CALTANISETTA
irone.
se... Syracuse (Siragosa), sta (Augusta), Noto ‘‘Ispica, Modica, scicli, Ragusa, Corni.
.. Caltanisetta, Zeonforte, Mazsarino, lerranova , Piazza,
Spaccaäforno Dm40: L'Not Maïsamene.
Castlro-Giovanni , Pielra-Perzia. ‘ À GIRGENTE 0... Girgenti, Palma, Naro, Mussomeli, Siacca, Sambucca, Alicala,
Cannigati, Catlolica,; Bivona. Les iles Pantellaria, habitées, Li-
nosa.el Lampedouse, déserics. } TRAPANT cos oo Trapani, Monle-Giuliano, Castellamare, CegrouR Calatafimi,
Salemi, Casltelveli'ano, Mazzara, Mai'sala. le où se trouvent les iles Favignand, Marétimo,
roroanaAruiz. NAPLES, située dans une position magnifique, à la droite de la petite rivière Sabeto, et s’élevant en amphithéâtre jusqu’à la hauteur d'environ cinquantetoises, entre le Vésuve à Pest et le Pausilippe à l'ouest, au fond du golfe auquel elle donne son nom. La fertilité de son territoire, la douceur du climat, la beauté incomparable de ses alentours, les nombreuses et imposantes antiquités qui l’envirannent, une foule de phénomènes physiques offerts à l'observation du valuralisie et du philosophe, la masse de sa population qui n’est inférieure qu’à celles de Loudres, de Paris et de Constantinople, le mouvement qu’imprinie an commerce lPapprovisionnement et les amusemens d’une grande métropole, les nombreux établissemens philantropiques qui la mettent sous ce rapport aux premiers rangs parmi les capitales de l'Europe, ct ses inportans instituts littéraires, dont queiques-uns rivalisent avec les principaux des plus grandes métropoles; tout cela rend le séjour de Naples un des plus agréables que l’on puisse imaginer. Mais, pour étre impartial , il faut aussi avouer que cette ville, relativement à son étenduc el à son importance, offre moins d’édifices remarquabies en comparaison des autres grandes villes de l’ltalie ; ses .églises, surchargées dans leur intérieur de dorures, de tableaux des grands maitres et d’ornemens, sont peu recommandables par leurs dimensious et par leur architecture ; on peut en dire presque autant des pa-lais et des autres édifices publics. Nous allons cependant citsr les principaux bàtimens publics et particuliers qui méritent d’être signalés à l’attention du voyageur.
Le Palaïs-Royal , remarquable par ses vastes dimensions, l’architecture de son frontispice, son magnifique escalier , la beauté et la richesse de ses appartemen; ; c’est la résidence ordinaire du roi.
Une partie de ce palais vient d’être détruite par un incendie. Deux autres pa-
roupc des Egudes, vanso, elc., elc.
lais s'élèvent à ses côtés : à gauche, celui du prince de Salerne, dont l'élégance des appartemens et les vastes jardins font la principale beauté ; à droite celui que le roi destine pour le logement des princes étrangers. Le palais royal de Capo di Monte, qui domine la ville et auquel aboutit lé nouveau . chemin de Capo di Monte par un pont magaifique hardiment jeté par-dessus les maisons du faubourg Sanità ; << palais à été dernièrenent beaucoup 'embelli et augmenté ; tout près se trouve une cascina, établissement champêtre, où l’on forme depuis quelque temps une flore superbe, sur le modèle de celle que le dernier roi aformée à Bocca di Falco, près de Palerme ; entin le petit palais rayal de Chiatamone, remarquable par sa situation délicieuse el par son jardin suspendu.
Le grand édifice des Studj, où se trouvent la bibliothèque Borbonica, l’école des arts et les musées ; l’université , le Reclusorio ou hôtel des pauvres, V'hôpital des incurabili et celui de lAnnunziala, auquel est annexée la riche maison des enfans trouvés ; l'arsenal, le palais a oi rs , le théâtre de St-Ferdinand, réputé pour Parchitecture le plus beau des dix que possède cette ville, et la Vicaria on Castel Capuano, ancienne demeure des rois occupée maintenant par les tribunaux ; les archives générales du royaume, dont une partie est changée en prison ; tous ces bâtimens doivent être rangés parmi les principaux de Naples. Mais deux édifices construits depuis quelques années méritent surtout une mention particulière ; ce sont : le magnifique théâtre de St- Charles, qui est un des plus beaux et des plus grands du monde ; et le palais des ministères royaux (reali ministeri) ou des finances, achevé en 1826 , et remarquable par son architecture et par ses vastes dimensions. On doit aussi mentionner parmi les principaux édifices
publics quelques-uns des nombreux couvens que cette ville renferme. Nous citerons le couvent de Se-Claire, où vers la fin du siècle passé on comptait plus de 350 religieuses outre les domestiques des deux sexes; ceux de S/e-Marie des Carmes , de la Trinité , de St-Dominique-le-grand , de Mont-Oliveto et celui des Chartreux , occupé maintenant par les invalides; c’est un bâtiment vaste et richement décoré, dans une position vraiment superbe ; du haut de sa tour on découvre toute la ville, etses deux golfes se dessinent dans toute leur étendue; ce point offre encore un effet d’acoustique remarquable : on y entend le bourdonnement, les voix, les cris de la population, le brvit des voitures, etc., etc. On ne doit pas oublier les cafacombes, qui occupent les cavités d’une montagne dans la partie septentrionale de la ville ; elles servaient de sépultures dans les jure siècles de l'Eglise, et on préten les de Rome et de Syracuse. L Parmi le petit nombre de palais particuliers qui méritent une mention sous le rapport de l’architecture, nous citerons d’abord ceux de Bisignano et d'Orsini ou Gravina , ensuite les palais Colonna ou Stigliano, Imperiali ou Francavilla, Ferrandina , Filomarino ou della Torre , Doria ou Angri, San- Buono, della Riceia et de Tarsia ; ce dernier renferme une bibliothèque ouverte au public.
Parmi les églises de Naples nousnom- 7
merons : la cathédrale , dédiée à saint Janvier et renommée par la richesse de ses deux chapelles , dans une desquelles on conserve dans deux ampoules le sang de ce saint ; l’église de Gesu-Novo, qui passe pour la plus belle de Naples ; celle du couvent de Ste-Claire, qui ressemble plus à une salle de bal qu’à un temple ; elle est destinée à recevoir les dépouilles mortelles du roi et de sa famille ; celles de Sf-Dominique, de St-Philippe Neri, de S/-Paul Majeur, de St-Martin des Chartreux, de Sle-Marie des Carmes,
des Apütres. 11 faut aussi ajouter celle
de Si-François de Paola , que l’on bâtit actuellement , et qui paraît devoir les surpasser toutes sous plus d’un rapport, malgré les défauts de son architecture.
Cette ville, à laquelle des voyageurs
qu’elles sont plus étendues que cel- p
ignorans ou de mauvaise foi et des géographes peu instruits font le reproche banal de ne contenir qu’une popuiation ignorante. et de manquer d’établissemens scientifiques, n’avait, en 1827, pas moins de 4 écoles secondaires, 55 écules primaitres , 1681 maîtres publics sans conpiee ceux qui dépendent des autorités ecclésiastiques et un grand nombre d’établissemens scientifiques et littéraires , dont quelques-uns peuvent rivaliser avec les principaux des autres capitales de PEurope. Nous nous bornerons à citer l'université, le lycée del Salvatore, l'école de paléographie attachée aux archives générales du royaume ; l’énstituto ou l’école de peinture, de scut
ture , et l'établissement pour dérouler et déchiffrer les manuscrits découverts à Herculanum (officine di papiri) ; le collège militaire, l’école militatre, l'académie de marine, l'école vétérinaire, les deux grandes écoles our les filles, aux Miracoli et à San- Marcellino , dont la pension annuelle monte à 200,000 francs ; les collèges de musique pour les hommes à .San- Pietro à Majolla et pour les filles à la Concordia ; l'hôtel royal des pauvres (real albergo de’ poveri) où près de 6000 enfans apprennent tous les arts et les métiers, et qui coûte près de 500,000 fr. au gouvernement ; les chatres de clinique, d'accouchement, d'ophthalmologie et de chirurgie, attachées aux grands hôpitaux de la ville. Viennent ensuite le jardin botanique, un des plus riches de Pltalie ; l'observatoire de Miradois , pourvu d’instrumens magnifiques de Reichenbach et de Herschel , et celui de /a marine à San-Gaudioso ; le bureau topographique avec une riche collection d’instrumens géodésiques; les quatre bibliothèques publiques, parmi lesquelles figure la Borbonica, une des plus riches de l’Europe, et où en 1795 le célèbre astronome Cassella a tracé une grande méridienne ; les cabinets de minéralogie, d'histoire naturelle, de physique et
de chimie ; le musée royal des anti- :
ques, formé des objets trouvés à Stabia,
Herculanum et Pompéia, des collections de la maison Farnèse de Rome, des musées Borgia , Vivenzio et d’autres monumens dispersés de l’art classique des Grecs ‘et des Romains; sous bien des rapports cet établissement est le plus riche qui
nnuelle ges de
.San— les à la auvres de 6000 s et les 0 fr. au nique, 1 vs M nds hôuite le ches de adois , de Reii de la pau {0 Mlection atre btsquelles s riches bre as-
de méalogie, que el
ks anti- :
Stabia,
lections les mus mont es Grecs apporls che qui
existe; ses nombreux tableaux antiques surtout lui assurent une supériorilé incontestable ; l'académie Bous'bonique (academia Borbonica), divisée en trois sections, &rcolanenseou des antiquilés, des sciences et des beaux-arts, à laquelle le roi assigne près de 60,000 fr.
ar an; l'institut d'encouragement ; es sociétés Pontaniana et Sebezia. .
Naples a plusieurs places, mais elles sont presque toutes irrégulières ; les principales pour leur architecture sont : la ace du Palais Royal décorée par es deux statues équestres en bronze de Charles Ill et de Ferdinand 1; la place degli Studj (des Etudes) et celle du Spirilo Santo(duSt-Esprit). Les plus grandes sontla place du Castello äu château), des Pigne, d® Fontana Medina, de Monte Calvario, de la Trinità Maggivre, de l'Arcivescovado (de l'archeveché), de San-Lorenzo , de San-Domenico, delaCarità etdu Mercato (marché); cette dernière est la plus fréquentée par le peuple et celle où l'infortuné Corradin a été décapité. La principale rue de Naples est celle de Tolède ; longue presque d’un mille, large, bien alignée, bien pavée et ornée de beaux édifices , elle est toujours remplie de monde, et présente une foire perpétuelle, Viennent ensuite la Riviera di Chiaja, Santa-Lucia, Monteoliveto, Carbonareet Foria. Plusieurs rues du centre sont étrontes er rendues obscures par la hauteur des maisons, mais elles sont toutes pavées en dalles de lave noire et très propres. | Parmi les délicieuses promenades qu'offre cette métropole, celle de Chïaga est la plus belle et la plus fréquentée ; il faut y distinguer le jardin du Roi nommé Villa Reale, et la Riviera di Chiaja, qui est la rue; celle-ci, que nous venons aussi de ranger parmi les plus belles rues de Naples, est un quai immense. On y a planté trois rangées d’arbres en berceaux, défendues par des parapets et des grilles, ornées de fontaines, de statues, de treillages, de gazons, de parterres et d’orangers; on y a bâti desterrasses, des casinos, des cafés et des billards. Depuis quelques années on y tient la foire du mois de juillet; Chisia est sans contredit une des plus belles prenenades du monde. Celle de Villa-Reale a té beaucoup embellie depuis quelque tem; ; on y voit depuis 1825 le fameux bassin de granit
oriental d’une seule pièce, quoique ayant 66 palmes de circonférence ; il occupe la place où s'élevait autrefois le fameux groupe du Taureau Farnèse, transporté dans le musée. On doit aussi faire mention du nole, continuellement fréquenté par un grand nombre de personnes. C’est à qu’on entend des improvisateurs qui !
attirent le peuple en récitant des morceaux de poésie; la tour de la lanterne ou phare et une belle fontaine ornent cette jolie promenade.
Naples est le siège d’un archevèché et de toutes les autorilés supérieures du royaume ; elle est partagée en. douze quartiers, parmi lesquels celui du Mercato (marché) est le plus peuplé; leur po ulation s'élevait en 1826 à 364,000
abitans sans comprendre la population flottante qui s'élève constamment à plusieurs milliers. Nous rappellerons ici que la population relative des alentours de cette ville est supérieure à celle des environs de toutes les principales villes de l’Europe , sans en excepter Londres et Paris. Voyez Lille à la page 153.
. Les fortifications de Naples sont peu importanies sous le rapport militaire.
Elles consistent en cinq forts, dont les trois principaux sont : $/-Blme, qui domine toute la ville, et qui paraît plutôt destiné à contenir les habitans qu’à les défendre contre un agresseur étranger; le château de l'OŒEuf, qui s'élève sur un rocher au milieu © la mer, et célèbre dans l’histoire du royaume; et le chdteau Neuf, remarquable par son arc de triomphe et par plusieurs objets curieux qu’il renferme. Le port de Naples , ouvrage de l’art, cest petit, mais la rade est très étendue ; on pense généralement qu’elle pourrait servir à former un second port très sûr.
Lesenvirons de Naples offrent un grand nombre d'endroits importans. Du côté de l'ouest on voit le fameux mont Pausilippe; c'estune colline de {ufa volcanique ou pipérine, percée d’un bout à l'autre sur une longueur de plus d’un mille : cette magnifique galerie, qu’on pourrait regarder comme le plus ancien ouvrage de ce genre, porte le nom de Grotta di Posilipo; un des grands chemins qui mènent à Naples y passe. Non loin se trouve la Filia Floridta, donnée par Ferdinand Î à la princesse Partana, qui en prit le titre et qu'il épousa secrètement; l’élégance, la richesse, le luxe, les arts et la nature semblent s'être réunis pour embellir cette magnifique habitation. Près de la côte de la Mergellina est situé le
410 EURORE.
tombeau de Virgile, dont il ne reste que les ruines de quatre murailles en briques, recouvertes par uñe riche végétation ; l'authenticité de ce monument lui donne une grande importance.
Pouzaous (Pozzuoli), petite ville épiscopale de Sov:habitans, remarquable par ses antiquités et par sa délicieuse situation, qui avait engagé les Romains à y élever un grand nombre de maisons de nat On y voit encore les restes de son ancien amphithédtre qu'on appelle le Coloseo, presque aussi grand que le Colisée de Rome; l’arène est aujourd'hui convertieien jardin ; on dislingue encore les portiques qui servaient d'entrée, les caves où l’on renfermait les:bêtes , et autres parties. On doit citer aussi les restes d'un £emple qui devait ètre de la plus grande beauté, consacré selrales uns aux Nymples, selon d'autres à Sé- A 44 ; ses colonnes percées par des pholades ont été et sont encore le sujet de grandes disputes parmi les géologues. Les environs de cette petite ville offreni en outre plusieurs curiosités naturelles remarquables, tels que le.lac d'éverne et celui de Lucrino, le lac Fusaro renommé par ses excellentes huîtres, la grotte du Chien et le dac d’Agnano, la Solfatara (soufrière ), petite montagne dont le sommet est continuellement environné d'une vapeur épaisse , et de laquelle on retire beaucoup desoufre ; enfin le Monte-Nuovo, assez haute, montagne, formée dans une seule nuit par une éruption volcanique en 1538; elle s’éleve sur l'emplacement qu'occupait le gros bourg de Tripergola, englouti lors de cette catastrophe.
Bavrs (Baia), près du cap Misène, misérable endroit presque désert, avec une rade et:un port assez sûrs, mais remarquable parce qu'il a été le séjour délicieux des grands de Rome ; les femmes les plus galantes ne manquaïent pas de s’y rendre pour y passer l’automne ; il n’y avait pas de Romain un peu riche qui ne voulût y avoir une maison. La côte est couverte de magnifiques ruines; la mer ea recouvre une grande partie et empèche les fouilles. On y voit encore lesrestes des bains de Néron , d'uv palais de Jules César, et ceux des temples de Vénus, de Diane et de Mercure ; ce dernier estune grande rotondé; celui de Vénus offre encore la coupole, les petites chambres des côtés et les bains des ministres; au-dessus sont plusieurs chambres ornées de stucs et de bas-reliefs, qu'on croit avoir été l'asile de la débauche. Le marquis d'Acerno Mascaro fait faire depuis quelque temps de grands travaux pour assainir cette contrée et la rer:dre » la culture. Dans ses eavirons, dont une partie. se confond avec ceux äe Pouzzole , on voit une foule d'objets curieux ; nous nommerons : les Cento Camerelle ; la Piscina Mirabile, qui n'est plus qu'un réservoir; les restes du (Lédlre de Lucullus ; les ruines de la ville de ‘‘''mes, si renommée parmi les Romains oar | “e et la richesse de ses habitans;
tie: : Sibylle ; dont Pentrée était à
© Te yius rien de:remarqua-
ble; \, PCT presque comblé par l’'éboulement des ierres; le tombeau d’Agrippine , duat les sculptures et les bas-reliefs sont encore assezbien conservés; les C.amps-Elysées,oùlun
respire. un air emprsté, qui contraste singulièrement avec la description qu’en ont faite les anciens; le fameux cap Misène , où était la station de la flotte romaine destinée à maintenir la sûreté des mersiet des côtes, depuis le détroit de Messin. jusqu'à celui de Gibraltar ; la ville qui s'élevait sur le promontoire n'existe plus ,ainsi queles.grauds travaux faits par les Romains pour la commodité de leurs marins. ,
A l'est de. Naples on trouve : Ponrict, petite ville bâtie au pied du Vésuve, ayec un palais du roi, beaucoupembelli depuis quelques années, et près de 6000 habitans.Les objetsprécieux quiformaient son musée ont été réunis au musée Borbonico de Naples, Resina, gros village d'environ 9000 habitans, presque. contigu à Portlici, on y voit la Favor'ila, belle maison de plaisance du prince de Salerne. C'est de Resina qu’on part vrdnairement pour aller visiter le Vésuve; c'est aussi à Resina ‘qu'on descend pour visiter l'ancienne erculanum, qu la terrible éruption du Vésuve ensevelit l’an 79 d.: 'ésus-Christ sous une couche épaisse de grapilio, espèce de petite pierre-ponce. de la grosseur d'une noiselte. Les premières fouilles qui annoncèrent son existence remontent à l'an 1713 celles qui sont postérieures ont amené à différentes époques les résultats les plus impottans pour l'archéologie ; elles donnèrent non-seulement une.idée des artsdes anciens Romains , mais mème de leur. manière de vivre; elles démentirentou confirmèrent les conjectures que divers
‘commentateurs ont. pu hasarder d’après quelques
passages obscurs des anciens écrivains. Les monumens les plus curieux retirés de cette ville, ainsi que de celles :de Pompeïa et de Stabia, ont été rassemblés d’abord dans le musée de Portici, et ensuite dans'le Borbonico à Naples; une académie littéraire a :été créée pour s'occuper de l'examen et de la description des pièces provenues des fouilles, et les résultats de ses discussions on été publiés da’is un magnifique ouvrage. On vo ; par‘ la partie déjà explorée de cette ville que le, rues d'Herculanum sont tirées au cordeau; ele: ont de chaque côté des trottoirs pour les gens * pied, et sont pavées de laves semblables à celle. que jette actuellement.le Vésuve. Quelques mé sons sont pavées de marbre de différentes couleurs, d'autres de mosaïque. Il y a autour des chambres un gradin d'un pied de haut, où l’on croit que se tenaient les esclaves. Les murs son: pour la plupart peints à fresque; ces peintures présentent des cercles, des losanges, des colonnes, des guirlandes, des oiseaux. Cet usage s'est conservé en Italie , où jusqu'à ces dernières années l'ou ne voyait presque pas de tapisseries dans les appartemens ordinaires. Les fenêtres étaient fermées avec des volets pendant la nuit et ouvertes pendant le jour; on n’a trouvé de vitres qu’à un petit nombre de maisons; le verre en étais très épais. Les deux édifices les plus considérables découverts à Herculanum sont : le fhéâtr'e , situe sous Resina , et le Forum. Le théâtre est grana et magnifique, sa façade est ornée de belles colonnes de marbre et ses décorations étaient très riches. Le Forum était un vaste bâliment dans lequel on rendail la justicr ; ilestde forme reclangu
des deux
laire, Ave tique d’el taisairen
etiles seu qu'on ail lues colos uicus, da Forum co ples voûte à fresque Parmi dans cett des feuill les lesu ‘ylindre de petit pru-près étaient r moire 4 ceux qu descend toiles d’ à l'air.
c'est ce bâton d On est un proc premier sontun ouvrage un: Jivre Les fo étérepr du dern rectig:a Lel.e d donné vertlaf que l'a une sui puisun din en grande
etauti cuite, sentar a dét( boutic où le!
tour, à lac de co on av etent la ma parti loute
ngulièles anstation sûreté essin.
vaitsur grauds odite te ville du roi, etprès maient
ITABIE, sit
laire, avec un péristyle urné de: colonnes; le porlique d'entrée était orné de plusieurs statue: équestresen marbre, parmi lesquelles Bgur:.ent
los. deux, de Balbus qui sont d'une gra” . eauté
elles seuls monuymens:antiques der cte matière qu'on ait dans ce genres on ytrouv : aussi les stalues colossales eu bronze de Néron et de Germaaicus, dans des niches-ornées de peintures. Le Forum communique par un portique à deux temples voûtés el intérieurementdévorés de peintures à fresques.
Parmi les objets les plus curieux qu'on a trouvé dans cette ville on doit ranger les manuscrits sur des feuilles de papyrus (oyperus papyrus), collées les unes à côt des autres et roulées sur un “ylindre de bois, 1 n'ya qu'un côté qui soitchargé de petites colonnes d'écriture. lesquelles ont àpeu-près Ja bauteur de nos in-12. Cec manuscrits étaient rangés les uns sur les autres dans une armoire de narqueterie, L'humidité avait pouri ceux qui n'avaient: pas été saisis par la chaleur des cendres du Vésuve; ils tombèrent comme des toiles d'araignées, aussitôt qu'ils furent exposés à l'air. Les autres étaient réduits. en charbon; c'est ce qui les a conservés; ils ressemblent à un bâton de deux pouces de diamètre qui a été brûlé, On est: parvenu à en dérouler quelques-uns par un procédé aussiingénieux que délicat. Lesquaire premiers manuscrits grecs qui.ontété développés sont un traité de la philosophie d'Epicure ,; un ouvrage de morale, un poème sur la musique .et un/Jivre de; rhétorique:
Les fouilles suspendues depuissilong-temps ont été reprises au commencement de 1828;; par ordre du dernier roi, sur un nouveau plan, sous la directiga de l'architecte Bonucci, si conqgu par sa Lel.e-descripuon dé Pompeia ; elles Ont. déjà donné des résultats importans. On a mis à décou: vertlaplusgrande maison particulière desanciens que l’on connaisse jusqu'à présent, On y trouve une suitede chambres avec. une cour au milieu; puis une division pour ls femmes , : un grand jardia entouré d'arcades et de colonnes, enfin de grandes salles qui servaient probablement aux réunigdns de fav:ille, Uné autre maison qu’on a mis ‘aussi. à adcouvert est remarquable par les provisions qu’on y a trouvées daus des magasins encore fermés; elles consistent en dattes, chàtaignes, en grosses noix ; figues sèches, antandes, prunes, grains, ail, pois, -lentilles et petites fèves, de la pâte, de l'huile , des jambons. On y a aussi trouvé plusieurs tableaux, des vases et autres objets en verre, en bronze et en terre cuite ; ainsi que des médaillons en argent représentant en relief Apollon et Diane. En outre on a découvert la maison entière d’un barbier; la boutique de cet artisan, tes ustensiles, lés bancs où les citoyens se plaçaient en: cttendant leur tour, l'étuve et jusqu'aux épingles qui servaient à la chevelure des femmes, tout est dans un état de conservation extraordinaire. Précédemment on avait trouvé plusieurs instrumens de chirurgie etentre autres des sondes droites en argent daus la maison d’un chirurgien située dans une autre partie de la ville. On continue les fouilles dans loute la rue; on sc propose dé pénétrer ensuile
dans ies boutiques et les maisons qui la bordaient drs deux côtés, ainsi que daus les ruelles qui y aboutissent,
Fonne: o&LL! ANNUNZIATA , avec 9000 habitans, remarquable par sa grande fabrique! d'armes'et surtout par son voisinage de Pompe ; ancienne ville de da Campanie ,: découverte en’ 1765% les fouilles'ne se firent d’une: manière régulière que depuis1799 et surtout dans ces dernières années, par le zèle infatigable du jeune a ge de Ruffo, directeur des'arts au ministère de la maison du roi, et sous la direction del'architecte Bonucci et de l'estimable savant M. Ardili, directeur des musées royaux, On a le projet de déblayer entièrement celte ville unique dans son genre, qui sort, pour âinsi'dire, tout entière du sol pour nous dévoiler les plus petits détails de la vie domestique et des arts mécaniques et libéraux chiez les Rômains à l'époque de leur plus grande puissance ; aussi son.enceinte offre-t-elle aujourd'hui le meilleur cours d'anliquités qu'on puisse faire. n’y a point de ruines qui inspirent plus d’intérét que celles de Pompeïa, tout s’y trouve tel qu'il était le jour de la terrible catastroplié qui l’an 79 la fit disparaitre sous une couche de cendres volcaniques qui s'élève à peine de quelques pieds audessus du faite de ses édifices, Les ornières tracées par les roues dés voitures sont encore empreintes sur le pavé, Déjà on se promènedans ses rues garnies de trottoirs de cliaque côté et dans ses places ornées de beaux bâtimens; déjà on visite ses temples et les palaisdes grands; on entre dans ses théâtres , on cxainine les boutiques , les cabaretsiet les maisons des particüliérs de toutes les classes. Ces dernières se ressemblent toutes: les plus grandes comme les plus petites ont nine cour ‘intérieure au milieu de laquelle est un bassin ; ectté cour est ordinairement décorée d'un péristyle à colonnes, ainsi qu'on le voit encoreen Italie, Leur distribution'est fort simple et uniforme. Toutes les chambres donnent sur la cour ou sur les péristyles; toutes'sont très petites, isolées, et ne communiquent point entre elles;: beaucoup sont sans croisée et ne reçoivent le jour que par la porte ou par une ouverture pre’-quée au-dessus. Le goût italien pour’ la peinture à fresque se retrouve cncore ici comme à Herculanum; il y a fort peu de murailles sur lesquelles il n'y ait quelques peintures; les cou: leurs doivent avoir âté bien bonnes, puisque dès qu'on jette un peu d’eau dessus, elès reparaissent avec quelque vivacité. Les anciennes fouilleset celles qu'on fait actuellement ont fourni une foule d'objets précreux ou intéiessans sous plusieurs rapports. On y a trouvé des statues, des médailles d'or et d'argent, des vases de toute espèce, des chaines nour les criminels, des bracelets pour les jeunrs filles, des candélabres élégans, des boites contenant des pillules et autres préparations j/harmaceutiques , une balance avec son poids, ayant la forme d'un Mercure, une bague avec le mot ave, tous les ustensiles de l'établissement d'un foulon, la bibliothèque de Salluste , les parchemins du consul Pansa, etc.
Parmi les plus belles maisons de Pompeia, il faut distinguer colle de Marius-Arrius Diorné-
de; «lle se compose de trois étages, le rez-dechaussée seul contient huit chambres; sa cour est grande, environnée d'un portique avec des colonnes en stuc ; un jardin et un bassin en marbre font partie de l'habitation; au-dessous se trouve une vaste cour où l’on voit encore les amphores, vases dans lesquels les anciens conservaient le vin; on a trouvé des squelettes dans celte cave, Cet édifice est situé à l'entrée de la ville, où l’on aperçoit plusieurs tomheaux et des monumens funéraires d'une grande beauté. La maisoh qui se distingue le plus par son élégance, la richesse et la beauté de ses mosaïques est celle qui portait l'inscription de Calus Sallustius. Dans celle dite du fauno à cause du beau faune en bronze qu'on y trouva, on a découvert /a plus belle mosaique que l'antiquité ait léguée à l'Europe moderne; c’est un grand tableau historique représentant à ce qu'on croit la bataille entre Alexandre et Darius. Vingt-six guerriers et quinze chevaux de dimensions presque naturelles forment ce groupe admirable. Cette mosaique dont la surface est de 198 palmes carrés sans comprendre le cadre, est composé de morceaux de marbre de différentes couleurs tellement petits , que chaque palme carré en contient 6942, ce qui fait 1,374,616 morceaux pour la totalité du tableau. Les plus beaux édifices publics sont : le grand portique, le forum, le on ou
temple d’Auguste , le temple d’Isis, le temple d’Esculape, le thédtre tragique, le thédtre comique mieux conservé; mais celui qui surpasse tous les autres édifices par sa magniti-
cence, son bon goût, son luxe et par le peu de dégâts qu'il a éprouvés, est sans contredit le bdtiment des bains. Pour donner une idée de l'importance de cette ville, il suflit de citer une afiche de loyer trouvée à Pompela par laquelle Julie Felicia, fille de Spurius, offrait pour cinq ans la location de ses biens cunsistant en un bain et neuf cents boutiques.
La certitude acquise par les fouilles précédentes que la partie dans laquelle on travaille actucllement est le plus beau quartier de cette antique cité, se trouve confirmé par l'étendue d'une maison que l'on y a découverte depuis quelques années, et par l'abondance et la perfection des peintures dont elle est décorée, En voici la description succincte. On trouve d'abord, sur le devaut, l'atrium loscan, membre ordinaire, et, pour ainsi dire, obligé des habitations de Pompela. Cet atrium est entouré de petites chambres très agréablement décorées, d'où l'on passe dans ur petit jardin, autour duquel sont pareillement disposés des appartemens à l'usage des hôtes de la maison. À la gauche de l'atrium, se trouve un passage qui conduit à d’amples portiques, soutenus par des colonnes peintes en rouges et embellies, jusqu'à profusion, de tout ce que l’antique peinture nous a conservé de plus exquiset de plus gracieux. Ces portiques servaient uniquement pour les promenades ; ils enferment un petit jardin, au centre duquel est un bassin, où l’on nourrissait des poissons, et dans le fond se trouve un vaste friclinium. Le grnécée, ou la partié de l'habitation réservée aux femmes, consiste en
un péristyle peines ceint de portiques, entouré de petits appartemens, où se déploie un luxe de peintures toutes du premier ordre. L'exèdre q i est le membre le plus important, est décoré 'admirables peintures; le style des tableaux représentant un Achille, déguisé en femme et reconnu par Ulysse à la cour de Lycomède, et celui d'Ulysse, mendiant, recevant les secours du fidèle Eumée , est supérieur à tout ce qu'on connait de la peinture antique, On passe enfin dans un troisième jardin, aussi entouré de colonnes peintes en rouge et décoré de beaux tableaux.
Tout autour et au pied du Vésuve on trouve :
Tonne nez Greco, avec 13,000 àmes; SOMMA, avee 7000; OTTAIANO , avec 16,000, et SANTA-ANASTAsta, avec 6000; tous ces lieux produisent le fameux vin connu sous le 10m de Lacrima Christi.
CASTELLAMARE, Ville maritime et épiscopale, d'environ 15,000 âmes, bâtie dans une positioe délicieuse au-dessus des ruines de l’ancienne ville de Stabia, dont les fouilles ont produit quelques manuscrits, des statues et des peintures qu'on admire au musée de Naples, Tout près est situé le bourg de Quisisana, avec un beau palais où le roi passe une partie de l'été; c'est ici où se trouve le principal chantier pour la marine du
royaume. Plusieurs grands seigneurs y ont des
maisons de campagne.
Sonaenro, petite ville archiépiscopale d’environ: 6000 âmes, renommée par sa belle soie; on admire la beauté de sa situation et ses antiquités; elle est la patrie du Tasse.
Au nord de Naples ou trouve :
Avensa , jolie ville dont on porte à 16,000 âmes la population, et remarquable par sa grande maison d’enfans trouvés (orfanotrofo), véritable pépinière d'artistes et d'artisans pour le royaume. On doit aussi mentionner sa maison des fous, ua des plus beaux établissemens de ce genre qui existe, surtout par la manière philanthropique avec laquelle ces malheureux y sont traités. 11 se compose de plusieurs appartemens meublés etornés de différentes manières selon les divers degrés d'aliénation, Chaque malade y trouve toutes sortes de moyens de distraction. 1} y a des instrumens de musique, des jeux gymnastiques, des instrumens d'agriculture, des armes, qui sonten fer-blanc ou en étain, pour éviter les accidens. On donne du travail selon leur inclination ou leur profession aux hommes comme aux femmes; celles-ci sont dans un quartier séparé. Une grande partie du service intérieur est fait par les aliénés mêmes; ce sont eux aussi qui cultivent un beau jardin qui sert de promenade. Ceux qui sont furieux et ne sont pas susceptibles de distraction, sont soumis à la camisole de force, On doit ajouter que c'est ce bel établissement qui a servi de modèle à ceux de Reggio, de Modène et de Palerme, ainsi qu’à plusieurs autres fondés depuis quelques années dans plusieurs villes hors d'Italie, Aversa est le siège d’un évêché qui passe pour ètre le plus riche du royaume.
ArRAGOLA , importante par sa population estimée à 13,000 âmes et par ses fabriques de chapeaux. Noa , ville épiscopale d'environ 9000 ha-