‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 283 sur 628 · ANDE · texte numérisé non relu

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possède autant malgré sa petite élendue. Nous nommerons ensuite la belle route en fer d’environ 30 milles, entre Cardiff et Mertyr-Tydvil ; celle entre, Liverpool et Manchester, qui est le plus magnifique ouvrage de ce genre que l'on aitencore exécuté; c’est jusqu'ici le plus beau monument élevé à l'industrie de la Grande Bretagne. Quand on part de Liverpool , on est confondu d'étonnement à l'aspect du tunnel qui traverse cette ville presque en entier sur une étendue de plus d'un milleet quart, et à une profondeur de 123 pieds au-dessous du sol. La largeur uniforme de la galerie est de 22 pieds et la hauteur de 16. Ses côtés s'élèvent perpendiculairement de 5 pieds jusqu’à la naissance de la voûte qui forme un demi-cercle parfait. Une autre route presque aussi longue, nommée Cromford and High-Peak , traverse les montagnes du comté de Derby et furme la jonction entre le canal de Cromiford et celui de Peak-Forest; le chemin de St-Helen à Runcorn dans le comté de Lancaster; le chemin de Liverpool à Leeds, dont on estime la dépense à 900,000 livres sterling; le chemin de Leeds à Selby, dans le comté de York; il a 20 milles de longueur que l’on franchiten moins d’une heure. Londres est le centre d’un vaste cercle d'où partent plusieurs chemins en fer, dont voici les principaux : le grand chemin de Londres à Birmingham, qui est en construction; ce grand ouvrage aura dix {unnels ou passages souterrains, et deux digues à 6 pieds de distance avec des places pour tourner; il passera par Washford, Southampton et Kilsby; la dépense est estimée à 2,500,000 livres sterling ; sa longueur est de 111 milles. On le parcourra en 6 heures 1/2, ce qui fait 20 milles anglais par heure. On a le projet de l'étendre jusqu'à Manchester. Comme cette branche pourra être parcourue en 4 heures 1/2, et que l’on ne met qu'une heure et 20 minutes pour aller de Manchester à Liverpool par le chemin déjà indiqué, on pourrait aller de Londres à ce grand port de mer dans le court espace de 11 bures et 20 minutes! Le grand chemin Occidental qui doit aller de Londres à Milford par Bristol et Gloucester ; il commence à Paddington, dans les environs immédiats de Londres; une branche va tout droit jusqu’à Maiden-Head ; l'autre passe par Kingston, Staines et Windsor; ensuite il continue par Reading, Vantage, Swidon, Wotton-Basset, Chippenham, Bath et Bristol; une branche de cette partie va aboutir à Oxford. Le chemin principal poursuit par Cirencester et Stroud jusqu’à Gloucester ; de cette ville il va à Milford en passant par Ross, Monmouth, Abergavenny, Newport, Merthyr-Tydvil, Cardiff, Neath et Swansea. Cette distance de 280 milles anglais sera parcourue en 13 heures, et la dépense montera à 3,000,000 sterling. Le chemin de Londres à Southampton ; il passe par Battersea, Wandsworth, Kingston et Winchester;

‘il coutera 1 million de liv. sterl, et sa longueur

est de 75 milles anglais. Le chemin de Londres à Brighion ; il passera par Streatham, Crawley, Hurtsperpoint et Patcham ; il aura 47 milles, et sa dépense est estimée à 825,000 livres sterling.

Il aura trois branches, qui aboutiront à Hastings par Lewes, à Crawley par Steyneng, et à Southamplon par Shoreham, Chichester et Fareham. Enfin le chemin de Londres à Greenwich; ilest sur le point d’être achevé; on a le projet de l’étendre d’un côté jusqu'à Chatham, et de l’autre jusqu'à Douvres. Nous nommerons encore en Angleterre le chemin de Crediton à Exeler dans le comté de Devon, celui de Slocklon à Darlington dansie comté de Durham; et enfin ceux de Preston à Wyre et de Zondres à Craydon qui sont en construction. La concession de 8 autres chemins a été demandée au parlement.

L’Écosse offre la route en fer de Xi/marnock à Troon ; celles de la fonderie de Carron; des houillères de lord Elgin, de M. Erskine , de sir Hope ; et la route en fer de Berwick à Glasgow , qui les dépassera toutes pour la longueur; celle de Garnkirk à Glasgow ; elle est déjà achevée et a 8 milles de long, ainsi que celle de Dundee à Newtyle qui est de 11 milles.

En IRLANDE nous citerons la route en fer que l'on construit actuellement entre ZLimerick et Waterford; on a déjà achevé la partie qui va de cette dernière ville à Carrick.

Comme d'importantes améliorations viennent

d’être introduites dans ce système, nous ne pouvons nous dispenser de faire mention des suivantes qui appartiennent à l'Angleterre. La route à rainures et à plan incliné de St-Austel à Pentew, sur laquelle un chariot chargé acquiert, sans le secours d'aucun moteur, une rapidité de 30 milles à l'heure. C’est sur le même plar qu'a été construit dans le Montmouthshire celie qui va de Swansea aux mines de Landore ; en deux minutes un chariot de 200 quintaux de charbon parcourt un demi-mille. Bientôt les routes à rainures suspendues donneront une nouvelle vie à cette importante industrie. En 1835 les divers chemins de fer de l'Angleterre ouverts à la circulation, ont transporté 1 0,000,000 de voyageurs, 2,230,000 tonnes de marchandises; 300,000 bêtes à cornes et 1,700,000 moutons et cochons; le bénéfice réalisé par les entrepreneurs s'est éleyé à 2,000,000 de liv. sterl,

ETHNOGRAPHIS, La population du Royaume-Uni et de ses dépendances appartient à deux souches principales : la Germanique et la Celtique. La SoucuE GERMA- NIQUE comprend les Anglais etles Ecossais , qui forment la population de la Grande-Bretagne et d’une partie de lIrlande, et presque les deux tiers de celle de tout le Royaume-Uni; les descendans des Noriwégiens , dans PArchipel de Shetland, et les Frisons, dans le petit groupe d’Helgoland, sont de petites fractions appartenant à cette souche. La Soucue CELTIQUE, qui forme plus d’un tiers de la population du royaume, secompose des Zrlandais, des montagnards

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de l'Ecosse, des habitans des îles Hebrides, de ceux de l’île de Man et des Kimri ou Gallois qui occupent la plus grande partie du pays de Galles. Les Sou- CHES GRÉCO-LATINE et SÉMITIQUE ne comprennent que de petites fractions de la population du royaume ; les Français, dans les îles Anglo-Normandes, et les Italiens, dans le groupe de Malte, appartiennent à la première ; les 4rabes- Mallais, dans ce même groupe et les Juifs, dans l’archipel Britannique et ses dépendances , appartiennent à la seconde.

AgLIGION, La Calviniste - Anglicane est la religion dominante dans tout le Royaume-Uni à l’exception de l’Ecosse, où la Calviniste - Presbytérienne est rofessée par la grande majorité des haitans. La religion catholique, à laquelle est attaché plus d’un quart de la population du Royaume-Uni, vient d’être délivrée des restrictions politiques auxquelles étaient condamnés ceux qui la professent. Le grand nombre vit en Irlande : ils forment environ les quatrecinquièmes de la population de cette ile ; en Angleterre, c’est à Londres et dans les comtés de Lancaster , de York, de Stafford et de Northumberland qu’ils sont les plus nombreux. Viennent ensuite les Méthodistes, les Mennonites, les Quakers, les Herrnhuters ou Fréres Moraves et une foule d’autres religionnaires, mais en moindre nombre. Les Juifs ne montent qu’à quelques milliers, et vivent surtout à Londres.

aouvsanemenT, Le Royaume-Uni est une monarchie constitutionnelle basée sur la grande charte signée par le roi Jean en 1215, modifiée en 1265, en 1272, et principalement sur la déclaration de 1688, proclamée avant l’avènement de Guillaume I1l et de Marie au trône, avènemen:

que les auteurs anglais appellent la restauration. D’après cette constitution le pouvoir législatif est exercé var le parlement formé par le rot, la chambre des pairs et ia chambre des communes. Le roi réunit à la dignité de magistrat suprême celle de chef de l'Eglise.

Il convoque le parlement, le proroge et le dissout quand il lui plait; mais il est obligé de le convoquer au moins une fois pa an, et plus souvent s’il est nécessaire.

n acte du parlement n’a de valeur qu’après avoir été sanctionné par le roi, qui

peut à volonté augmenter le nombre des.

membres de la chambre des pairs; c’est lui qui déclare la guerre, fait la paix, forme les alliances et conclut les traités; il dispose librement de toutes les forces de terre et de mer; c’est lui qui les commande, etil a seul le droit de construire des citadelles, des forteresses, des ports et des havres , et d’y mettre des garnisons.

Le roi nomme à tous les emplois civils et militaires , à toutes les magistratures et offices, aux évèchés et autres dignités ecclésiastiques du premier ordre ; il jouit exclusivement de la prérogative de faire grâce et de commuer les peines. En sa

qualité de chef de l’église, ilconvoque les

synodes nationaux et provinciaux, qui, de son consentement , font des canons pour régler le dogme ct la discipline.

C'est aussi le roi qui surveille le com— merce intérieur, qui règle tout ce qui à rapport aux poids et mesures, qui fixe le titre des métaux, et qui jouit du privilège exclusif de battre monnaie. La plus importante barrière à tant de puissance ,

c’est qu’il ne peut faire de nouvelles lois,

ni établir de nouveaux impôts sans le consentement des deux chambres du parlement ; le corps législatif possède d’ailleurs comme moyen extrème , le droit de refuser les subsides. La constitution anglaise, qui a servi de modèle à tous les gouvernemens conslitutionnels qui ont été créés dans ces derniers temps, garantit l’exercice complet de la liberté de la presse et reconnait aux femmes la faculté de participer à l’hérédité de la couronne. Îl est même reconnu que, dans les actes du parlement, le mot rot doit s'entendre aussi de la reine régnante. Le droit de succession est héréditaire, mais cette hérédité peut être limitée par le parlement. Tout prince, pour entrer en possession de la couronne, doit faire partie de la communion de l’église Auglaise établie par la loi. Afin d’assister le roi dans l'exercice de ses fonctions, divers conseils lui sont accordés :

Le premier se compose des pairs du royaume qui sont les conseillers nés de la couronne et que le roi peut appeller auprès de lui pour leur demander conseil dans toutes les affaires d’une haute importance nationale. Vient ensuite le conseil privé, qui se compose de telle personne que le roi juge à propos d’y appeler.

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plus influentes du royaume. Les fonctions de ce conseil sont purement judiciaires.

Le conseil du cabinet dirige toutes les affaires de l’état. Les membres de ce conseil sont choisis parmi ceux du conseil privé sans aucune nomination légale.

Ce sont ordinairement les ministres placés à la tête des principaux départemens publics. Quand un ministre donne sa démission ou quand on la lui demande, il cesse par ce seul fait d’être membre du conseil du cabinet. Le nombre des ministres n’est pas toujours le même. Les ministres soLt toujours pris parmi les membres de l’une ou de l’autre chambre. A cet égard le roi est libre dans son choix, à Pexception du Lord-Chancelier et du Chancelier de l’Echiquier, dont le premier doit nécessairement être pair, et le second membre de la chambre des communes. Depuis 1801, après la réunion de l'Irlande à la Grande-Bretagne, le parlement prend le titre de Parlement impérial de la Grande-Bretagne et de l'Irlande. La Chambre des pairs compte 429 membres parmi lesquels se trouvent les évêques et archevèques. La Chambre des communes a subi de grands changemens dans son organisation relativement aux lieux qui ont le droit d’en choisir les membres. D’après le bill de réforme passée en 1832 , plusieurs lieux insignifians qui envoyaient des députés au parlement ont cessé de jouir de ce droit ; la grande extension que prirent le commerce et les manufactures dans la dernière moitié du xvin siècle, fut la cause éloignée de cette réforme. Des villes populeuses et puissantes par leurs richesses et l’importance de leur commerce, S’élevèrent dans toutes les provinces du royaume , et ces villes comme Manchester, Birmingham, etc., etc., n’étaient point représentées. Dès le temps de la guerre d'Amérique, elles commencèrent à manifester publiquement la résolution de ne plus se soumettre à cette exclusion. Les inquiétudes causées par la révolution française et la guerre qui en résulta vi pendant quelque temps les efforts que firent ces villes pour obtenir une modification dans le système représentatif; mais après la paix de 1815, ces efforts se renouvelèrent, et il devint impossible d’y résister plus long-temps.

Le bill de réforme fut en conséquence rendu. Cette loi repose sur cette base que

le droit d’élection appartient aux places importantes et non pasaux bourgs déchus.

En conséquence 56 petits bourgs dont la corruption était notoire, perdirent le droit d’envoyer des membres au parlement, et 30 aussi perdirent un de leurs membres.

Des 142 membres ainsi supprimés 65 Îurent accordés à des comtés, 65 à des bourgs nouvellement créés et les autres à l’Ecosse et à l’Irlande. Dans quelques lieux les limites du bourg furent étendues et dans tous le droit d'élection fut accordé à un plus grand nombre de citoyens. Par ces arrangemens la chambre des députés se trouve aujourd’hui être composée de 658 membres, dont 471 sont élus par l’Angleterre, 2° par la principauté de Galles, 53 par ‘Ecosse et 105 par l'Irlande.

Suivant le bill de réforme, tout individu occupant en qualité de propriétaire ou de locatairedans l’intérieur d’une cité ou d’un bourg, un terrain, une maison ou portion de maison d’une valeur locative de 10 liv.

sterl. par an est électeur. Les personnes possédant desbiens dans différens comtés peuvent voter dans chacun de ces comtés.

e peuvent être électeurs les receveurs des droits d’accise, de douanes, de timbre, de l’impôt sur le sel, sur les portes et fenètres, les directeurs des bureaux de postes, les commis de la malle. Pour être éligible dans un comté, il faut être propriétaire d’un bien rapportant un revenu de 600 liv. st. et seulement de 300 liv. st.

pour étre élu par une cité ou un bourg.

Ces conditions de propriété ne sont point exigées des fils de pairs, ni des membres qui représentent les universités. Ne peuvent être éligibles les individus compris dans les catégories suivantes : les étrangers même naturalisés, les juges, les ecclésiastiques, tout receveur d’impôts créés depuis 1692, les commissaires des prises, des transports , presque tous les employés inférieurs du gouvernement, les commis des bureaux des ministères, les fournisseurs du gouvernement et en gènéral toute personne occupant une place créée depuis l’an 1705. Tout membre du parlement qui A une des places susdites ne peut sièger sans avoir été réélu.

L’archipel de Scilly, l’ile de Man, les iles Anglo-Normandes , celle d’Helgoland, le groupe de Malte et Gibraltar ne sont pas représentés dans le parlement ; des gouverneurs nommés par le roi sont à la

tête de leur administration, qui diffère de celle des comtés du Royaume-Uni ; tous ces pays sont gouvernés par des lois particulières etquelques-uns jouissent de SMS plus où moins grands el de

eanucoup de liberté, surtout sous le rapport commercial. Ces pays sont censés faire partie du royaume d'Angleterre sous le rapport administratif; c’est pour cela que nous les avons rangés dans le tableau sous le titre de dépendances administratives de l'Angleterre.

PLACES FORTES 6t PORTS MILITAIRES, Les principales places fortes sont : Portsmouth, qui est la plus importante de tout le royaume, Douvres( Dover ), Falmouth, Sheerness, Chatam, Yarmouth, etc., en Angleterre; Fort Georges, ete., en Ecosse; les forts qui défendent le port de Cork, Enniskillen,, etc., en Irlande; Gibraltar, Malte et Helgoland dansles dépendances administratives de l’Angleterre.

Les principaux ports militaires sont :

Dept{ford, Wooliwich, Chatham, Sheerness, Portsmouth, Plymouth, Milfordhaven, Yarmouth, en Angleterre ; Leilh et Inverness, en Ecosse; Cork, Walterford, Galway, Bantry et Limerick, en Irlande.

ENDUSTRIE, Presque toutes les fas-iques et les manufactures ont été portées à un haut degré de perfection en Angleterre et en Ecosse. La Grande-Bretagne peut maintenant étre regardée comme le pays le plus industrieux du globe. Presque toutes ses villes se distinguent dans quelque branche importan * de l’industrie ; nous nous bornerons à e 1 signaler quelques-unes des plus importantes, en faisant observer que la ville de Londres en Angleterre, comme Paris en France, Vienne en Autriche et autres grandes capitales de l’Europe, offre des produits plus ou moins parfaits dans tous les genres. Voici quelques-unes des villes qui se distinguent le plus dans les prins paux articles de industrie du Reyaume-

ni.

Pour les manufactures de coton :

Manchester et ses environs, les deux Bolton, Blackburn , Preston , Rochdale, Warrington, Chester, Norwich et Londresen Angleterre; Glasgow et autres villes de l'Ecosse méridionale. Pour les nanufactures de laine : Leeds, Halifax , Brad-

ford, Huddersfield , Kendal, Frome, Stroud, Colchester, Shrewsbury, Salisbury , Exeter , Calne, Taunton , Coventry, Norwick, Nottingham, Gloucester, Leicester en Angleterre; Glasgow et Perth , en Ecosse. Pour les mnanufactures de lin: Warrington, Leeds, Barnsley , Bridport, Exeter, Maidstone, etc., en Angleterre; Lisburne, Newry, Belfast, Drogheda, Cootehill, Monaghan, Armagh, Sligo, Galway, Dublin ,ete., en Irlande; Glasgow , Dundee, Paisley, Montrose en Ecosse. Pour les fabriques de soie : Coventry, Macclesfield , Londres, Reading , Nottingham, Derby, Sheffield, etc., en Angleterre ; Paisley en Ecosse et Dublin en Irlande.

Pour les fabriques d'objets en fer, acier et quincaillerie : Sheffield, Birmingham avec Soho, Londres, Barnsley, Wolverhampton, Ketley, Dudley, Rotherham , Shrewsbury , Colebrookdale, etc., en Angleterre; Merthyr-Tydvil, Swansea, Neath, dans la principauté de Galles; Carron-Works, Clyde-Works,etc., en Ecosse. Pour la bijouterie : Sheffield, Birmingham et Londres. Pour la faïence :

Burslem , Etruria ( Staffordshire), Leeds, Chesterfield , Londres, Newcastle, Bristol, etc., en Angleterre; Glasgow, en Ecosse. Pour la porcelaine : Worcester et Derby. Pour les {anneries, la préparation des peaux, les gants, etc. :

Southwark (partie de Londres), Bristol, Warwick, Huntingdon, Worcester , etc., en Angleterre; Perth en Ecosse; Limerick, en Irlande. Pour la verrerie :

Londres, St- Helen, Verreville, Bristol, etc., en Angleterre, et Glasgow en Ecosse. Pour le papier : Maidstone , Hereford, le pays dè Galles et quelques comtés de l'Écosse.

commence, Tout ce que l’histoire nous dit de la richesse et de l'étendue du commerce des nations, qui, sous ce double rapport, ont le plus brillé dans l’antiquité, dans le moyen âge et dans les temps modernes, est bien peu de chose lorsqu'on le compare à ce que nous offre la Grande- Bretagne. Faisant chez elle le commerce intérieur, peut-être le plus riche et le plus actif qui existe dans aucun pays; tirant de l’étranger une foule de matières premières propres à entretenir ses innombrables fabriques ; distribuant à tous les pays du monde l’excédant de sa consommation et des produits de son industrie ;

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couvrant toutes les mers de ses vaisseaux marchands, et les dominant toutes par ses flottes invincibles ct par ses colonies, dont la position a été choisie avec une admirable intelligence , la Grande-Bretagne s’est élevée à un tel degré de puissance et de splendeur, qu’elle est parvenue à étendre son action commerciale encore plus loin que sa vaste domination politique. Son commerce n’a d’autres bornes que celles du monde connu. Voici les principaux articles d'importation et d'exportation rangés d’après leur importance; nous les tirons de documens officiels relatifs aux années 1825, 1826, 1827 et 1828. Pour l'IMPORTATION : sucre brut, coton en laine , caté, thé, soie brute ei filée, blé, grains et farines, lin brut, indigo, vins, suif, laine, étoffes des Indes, rhum, huile de baleine, chanvre brut, garance, peaux brutes el tannées , tabac à fumer, bois de charpente, peaux et fourrures, cendres et potasse, eau-de-vie, fil de lin brut, riz, graines de lin et autres, cochenille, fer en barre, bois de campéche, fromage , hois pour mâts, bois d’acajou, beurre, fanons de baleine, mercure, bray et poix, raisin de corinthe, soude, poivre, salpêtre, raisins secs, écorces de chènes et autres, borax, thérébentine, canelle; huile d'olive, rhubarbe, toiles étrangères, cloux de girofle ; soufre, bois de sapin, piment, cacao, citrons et oranges, mélasse, noix muscade, bois de fustic, planches de chêne, macis, etc. Pour l'EXPORTATION : tissus de colon, coton filé, tissus de laine , tissus de lin, sucre rafiné, fer forgé et acier, quincaillerie et coutellerie, ouvrages en cuivre et bronze, joaillerie et orfèvrerie, sel, chapeaux de toute espèce, poissons de toute espèce , étain travaillé. houille , papeterie, verrerie, plomb àtirer , tissus de soie, cuir préparé et non préparé , blé, grains et farine, savon et chandelle, étain brut, bœuf et porc salés, articles de tabletterie, ouvrages de sellerie, terraille, bière et ale, articles de broderie, pain et biscuit, instrumens de musique, beurre et fromage, salpètre rafiné, huile de baleine, lard et jambons, mélasse, merceries et modes, fanons de baleine, grains de toute espèce, alun, houblon, tabac à fumer et une foule d’autres articles de moindre importance. Nous ferons observer , qu’en 1834 la valeur offcieile ou déclarée des marchandises anglaises ex-

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ortées d'Angleterre a été de 41,849,192 ivres sterling. Les articles dont la valeur a dépassé 1,000,000 livres sterling sont : coton en pièce, 95,281,495; coton filé, 5,211 ” ‘5; lainage, 5,754,019 ;

toiles, 2,364,98v; quincaillerie, 1,484,681;

hs et aciers, 1,404,756 livres ster-

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Les principales villes marchandes maritimes sont : Londres, Liverpool, Brislol, Hull, Newcastle, Plymouth, Southampton, Sunderland , Whitehaven, Portsmouth, Yarmouth, Whitby, Scarborough, Darmouth, Beaumaris, Poole, Exeter , Lyn-Regis, Cardigan , Swansea, Gloucester, Rochester, Grimsby, etc. , en Angleterre ; Edimbourg avec Leith, Greenock, Glasgow, Dundee, Aberdeen, Montrose, Grangemouth , Kirkaldy , Irvine , Dumfries, Boiwness, Inverness, elc., etc., en Ecosse; Dublin, Belfast, Cork, Nerwry, Limeriek, Walerford , Wexfvrd, Londonderry, ete. etc.,en Irlande; S£- Hellier , Malte et Gibraltar, dans les dépendances administratives de l'Angleterre.

Parmi les villes les plus commerçantes de l’intérieur de l’Angleterre, on doit nommer Birmingham, Manchester , Sheffield , Leeds et presque toutes les autres mentionnées dans l’article èdustrie.

DIVISION ADMINISTRATIVES. Le ROYAU- ME-UNI est divisé en trois royaumes, savoir : celui d'Angleterre avec la principauté de Galles, et ceux d’Ecosse et d’Zrlande. Sous le rapport civil ces 3 grandes divisions politiques sont subdivisées chacune en shires ou comtés; ceux de l’Angleterre sont subdivisés en Aundreds ou districts; quelques-uns, comme le comté de York, en provinces subdivisées en plusieurs 204-

pentakes où cantons. En général on peut remarquer que les comtés et leurs subdivisions offrent beaucoup d’irrégularités dans les trois royaumes, mais surtout dans celui d'Angleterre. Ainsi, par exemple, les comtés de Cumberland, de Durham , de Northumberland , et de Westmoreland sont subdivisés en wards ; le comté de Kent , est partagé en 5 lathes, celui de Sussex en 6 rapes et celui de York en 3 provinces, suhdivisées en 29 2oapentukes, sans comyter la ville de York et sa banlieue, 11

sinistrés sétitriiets à

y a plusieurs autres anomalies moins im— portantes , que nous avons cru pouvoir négliger. Dans toutes les monarchies absolues et dans les gouvernemens constitutionnels du continent, les fonctionnaires politiques et administratifs forment une classe distincte dont les attributions sont fixes et connues et n’ont rien de commun ni avec la magistrature ni avec l’armée.

En Angleterre cela est tout différent. Dans tout le royaume, il n’existe pas un seul fonctionnaire purement administratif ; tous sont magistrats sous une forme ou une autre; toutes les décisions qu'ils rendent sont des jugemens, soumis à des règles dont ils ne peuvent s’écarter, et qui sont presque toujours rendus publiquement et même contradictoirement. Il résulte de là, qu’en voulant décrire les rouages administratifs de l’Angleterre, on se trouve à chaque instant obligé d’empiéter sur le terrain de l’organisation judiciaire à laquelle l’administration touche par mille points , se confondant sans cesse avec elle. Nous allons toutefois essayer d’en donner une idée. Les principaux fonctionnaires civils chargés de l’administration des comtés sont le Mg À , le custos rotulorum, le greffier de la

paix , les juges de paix, le coroner

et les constables. Le shériff est choisi tous les ans par le roi. Ses fonctions sont gratuites, et celui qui est nommé est tenu d’accepter sous peine de 1500 livres sterling, à moins qu’il n’ait une excuse valable à présenter. Mais une personne ayant rempli les fonctions de shérif, ne peut plus être choisie qu'après un intervalle de trois ans. Les devoirs du shériff sont nombreux : il est en mème temps juge, gardien de la paix du roi, officier ministériel des cours supérieures de justice et bailli du roi. Le custosrotulorum, ainsi que son nom l'indique, a sous sa garde les rôles et archives du tribunal de paix. Ce fonctionnaire est nommé par ordonnance royale, et il est tenu d’assister aux audiences du tribunal de paix; mais il peut se faire remplacer par un greffier nommé par lui. Le greffier de la paix doit toujours être présent aux sessions trimestrielles du tribunal de paix dont il est chargé de faire connaître les époques.

Ilexpédie les mandats, tient les registres de procédure et veille à l'exécution des arrêts. Pendant les séances de la cour il lit les actes, fait l'appel des jurés. C’est

lui qui assigne les accusés et qui présente les actes d'accusation au grand jury. Le coroner est un fonctionnaire élu par les francs tenanciers du comté, convoqués par le shériff. Il y en a ordinairement quatre par comté, quelquefois moins et quelquefois jusqu’à six. Leur charge est à vie, et ils ne peuvent être destitués que dans certains cas prévus. Les fonctions du coroner consistent à faire une enquête sur la cause des morts subites, En qualité d’officier ministériel , il agit comme substitut du shériff. Les juges de paix dont le principal est le cus{os rotulorum, sont nommés par orconnance spéciale du roi. Ils sont chargés de maintenir la paix dans leurs districts. Ils sont nommés pour un temps indéterminé et doivent posséder un revenu net de 100 liv. sterl. Les constables sont de deux espèces : les grands et les petits constables. Il y a un grand constable par centurie ou hundred. Les petits constables lui sont subordonnés, et il en existeun certain nombre dans toutes les villeset paroisses. Leurs fonctions consistent à maintenir la paix du roi dans leurs districts, et, à cet effet, ils sont investis de pouvoirs très étendus pour arrêter et emprisonner les prévenus, pour forcer les portes des maisons, etc. Quant à l’organisation judiciaire de l’Angleterre, elle est d’une si grande complication et diffère si complètement de celle des autres pays de l'Europe, qu’il est d’une extrême difficulté d’en donner une idée juste et nette aux habitans des pays continentaux. Les magistrats qui rendent la justice en Angleterre sont de deux espèces : les juges proprement dits (judges) et les justiciers (justices). Il n’y a pour tout le royaume que quinze juges séant à Londres; ceux qui président à la justice dans les provinces sont des justiciers el notamment les juges de paix. Chaque année les quinze juges de Londres parcourent les comtés pour tenir des cours d’assises dans leurs chefs-lieux.

Ces cours siègent trois fois par an dans les comtés du centre et deux fois seulement dans les autres. Elles forment autant de cours différentes selon le genre d’affaires dont elles sont chargées ou suivant la chambre de justice dans laquelle elles tiennent leurs séances. Ces diverses cours n’ont souvent qu’une supériorité nominale l’une sur l’autre, car elles ont réciproquement le droit de casser leurs ar-

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est, dans tous les cas, le dernier ressort.

Ce n’est pas encore tout : parmi ces cours de justice il y en a qui suivent strictement la loi anglaise tant commune que parlementaire; d’autres qui jugent d'après la loi civile on romaine; d’autres enfin qui se bornent à décider les cas que la loi anglaise n’a pas prévus. Celle-ci est purement civile; celle-là n’est que criminelle; une troisième est à-la-fois civile et criminelle. La chambre des pairs a cette double juridiction. Comme cour civile, elle ne juge que les causes dont il a été auvelé des cours inférieures ; et quant à sa juridiction criminelle, elle est presque exclusivement bornée aux crimes d’état. Le comité judiciaire du conseil privé, et la chambre de l’Echiquier n’ont qu’une juridiction civile.

La cour du banc du roi est une cour à-la-fois civile et criminelle. La cour du Plaids et celle de l’Echiquier n’ont qu’une juridiction civile. Ces trois dernières forment les seules véritables cours de justice de l'Angleterre ; les autres n’en sont que des émanations, les affaires pouvant toujours étretransférées par les parties à la

Courés.

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