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tite ville, que nous ne nommons que parce qu'elle est le chef-lieu de l'important comté de son nom, remarquable par lés superbés cascades que la Ciyde:forme à quelques milles de dislänce ; ‘et par le voisinage de l'étrblissement philantropique.et industriel fondé à: New-Lanerk par. lé"célèbre M. Owen. Ozn-MonxLann, pelit endroit, important par. son canal, par ses mines de houille et par ses poteries. CLYDE-InoN-Wonks étCaznen-Inon-wonxs , autres petits lieux remarquablés par leurs grandes forges. HAMILTON , petite ville, avec un beau château appartenant au duc de Hamilton.
Inwins, ville. de médiocre étendue, ia plus importante et la plus commercanté du comté d'Ayr; elle possède de nombreuses filatures de coton, et 10,000 tonneaux appertiennent à son port. Kir.- MARNoCk , assez jolie ville, de médiocre étendue, qui: s’est beaucoup | agrandie daiis ces derniers temps par ses nombreuses fabriques de drap, de coton ét de soie. Ayn, chef-lieu du comté de ce nom, avec une école de commerce où l'on instruit 300 élèves. Anpnossan, encore très petite, mais remarquable par son port et par son canal, qui, la mettant en communication avec Paisley, contribue tous les jours à son agrandissement.
AÂBERDEEN, Située à l'embouchure de la Dee, chef-lieu du comté de ce nom, ville en général assez mal bâtie, maïs à laquelle rlusieurs belles maisons et quelques beaux
ifices publics donnent un. aspect agréable. C’est la quatrième de PÉcosse pour la population, la troisième pour le commerce et la première pour la marine marchande, puisque les navires qui appartiennent à son port jaugent 42,800 tonneaux. Ses constructions des plus remarsomme sont: la digue, formée de blocs
e granit d’une grandeur extraordinaire; lenouveau palais de justice (new county room), l’hépifal des fous, le nouvel édifice du collège de médecine (surgeons and physicians’ hall), et, dans ses environs immédiats, le magnifique pont en pierre que Pon vient de construire sur le Don : chacune de ses 5 arches a 75 p'eds anglais d'ouverture. Considérée sous le rapport littéraire, Aberdeen est aussi la ville la plus importante de toute l’Ecosse- Moyenne et du Nord, à cause de ses nombreuses librairies et de son wniversile ; cette dernière est composée de deux collèges , celui du Roë (King’s college) sitné à Old-Aberdeen, et celui de Marischal (Marischal college), tous deux possèdent une bibliothèque.On doit aussi mentionner l'observatoire, le gymnase et l’école de musique. La plus grande activité règne dans la ville et dans les environs; c’est surtout la fabrication des étoffes de
coton qui oceupe le plus de monde; sous ce rapport, Aberdeen ne le eède qu'à Glasgow. Nous ajuuterons qu’elle est aussi une .des quatre villes du Royaume-Uni qui, plus que les autres, prennent part à la pêche de la baleine dans le détroit de Davis; qu’un canal, construit depuis plusieurs années , la meten communica- Lion avee Inverary ; et que Old-4berdeen (Nieux-Aberdeen), qui en est séparé sous le rapport adininistratif, doit, d’après l’usage, être regardé comme le plus considérable de ses faubourgs.
Dans un rayon de 28 milles on trouve : PETERuEAv, jolie petite ville, importante par son port et par ses eaux minérales assez, fréquentées. Monrnose, jolie ville commerçante, dans le comté d’Angus, avec un beau port, deux docks ou bassins et une bibliothèque publique ; sa marine marchande jauge 14,000 tonneaux. Hors du rayon d'Aberdeen , et à quelques milles au sud de Montrose, est située 4rbroath , petite ville, remarquable par son port et surtout par le phare de Bell-Rock, qui s'élève sur un rocher au milieu de la mer, et qui, pour les difficultés qu'il a fallu vaincre dans sa construction, est rangé parmi. les ouvrages hydrauliques les plus extraordinaires.
INvERNESS, ville de médiocre étendue , assez bien bôtie , située sur la rive droite de la Ness et chef-lieu du comté d’Inverness , qui est le plus grand de l’Ecosse.
L'hôlel-de-ville, le palais de justice , l’hôpital, la prison (Tolbooth ), et le bâtiment du collège ( academy ) sont ses édifices les plus remarquables ; le collège ( academy ) avec une petite bibliothèque et un de cabinet de physique; la société d'horticulture et celle d’'agriculture sont les principaux établissemens scientifiques de cette ville qui est la plus industrieuse, la plus commerçante et la plus remarquable de toute l’Ecosse Septentrionale dont elle est, pour ainsi dire, la capitale: Le magnifique canal Calédonien vient aboutir à cette ville.
Dans ses environs immédiats, et dans un rayon
de 30 milles, on trouve plusieurs petites villes importantes sous plus d'un rapport; nous nommerons : Fort-G£oRGE, place forte, la plus régulière de l’'Ecosse. Cromanry , importante par son beau port, et chef-lieu «lu comté de son nom. Tai, chef-lieu du comté de Ross, avec un petit port; malgré sa hautelatitude elle a quelques édifices assez beaux. Donxocu, chef-lieu du comté de Sutherland, remarquable par ses mines de houille.
Ein, chef-lieu du comté de Murray, ville la plus importante de toutes cciles que nous venons de nommer; on y voit encore les ruines.de sa vaste
de; sous ède qu'à estaussi ame-Uni nt part à étroit de t depuis munica- -Aberen est istratif, é comme urgs.
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cathédrale, construite sur le modèle de celle de Lichfleld. À quelques milles d'Elgin se trouve le Suenosslione, er couvert de figures grossières d'animaux et d'hommes armés, dont
l'origine remonte aux temps des Danôis. À quelques milles d'Elgin à l'est, mais hors du cercle, est située Fochabers, jolie petite ville du comté de Banf, remarquable surtout par le voisinage du magnifique château du duc de Gordon.
Voici les autres villes les plus remarquables de l’Ecosse ; nous les indiquerons en faisant le tour de ce san et en partant du comté de Banff sur sa côte septentrionale.
Banrr, jolie petite ville, chef-lieu du comté de son nom, importante par son petit port et par sa marine marchande qui comple 5600 tonneaux.
Wick, dans le comté de Cailhncess, par son port, où l’on arme un grand nombre de bateaux pour la pèche du hareng. Tuunso, par son aclivité commerciale et par les progrès qu'a taits l’agriculture dans ses environs, malgré sa haute latitude (58° 32’); elle les doit aux nobles efforts du célèbre agronome et stalixlicien sir John Sinclair, propriétaire d'une grande partie du comté de Cailhness et possesseur du plus beau château de celle partie de l'Ecosse.
UuLaros et Cannon ou Loc Cannox, dans le comté de Ross, très pelits lieux, remarquables par leurs ports qui envoient un grand nombre de bateaux à la pêche du hareng: Ullapol est eu outre le siège de la compagnie anglaise formée pour l'exploitation de cette branche importante de l'industrie nationale.
Font-WiLLiA , forteresse insignifiante du comté d'Inverness, mais remarquable par le voisinage du Beins-Nevis, la plus haute montagne de tout le système Britannique, et des ruines d’Zrverdochy castle , résidence du roi écossais qui en 1008 fit alliance avec Charlemagne; elle l'est aussi par le grand canal calédonien qui y aboutit, et par le bateau à vapeur qui va à Glasgow régulièrement deux fois par semaine pendanl l'été.
Inverany, très petite ville, chef-lieu du comté d'Argyle, importante par la part active qu'elle prend à la pêche du hareng, et par le beau canal qui met son port en communication avec Aberdeen; tout près se trouve le magnifique château du duc d'Argyle, chef de la famille Campbell et le plus grand propriétaire de cette partie de Ecosse, CAMPBELTON , petite ville florissante par son commerce et par la part active que prend son port à la pêche du hareng.
Ponr-Patrick, très petite ville du comté de Wigton, mais importante par son port qui est le passage le plus court pour aller à Donaghadee en lrlande et vice versd ; la traversée sur le paquebot à vapeur ne dure que de 2 à 3 heures, tandis que le bateau à vapeur de Holyhead à Dublin en met 6, celui de Liverpool à Dublia 12, et celui de Greenock à Belfast autant, Kerso, petite ville du comté de Roxburg, remarquable par son élégance , par la fertilité et la beauté de sesenvirons, parsemés de vicux châteaux habités par d'an-
ciennes familles. C’est dans son voisinage, à Makerstoun,que M. Brisbane, astronome distingué et ancien gouverneur de la Nouvelle-Galles dans l'Otéanice, a établi son observatoire, où il continue ses savantes observations, MELROSE, très petite ville, où l’on voit les restes de son célèbre monastère , monument duxu° siècle et décrit par Walter Scolt, :
Duuraies, chef-lieu du comté de ce nom, importante par,son industrie, son commerce et son port; MorrÂr, par. ses eaux minérales assez fréquentées et les plus renommées de l'Ecosse.
GRETNA-GREEN , village renommé dans toute l’Angletcrre par le grand nombre de mariages clandestins qui s’y concluent, que l’on porte à plus de 300 par année, parce que, d’après les lois écossaises, il suffit du cerlificat d’un employé quelconque pour rendre valable Ja cérémonie de ce contrat civil cet religieux. Malgr< l'assertion de M. Capper, qui parle de cet usage extraordinaire comme ayant cessé depuis quelque temps , nous n’hésilons pas à le meuliouner comme encore existant, sur l'autorilé de la dernière édition de l'Edinburgh Gazeltcer.
Les principales villes du ROYAUME D'IRLANDE sont :
Duuix (Eblana Portus; Dublana ; Balla-na-Cleib), dans une position vraiment pittoresque au fond de la vaste baie de son nom, chef-lieu du comté de Dublin, capitale duroyaume d'Irlande, siège d’un archevèque catholique et d’un archevêque anglican. De larges quais, soutenus par un mur en pierres de taille, bordent les deux rives de la Liffey qui traverse la ville. Plusieurs constructions anciennes assez remarquables, un grand nombre de nouvelles eL les élargissemens successifs des rues les plus étroites ont rendu Dublin une des plus belles villes de l’Archipel Britannique, La place verte de St- E!'enne (St-Stephen’s Green) est la plus beile de Dublin et une des plus grandes de l’Europe; c’est un vaste carré, orné de la statue équestre de George Il et entouré d’une grille en fer; le milieu est oc-
.cupé par une belle pelouse. Le plus beau
quartier est la de septentrionale ; il est tout bâti dans le goût des plus belles villes anglaises ; le Royal Cireus, dans le cidevant faubourg Summer Hill, lorsqu'il sera achevé, rivalisera en beauté avec les bâtimens semblables qui forment l’ornement de Bath et de Brighton. C’est de ce point que partent plusieurs belles rues, dont Sackville street est la plus remarquable par ses beaux édifices, par sa longueur et sa largeur; an milieu s’élève le monument de Nelson ; c’est une colonne cannelée de 130 pieds anglais de haut,
surmontée par la statue de ce grand amiral. Cette belle rue est le rendez-vous ordinaire du beau monde, qui tous les soirs se porte dans le jardin du Lying in hospital , où pendant l'été il y a tous les jours illumination et de la musique ; l'entrée ne coûte que six pence, et ce produit augmente considérablement les ressources de ce bel établissement. Le Phænix Park est aussi une autre promenade très fréquentée ; on y admire sur une petitehauteur l’immense colonne de 210 pieds anglais de haut, élevée en l'honneur du duc de Wellington ; c’est ici que se trouve la maison de plaisance du vice-roi. On doit aussi mentionner la belle rue de Westmoreland et la vue magnifique dont on jouit du pont de Carlisle; on la compare à tout ce que l’Europe peut offrir de plus beau en ce genre.
Les bâtimens publics les plus remarquables de Dublin sont : la douane, vaste et beau carré entouré de portiques, dont la façade principale est surmontée d’une coupole ornée de la statue colossale de Mercure ; sa construction a coûté 500,000 1. st. ou environ 12,500,000 fr.; le palais de justice ( Four courts), autre vaste édifice d’une architecture majestueuse , surmonté d’un dôme qui domine toute la ville; la banque nationale , qui est l’ancien palais où s’assemblait le parlement ; on vante ses beaux portiques et la grande salle; le magasin de tabac (King's tobacco warehouse), qui, malgré ses vastes dimensions, est tout couvert en fer et soutenu par des piliers de ce métal; le bâtiment des archives , construit par la société des jurisconsultes; l’aniversité ou le collège de la Trinilé, vaste édifice composé de deux grands carrés; la bourse, remarquable par la beauté de la façade principale et de la promenade circulaire au-dessous de son dôme; le {heâtre royal, le bâtiment des postes, celui du timbre, la mairie (Mansion house) : l’église de Sf-Patrick, qui est la cathédrale; celle du Christ, qui est la plus ancienne ; celles de S£-Werburgh et de St- George , regardées comme les plus belles.
D’autres constructions sont encore remarquables sous divers rapports ; nous citerons : l’ôpital pour les femmes en couches (Lying in hospital ), bâtiment immense qui, recevant, année moyenne , 8300 femmes, est supérieur à l’établissement semblable de la maternité à Paris;
l’Aépital des fiévreux (house of recovery), qui compte jusqu’à 1000 lits, la maison des enfans trouvés, qui reçoit, année moyenne, 5000 enfans, dont une grande partie est élevée dans l'établissement même ; le magnifique Aépital royal à Kilmainham , où 500 soldats ou ofticiers sont entretenus , et où se trouve une, école pour l'instruction des enfans des militaires pauvres; les casernes, vastes édifices qui peuvent loger plus de 4000 soldats; la naison des travaux forcés (house of industry ), assemblage de plusieurs bâtimens, qui renferment 1800 individus ; la halle aux toiles {linen hall), construite dans le genre de la halle aux draps de Leeds; la #ouvelle halle au blé ; le bazar ; le palais du lord-lieutenant , remarquable surtout par son étendue, son antiquité, par sa belle chapelle gothique et par la grande magnifcence de son intérieur. On ne doit pas oublier le pont dit Zsland-Bridge, dont l'arche est une des plus larges que l’on connaisse,
Dublin offre plusieurs constructions remarquables, la plupart exécutées pour encourager le commerce en facilitant les communications soit avec l’Angleterre et l’Ecosse, soit avec les différentes parties de l’Irlande. On doit citer surtout les docks , assez grands pour contenir p' :rs centaines de navires; les vastes : ns où commencent le Canal Royal ex i wrand-Canal, dont nous avons parlé à la page 474; les deux superbes digues en granit, qui s’avancent dans le goffe de Dublin, dont la plus longue a près de 5 milles de long sur 30 pieds de large ; on les a construites dut empêcher la réunion des deux bancs de sable North- Bullet South-Bull, qui menaçaient de combler tout le port; le Casoon , bâtiment circulaire qui semble sortir du sein des flots ; le phare. Nous ajouterons que la marine marchande de cette ville compte 18,100 tonneaux , el que la compagnie des bateaux à vapeur emploie constamment 30 navires de 2 à 300 tonneaux dans ses différentes stations.
Plusieurs établissemens scientifiques et littéraires ajoutent à l’importance de cette ville qui est la seconde de tout le Royaume-Uni pour la population et l'étendue, et la première de l'Irlande pour le commerce et pour l’industrie. Les principaux sont : l’université (Trinity college), une
se of reco- 00 lits, la qui recoit, , dont une ’établissettal royal ts ou offitrouve une nfans des les, vastes e 4000 sol- «x forcés ge de pluit 1800 ininen hall), halle aux halle au rd-lieu- | par son belle chamagnifiit pas ouge, dont s que l’on
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des plus richement dotées de l’Europe et dont les annexes les plus remarquables sont la bibliothèque qui est la plus riche de l'Irlande, les salles d'anatomie où l’on voit une superbe collection de modèles en cire, et l’observatoire pourvu de bons
instrumens et établi à Dunsink dans les
environs de la ville; l’école des scien-
ces naturelles, établie par la société pour les progrès des sciences; six
professeurs enseignent gratis la chimie, la
minéralogie, la botanique, la zoologie,
l'architecture, 1a sculpture, le dessin, la
gravure, l’agriculture et la mécanique,
dans le magnifique bâtiment qui lui appartient ; on y trouve une belle collection de modèles de machines et de bâtimens, de statues en plâtre, de minéralogie, un netit musée d'histoire naturelle, une belle collection des minéraux de l’Irlande, une bibliothèque ; le grand jardin botanique à Glassnevin appartient aussi à cette société, qui compile plus de 600 membres pris dans toutes les notabilités sociales de l’Irlande; la Feinaiglian institution , fondée en 1813 par le professeur Feinaigle; l’académie royale hibernique de peinture (royal Hibernian academy of painting), où l’on enseigne tout ce qui concerne les beaux-arts ; l’école de pharmacie ( apothecaries hall of Ireland), où l’on fait des cours de chimie pharmaceutique , de matière médicale; de pharmacie, de botanique médicale , on prépare un grand nombre de médicamens dans son vaste laboratoire; l’école de chirurgie avec cinq professeurs. Vien-— nent ensuite l’école dite blue coat hospital où 170 garçons apprennent différens métiers ; l’énsfilut des sourds-muets à Claremont près de Glassnevin, dans les environs de Dublin. Parmi les sociétés savantes on doit citer : l’académie royale Irlandaïise (Royal Irish Academy), qui s’occupe de tout ce qui concerne les sciences eu général, la littérature proprement dite et les antiquités; elle possède une bibliothèque assez considérable ; la s0ciété royale de Dublin , créée en 1742 pour les progrès de l’agriculture et autres arts utiles : l’Irlande lui doit beaucoup ; la société Irlandaise(Hibernian society); elle entretient plusieurs écoles élémentaires ; la société bibliophile de Dublin (Dublin library society), fondée en 1791 pour la création d’une bibliothèque, qui est devenue la plus riche du royaume
après celle de l’université ; la sociéte pour propager l'instruction parmi les pauvres (for ps the education of the poor of Ireland); elle a fondé Ces he écoles élémentaires et a le même
ut que la société qui s’est formée à Londres sous le titre de fhe London Hibernian society ; le musée (Dublin society house; , remarquable par ses riches collections scientifiques.
Les environs de Dublin offrent la population concentrée et les belles campagnes qu'on rencontre dans les alentours des grandes villes de l’Angleterre. On y trouve plusieurs endroits remarquables sous divers rapports; nous signalerons les suivans à l'attention du lecteur : le maguifique parc du comte de Charlemont, à 2 milles de Dublin; Clontarf, village important par ses bains de mer; Fénglass, autre village, avec des eaux minérales; Ho wth, remarquable par les grands travaux exécutés avec peu de succès pour améliorer son port; Glassnevin, par le beau jardin botanique appartenant à la société pour les progrès des sciences de Dublin; Claremont, par l'institut des sourds - muets déjà mentionné; Dunsink, par le bel observaloire de l'université; Leix lip , par sa situation romantique et par le grand agueduc sur lequel le Grand-Canal passe au-dessus d’un ruisseau ; Celbridge, par ses fabriques de drap et de coton, et par la belle maison de campagne de la famille Connolly (Castletown); Dunleary, nommé actuellement X ingstown, parlestravaux immenses faits depuis 1817 sous la direction de l’habile ingénieur Rennie, afin d'offrir aux navigateurs un port qui les mette à l'abri des dangers qu'offre la baie de Dublin; la dépense est évaluée à environ 25 millions de francs; enfin Maynooth, très petite ville, où se trouve le premier établissement littéraire des catholiques en Irlande; on peut même le regarder comme leur université; dix professeurs, richement rétribués par le gouverner: ., sont chargés de l'instruction de 300 élèves.
BELFAsT, au fond du golfe du mème nom, chef-lieu du comté d’Antrim, jolie ville qui s’est extraordinairement agrandie depuis le commencement du siècle actuel, par son commerce et létat florissant de ses manufactures de toile et de coton. Les églises de Sl-George et de Sle-Anne , le commercial building, la bourse ct la halle aux toiles sont ses bâtimens les plus remarquables.
Les principaux établissemens publics sont : le collège (New college ow Academical institution), où l’on enseigne même les sciences naturelles, le grec et l’hébreu; la société littéraire et celle pour les progrès des connaissances (society
for promoting knowledge), avec un musée et une petite bibliothèque. Belfast est l’entrepôt du commerce des toiles d'Irlande, la résidence de l’évêque catholique de Down-et-Connor , et son port possède 15,100 tonneaux. On doit faire observer que la plus grande partie de cette ville et du grand lac Neagh appartiennent au marquis de Donegall qui possède près de Belfast Bever , une des plus belles maisons de campagne de l'Irlande.
Dans un rayon de 20 milles on trouve : Do- NAGHADEE, petite ville du comté de Down, avec un beau port artificiel construit à grands frais il y a quelques années; les bains de mer, l'exportation du bétail et le passage annuel de 60,000 à 70,000 voyageurs sur les paquebots la rendent très florissante et contribuent à son rapide agrandissement. Down-Parricx, jolie petite ville, siège de l'évèque anglican de Down-et-Connor. STRANGFORD, très petite ville, remarquable par la superbe lagune de ce nom et par son port. Lissurn, dans le comté d'Antrim, une des plus jolies villes de l'Irlande, environnée de blanchisseries et de fabriques de coton auxquelles elle doit sa prospérité. Anrrim, très petite ville, sur les bords du lac Neagh, remarquable surtout par une haute tour ronde, dont la construction parait devoir être altribuée aux Danois, ainsi que plusieurs autres semblables qu'oe rencontre en frlande ; CARRICKFERGUS, par son port el sa citadelle ; LARNE, par ses salines et son port.
Hors du rayon, et à 32 milles environ de Belfast, on trouve : AruAGx, assez jolie petite ville, résidence de l’archevèque anglican primat de l'Irlande, avec une grande cathédrale, un beau palais de justice, un observatoire, un grmnase , une sociélé littéraire et une bibliothéque ; elle est le chef-lieu du comté de ce nom , remarquable par sa grande population relative, supérieure à celle de presque tous les pays les plus peuplés de l’Europe, et par ses campagnes très bien cultivées. Newny, jolie ville du comté de Dowu, florissante par son commerce et son industrie; sa marine marchande compte, avec Strangford , 8700'tonneaux.
GALWAY, chef-lieu du comté de ce nom, assez grande ville, située presque au milieu de la côte occidentale, dont elle est la ville principale pour lindustrie, le commerce et la population. Son port est vaste, mais peu profond ; aucun de ses bâtimens publics ne nous paraît ctre assez remarquable pour mériter une mention particulière. Galway est la résidence de l’évêque catholique de Kilmacduagh-Kilfenora-et-Warden. Depuis 1326 les jésuites y ont fondé un collège.
Daus un rayon de 22 milles on trouve : Bar-
LINROBE, très petite ville du comté de Mayo, remarquable par ses blanchisseries de toile, par
* sa belle caserne, et surtout par le &’aal que le marquis de Clanrickarde a fait creuser pour la mettre en communication avec Loughrea. Tuau, jolie petite ville du comté de Galway, résidence d'un archevêque catholique et d’un archevèque anglican; ce dernier réside dans un beau palais ; les catholiquesy ont un séminaire. Loucu- REA , jolie petite ville, appartenant au marquis de Clanrickarde, importante par son industrie et par le canal qui la réunit à 5:llinrobe.
Hors du rayon et à l’est de S2!way est située BALLINASLOE, le plus grand marché de toute l'Irlande pour le bétail; à la foire d'octobre l’on y voit souvent rassemblés 120,000 brebis et 40,000 bœufs; la société d'agriculture de Dublin y distribue des prix aux propriétaires des plus beaux bestiaux. Ballinasloe est la résidence de l'évêque catholique de Clonfert.
LIMERICK , grande ville, chef-lieu du comté de ce nom, résidence d’un évêque anglican, située sur le Shannon, qu’on y passe sur cinq ponts et qui y forme un port aussi vaste que sûr. Elle est divisée en trois parties : la ville Irlandaise (Irish town), la ville anglaise (English town) et la ville nouvelleonu Neiw-town- Pery; cette dernière est la mieux bâtie ; de belles rues droites, larges, bien éclairées pendant la nuit, de beaux édifices, des boutiques élégantes , de beaux quais et des bassins attestent sa supériorité sur les deux autres parties. Les bâtimens les plus remarquables sont : le palais de Justice (county court house); la douane, le commercial building où se rassemblent les négocians; la bourse; l’église des Dominicains (Dominican chapel); la halle aux toiles ; le marché au blé (corn market), la aouvelle prison (new county gaol), vaste et bel édifice. On doit mentionner l’Aopital (county infirmary) ; l’hôpital des fous (lunatic asylum) achevé en 1826; la nouvelle caserne (new barrack); la caserne des artilleurs (artillery barrack); le Pery square ct le magnifique pont de Wellesley, sur lequel on passe le Shannon ; mais surtout les magnifiques jardins suspendus , construits en 1808 par M. Roche; on peut les regarder comme une des curiosités les plus remarquables, non-seulement de l’Archipel Britannique , mais de toute l’Europe. Ils rappellent par leur construction les fameux jardins de Babylone; leur surface est de plus d’un acre anglais ; leur terrasse supérieure est élevée de 70 pieds anglais au-dessus du
le Mayo, rele toile, par °aal que le ser pour la hrea. Tuas, , résidence archevêque n beau paire. Loucumarquis de ndustrie et
est située é de toute >ctobre l’on bis et 40,000 blin y displus beaux de l'évèque
f-lieu du In évêque , qu’on y orme un t divisée andaïise (English ©-loivnx bâtie ; en éclaiédifices , IX quais orité sur mens les lais de jouane, rassem l’église apel); la au blé DH (new ce. On infiric asyle si ne des € Pery Welles- D; mais usperi- Roche; les cu:
-seu- » Mais ar leur Babynacre est élesus du
niveau de la rue. On y cultive avec succès, dans de vastes serres, la vigne et plusieurs plantes des pays chauds ; la terrasse du milieu est destinée aux végétaux et aux arbres fruitiers de haute tige; dans la terrasse inférieure on cultive des fleurs de toute sorte. Tout le dessous de ce bâtiment extraordinaire est converti en un vaste magasin que M. Roche a loué au gouvernement. Limerick possède une des plusriches bibliothèques de l’Irlande ; elle appartient à l'institut de Limerick. On doit ajouter que cette ville est située au milieu d’un pays riche et d’une fertilité extraordinaire, et qu’elle est le quatrième port marchand de l’Irlande ; c’est le grand entrepôt du commerce de blé, de bœufs, de beurre et autres articles.
Dans un rayon de 27 milles on trouve : Kirnusn, petite ville du comté de Clare , près de l'embouchure du Shannon, et florissante par son commerce et par ses bains de mer. Ennis, cheflieu du comté de Clare; Taurees, petite ville du comté de Tipperary, résidence de l’archevèque catholique de Cashel; CasneL, assez jolie petite ville, résidence d’un *" hevêque anglican; elle a une belle cathédrale :. derne et une b'bliothèque de livres choisis et beaucoup de manuscrits, dont quelques-uns très précieux.
Cork, chef-lieu du comté de son nom, située sur les bords de la Lee, presque au milieu de la côte méridionale de lPIrlande, au fond d’un petit golfe qui forme un des ports les plus beaux et les plus grands de l'Europe. Une partie de la ville est située sur plusieurs ilots. A l’exception de quelques rues nouvelles, on peut dire que Cork est bâtie irrégulièrement , que ses rues sont sales et étroites. Ses bâtimens les plus remarquables sont : l’Aôtel-deville; le commercial building, où se rassemblent les négocians; la nouvelle douane ; la bourse, ornée de colonnes et d’une coupole ; le palais de l’évèque anglican ; l’église de Ste-Anne, avec un dôme et une tour assez haute ; Passembly rooms où casino , avec une belle salle pour les bals; le {hédtre principal précédé d’un assez beau péristyle; le palais de justice du comté et celui de la ville (Town hall); la grande caserne capable de loger 3000 hommes d’infanterie et de cavalerie ; le marché et la halle aux toiles. Cork est le siège d’un évèché catholique et d’un évêché anglican, et possède plusieurs établissemens scientifiques dont les plus remarquables sont :
Cork institution fondé en 1807 pour étendre les progrès des manufactures, des arts et surtout de l’agriculture ; une petite bibliothèque, une collection de minéraux et une autre d’instrumens aratoires situées dans un beau local, sont anngxées à ce bel établissement ; trois professeurs sont chargés d’enseigner la chimie, la botanique et l’agriculture ; la société liltéraire de Cork, fondée en 1790 ; elle possède la bibliothèque la plus considérable de la ville; la scientific and litera svciety, fondée en 1820 ; et la bibliotheque de la ville. Cork est la seconde place commerçante de l’Irlande , quoique sa marine marchande ne compte que 5400 tonneaux. Elle approvisionne de viande salée presque tous les navires de commerce et de guerre de la Grande-Bretagne. Son port est le rendez-vous d’un grand nombre de vaisseaux et surtout de ceux que l'Angleterre expédie pour les Antilles. Son entrée profonde et étroite est défendue par des batteries formidables, surtout depuis que l’on a transféré sur la Grande-Ile ou à Cove, les établissemens de la marine royale qui étaient à Kinsale, Un bateau à vapeur va régulièrement à Bristol et vice versd toutes les semaines ; un autre fait le voyage de Bordeaux.
Plusieurs jolies maisons de campagne et plusieurs jolis villages couvrent les alentours immédiats de Cork, et plusieurs villes assez remarquables se trouvent dans un rayon de 26 milles. Voici les lieux qui plus que les autres méritent d’être mentionnés.
Bzackrock, joli village, remarquable par sa situation délicieuse. BLARNEYCASTLE, autre village, qui doit sa naissance aux blanchisseries de toile, aux moulins à papier et aux filatures de coton qu’on y a établies. Cove, petite ville, sur la Grande-Ile (Great-Island), qui s'élève au milieu du port de Cork, siège de l'évêque catholique de Cloyne-et-Ross, et importante par le grand chantier de la marine royale qu’on y a transféré de Kinsaic ; plusieurs bàtimens de guerre y sont toujours en station. YoucaL, petite ville, importante par son port qui possède 65900 tonneaux, et par ses poteries. MicEELTOWN, par le beau château du comte de Kingstown et par les grandes plantations de müriers blancs qu'a fait faire dans ses environs la British , Irish and Colonial Silk Company, pour introduire la culture de la soie dans l’Archipel Britannique; en 1827 on y comptait déjà 600,000 plants. MALLOW, par ses eaux minérales assez fréquentées et ses belles promenades. BANDON , assez jolie ville, avec plusieurs filatures de coton et quelques fabriques de toile; tout près se louve Castle Ber-
nard, beau château du comte de Bandon, un des plus riches propriétaires de l'Irlande. Kin- SALE, assez grande ville, avec une citadelle et un port qui a beaucoup perdu de son importance depuis que les chantiers de la marine royale ont été transférés à Cove; ses bassins, ses chantiers, ses nombreux navires employés à la pêche du hareng, et surtout sa position tout-à-fait singulière, doivent être mentionnés; bâtie sur une montagne, sa principale rue en fait exactement le tour, et reçoit sur un grand nombre de points l'extrémité de chacune des autres rues.
Lismore, assez jolie petite ville du comté de Waterford , avec un beau château du duc de De- Ver yngée qui l'a embellie de plusieurs beaux édi-
ces.
WarTerronp , chef-lieu du comté de ce nom, assez grande ville, située sur le Suire, peu loin de son confluent avec le Barrow ; ces deux courans forment à leur embouchure un port vaste, sûr et profond. Son quai, un des plus beaux de l'Europe, le ge en bois d’une longueur remarquable,
e commercial building, l'assembly room, le nouveau palais de justice , la prison du comté, la douane, l’hôtel-de-ville, le palais de l'évéque anglican , la cathédrale nouvellement bàtie par les anglicans , l’église catholique de la Trinité, méritent d’être mentionnés. Les travaux entrepris depuis quelques années pour faciliter ses communications avec Dublin, Cork et Limerick, et sa position si avantageuse pour le commerce maritime, Pont reudue une des villes les plus commercçantes de l’Irlande, et lui promettent une prospérité toujours croissante. Ses vieilles constructions, ses rues sales el étroites sont remplacées tous les jours par d’autres constructions modernes et par des rues propres et bien aérées.
Dans un rayon de 26 milles on trouve : NEw- GENEVA, joli village, bâti par le gouvernement en 1780 pour y établir une petite colonie de Suisses. TramoRE, autre village, avec des bains de mer. Duncarvan, petite ville, remarquable par son aqueduc, par son bel établissement des bains de mer et autres améliorations qu’elle doit au duc de Devonshire, qui en est le plus grand propriétaire,
Wexronp, chef-lieu du comté de ce nom, assez jolie ville commercante, avec un port vaste mais peu profond; on la regarde comme la premiere colonie que les Anglais aient fondée en Irlande; son ponten bois, construit en Amérique, est un des plus longs de l’Archipel Britannique ; il sert de promenade aux habitans. BANNOW, où l’on voit les débris de la ville de ce nom ensevelie par les sables aussi complètement que Pompeïa et Herculanum (voyez ahx pages 411 et 412) le furent jadis par les cendres du Vésuve. ENNiscorTuy, ime,
portante par les mines de fer et les forges situées dans sa. banlieue ; c'est la résidence de l'évêque catholique de Ferns.
Kizkenny, Chef-lieu du comté de ce nom, siège d’un évéché catholique et d'un évêché anglican, assez jolie ville, la sixième de l'Irlande pour la population, el remarquable par sa grande manufacture de draps et par quelques beaux édifices, entre autres par sa cathédrale anglicane; elle possède un callège renommé où furent élevés Swift et autres hommes célèbres. Tout près se trouvent : le magnifique cAdteau du ci-devant duc catholique d'Osmond , qui, avant les guerres civiles, à la suite desquelles il fut obligé d'émigrer, y vivait avec plus de luxe que le vice-roi ; dans ce château, reuduensuite avec une partie de ses biens à son neveu, se trouve la plus belle gaderie de tableaux de toute l'Irlande ; la fameuse caverne de Dunmore et un peu plus loin le village de Bennets bridge, avec une fabrique de châles de mérinos. À quelques milles de Kilkenny on voit d'un côté Carlow, jolie ville industrieuse , résidence de l’évêque catholique de Kildare-et-Leighlin , dont le séminaire est une des principales écoles catholiques de l'irlande pour les sciences ecclésiastiques ; de l’autre côté, Castle Comer, très petite ville; ses mines de houille sont les plus considérables du royaume.
CLoneL, chef-lieu du comté de Tipperary , assez grande ville, jolie, industrieuse, et un des grands entrepôts pour le commerce du beurre.
Canrior, pelite ville, florissante par son commerce , et remarquable par le chemin en fer qui de Waterford doit aller jusqu’à Limerick ; on vient de finir la partie située entre cette ville et Watcrford.
L’Irlande offre encore plusieurs autres villes que le géographe ne doit pas passer sous silence, et que nous signalerons en commençant au nord de Dublin et en faisant le tour de cette ile. é
Duxnaux, chef-lieu du comté de Louth, le second de l'irlande pour la population relative, assez jolie ville, florissante par son industrie et son commerce, surtout en blés qu'en grande quantité on exporte de son port pour la Grande-Bretagne. COLERAINE , pelile ville du comté de Londonderry, remarquable surtout par le voisinage de la fameuse chaussée des Géans ; c'est un amas de plusieurs milliers de colonnes basaltiques de forme angulaire et d’une hauteur égale, qui, à 2 petits milles du village de Bushmill, s'avance indéfiniment dans la mer; plusieurs des plus beaux piliers sont coupés et envoyés à Londres par un des habitans de ce village qui en fait un petit commerce. Loxponneray, chef-lieu du comté de ce nom, assez jolie ville, commerçante, avec un port, siège d’un évèché catholique et d’un évêché anglican; le pont en bois, d'une longueur remarquable et construit en Amérique ; le palais de justice, la halle aux toiles, la prison etla cathédrale méritent d'être mentionnés.
ENNISKILLEN, assez jolie ville, fortifiée, chet-
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lieu du comté de Fermanagh, remarquable surtout par sa position sur une Île du tac Earn , et par son collège très richement doté. Su1co, chef-lieu du comté de ce nom, résidence de l'évêque catholique d'Elphin, importante par son industrie et son commerce florissant , favorisé par son beau port; on a le projet de faire communiquer ce dernier avec le Shannon, en profitant des lacs Gill, Clean, Allen et Boyle,
Banacuen , petite ville fortifiée du comté de Kings (du Roi), remarquable surtout par le voisinage du Grand-Canal, qui, à quelques milles de là, entre dans le Shannon. ATHoLone, dans le comté de West-Meath , avec une grande caserne, et importante par ses fortifications. Boyce, petite ville du comté de Roscomon, remarquable par son école militaire, par les ruines de l'abbaye de Boyle, une des plus belles de l'Irlande , et par son ancienne {our ronde, dont l'origine parait remonter aux temps les plus reculés. TULLAMORE, jolie petite ville du comté de Kings, importante par ses chantiers sur le Grand-Canal, qui l’a rendue assez commerçante.
Taauee, jolie ville, florissante par son commerce et chef-lieu du comté de Kerry; sa socielé d'agriculture , la belle rue du Mail ou de la Parade, son beau square, son assembly room et sa belle église catholique méritent d’être cités. Dincue , ancienne colonie espagnole, comme l'indique encore le style de plusieurs de ses édifices. KuLarNEy, remarquable par sa position sur les bords du lac de son nom; un grand nombre d'étrangers y accourent tous les ans pour visiter ses environs pittoresques ; ses cascades, le mont Mangerton, le nid des aigles avec ses nombreux échos, la prison d’O°’ Donaghoe et autres curiosités naturelles; Killarney est la résidence de l'évèque catholique de Kerry. VALENTIA, beau
ort sur la petite île de çe nom, regardé comme e plus occidental de l'Europe; il est aussi remarquable par le projet conçu il y a quelques années par une compagnie d'y établir la station principale des bateaux à vapeur, qui, par Halifax dans la Nouvelle Ecosse et par Kingston dans la Jamaïque, entretiendraient une communication réguliére et fréquente entre le Royaume-Uni et les principaux ports de l'Amérique.
»ossess1ons, Depuis la séparation des colonies espagnoles de la mère-patrie, celles de l’Angleterre sont les plus vasteset les plus peuplées de toutes. Voyezles articles Asie, Afrique, Océanie et Amérique Anglaises. On doit ranger, sinon parmi les possessions britanniques, du moins parmi les dépendances politiques de cet état, le royaume de Hanovre et la république des Iles loniennes. Le premier, quoique compris dans la Confédération
ermanique, appartient au roi d’Angleterre qui le fait gouverner par ui viceroi; la seconde, quoique ayant un gouvernement de droit indépendant, n’en est pas moins sous la protection militaire de la Grande-Bretagne ; ses soldats en président les places fortes, et le lord Haut-
Commissaire exerce une grande influence dans son administration. La totalité des possessions Britanniques y compris les dépendances politiques , offre une surface de 4,470,000 milles carrés et une population de 142,180,000 àmes.
QUPIRE 03 AVG .'r
POSITION ASTRONOMIQUE, Longitude orientale, entre 16° et 62°. Lalilude, 40° et 70°. Dans ces calculs on a compris le royaume de Pologne, mais on à exclu le groupe de la Nouvelle-Zemble et l'archipel de Spitzberg. Voyez pour ce dernier à la page 84.
DIMEnS10NS. Plus grande longueur :
du revers septentrional du Caucase, près des sources de la Samoura jusqu'aux rives du Mounio, dans les environs d’Enontekis dans la Rotnie orientale, 1840 milles.
Plus grande largeur : depuis le revers occidental de l’Oural, près des sources de la Silva dans le gouvernement de Perm, à la frontière occidentale de la Volhynie à l’ouest de Loutsk, 1300 milles. Dans ces calculs on n’a pas compris le royaume de Pologne.
cowriss. Au n0rd, l’Océan-Arctique.
À l’est, la Russie-Asiatique et la mer Caspienne. Au sud, la Russie-Asiatique, la mer Noire , les empires Ottoman et Autrichien, et la république de Krakovie.
À l’ouest, la principauté de Moldavie et l'empire d'Autriche , la monarchie prussienne, la mer Baltique et la monarchie Norwégiéno-Suédoise.
Pays. La Russie praprement dite qui forme le noyau de l’empire, nommée malà-propos Moscovie ; les terriloires des Cosaques du Don et de la mer Noire ; les ci-devant royaumes de Kazan et d'Astrakhan , conquis depuis longtemps sur les Tatares; la Biarmie ; presque toute la Laponie ; l'Ingrie, la Carélie, la Finlande, l'Ostrobotnie, l’'Esthonie , la Livonie, les archipels
d'ibo, et d’landet les iles Dago, OEsel, elc., pays appartenant autrefois au royaume de Suède ; la plus grande partie du cidevant royaume de Pologne , savoir :
les gouvernemens de Vitebsk, de Mohilev, de Minsk, de Volhynie, de Grodno, de Wilna , de Podolie , la province de Bialystok et le nouveau royaume de Pologne ; le ci-devant Khanat de Crimée avec la Petite-Tatarie, la Bessarabie et partie de la Moldavie, contrées conquises sur l'empire Ottoman ; toute la partie de la Région Caucasienne au nord de la chaine principale du Caucase, pays enlevés aux indigènes , aux Turks et aux Persans.
monraanzs. On peut regarder la Russie d'Europe comme un vaste plateau d’une médiocre élévation, sillonné de quelques hauteurs. Les véritables montagnes se trouvent vers ses frontières orientale et méridionale. Toutes les hauteurs de cette vaste contrée peuvent être classées entre les systèmes suivans : SCANDINAVIQUE , auquel appartiennent les hauteurs de la Finlande et des gouvernemens d’Olonets, d’Arkhangel et autres; SLAVIQUE, qui embrasse toutes les hauteurs de la Russie Centrale, et dont le point culminant, dans les prétendus monts Waidai, ne s'élève qu'à 176 toises ; HERCYNIO-CAR- PATHIEN, auquel appartiennent les hauteurs du sud-ouest de la Russie , et les petites montagnes de la partie méridionale du nouveau royaume de Pologne ; le Katharinenberg, haut de 333 toises, et le Lysa , de 320, sont les points culminans de ce système dans cette partie de l’Europe; CAUCASIEN, qui comprend, outre la chaine qui sépare l’Europe de
TAsie, les hautes montagnes de la Crimée :
méridionale, dont le point culminant est la pointe sud-ouest du Tchatyr-dagh, haute de 790 toises; enfin l’'OURALIQUE , qui sépare l’Europe d° l’Asie et auquel appartiennent toutes les montagnes et les hauteurs de la Russie Orientale au nord de la mer Caspienne. Voyez aux pages 89, 90, 91, et les nontagnes de l'Asie.
zzss. Parmi les nombreusesiles qui appartienuent à cet empire, on doit surtout distinguer les suivantes :
Dans l'OCÉAN-ARCTIQUE : le groupe de la Nouvelle-Zemble (Novaya-Zemlia , la Nouvelie Terre)et l'archipel de Spilzberg, qui sont déserts et que leur seule position nous engage à
ranger parmi les dépendances géographiques de l'Europe, Voyez à la page 84 pour la colonie temporaire du Spitzberg ; à la page 93 nous avons sigualé dans le groupe de la Nouvelle-Zemble, l'existence du volcan le plus septentrional que l'on connaisse sur le globe ; ici nous ajouterons que les affreuses solitudes de la Nouvelle-Zemble sont fréquentées par un nombre prodigieux de vaches marines et d'autres animaux semblables, que les armateurs d'Arkhangel et de Mezen y vont chasser; quelquefois ils y passent l'hiver. Viennent ensuite l'ile Xa/goutev et celles de
Wuigats : ces dernières donnent le nom au détroit de Waigats.
Dans la MER BLANCHE : les les Solovetskoï, célèbres par le monastère situé dans une des principales.
Dans la MER BALTIQUE : l'ile OEsel (Saare-ma des indigènes), qui est une des plus grandes dr la Baltique; elle dépend du gouvernement de Riga, ainsi que celle de Mon qui en est voisine; les iles Dago et Wormo, qui relèvent du gouvernement de Revel; Xronsladt, au fond du golfe de Finlande, remarquable par ses fortifications, son port et ses chantiers ; l'archipel d’4bo, qui se développe devant cette ville et le long de la côte méridionale et d’une partie considérable de la côte occidentale de la Finlande; coinposé presque entièrement de rochers innombra-. bles peu élevés, pointus ou taillés à pic de diverses variétés de granit et de calcaire, iloffre un labyrinthe redoutable aux marins et une des merveilles de la géographie physique aux géographes; enfin l'archipel d’Aland, ainsi nommi de l'ile principale ; il est situé à l'entrée du golfe de Botnie et est pour la Russie d'une grande importance politique et militaire.
LA MER NOIRE n'offre aucune ile assez étendue ou assez remarquable pour mériter d'être meutionnée dans cet 4brégé.
LACS Tr LAGUNES, La Russie offre les plus grands lacs de l’Europe dans sa partie septentrionale, et plusieurs lagunes dans la méridionale ; celles-ci se trouvent dans la partie septentrionalê de la Crimée et le long des côtes du gonvernement de Kherson et de la province de Bessarabie , aux environs de Perekop, d’Otchakov et aux embouchures du Danube. Parmi te grand nombre de lacs de la Russie on doit mentionner surtôut pour leur étendue : le Ladoga, qui est e plus grand de toute l’Europe ; viennent ensuite l’Onéga, dans le gouvernement d’Olonets; le Saima, le Payana et le Kotkis dans la Finlande ; le Peïpous entre les gouvernemens de Revel, de Riga, de Pskov et de Pétersbourg ; les Russes depuis long-temps le connaissent sous le nom de Tcehoudskoïe ; l'Ilmen dans le gouvernement de Novgorod , et VEnara dans la Laponie dépendante de
graphiques de a colonie teim- )3 nous avons velle-Zemble, entrional que us ajouterons uvelle-Zemble prodigieux de x semblables, t de Mezen y issent l'hiver.
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la grande principauté de Finlande. Nous ajouierons les lacs bien plus petits nomnés Bielo (Blane) dans le gouvernement de Novgorod , et Koubinskoe où Koubensk dans celui de Vologda, à cause de leur grande importance pour les communications hydrauliques de l’empire. Il y a aussi un grand nombre de lacs salés dont on retire une immense quantité de sel; parmi ceux-ci il faut nommer surtout le lac £lfon dans le gouvernement de Saratov.
rzsuves, La Russie est traversée par les plus grands fleuves de l’Europe. Voici les principaux rangés d’après les mers auxquelles ils aboutissent.
La MER BALTIQUE reçoit :
La TonneA , qui nait dans la Laponie suédoise, trace la frontière de l'empire de ce côté, baigne Tornea et se jette dans le golfe de Botnie ; elle reçoit le Mounio à la gauche, qui trace également la frontière et passe par Enontekis.
Le Ke, l'ULE , le Pynasoki, qui traversent la partie septentrionale du grand-duché de Finlande et se jettent dans le golfe de Botnie; ces fleuves prennent naissance dans des lacs considérables d'où ils tirent leurs noms.
Le Kuso, qui décharge les caux du lac Pykajerviet a son embouchure dans le golfe de Botnie,
Le Kvuen ou KuNMENE, qui décharge les eaux du lac Pajana ou Peende etse rend dans le golfe de Finlande.
La Neva, dont le cours est peu considérable, mais dont la masse d'eau est immense, étant l’émissaire du grand lac Ladoga et de tout le vaste système d'eau qui lui appartient, et qui s'étend sur une grande partie de la Finlande et des gouvernemens de Pétersbourg , d'Olonets, de Novogorod et de Pskov. La Neva baigne Schlüsselbourg, St-Pétersbourg et entre dans le golfe de Finlande. Les principaux affluens du lac Ladoga sontle S'wér, qui lui amène le tribut des eaux du lac Onéga; le Hoiñhov, qui sort du lac Jimen et baigne Novgorod-Veliki; et le Woxa ou Wuozxa, qui décharge le vaste lac Saima et les abondantes eaux qui lui appartiennent. On doit ajouter que ce beau fleuve qui contribue tant à l'embellissement de la capitale de l'empire, et qui lui est d’une si grande utilité par sa profondeur et par sa largeur, menace quelquefois son existence par les terribles inondations auxquelles il l'expose ; celle de 1826 a laissé des traces funestes. .
La Nanva ou Narova, qui sort du lac Peipus où Peïpous, baigne Narva et aboulit au golfe de Finlande. :
La Duna (Drugowa des Lettons, et Dvina- Méridionale de quelques géographes russes et d'autres nations), qui naît dans un marais du gouvernement de Tver, aon loin des sources du Volga; elle traverse les gouvernemens de Smoleusk, Witebsk, Mitau et Riga, en baignant Witebsk, Polotsk, Dunabourg et Riga, etentre
dans le golfe de Livonie, Ses principaux affluens , sont : la Dr'issa et la Pedets à la droite; lu Meia, \'Oula et la Disna à la gauche; mais tous sont très peu considérables relativement à leur fleuve principal,
Le NiEMEN, qui prend sa source dans te gouvernement de Minsk, traverse celui de Grodno, sépare celui de Wilna du palatinat polonais d'Augustov , et après avoir baigné Grodi, et Kowno, il entre dans la Prusse-Orientale, où sous le nom de Meme il aboutit au Curische-Haf (Voyez à la page 326). Son principal affluent à la droite dans l'empire Russe est la H#ilia, qui passe par Wilna.
La Visrure, qui vient de l'empire d'Autriche, touche les palatinats polonais de Krakovie, de Sandomirz, de Lublin, de Podlaquie, traverse celui de Masovie , touche le palatinat de Plock et entre dans la Prusse-Occidentale dans la monarchie Prussienne, où il aboutit au Frische-Haff Dans le royaume de Pologne la Vistule baigne Sandomirz, Pulawy, Varsovie, Modlin et Plock. Ses principaux affluens sur le territoire polonais sont : à la droite le Wieprz, aubassin duquel appartiennent Lublin et Zamosc; le Bug, qui passe par Brzesk-Litewski et reçoit la Narew ; à la gauche, la Pilica etla Bsura; celle-ci passe par Lowitz ct reçoit li Rawa à Ja droite.
La MER NOIRE reçoit :
Le Danune, dont seulement l'extrémité inférieure appartient à l'empire ; il y baigne Ismaïl et Kilia. Le Pruth est son principal affluent sur le sol russe; il sépare l'empire de Russie de la principauté de Moldavie. (Voyez aux pages 221 et 274.)
Le Dniesren, vient de l'empire Autrichien, sépare la Bessarabie des gouvernemens de Podolie et de Kherson, baigne Choczim, Modilev, Bender et Akerman ; ilentre dans la mer Noire. Ses affluens sont trop peu considérables pour mériter une mention dans cet 4brégé.
Le Dnierer, nait dans le gouvernement de Smolensk, traverse celui de Mohilev, sépare les gouvernemens de Minsk, Kiev et Kherson de ceux de Tchernigov et de Poltava, coupe inégalement celui de lekaterinoslav , et après avoir sé-
.paréle gouvernement de Kherson de celui de la
Tauride se jette au-dessous d'Otchakof dans la mer Noire. Les villes principales baignées par ce grand fleuve sont : Smolensk, Mohilev, Kiev, Iekaterinoslav et Kherson. Ses principaux affluens à la droite sont : la Berezina, qui passe par Bobrouisk , et qui, moyennant un canal qui la réunit à l’Oula, affluent de la Duna, forme la jonction entre le Dnieper et la Duna; le Pripet ou Pripeck, qui traverse la partie méridionale du gouvernement de Minsk et les marais peutêtre les plus vastes de l'Europe; il est grossi par plusieurs affluens, parmi lesquels on doit citer le Styr, le Gorin à la droite, et la Pina et la Isiolda à la gauche ; ces deux derniers ont un cours borné, mais ils sont remarquables par les canaux de Muchavice et d’Oginski qui réunissent le bassin du Dnieper à ceux de la Vistule et du Niemen ; le Teterov, qui passe par Jitomir; le Bog, qui baigne Nikolaev et Fegvts l'Ingoul; ce dernier passe par Elizabetgrad. Les princi-
paux affluens du Dnieper à la gauche sont : la Desna, qui baigne Briansk et Tchernigov, et ne le Selm; celui-ci passe peu loin de Koursk et baigne Putivl; la Soula, qui passe par Lubny;le Psol, par Soumy; la Worskla, par Akhtyrka et Poltava , tt l'Ouriel, par Cons tantinograd, On a projeté des travaux pour vaincre les obstacles qu'opposent à la navigation de ce fleuve les fameuses cataractes situées au-dessous de Kiev.
Le Don, auquel quelques géographes conservent encore son ancien nom de Tanal; il touche ou traverse les gouvernemens de Toula , Riazan, Tambov, Orel, traverse celui de Voronéje et le pays des Cosaques auxquels il donne son nom.
C'est à Azov, dont le territoire appartient au gouvernement de lekaterinoslav, qu'il aboutit dans la prétendue mer d'Azov. Dans ce long coursle Don baigne Donkov, Pavlovsk, Tcherkask et Azov. Ses principaux afucns à la droite sont : la Sosna, qui baigne Livni; le Donez, qui passe par Bielogorod, Tchougarev et Izioum, et au bassin duquel appartient l'importante ville de Kharkov. Les principaux affluens à la gauche sont: le Voronéje, 4 baigne Lipezk, et Voronéje ; le Khoper; la Medvieditsaet le Manitch; ce dernier traverse le lac Bolchie, et est remarquable non-seulement par la longueur de son cours, mais aussi parce qu'il a été choisi par Malte-Brun pour déterminer avec la Kouma une partie de la frontière orientale de l'Europe. (Voyez à la page 31.)
Le Kou»ax, qui prend sa source sur le versant septentrional de la haute chaine du Caucase, traverse le pays des Petits-Abasses et partie de celui des Tcherkevses, sépare le territoire de ces derniers de la province du Caucase et du territoire des Cosaques de la mer Noire. Vers l'extrémité de son cours il se partage en deux branches principales, dont l’une se rend dans la prétendue mer d'Azov et l’autre dans la mer Noire. Le Zelentchouk et le Laba sont ses principaux affluens à la gauche; ceux de la droite sont tous trop peu considérables pour être mentionnés.
L'OCEAN-ARCTIQUE reçoit :
Le Paswic, qui sort du grand lac Enara, et qui, d'après le dernier traité définitif entre la Russie et la Suède, trace les confins de ce côté entre les deux états.
La KoLa, qui traverse la Laponie-Russe, et après avoir passé à Kola, entre dans l'Océan- Arctique.
La Percuora, qui nait sur le versant occidendal de l’Oural dans le gouvernement de Perm, traverse les solitudes des gouvernemens de Vologda, et d’Arkhangel, et après avoir reçu à la droite l’Ousa qui est son plus grand affluent, entre par une large embouchure dans un golfe de l'Océan-Arctique.
La MER BLANCHE, qui n'est qu'un grand golfe de l'Océan-Arctique, recoit :
Le Vic, le Kiarm ou Keu et le Kovna, qui traversent les solitudes de la partie occidentale du gouvernement d'’Akhangel et apportent à cette mer le tribut de plusieurs lacs considéra-
ET
bles de ce gouvernement et de celui d'Olonets.
L'Onéca , que quelques géographes regardent à tort comme le débouché du grand lac de ce nom , prend sa source dans son voisinage, traverse les gouvernemens d'Olonets et d'Arkhan-
el, passe par Kargapol, Onéga et se jette dans e golfe auquel elle donne son nom.
a Dvina, dite aussi DviNA-SEPTENTRIONALE, pour la distinguer de la Duna ou Dvina Méridionale , est formée par la réunion de la Souxnona avec le loua , traverse les gouvernemens de Vologda et d’Arkhangel, et après avoir baigné Krasnoborsk, Kholmogori et Arkhangel , entre dans le golfe qui en reçoit le nom : la Souxnonxa ou Souxnonta , reçoit les eaux du lac Koubinskoe et celles de la Fologda, qui baigne l'importante ville de ce nom; elle passe ensuite par Totma; l'louc se réunit à ‘la Soukhona à Velikioustioug. Les principaux affluens de la Dvina àla droite sont: laFitchegdactlaPinega; la première passe par larensk et est grossie par la Keltma; la seconde passe par Pineg. Parmi les affluens à la gauche nous ne nommerons que la Vaga, qui baigne Viatisk et Schenkonesk. La Keltma est remarquable par le canal qui établit la communication entre le bassin de ce fleuve et celui du Volga.
Le Mezen, qui prend sa source dans les marais du gouvernement de Vologda, traverse celui d'Arkhangel, et après avoir baigné la petite ville de Mezen, entre dans un golfe de la mer Blanche, presque sous le cercle polaire ; ses bords sont encore presque partout inhabités.
La MER CASPIENNE reçoit :
L'Ounaz, aussi nommé le Jaïx; il nait sur le versant oriental de la chaine qu porte son nom, trace en très grande partie les frontières
orientale et méridionale du gouvernement d'O-
renbourg, ainsi que les limites orientales de l'Europe. Dans son long cours il baigne Troïtskaïa, Orenbourg , Ouralsk, et près de Gouriev ,ilentre dans la mer Caspienne; la Sakmara àla droite etl'Zlek à la gauche sont ses principaux affluens.
Le Vouca, nommé Inez ou ÂTEL par les peuples Turks, dont il traverse le territoire, prend sa source dans la forêt de Volkonski, qu'on pourrait regarder comme la plus vaste de l'Europe, aux environs d'Ostachkov dans le gouvernement de Tver. Dans son cours immense, ce fleuve, le plus grand de l'Europe, touche le gouvernement de Moscou et traverse ceux de Tver, laroslav, Kostroma , Nijneï-Novgorod, Kazan, Simbirsk, Saratov et Astrakhan, en passant par un grand nombre de villes, dont les plus remarquablessont : Rjev, Tver, Ouglitch, Rybinsk, laroslav, Kostroma, Nijneï-Novgorod, Makariev, Kazan, Simbirsk, Samara, Sizran, Khvalinsk, Volsk, Saratov, Tsaritsin, Sarepta, Astrakhan et Krasnoyarsk. C'est par 65 embouchures, et selon d’autres par 70, que ce grand fleuve entre dans la mer Caspienne, où il forme un delta très considérable. On doit faire observer qu'aucune cataracte n’en interrompt la navigation; que plus de 5000 barques chargées de productions le descendent annuellement ; que ses pêches sont d'un produit immense, et qu'on doit le regarder comme le premier sous le rapport des
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es regardent nd lac de ce isinage , traet d'Arkhanse jette dans ENTRIONALE , ina Méridiola Souxnona mens de Voavoir baigné angel , entre la Souxnona lac Koubins- | baigne l'im- » ensuite par hona à Velide la Dvina laPinega; t grossie par eg. Parmi les erons que la enkonesk. La al qui établit e ce fleuve et
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tales de l'Eu- Troïtskaïa, riev ,ilentre a à la droite aux affluens, ar les peuples e, prend sa u’on pourrait Europe, aux ernement de euve , le plus ernement de aroslav, Kosimbirsk, Saar un grand quablessont :
slav, Kostron, Simbirsk, Saratov, Tsaoyarsk. C'est 8 par 70, que aspienne, où n doit faire terrompt la chargées de ent ; que ses t qu'on doit rapport des
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communications hydrauliques, devenues si importantes depuis les grauds travaux exécutés pour faciliter les commuuications par eau dans l'intérieur de toute la partie européenne de l'empire. Les principaux affluens du Volga à la droite sont : l'O ka, qui passe per Orel, Blelev, Ralougs, près de Serpoukhov, Riazan, Spask, Kasimov, lelatom et Mourom; l'Oka reçoit à la droite l'Oupa, qui passe par Toula, ctla Zna, qui baigne Tambov et Morchansk ; à la gauche il est grossi par la Moskva, qui passe par Mojaïsk, Moscou et Kolomna et la A/'azma qui arrose Viadimir; la Soura, qui passe par Penza, Alatyr et ladrin, et est grossie par l'Ælatrr à la gauche. Les principaux affluens du Volga à la
auche sont: la Tverts3a, qui passe par Vychni-
olotehok, Torjok et Tver; le canal de Vychni- Volotchok qui la réunit à la Msta affluent du Volkhov, lui donne une grande importance; la Modoga, qui passe par Oustioujna et Mologa; le canal de Fikhvin la met en communication avec le lac Ladoga; la Cheksna, qui sort du lac Blanc (Bielo-Ozero) et passe par Tcherepovets; des travaux hydrauliques l'ont rendue très importante de nos jours; la Xama, qui estle plus grand de tous les affluens du Volga ; elle est remarquable par la direction presque circulaire de la partie supérieure de son cours, par la profondeur de son lit et la masse de ses eaux qui la rendent plus utile à la navigation que le Volga; Kaï, Solikamsk, Perm, Okhansk et Sarapoul sont les villes principales situées sur ses bords; ses principaux affluens sont : la Viatka à la droite; elle passe par Slobodskoÿ, Viatka et Malmych; à la gauche, la Silva, qui baigne Koungour, et la Bielala, qui passe par Ouzianskoï, Oufa ct Birsk ; à Oufa elle est grossie par l'Oufa, qui arrose Krasnooufimsk ; la Samara, qui passe par Bouzoulouk,
La Kouma, qui prend sa source sur le versant septentrional du Caucase , traverse la petite Abasie, passe par Koumskaïa et, par plusieurs embouchures, entre dans la mer Caspienne. La Podkouma à la droite est son principal affluent; elle baigne Georgievsk.
Le Tener , qui prend sa source au pied du Mqinvari, dit improprement Kazbek par les Russes, traverse le pays des Osèles, sépare les deux Kabarda , touche la province du Caucase et entre dans la mer Caspienne. Dans son cours, le Terek baigne Vladikavkas , Mozdok et Kyzliar. Ses principaux afuens à la droite sont: la Soundja et l'4ksal; à la gauche l'Arredon, l'Ouruakh , le Tcherek, \a Malika.
Le SouLax, qui descend du versant septentrional du Caucase , traverse les cantons d’Avar, d'Endery, etc. , et, après avoir reçu le Xoï-sou, entre dans la mer Caspienne.
La Samoura, qui descend du versant septentrional du Caucase , traverse le Daghestan méridional, et par plusieurs embouchures entre dans la mer Caspienne.
canaux. Malgré les reproches que les géographes peu instruits adressent aux Russes sous le rapport de leurs voies com-
merciales, nous n'hésitons pas à dire que la Russie d’Éurope offre maintenant le plus vaste système de canalisation de cette partie du monde, et un des plus remarquables qui existent sur tout le glohe. Elle doit ce grand avantage à Pierre 1°". En fondant sa nouvelle capitale, ce monarque se promr de faire de la ville deSt-P tersbourx
e centre de tout le commerce de la Russe avec les pays étrangers, un magasin gènéral et le débouché commun de toutes les productions de l’intérieur. Embrassant d’un seul regard les lacs de Ladoga, d’Onéga, d’Ilmen et Bielo-Ozero(le Lac-Btanc), avec toutes l£s eaux qui les alimentent et les principaux aflluens des grands fleuves qui sont peu éloignés de leurs bassins, Pierre 1‘ imagina de réunir par des canaux, non-seulement entre eux leurs systèmes hydrauliques respectifs , mais aussi de les metue en communication avec des rivières appartenant à d’autres systèmes entièrement différens. Ses successeurs ayant marché sur ses traces, il en est résulté que la Baltique, la mer Blanche, la mer Noire et la mer Caspienne communiquent entre elles par plusieurs canaux depuis long-temps livrés à la navigation intérieure, Le tableau suivant offre les canaux les plus importans.
Un triple système de canaux principaux établit de trois manières différentes la communication entre la mer Ballique ct la mer Caspienne; la ville de Rybinsk sur le Volga, gouvernement de la-
roslav, est le nœud de cette communication. Ces canaux sont :
Le canal de Frchni-Volotchok, ainsi appel de la petite ville de ce nom dans le gouvernement de Tver; il joint au moyen de la Zna affluent de la Tvertsa et de la Chlina affluent de la Msta, qui entre dans le lac d'ilmen, le Volga au Volkhov (affluent du lac Ladoga), et par conséquent le Vo!ga à la Neva et la mer Caspienne à la mer Ballique. Ce canal a presque 3 milles de long et trois écluses; il est resserré à Vychni-Volotchok entre de magnifiques quais en granit. Ouvert en 1711, <e n’est qu'en 1818 que d'importans travaux l'ont ‘mis en état d'atteindre entièrement le but que l'on s'était proposé dans sa construction.
Le canal de Tikhvine , projeté par Pierre I‘, mais commencé et achevé par Alexandre, unit la Tikhvinka , affluent du Sias (affluent du lac Ladoga), avec le Volga , par l'intermédiaire de plusieurs rivières, telles que la Somnia , la Gourounia, la Tchagoda et la Mologa; il a 15 écluses, dont 11 appartiennent au cours de la Somnia.
Le canal de Marie, projeté par Pierre Le", mais commencé en 1799 et achevé en 1808, unit deux rivières rendues navigables dans la partie supérieure de leur cours : la Kovja affluent du làc
Blanc (Bielo), et la Vytegra affluent du lac Onéga. . I a:près! de:4:milles:de long et 12:écluscs; un aqueduc de presque 2 milles de, longueur l'alimenle. at canaux, accessoires très importans se rattachent au cañal de, Marie : celui que l'on a creusé il ya a be années sur un développement de près de 40 milles, entre la Cheksna etla Kovja pour'ééarter la navigation du lac Blanc ,'et un autre d'environ 26: milles de long, dit canal
de Svir;jentrele Sviraffinent dulac Ladoga,etila.
Vytegra affluent du lac Onéga ; pour écarter les: dangers. et les retards de Ja traversée de ce dernier lac, et pour éviler les cascades du Svir. ,
Plusieurs Canaux rentrent dans ces trois systèmes principaux , et servent soit à les rendre plus praticables ; soit à les rattacher à un autre. sÿstème; quitendà former la jonction entre la mer Blaache et la Baltique ,‘entre la mér Blanche et la mer. Caspienne. Nous avons déjà parlé de ceux qui dépendent du canal de Marie ; voici les autres plus importans : |
Le canal de Ladoga , commencé’ en 1718 et ouvert à la navigation en 4731; il forme le point de réunion des: trois systèmes sus-mentionnés. H côtoie le lac Ladoga , en réunissant le Volkhov à Nouveau-Ladoga, à la Neva, à Schlüsselbourg.
On l’a construit pour éviter les dangerset les basfonds du lac ; 16 écluses y conduisent les eaux de plusieurs rivières; 16 autres servent à faire écouler dans le Ladoga les eaux superfues. Ce canal est le plus fréquenté dé l'empire ; et sous ce rapport estun des plus importans du monde. D’après des ‘calculs: offitiels, 25,000 transports de toute espèce , portant une valeur de 200 millions de francs, franchissent annuellement sa principale écluse, celle de Schlüsselbourg.
Le canal de Novgorod où de Sievers,\ong d'environ & milles, réunit directement dans les environs de Novgorod ta Msta et le Volkhov, pour éviter la navigation souvent dangereuse du lac IImén:. ;
Le canal de Sias réunit la rivière. de ce nom au Volkhov après sa sortie du lac Ilmen,
Les canaux suivans ouvrent la communication entre la mer Blancheella mer Caspienne, et par conséquent ifs joignent aussi la Baltique à ces deux mers.
Le canal de Koubensk , dit du duc Alexandre de Wurtemberg depuis 1828. En joignant la Cheksna, affluent du Volga, près de Kirilov, ville du gouvernement de Novgorod, au lac de Koubensk, qui se décharge dans la Soukhona ou Souklhonia, une des branches de la Dvina septentrionale, ce canal établit la communication entre la mér Caspienne et la mer Blanche. La Cheksna, par le canal de Marie, forme la communication avec la Baltique.
Le canal du Nord, dit aussi Sévéro-Iékaterinski, commencé sous Catherine 1"°, n'a été achevé qu’en 1820 ; il forme la jonction de la mer Blanclié avec la mer Caspicnne , en faisant communiquer la Keltma, affluent de la Vitchegda (affluent de la Dvinra), avec le Dgouritch qui appartient au bassin de la Kama (affluent du Volga).
Les canaux suivans établissent la communicalivu entre la mer Baltique et la mer Noire.
Le canal de Lepel ou de la Béretina, achevé en 1801, joint la Duna avec le Dniepét, en uhissant entré eux lés petits lacs de Bereclita , qui, par l'Oullà, appartiennent au bassin de la Düna et de la Playa, compris dans lé bassin de 1à Rérése affluent du Dnieper. Ce canal n'a que 4 écluses etune longueur d'environ 5 milles,
Le Canal d’Oginski, commencé en 1765, ct achevé en 1787 aux frais du grand général de Lithuanie, Michel-Kasimir Oginski, qui dépensa 7,800,000 francs’ dans $a construction. D'importans travaux, faits depuis 1801 par le gouvernement russe, le rendirent complétement navigable. 1l a 10 écluses et 36 milles de long. En unissant la Jasialda, affluent du Prypec (affluent du Duieper), avec la Szczara ou Clitchara, affluent du Niemen, il établit la communication entre la
.mer Noire et la Baltique.
Le canal Royal, dit autrefois de {a République , parce qu'il fut creusé en 1775 aux frais du gouvernement polonais, et de Muchawice ou Muchaviec, à cause de l’afflugnt de ce nom, ouvre une autre communication entre la mer. Baltique etla mer Noire, en unissant la Pina , affluent du Prypéc, avec la Muchaviec, affluent du Boug.
Dix canaux établissent la communicalion directe étre la mer Noire et la mer Caspienne; ce sont:
Le canal qu'on pourrait appeler de Pierrel®, parce que le projet primitif est, dû à ce .graud homme. Commencé.sous son règne, i] devait réunir les deux rivières d'Ilavlia, affluent du Don, dans le territoire des Cosaques du Don, et dé Kamychenka, affluent du Volga, dans le gouvernement de Saratov. Interrompu. par les guerres contre les Suédois et les Persans, sa partie ext cutée porte le nom de ravin de Pierre-le- Gr'and. On a proposé différentes modilicalions au plan de.ce canal, mais on a adopté défiaitivement l’ancien projet, sauf.quelques modifications suggérées par les progrès de la science..Fa jonction de l’Ilaylia à la Kamychenka aura lieu moyennant un canal de presque 90 milles.de long, où.l’on fera entrer quelques parties du cours de l’Havlia et tout le ravin de, Pierre-le-Grand.
Le canal d’Ivanov, dans le. gouvernement de Toula ;.il réunit la Chata, affluent de l'Oupa, appartenant au bassin, du Volga, par l'Oka, ave la partie supérieure du cours du Don.
Les canaux suivans établissent des communications entre différens golfes de la mer Baltique.
Le canal de Fellin, en Livonie, joint le golfe de Riga, ou de Livonie à celui de Finlande en ouvrant une communication entre l’Embach, affluent du lac Peïpus d’où sort la Narva , etle Pere nau qui aboutit au golfe de Livonie, Un autre canal, celui de Ferro, établit la communication eutre le.lac Pskov, branche du Peïpus , etl’Aaqui calre dans le golfe de Riga. .
Le canal de Véelikia-Louki joint la Duna à la Neva par l'intermédiaire du Lovat, du lac limen, du Volkliov et du lac Ladoga. :
Afin de mettre les embarcations russes et polonaises en. élat d’arrivér à la Baltique sans payer
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EMPIRE DE RUSSIE. 5ät
mencé. de grands travaux pour faire communiquer la ‘'istule avec le Niemen ct la Duna. Le canal de Courlande estune des branches principales de ce système hydraulique ; sa destination est de réunir le Niemen à la Düuna au moyen de la Vilia et de quelques autres rivières; le canai du duc Jacques, en Courlande, rentre dans ce système ;, en joignant le Niemen à la Vindau; ua autre canal, qui commence près d’Auguslow, est destiné à réunir la Vistule au Niemen par le Boug et la Narew ; il aura 17 écluses. Tous cesimportans canaux, quoique tres avancés, ne sont pas cncore achevés.
Outre ces canaux, liés au grand système de navigation intérieure de l'empire ;ily:en a un autre qui, malgré sa spécialité, exige une mention par- Aiculière à cause de sa grande importance: nous voulons parler du grand canal d’enceinte de St-Pétersbourg, commencé en 1805 et achevé en 1832, dans le double but de circonscrire la ville au midiet de né lui laisser d'autre entrée que par les barrières, et pour o«rir aux barques nombreuses qui arrivent, char:;::8 de denrées de l'intérieur, un abri commode et sûr, en même temps qu'un port assez spacieux pour la décharge de ces dernières. et leur emmagasinement dans des constructions convenables. Le passage ouvert dans la Jamskaïa parle pont aqueduc de Ligova est la partie la plus belle et la plus coûteuse de ce canal; de savans ingénieurs la regardent comme un des ouvrages les plus hardis que l’on ait encore exécutés dans ce genre.
sTænoGAPu1Is, Aucun état de l’Europe n'offre un plus grand nombre de peuples différens. Tous ceux qui vivent dans la partie européenne d’après les démarcations naturelles indiquées à la page 79 peuvent être réduits aux souches suivantes : SoucHE SLAVE, qui dépasse de beaucoup toutes les autres en nombre ; elle comprend les Russes , qui sont la nation dominante , distingués en Grards- Russes , Pelils-Russes | Rusniaks et Cosaques ; les Polonais ; qui sont assez nombreux dans plusieurs gouvernemens du ci-devant royaume de Pologne ; les Lithuaniens, les Lettes, les Koures et autres peuples moins nombreux. SOUCHE FINNOISE où OurA- LIENNE, à laquelle appartiennent les Fixnois proprement dits de la Finlande, les Careliens, les Bsthoniens, les Tehereinisses , les Votiaques , les Lapons, les Lives, les Zyraines, les Vogoules, les Permiens, les Mordva, on Mordouins, et une partie des Teptiéres. Soucne TURQUE, improprement nommée Ta- TARE Où TARTARE, dans laquelle il faut ranger les Turks de Kazan, d’Astrakhan, etc.; les Turkomans du Caucase, les Nogaïs, les Baschkires, les Tehou-
vasches, les Metcherieques, une partie des Teptières et autres. Soucue GER- MANIQUE, à laquelle appartiennent les 4/lemands des gouvernemens de Riga, Revel, Pétersbourg, Mitau, etc. , et ceux des colonies dans les gouvernemens de Saratoy, de la Tauride, etc; les Suéduix, qui forment une partie considérable de la population de la Finlande, et un petit nombre d’Anglais et de Danois établisen Russie, Soucux SÉMITIQUE, comprenant les Juifs qui sont très nombreux dans le royaume de Pologne et dans les gouvernemens ci-devant polonais, et quelques milliers d’ Arabes, dans la Région Caucasienne. SoucE GRECO-LATINE, dans laquelle il faut classer les Molduves et les Valaques de la province de Bessarabie, les Grecs, les Skipelars ou Albanaïs, et quelques milliers de Français et d’Zfaliens établis en Russie. Soucues CIRCASSIENNE, LESGHIENNE, ABASE et MirsDJEGIENNe, auxquelles appartieunent les Circassiens ou Tcherkevses, plusieurs peuples Lesghiens, lels que les Avars, cg Prop Me les Akoucha, etc.; les Abases, et les Mitsd- Jeghi, dans la partie européenne de la Région Caucasienne. S9:CHE ARMÉ- NIENNE , qui comprend les Arméniens assez nombreux, surtout dans les provinces du Caucase et dans les villes les plus commerçantes de la Pologne. Soucar PERSANE, dans laqnelle il faut ranger les Osèles, dans la région du Caucase, avec les Boukhares. Soucne MONGOLE, qui embrasse les Kalëmouks des gouvernemens d’Astrakhan, de Tauride, de Kherson, du pays des Cosaques du Don et de la Région Caucasienne. Soucae Sa- MOYÈDE, à laquelle appartiennent les petites tribus samoyèdes qui errent dans les vastes solitudes du gouvernement d’Arkhangel. Soucae SAMSKRITE , dans laquelle on range les Bohémiens de la province de Bessarabie, du gouvernement de la Tauride et autres.
La population du royaume actuel de Pologne est partagée entre les souches suivantes : SoucuE SLAVE, qui compren!!
les Polonais ; ils forment à eux seuls
resque .les trois quarts de la population ; es Rusniaks et les Liüthuaniens. Sou CRE SÉMITIQUE, qui comprend les Juifs, qui se sont tellement multipliés depuis plusieurs années, qu’on peut les regarder comme formant le dixième de la popula-