéätre , dit l’Arena , bâtiment d’une imposante grandeur, assez bien conservé; c’est le seul de celte espece qui serve encore à l’usage des spectacles publics ; les traces du théâtre ; une grande partie de l'enceinte faite par l’empereur Gallien, et les deux portes gemines ou à doubles arcades, dans cette même enceinte. L’arc des Gavi, monument funéraire de la famille Gavia, après avoir traversé tant de siècles, a été démoli en 1805 pour mettre en état de défense la citadelle qui en était voisine. On ne doit pas oublier les tombeaux des Scaligers, espèces de longues pyramides gothiques , surmontées de la statue équestre de chaque prince ;
ces monumens curieux du moyen âge sont en plein air, dans une place étroite. Vérone n’est pas moins intéressante sous le rapport littéraire : nous nommerons le lycée, avec de belles collections scientifiques ; le séminaire épiscopal ; la matson royale d'éducation des demoiseldes, un des plus beaux établissemens en ce genre; les trois gymnases ; l'école de peinture et de dessin ; l'académie d'agriculture , commerce et arts; l’'académie philharmonique, la société du cabinet de lecture, qui possède une bibliothèque assez riche et un assez grand nombre de journaux; la piracotheque ; le musee lapidaire, remarquable surtout par ses inscriptions étrusques ; la btbliothèque de la ville ; celle du chapitre. C’est dans cette dernière, qui est la plus considérable, que M. Niebuhr a trouvé sous les épitres de St-Jérôme, les commentaires des tus/ilules de Gaïus,
ubliés depuis à Berlin par Goeschen, Bekker et Holweg; ilest possible que les palimpsestes de cette riche bibliothèque contiennent d’autres trésors litléraires, Placée près des gorges du Tyrol et au débouché de l’Adige dans la plaine, non loin de l’entrée du lac de Garda dans le Mincio et du confluent de l’Alpon avec PAdige , dominant ce fleuve avec ses quatre ponts en pierre, située au milieu des gorges de la Chiusa et du passage important de Caldiero, et renforcée par les places de Peschiera , Mantoue et Legnago, la ville de Vérone a offert toujours une position importante pour une armée chargée de défendre la partie de la Haute-Italie située entre les Alpes et le PÔ. Tant d’avantages vont être considérablement augmentés par les fortifications dont on la ceint d’après le nouveau système des tours Maximiliennes, inventées par le génie stratégique du savant archiduc dont elles portent le nom. Cette ville ; dans les évènemens mémorables de l’histoire denos jours, a été pendant quelque temps lasile de Louis XVIII, eten 1822 on y tint le fameux congrès qui décida des affaires de la péninsule hispanique. Vérone , renommée par les nombreuses et délicates nuances de ses teintures , fait un grand commerce en soie à coudre et à tisser, travaillée par un grand nombre de machines mues par l’eau. Sa population s’élève à 47,000 âmes.
Dans ses environs immédiats et dans un rayon de 15 milles, on trouve : BussozeNco, bourg de
presque 3000 habitans, avec des manufactures de toile. AZzZANo , gros village , remarquable par le château de la /nille Nogarola, avec un parc à l'anglaise, de andes prairies et une rivière artificielle; ce beau site remplace l’ancien manoir d’Isotta Nogarola, femme savante, philosophe etthéologienne célèbre du moyen âge. Le SrELLE, village remarquable par un souterrain appelé pompeusement le Panthéon, sujet de nombreux etincertains mémoires des érudits véronais; c'est un monument antique, pavé en quelques endroits d’une belle mosaïque, avec des inscriptions, espèce d’antre de Trophonius (comme l'appelle le chanoine Dionisi), qui en 1187 devint une chapelle de la Vierge, connue aujourd’hui sous le nom de Santa Maria delle Stelle. SAN-AMBnoG10, gros village où l’on dégrossit les beaux marbres tirés des carrières voisines, et où l’on fait aussi d’autres ouvrages. VILLAFRANCA , avec plus de 6000 âmes, et VazeGGio , sur le Mincio , avec 4600, sont deux gros bourgs importans par la grande quantité de soie qu’on y file. IsoLA DELLA SCALA, compte 3600 habitans. ZEvio, près de 5000, et S. BoniFACI0, environ 3000 ; ce dernier figure dans le moyen âge par les guerres de ses comtes contre le dernier des Eccelins et contre les Scaligers. Non loin de S. Bonifacio on trouve : 4rcole, sur l’Alpon, village de 1600 habitans, renommé dans les fastes militaires par la brillante victoire que Bonaparte y remporta en 1797; Soave, jolie petite ville et ancienne forteresse de 2500 âmes, où les Scaligers avaient leur »1aison de plaisance ; son célèbre vin santo vieux, ressemble à s'y méprendre au lameux {okay. CALniERO, gros village de 1600 àmes, avec des eaux minérales, et remarquable par les batailles données dans so voisinage. ILLAst, gros village, où les familles des comtes Pompei ont de belles maisons de plaisance avec de beaux jardins.
BabiA CALAVENA , village de 1700 âmes, chef-lieu du district dit des xui communes, dont les habilans parlent un allemand corrompu, et for.
maient sous la domination vénitienne une espèce de république, tant étaient grands les privilèges dont ils jouissaient. Peu loin , maishors du rayon de Vérone, on trouve Festena, petit bourg dont les environs offrent plusieurs curiosilés naturelles du plus haut intérèt pour les naturalistes; ce sont des testacés pétrifiés,des séries de colonnes naturelles dites les s{anghelini, des torses d’autres colonnes de forme hexagone, le /apis numalis, et surtout, au pied du mont Purga de Bolca, une immense carrière de schiste catcaire, remplie de squelettes de poisons fossiles appartenant à des mers lointaines, d'espèces iguorées ou perdues; c'est un des plus grands amas connus de poissons pétrifiés. C'est à l'aide de ces monumens curieux et d’autres semlables trouvés en France, en Angleterre et en Allemagne, véritables médailles géologiques, que les Cuvier, les Brongniart , les Buckland, les Schlotteim et autres illustres naturalistes purent expliquer de nos jours les catastrophes reculées de notre globe et indiquer même approximativement les époques différentes où elles eurent lieu. Entre les villages de Prun et de Fanne, on ad-
factures de able par le Pc un parc à
à rivière arien manoir philosophe LE STELLE, ain appelé nombreux onais; c'est esendroits iptions, esl'appelle le ne chapelle ous le nom ROG10, gros arbres tirés aussi d’aulus de 6000 € 4600, sont ande quan- LA SCALA, e 5000, et figure dans omtes cous Scaligers.
Arcole,
, renommé nte victoire Dave, jolie 2500 àmes, )n de plai- , ressemble CALDIERO, des eaux es batailles ros village, nt de belles x jardins.
s, chef-lieu lont les hapu, et for.
une espèce s privilèges rs du rayon etit bourg riosilés naituralistes ; de colonnes prses d’audapis nu- Purga de 'histe catns fossiles d'espèces us grands s. C'est à utres semerre eten ologiques, kland , les les purent ‘s reculées pximativeurent lieu.
1e, on ad-
mire le fameux pont naturel de Veja, un des plus beaux que l’on connaisse ; on dirait, dit M. Valery, que la nature n’a pas craint de donner aussi son morceau d'architecture dans le pays même qui depuis Vitruve jusqu'à San-Micheli, Scamozzi et Palladio, semble la patrie des plus grands architectes. En admettant l'hypothèse de ce voyageur spirituel, que la vue des vallées arides et désolées dont il est environné ait donné au Dante l’idée des ponts de son Enfer, dont le pont jeté sur le chaos par Milton entre l'Enfer et la Terre, estune grande imitation, ce monument naturel aurait une rare importance poétique.
Rivoui, petit village de 480 âmes, situé sur un plateau près de la rive droite de l'Adige, renommé par un des premiers faits d'armes de l’histoire moderne. Cuiusa, sur la rive gauche de l’Adige, petite forteresse qui défend le passage du côté du Tyrol, en dominant la route, qui de Vérone, mène à Roveredo. Lazise, petit bourg de 1500 habitans , industrieux et assez commerçant, avec un port sur le lac de Garda. PEscuigrA à déjà été décrit à la page 301.
LEGNAGo, place forte sur l’Adige, assez bien bâtie et commerçante, avec près de 10,000 àmes, y compris son faubourg dit Ponro-LEGNAGoO. Ses fortifications, tracées prim:s‘vement par San-Micheli, furent beaucoup aug. entées par les Français et les Autrichiens C’est dans ses environs, entre l’Adige et le Tartaro, que se trouve le canton si malsain , connu sous le nom de va/ti Veronesi, et dans lequel on recueille une immense quantité d’excellent riz. CoLocxa, qui comme la grande ville de Cologne en Allemagne, doit son nom à une colonie romaine; c’est une jolie petite ville de près de 6000 habitans, florissante par ses corderies, ses Lanneries, ses 1ilatures de soie et surtout par son commerce de chanvre, dont la culture est portée au plus haut degré de perfection dans son territoire. Sur l'emplacement de son ancienne citadelle , s'élève actuellement un beau temple dessiné par M. Antoine Diedo , noble vénitien. Carrixo , gros bourg de 5000 habitans. INcarri, au pied du monte Baldo, village renommé par le long séjour qu'y a fait le célèbre médecin et poète distingué Fr'acastoro, dont on montre encore la maison et Ja chambre d'étude ; on y voitlesanctuaire de daMadonna, dite de la Corona, remarquable surtout par sa position extraordinaire : situé dans un escarpement du mont Baldo, il n’est abordable que de deux manières, ou en y mon- {ant de la partie inférieure au moyen de 234 gradins taillés dans le rocher, ou en y descendant de la partie supérieure au moyen de cordes longues de 130 mètres.
DÉLÉGATION DE ROVIGO. Rovico, sur l'Adigetto, petite ville commerçante de 9000 âmes, autrefois capitale de la Polésine, et aujourd’hui de cette délégation, résidence ordinaire de l’évèque d’Adria. Le gymnase, le séminaire épiscopal, l'académie dei Concordi, qui s'occupe de sciences, lettres et beaux-arts, la riche bibliothèque de celie dernière doivent être menlionnés, ainsi que la belle pérnacothèque léguée à la commune par M. Caselini. ÉENDINARA , sur
l'Adigetto, gros bourg assez commerçant sur-
tout en blé, avec plus de 5000 habitans. Bania,
sur la rive droite de l’Adige, petit bourg de&8600
âmes, avec un collège et une fabrique de faïen-
ce. AbriA (Hatria où Alria), très ancienne ville
de l’Etrurie Circumpadane , florissante par son
commerce maritime et terrestre, avant ct pendant les beaux temps de Rome. Autrefois port de
mer,elle en conserve encore le nom, bien qu'elle
soit actuellement éloignée de 20 milles de la mer , à cause des attérissemens produits par l’Adige et le Pô. C’est à ses habitans, rivaux des Etrusques proprement dits, qui habitaient l’Etrurie moyenne (la Toscane actuelle), dans les beaux-arts et dans la peinture des vases de terre, qu'on attribue l’invention des péristyles (Atrii). Ruinée par les Barbares, elle fut rebâtie sur le même emplacement, Adria dans le xu° siècle possédait l'ile d’Ariano, les ports de Goro et de Loreo et tous les marais qui s'étendent entre le PÔ et l’Adige. Son importance diminua progressivement par l'exhaussement de son sol et par la prospérité toujours croissante de Venise; cependant, depuis l’ouverture du canal dit Portovico, son climat, qui était devenu depuis long-temps délétère, s’améliora considérablement et son territoire , délivré des eaux qui linondaient, se couvrit de belles et fertiles campagnes. Adria est une ville épiscopale, dont le prélat réside alternativement ici et à Rovigo; les antiquilés élrusques et romaines découvertes dans ses environs forment la belle collection de M. Bocchi. Sa population s'élève à 10,000 âmes.
DÉLÉGATION DE TRÉVISE. TRÉVISE (Turoisium), sur le Sile, ville épiscopale, chef-lieu de cette province, importante par ses nombreuses fabriques de toile, ses papeteries et son commerce florissant: on doit aussi mentionner la grande fabrique de M. Bortlolan , où l’on confectionne un grand nombre d'ouvrages en cuivre et en fer au moyen de machines mues par l'eau. Le dôme et l'église St-Nicolas sont ses principaux édifices. Parmi les établissemens littéraires on doit nommer le séminaire, le gym nase, le pensionnat des demoiselles, Yathénée , qui publie des mémoires et la bibliothèque. Le dernier recensement fait monter à 18,600 âmes la population de cette ville, dont 6000 appartiennent à la banlieue ; cette dernière est ornée de plusieurs maisons de campagne remarquables par leur beauté et par leur position charmante ; on doit mentionner surtout la superbe maison de plaisance de M. Manfrin à St-Artien. Onenzo (Opitergius), petite ville très ancienne, de 3800 habitans assez industrieux et adonnés au commerce ; c’est la patrie des frères 4maltei, lillérateurs très distingués ; là famille Tomitano y possède une riche bibliothèque. CoxEGiaxo, dans une situation délicieuse , très petite ville de 3500 habitans assez industrieux ct adonnés au commerce; ses vins blancs sont exportés à l'étranger et ses vins rouges out un grand débit dans l’intérieur. Dans son voisinage on voit le château de Colla!lo, remarquable par le rôle important que jouèrent dans le moyen-àge ses comtes, qui résident
to
maintenant à Vienne ; celte famille illustre est la souche des princes puissans qui règnent sur la monarchie Prussienne et sur les principautés de Hohenzollern. Peu loin de Collalto est Campardo, petit village renommé par sa grande foire aux chevaux , rangée parmi les plus grandes de l'Italie. CENEDA , petile ville épiscopale, de 4900 habitans, qui se distinguent par leur industrie et surtout dans la fabrication du papier; elle a un séminaire el un gymnase.
C'est à Ceneda que commence la superbe route ouverte dernièrement à travers des montagnes et des vallées regardées comme inaccessibles ou d'un accès très difficile ; elle passe par Serravalle, Longarone , Perarolo, dans les provinces Vénitiennes; Cortina et Toblach dans le Tyrol, où elle se partage en deux branches, dont l’une va à Brixen et l’autre à Lienz; son point culminant est aux Cimes-Blanches à 1300 mètres audessus du niveau de la mer; sa longueur est de 67 milles. Tout près de Ceneda est Serravalle, petite ville de 4700 habitans, assez industrieuse et commerçante. VALDOBBIADENE , gros bourg de 2200 habitans, rempli de filatures de soie etpatrie de Venance Forluné, évèque de Poitiers en France ; ce poète latin du vi® siècle est l’auteur de presque toutesles hymnes chantées dans les cérémonies du cuite catholique. MONTE- BezLuna, bourg de 4300 habitans, dans le voisinage duquel se trouve la belle for ét du Monte llo, une des plus grandes de l'Italie, Lova- DiNA, petit village, qui ,avec Spresiano, est un point militaire important pour la défense du passage de la Piave , qu’on passe sur un pont de bois dit de la Prinla, long de 450 mètres, La Morra, petit bourg commerçant, patrie du célèbre Scarpa , dont la superbe pinacothèque vient d'y être transférée par ses héritiers.
AsoLo, petite ville de 3400 habitans, remarquable surtout par sa position délicieuse, par les restes d’un aqueduc romain et par l'importance de quelques lieux situés dans son voisinage ; nous nommerons : Zarco, pelitvillage, auquel le séjour de la célèbre Catherine Corner, reine de Chypre, a donné une grande célébrité ; son chäteau est maintenant une ferme ; mais les traces de cette princesse y sont emprein!es de toutes parts : quatre colonnes de la façade subsistent encore ; la grange , qui devait être le salon, est ornée au plafond d’élégans arabesques , et le grenier, placé au-dessus, est décoré de même ; la chapelle existe encore. Maser, pelit village, où l’on voit la belle vi/la que le savant Daniel Barbaro a fait dessiner par Palladio, décorer par Vittoria, et peindre par Paul Véronèse ; elle appartient maintenant à la famille Manin, qui donna le dernier doge de Venise ; c’est un véritable monument; la petite église de ce palais a été construite par Palladio sur le modèle du Panthéon. Plus loin on trouve Crespano, petit village, où l’on passe un pont en briques , dont l'arche a 40 mètres de corde. Possagno, gros village de 1200 âmes, auquel la naissance de Canova et le beau temple bâti par le Praxitèle moderne a donné une grande célébrité; de nombreux étrangers y accourent déjà
see pour visiter cette merveille dans laquelle ce grand artiste réunit la coupole du Panthéon -u péristyle du Parthénon, offrant ainsi dans un seul édifice les beautés qui caractérisent les deux temples les plus célèbres de Rome et d'Athènes. C’est à monseigneur Canova, évêque de Mindo, et frère du grand artiste, que Possagno doit l'avantage d'avoir vu achever ce beau monument commencé en 1819; ce savant prélat possède une bibliothéque considérable, riche surtout en ouvrages relatifs aux beaux-arts, une collection de plttres et un précieux médailler, CASTELFRANCO, pelite ville de 3800 habitans, assez commerçante ; c’est la patrie du célèbre mathématicien Riccati et du grand peintre EC DELEGATION DE BELLUNE. BELLuNE, petite ville, près dela Piave , chef-lieu de cette délégation et siège de l'évêché de Bellune-Feltre , avec une bibliothèque assez riche, quelques manufactures considérables et 11,000 habitans, y compris ceux de ses environs; c'est la patrie du pape régnant. Dans son voisinage on trouve Capo di Ponte, à la droite de la Piave, petit village remarquable par le beau pont sur lequel passe la route déjà mentionnée dans la description de Ceneda ; son arche a 50 mètres de corde ; une petite branche de cette route va jusqu'à Bellune. Plus loin et vers l’est commence la superbe forét du Cansejo, déjà connue au temps des Romains, sous le nom de Sy{va Cansilia; c'est peut-être Za plus grande de toute l'Italie supérieure. LONGARONE et PERAROLO, petits bourgs à la droite de la Piave, remarquables par leur commerce en bois et par la nouvelle route qui les traverse. CaporE (Pieve di Cadore), très petit bourg près de la Piave, avec 518 habilans, important par son commerce, et autrefois chef-lieu du Cadorino; c’est la patrie du grand peintre Tilien, dont la famille existe encore. AuRowzo, petit bourg de 3100 âmes , avec ‘es rines d'oxide de zinc ou de calamine d’une excellente qualité et d’une richesse extraordinaire. Ce sont les plus importantes de l'Italie ; dans son voisinage on voit la belle forét dite d'Auronzo, dont les sapins , qui atteignent la hauteur extraordinaire de 150 pieds avec un diamètre de 5, nous paraissent être les plus grands de l’Italie ; cette forêt fournissait à l'arsenal de Venise la mâture pour les plus gros vaisseaux. AGORDO, près du Cordevole, pelit bourg de 2400 habitans ; ses célèbres mines de cuivre sont regardées comme les plus riches que possède l'Italie, ALLE- GuE, petit village de 700 habitans , important par ses forges et par sa grande fabrique de quincaillerie. FELTRE, petite ville, assez industrieuse, et autrefois chef lieu du Feltrino ; elle a un gym:nase, un séminaire épiscopal et presque 4000 habitans. MEL, petit bourg, près de la Piave, avec près de 3000 habitans, Dans ses environs est situé Sedico, petit village, remarquable par la belle maison de campagne et le vaste Jardin pittoresque de M. Manzoni ; on y voit une machine hydraulique, construite par M. Japelli; elle porte l’eau à 120 pieds de hauteur d’un seul
jet...
DÉLÉGATION D'UDINE ; qui embrasse pres-
que
lien, et au bâtie nase établ briqt pulal on t de 6€ signé DALE dont ble p Des
anti des t cons inser lice breu le gr paux ence vert de m d'or, répu Rom etau enfir curié cien:
tite \ ress dont par.
RIAN par | geail po-F nom du « gros quir ne; gnifi sur | très tricl torr man chef grar lois:
fabr fait
nou les | tion ann vel gola lp quel
ile ce grand onu périans un seul 8 deux temhènes. C'est hdo, et frère t l'avantage tcommencé e bibliothén ouvrages ion de pld- TELFRANCO , mmerçante ; tien Aiccati
LUNE, petite ette délégalre » avec ues manuans, y COmpatrie du e on trouve e la Piave, au pont sur iée dans la 50 mètres de route va jusastres la
connue au Sylva Cande de toute \ROLO, petits rquables par uvelle route li Cadore), ec 518 habiet autrefois ie du grand iste encore.
avec 4es mine d’une exraordinaire, e; dans son d'Auronzo, hauteur exmètre de 5, s de lItalie ; e Venise la X. AGORDO, 00 habitans ; t regardées talie. ALLEiportant par de quincailidustrieuse , e à Un gYniresque 4000 le la Piave, environs est rquable par jaste Jardin oit une ma- M. Japelli; ur d’un sul
)rasse pres=
que toute la province du Frioul ci-devant Vénilien. Unie, chef-lieu de la délégation de ce nom et autrefois du Frioul , ville épiscopale assez bien bâtie, avec un /ycée, un séminaire, deux gy'mnases, une académie d’agricullure et autres établissemens littéraires, ainsi que plusicurs fabriques de toiles, filatures de soie, etc.; sa population s'élève à 20,000 âmes. Dans ses environs on trouve Campo-Formido, petit village de 600 âmes, remarquable par le traité de paix signé en 1797 entre la France et l'Autriche, Civi- DALE (Forum Julii), pelite ville de 8000 habitaus, dont la bibliothèque du chapitre est remarquable par le célèbre évangéliaire qu’on y conserve. Des fouilles récentes ont attiré l'attention des antiquaires sur cette ancienne ville. Des vases, des urnes funéraires renfermant erc°re des os consumés dans l'amiante , des bä ,.uefs, des inscriptions , un éemple et surtout un vaste édifice, qui malgré les mosaïques dont ses nombreuses chambres sont décorées, parait avoir été le grenier public de cette ville, sont les principaux résultats des excavations faites dans son enceinte. Dans le village de Rua lis on a découvert un autre temple, plusieurs bâtimens ornés de mosaïques , une grande quantité de médailles d'or, d’argent et de bronze doré, du temps de la république et de toutes les époques de l'empire Romain ; des lanternes, des bijoux, des colliers ét autres ornemens, des armes de toute espèce, enfin une multitude d’autres objets plus ou moins curieux, tant du moyen-âge que des temps anciens de la puissance romaine. PALMA-Nova, petite ville de 2800 hbabitans civils; c’est une forteresse régulière, constæuite par les Vénitiens, et dont les ouvrages ont été beaucoup augmentés par les Français et par les Autrichiens. PassE- RIANO , village de presque 800 âmes , remarquable par le beau palais de la famille Manin, où logeait Bonaparte pendant lestransactions de Campo-Formido; ce petit village donna ensuite Île nom au département du Passeriano, le plus étendu du ci-devant royaume d'Italie. S. DANIELE, gros bourg, rennmmé par ses excellens jambons, quirivalisentavec ceux de Westphalie et de Bayonne ; non loin on passe le Tagliamento sur un maguifique pont de bois dit de la Delizia, long de 1080 mètres. PonreBA , gros village de 1700 âmes, sur la rive droite de la Fella, dans une situation très élevée et sur la belle roule qui mène en Autriche par Tarvis et Villaco, de l’autre côté du torrent est Pontafel, où l'on parle déjà allemand. Touuezzo , petit bourg de 1200 habitans, chef-lieu de la Carnia, qui autrefois jouissait de grands privilèges et se gouvernait par ses propres lois; c'était naguère encore le centre d’une grande fabrication de toiles. Nous devons signaler ici un fait important de géographie physique, qui ne nous parait pas encore avoir été remarqué par les géographes; c’est que, d’après les observations météorologiques faites pendant plusieurs années consécutives, ce bourg est avec Cercis#ento, petit village situé entre Paluzza et Rigolato , un des lieux de l'Europe où il pleut le plus ; il n'est inférieur sous ce rapport qu’à quelques localités de la Garfagnana , où il tombe
quelques pouces de pluie de plus. La quantité moyenne de pluie tombée à Tolmezzo, a été pendant 10 ans de 78 pouces; elle égale presque celle qui tombe dans les lieux les plus pluvieux de la zone torride, où elle ne monte en genéral qu'à 80 pouces. On doit ajouter que ces mêmes observations dénotent que Udine, Féltre, Gorizia, Sacile, Valdobbiadene, Schio et Ceneda sont aussi des lieux extrémement remarquables sous ce rapport; car la pluie moyenne qui y tombe dans l’année varie de 65 à 66 pouces. À Tolmezz0o en 1801 elle monta même à 105 pouces et 8 lignes, et en 1803 à 141 pouces et 11 lignes; à Cercivento, elle s'éleva en 1795 à 94 pouces et 1 ligne, et en 1801 à 91 pouces 2 lignes. Pour que le lecteur puisse mieux arrêter ces idées sur ce point, nous lui rappellerons que la quantité moyenne de pluie tombée à Paris, de 1805 à 1814, ne s'éleva, selon "I. Arago, qu’à 17 pouceset 8 dixièmes; et de 1815 à 1822, à 19 pouces et 7 dixièmes. Dans la France méridionale, à Viviers, dans le département de l'Ardèche, elle ne monta, selon ce savant astronome, qu'à 34 pouces et 2 dixièmes de 1798 à 1807; et à 37 pouces et 4 dixièmes de 1808 à 1817. Des observations bien faites à Bombay dans l'Inde, ne font monter qu'à 87 pouces la quantité moyenne de pluie tombée de 1803 à 1822. GEMONA, gros bourg de plus de 6000 habitans; c'est le centre d'un grand commerce d'expédition. Dans ses environs on trouve fenzone, petit bourg, près du Tagliamento, remarquable par ses caveaux, qui ont la propriété de dessécher les cadavres ; on y trouve quelques momies naturelles, Os 0 po, petit château appartenant autrefois aux comtes Savorgnan, situé sur une colline à la gauche du Tagliamento, et ceint d'importantes fortifications dans ces dernières années ; il défend le débouché de ce torrent. SPILIMBERGO , près de la vive droite du Tagliamento, gros bourg de 4900 àmes ; ses habitans et ceux de ses environs fournissent la plupart des maçons qui travaillent les terrazzi dans les provinces Vénitiennes, et les ramoneurs qui parcourent leurs villes principales; M. le conseiller Pellegrini y a une belle collection d’histoire naturelle. MANiAco, avec 3800 habitans, et Aviano, avec 4800, sont des bourgs importans; près de ce dernier s'élève le Mont Cavallo, une des plus hautes montagnesde cette partie des Alpes. SaciLe , petite ville, assez industrieuse et commercante, avec 2300 habitans. Ponnenone, autre petite ville de 4700 âmes , florissante par son commerce et surtout par ses filatures de soie et ses manufactures de toile; on doit surtout mentionner la belle papeterie de M. Galvani, mécanicien très habile, dont les procédés ont beaucoup amélioré ce genre d'industrie; ses produits rivalisent déjà avecles meilleurs papiers des pays étrangers. SAN- Vuro dit del Tagliamento , gros bourg de 4400 âmes, florissant par son industrie; on doit mentionner sa belle église, le pensionnal des demoiselles tenu par les religieuses salésiennes; le collège, un des plus renommés de l'Italie supérieure au commencement du siècle, n'existe plus. LartisaxA, près de la rive gauche
316 EUROPÉ.
du Tagliamento, joli bourg de 3100 âmes, florissant par son commerce et renommé par la fertilité extraordinaire des campagnes qui l'environnent; on doit citer le bel établissement agronomique de feu M. Bottari, et la belle bibliothèque de M. Gaspar Gaspari, agronome distingué, Dans ses environs est située 4 / vis opoli, très petite ville bâtie par feu le comte Louis Mocenigo au milieu de ses vastes possessions; très déchue après la mort de son fondateur, Alvisopoli vit tomber tous ses établissemens; la belle typographie que M. Bettoni y avait établie et où furent publiés les ouvrages de Winkelmann , a été transférée à Venise, où elle est devenue la propriété de M. Gamba , littérateur très distingué.
LEMBERG ( Lwow , Leopol ), capitale autrefois de la Russie-Rouge et aujourd’aui de toute la Pologne-Autrichienne , ville grande et bien bâtie, sur les bords du Peltew , affluent du Bug. Des rues assez larges, droites, bien pavées et propres, ce qui est rare en Pologne, et quelques beaux édifices, lui assignent une place distinguée parmi les villes de ’empire.
Parmi ses édifices les plus remarquables, il faut mentionner l’église des Dominicains où se trouve le beau monument de la comtesse Borowska par Thorwaldsen ; et hors de l’enceinte de la ville le palais de l'archevéque arsnéenien. Lemberg est le siège du commandement - général militaire de la Galicie, de son tribunal d'appel, d’un archevêque catholique, d’un arménien et d’un archevêque grec, ainsi que d’un rabbin supérieur pour les Juifs qui sont estimés à environ 20,000. Cette ville compte aussi plusieurs établissemens littéraires , dont les principaux sont : l’universilé avec une bibliothèque ; une académie , espèce de lycée ; une école royale (Real Schule ), où l’on enseigne ce qui est nécessaire aux personnes qui se destinent au commerce ; deux séminaires théologiques ; le musce national, fondé par le comte Ossolinski, avec une riche bibliothèque.
Lemberg se distingue aussi avantageusement des autres villes par son industrie, dont les produits principaux consistent en draps et toiles. Elle fait un commerce étendu , surtout d'expédition, avec la Russie, la Turquie et autres pays, et sous ce rapport elle n’est inférieure qu’à Brody. Ses faubourgs sont grands et bien bâtis; ses environs offrent une foule de vues riantes. On porte sa population actuelle au-dessus de 80,000 àmes. .
Les autres villes principales de la Galicie sont : Brooy, qui est la seconde ville du royaume sous le rapport de la population qui parait s'élever au-dessus de 22,000 âmes, dont les cinq sixièmes se composent de Juifs ; elle est aussi la première sous le rapport commercial , étant l'entrepôt du commerce de la Galicie avec la Pologne , la Russit et la Turquie; cette ville possède deux écoles juives importantes et d'autres établissemens d'instruction moins considérables. Dnononicz devenue depuis quelques années la troisième ville de la Galicie, par l’infatigable activité de ses habitans, qui ont su tirer parti de la fertilité de son territoire et des riches salines de son voisinage. Dès l’année 1826 sa population s'élevait à 11,290 âmes; ce nombre doit être encore plus grand aujourd'hui. Tannoroz, importante surtout par ses tanneries, son commerce et son école de philosophie (philosophische Lehranstalt); population au-dessus de 10,000 âmes. SNIATYN, par ses tanneries et ses foires aux bestiaux ; pop. 4000 âines. Tannow, petite ville de 5000 habitans , industrieuse et commerçante, avec un gymnase et une: belle église collégia!e, où l’on admire les deux superbes nonumens en marbre du comte Tarnow-Tarnowskr et du prince Ostrog. Peu loin on voit le beauchäteau de plaisance de la puissante famille Sanguszko, etle beau Jardin Gymniska. Czennowirz, près du Pruth, chef-lieu de la Boukowine, petite ville de 7000 âmes, qui se distingue par son industrie variée, son commerce florissant, par son énstilut philosophique et autres établissemens littéraires. PRZMYSL, avec 8000 habitans, siège d'un évêque catholique et d’un évêque grec-uni , etremarquable par son industrie, son éastitul philosophique et théologique et son beau pont sur le San. JarosLAW, avec autant, se distingue par sa grande manufacture impériale de draps, par sa foire renommée et très fréquentée , et par son, commerce. STANISLAWOW, par son commerce et par sa population estimée à 8000 âmes. BoONNIA , avec environ 5000 âmes, et Wi£LiCZKA, avec environ 6000 , sont très importantes par leurs célèbres mines de sel. Celle de cette dernière offre une véritable cité souterraine , avec des rues, des places, des habitations , la plupart les unes audessus des autres. On remarque plusieurs jolies chapelles dont les colonnes et l'autel sont taillés dans le roc, c'est-à-dire dans le sel, et ornés d'un crucifix ou de quelque image de saint de la même matière, devant lequel brûle continuellement une lampe. À des époques déterminées on y célèbre la messe. Dans la chapelle de Sle-Cunégonde, on voit la statue du roi Auguste I}, taillée dans le sel. Poncorze, ville nouvelle etinduslrieuse , à laquelle l'empereur régnant a accordé plusieurs privilèges pour favoriser ses manufactures et son commerce ; il y a des carrières de craie et de pierres à fusil dans ses environs; population 2000 âmes. BraLaA, vis-à-vis de Bielitz en Silésie, importante surtout par sesnombreuses fabriques de draps; population au-dessus de 4000 âmes. Nous nommerons encore : SAMEBOR, avec un gymnase, plusieurs fabriques de toile el 9000 habitans. KozomeaA sur le Pruth, ville commer-
ante ZESZ( tans p:
font u de pier brique ANDAY petite pour s place f
Bun:
Hong:
droite Pesth me de depui:
quelle palai vice-r étend l’arse jets cu toire berg, gnats ses éd chigy pales et lol les éts tans.
et du de tot guerit chidu les à d’être actue mais petitd peu ve parti peut pula r'oya PES rive plai la p cati( droi des mar aus:
plée nel de q!
ge
sont :
e sous
d'élever
xièmes emière pôt du
à Russie
écoles
ns d'in- >z deveville de es habi-
é de son
isinage.
rand au-
t par ses de philoopulation r ses tan- 000 ânes.
, indususe et une:
» les deux bmie Tar- >. Peu loin ance de etle beau L, près du tite ville de dustrie vason énstilut bns littéraisiège d'un c-uni ,etretitut philoau pont sur istingue par draps, par , etpar son, ommerce et
Ps. BOOHNIA ,
KA, avec eN-
1e leurs célè-
rnière offre les rues, des les unes auisieurs jolies
1 sont taillés
el, et ornés
le saint de la continuelle-
rminées on y
de Ste-Cuné-
uste F1, tailelle etindusant a accordé ses manufac-
"arrières de
ses environs;
-vis de Bielitz
snombreuses
lessus de 4000
SAMEOR, avec
le toile et 2000
ville commer-
RES PA oeer, ME ene ar et 2 0 AT ne ir
ante de 7000 âmes, avec plusieurs tanneries,
ZESZOW, avec un gymnase et presque 6000 habitans parmi lesquels on compte plusieurs juifs qui font un grand commerce de pierres précieuses, de pierres fausses et autres articles qu'on y fabrique, ZLoczow, avec 8000 habitans; enfin Anpaycuow, dans le cercle de Wadowice, très petite ville de 2800 habitans que nous nommons pour signaler le projet que l'on a d'en faire une place forte.
Bupe ( Ofen des Allemands, Buda des Hongrois, Budin des Slaves ), sur la rive droite du Danube dans le comitat de Pesth , située presque au milieu du royaume de Hongrie, dont elle est la capitale depuis 1784, et vis-à-vis de Pesth à laquelle la réunit un pan de bateaux. Le palais royal, où réside le palatin ou vice-roi de Hongrie, remarquable par son étendue et par sa situation délicieuse ; l'arsenal, où l’on conserve plusieurs objets curieux du moyen âge ; et l’observutoire de l’université, bâti sur le Blocksberg, ainsi que quelques palais des magnats ou grands seigneurs hongrois, sont ses édifices les plus remarquables. L’«schigymnase , les deux écoles princi- AUS (Hauptschulen), l’école de dessin et l’observaloire sus - mentionné sont les établissemens publics les plus importans. Bude est le siège d’un évèché grec et du commandement-général militaire de toute la Hongrie. La délicieuse île Marguerite ou du Palatin, transformée par l’archiduc palatin en un charmant jardin, et les bains chauds très fréquentés méritent d’être mentionnés. La population s’élève actuellement au-dessus de 33,000 âmes ; mais comme la grande ville de Pesth et la petite d’Alt-Ofen (de l’ancienne Ofen) peuvent être regardées comme formant partie de la capitale de la Hongrie, on peut porter au-delà de 95,000 mes la population actuelle de la métropole de ce royaume.
PESTH (Pestum, Pestinum), sur la rive gauche du Danube, au milieu d’une plaine sablonneuse. On la regarde comme la plus belle ville de la Hongrie , qualification que justifient ses rues larges et droites, ses maisons généralement sotides et propres et plusieurs bâtimens remarquables. Nous ajouterons que Pesthest aussi la ville la plus grande, la plus peuplée, la plus industrieuse et la plus commerçante du royaume. Pendant chacune desesquatre foires annuelles, 20,000 étrangers environ accourent de loutes les par-
ties de la Hongrie et même des autres provinces de et st ainsi que de celles de Turquie ; on y ait des affaires pour plus de 25,000,000 de francs. Ses édifices les plus remarquables sont ; l'hôtel des Invalides ou la grande caserne, où logent environ 3000 personnes , outre un bataillon de la garnison; le Neugebaude {ie nouveau bâtiment), autre caserne immense et qui sert de dépôt militaire pour toute la Hongrie; le nouveau cheâtre, qui est un des plus beaux et des plus grands de l'Europe ; les bâtimens de l'université et l'édifice où se trouve le Musée nalional, créé par le comte Szecsengi. Quelques palais des magnats hongrois sont aussi remarquables par leur architecture et un grand nombre par leur étendue. Mais il faut aussi avouer que la ville manque encore de promenades publiques; ce n’est que dans les environs qu’on en trouve de vraiment délicieuses; les jardins anglais du baron Orczy ouverts au public se font remarquer par leur beauté.
On doit y établir la nouvelle école milifaire. lesth est le siège du tribunal suprême de tout le royaume ( Septemviral Tafel) et du tribunal d'appel (Kænigliche Tafel), et le lieu où se rassemblent les états du comté de ce nom (General Congregation der Gespannschaft), Parmi les nombreux établissemens scientifiques et liltéraires que possède cette ville, qui est à la tête de la librairie et de la littérature hongroises, nous nommerons : lPuniversilé, une des plus richement dotées de l’Europe et remarquable par ses magnifiques dépendances, telles que la fonderie de caractères et l'imprimerie, la bibliothèque, les cabinets de physique, d’anatomie, d'histoire naturelle, des médailles et le jardin botanique; les écoles vétérinaire et de chirurgie; les deux gymnases ; la sociélé savante hongroise (societas erudita hungarica ) fondée de 1825 à 1827, et présidée par le palatin ; elle est divisée en six classes, savoir : de philologie, de philosophie, d’histoire naturelle, de mathématiques , de jurisprudence et des sciences naturelles ; enfin le nusée national, qui est le principal établissement de ce genre de la Hongrie et un des plus remarquables de l’Europe par ses nombreuses et importantes collections, parmi lesquelles se distinguent surtout la riche bibliothèque, où l’on conserve la précieuse collection de
a nÉR
EE
manuscrits du conseiller Keller , celle des
tes hongrois , depuis Janus Pannonius usqu’à nos jours ; la piracothèque componte des superbes galeries de Sankowitz.
n peut regarder cette ville comme une création de nos jours , tant elle s’estagrandie dans ces derniers temps; depuis plusieurs années sa population augmente d'environ 1000 âmes par an; actuellement elle doit s'élever au-dessus de 75,000 habitans.
PRESBOURG (Posony des Hongrois, Pressburek des Slaves, Presburg des Allemands, Posonium en latin), assez
rande ville , située sur la rive gauche du
anube et une des plus belles de la Honrie, dont elle a été pendant long-temps
a capitale, prérogative qu’elle a perdue depuis 1784, époque à laquelle toutes les autorités supérieures ont été transférées à Bude. Elle a été cependant depuis lors plusieurs fois le siège de la diète, comme en 1790, 1802, 1805, 1808, 1811 et 1826.
Ses bâtimens les plus remarquables sont :
le Landhaus, le Kammer , l'hôtel-de ville (Rathhaus), le palais primatial , la halleaux blés, l'église de St-Martin.
remarquable surtout par la grande élévation de sa belle tour, le théâtre avec des salles de redoute, la caserne. Presbourg possède plusieurs établissemens littéraires ; nous citerons l’académie , espèce de petite université; Parchigymnase , fréquenté par plusieurs centaines d’étudians; le /ycée évangélique , un des plus importans de la Hongrie ; l’école nationale modèle ( national Musterschule); le séminaire ; la bibliothèque publique et celle bien plus considérable du comte d’Appony, que ce seigneur vient de faire transférer de Vienne dans cette ville, pour répandre les lumières dans sa pairie; un beau local, bâti tout exprès et ouvert au public, contient cette belle collection. Le voisinage de Vienne, le bas prix des vivres, des établissemens littéraires importans et la délicieuse situation de Presbourg, engagent à s’y élablir un grand nombre de militaires pensionnés , de nobles peu riches et de magnats. Sa population dépasse actuellement 41,000 âmes.
DEBRECZIN , ville la plus industrieuse de la Hongrie, quoiqu’elle n’ait ni sources d’eau potable, ni bois de chauffage , ni matériaux de bâtisse; c’est à ses manufactures seules et au commerce qu’elle
doit sa prospérité, Debreezin ressemble par sa construction et par l’état de ses rues plutôt à un assemblage de villages
u'à une ville proprement dite, Les manu-
actures de draps grossiers et d’habits
ur vêtir les paysans, les tanneries et la abrication des bottes, la poterie, les savons sont les principaux articles de son industrie, Ses quatre foires annuelles y attirent plusieurs milliers d'étrangers ; elles sont surtout renommées pour leschevaux. On peut regarder cette ville comme le chef-lieu de la Hongrie orientale, étant le siège du tribunal d'appel du cercle audelà de la Theiss. Debreczin possède aussi quelques établissemens littéraires importans , entre autres la bibliothèque et le collège réformé; celui-ci est le principal établissement scientifique que possèdent les calvinistes dans l'empire d’Autriche ; par le nombre des professeurs et par la variété des cours qu'on y donne, on eut le regarder comme une université.
sa population doit dépasser actuellement 45,000 âmes. | | Voici les antres villes principales de la Hongrie :
Dans le cercle au-delà du Danube:
Gins (Kæszæg), petite ville, siège du tribunal d'appel (Districtualtafel) du cercle; population 6000 habitans, OEnennonc (Soprony), importante par son industrie, ses grands marchés de bestiaux, les bains de Wolfet les mines de houille dans ses environs, ainsi que par ses vins renommés et son lycée luthérien; pop. 12,000 âmes. Esrenuaz, par le magnifique chdteau du prince Esterhazy, où se trouvent l'école forestière qu'il a fondée, une bibliothèque, de beaux jardins et de riches collections; mais le tout en grande décadence depuis que le prince réside ordinairement à Eisenstadt que nous avons déjà décrit dans les environs de Vienne, Non loin est situé Frakno ou Forchtenstein, petite forteresse appartenant au prince Esterhazy, où l'on conserve le riche trésor de la famille de ce nom, consistant en une grande quantité de pierres précieuses, de tables et candélabres, etc., d'argent massif; ses environs doivent être rangés parmi les plus pittoresques de toute la Hongrie.
Raas, ville épiscopale, remarquable surtout par son académie, espèce de petite université ; pop. 14,000 âmes. Kowonx (Komarom) , par ses vastes fortifications dont on peut dire qu’elles n’ont jamais été prises per aucune armée ennemie; pop. 11,000 âmes. Doris (Tata), par ses nombreuses manufactures d'étoffes, ses moulins, ses scieries et ses eaux thermales très fréquentées ; pop.plus de 9000 âmes. STEIN-AM-ANGER (Sabaria ; Claudia-Augusta; Szombathely), très petite ville épiscopale de 2500 habitans, avecune belle église, un séminaire, un gymnase et un musée où l'on
conserv dans s0:
WEISSEN ville épi:
été cou Keszrur comte ou éco!
yaétab Cinq-Eg me la pl de const et par l rons; pe avec un ques, u sant, et auquel « phes ns nous po à près di Dans | Tynnau tribunal commer maison M. de VW neau do du célèb dépasse milieu d son uorm ses savo fréquent d'hui on nent u (Szabad à propr villages ; porte à de draps merce ; dont le {
semble de ses illages mantt- ‘habits set la les sa— de son elles y ngers ; leschecomme , étant cle aule aussi importe et le principossè- ’'Autriset par ane, on versité.
llement
es de la
anube:
tribunal pulation portante s de bes- » houille s renomu prince reslière e beaux e tout en réside orons déjà n loin est n, petite hazy, où ille de ce é de pierres, etc., re rangés ongrie.
rtout par sité ; pop.
ses vastes les n'ont ennemie ; nombreulins, ses quentées ; Sabari«; petite ville lle église, ée où l'on
conserve plusieurs antiquités romaines trouvées dans son enceinte et dans ses environs, Sruui- WESSENDURG (Szekes-Fejervar, Albe-Royale), ville épiscopale , où plusieurs rois de Hongrie ont été couronnés et ensevelis; pop. 13,000 âmes. Keszrueiv, remarquable par le beau chdteau du comle Festetils e par le célèbre georgicum ou école d'agriculture que ce magnat hongrois y a établie ; pop. 4000 âmes. Fünrnkincuen (Pecs, Cinq-Eglises), par sacathédrale regardée com me la plus ancienne de la Hongrie , par des restes de constructions turques , par son siège épiscopal et par les riches mines de houille de ses environs; pop. 9000 âmes. Para, très gros bourg, avec une belle église et un gymnase catholiques, un collège réformé ou calviniste florissant, etun beau chdteau du prince Esterhazy, auquel ce bourg appartient. Quoique les géographes n'accordent que de 4 à 6000 âmes à Papa, nous porterons avec M, Csaplovics sa population à près de 14,000 âmes,
Dans le cercle en-deçà du Danube :
Tynnau (Nagy-Szombath, Tyrnavia), siège du tribunal d'appel du cercle; elle fait ur, grand commerce de vin; on doit mentionner sa grande maison des invalides etles caves immenses de M. de Waltz, dans lesquelles on trouve un tonneau dont la capacité est plus que double de celle du célèbre tonneau de Heidelberg; sa population dépasse 7000. Keszxemer, très gros bourg situé au milieu d'une lande immense à laquelle il donne son nom et couverte de sable et de coquillages; ses savonneries, ses tanneries, ses marchés très fréquentés et sa grande population qu'aujourd'hui on porte au-dessus de 34/000 âmes , lui donnent une grande importance. THERESIENSTADT (Szabadka, Theresianopel), grande ville qui n'est à proprement parler qu'un amas de plusieurs villages; elle doit sa nombreuse population, qu'on porte à 40,000 âmes, à ses nombreuses fabriques de draps, de bottes, à ses tanneries et à son commerce ; c'est de toutes les villes de l'empire celle dont le territoire est le plus étendu ; les eaux du dac Paltisch, situé dans ses environs, déposent une grande quantité de sous-carbonate de soude ; nous ferons même observer que cette importante efflorescence saline se trouve surtout en grande abondance sur les bords de plusieurs petits lacs situés entre Debreczin et Gross-Wardein. WaAiTzEN, ville épiscopale, remarquable par sa belle cathédrale bâtie sur le modèle de la basilique de St-Pierre de Rome, par son école militaire, par celle des sourds-muets, par l'academia Ludovica qu'on vient d'y créer, et par plusieurs restes d’antiquilés romaines et du moyen-âge ; pop. 10,000 âmes. KoLoTscHaA , au milieu de vastes marais et peu loin de la rive gauche du Danube, petite ville de 4000 âmes, avec un siège archiépiscopal, uae belle cathédrale, un séminaire gymnase, un collège des piaristes &k une bibliothèque considérable. Zowson avee l'école pédagogique illyrienne est importante gar sa grande population estimée au-dessus de 18,000 àmes et par son commerce facilité par le voisinage du canal de François. Newsarz (Neo-Planta, Ui Videk), par
son commerce, par son gymnase grec très fré= quenté et par son pont de bateaux sur le Danube quila met en communication avec Peterwardein. Neusatz est le point intermédiaire du riche com merce , que Vienne, Leipzig et autres places de l'Allemagne font par terre avee Ambelakia , Saloniki et autres villes de la Turquie d'Europe ; sa
opulation dépasse 17,000 âmes. On ne doit pas oulier le village de Demenfalva,dans le comitat de Liptau , à cause de la vaste grotte du Dragon (Drachen Hühle) remplie d'ossemens d'animaux gigantesques.
Neusouz (Besztereze-Banya, Banska-Bistricza), ville royale et épiscopale remarquable surtout par la grande quantité de cuivre qu'on y recueille par le procédé de la cémentation, et par ses fabriques d'ustensiles; pop. avec la banlieue audessus de 10,000 âmes : dans ses environs on trouve une grande manufacture d'armes et plus loin à Ahonitz les forges royales, où l'on fait aussi annuellement d'immenses quantités de charbon, Scuemnitz (Simetz-Banya, Stjawnitza), remarquable surtout par ses mines d’or et d'argent les plus riches de la Hongrie, et par sa célèbre académie ou école royale de minéralogie; pop. au-dessus de 22,000 âmes. Gnan (Esztergom, Strigonia), petite ville, mais importante par ses bains, par son pont-volant sur le Danube et parce qu'elle est le siège de l'archevé. que primat de Hongrie, La magnifique église qu'on construit sur une hauteur est presque achevée ; les beaux et vastes bâtimens qui en dépendent et son dôme orné extérieurement de colonnes lui assignent une place distinguée parmi les temples les plus considérables de l'empire d'Autriche, Krkemnirz (Kærmætz-Banya), par ses riches mines d'or et d'argent et par un hôtel des monnaies ; pop. 10,000 âmes.
Dans le cercle en-deçà de la Theiss:
Erenies, siège du tribunal d'appel du cercle et d'un évêché grec uni; son collège luthérien, la saline de Sovar et la célèbre mine d'opale près du village de Czervenicza, située dans ses environs, ajoutent à son importance; pop. environ 9000 âmes, Banrrep, petite ville de 4600 âmes, avec un gymnase, une grande fabrique de poterie el des eaux minérales très fréquentées, Kæsmark, importante par sa grande fabrication de toiles et par son /ycée luthérien ; pop. 6000 âmes. RosENAU, par son évêché et surtout par ses nombreuses blanchisseries de toile, par ses mines de cuivre , de fer, d'antimoine, de plomb et par ses bains ; pop. 5000 âmes. AGTE- LEK, petit bourg, remarquable par le voisinage de la célèbre grotte de Baradla, subdivisée en plusieurs cavernes remplies de superbes stalactites et traversée par trois ruisseaux. ScHmoEL- NITZ, par son industrie, ses machines hydrauliques, par son hôtel des monnaies , et surtout par ses mines d'argent À de cuivre ; pop.6000 âmes environ. Envau (Eger), par son siège archiépiscopal, son lycée avec une bibliothèque et un observatoire, par les magnifiques bdtimens de la ci-devant université, dont la constraction a coûté, à ce qu'on dit, 5,000,000 de francs, la cathédrale, le palats de l’archevé-
que, méritent d'être mentionnés; les manufactures de draps, le commerce, les bains ajoutent
à l'importance de cette ville, qui compte au-delà de 17,000 âmes; ses vins jouissent d’une grande célébrité; on doit nommer dans ses environs le magnifique château de l’archevéque. Kascuau (Kassa , Cassovia), ville épiscopale, florissante par ses nombreuses fabriques et par son commerce avec la Pologne; elle possède une académie, espèce de petite université; un archigmnase, un collège, une école de dessin, un joli héâtre etun arsenal; on la regarde comme la capitale de la Haute-Hongrie ; pop.
au-dessus de 9000 âmes. Sanos-ParaKk, gros bourg, bien bâti, important par ses fabriques de draps, par ses carrières et par son célèbre collège câlviniste, son école supérieure catholique, et sa riche bibliothèque; le collège calviniste pourrait être regardé comme une petite université à cause du nombre et de la variété des cours qu’on y donne; pop. au-delà de 8000 âmes. Tokay, renommé par ses vins; pop. 4000 âmes. Miscko- Locz (Miskolz), très gros bourg, assez bien bâti, important par son commerce en vin, bléet cuir, par son industrie, par ses deux gynases catholique et réformé, par ses carrières et par sa grande population qu'on porte aujourd’hui au-delà de 28,000 âmes. Dans ses environs se trouve le florissant bourg de Dios-Gyær, renommé dans toute la Hongrie par ses forges où l’on fabrique le meilleur fer et acier du royaume, par ses verreries €t par sa papeterie, la délicieuse vallée où il est situé est comparable, pour la beauté des sites, à la fameuse vallée de Tharandt près de Dresde. BEREGH , bourg du comitat de ce nom, remarquable par le prodigieux développement que prennent quelques végétaux qui croissent dans ses environs; M. Csaplovics assure qu'il y a des sapins de 216 pieds de haut sur plus de 6 de diamètre, et qu'on y voit des chènes très droits dont le diamètre est de plus de 6 pieds et qui atteignent une hauteur de plus de 114.
Dans le cercle au-delà de la Theiss :
Szcera, chef-lieu de l'administration des sels et entrepôt de l'immense produit des mines de sel gemme exploitées dans les environs du village de Rhonaszek; on lui accorde 7000 âmes.
NeEusrTantT (Nagy-Banya, Uj- Varos) , importante par ses riches mines d’or, d'argent et de plomb, par ses eaux minérales et par son hôlel des monnaies , pop. au-dessus de 4000 âmes. Gross-WanDEIN (Nagy-Varad), résidence d'un évêque catholique, et d’un évéque grec-uni; on doit mentionner son académie, espèce de petite université, l'archigymnase, la cathédrale catholique, ses belles fortifications et les bains des environs; pop. 7000 âmes. Szanvas, sur le Kœrœæs , remarquable par son école d'industrie pratique ; pop. 14,000 âmes. Csapa, dans le même comitat , n’est qu’un simple village, quoique sa population dès l’année 1825 se soit élevée à 20,187 âmes; c'est sans contredit le plus grand village de l'empire d'Autriche et un des plus grands de l'Europe. Tenssvar, une des villes les plus belles et les
plus régulières de l'empire , dont elle est une des places les plus fortes, mais aussi des plus malsaines ; c’est le siège du commandement-général des Confins Militaires Hongrois; les canaux qui y aboutissent, favorisent son commerce; elle a un grmnase, une école normale, et compte plus de 14,000 habitans. VERSETZ se distingue par son commerce , ses vins , sa soie et sa population évaluée au-delà de 16,000 âmes ; c'est le siège d'un évèché grec. SzEGEDIN, avec un énstilut Philosophique des Piaristes , par son commerce étendu, par la grande fabricalion de tabac, de savon, de drap, de bottes (tchismes) ; pop. 32,000 âmes. VASARHELY , très gros bourg de plus de 2500 habitans , situé près des vastes marais traversés par la Theiss. ALT-Anan (Vieux- Arad) sur le Marosch, résidence d’un évèt grec, avec un gymnase , une école péday :gique vallaque et près de 5000 habitans; on tient le plus grand marché aux bestiaux de la Hongrie. Tout près on voit l'importante place de Neu-Arad (Nouvelle-Arad.)
Dans la S/avonie civile: EszEr, siège du tribunal d'appel pour les trois comitats de la Slavonie, petite ville importante par son commerce etencore plus par ses fortifications et par ses immenses casernes et casemates qu'on dit pouvoir loger 80,000 hommes; une superbe chaussée mène à la seigneurie de Bellye appartenant à l’archiduc Charles, et où l’on fait un vin (villaner Weïin) regardé comme le bourgogne de la Hongrie ? pop. 10,000 âmes; en 1825 on a ouvert dans ses environs le nouveau pont sur le Danube; il joint la Slavonie à la Hongrie.
Dans la Croatie civile: Acnau (Zagrab), résidence du ban ou vice-roi de la Croatie, et du commandement-général des Confins Militaires Croates, etc., du tribunal d'appel pour la Croatie et la Slavonie, et d’un évêque; elle possède une académie, espèce de petite université, un gymnase, une sociélé de musique , et fait un commerce étendu ; pop. avec sa banlieue 17,000 âmes. KanLsrTanr, très petite ville sur la Kulpa , de plus de 3000 âmes, importante par ses fortifications, son gymnase el par les belles routes qui mènent à Fiume, à Segna et à Carlopago ; elles facilitent beaucoup son commerce.
Dans le Littoral Hongrois : Fiuue (St.
Veit, Reka), petite ville dont la partie nouvelle est bâtie avec élégance et ornée de quelques édifices remarquables, tels que le héâtre, et hors de la ville le magnifique bdliment de la compagnie des sucres, qui était un des plus grands établissemens de ce genre. La fabrication du tabac et du rosolio et surtout son commerce, favorisé par le port franc et par la superbe route de Louise (Louisenstrasse), ajoutent à l'importance de cette ville. Cette route, longue de 72 milles, va jusqu’à Karlstadt, en passant sur le dosdes montagnes et entre des précipices affreux ; elle a été faite par une compagnie d'actionnaires, etouverte en 1820; sa construction a coûté près de 5,000,000 de francs. Fiume est le chef-lieu du gouvernement du Litlaral Hongrois, et compte plus de 9000 habitans. Ses environs sont délicieux ; on y trouve Ter sat avec un sanctuaire
célèbre ce nom.
La TR TAIRES villes tr port po celles q gnaler ; classon:
tives at
Dans la SENBURG Valaques Szamos ; à laquelie Transylv.
principau compare!
le collé; des unit nent une 20,000 ân les cheva de seign plusieurs de distan de Bon:
teau duc gnifiques le village mines de
KaRLsBu Weisser âmes, i son hôte sa biblia l'évèché qu'elle o milles de de tout Zalat nommée Transyl ten), pa AG, villa kerem d’or de tellure.
tans, à regardé structio Veræ d'arger encore de But forme e
VARUHE la gran Hunyad gethus plus ta Dans sq tés ro
e des malnéral x qui
elle a
ompte
1e par lation
siège slilut
de tasmes) ; urg de es ma- Vieuxévêc © bdas, je
; on de la
ace de
ège «du de la comset par ‘on dit le chausppartefait un bour-
en 1825 u pont ongrie.
Lagrab), atie, et Militaipour la elle posiversité, , etfait banlieue le sur la inte par es belles tà Carmmerce.
ME (St.
nouvelle ques édiet hors la comjs grands du tabac favorisé oute de l'imporue de 72 nt sur le affreux; nnaires, üté près f-lieu du t compte nt délinctuaire
célèbre bâti au sommet de la petite montagne de ce nom.
La TRANSYLVANIE, les ConFins Miui- AIRES et la DaLmMATIE offrent plusieurs villes trop importantes sous plus d’un rapport pour ne pas être mentionnées. Voici celles que notre cadre nous permet de signaler à l’attention du lecteur ; nous les classons d’après les divisions administratives auxquelles ces villes appartiennent.
Dans la Transylvanie on trouve : KLau- SENBURG (Koloswar des Hongrois et Klus des Valaques), située près d’une gorge et du Petit- Szamos ; c'est une ville de médiocre étendue , mais à laquelle le siège du gouvernement-généra] de la Transylvanie et celui des Pays Hongrois de cette principauté, le /ycée catholique, qu'on peut comparer à une petite université , le gymnase, le collège des nobles, ceux des r#formés et des unitaires, et d'autres établissemens, donnent une grande importance; pop. au-dessus de 20,000 âmes. Depuis 1826 on y tient une foire pour les chevaux, fréquentée par un grand nombre de seigneurs hongrois ct transylvains, et par plusieurs milliers d'étrangers. À quelques milles de distance vers le nord-est, on trouve le village de Bonzhida, remarquable par le beau chàteau du comte Banfy, où l’on voit des serres magnifiques ct quelques beaux édifices; et vers l’est le iflage de Æ 0 Lo s près duquel on exploite des mines de houille et de sel,
KanLsBurG ( Alba-Julia, Gyula-Fejervar, Weissenburg et Belograd), petite ville de 6000 âmes, importante par ses fortifications , par son hôtel des monnaies, par son observatoire, sa bibliothèque, et parce qu’elle est le siège de l'évêché catholique de la Transylvanie , et surtout qu’elle offre dans ses environs et à quelques milles de distance les plus riches mines d'or de tout l’empire ; nous citerons entre autres : Zalathna(Goldenmarkt, Marché-d Or), renommée par ses lavages d’or les plus riches de la Transylvanie ; 4brudbanya (Gross-Schlatten), par les riches mines de ce métal, Nacy- AG, village important par le voisinage de S3 ekeremb , où l'on exploite /aplus riche mine d’or de la Transylvanie; elle fournit aussi du tellure. N'uv-ENnyen, gros bourg de 6000 habitans, avec un collège académique célèbre, regardé comme le principal établissement d'instruction des réformés dans la Transylvanie, Veræspatak, par ses riches mines d’or et d'argent jadis exploitées par 5 Romains, et encore très productives, on doit ajouter le village de Bulum, remarquable par ses basaltes d’une forme extraordinaire.
Vanuezy (Gredischtje ou Gredistye), village dans la grande vallée de Hatszeg dans le comitat de Hunyad , situé sur l'emplacement de Zarmizegethusa , capitale des anciens Daces sur lequel plus tard les Romains bâlirent U/pia Trajana. Dans ses environs on trouve plusieurs antiquités romaines; on y a découvert dernièrement
les débris d’un amphithéâtre, beaucoup de pierres avec desinscriptions romaines et nne grande quantité de médailles d’or. En 1823, ::n bâtissant une auberge sur les terres de M. de Nopcsa, on découvrit les restes d’un bâtiment romain; le pavé de deux de ses chambres était en mosaïque représentant des sujets empruntés à 13 mythologie grecque. -
TuorEenBurc (Thorda), importante par ses riches mines de sel; pop. 7000 âmes. MAROS-VASARHELY (Neumarkt) , par son tribunal d'appel (Gerichtstafel), par son gymnase catholique, par son collège réformé, avec un cabinet de minéralogie, et surtout par la belle bibliothèque nationale renfermée dans le plus bel édifice de la ville et léguée par le comte Teleki à sa patrie; pop. 10,000 âmes. ScHoEsaurG (Segesvar), par ses manufactures de draps et ses filatures de coton; popul. 6000 àmes.
HERMANNSTADT (Nagy-Szeben , Szibie), chef-lieu du Pays des Saxons ét de toute la Transylvanie sous le rapport financier ; elle est aussi le siège du commandement-général des Confins Militaires de cette principauté et d’un évêque grec. Ses deux gymnases, son beau musée national, avec de riches collections de tableaux, de médailles, de minéraux et une bibliothèque assez considérable, son industrie variée et son commerce assez étendu, ajoutent à son importance; pop. au-dessus de 18,000 âmes.
KronsranT (Krühnen pu Brassow, Braschon), située à l'extrémité d’une vallée, ville la plus peuplée, la plus industrieuse et la plus commerçante de la Transylvanie. C'est le siège d’une s0ciété de commerce composée des plus riches négocians grecs, qui tous les ans fait des affaires pour la valeur de 13 à 17 millions de francs. Kronstadt possède un gymnase luthérien, une école normale principale et d’autres établissemens littéraires ; son imprimerie est la plus ancienne de toute la principauté ; pop. au-dessus de 25,000 âmes. Biszrriz (Besztercze), importante par ses toileries, ses tanneries, ses savons et son commerce ; pop. 5000 âmes.
Dans les Confins Militaires on trouve:
PETERWARDEIN, petite ville importante par ses fortifications , et par son pont de bateaux sur le Danube qui la joint à Neusatz en Hongrie; c’est le siège du commandement-général des Confins Slavons. ;
SEMLIN, devenue depuis quelques années très importante par son commerce avec la Turquie; on pourrait même la regarder comme la troisième ville de tous les Pays Hongrois sous le rapport commercial; pop. au-dessus de 9000 âmes, Kar- LOWITZ (Karlovacze), siège de l’archevèché grec dont relèvent tous les sujets autrichiens attachés à l’église grecque, importante par son commerce etpar les établissemens d'instruction que les Grecs possèdent dans cette ville; pop. 6000 habitans. Turrez, par ses chantiers et par son arsenal; dans ce dernier l’on conserve plusieurs objets d’antiquitésromaines trouvés dans son territoire, où l'on voitencore les débris des ouvrages élevés par les Romaivs pour défendre la pointe de la péninsule formée par la Theiss et le Danube ; pop. 3000
| Î H Î { î El
mi a mr ;
âmes. Meuaoia, pelit bourg d'environ 1400 habitans, remarquable par les fameux bains d’Hercule fréquentés jadis par les Romains et par les débris des constructions élevées par ce peuple, qu'on rencontre encore daus leur voisinage; on y a construit dernièrement des édifices pour la commodité des baigneurs qui y accourent de tous les pays limitrophes et dont le nombre augmente tous les ans; à quelques milles de distance on voitun bel aqueduc turc près du village de Topletz.Pancsova, peu loin de la rive gauche du Danube, ville commerçante, avec 9000 habitans.
Dansle royaume de Dalmatie on trouve:
Zara, capitale du royaume, siège du tribunal d'appel et d'un archevèché, renommée par son marasquin, et importante par son industrie, son commerce, ses fortifications et son port; elle possède un sérinaire central pour tous les ecclésiastiques de la Dalmatie , un /ycée, un grmnase, un collège, une école d’accouchement et environ 5000 habitans. On doit mentionner dans ses environs le bel élablissement agricole de M. le docteur Horace Pinelli, surtout à cause de la belle soie qu’on y file. Nona, très petite ville, ancienne , remarquable par le vaste établissement agricole fondé par Manfrin, pour y cultiver en grand le tabac ; il coûta plusieurs millions de francs à son fondateur tant pour l'achat des terres que par les nombreux édifices qu'il y a élevés. OnrovAzzo, gros village sur la Zermagna, qui acquiert une grande importance par la superbe route que l’empereur vient d'y faire ouvrir pour faciliter la communication entre la Dalmatie et les Confins Militaires. Les difficultés qu’il a fallu vaincre , le grand nombre de mines et les grands ouvrages qu'a nécessités sa construction . doivent la faire ranger , à côté des routes du Splügen et du Simplon. C’est surtout dans l'épouvantable passage du Pragh, sur le dos même du Vellebit, qu'on admire les étonnans travaux que le génie et la hardiesse de l’homme ont opposés à la nature. De longues et fortes cordes soutenaient les ouvriers au-dessus d’abimes profonds; et dans la seule année 1832 on a fait sauter 41,215 mines. La longueur de cette route est de 12,000 klafter, et son point culminant est à 3184 pieds au-dessus du niveau de la mer Adriatique. Senenico, près de la Kerka, petite ville d'environ 3000 âmes , avec un port, un évêché catholique et un évèêché grec, importante par ses pècheries et remarquable par la beauté de sa situation , par la hardiesse du toit de sa cathédrale formé de larges dalles de marbre, par le fort St-Nicolas, ouvrage de San-Micheli, par son ancienne civilisation el par le voisinage de la magaifique cascade de la Kerka, une des plus belles de l'Europe. Trau, très petite ville, dans une des plus belles situations de la Dalmatie et dans ua de ses cantons les mieux cultivés; on doit mentionner le jardin de MM. Garagnin, regardé comme le premier élablissement de ce genre de cette province.
SpazaTRo, la plus commerçante et la plus peuplée des villes de la Dalmatie, naguère encore siège d'us archevéché . et aujourd’hui d'un simple évéché, avec ua port et environ 8000 habitans. L’en,
ceinte dela ville proprement dite, correspond aux murs du magnifique palais bâti par Dioclétien, lorsque äprès avoir abdiqué l'empire il choisit cette partie de la Dalmatie pour sa retraite qu'il décora de plusieurs édifices dignes de la grandeur romaine. C’est en grande partie des immenses débris de ce palais et de ses vastes dépendances qu'est sortie la ville moderne de Spalatro. Toul près on voitlesruines de Sa/one , détruite au vu siècle par les barbares. L'œil y distingue autant de vignes qu’il y a eu autrefois de maisons, et les murs à demi écroulés de ces maisons leur servent de clôture. La vigne jette souvent ses racines à travers un pavé mosaïque composé de marbres précieux. Chaque jour on y découvre des médailles, des ornemens d'or, des ustensiles de ménage, des vases d’onyx et autres objets curieux. L'empereur ayant visité ces ruines en 1815 destina des fonds à des fouilles qu’on y devait faire sous la direction du savant professeur Lanza, et ordonna la formation d'un musée pour recevoir les objets qui pouvaient être découverts. On a déjà déblayé une portion de l'emplacement de l'antique Salone. Parmi les décombres on vient de découvrir .une fort belle tête de Junon, en marbre, plusieurs pierres portant des inscriptions et une foule d’ob- Jets divers, tels que de petites chaines et des anueaux en or, des pierres gravées, des flacons de cristal pour contenir des essences, des miroirs et des encriers métalliques; ces derniers contiennent encore l'encre à l’état de dessiccalion. Les restes les plus remarquables du palais de Dioclétien qui subsistent encore sont: les #urailles dont nous avons déjà parlé et qui sont d’une épaisseur prodigieuse ; un portique soutenu par des colonnes en granit, à l'entrée duquel est placé un sphinx en syénite : dans cet édifice on a établi le café des nobles; trois belles portes d’une grande solidité ; le temple de Jupiter qu'un archevêque , dans le vu siècle, a changé en une église en y ajoutant un beau clocher ; le vestibule avec sa colonade , etle lemple d’Esculape , qui sert aujourd’hui de baptistère ; les ruines de l’aqueduc de Dioclétien construit avec des pierres de taille énormes, ct les ruines d'un autre vaste batiment situé entre le palais et une grande muraille percée de plusieurs fenêtres. Outre le musée déjà indiqué, Spalatro possède un gyrrnase et un inslitut philosophique particulier, Le fort de Clissa, situé dans ses environs, défend le passage des montagnes, et forme la plus grande défense terrestre de cette ville, qui est l’entrepôt du commerce entre la Bosnie et la Dalmatie. Nous nommerons encore Knin et Sicx , à cause de leurs fortifications ; et Opus, forteresse sur la Narenta , remarquable par les immenses marais de son voisinage qui rendent l'air malsain et qui pourraient devenir des campagnes d'une grande fertilité en les desséchant. ; RaGusE (Dubrownik), naguère capitale de la république aristocratique de ce nom, était dès et moyen âge un foyer de civilisation, d’industrie de commerce dans ces contrées encore si arriérées sous ces trois rapports. Sa marine marchande qui avant l'occupation françiise comptait 363 navires de long cours était réduite à 80
en1!
dom de cc natu mer cons savo, n'est volui cons supp nase ses fc tion rons viron délici mais habit trèsp tante comn brass vant :
petit c ne coi et 290 conse petite de tot habile Ragu.
toute | Dans la Da Voici pérm iles d breus ses v Pa gd par se
sont cipa dist deu égal Ori Par du de R Lip] tion d'A son enti
ad aux étien, hoisit e qu'il andeur ses dés qu'est rès on e siècle t de vies murs ent de s à trares prédailles, age, des pecreur es fonds a direconna la s objets déblayé e Salone.
rir une lusieurs ule d’obdes anacons de iroirs et contienlion. Les e Diocléurailles nt d’une itenu par uquel est édifice on es portes ter qu'un sé en une yestibule lape , qui es de l’ales pierres utre vaste ande mule musée ase etun fort de nd le pasrande dél'entrepôt Dalmatie.
|, à cause ‘sse sur la es narais sain et qui ne grande
le de la ré-
était dès jon, d’ines encore Sa marine 1ise cOMpPéduite à 80
en 1814; quoiqu'elle se soit un peu relevée sousla domination autrichienne elle est bien loin encore de compter les 300 vaisseaux que des géographes naturalistes lui accordent aujourd’hui. Le commerce de Raguse est assez étendu; son industrie consiste principalement dans la fabrication du savon et la construction des vaisseaux. Cette ville n’est plus que le siège d'un évéché, quoique de volumineuscs géographies publiées en 1833 lui conservent encore son siège archiépiscopal supprimé trois ans auparavant; elle a un gy1nase et quelques autres établissem: ns littéraires ; ses fortifications sont importantes et sa population s'élève à près de 6000 âmes. Dans ses environs se trouve le beau port de Gravosa environné de plusieurs villages dans une position délicieuse , avec un beau chantier et plusieurs maisons de campagne appartenantaux principaux habitans de Raguse. CaTTaRo, siège d’un évêché, très petite ville, d'environ 3000 âmes, mais importante par son heau port, ses vastescasernes, son commerce maritime et ses fortifications qui cmbrassent les hauteurs environnantes. Selon le savant auteur de la Statistica della Dalmazia , le petitcanton des Bouches du Cattaro, en 1805, ne comptait pas moins de 399 navires de long cours et 290 de cabotage, nombre immense , dit M. le conseiller de Brodmann, quand on pense à la petite population qui devait fournir les équipages de tous ces navires. Les Bocchesi, continue cet habile administrateur, sont regardés avec les Raguséens comme les meilleurs matelots de toute l’Adriatique pour les voyages de long cours,
Dans les nombreuses Îles qui longent la «ôte de la Dalmatie, il n'y a que de très petites villes. Voici les iles et les lieux que notre cadre nous permet d'indiquer. Paco, une des plus grandes iles de la Dalmatie , remarquable par ses nombreuses et profondes coupures , etimportante par ses vastes salines situées dans le voisinage de Pago, quien estle chef-lieu. Anse , importante par ses bois de construction; son diocèse vient
d’être réuni à celui de Veglia. Isoua Gross, riche en vins, huile et sel, mais dépourvue d’eau. Co- RONATA , dont le fromage passe pour le meilleur de la Dalmatie. Sora, où l’on recueille du miel excellent. Bua, riche en asphalte, BrazzA, une des plus importantes par l'étendue, la population et les vins qu’elle produit. Milna, petite ville avec des chantiers où l’on construit beaucoup de navires. LesinA (Phasos) , regardée comme la plus grande de toutes; Lesina, petite ville épiscopale, avec un port, en est le chef-lieu, Curzoua , où l’on construit beaucoup de navires ; le diocèse de Curzola vient d'être réuni à celui de Raguse, Lissa, avec de beaux ports et d'importantes fortifications ; un pourrait l’appeler la Malte de l’Adriatique ; dans ses parages on fait une pêche très rirhe. Mecena, dont la population n'arrive pas à un mil'ier d’âmes, est remarquable par les précipices qu’elle offre en forme d’entonnoirs et par les détonnations souterraines qui s’y font entendre; le gouvernementautrichien envoya une commission scientifique pour examiner ce phénomène, qui en 1823 et 1824 avait jeté l'alarme parmi les insulaires. LacosrtA, beaucoup plus petite que Meleda , mais presque trois fois plus peuplée, est remarquable par sa grotte, par ses prélendues inscriplions Phéniciennes et par ses remparts naturels.
Possessions. L'empire d'Autriche n’a ni colonies ni possessions hors de ses confins; mais plusieurs princes de la maison d’Autriche possèdent des états en Italie. Ces princes sont: le grand-duc de Toscane, la duchesse de Parme et le duc de Modène.Nousavons vu à l’article forteresses les places dans lesquelles cet empire a le droit de mettre garnison. IL faut aussi ajouter que l’empereur est, avec le roi de Prusse et l’empereur de Russie, protecteur de la république de Cracovie.
DONARGRIE PRAUIIIENNME
Les pays dont se compose cet état ne sont pas contigus. En négligeant la principaulé de Neufchâtel et quelques petits districts isolés dans la Saxe, ils forment deux grandes masses distinctes ettrès inégales qu'on pourrait appeler Partie Orientale où Pays à l'est du Weser, et Partie Occidentale on Pays à l'ouest du Weser. Les possessions des maisons de Brunswick, de Hesse, de Waldeck, de Lippe et de Nassau forment cette séparation. Les pays possédés par la maison d’Anhalt et une partie de ceux de la maison de Schwarzhourg sont an contraire entièrement enclavés dans la partie orien-
tale, mais n’y forment qu’une interruption pour ainsi dire imperceptible. Nous croyons indispensable d'appeler l’atten tion du lecteur sur cette circonstance topographique particulière à cet état, afin quil puisse comprendre plus facilement les détails donnés dans les différens articles qui la concernent.
POS:SION ASTRONOMIQUE, Longitude orientale (de la Partie Orientale et Occidentale ensemble), entre 3° 30’ et 20° 30’. Latitude, entre 49° et 56°.
MIMENSIONS. Plus grande longueur des deux masses ensemble. Depuis l’extrémité orientale de la Prusse dans le gon-
vernement de Gumbinnen près de Schirwind jusqu’à Saarlouis dans la province Rhénane , 690 milles. Plus grande longueur de la partie orientale seulement.
Depuis la rive gauche du Szerzupye, affluent gauche du Niemen dans le gouvernement ‘de Gumbinnen, jusqu’à la rive droite de la Werra, affluent du Weser, au sud-ouest de Heiligenstadt dans le gon-vernement d’Erfurt, 509 milles. Plus frite largeur de la partie orientale seu-
ement. Depuis la rive gauche de l’Oder surla frontière de la Silésie-Autricnienne jusqu’à} ‘saltique près de Cœæslin,272 milles.
CON'INS. DE LA PARTIE ORIENTALE. AU nord, les grands-duchés de Mecklembourg-Schwerin et Mecklembourg-Strelitz, et la Baltique. A l’esé, l’empire Russe, le royaume de Pologne et la république de Cracovie. Au sud, le royaume de Pologne , l'empire Autrichien (Silésie, Bohème) et les possessions de la maison de Saxe. À l’ouest , le royaume de Hanovre et le duché de Brunswick.
DE LA PARTIE OCCIDENTALE. AU 20rd , le royaume des Pays-Bas ou de Hollande et les royaumes de Belgique et de Hanovre.
A l’est, le royaume de Hanovre, les possessions des maisons de Lippe, de Waldeck, de Hesse et de Nassau. Au sud, la monarchie Française, la petite enclave dépendant d’Oldenbourg , et le cercle bavarois du Rhin. A l’ouest, la monarchie Hollandaise.
PAxs, La rionarchie Prussienne comprend actuellement les pays suivans : dans e cercle de la Hauis-Saxre, la Marche ou électorat de Brandebourg ; la Poméranie, y compris la partie occidentale qui, avec l’ile de Rügen, appartint à la Suède jusqu’en 1814; ies cercles de Wittenberg, de Naumhourg, de Thuringe, de Querfurt, parie de ceux ue Misnie et Mersebourg et quelques fractions de celui de Leipzig avec leurs enslaves respectives hors de leurs confins, entre autres avec Shula, pays appartenant autrefois à l'électorat et au royaume de Saxe ; le pays d’Erfurt, le Haut-Eichsfeld et Treffurt, dépendant auparavant de l'électorat de Mayence ; les villes impériales de Mülhausen et Nordhausen. Dans le cercle de la Basse- Saxe , le duché de Magdebourg et la principau té de Halberstadt. Dans le cercle de Westphalie , les évèchés de Paderborn et de Corvey, la plus grande partie de celui de Münster, et partie de celui de
Liège ; le duché de Westphalie dépendant autrefois de l'électorat de Cologne, et plus tard du grand-duché de Hesse ; les duchés ci-devant bavarois de Juliers et Berg avec leurs dépendances ; le duché de Clèves, la principauté de Minden, les comtés de Raveusberg, Marck, Tecklembourg et partie de celui de Lingen , appartenant depuis long-temps au roi de Prusse ; les abbayes de Werden, Essen, Elten, Erford; une partie des pays ci-devant dépendant de la maison de Nassau-Orange; les villes impériales de Dortmund et d’Aix-la-Chapelle. Dans le cercle du Bas-Rhin , presque tous les électorats de Trèves et de Cologne , une fraction de celui de Mayence, et une petite partie du Bas-Palatinat autrefois possédé par la Bavière. Dans le cer-cle du Haut-Rhin, quelques petits territcires, entre autres la principauté de Lichtenberg, achetée, en 1834, au duc de Saxe - Cobourg- Gotha, contre une rente perpétuelle de 80,000 écus de Prusse. À tous ces pays il faut encore ajouter les possessions des princes médiatises, dont les principales sont indiquées dans le tableau des divisions administratives de la monarchie. En outretoutc la Basse-Lusace et environ trois cinquièmes de la Haute; presque tout le duché de Silésie avec le comté de Glatz; toute la Prusse, savoir l’Orieutale depuis long-temps possédée par le roi de Prusse, et l’Occidentale séparée plus tarä du royaume de Pologne; la partie occidentale de la Grande-Pologne, formant partie du ei-devant royaume de Pologne savoir : le palatinat de Posen et partie de ceux de Culm, de Gnesen et Kalisch; la ville et le territoire de Dantzick, dans la Prusse-Occidentale ; le canton de Saarlouiset quelques autres fractions de la Lorraine en France;enfin le canton de Neufchâteldansla confédérationSuisse.
monTaaxes. La plus grande partie de cette monarchie est un pays de plaines.
On n’y trouve de montagnes que dans la pores méridionale des pays à l’est du Veser et dans les parties n.oyenne et méridionale de ceux à l’ouest de ce fleuve. On peut les ranger toutes dans le système Hercynio-Carpathienetle Gallo-Francique. Voyez aux pages 85, 98 et 90, Nous nous bornerons ici à faire observer que le plus hant point de toute la monarchie Prussienne , le Schneekoppe où Riesenkoppe , ne s'élève qu'à 825 toises ;
qu'il se nale da chaines NIO-CA culmin:
pendant ment de té occid et que :
l’'Eife haut 50 TÈME G les conf ILES. ( sund et ehure d Baltiqu sent mn LACS € que les de Pom grande:
Haff, sche-H et de la de lOd et Mau binnen de quel étendu:
tesetn( Plusieu les des:
Madu FLEUX rent cé Baliiqt éviter Particl maniqt des gr vinces sienne.
La ME Le Russe, Prussedessous
burg et qui bai
15 la t du mé- , On ème "artver nar- > Où ses ;
qu'il se trouve sur sa frontière méridionale dans le Riesengebirge, une des chaines principales du SYSTÈME HERCY- NIO-CARPATHIEN ; que le Broken , point culminant du Æarz, autre chaine dépendant du même système et élevé seulement de 572 toises, est situé à l’extrémité occidentale des pays à l’est du Weser ; et que Les Fagnes, point culminant de l'Eifel, élevé de 444 toises, est le plus haut sommet de toute la partie du sys- TÈME GALLO-FRANCIQUE, comprise dans les confins de la monarchie Prussienne.
rues. Celles de Rigen vis-à-vis de Stralsund et d'Usedom et Wollin à l’embouehure de l’Oder , toutes les trois dans la Baltique, sont les seules qui nous paraissent mnériter une mention.
LACS etLAGUNES, Peu de pays en ont pius que les deux provinces de Prusse et celle de Poméranie ; mais à l'exception des trois grandes lagunes nommées Kurische- Haff, à Vembouchure du Niémen, Frisehe-Haff, aux embouchures du Pregel et de la Vistule , et Sfeftiner-Haff à celle de POder , ainsi que des lacs de Spirding et Mauer, dans le gouvernement de Gumbinnen, de Leba , dans celui de Cœslinet äe quelques autres lacs beaucoup moins étendus , toutes ces masses sont très petiteset ne valent pas la peine d’être nommées.
Plusieurs diminuent tous les jours par les dessèchemens artificiels, comme le lac Maduc dans le gouvernement de Stettin.
FLEUVES, Tous les fleuves qui parcourent cet état se rendent ou dans la mer Baltique ou dans la mer du Nord ; pour éviter les répétitions nous renvoyons à l’article fleuves de la confédération germanique , les détails relatifs aux affluens des grands fleuves qui traversent les provinces allemandes de la monarchie Prussienne. Voyez à la page 221.
La MER BALTIQUE recoit :
Le Meuez où NiExen. Il vient de l'empire Russe, traverse la partie septentrionale de la Prusse-Orientale, baigne Tilsitt, se partage audessous 4e cetle ville dans les deux bras Russe et Gizc!., ebentre dans le Kurische-HafF.
Le PREGEL, formé par l'union de TINSrer avec l'ANcGErar dans le gouvernement de Gumbinnen , traverse celui de Kænigsberg et se jette dans le Frische-Haff. Le Pregel passe par lasterburg et Kœænigsbers ; il recoit à la gauchel 4 {le, qui baigne Heilsberg.
La Visruze (Weichsel) prend sa source dans l'empire d'Autriche, traverse le royaume de Pologne, les gouvernemeas de Marienwerder et de bautzick, en passant par Thorn, Culm, Grau-
denz; à Montau elle se divise en deux bras : l'O- RIENTAL nommé Nocar qui se rend dans le Frische-Haff , en baignant Marienburg , et l'Occinen- TaL qui continue à porter le nom de VisTuLE ; celui-ci se subdivise encore en deux branches, dont l'oricntale entre aussi dans le Frische-Haff, tandis que l’occidentale passe par Dantzick et audessous de cette ville se jette à Weichselmünde dans la Baltique.
La Sroure, la PensanTe et la REca sont de petits fleuves qui traversent les gouvernemens de Coslin et de Stettin.
L'Oner, vient de la Silésie-Autrichienne, traverse les provinces de Silésie , de Brandebourg ei de Poméranie en passant par Ratibor, Oppeln, Brieg, Breslau, Glogau, Francfort, Küstrin et Stettin , et au-dessus de cette ville se jette dans la lagune de ce nom. Ses principaux affluens à la droite sont : la Fartha, qui baigne Posen et Lanüsberg, etl'/hna; à la gauche, laNeisse de Glatz ou Neisse Supérieure, la Weistritz, la Katzbach qui passe par Liegnitz, le Bober, la Neisse de Gdrlitz ou Neisse Inférieure et la Peene.
La MER DU NORD reçoit:
L'Ess qui vient du royaume de Saxe, traverse la province de Saxe, touche celle de Braudebourg, entre dans le royaume de Hanovre, etc., etc., et se jette dans la mer du Nord; sur le territoire prussien elle baigne Torgau, Wittenberg, Magdebourg et Tangermünde. Ses principaux affluens , sur ce mème territoire , à la droite sont : l'Elster-Noir (Schwarze-Elster), et le Havel qui passe par Spandau, Potsdam et Brandebourg, et est grossi par la Sprée ; celleci baigne Berlin et Charlottembourg. Les principaux affluens à la gauche sont : la Muide, la saale qui baigne Mersebourg et Halle, et est grossie par l’'Elster-Blanc(We3e-Elster), l'Unstrut qui passe par Mülhausen et regoit lui-même l’'Helme, le Wipper et la Bode.
Le Weser, vient de la Hesse-Electorale, touche l'extrémité du gouvernement de Minden et entre dans le royaume de Banovre , où il se jette dans la mer du Nord. Dans les limites prussiennes il baigne Minden; mais il ne reçoit que de petits affluens parmi iesquels le Dieme let la Werra à la gauche sont les plus importans.
L'Eus, p'end sa source dans la province de Westphalie et après l'avoir traversée entre dans le royaume de Hanovre.
Le Run vient du grand-duché de Hesse-Darmstadt et du duché de Nassau, traverse les gouvernemens de Coblentz, et de Düsseldorf et entre dans le royaume des Pays-Bas, Daus les li-
mites prussiennes il baigne Coblentz, Bonn, Cologne, Düsseldorf et Wesel. Ses principaux affluens dans ces mèmes limites sont à la droite : ie Wied, la Sieg, le Wipper (Wupper) qui baigne Barmen et Elberfeld , la Roer (Rubr), la Lippe.sSes principaux affluens à la gauche sont: la Yahe, la Moselle qui passe par Trèves etest grossie par la Sarre.
La Meuse ne louche pas ie territoire prussien, mais elle reçoit des affluens qui le traversent, et parmi lesquels la Aoer est le principal.
CAKAUX ET CHEMINS DE run. Les principaux canaux sont les suivans; ils font communiquer ensemble la Vistule, l’Oder et l’Elbe :
Le oanal de Bromberg , qui joint l’Oder à la Vistule par la réunion de leurs affluens la Brahe (de la Vistule) et la Netze affluent de la Wartha (affluent de lPOder ). Le canal de Finow , qui réunit l’Oder au Havel affluent de l’Elbe, Le canal de Plauen, qui forme une autre Jjouction de l’Oder avec le Havel. Le eanal de Frédéric-Guillaume, qui réunit l’Oder au-dessus de Francfort avec la Sprée, affluent du Havel. On a le projet d'exécuter le canal qui doit joindre leRhin à la Meuse ; c’est la continuation du canal du Nord de la Belgique. Voyez les canaux des Pays-Bas.
La monarchie Prussienne, qui pendant ces dernières années , a fait tant de progrès dans l’industrie, et a donné un si grand développement à son commerce, va bientôt avoir un magnifique chemin en fer, entrepris par la sociéié d’actionnaires qui s’est formée à Minden, pour effectuer ceite grande entreprise. Le but principal est de joindre par ce moyen le bassin du Weser à celui du Rhin, en passant par les contrées les plus industrieuses du nord-ouest de l’Allemagne. Sui-
vant le projet , ce chemin doit commencer à Minden sur le Weser, et aboutir à Cologne sur le Rhin, en passant par Rhens, Bielefeld, Castrupp (Kastrop), Willen et Elberfeld. Sa longueur sera de 131 milles, et la dépense ne dépassera pasdix millions de francs. La ville libre de Brême a pris des actions pour la valeur de quatre millions de francs ; la petite ville de Minden a souscrit pour quelques centaines d'actions , et le gouvernement prussien, qui encourage puissamment toute entreprise éminemment utile, est disposé à en prendre un grand nombre. Tout fait espérer que ce grand projet , qui se lie aux travaux de ce genre qu’on exécute dans la Belgique, sera bientôt réalisé. On doit ajouter que l’on a déjà le projet de joindre par des chemins de fer, Berlin à Potsdam, Berlin à Francfort-sur-l Oder, et Magdebourg à po md par Halle.
STHNOGRAPHIS, Les habitans de cet état appartiennent aux deux souches suivantes : SOUCHE GERMANIQUE, qui comprend
les habitans des provinces allemandes à
l'exception de ceux qui appartiennent à
d’autres souches, et les Allemands des
praringes hors de l'Allemagne, telles que
a Prusse Orientale et Occidentale, etc.
Ces peuples sontles plus nombreux, et for-
ment à eux seuls les cinq sixièmes de toute
la population de la monarchie. Soucxe
SLAVE , à laquelle appartiennent les Polonais et lenrs subdivisions, dans le grand-duché de Posen, la Prusse-Occidentale', dans une partie de la Haute-Silésie et quelques endroits de la Basse, et les Cassubes du gouvernement de Cœslin ; les Sorabes, nommés communément mais improprement Wendes, dans la Haute et Basse-Lusace comprises dans le gouvernement de Francfort ; les Lifhuaniens ,
ui vivent dans les environs d’Insterburg,
umbinnen, Pliikallen, Tilsitt, ete., dans le gouvernement de Gumbinnen; les
Kures, subdivision des Lettons, qui habitent le long du Kurische-Nehrung dans le gouvernement de Kænigsberg. Les Juifs, qui appartiennent à la Souce SÉMITIQUE et les Français compris dans la SOUCHE-GRÉCO-LATINE, ne forment qu’une très petite fraction de la population de cet état. Les premiers sont très nombreux dans le gouvernement de Posen; ies Français, à quelques milliers près, se trouvent tous sur les frontières occidentale et méridionale de la province du Bas-Rhin, et principalement dans les cercles de Bitbourg et de Saint-Vith ; ils forment aussi la population du canton de Neufchâtel , dans la confédération Suisse.
Ce peuple est encore moins nombreux que les Juifs.
RELIGIONS. On peut regarder l'Eglise évangélique, mentionnée aux pages 68 et 223 comme la religion de l’état, quoique toutes les autres religions y jouissent de la plus grande liberté d’exercice et même de droits presque égaux. Les premiers ecclésiastiques de Berlin, de Stettin, de Potsdam, ont le titre d’évèque ; celui de Kænigsberg a été élevé par le roi à la dignité d’archevêque; nous avons indiqué dans la lopoyrapite les résidences des évêques et archevèques catholiques. Le luthérianisme proprement dit et la religion évangélique sont professés par la grande majorité des habitans des provinces dela Prusse-Orientale, de Brandebourg, de Poméranie et de Saxe; le catholicisme, par la grande majorité des habitans des provinces de Westphalie et du Rhin, ainsi que du grand-
publi PLA teres dans Seh Kose Thoi en P leme Colb deb:
fur Wes Cobi OV e di son des reui celle IN!
dist un sièc Les sou:
Düs
rment ppulaat très e Poilliers itières vince ns les h ; ils lon de uisse.
IX que
zglise ;es 68 quoiissent ce et pre-
tetar le je les ES CAment prohabiitale, t de ande s de "and-
duché de Posen ; l’église évangélique et le catholicisme se ee entre eux la population de la Silésie et de la Prusse- Occidentale. Les Juifs, les Mennonttes, les Fréres Moraves et autres sont trop peu nombreux pour mériter de figurer dans notre cadre. En ne tenant pas compte de ces petites fractions de la population de cet état, on pent dire que les trois cin-
uièmes de ses habitans professent la religion évangélique et que les deux autres cinquièmes appartiennent à la catholique.
aouvzanemenTr. Par décision du roi régnant, le principe constitutif des états provinciaux s’est établi dans les pays qui forment la monarchie Prussienne , et l’application s’en est faite successivement dans toutes les provinces. C’est pour atteindre ce but que les députés des srois ordres se sont déjà réunis dans plusieurs provinces ; les assemblées auxquelles ils ont donné iieu ont été présidées par un commissaire de la couronne et par un maréchal du prince nommé par le roi. Comme souverain des provinces de Brandebourg, de Poméranie , de Silésie, de Saxe, de Westphalie, et de la province Rhénane, le roi de Prusse fait partie de la confédération Germanique. Il est aussi avec les empereurs d’Antriche et de Russie protecteur de la république de Cracovie.
PLAGES ronTes. Les principales forteresses sont : Xtstrin et Spandau dans le Brandebourg; Glatz, Glogau, Schweidnitz, Neisse, Silberberg et Kosel, en Silésie. Graudenz, Pillau, Thorn, Dantzick avec Weichselmünde en Prusse; Posen, qu’on fortifie actuellement, dans le grand-duché de ce nom ; Colberg et Stettin en Poméranie ; Magdebourg, Willenberg , Torgau et Erfurt en Saxe; Minden en Westphalie ; Wesel, Cologne, Juliers, Saarlouis , Coblentz avec Ehrenbrettstein 4 5 la province Bhénane. Le roi de Prusse à aussi le droit «, former une partie de la garnison de Luxembourg, dans le royaume des Pays-Bas , eten commun avec lempereur d'Autriche, de former une partie de celle de Mayence.
INDUSTRIS, Plusieurs gouvernemens se distinguent par leur industrie, qui a pris un grand essor depuis la fin du dernier siècle, et surtout depuis quelques années.
Les gouvernemens les plus remarquables sous ce rapport sont ceux de Cologne, Düsseldorf, Aix-la-Chapelie, Minden,
Arensberg , Breslau et Liegnitz. Les manufactures de laine el de coton et ensuite celles de £otle sont les trois branches principales de l’industrie prussienne ; viennent après les manufactures de soie et celles d'ouvrages en cuivre, fer, laiton et autres articles de quincaillerie.
Voici quelques-uns de leurs principaux articles : les fotles de Hirschberg, Schmiedeberg , Landshut et Greifenberg en Silésie; celles de Bielefeld, Barmen, Elberfeld, Wahrendorf en Westphalie; les draps fins de Berlin et ceux d'Eupen, Aix-fa- Chapelle, Montjoie, Malmedy , Stolberg, Burtscheid, etc. , dans le gouvernement d’Aix-la-Chapelle; les siamoises, nankins, toiles de coton , mouchoirs, bas, futaines et piqués d’Elberfeld , Barmen, Crevelt, Huckeswagen, Bonn et Berlin ; les soieries de Berlin, Barmen, Elberfeld, Cologne, Mülheim sur le Rhin, Crevelt, Iserlohn , Schwelen et Potsdam ; les tanneries de Malmedy et Cologne, Mülhausen, Berlin et Magdebourg; les peausseries de Berlin, Halberstadt, Magdebourg, Kænigsberg et Dantzick; les maroquins de Berlin, Stettin, Halle, Magdebourg et Halberstadt ; les /ames de Solingen et Suhl ; les fabriques d'armes d'Essen, Burg, Suhl, Solingen , Potsdam et Spandau; les importans et nombreux produits des fabriques de fer de Hagen et ses environs ; les grandes fabriques de faux à Remscheid ; d’aiguilles à Altena, d’aiguilles et épingles à Iserlohn, Aixla-Chapelle , Burscheid, Jacobswald, Hegermühle et Stolberg dans le Harz; de cuivre jaune à Stolberg près d’Aix-la- Chapelle; les ouvrages d'or et d'argent de Berlin , Cologne, Breslau et Dantzick ; les verreries de Zechlin et Warmbrunn ; les glaces de Neustadt sur la Dosse et de Friedrichsthal ; les Zwstres de Wiesen ; la porcelaine, le bleu de Prusse , les carrosses, les bijoux en fer fondu et les montres de Berlin. Nous ferons aussi ob-
server que Berlin et Halle sont les deux.
villes principales de la monarchie pour les produits de la librairie.
commerces, Malgré les entraves que doit opposer aux entreprises commerciales le morcellement de la monarchie Prussienne , il y a peu d'états en Europe qui, proportionnellement à leur étendue et à leur population , aient un commerce plus actif et plus important que les états Prussiens. Les principaux articles d’ExpoR-
io érrirtéipgfiinnsisnnretnine
ms —
ame
AE M en
TATION consistent en grains, toiles et fl, draps , zinc, ouvrages en fer , cuivre el laiton, porcelaine , bois de construction, ébénisterie, quincaillerie, aiguilles, armes, bleu de Prusse, tabac, viande salée :
vin de la Moselle et du Rhin , liqueurs, eau-de-vie, eau de Cologne, cire, jambons de Westphalie, montres, voitures, instrumens de musique et de mathématiques.
Les principaux articles d’IMPORTATION consistent en or, mercure, étain, sucre, café, thé et autres denrées coloniales, vins de France et de Hongrie, coton, soie, tabac en feuilles.
Les principales VILLES COMMERÇANTES DANS L'INTÉRIEUR sont: Berlin, qui estle centre du commerce de toute la monarchie et le siège de la grande banque nationale; Elberfeld, qui est le siège de la compagnie rhénane des Indes occidentales etla première place pour le commerce lointain ; Breslau , qui est l’entrepôt du commerce de la Silésie, et Cologne de celui des pays le long du Rhin. Viennent ensuite : Francfort sur l’Oder, Naumbourg, Magdebourg, Erfurt, Nord-
hausen, Miülhausen, Aix -la-Chapelle, Coblentz , Saint - Goar, Remscheid , Iserlohn, Soest, Bielefeld, Neuwicd, Wesel, Duishourg, Hirschberg enSilésie, Lissa, Frausladl, Posen et Thoru.
Les principaux PORTS MARCHANDSSsOnt :
Dantzick, Memel, Kænigsberg avec Pillau, ÆElbing, Stralsund, Greifswalde, Stettin avec Swinemünde, Rtgenwalde, Wolgast, Colberg et Stolpemünde.
DIVISION. Après l’incorporation de la Prusse-Occidentale à la Prusse-Orientale, etdu grand-duché du Bas-Rhin à la province de Clèves- Berg; après la suppression des gouvernemens de Berlin, de Clèves et de Reichenbach, et celle de plusieurs cercles, changemens qui eurent lieu dans ces dernières années , toute la monarchie Prussienne est actuellement partagée en 8 provinces, divisées en 25 gouvernemens ( Regierungsbezirke ), subdivisés en 328 cercles. Le canton suisse de Neufchâtel n’est compris dans aucune de ces divisions administratives.
Voyez aux pages 205, 208, etc.
TABLEAU MES DIVISIONS ADMINISTRATIVES DE LA MONARCHIE PRUSSIENNE. PROVINCES ET GUUVERNEMENS. CHEFS-Li&UX, VILLES PRINCIPALES ET PRINCIPAUX ÉTATS MÉDIATISÉS.