MUNSTER
CLARB os sue 0 ee 6 4 0 Ennis, 12. Kilrush. Killaloe , 1. Kilfenora.
LiMERICK Limerick, 66. P. Rathkeal. Newcastle. Killmalock.
Kenny. Tralee, 8. Dingle, 5. Killarney, 7. L'ile Valentia. ,
CoRk. ....... ARE NE de Cork, 10£. P. Cove, 10. P. Slabbereen. Youghall, 9. Kinsale , 10. P. Fermoy. Mallow , 6. Baltimore. P. Clonakill, 5. Bantry, 6. P. Micheltown, 4. Bandon, 12
WATERFORD. Waterford, 34. P. Lismore, 3. Tallow , 2. Dungarvarn, 3.
TIPPERARY ........... Clonmel, 16. Carrick-on-Suir, 8. Nenagh. Tipperary,7. Thur-
des, 6, Cashel, 6. Clogheen, 3.
TOPOGRAPHIS, LONDRES, située à environ 60 milles de la mer, sur les bords de la Tamise, au milieu d’une plaine légèrement ondulée du côté du nord, est la capitale du Royaume-Uni et le siège d’un évêque qui a le pas sur tous les autres de l’Angleterre, La plus grande portion de la ville est située sur une légère élévation sur la rive gauche de la Tamise, dans le comté de Middlesex ; le reste est dans le comté de Surrey.
L'usage distingue dans Londressix parties principales. Les deux quartiers de l’ouest, Westminster et West- End, comprennent la plus belle partie de Londres, habitée par la noblesse et les gens riches. La Cifé, qui est la partie centrale et la plus ancienne de la ville ; c’est l’entrepôt du commerce et des affaires de toute espèce. Le quartier de l'Rst (East- End), presque tout construit depuis la moitié du siècle dernier; il est consacré au commerce , mais surtov: au commerce maritime ; on y trouve les chantiers , les fameux docks ou bassins et des magasins immenses. Le quartier de Southwark, qui appartient sous le rapport administratif au comté de Surrey; il est comme le précédent occupé par des personnes intéressées dans les entreprises commerciales et maritimes, et le siège d’un grand nombre de fabriques et de manufactures. Le quardier du Nerd est pour ainsi dire une
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ville nouvelle, qui sest formée dans ces dernières années par le prodigieux agrandissement qu’a pris Londres, et par lequel plusieurs villages ont été compris dans son circuit immédiat.
Les maisons de Londres sont bâties en briques et offrent presque toutes la même forme extérieure. Elles sont en général peu élevées et, dans les plus belles parties, elles sont recouvertes de sluc, ce qui leur donne l’apparence d’édifices construits en pierre Ge taille. Les rues sont pavées avec beaucoup de régularité et garnies de trottoirs en dalles élévés au-dessus de la chaussée.
Un grand nombre de bâtimens publics ornent cette métropole ; les plus remarquables sont : le palais de St-James, situé au nord du parc du même nom; il est la résidence des rois depuis 1695 ; malgré sa vaste étendue, l'élégance et la richesse de ses nombreux appartemens, ce n’est qu’un bâtiment en briques, irrégulier et dépourvu de toutes les beautés extérieures qui distinguent ordinairemeni les résidences royales. Le palais de Carlton (Carlton House), rebâti presque entièrement en 1788 pour y loger George IV, alors prince de Galles , a été démoli depuis plusieurs années; il est remplacé pa le New-Cariton Square, entouré de
eaux édifices, parmi lesquels se distinguent l’Union clubhouse et le Travellers clubhouse. Un nouveau palais ma-
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guifique, le King's Palace , s'élève déjà dans le parc de St-Jacques (St-Jame’s Park) ; il est destiné à servir de résidence aux rois d'Angleterre ; le plafond, le toit et les colonnes sont en fer de fonte ; la façade sur le jardin est la seule qui puisse satisfaire complètement l’observateur; les masses en sont simples , faciles à embrasser d’un coup-d’œil, et pourtant suffisamment enrichies de détails pour faire reconnaître à l'instant le séjour de a magnificence et de la grandeur. On doit citer aussi #WAîtehall, vaste bâtiment carré, ancienne résidence des rois, dans laquelle Charles I a été exécuté.
iennent ensuite : la Tour de Londres (Tower), ancienne et vaste forteresse, qui, il y a quatre siècles, était la demeure des rois ; elle sert inaintenant d’arsenal et quelquefois de ut d'état; on y conserve un grand nombre de curiosités et d'objets précieux ; c’est un assemblage de plusieurs bätimens très remarquables, parmi lesquels sc distinguent surtout les suivans : le grand magasin (the grand Store-House), édifice immense; le petit arsenal {the small Armory), quinous parall être /a plus grande salle de l'Eurupe ; elle est remplie d'armes disposées dans le plus bel ordre et formant des groupes de formes très variées el d’ane grande élégance ; le rez-de-chaussée de cette vaste salle est occupé par une partie du train de lartillerie royale (the royal train of artillerv\: l’arsenal des volontaires qui est peut-être le plus grand amas d'armes modernes qui existe ; la chambre aux joyaux (the jew"! office), où l’on garde les diamaus de la couronne ; la ménagerie (the lions tower) ; la collection d'armures anciennes,une des plus belles et des'plus curieuses qu’on puisse voir, Nous nommerons ensuite la banque d'Angleterre, bâtiment immense, avec de vastes souterrains, où est déposé l’or monnayé et en lingots ; la valeur des sommes quon y conserve est estimée au-dessus de toute autre masse métallique existant dans un autre local quelconque sur le globe. Le alais de Westminster (Westminster all), où siège le tribunal dit King's bench et où s'assemble le parlement ; sa vaste salle est une des plus grandes de l’Europe ; l’Aôtel de la compagnie des Indes-Orie:tales (East-India-House), où se Lronve un beau musée asiatique et une
riche bibliothèque ; la bourse (royal Exchange), beau bâtiment carré incendié en janvier 1838 ; le nouvel hôtel de lu monnaïe (mint); le Trinity house ; le nouveau bâtiment de la poste (general postoffice) ; la douane (Uustom-house), qui déploie sa magnifique façade sut la Tamise, au-dessus d’un large quai; elle renfcrme une des plus grandes salles Îe l’Europe ; le bureau 7” le. cuse (Eauise-office) ; le tré:or (Tseasury), bâtiment superbe, réparé depuis peu ; l’Aôtel du lord-maire (Mansion-house) ; ie palais de l'archcvéque de Canterbury (Lambeth palace); Somersel-house, vaste carré, où se trouvent le bureau du timbre (stamp office), les bureaux de la marine (navy office) et les salles où la société royale des sciences, celle des antiquaires et l'académie royale des beaux-artstiennent leurs séances ; on on y expose aussi annuellement les plus beaux tableaux exécutés dans l’année. On doit citer aussi les benux bétimens de l'institut de Londres (London Institution), du musée anglais (British Museum), de la nouvelle uriversité, du King's cullege, de l’'Athenœum clubhouse, du Royal institution, de la s0ciété géologique, du collège royal des chirurgiens, du nouveau college des médecins, elc., ete.; les hôpitaux de Bedlam, de St-Barthélemi , de New- Fundiing et de Guy; les deux vastes prisons Coldbathfield prison, dite aussi House of correction, et Müllbank penilentiary, con:'ruites il y a quelques années avec une orme dépense ; et celle de Newgate, où la célèbre madame Fry est chargée d’instruire les femmes qui y sont détenues.
Parmiles treize théâtres que renferment Londres , nous citerons d’abord Opéra Italien (King’s theatre), qui a une assez belle façade sur Haymarket ; la salle contient environ 2400 personnes; celui de Zrury-Lane, qui contient 3600 personnes ; celui de Covent-Garden, dont la façade rappelle celle du temple de Minerve à Athènes. Nous indiquerons ensuite les théâtres d'Haymarket, de l'Opéra anglais, du Cirque royal ; et entin le Diorama où les tableaux qu’on a exposés dans celui de Paris viennent ensuite faire l’admniralion des habitans de cette métropole.
Londres possède un grand nombre d’églises, dont quelques-unes sont comptées
justement parmi les plus belles et les plus magnifiques du monde, Les plus remarquables sont les suivantes : la cathédrale de St-Paul, qu’on peut regarder comme le temple le plus somptueux et le plus vaste que l’église protestante ait encore élevé ; c’est un immense édifice construit en pisse de Portland sur le modèle de St-Pierre de Rome ; onadmire surtout son majestueux portail et les belles proportions de son dôme hardi ; un grand nombre de statues et de monumens décorent son intérieur ; la galerie circulaire, qui domine autour de la partie inférieure de la coupole, a reçu la dénomination de gaderie sonore, par sa propriété de faire enten£re le moindre chuchotement à une distance de cent pieds. Viennent ensuite l'abbaye de Westminster, un des plus beaux édifices gothiques de l'Europe ; on pourrait le nommer le Panthéon Anlais ; c’est dans la magnifique chapelle de enri VII, réparée en entier il y a quelques années, que reposent les cendres de plusieurs princes du sang royal; dans d’autres chapelles de ce temple se trouvent les monumens élevés aux grands hommes de l’Angleterre; l’église de St- Etienne (St-Stephens, Waalbrook), regardée comme le chef-d'œuvre de Christophe Wren, le célèbre architecte de la cathédrale de St-Paul ; celles de S/-MHartin, de St-Jean -Evangcliste, de St- George, de S-Paul (Covent-Garden).
On trouve à Londres un grand nombre de places dites squares , renfermant un jardin entouré de grilles qui ne s'ouvrent que pour les habitans des maisons qui en forment l'enceinte ; on rencontre ce genre de places dans les autres grandes villes de l'Angleterre. Les squares les plus remarquables de Londres sont : Grosvenorsquare, regardé comme le plus beau ; au milieu s'élève la statue équestre de George 11 ; Cavendish-square , orné de celle de Guüillanme duc de Cumberland ; Bloomsbury -square, décoré de la statue colossale de Charles - James Fox ; Honover-square, avec une semblable statue de Pitt; Leicester - square et ueen - square, ornés aussi chacun ‘une statue; Belgrave - square, et Eaion - squnre , bâtis par le comte Grosvenor; “/man-square et Mancheste-n :, par M. Portman; Lincoins "+: Russel-square, remarqu…,. po: ..ur étendue; la statue
du duc de Bedford orne le dernier ; Soho:
square, où se trouvent de beaux magasins de librairie étrangère, On doilaussi mentionner le petit emplacement où s’élève la magnifique colonne de 202 pieds anglais de haut, nommée le monument de Londres, destinée à perpétuer le souvenir de l’horrible incendie qui en 1666 consuma la plus grande partie de cette ville. On ne doit pas oublier parmi les places, celle de Smithfield, à cäuse de son étendue, et parce qu’on y vend tous les bestiaux qui servent à la consommation de Londres, évaluée annuellement à 1,240,000 moutons el agneaux, 163,000 bœufs et veaux , 200,000 porcs et 60,000 cochons de lait, ce qui autorise à la regarder comme le plus grand marché de ce genre qu’on tienne sur le globe. Nous indiquerons ensuite les marchés de Leadenhall, où se vend la volaï.e et le gibier ; celtt de Newgate , pour la viande dé boucherie etautres provisions; celui de Béèlléinsgale , pour le poisson ; le marché au charbon (coalmarket) dont la consommation est de plus de 40,000,000 de hboisseaux par an ; et le superbe #narche de Cuvent-Gurden , qui appartient au duc de Bedford ; il est construit en granit.
Six ponts maguifiques traversent la Tamise : celui de Waterloo, en granit, est le plus grand et le plus beau ; viennent après ceux de Weshninster ct de Black-Friars ; celui de Soulhwark est en fer, et offre dans son arche du milieu un des arcs les plus larges que l’on connaisse; le xouveau pont de Londres, achevé depuis quelques années,sedistingue par sa beauté el par le grand développement de ses arches. Mais on ne peut parler des ponts de Loudres sans faire mention du Tunnel ou passage souterrain qu'on creuse au-dessous de la Tamise, d’après le plan du célèbre Brunnel, ingénieur français; cette étonnante construction , aussi hardie qu'unique dans son genre, est déjà très avancée, et ne laisse plus aueun doute sur son entière réussite, malgré les retards que son exécution a éprouvés. Les farneux docs, bassins entourés de vastes magasins pour reccvoir les vaisseaux et les marchandises , sont aussi une autre construction gigantesque qu’on trouve dans plusieurs ports du Royatime- Uni; ceux dits de Londres, des Inde:- Occidentales ei des Indes-Orientales , les surpassent tous par leur étendue im
mense et par les vastes édifices qui les accompagneut ; on vient de finir le nouveau dock de $fe-Catherine , qui, sous certains rapports, est encore supérieur aux précédens,
On doit compter parmi!les plus belles rues de Londres : la magnifique Regent-
. Street, lOxford-Street, Piccadilly ,
Pall-Mall, Portland-Place ; :Tottenham-Court-Road, High-Halborn, St- James-Stlreet et le Haymarket.. Rlusieurs belles promenades ornent.cette çapitale : celles du Green-Park, de .St- James , de Hyde-Parket du Regent's Park sont les plus belles et les plus fré- {uentées. Environ une trentaine de jardins publics (tea gardens } offrent leurs délicieux ombrages aux diverses classes de la société. Mais rien au monde ne surpasse en maganificence, en variété, en élégance cet ensemble de constructions monumentales qui entourent le Regent's Part , au milieu duquel est situé le magnifique jardin de la société zoologique :
ici les colonnades et les portiques rappellent ces lignes de perspective si recherchées chez les Grecs et les Romains; là des coupoles , des minarets 2 des kiosques, des ogives retracent le goût fantastique, bizarre, poétique des peuples de l'Orient ; et lorsqu'un beau soleil { ce qui est rare à Londres ) vient refléter ses rayons sur la pelouse du parc, sur les eaux de son canal et sur le stuc brillant de ces magnifiques palais, on jouit d’un spectacle que toutes les pompes du style ne sauraient décrire,
La métropole de!’ Angleterre possède, un grand nombre d’édifices remarquables qui appartiennent à de riches particuliers; resserrés par l’sspace , il nous serait impossible d’en nonzuer seulementles principaux; nous en. signaleron: cependant quelquesuns à l’attention du lecteur, tels que la magnifique habitation du due de Wellington, dont la construction a coûté 5,000,000 de francs: tont près les dames de Londres ont fait poser sur un piédestal de granit très haut, une statue colossale d'Achille sous les traits du noble duc ; les hôtels des ducs de Nor/humberland, de Mariborough, de Bedford, du marquis de Stafford, de M. Burlington , des lords Spencer et. Grosvenor, les vastes et beaux bâtimens qui forment le Portman-square et le Manchestersquare appartenant à l’opulent M. Port-
man, et ceux de Belgrave-square et Eaton-square bâtis par le comte Gros venor; le marché'au bétail (cattle market) que M. Perkins vient de construire avec: une dépense de 100,000 liv, sterling; sa surfdee est de 22 acres an+ glais; le centre est occupé par uhe vaste place formée par des hangars couverts d’ardoise et supportés par 244 colonnes doriques ; c’est sans nul doute le plas beau comme le plus magnifique marché de ce genre. C’est ici qu'il faudrait aussi parler de certaines fabriques qui étonnent par l'étendue, par la beauté des édifices :et par/l’immensité de leurs appareils. Noas nous bornerons à citer seulement la fabrique de bière de Barclay-Perkine et compagnie et celle de Reid'et compagnie , qui sont les plus grands établissemens en ce genre qui existent ; on y admire la beauté des édifices, l’ingénieuse manière par laquelle on y emploie la force de Ja vapeur aux différentes manipulations et l’immensité des caves et des tonneaux. Le seul établissement de Barclay et compagnie fabriqua 380,000 okom ou barriques en 1825 !
Parmi les établissemens appartenant à des particuliers, on doit aussi mentionner le Panthéon, construit sur le modèle de celui de Rome, mais destiné aux objets de beaux-arts , tels que Panorama, Diorama , etc.; le Vauxhall et le Ranelagh, qui sont des jardins magnifiques, ouverts au publie pendant l’été depuis 7172 du soir, moyennant une rétribution; et surtout le Colosseurn , vaste établissement qu’une société particulière a formé dans le R sent’s Park, Ce dernier , qui a été entièrement terminé en 1830, fait le plis bel ornement de Londres par la magnificence et par la beauté de ses différentes parties; on y admire la salle de promenade, qui se prolonge sur toute ’aite du bâtiment ; la chaumière suisse, construclica: charmante, d’où l’on jouit de la vue de trois cascades , dont la plus élevée a environ soixanie pieds de hauteur ; el surtout le panorama giguntesque de Londres, qui est le plus grand tableau qu’on ait jamais entrepris de peindre, ofrant une superficie de quarante mille pieds carrés de peinture.
Mais ce serait donner une idée ‘bien.incomplète de la ville de Londres, si nous passions sous silence et son système d’éclairage , et celui surtout qui a pour but
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de procurer de l’eau à chacun de ses habitans.
Londres, en 1828, avait sept à huit compagnies d'éclairage pour le gaz, dont les tubes conducteurs, par les nombreuses sinuosités qu’ils sont obligés de décrire, parcouraient une étendue de plus de 300 milles. Ces compagnies réunissaient ensemble 52 gazomètres de la capacité de 104,000 pieds cuhes de gaz qui étaicnt fournis par 1417 cornües. Elles ont consommé cette année 43,000 chaudrons de charbon de terre qui out produit 432,000 pieds cubes de gaz qui ont alimenté 70,400 becs particuliers et 7800 réverbères des rues.
Mais ce‘ qui distingue surtout Londres et la met au-dessus de presque toutes les capitales du globe, c’esi l’extrême facilité avec laquelle on peut avoir de l’eau, nonseulement dans toutes les maisons , mais encore à tous les étages. Ne pouvant pas donner ici le détail de cet admirable système hydraulique, que depuis longtemps l’on s’efforce d'introduire à Paris, et dont la dépense énorme effraie les plus hardis entrepreneurs, nous nous bornerons à dire que des tuyaux distributeurs, dont le diamètre varie de 24 à 30 pouces, sillonnent les principales rues sur un développement de plus de 300 milles ; à ces grandes artères viennent s’adapter des tuyaux répartiteurs qui portent l’eau dans les maisons. En 1898 , huit compagnies hydrauliques faisaient ce service avec dix où douze machines à vapeur de la force de sent chevaux, et à l’aide de ces puissans moteurs , elles ne distribuaient pas moins de 4,650,000 pieds cubes d’eau par jour. C’est grâce à cet ingénieux système que l’on parvient à Londres, plus aisément que partout ailleurs , à maitriser l’action
es incendies. Au moyen d’un soupirail pratiqué perpendiculairement sur chacun des tubes qui passent sous le sol des rues, et qe l’on ouvre à volonté, la rue où Vinceudie s’est manifesté devient bientôt un lac, et les pompes y trouvent un aliment inépuisable qui paralyse aussitôt les ravages du feu.
La cayitale de l’Angleterre offre une foule d’établissemens scientifiques et littéraires , dont plusieurs sont les premiers dans leur genre que possède l’Europe, et beaucoup d’autres rivalisent avec les établissemens semblables qui décorent ses plus grandes villes. Nous
nous bornerons à indiquer les princi-
paux : l’université de Londres, qu'une société de riches philanthropes a fondée sur un vast> plan, en évitant les inconvéniens qu’on reproche aux universités d'Oxfrd et de Cambridge, et en excluant les études théologiques, afin
d'admettre à ses cours indistinctement
tous ceux qui veulent les suivre; le collége À (King's college), autre uriversilé fondée en même temps, mais qui diffère de la précédente en ce qu’on y enseigne la théologie, et qu’on n’y admet que les étudians qui professent la religion anglicane; le Sion-college , destiné spécialement à l'instruction du clergé anglican, avec une assez riche bibliothèque qui a le droit de recevoir un exemplaire de tous les ouvrages que l’on publie dans le royaume; le collège de Charterhouse (Charterhouse school), un des plus renommés de l'Angleterre ; il possède une bibliothèque assez riche; les collèges dits Westminster school, Merchant Taylor’s school et St Paul sehoc!l, et les deux moindres S/- Saviours Grammar school et S/-Olave’s school ; le Gresham-college , où l’on enseigne la théologie, le droit, la physique et les autres sciences; les cours scientifiques donnés dans le magnifique local de l’énstitut de Londres ( London institution); ceux de physique et de chimie qu’on donne dans le bâtiment encore plus beau de l'institut royal de la Grande-Bretagne (royal institution of Great-Britain }, ainsi que les cours donnés par les professeurs attachés aux instituts de Russel et de Surrey el à ceux connus sous les dénominations de Western lilerary and scientific institution, Cily of London literary and scientific institution, Metropolitan literary institution et Southwark literary and scientific institution; les écoles de droit dites Inner et Middle Temple, Lincoln's Inn, Gray Inn et Sergeants Inn ; l'institut militaire de Blackwater ; la grande école des arts et métiers ( mechanics institution ), les deux moindres instituées plus tard dans le Spitalfields et dans le Southwark ; et les écoles élémentaires de l'hôpital du Christ (Christ’s hospital ou bluecoat boys school), où 5 à 600 garçons sont entretenus, vêtus el instruits dans les connaissances les plus indispensables aux ouvriers; les cours
sh
d'anatomie au grand hôpital de St- Barthélemi ( St-Bartholomeu hospital), ceux de médecine des quatre autres grands hôpitaux dits Guy hospital, St- Thomas hospital, Middlesex hospital et London hospital , ainsi que les cours sur cette science que l’on donne dans des édifices situés dans George-Str'eet, Great Windmill-Street, Blenheim-Street , Webb-Street, Maze Pond et Borough ; enfin l’école vétérinaire et celle des sourds-muets. Nous signalerons dans la description des environs de Londres. les écoles royales de Chelsea, de Greenwich et Sandhuret; ici nous ajouterons que cette capitale offre plusieurs centaines d’écules élémentaires publiques, et un grand nombre de pensionnats particuliers, et que, dans plusieurs de ces derniers, ainsi que dans les principaux établissemens publics d'instruction, on enseigne la gymnastique.
La capitale de l'Angleterre dépasse toutes les villes du monde, Paris seui excepté, par le nombre de ses sociétés savantes, dont plusieurs ont été fondées dans ces dernières années; voici celles qui plus que les autres méritent d’être mentionnées : la société royale de Londres; elle s'occupe spécialement des sciences et est justement regardée comme un des établissemens de ce genre les plus anciens et les plus remarquables que possède l’Europe ; la société de mathématiques; la société des antiquaires ; l'académie royale des arts ; l'académie royale de peinture ; elle préside à l’exposilion qu’on fait à Londres des meilleures productions des peintres, graveurs et lithographes nationaux ; la société Linnéenne, qui tient ses séances dans une salle beaucoup plus belle que celle de la chambre des communes, et qui possède un magnifique herbier ctune bibliothèque où l’on trouve des‘ouvrages que l’on cherche en vain dans les collections bibliographiques les plus riches; la Compagnie des Indes Orientales vient de lui donner la totalité des précieux herbiers amassés depuis son origine par ses agens dans l’Inde ; c’est, dit M. de Candolle, un des points centraux des collections botaniques du monde ; la société phrénologique ( phrenological society ); elle publie les mémoires les plus intéressans sur la cranologie, et ses membres se livrent
à des recherches immenses pour donner à cette science tous les développemens dont elle est susceptible ; la société de minéralogie ; l'institutroyal dela Grande- Bretagne (royal institution of Great Britain }, fondé en 1709 pour la formation de cours appliqués aux principes philosophi-
ues et raisonnés des sciences ; le célèbre
avy y a professé, et le savant chimiste Brande l’a remplacé ; on admire surtout son magnifique laboratoire , le cabinet de physique et la salle des modèles ; la #0cieté entomologique (entomological society), pour encourager les progrès de l'étude des insectes ; la société zoologique, à laquelle sont annexés une riche ménagerie et de beaux jardins ; ces derniers sont visités annuellement par plus de 30,000 personnes, malgré la rétribution que chacun doit payer pour y être admis ; la société pour l'encouragement des arts, des manufactures et du commerce, qui compte environ 5000 membres, pen lesquels figurent son président, le duc de Sussex, et les personnes les plus distinguées du royaume ; elle possède une belle collection de modèles et d’instrumens de physique, et a beaucoup contribué par la distribution de ses prix annuels à quelques inventions et à plusieurs pcrfectionnemens , la société médico-botanique ; \a société de médecine et de chirurgie; la société médicale de Londres ; la sociétémédicale de Westminster; l'académie royale de musique ;la société philharmonique et l'institut royal harmonique , pour l’'encouragement de la composition musicale; la société des artistes anglais ; la société d'architecture, destinée à donner des encouragemens à l’art de bàtir; la société d'architecture navale, créée dans le but de faciliter le perfectionnement de la construction des navires ; la société des apothicaires (apothecaries company), qui possède un superbe jardin botanique à Chelsea ; la societé pour les découvertes dans l'inlérieur de l'Afrique, à laquelle la géographie doit la connaissance de beaucoup de nouveaux pays découverts par les voyageurs qu’elle a envoyés dans ces régions inhospitalières; la société dite de Palestine , instituée pour encourager les progrès de la géographie et de l’histoire naturelle de la Syrie et de la Palestine ; la société Biblique, à laquelle on doit la
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traduction de la Bible en 140 langues différentes ; la société d'horticulture (horticultural society ) fondée en 1805 pour encourager le perfectionnement de a culture des plantes les plus utiles ; elle a formé un beau jardin à Turnham- Green pour les essais agricoles , et étendu sa correspondance sur toutes les parties spin reculées du globe ; elle a déjà introt en Angleterre beaucoup de végétaux exotiques , et dès l’année 1819, elle comptait 851 membres ; l’énstitut de Londres (London institution), fondé par 1000 membres en 1819 ; il possède une bibliothèque qui s’accroh rapidement, et dans son beau local ont lieu les cours scientifiques dont nous avons déjà parlé ; la société géologique (geological society), dontles mémoires ont beaucoup contribué aux progrès de cette science; elle compte plus de 500 membres, et possède une petite bibliothèque bien choisie et une superbe collection de minéraux disposés d’après les différens pays auxquels ils appartiennent et riche surtout en morceaux de l’Inde et de l'Himalaya ; la société royale d'astronomie, qui a exercé une si heureuse influence sur les progrès de cette science par les grands travaux qu’elle a fait entreprendre ; la société royale de littérature; la société royale asiatique, fondée en 1823, et qui compte parmi ses nombreux membres les savans les plus distingués du monde civilisé; elle possède une bibliothèque ehoisie et a fait des publications très importantes pour la géographie de l’Asie et pour la philologie ; l'institut mécanique (mechanic’s instilution ) : nous avons déjà mentionné la grande école d’artistes qui lui appartient; la société de statistique; la société de géographie, formée en 1830, et qui compile les noms anglais et étrangers les plus illustres dans les fastes de la science dont elle a entrepris de faire reculer les bornes; la société pour la propagation des connaissances utiles (society for the diffusion of useful knowledge), présidée par le célèbre lord M. Brougham ; elle a presque atteint le but de son institution en publiant chaque année le Companion to the Almanac et autres ouyrages utiles qu’on vend à très bas prix; la société pour la propagation des connaissances uliles, dans le Pays
de Galles; elle doit publier tous les
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mois des brochures à bon marché , écrites en gallois, et contenant des abrégés de l'histoire d'Angleterre, du Pays de Gale les , etc. ; des essais sur l’agriculture , detraités élémentaires d’arithmétique, d'hintoire naturelle, etc. ; l'Æfhenœum , rêunion des hommes les plus distingués appartenant aux por corps savans du Royaume - Uni; il compte plus de inille membres, possède une riche bibliothèque, une collection remarquable des es cp journaux publiés dans les diférentes parties du monde; ses réunions ont lieu dons le magnifique local qui lui appartient; les princes du sang, le corps diplomatique et les étrangers les plus distingués y assistent souvent ; on y apprend les découvertes les plus récentes faites dans toutes les branches des connaissances humaines, On doit ajouter que plusieurs de ces sociétés publient des mémoires plus ou moins intéressans et des journaux , et ue presque toutes possèdent une bibliothèque plus ou moins riche , mais presque touldèrs bien choisie, Nous ne pouvons enfin nous dispenser de citer dans cette nomenclature une autre société qui, quoique étrangère aux sciences , aux lettres et aux beaux-arts, est cependant d’une trop grande utilité pour ne pas mériter qu’on fasse une exception à son égard; nous voulons parler de la Zonon association for the promotion of cooperative knowledge, qui a pour but de répandre et de faire goûter le système des sociétés eoopéralives industrielles dans le Royaume-Uni. Déjà, grâces à ses utiles conseils et à sa sagedirection , des milliers d'ouvriers sortent de la misère abjecte où ils étaient plongés pour entrer dans une nouvelle vie qui leur procure de l’aisance. À Parmi les établissemens littéraires d'un autre genre, qui sont aussi très nombreux et non moins importans à Londres, nous citerons au moins les sulvans : le musée britannique, qui est le plus riche dépôt d'objets littéraires et scientifiques du Royaume-Uni et un des principaux de l’Europe; on y remarque surtout de riches collections d’histotre naturelle bien disposées dans de nouvelles salles bâties tout exprès ; le prétendu fossile humaïn , trouvé dans les parages de la Guadeloupe, la collection de minéraux de Cracherode et celle de Greville, regardée comme la plus belle
pren ren gue St-A jeur de v et ld l'acl la © d’un et d’ de l la bi men qui che plus r'igi dans 6,00 inter puis suit celle lecti réun lière Bir c'es!
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qu'un particulier ait encore rassemblée en forment pans le médailer et la gu= lerie de tableaux se distinguent par leur richesse ; on en doit dire autant des collec tions d'antiquités grecques, romaines et égyptiennes rangées parmi les premières de leur genre en Europe; on y remarque la célèbre tuseription bilinque de Roselte, le sarcophage dit de St-Alhanase, la tête culossale dite du Jeune Memnon ; la précieuse collection de vases grecs de William Hamilton , et les fameux marbr'es d'Elgin , dont l'achat a coûté au gouvernement876,000 (.; la collection ethnographique , formée d’un grand nombre d'armes, d’ornemens et d’ustensiles en usage chez les indigènes de l'Océanie et d’autres parties du monde ; la bibliothèque qui s’est extraordinairement accrue dans ces dernières années et qui doit être regardée comme la plus riche de l’Archipel Britannique et une des plus grandes de l'Europe ; on y voit l’original de la Magna Charta daté de 1216 et une collection de gazettes, unique dans son genre, composée de plus de 6,000 volumes, et offrant une série non interrompue de ces écrits périodiques depuis 1603 jusqu’à nos jours. Viennent en-
suite les collections scientifiques et celles des beaux-arts, etc. É enfin la col-
lection des manuscrits, formée par la réunion des précieuses collections particulières de Lansdowne, de Sloane , de Birch, de Harley, de Cotton, etc.; c’est une des plus riches qui existent.
Nous ajouterons comme une preuve incontestable des progrès des lumières dans toutes les classes de la nation et de l’importance des collections réunies dans ce monument magnifique élevé aux sciences, à la littérature et aux beaux-arts, que les seules personnes admises dans les salles de lecture pour y travailler s’élevèrent en 1910 à 1950, en 1815 à 4300, en 1820 à 8880, en 1825 à 22,800 , en 1830 à 31,200, el en 1831 à 38,200; que le nombre des artistes et desélèves admis dans les galeries de peinture et de sculpture pour y étudier fut de 4398 en 1831, et que celui des personnes qui ont visité le musée seulement pour satisfaire leur curiosité s’éleva à 71,336 en 1820 et à 09,712 en 1831; les Zaboratoires, les jardins botaniques, les bibliothèques, etce., que nous avons déjà indiqués en parlant des principaux établissemens d'instruction publique et des
ai principales sociétés savantes, Parmi les dernières on doit citer surtout, après la
rande bibliothèque royale au musée
hours 29 les bibliothèques du collège des mé ectne college of physicians ), du collège des chirurgiens (college of surgeons), du collège de Sion , de l’érchevéque de ap om à à Lambeth, de la compagnie des Indes-Orientales, riche suriout en manuscrits précieux dans les principales langues de l’Asie. On doit aussi mentionner la superbe ménagerie et le riche rnusée de la société z0ologique ; les superbes aralioné anatomiques en oire et les objets précieux d'histoire naturelle appartenant au cot/lège royal des chirurgiens ; le musée phellop'astique, où l’on voit le modèle en liège des édifices anciens les plus célèbres; la galerie nationale , et celle de l’énstitut britannique et de la soeiclé des artistes anglais , ainsi que le musée naval et terrestre, créé par une association composée des: princiaux officiers de terre et de mer, parmi esquels se trouvent sir Sydney Siaith, Howard, Douglas, etc, Notre cadre ne nous permet pas de nommer les magoing collections scientifiques et de eaux-arts qui appartiennent à des particuliers ; nous ferons seulement observer,en passant, que la collection minéralogique de M. Greville est peutêtre la plus précieuse qui existe ; que la bibliothèque de lord Spencer et les galeries de tableaux du marquis de Slaffordet de lord 'Grosvenor , figurent parmi les plus remarquables de l’Europe; que la bibliothèque et l’herbier de feu M, Banks étaient comptés parmi les plus prNranes collections de leur genre ; que ’herbier formé par un simple particulier, par M. Lambert, avec la maguificence d’un souverain , en mettant à contribution ou en achetant les principaux herbiers connus, comple aujourd’hui plus de 86,000 espèces , et affre na: :’nséquent une des plus grandes et des j;;: us magnifiques collections botaniques que la main de l’homme ait encore réunies sur tout le globe. On doit ajouter que dans les.
palais des plus grands seigneurs à
.ondres, et dans leurs magnifiques chàteaux situés dans les différens comtés du Royaume-Uni, mais surtout dans ceux de l’Angleterre, se trouvent maintenant réunis les plus grands trésors
eut-être que la peinture , la gravure, a sculpture et la typographie aient encore produits.
Près de 900 librairies, parmi lesquelles ou compte celles de Murray, le riche éditeur des ouvrages de lord Byron, de Jones et Comp., remarquable surtout par son vaste et magnifique magasin dit Tesaple of muses , et de Longman et Comp., qui vend annuellement plusieurs millions
e volumes ct paie environ un million de francs pour les seules annonces ; 300 mnagasins de musique, parmi lesquels se distinguent les vastes ateliers de Broadwood et de Clementi ; 180 imprimeries avec plus de 1000 presses dont un grand nombre, dites presses mécaniques, sont mues par la vapeur, et représentent chacune environ 8 presses ordinaires ; la publication d'environ 100 écrits périodiques et de 1600 ouvrages de toute espèce, communique un mouvement immense au commerce de librairie de cette ville, qui n’a de rivale que la capitale de la France.
Pour la richesse, l’élendue et l’activité du commerce terrestre et maritime, Londres n’a et n’a jamais eu de rivale dans le monde. 11 y a vraiment de quoi s’étonner lorsqu'on veut en mesurer l’importance en comparant celte ville non-seulement aux plus grandes places commerçantes du globe, mais même à la totalité des états qui se distinguent le plus par leur activité commerciale. Les faits suivans que nous empruntons à notre tableau publié sous le titre Te world compared with the Brilish Empire, prouveront qu'il »’'y a pas d’exagération dans ce que nous venons de dire.
Au 31 décembre 1825 Londres possédait 4921 navires jaugeant 876,400 tonneaux ; l’année suivante les 14,497 navires, qui formaient toute la marine marchande de la France, ne jaugeaient que 689,448 tonneaux; par conséquent le seul port de Londres dépassait de presque un quart toute la marine marchande de la troisième rer commerçante du monde! Dans a même année, New-York, qui est la première place commerçante de l’Amérique, ne possédait que 304,500 tonneaux; Newcastle, qui est le second port de Archipel Britannique et le troisième du globe pour le nombre des vaisseaux qu’il possède, ne comptait que 193,100 tonneaux ; les ports de Liverpoolet de Sunderland, en avaient 137.200 et 94,500,
tandis que Baltimore, qui dans les Etats- Unis vient immédiatement après New- York, n’en avait que 92,000, el que Bordeaux, qui, sous ce rapport, est la première ville de France, n’en comptait que 78,000. À la même époque 5732 hâtimens du port de 1,061,000 tonneaux arrivèrent à Londres chargés des produits de tous les pays du monde ; lecommerce étranger, ou la grande navigation, n’employa en France que 8704 bâtimens et 942,000 tonneaux ; ce même commerce n’employa que 1,048,000 tonneaux dans les E/ats- Unis, 572,000 dans la monarchie prussienne, 659,000 dans le royaume des Pays-Bas ei 310,000 dans tout l'empire Russe ; et tandis que le cabotage ou la petite navigation de la ville de Londres compta 19,500 navires du portde 2,360,000 tonneaux entrés dans la Tamise , tout le cabotage de la France ne s’éleva qu’à 2,223,000 tonneaux répartis sur 76,537 navires. On ne peut quitter ce sujet sans dire un mot sur l’immense développement qu'a pris la navigation à vapeur dans la Grande-Bretagne et surtout à Londres, quoique cette branche d’industrie n’y ait commencé qu’en 1814. En 1829 l’Angleterre et l’Ecosse ne comptaient pas moins de 331 bâtimens à vapeur jaugeant 30,566 tonneaux, et employant 2870 hommes.
De ce nombre environ 170 naviguent en tous sens sur la Tamise entre Londres , Gravesend , Margate, Ramsgate, Newcastle, Leith, Calais, Boulogne, Ostende, Hambourg et St-Pétersbourg. En disant que dans tout le reste de PEurope, à la même époque, on n’en comptait qu’environ 60, et que dans tous les Etats-Unis, où ce genre de navigation a commencé, il n’y en avait que 320 montés par environ 2100 hommes, on aura le moyen d’assigner à la capitale de l'Angleterre le rang éminent qui lui est dû même sous ce rapport.
Passant À comparer la valeur des exportations de Londres avec celle des exportations des principales places de commerce, et les principaux états de l’Europe, nous trouvons qu’en 1815 les exportations de la capitale du Royaume-Uni s’élevèrent à la somme énorme de 22,183,960 livres sterling, et celles de Liverpool , qui de nos jours est devenue la seconde place du monde sous ce rapport, à 17,657,439 ; les exportations du #avre, qui, pour la valeur des marchandises, est le premier
Etats- New- Borpreit que imens èrent > tous nger, ya en 2,000 ploya lats- 'use des pire ou la ndres 0,000 ut le | qu'à 6,537 t sans ement ins la idres, ’y ait nglemoins 0,566 nmes.
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port de France , ne s’élevèrent en 1824 qu'à 2,720,000 livres sterling; celles de Trieste en 1826, à 3,024,760 ; de St-Pélersbourg , dans la même année, à 3,398,080 ; de Lisbonne, en 1819, à 2,804,620 ; de New-York , en 1824, à 4,660,680 ; de La Havane , en 1826 , à 2,012,080. La France, pendant les trois années de 1826, 1826, et 1827, n’exporta année moyenne, que pour la valeur de 54,402,720 livres sterling ; l’empire d'Autriche, en 1826, pour 8,240,000 ; le Portugal en 1819, pour 4,861,951; la monarchie prussienne , année moyenne des deux années 1822 et 1823, pour 12,751,360; les Etats-Unis, en 1826, pour 18,507,840 ; dans la mème année, l’Espagne, pour 1,469,113, et l'empire Russe , pour 8,683,800. Par consèquent les exportations maritimes de Londres ont été inférieures d’un tiers seulement à celles de toute la France , ont presque égalé celles des Etats-Unis , et ont dépassé de beaucoup non-seulement les exportations des places les plus commerçantes du globe, mais même la totalité de celles de tous les autres états ! L’esprit se perd eh ON pense que des calculs approximatifs faisaient monter la valeur totale des marchandises de tout genre importées et exportées dans cette ville immense par terre, par mer, et sur les bateaux, à la somme énorme de 120 millions sterling. En admettant l’exactitude de cette évaluation, quise rapporte à l’année 1810, quoique des auteurs nationaux et quelques géographes la répètent comme si elle se rélérait à l’époque actuelle, l’étonnement sera encore plus grand, en pensant à l’augmenation que doit subir cette somme pour être exacte en 1837; car depuis lors la population, Pindustrie et le commerce de Londres ont pris un développement immense.
Centre du commerce intérieur et extérieur du pays le plus commerçant du monde, et environnée d’une foule de villes florissantes, on ne doit pas s'étonner de voir la capitale de l’Angleterre devenir de nos jours la ville la plus peuplée nonseulement de l’Europe, mais de tout le globe. Dès l’année 1821 sa population avait atteint 1,275,000 âmes; nos recherches nous l’ont fait porter à 1,350,009 pour la fin de 1826, et nous croyons qu’on ne se tromperait pas beaucoup si l’on portait
sa population actuelle à 1,400,000. C’est ce que nous disions en 1830 dans la première édition de cet ouvrage. Le recensement dont les résultats ont été publiés en 1831, la porte à 1,474,069 ; eten y comprenant certaines communes le Diamond-Gazetteer publié à Glasgow en 1832, l’estime à 1,624,034. En adoptant même la première évaluation c’està-dire 1,474,069, et en rejetant les exagérations ridicules des auteurs orientaux et les estimations erronées des voyageurs et des géographes sans critique qui les répètent, nous trouvons que }4 population de Londres dépasse considérablement celle de Pékin, qu'avec M. Klaproth, nous ne portons au plus qu’à 1,300,000 âmes; celle de Jeddo, que nous croyons pouvoir estimer à autant ; celle de Paris, qui s'élevait au 1‘° janvier 1837, d’après le recensement officiel, à 909,126; et celles de Constantinople et de Hangtcheou qui paraissent flotter entre 600,000 et 700,000 âmes. Si l’on voulait pousser plus loin ces comparaisons, on trouverait que la population de Londres dépasse considérablement la population réunie de Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux et Rouen, qui sont les plus grandes cités de la France, et celle de Naples, Palerme, Rome, Milan, Turin, Venise, Florence, Gênes, Bologne et Livourne, qui sont les dix plus grandes villes de lItalie; qu’elle est presque double du nombre d’habitans assignéaux quatre villes les plus populeuses de l’Allemagne, Vienne, Berlin, Hambourg, et Prague, et des trois grandes capitales de l’Europe-Orientale, Constantinople d’un côté, et St-Petersbourg et Moscou de l’autre ; qu’elle dépasse enfin d’un septième la population réunie de toutes les grandes villes de l'Europe septentrionale au-delà du 66° parallèle, c’est-à-dire la population réunie de St-Pétersbourg, Moscou, Copenhague, Stockholm, Glasgow et Edimbourg. Mais ce ne sont pas seulement les plus grandes villes du monde auxquelles la capitale de l’Angleterre est supérieure sous le rapport de la population ; le plus grand nombre des Etats de l’'Europe comptent moins d’habitans que cette ville immense. Un simple coup-d’œil sur le tableau statistique qui termine la description de l’Europe fera voir tousles états qui comptent moins d’habitans que Londres. Nous nous bornerons ici à rappeler
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ue la population de cette métropole
gale celle du royaume de Saxe, est de peu inférieure à celles des royaumes de
Wurlemberg et de Hanovre , dépasse considérablement le nombre d’habitans des grands-duchés de Toscane et de Bade,du royaume de Norwège, et que les populations réunies du grand-duché de Hesse-Durmstadt , de la Hesse- Electoraleet du landgraviat de Hesse, d’un côté, et de l’autre la somme des habitans des grands-duchés de Meckdembourg-Schwerin, de Mecklembourg-Strelitz , de Holstein - Oldenbourg, et des duchés de Nassau et de Brunswick sont encore bien inférieures à la population de Londres.
Cepen:ant un jeune voyageur français qui a visité avec attention et avec impartialité cette métropole , et dont les conseils nous ont beaucoup aidé dans sa description, croit devoir ajouter à cette esquisse les modifications suivantes. «Mais quelque imposant, dit-il, quelque magique que soit ce tableau, quelque surprenantes que soient les conquêtes de l’industrie anglaise, la puissance de ses mille voiles, la richesse de ses produits, l’immensité de son commerce, si les profits qui en résultent sont si mal répartis que la généralité de la population ne reçoive qu’une portion insuflisante de ce que produit son travail; si elle est condamnée à des efforts continuels qui n’aboutissent qu’à une pauvreté sans remède, et si elle ne soutient sa misérable existence que par les secours de charité que détermine la crainte qu’elle inspire, il y a dans un pareil état de choses plus de sujets de regrets que d’orgueil , de désespoir que d’exaltation. En effet, au milieu de la capitale même, la plaie du paupérisme se montre escortée de tout ce qu’elle a de plus hideux et de plus repoussant. À côté de ces immenses rues où s'étale toute la pompe du luxe, on est péniblement surpris de voir ces petits passages, ces sombres allées, ces étroites ruelles où la lumière du jour ne plonge jamais, et dont les misérables hôtes sont aussi remarquables par leur indigence que par la bassesse de leurs habitudes. On ne peut rien imaginer de plus hideux que ces familles de pariahs, hommes, femmes, enfans entassés dans le même taudis, reposant ensemble sur un pavé de briques mal jointes ; forcés de mendier pour vivre, et de voler pour suppléer aux lacu-
nes de l’aumône. Mais il faut pénétrer dans le quartier de S£- Giles, dans les environs de apping, de Smithfield, du Barbican , etc. , etc. , où se tiennent les clubs des résurrecteurs, des mendians , des escrocs et des voleurs ; il faut y voir grouiller cette population de boxeurs, de matelots, de recéleurs, de filous et d’embaucheurs, et l’on aura un panorama vivant de tout ce que Londres contient de taré, d’infâme, de crapuleux ! En 1830, on a évalué que plus de 4000 individus exerçaient dans Londres le métier de voleur, d’escroc, de filous ou de résurrecteurs; que 6800 adultes, et 7400 enfans vivaient d’aumônes recueillies sur la voie publique ; et dans ce nombre ne se trouvaient pas comprises les fainilles qui recevaient des secours de leur paroisse; la société d'asile a constaté que, pendant l’hiver de 1829 à 1830, elle a recu tous les soirs dans les salles plus de 8000 individus hors d'état de se procurer un gîte ! Aussi ce n’est que lorsque la nuit tombe, et que le crépuscule voile en partie ces taches hideuses, que Londres offre un spectacle vraiment magique.
Une longue chaïne de feux suspendus éclaire ses rues larges et populeuses ; ici des magasins éclatans de lumière étalent leur magnificence ; ailleurs le reflet pourpré, violetet bleu des boutiques des pharmaciens se projette au loin sur lesiürailles et le pavé; et dans les airs, de distante en distance, s’élèvent comme des phares les cadransilluminés des églises. Ces mille voitures qui sillonnent les rues, cette foule variée, active, convoquée de toutes les parties du globe , qui se presse sur les trottoirs ; le bourdonnement qui s’en échappe, le bruit des roues ; les cris des marchands , la voix timbrée des chanteurs de ballades ; le son de leurs instrumens ; ce mouvement onduleux , ce brouhaha, cette clarté oscillante, concourent à mettre en extase les sens de l’étranger qui se croirait transporté dans un palais de féerie , si la main furtive de quelque adroit filou ne lui faisait apercevoir qu'il est réellement à Londres. » |
Ce grand mouvement ne se borne pas seulement à la ville de Londres, mais il s'étend à tout ce qui l’environne. On ne saurait en déterminer exactement les limites, puisqu'elles n’ont aucune marque extérieure, il n'existe que les divisions municipales ; aussi pourrait-on marcher pendant plusieurs heures sans s’apercevoir qu'on en est
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ndus ; ici alent ourpharrailauce nares | ille cette putes rles s’en s des eurs s;ce cette e en birait si la e lui ent à
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sorti. Les villages qui autrefois se trouvaient à 4 ou 5 milles de Londres sont changés en villes considérables, réunies à la capitale par une suite non interrompue de maisons élégantes, de belles places, de rues larges, propres et régulières, de plusieurs milles de long; nous mentionnerons les ci-devant villages de Hammersmith, Highgate, Kentishlown, Deptford, Camberwell, etc. Le vaste espace qui, il a quelques années, formait les campagnes nommées Marylebone fields et Tothill fields, est déjà couvert de places, de rues et d’édifices d’une architecture moderne, Plusloin on trouve des villages élégans, bien différens des amas de chaumières et de maisons mesquines qui forment presque partout ce qu'on appelle des vitlages sur le Continent Européen. La plupart des villages aux environs de Londres, comme ceux qui sont autour des autres grandes villes de l'Angleterre, sont formés au contraire de maisons agréables, d'une architecture moderne et riante, ornées de terrasses et accompagnées de jardins. Leurs rues pavées sont toujours propres et bien entretenues. Beaucoup de leurs maisons sonthabitées par des familles dela classemoyenne, qui, retirées du commerce et des affaires, viveut en paix loin du tumulte des villes. Elles sont aussi la demeure de quantité de négocians qui sont encore dans les affaires, qui se rendent tous les matins à la ville avec ieurs gigs ou sur les diligences et les omnibus élégans, qui parten et arrivent à toute heure de l’église de St-Paul, de la Banque, de la Maison des Indes-Orientales , de Piccadilly, ete. Voici les villes et les lieux les plus remarquables situés dans les environs immédiats de Londres et dans un rayon de 36 milles, CueLsEA, que le grand accroissement de Londres a déjà réuni aux maisons de cette ville, dont ilétait encore séparé il y a quelques années ; on y voit le grand: établissement pour les érvadides de l’armée de terre, où 400 militaires sont logés et dont relèvent 10,000 autres répandus dans les campagnes; le bel édifice du Royal Military Asylum,où sont élevés aux frais de l’état 1200 enfans de soldats, et le beau Jardin botanique de la société pharmaceutique de Londres, où l'on cultive plus de 6000 plantes officinales, dont plusieurs ne se trouvent dans aucun autre jardin, KENSINGTON, qu’on peut regarder aussi comme une partie de Londres; on y remarque un palais royal, dont on loue la magnificence des appartemens, la belle forèt et les beaux jardins qui en dépendent. C’est une des promenades les plus à la mode pendant l'été; les fashionables el la haute nc » se réunissent habituellement à l'ombre de ces allées romantiques. Le duc de Sussex, frère du roi, la duchesse de Kent et sa fille, la princesse Victoria, hérilière présomptive de la couronne d'Angleterre, y demeurent. Le duc de Sussex y a formé une des plus riches bibliothèques du Royaume-Uni, et M. James South y a fait construire en 1827 un observaloire sur la colline de Campden-Hill; c’est peut-être le plus splendide de tous ceux qui existent, par le nombre et la qualité des instrumens qui y sont renfermés. C'est là que se trouvent la belle lunette méridienne de Trougthon, de 7 pieds ; le west
bury circle, célèbre par les premières observations de M, Pond; et l’équaturial de Troughton, de 5 pieds de distance focale; enfin c'est là que doit être établi le gigantesque équatorial construit par Troughton et, Simms, ainsi que la grande lunette achromatique de Cauchoix, de 18 pieds de distance focale. M, South a fait bâtir exprès par M. Brunel fils, pour l’usage de cet instrument , une tour de 30 pieds de diamètre murie d'une coupole mobile en bois de cèdre; malgré son énorme poids de 33,000 livres, un effort équivalant à 16 livres suffit pour la mettre en mouvement; la seule construction de cette tour a coûté 100,000 francs.
Kew, petit village, remarquable par son observatoire et par son magnifique jardin botanique royal, un des plus riches du monde. Non loin de Kew , à TunnaAu-GREEN, est silué le jardin de la société d’'horticulture , dont nous avons parlé dans la description de Londres. Toutes les parties de l’art du jardinier, à l'exception de celles dont l’ernement est le seul but, sont ici l’objet de recherches éclairées par tout ce queles sciences physiques et l’histoire naturelle ont acquis jusqu'à ce jour. Une étendue de 33 acres, entourée d’un mur peu élevé, est consacrée aux expériences; une quarantaine d'ouvriers y trouvent une occupation continuelle sousla direction de M. Munro, jardinier très habile. C'eet dans ce jardin que M. Sabine, secrétaire de la société , a réuni la plus belle collection de roses qui existe en ce moment.
Hacexey, village immense où se trouvent les célèbres pépinières de M. Conrad Loddiges , les plus vastes et les plus belles du Royaume- Uni. Un observateur impartial , qui est en même temps un juge compétent, le professeur Schultess, trouve que les serres de ce magnifique établissement sont supérieures, pour l'étendue, la magnificence ét l’ingénieuse construction, à celles de tous les jardins botaniques connus. La chaleur y est distribuée par le moyen de la vapeur. Dans la serre principale, qui offre un dôme parabolique, dont la solidité réelle contraste singulièrement avec son apparence d’une légèreté presque aéricnne, M. Loddiges a rassemblé toutes les plantes les plus remarquables des contrées les plus chaudes du globe; il est parvenu à y imiter parfaitement une pluie fine et bienfaisante qui tombe du haut des vitrages et arrose beaucoup mieux qu’on ne le fait par les procédés ordinaires. Outre la serre immense qui renferme ces merveilles, il y en a une vingtaine d’autres, dont l’une à 150 pieds de long. De spacieuses orangeries complètent les moyens de conserver les plantes qui ont besoin d’abri. Pour donner une idée de la richesse et de l'importance de ce magnifique établissement, nous ajouterons que la seule acquisition d’un échantillon de chaque plante, comprise dans le catalogue publié par M. Loddiges, exigerait la somme énorme d’environ 5 millions de francsi Aussi le commerce fait par les pépiniéristes de Londres est-il d’une étendue immense; plusieurs entretiennent des voyageurs chargés de rassembler des plantes et des graines de tous les pays, et la géographie profite souvent des corrses de
ces intrépides spéculateurs en horticulture.
Hawproncouar, palais royal, avec de beaux jardins et des appartemens superbes. BRENTFORD, petite ville, remarquable par le canal Grand- Jonction qui y commence, et par ses nombreuses maisons de campagne et d'éducation. HammersMiTH, par son beau port suspendu et par sa maison d’éducation pour les demoiselles catholiques (nunnery). IsLEworTu, par le voisinage de Sion house, un des plus magaifiques châteaux de l’Angieterre, appartenant au duc de Northumberland. Ricumoxo, petite ville, sur la Tamise, près d’une vaste et antique forêt, et entourée de jolies maisons de campagne ; sa posilion est si pittoresque qu’on la nomme le Montpellier de l’ Angleterre. HAnROW-ON-TUE-WILL, remarquable par son collège célèbre où fut élevé lord Byron, et parce qu'i! est situé sur la plus grande hauteur du comté de Miäilesex , d’où l’on jouit d'une vue magnifique.
Wixnsor, sur la Tamise, dans le comté de Berks, jolie petite viile ; c’est la résidence ordinaire des rois d'Angleterre, qui cnt beaucoup agrandi et embelli feur magnitique palais; on y admire surtout la richesse dcs appartemens, la chapelle, la grarüe terrasse, les deux parcs, les jardins ei les parties qui ont été ajoutées au bàtiment principal; ces dernières ne sont pas encore achcvées et leur construction a coûté des sommes énormes ; on doit mentionner aussi la belle ferme expérimentale établie par George IL pour !es progrès de l'agriculture. Dans les jardins on a élevé sur une masse énorme de pir:es, représentant un rocher, la statue colossale de George 111; elle nous parait être la plus grande qu'il y ait en Angleterre ; la tèle de ce beau travail de M. Westmacott ressemble tellement à ce monarque qu'on peut la regarder comme un portrait. Eros, situé de l’autre côté de la Tamise etvis-à-vis de Windsor, remarquable par son collège, le plus considérable de l’Angleterre , fondé en 1441, et dans lequel furent élevés plusieurs grands hommes des temps passés et de l’époque actuelle. Non loin se trouve Slough, hameau du comté de Buckingham, que nous nommons pour faire connaitre l'emplacement de l'observaloire du célèbre Herschel; cet astronome y inventa et y établit le ;lus grand télescope que l'on ait exécuté; c'est à l'aide de ce magnifique instrument de 40 pieds de iong, 4 et 1/2 de diamètre, et du poids de 2118 livres, qu’il enrichit l'astronomie des plus importantes découvertes que cette science ait faites dans les derniers temps. Sir John Herschel, qui marche r les traces de son illustre père, a continué à enrichir les sciences par ses nombreuses revues du ciel, faites avec un télescope de 20 pieds de dislance :.: ‘1e, et à l’aide duquelil a observé près de 2000 “iuiies multiples, dont un grand nombre n'étaient pas encore reconnues et dont il a déterminé les positions respectives.
Croynow, petite ville du comté de Surrey, remarquable surtout par son chemin en fer et par le voisinage d'4ddiscombe, où se trouve l’école militaire ; la compagnie &@es Indes y fait instruire 120 élèves pour en former des officiers
d'artillerie et du génie. Epson, très petite ville, renommée dans toute l'Angleterre par ses courses de chevaux. FAnNHAM, autre petite ville, remarquable par son école militaire et par son grand marché de houblons, estimés les meilleurs de tout le royaume; Sanpuursr, par la nouvelle école militaire qu'on y a établie pour 280 élèves. Dertronp , gros bourg remarquable par ses anciens chantiers de la miarine royale, dans lesquels Pierre-le-Grand se plut à travailler ; par ses immenses magasins , et par le grand nombre de bâtimens qu'on y construit pour le commrrce.
Une suite de maisons et le nouveau chemin de fer, le rattachent à GReeNwicn, non moins remarquable par son magnifique Lôpital, où 2400 marins invalides sont logés et entretenus, et 200 de leurs enfans instruits dans les mathématiques, la nautique et la gymnastique, et dont relèvent 30,000 autres invalides distribués dans les campagnes, ainsi que par le bel observaloire royal, d'où les astronomes et les géographes anglais comptent leur premier méridien, et d'où l'on jouit de la vue de Londres et d’une grande partie du cours de la Tamise. C'est dans cet établissement , muni de superbes instrumens, que l'on suit la marche des chronomètres, dont les auteurs aspirent au prix annuel décerné par les lords de l’amirauté aux meilleurs constructeurs d'instrumens d'optique et de navigation. Où n’apnrendra pas sans surprise que les instrumens confectionnés par MM. Cotterell, Frodsham et Webster, qui ont obtenu le prix en 4831, ont à peine varié d’une seconde dans une année! WooLwicu,remarquable par son célèbre parc d'artillerie et par son vaste et magnifique arsenal qui étonne par l’immensité des provisions de toute espèce qui s’y trouvent rassemblées ; par les nombreuses machines employées dans les différentes constructions; 2500 à 3000 personnes y sont constamment employées en temps de paix; ce nombre est double pendant la guerre. On y voit aussi le grand laboratoire des artificiers, et particulièrement des fusées à la Congrève; tout près se trouvent la nouvelle école du génie, où six professeurs instruisent 300 cadets dans toutes les parties nécessaires aux ingénieurs; la magnifique caserne de l'artillerie , et une vaste pièce d'eau pour exercer les militaires de la marine aux évolutions des bombardes et des chaloupes canonnières.
GRAYESEND, petite ville du comté de Kent, à la droite de la Tamise; on y examine les papiers de tous les vaisseaux qui vont à Londres, ce qui lui donnc un grand mouvement commercial; visà-vis se trouve l’importante forteresse de Ti/bury, qui protège Londres du côté de la mer.
RocuesTER, ville épiscopale dont il faut mentionner la magnifique cathédrale , le beau pont en pierre et le canal ouvert en 1824, dont le tunnel ou passage souterrain est le plus grand que possède l'Angleterre. Chatuau, qu'une série de maisons réunit à Rochester, est importante par son immense arsenal , ses beaux chantiers et ses formidables fortifications. SHEERNESS, sur l'ile Sheppey , par ses fortifications qui protègent l’entrée de la Tamise et de la Medway, et par ses chantiers de la marine royale, MainsToNE , re-
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inarquable par sa position romantique , par quelques beaux édifices, et surtout par su vaste pré son dont la construction a coûté plus de 6,000,000 de francs.
RicxmansworTu, très petite ville du comté de Hertford, remarquable par son industrie et par le voisinage du magnifique château de feu lord Anson. SAINT-ALBANS, par seu antiquité et par sa célébre abbaye assez bien conservée. HERrT- FoRD , très pelite ville du comté de ce nom dont elle est le chef-lieu, remarquable surtout par son école d'arts et métiers, où l'on élève 400 garcons et 60 filles, et par le voisinage du collège d'Haileybury; douze professeurs y dirigent l'éducation d'une scéntaine d'élèves qui se destinent aux emplois civils de la compagnie des Indes- Orientales; c'est un des plus beaux établissemens en ce genre qui existent. Luron, petite ville du comté de Bedford, à laquelle le voisinage de Luton hoe park ,un des plus beaux chàteaux de l'Angleterre, appartenant au marquis deBute, donne une certaine importance. A quelques milles plus loin, et hors du cercle que nous avons décrit autour de Londres, se trouve #'oburn, encore plus petite, mais non moins remarquable par le voisinage de Woburn A bbey, magnifique château du duc de Bedford ; le parc est un des plus beaux et des plus grands de lAugleterre; les superbes établissemens agricoles de ce château, et la fête champêtre qu’on y solennise tous les ans au mois de juin, accompagnée de la distribution des prix aux meilleurs agronomes, méritent une mention particulière. CHELsrôrp , dans le comté d’Essex, petite ville d'une belle apparence. Manon, importante par sa marine marchande qui compte au-delà de 8000 tonneaux.
Douveess, dans le comté de Kent, ville de médiocre étendue , très ancienne et très importante par ses fortifications, beaucoup augmentées dans ces derniers temps, surtout la ecfadelle, située sur un roc escarpé, dont une partie paraît être de construction romaine ; son pelit port sur la Manche est le passage le plus ordinaire de France en Angleterre et vice versa ; de beaux bassins suppiéent à sa pelitesse et plusieurs bateaux à vapeur sont constamment employés pour le transport des nombreux passagers.
Dans un rayon de 15 milles GA trouve : CANTERnury, importante par les nombreuy "estiges d’antiquités romaines qu'on y a découverts; par son siège archiépiscopal, dont le prélat a les titres de primal d’ Angleterre et de premier pair du royaume , el par sa magnifique cathédrale, une des plus vastes de l'Europe. MARGATE , une des plus jolies vilies de l'Angleterre, qui doit son état florissant à ses beaux et nombreux élablissemens de bains de mer, fréquentés annuellement par 30 à 40,000 baigneurs. RamsGATE, autre jolie ville dont on admire la magnifique chaussée ; sa canstruction a coûté plus de 5,000,000 de francs; elle
protège le port et les établissemens des basns de
mer. FAvERSHAM, petite ville, importante par sa
nombreuse marine marchande qui compte 6700
tonneaux , et par la grande fabrique de poudre
qui se trouve dans son voisinage et qui appartient au gouvernement. RRADBuRN , village remarquable par l’;f immense qui ombrage son cimetière.
Le savant botaniste M. de Candolle, «considérant de lent accroissement de ce végétal et la grosseur
de son tronc, qui n’a pas moins de 2880 lignes ou
près de 20 pieds de diamètre, estime son âge de
@8 à 30 siècles! Ce vétéran de la végétaiion eu-
ropéenne a donc été contemporain des antiques
monarchies de l'Orient ; il vit la gloire de la Grèce, la splendeur de Carthage, la toute-puissance de
Rome, la naissance du christianisme et les éton-
nantes conquêtes de ses intrépides martyrs et de ses paisibles missionnaires; il assista à la chute terrible de l'empire Romain, à la fondation de toutes les monarchies modernes, aux triomphes des califes, aux trophées de Charlemagne et aux sanglantes victoires de tous les conquérans du moyen âge. Le temple de Salomon, les constructions gigantesques de l'Inde, les monumens de Persepolis , d'Alexandrie et de Pa'myre, ettoutes les merveilles enfantées depuis les temps historiques par tous les peuples policés des deux hémisphères, ont disparu ou n’offrent plus que de tristes ruines; mais cet arbre extraordinaire, toujours debout au milieu des révolutions qui tant de fois ont bouleversé la terre, et des débris de ses plus puissans empires, ombrage encore de ses rameoux séculaires cette enceinte de la mort! on dirait que la nature s’est plue à le conserver ein de vie, pour montrer aux hom..cs combien leurs ouvrages les plus magnifiques sont périssables à côté des œuvres du Créateur.
Hors du rayon de Douvres et sur ‘a mer du Nord on trouve : Harwicn, petite ville du € :mté d'{<-sex, importante par son port qui entretient Les communications fréquentes et régulières avec Hambourg et la Hollande , ainsi que par ses chantiers où l’on construit de £etits bâtimens pour la marine royale. Dans un rayon de 16 milles on trouve : Colchester, ville de médiocre étendue, mais importante par son port et son industrie ; elle possède une société de médecine.
Ipswich, par ses chantiers et par son port; quelques vieux édifices ornés de bas-reliefs et de statues rappellent son ancienne splen::ur.
Norwicn, chef-lieu lieu du comté de Norfolk, grande ville épiscopale, renommée depuis le xn° siècle par la fabrication de ses tissus de laine; un grand nombre de manufactures, de nombreuses écoles, ne bibliothèque publique, un musée, quelques beaux édifices, parmi lesquels se distinguent :4 vaste cathédrale , et surtout les superbes travaux hydrauliques entrepris pour faciliter ses communications avec Yarmouth et Lowestoft ajoutent à son importance. Nous ajouterons que peu de villes attirent plus
que Norwich l'attention des botaïristes ; ctlé le doit aù magnifique mtsée botariiqué dù célèbre J,.-E. Smith, le fondateur de la société Linéenne dé Londres ; il offré une des collections les plus riches et les mieux choïsies qui existent; on y voit plusieurs livres de la bibliothèque du grand Linné, quélqies-uns de ses manuscrits encore inédits ét son hérbiér il qu’il était à Upsal, dans lés mêmes cases et aussi bien tenu ; les insectes, les coquilles et les minéraux qui ornaient le cabinet du naturaliste suédois sont à côté de cetté préciense colléctior, objet de tà vénération et des recherches de tous ceux qui cultivent là botanique.
À quelques milles de Norwich est située Yan- MOUTR , avec un, port qui s’encombre tous les jours, et qui était autrefuis une des stations principales de la marine royale; c'est une des plus jolies villes d’Angleter:e, 1dout le commerce maritime est aussi actif qu'éiernlu, et dont la marine marchande ne corapts: fais moins de 49,000 ton neaux. Cette ville est aussi iv prinripal foncé maritime des produits des manufactures € Noir wich, étprend une part très active aux p 085 1lu hareng et du maquereaa qui rapportent dés sirmes si considérables à l'Angleterre. Lowesrorr, très petite ville, qui ne tardera pas à prendre ne grand accroissement, grâces aux iaportans tra vauxentreprisil y a piusieurs aumées pour lui dotiner un port auquel abc:i'issent deu: importantes lignes de navigation intérieure ; L’est le premier et jusqu’à présent le seul port artificiei que possède le Roysume-Uni; on admire surtout les portes immenses de la grande écluse di côté de la mer; celtes sont en fer; chaque porte pèse près de 80 tonneaux, «fre une surface de 165" jiels carrés anglais etluuca: sur un pivot d’une seule pièce en fer fondu du süûds de plus de 10 tonneaux. Le pont en fer Youdu qui passe par-dessus cette écluse n’est pas moies remarquable : il s'ouvre au milieu pour jaisser uus ouverture de 60 pieds anglais aux vaisseaux; ciäque moitié mobile pèse 125 tonneaux; un seul mme peut l'ouvrir facilement daos l’espace de deux minutes ; une seule mivute suffirsit en, y employant deux hommes,
Hors du rayon de Norwich, et sur le golfe de Wash, ox trouve : Lynn-Kkcrs, petite ville du comté de Norfolk, importante par son port suf le golfe de Wash st par sa marine marchande estimée à 14,000 tonneaux et employée à l'exploitatiôn dés produits de finq comtés avec lesquels ellé communique par des fleuves ou dès canaux favigdbl4s,
Dans un rayon de 22 milles autour de Lynn on trouve : Wel!:. très petite ville, avec un petit port dont les vaisseaux marchands jaugent près de 4000 tonneaux, et remarquabie par le voisinage de Holkham hall, grand établissement agritole appartenant à M. Th. Coke, un des plus riches propriétaires de l'Angleterre; tous les ns au mois de juin on y célèbre une grande fête
champêtre à laquelle accourent les plus riches agronome: et toutes les personnes les plus distinguées àu royaume; elle dure trois jours, pendant lesquels ce riche propriétaire expose les perfectionnermens qu'il a pu fâire pendant l'année, et étale dans son magnifique château un luxe qui rivalise avec celui des cours les plos brillantes. Wisbeach, dans le comté de Cambridge , avec un port et un casal qui la met en commuhication avec Peterborough. Boston, dans le comté de Bincok , importante «r son pôrt sur le golfe de Wash et par sû marine marchande estimée à 7600 tunne:ux, dont la plus grandé partie est employée aux pêches et au commerce avec la Ba'tique ; on doit mentionner sa belie xlére gothique de St- Hotolpk, surmontée d'une our rangée à eôté de: plus élevées de l’éngleterrs,
Huzz, sur la rive gauche de l’Hunber, dans le comté ce York, :rande et beiie ville, un des quatre grands ports commerçans de l’Angleterre, le premier nour la
êche de la baleine êt le cinaniès:e pour
a mariné marchande ; à la lin de 1825 elle jaugeait 70,000 tonneaux. °° 1124 gniiiques rues George-Street et Charlo!'e-Street, \à douane, le theäire, le ane ornée de la statue de Guillaume 111, \“aole de marine, la société de littéraiure el des sciences naturelles, mais surtout ses magnifiques bassins méritent d’être raerntionnés, Ces derniers figurent justement parmi les plus beaax travaux de ce genre qu'offrent l’Angleterre et l'Europe ; l’O/d-Dock (ancien bassin) , fini en 1778, dont on a rebâti lPécluse en 1814, n’a pas moins de dix acres de sur-face ; l’'Xurnber-Dock, achevé en 1809 en a sept, et le Junction- Dock commencé en 1826 et ouvert 6h 1829 en a plus de six: On ne doit pas oublier les vastes ei beaux quais bordés de boutiques, de magasins et de toutes les commodités nécessaires à une place maritime commerçante du premier ordre. Nous avons déjà signalé à l’ariicle canauzx les nombreuses communications hydrauliques qui mettent cette ville en rapport avec Manchester, Liverpool, Bristol, Londres et autres villes du royaume. Nous ajouterons que- Hull est le grand ericpôt du commerce de tout le nor de l'Angleterre et de celni que ce royaume fait avec le nord de l’Europe.
À quelques milles de distance on trouve : GooLr, situé sur l’'Cuse, pèu loin de son embouchure dans l’'Humber, lieu très important par son €:"merce florissant, par son beau bassin, etp:" deux vastes docks environnés de grands :: :
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