‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 293 sur 628 · UE SE · texte numérisé non relu

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vité, qu’il est devenu un de leurs plus utiles auxiliaires. Jamais tâche aussi difficile et aussi importante n’a été actomplie avec plus de sollicitude et d'intelligence. Liverpool ne se contente pas d’avoir d’excellens navires; il est en correspondance avec toutes les places commerçantes du monde ; il entretient des agens sur les points principaux, et chaque jour, par leur intermédiaire, il sait tont ce qui peut intéresser le commerce et la fabrique : les sécheresses du Bengale; la crue inespérée du Nil; les bonnes ou les mauvaises récoltes de la Mobile ou de Savannah; la prospérité des troupeaux de l’Australie; les besoins des habitans de Singapour et de Malacca, on l'apparition subite, sur les marchés, de nouveaux concurrens. Un compte en partie double est ouvert à chaque subdivision du globe ; et, chaque jour , tout ce qui le concerne s’y trouve minutieusement enrégistré. Puis la correspondance particulière et les journanx propagent ces renseignemens, et apprennent aux manufacturiers de l’intérieur les nouveaux débouchés qui s'ouvrent à leurs produits; }es espérances qu’ils peuvent réaliser; les dangers qu’ils ont à éviler; les essais qu’ils peuvent tenter. Il n’y a pas de négocians au monde mieux renseignés que ceux de Liverpool, et rien n’est plus curieux'et plus varié que les neuf journaux qui se publient dans cette ville. Mais aussi il ne lui a pas fallu moins de 150 ans pour se préparer à remplir ce rôle et à fonctionner avec tant de précision. En 1561, Liverpool ne dispose que de 177 tonneaux ; en 1648, ce chiffre s'élevait à peine à 462.

Ce n’est qu’en 1699, avec l'ouverture du premier dock que l'importance de ce port commence à se dessiner; alors son tonnage décuple, et, dès ce moment , Liverpool grandit à vue d’œil ; il serait difficile de suivre son accroissement rapide ; c’est une ville qui marche sans s'arrêter, sans regarder derrière elle, et qui échappe à toutes les supputations des arithméticiens politiques. Cependant on est parvenu à constater le mouvement progressif de la population de cette ville depuis plus d’un siècle. Nous ne donnerons ici que les deux termes extrêmes de cette progression : en 1700 , la population de Liverpool était de 5714 habitans ; elle est aujourd’hui de 230,000. Sous le rapport de l’importance commerciale , de la navigation maritime, de la valeur des produits qui passent par

la voie de Biverpool, ce port est, sans contredit, après Londres, le plus important de tous ceux de la Grande-Bretagne.

Newcastle semble le dépasser par le chiffre numérique de ses navires ; mais Liverpool lui est bien supérierr par le résullat définitif de ses opératious. Liverpool n’a pas de port, dans l’acception de ce mot. La Mersey à l’embouchure de laquelle il est situé, facilite les arrivages ; mais 25 bassins (dock) larges, commodes, spacieux, occupant une superficie de 112 acres ou 450,000 mètrescarrés, protègent les navires contre l’inconstance des marées et contre la violence des vents. Ce sont ces ports artificiels qui, en rendant les chargemens et les déchargemens plus faciles, ont fait la fortune de Liverpool.

Plusieurs canaux font commuuiquer cette ville avec celles de l’intérieur. Le plus important est le Leeds and Liverpool canal, qui n’a pas moins de 140 milles de parcours. Il commence à l’extrémité nord de Liverpool , suit le cours de la Douglas jusqu’à Vigan qui fournit aujourd’hui à cette ville, 250,000tonnes de charbon, et communique par lAire et l’Ouse avec Hull et [a mer du nord. Les divers eanaux qui rayonnent autour de Liverpool et qui composent le système hydraulique dont cette ville est comme le centre, ont un parcours d'environ 412 milles ; mais comme ils se rattachent, soit directement, soit indirectement aux divers éanaux dont le reste de l’Angletcrre est sillonné, les relations de Liverpool avec Londres, Hull, Birmingham et les principales villes de l’intérieur , sont toujours faciles et assurées par cette voie, malgré la distance et les chaînes de montagnes qui les séparent. Mais la voie lente des canaux et du roulage répondant mal à l’impatience des spéculateurs ainsi qu’à l'accroissement des affaires des négocians et manufacturiers de Liverpool et de Manchester , on chercha de nouvelles comhinaisons pour accélérer les rapports et rendre plus faciles et moins coûteux les moyens de transport d’une ville à l’autre. On fit choix du système de rails usités dans l’intérieur des mines , et en 1828 le chemin de fer de Manchester à Liverpool fut livré à la circulation ; la distance qui sépare ces deux villes n’est plus aujourd’hui que de 2 heures et 112 pour les marchandises et d’une heure 20 minutes pour les voyageurs.

iverpool s’élève doucement en ampuithéâtre sur la rive droite de la Mersey, et offre de toutes parts une, masse compacte de constructions hérissées çà et là de flèches, de clochers et de coupoles ; audessus desquels plane un nuage de fumée entretenu dans son impénétrable densité par 30 ou 40 cheminées d’usines.

Lorsque l’on est sur la rive gauche de la Mersey, on n’aperçoit qu’une forét oscillante de mâts, de vergues et de cordages, qui cachent et découvrent par intervalles les édifices de la ville qui avoisinent les docks : la douane , l’hôtel des bains, l’entrepôt des tabacs, les magasins du commerce, vastes constructions à sept étages , percées de mille fenètres ; voilà Liverpool, au premier aspect, vu à vol d'oiseau. Si l’on pénètre dans l’intérieur, on trouve de belles rues, larges, bien aérées, bordées de trottoirs, unies comme les allées d’un parterre, sur lesquelles les voitures roulent sans fracas avec une admirable facilité. Mais en parcourant ces voies somptueuses, pavées à la Mac-Adam, ornées de magnifiques boutiques , sillonnées sans cesse par de brillans équipages, on est surpris de voir tout à côté, de petits passages, d’étroites ruelles, de sombres allées, où la lumiére du jour ne pénètre jamais, où une boue noire et grasse séjourne constamment. C’est là que le petit commerce s’agite ; c’est là que la misère étale ses guenilles, que des enfans à demi nus se vautrent dans la fange : pénible contraste qu’offrent toutes les grandes villes industrielles, reproche sanglant adressé à notre civilisation, si fière, si orgueilleuse de ses produits.

Liverpool possède un assez grand nombre d’édifices publics; mais en. général leurs proportions manquent d'élégance. Les plus beaux sont : les églises de St- Paul et de St-Luc, celle de St-George, dont le toit, les fenêtres, les portes, les pilastres, la galerie et la tribune sont tous en fer fondu; le marché, le plus beau peut-être de l’Europe et dont le vaste toit est soutenu par 120 piliers en fonte :

ilest éclairé au gaz pendant la nuit et est destiné à la vente du poisson, de la viande, des légumes, des fruits et du beurre; le marché aux grains (corn market) ; le théâtre ; le nouveau casino (Wellington rooms) avec des salles d’une grande beauté-où Pon donne des concerts et des bals; Pinfirmary; l'hôtel-de-ville (town

hall), d’un beau style grec et surmonté d’une grande coupole; la bourse bâtie sur le cam de la place St-Marc à Venise et au milieu de laquelle se trouve le beau menument en fer fondu élevé à la mémoire de Nelson ; les bâtimens du musée appartenant à la saciété d’histoire naturelle, de l’'athénée , du lycée et de l'Union nerws rooms; la prison de la ville (borongh gaol). La façade de la station du chemin de fer (dans Lime Street) ressemble à un palais royal : cette façade est belle, mis elle est surchargée d’ornemens. La Prés ce’s parade sur les bords dela Mersey; l'avenue de St-James 1oalk, qui domine la ville et sesenvirons; et le Zoo/ogiral Garden, où l’on n’entre qu’en payant un shilling, sont les principales promenades pure res de Liverpool. Sur l'emplacement de l’ancien bassin (Old-Dock) on a construit la nouvelle douane (custom house), qui est un des plus magnifiques édifices en ce genre, offrant dans son intérieur une des plus grandes srlles de l’'Europe. Les bains sur les bo:ds de la Mersey sont justement placé: parmi les plus beaux de l'Angleterre ; on y admire surtout l'immense et ingénieux appareil construit pour filtrer l’eau salée et la purger de la boxe dont elle est chargée.

dans cet endroit, Comme la plunart des grandes villes de l’Angleterre, Liverpool a ses distributions d’eau et de gaz à domicile. Deux compagnies distribuent l’eau dans toutes les maisons moyennant une somme annuelle fixée d’après le prix des loyers. Deux compagnies sont également chargées de l'éclairage de da ville :

non-seulement des boutiques, mais les églises, les théâtres et tous les lieux de réunions publiques sont éclairés au gaz.

Nous mentionnerons aussi le beau phare achevé en 1830 et le magnifique éwnnel qui, creusé sous une partie la ville, joint le chemin de fer de Manchester à iverpool, au port de cette dernière ville.

Cette belle qi souterraine a plus d’un mille d’étendue ; sa largeur est de 22 pieds et sa hanteur de 16; elle «est parcourue par une double ligne de rainures ; la route est éclairée par le gaz, dont les rayons projettent d’une manière admirable les différens arceaux qui la composent. Les rincipaux établissemens scientifiques et ittéraires de cette ville sont : l’Znstitulion royale de Liverpool, où l'on enseigne les belles-lettres et ies mathéma-

tiques ; le lycée, avec la bibliothèque la plus considérable de la ville ; l’athenée, avec une autre bibliothèque assez riche; la société philosophique médicale ; la société d'histoire naturelle, avec un beau musée où se trouve une collection remarquable d’antiquités égyptiennes, et un jardin pee re , regardé comme le plus beau et le plus riche de l’Angleterre . quoique sa fondation ne re- Ti on à l'imnée 1801. Parmi les nomhreux © ‘hlissemens de b enfaisanee de Liverpooi, il en est un surtout qui mérite d’être cité : c’est le Night Asylum for the houseless pour (asile de nuit pour les pauvres qui sont sans demeure); au-dessus de la porte, on lit cette inscription : Frappez el on vous ouvrtra ; louchante 3 de St-Lne, dont il n’a jamais été fait une plus ingénieuse et plus juste application. Dans cet établissement, plus de 6000 individus trouvent annuellement un asile , et y passent, terme moyen, cinq nuits.

Près de 70 bateaux à vapeur et un grand nombre de de paquebots entretiennent des communications fréquentes et régulières entre cette ville et les principaux ports de l'Irlande, l’ile de Man, le Portugal, l’Italie, les Etats-Unis, les Antilles et l’Amérique du Sud. Les deux principaux articles importés à Liverpool sont le coton et le tabac ; la quantité moyenne du

remier dépasse annuellement 700,000 alles ; la plus grande partieest consommée par les fabricans de Manchester , dont cette ville est regardée comme le port et le grand débouché.

Dans un rayon de 14 milles on trouve un grand nombre de lieux et de villes remarquables que nous décrirons dans les environs de Manchester; ici nous citerous les suivans : Ruxconn, où aboutit le canal Grand-Tronc et le chemin en fer qui mève à St-Helen, ce qui rend ce petit endroit très commerçant ; ses bains de mer, sa douanc et les carrières du voisiuwage ajoutent à son importance. Cuesren, chef-lieu du comté de ce nom, ancienne ville épiscopale, importante par son industrie et son commerce favorisé par plusieurs canaux; c’est le grand entrepôt du fromage de Chester et des saline: de ce comté ; la prison ect l'édifice le plus remarquable ; le magnifique pont sur la Dee, qu'on y construit, offrira, quanü ii sera achevé, la plusgran:le arche peut-être qu’on ait encore exé: itée eu pierre; elle n'aura pas

moins de 200» !s anglais d'ouverture. HoLYWEL, dans le com'é lint, mportante par ses minces de plomb, de aiamine et de cuivre, dont la plus

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moteur de la plupart de ces établissemens est la célèbre source appelée le Puits de St-Winifred. CAERWYS, très petite ville, remarquable parce ue jusqu'au règne d'Elisabeth elle a été le renez-vous des bardes, qui, en présence des juges nommés par le prince, venaient chaque année y disputerile prix du chant.

Hors du cercle que nous avons tracé autour de Liverpool, et dans la principauté de Galles, on trouve: CarnmanTHEnN, petite ville, chef-lieu du comté de ce nom, regardée comme la capitale du Galles-Méridional ; lermonumentélevé au général Picton en 41826 et la nouvelle prison méritent d'être mentionnés. Dans un rayon de 28 milles tracé autour de Caermarthen on trouve : Milford, dans le comté de Pembrok, très petiteville, à laquelle son port, un des plus beaux de l'Europe, et les chantiers de la marine royale qu'on y a dernièrement établis et auxquels travaillent 6 à 800 ouvriers, donnent une grande importance; c’estile point auquel doit aboutir le grand chemin en fer d'Occident qui commence à Londres. Swansea, jolie petite ville, très importante par le mouvement de son port auquel aboutit. le vaste système de routes en.fer et de canaux construits pour l'exploitation et le débit des mines de fer et de houille du Galles-Méridional et surtout du comté de Glamorgan, dont les usines, maintenant les plus riches de l’archipei Rritannique, livrent tous les ans à la consommation 2,500,000 quintaux de fer en fonte ou en barres et 150,000 de cuivre; de jolis bains de mer altivent pendant l'été beaucoup d'étrangers dans Swansea. CarpiGAn, petite ville, chef-lieu du comté de son nom, importante par son commerce florissant, par sa nombreuse marine marchande qui compte 12,300 tonneaux , et par la s0ciété Cymrei Giddion , instituée pour encourager la culture et le perfectionnement de la langue gatloise,

Brisroz (Cær Brio; Brightstowe), au coufluent de l'Avon avec la Severne, ville épiscopale, qui forme à elle seule vec sa banlieue un petit comté, ge l'usage réunit à celui de Gloucester

ont depuis quelque temps elle a été séparée. C’est une grande ville, bâtie irrégulièrement ; la partie ancienne qui passe pour être amérieure de quatre siècles à l'ère chrétienne, a des rues étroits: et des maisons d’une triste apparence; ja viite nouvelle au contraire est très bien bâtie et possède plusieurs beaux édifices et de belles places. C’est surtout le faubourg de Clifton qui offre les plus beaux bàtimens dans les deux demi-cercles nomnés Royal York Crescent et Lower Crescent. L'église de Sle-Marie Redeliffe, beaucoup plus grande et plus belle que la cathédrale ; le beau bazar couvert, livré au public en 1826 ; le nouvel Aôtelde-ville (new council house), achevé en

mn

1826; la bourse, semblable à celle de Londres, mais sur des proportions plus pelites, L beau palais des négocians (commer °! rooms), où se réunissent tous les négoeians pour lire les journaux et où sont affichées les listes des navires arrivés dans le port, sont les bâtimens les plus remarquables. Nous ajonterons que l’on doit construire un pont susgend sur L'Ayon , assez vasle pour que es navires de toutes les grandeurs puissent passer dessous à voiles déployées ; il aura 30 pieds anglais de large et 210 pieds de hauteur au-dessus de l’eau ; il s’appuiera sur deux piles ou plutôt deux tours gothiques qui s’éleveront de 150 pieds au- dessus du port, et formeront comme deux colonnes colossales de 280 pr perpendiculaires. L'université , ondée par souscription et ouverte en 1829 ; la Literary institution, fondée en 1822, avec des collections scientifiques et où l’on donne des cours sur les sciences naturelles, et la bibliothèque, sont les principaux établissemens liléraires. Bristol est un des quatre grands ports marchands du royaume, quoique tous les vaisseaux qui lui appartiennent ne jaugent que 38,000 tonneaux, ce qui assigne le neuvième rang à sa marine marchande.

Dans sc environs immédiats on trouve leseaux minérales ‘e Cliflon , un de ses faubourgs, et cellesdites Æotwell, Plus loin , dans un raÿon de 26 milles , on trouve : Batu , ville épiscopale, une des plus belles de l’Angleterre. Les plus beaux édifices sont ceux qui forment la superbe place Queen's Square , le Royal Cireus etsurtout le Crescent, le palais de justice (Guildhall), le nouveau bazar aussi beau quele Burlington arcade de Londres, quoique plus petit ; le {héätre qui est un des plus beaux de ceux des provinces; l'Upper Rooms dont on admire la magnifique salle de bal, les bâtimens des bains où l'on voit une salle d’une grande beauté et la cathédrale. Le gymnase, la sociélé d'agriculture (Bath and West of England agricultural society) présidée par le marquis de Lansdown ; la société des lettres et des sciences (literary scientific institution); la société philosophique et la société musicale de Bath (Bath harmonic society) sont ses principaux établissemens littéraires. Nous rappellerons au lecteur que c’est ici que le céiôbre Herschel découvrit la planète Uranus. Crepuis le temps des Romains cette ville est renomynée par ses eaux minérales qui y.attirent une foule d'étrangers; c’est une ville de plaisir et de fêtes dont le principal commerce est dù à la consommation. On y voitencure des vestiges d'importantes constructions romaines et les restes d’un temple consacré à Minerve. Tout près de Bath est située

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Prior Park house, superbe maison de campagne de M, Allen, Viennent ensuite : Fhoms et Cause, importantes par leurs fabriques de draps et de casimir; Caine est remarquable par un immense cheval sculpté sur des collines de craie situées dans son voisinage ; on lui donne 157 pieds anglais de long. Weiss, remarquable par son siège épiscopal et par sa belle cathédrale gothique; Bunuezy, par le magnifique canal à grandes dimensions nommé de Zerkelr et Gloucester qui s'y décharge dans la Severn,

GLoucssren, chef-lieu du comté de ce nom, ville épiscopale, de médiocre étendue, remarquable par sa superbe cathédrale et par son immense fabrication d'épingles, dont on estime la valeur à plus de 26,000,000 de francs par an ; on doit mentionner aussi la société d'agriculture , le nouveau palais de justice (new county hall) où se trouve la vaste salle de bal et de concert (assembly room), qui peut contenir 2600 personnes ; la nouvelle prison (county gaol), et le magnifique pont en pierre, d'une seule arche , sur lequel on passe la Severne à Over dansses environs immédiats; il a 150 pieds anglais d'ouverture. À quelques milles de cette ville et à 34 de Bristol est située Cheltenham, naguère très petite ville, formée d'une seule rue, et qui, dans l'espace de moins de trois lustres, est devenue une des plus belles de l'Angleterre, comptant déjà une popu- Jation qui dépasse 20,000 âmes, Elle doit son étonnante prospérité à sa délicieuse situation et àses eaux minérales qu'on peut comparer à celles de Spa, et qui, devenues à la mode de nos jours , y attirent annuellement environ 12,000 étrangers, Le théâtre et les bâtimens des bains méritent surtout d'être mentionnés.

Cagesrow, très petite ville du comté de Monmouth, remarquable par san port, par ses beaux chantiers, et par ses marées les plus grandes peut-être de l'Europe, puisqu'elles montent jusqu'à 70 pieds anglais. Cannivr, très petite ville du comté de Glamorgan, importante par son port, où l'on embarque tous les ans environ 30,000 caisses de ferblanc provenant de la grande fabrique de Melyn Griffin, et plus de 100,000 tonneaux de fer en fonte et en barres des forges de Merthyr-Tydvil. Cette dernière ville est devenue depuis quelques années la plus grande usine de l'Angleterre et peut-être du monde; on y forge annuellement au-delà de 1,000,000 quintaux de fer; toute la vallée au milieu de laquelle elle est située est remplie de mines de charbon ct de fer exploitées par un grand nombre d'ouvriers.

FazmourTu, petite ville du comté de Cornwall ou Cornouailles, importante par sa baie, une des meilleures et des plus grandes de l’Angleterre. C'est la station ordinaire de plusieurs navires de la marine royale et depuis long-temps le point de départ des paquebots qui entretiennent la correspondance régulière entre l’Angleterre , l'Espagne et le Portugal, par les ports de La Corogne et de Lisbonne, et avec les Antilles et l’Amérique-Mé-

ridionale; sa marine marchande s'élève à 7000 tonneaux.

Dansun rayon de 18 milles on trouve plusieurs petites villes très importantes par les produits de leurs mines de cuivre et d'étain; ces dernières, quoique beaucoup moins productives qu'autrefois, sont encore les plus riches de l'Europe, Nous nommerons : Pennyn, importante par ses carrières de granit; Tauno, regardée comme le cheflieu du Cornouailles ; elle possède une bébliothèque assez riche et une société de minéralogie et de géologie; Sr-Ausrus, Hezsron el Repauru, avec des mines d'étain et de cuivre; Sr-dusr, remarquable par le voisinage de la mine de cuivre de Botalilock, dont les galeries s'étendent à plusieurs centaines de pieds au-dessous de la mer; Penzance, la plus florissante peutsêtre de tout le Cornouailles, et remarquable par sa belle collection des minéraux de l’Archipel Britannique et par sa société de minéralogie etde géologie.

Piymourn, ville la plus considérable du comté de Devon, formée par la réunion de trois villes naguère encore séparées et maintenant Bree entièrement réunies par le grand nombre de maisons query a bâties; ces trois villes sont P/ymouth, proprement dit, S/onehouse ct Devun-Port. Plymouth a aussi, à proprement parler, trois ports différens , nommés Catwater , Sutton pool et Hamoaze, dont l’ensemble forme un des plus beaux ports de l’Europe; le dernier est destiné spécialement aux navires de la marine royale, qu’on y voit toujours au nombre d’une centaine. D’importantes fortifications protègent ces trois ports contre les attaques des hommes, tandis que la digue Breakiwater , commencée en 1812, et maintenant presque achevée, malgré la grande profondeur de la mer, les a déjà protégés contre ce terrible élément ; c'est avec le fameux phure d'Eddystone, construit au milieu des flots de la Manche, un des ouvrages hydrauliques les plus hardis que la main de l’homme ait encore exécutés.

Malgré des rues généralement étroites, irrégulières el assez mal pavées, surtout dans Plymouth proprement dit, cette ville se distingue par l'élégance et la propreté de ses maisons, par un grand nombre d’embellissemens qu’on y a faits dans ces dernières années et par plusieurs édifices d’une beauté remarquable. Nous nommerons le nouveau théâtre, regardé comme le plus beau des théâtres des provinces,

et dans lequel se trouve une magnifique

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auberge (royal hôtel) ; le bâtiment de l’athénée, construit en 1818 sur le modèle du Parthénon ; le grand Adpital pour les marins (naval hospital ), vaste édifice construit en granit ; les deux casernes , remarquables par leur étendue ; l’église de Devon-Port et les vastes et magnifiques bâtimens dont l’ensemble forme l’arsenal de la marine royale, où l’on admire surtout les docks ou bassins, et les chantiers couverts, où travaillent continuellement de 3 à 4000 ouvriers. On doit aussi mentionner la belle colonne de 112 pieds anglais de hant élevée à Devon- Port pour transmettre à la postérité le changement de son ancien nom P/ymouth-Dock en celui qu'elle porte à résent , changement arrivé en 1827; et e vaste réservoir à l'extrémité de la baie Boveysand où l’on conserve toujours assez d’eau pour approvisionner une flotte de 50 vaisseaux de ligne. L'afhénée, espèce d'université où l’on fait des cours sur toutes les sciences , à l'exception de la théologie ; l’école royale de marine et l'observatoire sont les principaux établissemens publics de cette ville, dont la it dépasse actuellement 70,000 mes.

À quelques milles de distance on trouve : Tavtsrocx, petite villé, importante surtout parlesriches mines de cuivre et d’étain découvertes il y a quelques années dans ses environs et exploitées par ses habitans. Plus loin vers l’est se trouve la prétendue ronér pe Dantmoon, qui n’est à proprement parler qu'un vaste espace couvert de marais et de bruyères traversé par le Dart, et dont les habitans appelés Moormen (hommes du marais) passaient jadis pour être le peuple le plus ignorant et le plus grossier de l'Angleterre ; on y a établi une colonie agricole pour les pauvres, sur le modèle de celles des Pays-Bas, Plus loin encore et dans un rayon de 20 milles est située Danrmourn, petite ville importante par son beau port et par sa marine marchande qui compte 24,000 tonneaux y compris les navires de BrixmAm, que l'on considère à cause de son voisinage, comme un faubourg de Dartmouth; cette dernière est habitée en grande partie par des pêcheurs qui possèdent un grand nombre de navires.

Hors du rayon de Plymouth et à 30 milles de cette ville on trouve : Exeter, ville épiscopale de médiocre étendue, chef-lieu du comté de Devon, remarquable surtout par sa vaste cathédrale.

La société litléraire connue sous le titre énstitution for promoting science, literature and other arts, mérite d'ètre mentionnée ainsi que le bel hôpital des pauvres, la maison des fous et le beau pont en pierre. Un canal la met en communication avec Topsham, petite ville dont le port sert à l'exportation des produits de

son industrie, On regarde cette ville commerçante, ui possède 17,000 tonneaux , comme la capitale # comilds de l'Ouest; les rois y ont résidé avant l'invasion et la conquête des Normands. Depuis quelques années une société de capitalistes y a établi la Compagnie d'assurance dite de l'Ouest d'Angleterre,

Entre les rayons de Plymouth et de Portsmouth on trouve la petite ville de Doncuesren , que nous ne nommons que parce qu'elle est le chef-lieu du comté de Dorset, appelé avee raison le jardin de l'Angleterre, et parce qu'on trouve dans son voisinage plusieurs lieux trop importans pour pouvoir les passer sous silence, Ces lieux sont : Weymourn, pelile ville, dont la partie moderne nommée Melcombe Regis, est jolie et beaucoup plus grande que Weymouth proprement dit; c'estunedes villes les plus fréquentées de l’Angleterre pour ses bains de mer; sa marine marchande compte 7000 tonneaux. Les prétendues iles de Portland et de Purbeck, qui sont réellement de petites péninsules remarquables par les nombreuses carrières de pierres très dures et de marbres, dont on exporte une grande po pour le pavage et pour les constructions

e Londres et d'autres villes. Dans celle de Purbeck se trouvent aussi d'immenses carrières d’argile; un chemin en fer de trois milles anglais de long, facilite le transport des 20,000 tonneaux qu'on exporte annuellement à Liverpool pour les envoyer de là aux grandes manufactures de poterie du comté de Stafford.

PorrsuouTu, dans le comté de Southampton ou Hampshire, ville la plus importante de tout l’Archipel Britannique sous le rapport militaire, étant une des plus fortes places de l’Europe et le premier établissement maritime de l’Angleterre, Ce magnifique arsenal occupe une surface de 100 acres; 3000 à 4000 ouvriers y sont constamment employés en temps de paix; il yen a au moins le double en temps de guerre. On y admire plusieurs mécaniques ét particulièrement celles pour faire les ponte pour scier les planches et tard tailler des plaques de fer épaisses de deux pouce ;on y emploie la vapeur comme moteur principal. Dans son enceinte se trouve l’école d’architecturenavale (architectural academy }et le collégeroyal de marine (royal naval college ), ainsi qu’une belle collection de modèles de toutes les constructions navales les plus importantes. La magnifique rade de Spithead qui se développe à l'entrée du beau port de Portsmouth , ajoute à l’importance maritime de cette ville, qui se compose de deux villes distinctes : Portsmouth , proprement dit, petite et sans aucun bâtimentremarquable ; et Por{sea , beaucoup plus grande et très bien bâtie ; c’est dans

cette dernière que se trouve l’arsenal. On doit ajouter que dans san port se trouvent en temps de paix 100 vaisseaux de guerre, et que sa marine marchande compte 9000 tonneaux.

Dans un rayon de 32 milles on trouve ::Newronr, petite ville, chef-lieu de l'ile de Wight ; sa vaste et belle maison de correction et de travaux forcés (house of industry) mérite d'être mentionnée. SournAmrtON , importante par sa marine marchande estimée à 8000 tonneaux, par son école d'industrie pour 300 :enfans de militaires (military asylum), par la société qui a pour but l'instruction el l’'amélioralion :morale des Bohémiens:et par son bel établissement de bains de mer; :Cur1sTchURGE , par sa vaste église gothique; Pooue, par son port et sa nombreuse marine marcliande estimée à 15,000 tonneaux. Sauismuny , petite ville épiscopale, chef-lieu du comté de Wilt, remarquable par sa vaste et belle cathédrale, dont le clocher est le plus élevé de tout le Royaume-Uni et l’un des plus hauts de l'Europe , et par le Sfonehenge, célèbre monument druidique situé à quelques milles au nord, au milieu d'une bruyère , et consistant en plusieurs blocs énormes en situation verticale, sur lesquels reposent d'autres blocs posés horizontalement , le tout environné d’autres pierres de moindre dimension et de tombeaux. WiNCHESTER, petite ville épiscopale, chef-lieu du comté de Southampton, remarquable par.sa vaste cathédrale, dont l'intérieur surtout est d’une grande beauté, et par son célèbre collège, dont la fondation remonte à l’année 1387.

Cuicnesrer, chef-lieu du comté de Sussex, petite ville épiscopale , dont le ‘haut :clocher de la. cathédrale est le bâtiment le plus remarquable. BRiGHTON,. ville, de médiocre étendue, mais trop remarquable pour ne pas être décrite avec quelques détails. Elle a été créée pour ainsi dire de nos jours var Georges IV lorsqu'il était prince royal, en attirant un grand corcours d’étrangers aux bains minéraux et de mer qu'il allait y prendre régulièrement tous les ans.

C'est, comme le dit un voyageur qui Pa visitée récemment, un des lieux les plus beaux qu'il y ait sur la terre. « Qu'on se figure un rivage escarpé, un quai infini, où d’un côté s'étend à perte de vue une ligne de maisons et pour mieux parler de palais magnifiques, où de l’autre règuent l'Océan et sa masse imm”ase. La grève étroite qui sépare de ‘a mer le rocher sur lequel la ville s'#. +, est un jardin d'où s’élance au-devant des navires une jetée en fil de fer qui va chercher, pour ainsi dire, les passagers à 600 pas au milieu des vagues. Toutes les architectures sont là réunics : l'Italie, Constanlinople , la Chine, la Grèce , le:moyen âge, l'Espagne moresque.ont tour-à-tour inspiré les créateurs de ces merveilles. Le Pavilion ou le palais bâli par George IV est un bâtiment magnifique qu'on ne saurait comparer à aucun autre, offrant de” groupes de dômes, de minarels, de lanterrss, de coupoles, de girandoles, dont

l'élégance bizarre semble, créée par l'imagination d'un conteur des Mille et une Nuits.» La jetée dont nous avons parlé, les magnifiques Dâtimens des bains, surtout ceux. nommés bains de Mahomet (Mahomed baths); les beaux édifices le long du quai dit Marine Parade, et ceux encore plus beaux qui composent le Xemp Town, supérieurs peut-être à tout ce que .l’Angleterre possède en ce genre, sont avec la belle église des Unilaires les édifices les plus remarquables de cette ville unique dans son genre, mais dont les. alentours et le sol méine sur lequel s'élèvent ses beaux édifices, n'offrent que des sables stériles. On nedoitpas oublier l'4nthée, magnifique usée d’horticulture, dont la-construction a commencé en 1832, sous la direction du savant botaniste M. Philipps; son déme, le plus vasle que l’oneul.encare construit, était tout.en fer;il est tombé depuis, avant d’être cntiérement achevé. La population permanente de Brighton est évaluée à la moitié de celle qu’elle possède pendant la saison des‘bains.

Les villes:les plus remarquables de l’in-térieur de l’Angleterre sont :

Oxrorp, chef-lieu du comté de ce nom, ville épiscopale de médiocre étendue , mais une des plns belles de l’Europe. Située sur une éminence presque entière ment entourée de prairies, au confluent du Charwel avec la Thames nommée Isis par les étudians, cette ville est de forme circulaire. Vue des hauteurs voisines, elle présente un aspect superbe par le nombre et la variété de ses tours, domes et autres édifices, dent la grandeur et la beauté de l'architecture frappent ceux qui les voient de près. Oxford, jadis rési-

ence des rois d’Angleterre, passe pour être la ville la plus savante de.ce royaume, avantage qu’elle doit à sa célèbre wniversile, une des plus anciennes de l’Europe. Ce superbeétablissement, quiéton ae par la simplicité desbeaux bâtimens qui en dépendent, par les riches collections de tout genre qui luiappartiennent, considéré sous le rapport purement scientifique, est bien loin cependant d’être au niveau des établissemens correspondans de l’Atlemagne, de la France, de PItalie et du norë de l’Europe. Après la suppression du collège d’Hertford et de la New Inn all, l'université consiste en 19 collèges et 4 halls ou bâtimens destinés aux logemens des étudians. Parmi ces 23 édifices, tous construits en pierre de taille et plus ou moins remarquables par leur architecture et leur étendue, nous citerons le collège de S{-John, pour ses jardins, les plus grands et les plrs

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beaux de la ville; celui de CArist-Church, le plus grand de tous et remarquable par sa belle architecture gothique et par sa riche bibliothèque ; le Queen's college et le New college d’une architecture moderne ; le second possède une des plus riches bibliothèques de l’université ; l’4// Souls college, presque exclusivement occupé par les fils de la noblesse anglaise et remarquable par sa belle chapelle gothique, sa riche bibliothèque et par le luxe extraordinaire avec dequél vivent les étudians qui y demeurent. La précieuse et célèbre bibliothèque Bodleyenne, dont, par une singulière méprise, tous les géographes exagèrent le nombre de volumes, est toujours la plus riche d’Oxford et la seconde du Royaume-Uni ; elle appartient en commun à tous les collèges de l’université ; elle est surtout remarquable par sa belle cs'lection de manuscrits, une des plus rires de l'Europe, parmi lesquels on en trouve beaucoup d’arabes, de sanscrits, de persans ettrois mexicains. Vient ensuite la 62 bliothèque de Radcliffe, riche en livres de jurisprudence, de médecine et de sciences naturelles; on admire la belle et vaste rotonde dans laquelle elle est située; ces deux bibliothèques reçoivent de droit un exemplaire de tous les nouveaux livres que l'on imprime en Angleterre. Près de la bibliothèque de Radcliffe se trouve le théâtre Sheldonien (Sheldonian-Theatre), construit par le célèbre Wren sur le modèle du théâtre Marcellus à Rome ; il peut contenir 3000 personnes, et il est uniquement destiné aux cérémonies qui accompagnent la distribution annuelle des prix et aux représentations dramatiques, où, dans les grandes occasions, les étudians jouent des pièces grecques et latines. On ne doit pas oublier la riche galerie de tableaur qui se trouve dans le iocal de la bibliothèque Bodleyenne ; là célèbre tmprimerie Clarendon ; le musée asmoléen ; la salle des marbres d'Arundeï ; l’'observatoire, un des plus beaux de l’Europe; et le jardin botanique situé près du superbe pozt en picrre qui traverse le Charwell. C’est le plus ancien de l’Angleterre ; les herbiers, les manuscrits et les livres appartenant autrefois à Dillenius, SherardetSibthorpe, conservés dans la b'oliothèque, compensent en quelque sorix le petit nombre de plantes cultivées

dans cet établissement dont on admire surtout la magnifique enceinte.

Dans un rayon de 18 milles on trouve : Woon- STOCK , très pelite ville, remarquable par son industrie et surtout par le voisinage de Bleinheim, magnifique château du duc de Marlborough, un des plus beaux de l'Europe ; on y voit daas le jardin une colonne de 130 pieds de haut, surmontée de la statue du célèbre guerrier et offrant à sa base la description des mémorables victoires qui lui valurent ce riche présent de la part du parlement anglais; son parc est un des plus grands de l'Angleterre. Bucxincnau, très petite ville, que nous ne citons que parce qu’elle est le chef-lieu du comté de ce nom, et surtout parce qu’elle se trouve dans le voisinage de Stowe, maison de plaisance du marquis de Buckingaam, qu’on doit ranger à côté des plus beaux et des plus magnifiques châteaux de l'Europe. WanTAcE, petite ville du comté de Berks, remarquable par les vestiges d’un camp romain quadrangulaire, et surtout par son voisinage de la célèbrevalléedu Cheval-Blanc:; c'est une rangée de collines crayeuses sur laquelle un espace dépourvu d'herbes représente la figure colossale d'un cheval au galop, encore plusgrand que celui dont nous avons fait mention en parlant de Calne ; on croit que cette singulière sculpture qui a donné le nom à cette vallée, est un monuinent élevé pour ranpeler la victoire remportée en 871 par Alfred sur les Danois; on sait que son étendard représentait un cheval blanc. Depuis cette époque les habitans des environs se rassemblent tous les ans à la St-Jean, pour nettoyer, comme ils le disent, le cheval (scouring the horse), c’est-à-dire, pour enlever toutes les herbes qui pourraient èn altérer les traits; des fètes champêtres occupent le reste de la journée.

Enprolongéeant le rayon jusqu’à 32 milles d'Oxford, ou trouve vers le nord-nord-est Nonrtn- HAMPTON, assez jolie ville, chef-lieu du comté de son nom, importante par son antiquité, par son commerce et par le voisinage d’4 /thorpe, magnifique château de lord Spencer ; il renferme une superbe galerie de lableaux, une riche bibliothègue et d'autres collections remarquables.

BIRMINGHAM, dans le comté de Warwick, dont elle est la ville la plus considérable. Depuis la seconde moitié du dernier siècle, cette ville a pris un accroissement extraordinaire, grâces à son immense industrie, dont les productions sont aussi parfaites que variées ; c’est le grand atelier du royaume pour les fabriques d'armes, de bijouterie et surtout pour la confection des machines à vapeur et pour les articles de quincaillerie grosse et fine. À Soho , qu'on peut regarder comme un de ses faubourgs, se trouvent les immenses ateliers de Bolton et Watts, où l’on admire plusieurs machines ingénieuses entre autres celle pour

battre la monnais , avec laquelle on frappe 30 à 40,000 pièces par heure ; on y fabrique une immense quantité d’armes etun grand nombre de machines à vapeur. Quoique Birmingham se trouve presque au milieu de l’Angleterre, dont elle est la plus centrale de toutes les grandes villes, elle n’en communique pas moins avec tous ses principaux ports par le moyen des canaux qui y aboutissent, Le canal de Fazeley, qui se joint à celui d'Oxford et de Grand-Tronc, met Birmingham en communication avec Londres, Hull, Manchester et Liverpobl , tandis que le Vieux-Canal lui facilite les arrivages des produits des mines de fer et de charbon du comté de Stafford. Cette ville se trouve ainsi en communication avec les mers qui entourent l’Angleterre :

la mer du Nord, le canal Britannique, la mer d'Irlande et le canal St-Christophe.

Cetle heureuse situation, que l'art a su rendre encore plus favorable, fait que Birmingham est parvenu à concentrer dans son sein les branches les plus diverses des arts métallurgiques ; et elle donne, en outre, une étendue immense à son commerce, el facilite l’exportation des produits de ses fabriques, qui se répandent dans toutes les parties du monde.

Birmingham est généralement parlant moins belle et moins propre que les autres grandes villes de l'Angleterre. Ses bâtimens les plus remarquables sont : le théâtre , qui est le plus grand parmi ceux qu’on trouve dans les provinces ; le magnifique magasin de M. Jones (manulactory and show rooms), qui peut soutenir la comparaison avec tout ce qu’il y a de plus beau en ce genre à Londres et à Paris; celui de M. Thomassen, qui vient immédiatement après ; les bétimens de la fabrique de Soho, où les escaliers, les planchers et le toit sont en fer fondu ; les églises Christ-Church et St-George ; le bâtiment de l’afhenée.

La svocicte philosophique ; la bibliothèque de la ville une des plus riches parmi celles des provinces ; l’afhénée ; l'institut des sortrds-muets et la s0ciété philosophique sont ses principaux étabhissemens publics. D’après le recensement de 1831, la population de Birminghain était, à cette époque, de 147,000 âmes.

Les environs de Birmingham, jusqu'à plusieurs milles à la ronde , ne sont pour air :i dire

rene me pe +

qu'une série non interrompue d'usines et d’ate liers, où l’un donne toutes les formes aux métaux et aux terres. Du côté du nord-ouest jusqu'à Wolverhampton , tout le long du chemin , on ne trouve que des mines de houilles et de fer; partout on ne voit que des roues, des machines à vapeur, des forges, ct les huttes et les villages enfumés de leurs ouvriers ; les Anglais, en plaisantant, appellent cette contrée infernal region (région infernale). En traçant un cercle de 24 milles de rayon autour de Birmingham, on trouve une foule de lieux remarquables, parmi lésquels nous signalerons les suivans à l'attention du lecteur : Duncey, jolie ville, importante par ses mines de houille , ses verreries et ses clouleries, et par le voisinage de l'immense forge de B7'adley qui emploie de 3 à 4000 ouvriers; WoLvEn- HAMPTON, renommée dans toute l'Angleterre par l'adresse de ses serruriers et par son industrie qui produit lesmêmes articles que Birmingham, mais à meilleur marché. Srarronp, petite ville, cheflieu du comté de ce nom, auquel appartiennent les villes que nous venons de nommer, et remarquable par son industrie et par le canal qui la met en communicalion avec Birmingham.

Licarieu», jolie petite ville épiscopale, qui avec son petit district forme, sous le rapport judiciaire , un comté séparé, mais que l'usage réunit à celui de Stafford; on admire sa vaste et belle cathédrale gothique, où l'on voit le fameux groupe the sleeping children (les enfans dormans), chef-d'œuvre de Chantrey. On doit citer son gymnase , fondé par Edouard VI, où furent élevés Johnson, Addison, Garrick et autres hommes célèbres. Rucny, très petite ville du comté de Warwick, renommée par son ancien collège fondé en 1567, qui compte 8 à 400 élèves et 13 professeurs et maitres. Coventry, ancienne ville épiscopale, qui a beaucoup perdu de son importance, dont l’industrie se distingue encore favorablement dans la fabrication des rubans de soie et des montres, Warwick, jolie petite ville, chef-lieu du comté de ce nom, importante par son industrie. Tout près, sur un rocher au-dessus de la ville, s'élève le château des comtes de Warwick, une des plus belles constructions du moyen âge; on y monte par un large chemin taillé dans le roc ; on y admire les beautés romantiques de ses jardins, plusieurs morceaux précieux d’antiquité, de beaux tableaux et une foule de curiosités. Urr peu plus loin se trouve : Leaminglon, joli petit bourg, avec des bains minéraux très fréquentés et de beaux bâtimens pour loger les baigneurs,

WoncEsTER , ville épiscopale , de médiocre étendue, avec un beau pont sur la Severne, et cheflicu du comté de son nom. La nouvelle prison (uew gaol), l'hôpital (infirmary), le {éätre, sont, avec sa magnifique cathédrale gothique, ses Lâtimens les plus remarquables. Dans celte dernière on admire plusieurs chefs-d'œuvre de sculpture, entre autres le mausolée d’Elise Digby, par Chantrey, et celui de l’évèque Hough, par Roubillac, regardé par Chantrev comme le plus beau de l'Angleterre. Cette ville se distingue surtout par sa grande et belle manufacture de

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porcelaine et par ses nombreuses fabriques de gants. À quelques milles au nord on trouve :

Drottwich, très petite ville, mais aussi très importante par ses sources salées, beaucoup plus riches que celles de Namptwich, et dont le produit annuel est estimé au-dessus de 3 millions de francs. Kinpenminsrenr, jolie ville, depuis longtemps importante par ses fabriques de laine, surtout de tapis pour les pieds (carpets), et depuis quelques années par celles de soie.

SarEwseurY , chef-lieu du comté de Salop ou Shrop, ville ancienne, assez grande, mais en général assez mal bàtie, dont plusieurs maisons sont encore en bois, les unes peintes, les autres ornées de sculptures. Elle est traversée par la Severne qu’on y passe sur deux ponts.

Le nouveau marché (free market hall), le palais de Justice (county hall), l’'élise St-Chad, bâtie dernièrement en orme de rotonde avec quatre énormes colonnes de fer fondu, et la maison des travaux forcés (house of industry ) sont de beaux édifices ; il faut aussi mentionner la superbe colonne de 133 pieds anglais de haut, surmontée de la statue colossale du général Hill, élevée en 1816 par sa famille à ce guerrier mort en Espagne.

Le gymnase , avec une centaine d'élèves, et la bibliotheque de la ville sont les principaux établissemens publics de cette ville qui se recommande aussi avantageusement par son industrie.

Dans un rayon de 16 milles on trouve : BRose- LEY, gros bourg, sur la Severne, important par ses mines de houille et de fer,et encore plus par le voisinage des célèbres forges connues sous le nom de Ketley iron works. COoLEBOOKDALE, gros village renommé par ses grandes forges , qui cependant sont un peu déchues depuis l’établissement de celles de Carron en Ecosse ; on y admire sur la Severne un beau pont en fer, d'une seule arche de 100 pieds de corde. WELLINGTON, petite ville, importante par ses forges; ELLES- MERE, par le beau canal auquel elle donne son nom; Oswesray, petite ville industrieuse , remarquable surtout par le voisinage des deux superbes aqueducs qui conduisent le canal d’Ellesmere au-dessus de la Dee et du Chirk ou Ceiriog; on les classe justement parmi les plus beaux ouvrages hydrauliques de ce genre.

MaANcResTER, sur l’Irweil, grande ville du comté de Lancaster , dont elle est le centre de l’industrie et la cité la plus populeuse, Manchester occupe un grand espace ; mais il s’en faut de beaucoup qu’il soit tout couvert de maisons. Plusieurs rues étroites et mal pavées, un grand nombre de vilaines maisons où logent les

nombreux manufacturiers qui, souvent , sont dans la plus grande détresse, plusieurs fabriques d’une chétive apparence et la fumée continuelle qu’exhalent les nombreuses machines à vapeur mises en activité par ses ateliers , rendent l’aspect général de cette ville peu agréable. Il faut cependant avouer que la plupart de ses parties nouvelles offrent de belles rues et plusieurs bâtimens ‘d’une grande beauté; nous citerons le New-London road (la nouvelle rue de Londres ); lArdwick green, espèce de place; les alentours du grand-hôpital (infirmary ) et la nouvelle Market street, bâtie entièrement, depuis 1825, à la place de l’ancienne rue étroite de ce nom; ce sont des rues qui peuvent soutenir la comparaison avec les plus belles des villes fes mieux construiles.

Les édifices les plus remarquables sont :

le nouvel hôtel-de-ville : Town hall), bàtiment imposant par son étendue et par sa belle architecture ; la bourse (Exchange), en forme d’une grande demi-rotonde, et surmontée d’une belle coupole ; la grande salle des concerts (the gentleman’s concert room ), qui peut contenir jusqu’à 1200 personnes ; la nouvelle salle de bal(New assembly rooms ); le grand-hôpital (Infirmary); le beau marché couvert, construit, en 1824, sur le plan de celui de Liverpool, mais dans des proportions plus petites ; et la nouvelle prison (New Bailey ou Penitentiary ) dans le faubourg de Saalford, raé eq par ses dimensions et par sa force. Les principaux établissemens publics sont : le #ouveau collère (New college ow Free granimar school), fondé en 1520, dont la bibliothèque assez riche est ouverte au public; le collège proprement dit, attaché à l'hôpital de Chetham; la société philosophique et médicale de Manchester ; celles de littérature, de philolugie , d’histoirenaturelle et d'agriculture ; et la société des antiquaires du comté de Lancaster, qui s’esc formée récemment dans le but de recueillir et d'expliquer les antiquités de leur pays natal. Manchester est la ville la plus populeuse du royaume d'Angleterre après Londres, puisque sa population éépasse actuellement 180,000 âmes. Klle doit cet accroissement prodigieux aux canaux qui ÿ aboutissent, aux mines de houille , aux forges et aux fabriques de toute sorte dont elle

est environnée, ainsi qu’à létonnante activité de ses industrieux habitans. Trois cents machines à vapeur et plus de 80,009 métiers, dont 6006 à Ha vapeur, étaient naguère en activité, soit dans son enceinte mème, soit dans les villes voisines. On peut regarder cette ville comme la en place du monde pour les manufactures de coton, et comme le centre de cette branche importante de industrie et du commerce anglais. C’est au port de Liverpool qu’arrive de l'Orient et de l’Occident le coton en laine , qui alimente ses fabriques, et c’est du même point, qu’après avoir été filé et manufacturé en étoffes de tout genre, il repart pour être envoyé dans les différentes parties du monde.

On estime l’‘change moyen des marchandises entre Manchester et Liverpool à 1200 tonneaux par jour, qui emploient dans l’année, comme moyen de transport, près de 12,000 barques où natires. C’est pour faciliter cet immense commerce, qu’on à construit lé chemin en fer le plus magnifique que l’on ait encore exécuté.

Les travaux nécessités par celtcentreprise gigantesque commencée en 1825 ct achevéé en 1830, inspirent une juste admiration ; des rocs furent creusés , des passagés souterrains construits, de magnifiques ponts en pierre jetés sur des cours d’eau, des montagnes creusées , des vallées aplanic ; ; enfin une tourbière d’une vaste étendue et si marécageuse, qu’une barre de fer posée sur sa surface s’enfonçait de son propre poids , fut comblée par des milliers de charretées de pierres et de graviers, et métamorphosée en une chaussée assez s0lide pour y établir les blocs de pierre qui reçoivent les orntéres saillantes.

Dans un rayon de 17 milles seulement on trouve : BoLrTon, ville assez grande, mais ausci assez mal bâtie et malpropre; c’est un des grands ateliers de l'Angleterre pour les étoffes de coton; elle doit sa prospérité à l'immortelle découverte d'Arkwright, qui vers la fin du siècle passé inventa l'ingénieuse machine pour filer le coton, Bury, renommée dans toute l’Augleterre par ses étoffes de laine et de coton. Buacknunn, autre grand atelier pour les fabriques de coton.

Hors du rayon de Manchester, mais à quelques milles seulement de Blackburn, est situs le vélébre cotiège de Stonyhurst,leplusgrand établissement d'éducation que :s catholiques possèdent dans la Grande-Bretagne. Dix professeurs iogés dans un superbe local, dont le riche propriétaire, M. Weld, a fait don âu commencement de ce siècle aux jésuites chassés de Liège, sont chargés de l'instruction de 200 élèves ; ce lieu aura

bientôt le temple catholique le plus magnifique destrois royaumes, OLnna, ville florissante par ses fabriques de laine , de coton et par les carrières d'ardoises et de pierres, et surtout par les abondantes mines de houille exploitées dans son voisinage. Rochnaue, jolie ville, imprrtante surtout par ses nombreuses fabriques qui pourvoient de flanelle presque toute l'Angleterre ; la population .de toute sa paroisse s'élevait en 1821 à 80,000 âmes. Harnowaare, joli village du comié de York, situé daus ane position romantique, avec de beaux bâtimers pour les nombreux étrangers qui le fréquentent tous les ans pendant la saison des bains, et dont les eaux sulfureuses passent pourètre les plus fortes de tout le royaume.

Srockrorr, assez grande et jolie ville du comité de Chester, située sur la Mersey, importante surtout par ses fabriques et son commerce ; toute la belle vallée qui s'étend depuis cette ville jusqu'à Ashton et Oldam est remplie de fabriques de co ton; tous les soirs les vastes et nombreux bâlimens qui renferment ses 60,000 métiers offrent l'apparence d’une superbe illumination. MACCLESs- FIELD, Ville florissante par ses fabriques de laiton, ses forges, et surtout par ses nombreuses manttfactures de soie ; on la regarde comme le centre de cette branche d'industrie, Nonrawica, très petite ville, chef-lieu des salines qui se trouvent le long du Weaver; les sources salées sont la plupart situées à la gauche de cette rivière, etles mines de sel à la droite ; la mine qu’on exploite dans le voisinage de Northwich offre en petit le spectacle magnifique que nous avons signalé dans la descriplion de Wieliczka, à la page 316 ; les mineurs ont soin d'allumer plusieurs flambeaux à l'arrivée des étrangers, pour augmenter l'éclat de la lumière réfléchie sur les piles et les voûtes étincelantes de ces vastes souterrains. Depuis la grande diminution des droits sur l'exportation du sel gemme, arrivée en 1824, le produit de cette mine s'est accru d’une manière extraordifaire.

À qaelques milles au sud de cette petite ville, hors du rayon de Manchester, et à 26 milles de cette cle, on trouve : NaxrwicH où Namprwicn, Jolié petite ville, importante par ses riches sa- Yines; ensuite Bunsues, petite ville du comté de Stafford, mais très importante, étant le cheflicu du district que les Anglais appellent S'afforshi'e pottertes district. Les nombreux villages qui environnent Burslem ne forment, pour ainsi dire , qu'une seule ville , dont toute la population, qui s'élrvait il y a quelques années à 60,000 âmes, n’est occupée que de la fabrication de la faïence. La graode fabrique dE truria, établie par le -"èbre Wedgwood, dont les produits se distinguent par leur beauté et par leurs formes ir tées des anciens; un petit chemin en fer y about ! ; et celle de M. Spode à Stoke, sur le canal G'ant- Tror:, sont les plus remarquables. On estimait il y a quelques années que l'exportation annuelle de toutes ces fabriques, pour l'Angleterre et pour l'étranger, s'élevait à la valeur de 12,500,000 francs.

Si l’on étendait le rayon jusqu’à 32 milles autour de Manchester, outre les villes et les lieux ci-dessus indiqués, on trouverait les cités populeusrs

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les autour

de Liverpool, Sheffield, Leeds, etune grande partie des villes importantes situées autour d'elles et dont nous avons donné la description,

SHEFFLELD, at confluent du Sheaf avec lé Don, grande et florissante vilte du comté de York , mais dune apparence triste ét sans aûcun bâtiment public remarquable, à lexception du grand-h6pital (Generat Infirmary). C’est un des grands ateliers de l'Angleterre, étant remplie de forges, d’acieries et de tréfiléries; sa clouterie, ses instrumens de physique, ses ouvrages en plaqué, sa poterie et surtout sa coutellerie supérieure à celle de Birmingham , sont renommés depuis long-téemps. Dans ses environs on exploite de riches minés de fer et de houille. La plus grande partie de cette ville appartient au duc de Norfolk.

Dans un rayon de 18 milles on trouve : BARNsLEY, petite ville remplie de forges ét de fabriques d'acier, à quelques milles ac distance est situé Wentworth-house, un des châteaux les plus grands et les plus beaux de l'Angleterre, avec des collections d'antiquités, une grande bibliothèque et plusieurs monurmens remarquables; il appartient au comte Fitz-William, DoNcasTEr, jolie petite ville, remarquable surtout par ses courses de chevaux rangées parmi les premières du royaume ; le cérque est un des plus beaux de l'Angléterre. CnesTERFiELD , petite ville, mais importante par ses mines Ge plomb, de liouille et ses fabriques de poterie, ainsi que par ses fabriques de soie et ses filatutés de coton.

Marzock, BAKEWELL et Buxron, trés petits lieux du comté de Derby, mais remadrquabies sous plusieurs rapports; le premiér par ses mines de plomb et par ses bains ; Bakewell par ses minès de plomb, de houill: de zinc ét ses carrières, ainsi que par le voisinäge de CAdtsworth house, magnifique château appartenant at duc de Devonshire; Buxton par ses bains sulfureux très fréquentés, par les .1agiiñqués legemens «tie Crescent) que le duc de Devonéliie y à fait bâtir pour les baignéurs, et par le supérbé £unr.el du chemin en fér qu'on y construit et qui mène à Cromford. Dans le voisinage de Suxton on trouve la célèbre cavérrie de Pool (Pooles Hole); et près du village dé CasrLeTon il y en a une autre non moins célèbre et d’une longueur très considérable.

Leeps , villé grance ét populeuse du comté dé York, située sur PAire ; le grand canal de Leeds-et-Livérpool y aboutit et la rend le centre de la navigation intérieure du nord de l’Angleterré, communiquant d’un côté avec Liverpool et de l’autre avec Hull. La ville ancienne est mal bâtie, avec des rues étroites et irrégulières, mais en revanche

la ville nouvelle a de belles places, des rues spacieuses et plusieurs beaux batimens. Les édificés les plus remarquables sont : les deux grands marchés couverts, savoir : le marché des draps blancs (white cloth hall), avec 1200 houtiques et une belle et vaste sallr de bal jars une de ses ailes, et le marché des draps colorés (mixed eloth hall} 1vee 1800 ; le nouveau bazar; lé nouveau: marché, bâti en 1826 avec de beanx po:tiques ; le marché de la Rotonde ; le théâtre ; le nouveau palais de justice (New court house ) avec la prison et la nouvelie bourse (commercial Building) achevée en 1829. La société philosophique litléraire (philosophicat and literary :0cietÿ), établie dans un ‘eau local et ave:

“1, petit musée d'histoire naturelle ; le musée d'histoire natu:e2lle, dans la belle rue de Briggaie, institué depuis peu et beaucoup plus riche que le précédent ; la bibliothèque publique , fondée par Priestley, sont ses principaux établissémens scientifiques et littéraires, On doit remarquer que Leeds est non-sculement le centre des filatures de laines, des fabriques de draps et de lainages, mais même le plus grand marché du royaume pour ces articles.

Dans un rayon de 12 milles on trouve : Wak£- FIELD, assez jolie ville, dont la prison (house of correction), le marc/é et la halle aux draps sont les édifices les plus remarquables; elle est, comme Hucïlersfield et Halifax , le centre d’une grande fabrication de draps, de casimirs, de flanelle et de châles, Hunnensrie», jolie ville, avec une belle Aulle à deux étages, où les fabricans de draps des environs vicnnent étaler leurs étoffes le jour du marché. HauiFrax, avec une vaste et belle Aalle aux draps (piece hall): le beau canal de Roclidale se joint dans cette ville au Ualder, Brabrorp, jolie ville, avec une grande halle aux draps ; tout près se trouve la grande forge Louv moor et Bowling, qui emploie 1500 ouvriers, et la fabrique des machines à vapeur la plus considérable de l'Angleterre après celle de Bolton et Watts. Sezsy, pelite ville, où l’on construit beaucoup de navires marchands, et à laquelle aboutit le beau chemin en fer qui mène à Leeds.

Yorx (Eboracum), au confluent du Foss avec l'Ouse, ville très ancienne , remarquable par ses

souvenirs historiques et par le premier parlement

anglais qui en 1160 y tint ses séances, Malgré sa médiocre étendue, on la regarde, sous lé rapport administratif, comme /a secondé ville du royaumé , étant la seule dont le premier magistrat ait le titre de Zord Mayor comme Londres; son archevêque occupe aussi le second rang dans l'église anglicane ; il a pour suffragans les évé-

ques de Durham, de Carlisle et de Chester. York possède plusieurs édifices remarquables; nous nous bornerons à nommer le nouvel hôtel du comte (new county hall), la salle de bal (assembly room) et surtout sa magnifique cathéedrale (Minster), rangée justement à coté des églises gothiques les plus vastes et les plus = cucs de l'Europe; on loue surtout la beauté de son intérieur, quelques-uns de ses monumens, la muraille qui sépare le chœur de la nef, ornée des statues de tous les rois d'Angleterre, depuis Guillaume-le-Conquérant jusqu’à Henri VI; le vaste pavé touten mosaïque ; les grandes orgues, dont le buffet a 3000 tuyaux, et les beaux vitraux peints. On a déjà réparé les ravages faits à sa partie intérieure par l'incendie de 1829. Il est bon de rappeler au lecteur que dans cette cathédrale, ainsi que dans quelques autres de l'Angleterre, on donne tous les trois ans un grand concert exécuté par les plus grands musiciens du Royaume-Uni ; c'est dans cette circonstance que York offre la réunion de !out ce que le beau monde de l’archipel Britauuique possède de plus remarquable; l'oratoire de 1823, auquel chanta madame Catalani, fu! exécuté par 400 musiciens, et les billets d'entrée s’élevérent à la somme énorme de 250,000 franest York est une ville assez in-

dustric: et commerçante; elle se distingue aussi ÿ: :°s établissemens scientifiques et littérañnes. :armi lesquels on doit nommer le

célèbre ypensionnat des demoiselles dans un couvent cat ‘iiue; l’école de théologie, qui en 1808 y a vi transférée de Manchester; la bibliothèque, V'observaloire, le cabinet d'histoire naturelle , la société philosophique et la société pour la conservation des monumens nalionaux. C'est aussi dans l'enceinte de celte ville qu'en 1831 les principaux savans du Royaume-Uni, au nombre de 360, ont tenu la première session de la société britannique nomade formée pour l'avancement des sciences; elle a organisé des comités spéciaux pour les diverses séances et pour les villes de Londres, Edinbourg, Dublin et Calcutta.

Tout semble promettre que cette immense covpération des forces intellectuelles de l'Angleterre, tormée à l'instar de celles que nous avons signalées dans la description de la Suisse , de l’Allemagne et de la France , donnera une utile impulsion aux travaux scientifiques. La société a tenu une seconde séance à Oxford en 1832, et sa troisième à Cambridge en 1833.

Dans les environs immédiats de York, et dans un rayon de 20 milles, on trouve une foule de lieux remarquables, dont plusieurs ont été décrits dans les rayons de LEEDS et de Huzz. Nous nous bornerons à nommer ici Ripon, petite ville, remarquable par sa position romantique, par sa vaste et belle église gothique et par son pont sur l'Ure , un des plus longs de l'Angleterre.

Norrin@nam, chef-lieu du comté de son nom, non loin du Trent et sur le canal Grand-Tronc, qui la met en communication avec Liverpool, Hull et Londres. Sa position pittoresque, ses rues en

général larges et bien payées, plusieurs beaux édifices, sa belle place, dont les maisons sont presque toutes supportées par de hautes colonnes en pierre, la rangent parmi les plus belles villes de V'Angleterre. La bourse , l’hôtel-de-ville (own hall), le beau château du duc 2e Newcastle et les nombreuses votes et celliers taillés dans le roc, sont ce qu’elle offre de plus remarquable. Nottingham est regardée comme le principal entrepôt des plus beaux bas de laine de soie et de coton, et des dentelles ; elle fabrique aussi beaucoup de faïence ordinaire et de bierre excellente, et possède quelques verreries. On doit remarquer que cette ville forme à elle seule un comté, et envoie deux députés au parlement.

La ville la plus importante qu'on trouve dans un rayon de 13 milles est Densv, chef-lieu du comté de son nom, assez jolie ville , dont la nouvelle prison du comté (new county gaol), le grand hôpilal (general infirmary) et l'église de tous les Saints (AN Saints), sont les édifices les plus remarquables. Derby se distingue avantageusement par sôn industrie, dont les branches principales sont les étoffes de soie , la porcelaine qui, par la beauté de sa pâte et la vivacité deses couleurs, rivalise avec celle de la Chine, et les ouvrages faits avec le marbre tiré des carrières du comté. Nous ajouterons que pour la fabrication des étoffes de soie on y emploie une machine qui a été inventée en Italie et perfectionnée en Angleterre; elle est construite de telle sorte qu’une seule roue met en jeu cent mille mouvemens que l'on peut arrêter séparément; cette roue fait trois tours par minute, et dans ce court espace de temps elle confectionne 660,60 pieds de fil de soie pour la chaîne des étoffes. La s0ciété d’agricullure (agricultural society) et la sociélé liltéraire philosophique (lterary and philosophical society) sont ses principaux établissemens scientifiques. Dans le voisinage de Derby se trouve Kedlestlonhall, magnifique chàteau de lord Scarsdale.

En prolongeant le rayon jusqu'à 26 milles autour de Nottingham, on trouve, outre Matlock, Chesterfield et Bakewell que nous avons décrits dans les environs de Sheffield, les villes suivantes : Leicester, chef-lieu du comté de son nom ct centre d’une immense fabrication de bas de laine ; la voie romaine qui la traverse et plusieurs objets qu'on y a trouvés attestent sa grande antiquité. La prison du comté, le casino (assembly room), la société d’agricuiture (agricultural society) et la société littéraire (literary society) méritent d'être mentionnés. Crowrorp, petite ville du comté de Derby, importante par son industrie et surtout par le grand canal qui la met en communication avec Nottingham, et par le magnifque chemin en fer dit Cromford and High-Peak-

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Railway, qui est achevé et qu'on doit ranger parmi les plus beaux de l'Angleterre; il a près de 33 milles anglais de long.

Lincoun, ancienne petite ville épiscopale, chef-lieu du comté de son nom, et jadis résidence de plusieurs rois normands, remarquable surtout par sa cathédrale, une des plus belles de l’Angleterre et des plus vastes de l'Europe ; son clocher, un des plus hauts du royaume, est d'une grande beauté. ‘

CAMBRIDGE, chef-lieu du comté de ce nom, ville épiscopale, de médiocre étendue, mais très importante sous le rapport littéraire, à cause de sa célèbre université, qui se compose de 18 batimens tous plus ou moins remarquables, savoir : 13 collèges, 4 halls, eile senale house. Parmi ces bâtimens on distingue surtont le collége de St-Pierre (Peter house), à cause de son antiquité ; ceux de la reine (Queen's college), d’'Emmanuel, de Doivning et la halle de Catherine (Catherine hall) par leur beauté, mais surtout le collège de la Trinité (Trinity college), par son architecture et son étendue; dans ce dernier se trouve aussi la bibliothèque la plus considérabie après celle de l’université, placée dans une salle superbe , et la célèbre chapelle royale (King’s Chapel), une des plus grandes et des plus belles de l’Europe ; le bâtiment du sénat ou hôtel de l’administration de l’université, dont on admire la vaste et belle salle avec une galerie pour 1000 personnes. La btbliothe-

ue de l’université, une des plus riches

e l’Angleterre, l'observatoire, le musée (Fitzwilliam museum) qui renferme la collection de livres, de tableaux, de dessins et gravures léguée en 1815 par le vicomte Fitzwilliam, et l’énorme globe céleste, en cuivre, de 18 pieds de diamètre méritent une mention toute particulière.

On doit ajouter que cette université se rapproche davantage des autres grands établissemens de ce genre que possède l'Europe, depuis les utiles innovations qu'on y a introduites dans ces dernières années. On ne doit pas oublier son jardin dotanique, qui est pour le moins aussi considérable que celui d'Oxford.

Dans un rayon de 24 mill?s on trouve : NEWMAR- KET, remarquable par ses courses de chevaux que plusieurs auteurs nationaux regardent romme les )remières du royaume ; malgré son extrême pelitesse , une partie de celte ville appartient au comté de Cambridge et l’autre à celui de Sufalk, Ezv, petite ville épiscopale, remarquable par sa

vaste et belle cathédrale, un des plus grands temples du christianisme. Perennonoucn , petite ville épiscopale du comté de Northamplon, remarquable surtout par sa vaste cathédrale.

Nous avons déjà vu à l’article ê/es et aux pages 469, 470 et 471 quelles sont les villes principales des dépendances administratives de l'Angleterre. W ne nous reste plus qu’à parler de:

GriBRALTAR , jolie ville de l’Andalousie en Espagne, bâtie dans le goût anglais, sur la côte occidentaie et au pied du célèbre promontoire dil Calpe par les anciens et Gibraltar par les modernes, une des colonnes d'Hercule, La rue principale, fort longue et garnie de trottoirs ct de boutiques d’un bout à l’autre , le palais du gouverneur avec un assez beau jardin qui sert de promenade publique, les casernes, l'hôpital de la marine, l'administration des vivres , ainsi qu'un magnifique palais en marbre blanc construit par un Juif, méritent d’être cités. La franchise de son port qui n’est, à proprement parler,

u’une rade mal sûre, et le commerce

e contrebande avec l'Espagne avaient rendu cette ville une des plus commerçcantes de l’Europe : l'ouverture du port franc de Cadix menace sa prospérité, qui d’ailleurs a beaucoup souffert des ravages causés par la fièvre jaune.

Mais Gibraltar restera toujours une des plus fortes places du monde par sa position et par les immenses travaux qu’on y a faits depuis le siècle dernier sous la direction du général O’Hara; on doit les ranger parmi les ouvrages de fortification les plus remarquables que l’on ait encore exécutés. Tout le promontoire auquel est adossée la ville, et dont la hauteur est de 1200 à 1400 pieds, est hérissé de batteries sur tous les points où le rocher n’a pu être coupé perpendiculairement pour en rendre l’accès im-

ossible. Les excavations pratiquées dans

e centre de la montagne et dans le roc vif, forment des voûtes assez hautes et assez étendues pour contenir toute la garnison en temps de siège ; on peut les parcourir toutes à cheval. De ces voûtes, par une route souterraine praticable aussi pour des cavaliers, on communique à toutes les batteries établies sur tout le promontoire. L’art est parvenu à couvrir d'arbres et de fleurs cette montagne stérile , et à y former même quelques prai-

ries artificielles. Des routes ont été pratiquées sur la pierre vive; el l’on peut parvenir en voiture jusqu'aux points les plus élevés de cette montagne où l’on trouve plusieurs cavernes; celle de St- Michel est la plus grande ; elle est renommée par ses curieuses cristallisations. La population de Gibraltar est estimée à

15,000 àmes.

‘LE ROYAUME D’ECOSSE, malgré sa haute latitude et son sol généralement stérile, offre plusieurs villes importantes.

Nous commencerons par :

EntmsourçG (Edinburgh), grandeet belle ville, chef-lieu du comté de Mid-Lothian ou d’Edinburghet capitale du royaume d’Ecosse, bâtie sur trois collines. Des rochers arides et sauvages l'entourent de tous côtés, excepté vers le nord où le sol s’abaisse vers le golfe de Forth. Une vallée la divise en deux parties, dites la Vieille-Ville et la Nouvelle-Ville. La première est bâtie irrégulièrement; quelques-unes de ses rues sont très sales, telles que la Canongate et la Cowgate; c’est aussi dans cette partie d’Edimbourg que l’on voit des maisons excessivement hautes ayant jusqu’à dix étages et des rues très étroites. La nouvelle ville au contraire, est bâtie d’une manière régulière ; ses rues sont larges, propres et bien alignées; les maisons sonten pierres; de vastes places , des bâtimens magnifiques, des boutiques d'une grande élégance permettent de comparer cette ville aux plus belles capitales de l’Europe. Le High-street dans la Vieille- Ville; le Prince-streel, le George’s-street et le Queen’s-street dans la Nouvelle-Ville sont des rues d’une grande beauté et d’une longueur remarquable. Trois ponts , le South-bridge (pont du sud), le Northdridge (pont du nord) et le Waterloobridge (pont de Waterloo) réunissent les différentes parties de la ville séparées par des vallons d’une grande profondeur, et offrent des coups-d’œil magnifiques en passant par dessus les rues inférieures.

A la tête des bâtimens publics on doit placer le château d’Holyrood, ancienne résidence des rois d’Ecosse; c’est un vaste édifice, d’une grande solidité, dans lequel on voit encore au second étage les appartemens qu’occupait l’infortunée Marie Stuart ; on y conserve encore quelquesuns de ses anciens meubles. On y re-

marque aussi une longue galerie décorée des portraits imaginaires des rois d’Ecosse depuis Fergus 1°". Autour de ce vieux chàteau, qui, pour la seconde fois, a servi pendant quelque temps de retraite à Charles X, s’est établie depuis le départ de Jacques 1°" pour l'Angleterre, üne colonie de débiteurs insolvables que les lois du pays y protègent contre leurs créanciers. L’enceinte qui leur offre un asile s'étend à 4 milles de circonférence autour de l’édifice. Holyrood et ses dépendances forment une espèce de palatinal isolé, qui se régit par ses propres lois; il contient ordinairement 500 débiteurs qui sont considérés comme de simples banqueroutiers.

Les autres bâtimens les plus remarquables sont : le Parliament house ; la nouvelle bourse (Exchange building) ; le bâtiment de l'universilé, achevé en 1827, qu'on regarde comme le plus beau en.ce genre que possède l’Europe ; celui du gymnase où collège ; la maison de correction (Bridewell) ; la rouvelle prison (New prison); le collège (Grammar school); les archives (Register office); la salle de bal (assembly room); la magnifique église que l’on bâtit sur le modèle du Parthénoh d’Athènes; la Cathédrale ou église de St-Gilles : les tourelles qui l’environnent sont disposées de manière à imiter une couronne impériale ; le monument de Nelson, bâti sur le Caltorhill, belle tour à quatre élages construite dans le goût chinois ; un beau chemin garni de banquettes en fait le tour et offre aux promeneurs le plus beau panorama de celte ville, Edimourg à aussi une citadelle (Castle), qui n’est remarquable que par sa posilion très pittoresque et par son étendue.

Ses 25 sociélés savarttes ; sa célèbre universilé, une des premières de PEurope, surtout pour la médecine ; l’activité de ses presses qui ont produit et produisent encore tant d'ouvrages importans; ses nombreux journaux, parmi lesquels figure lEdènburgh - Review ,; qui ve nous paraît pas encore avoir été surpassé par aucun autre ouvrage périodique du méme genre ; et l’importance de son commerce de librairie qui, dans l’Archipel Britannique, n’a de rival que celui de Londres, justifient la qualification honorable que plusieurs auteurs ont donnée à cette ville en l'appelant l’Afhènes moderne.

Voici les établissemens scientifiques et lit-

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téraires qui plus que les autres méritent

d’être mentionnés : l’rniversité , à la-

quelle sont annexés une riche bibliothèque

remarquable surtout pour la partie qui

concerne les sciences médicales ; le musée d'histoire naturelle, qui se distin-

gue surtout par ses collections d’oiseaux,

de mammifères et de minéralogie; le

jardin botanique, qui a été beaucorr

agrandi dans ces dernières années ; :‘*

deux gymunasesou collèges (high schools,

Pun dans l’ancienne ville fréquenté par environ 800 élèves et l’autre dans la ville nouvelle; les deux établissemens Æerriols hospital et Watson's hospital, où plusieurs enfans pauvres sont instruits dans

tout ce qui peut faire de bons ouvriers ; et celui pour l'éducation des filles pauvres,

connu sous lenomde Xerchant'smaiden hospital, dont le but est de former des ouvrières aussi vertueuses qu'habiles ; l’école des arts (school of arts), où l’on enseigne la mécanique; l’instifut des sourds-muets; les cours de clinique au grand hôpital rovAl (royal infirmary) ; l'école d'équitation ; l'académie militaire; la sociélé royale médecine ; (royal medical society), qui ne compte pas moins de mille membres et possède une bibliothèque choisie; la royal physical society, qui s'occupe surtout d’expériences chimiques dans un beau local , où se trouve aussi une bibliothèque ; la royal sociely of Edinburgh, fondée en 1738 sur le plan de celle de Londres, et qui a D publié plusieurs volumes de savans mémoires sur les sciences et la littérature ; la Wernerian natural society , qui possède le musée d'histoire naturelle annexé à l’université, sous l'inspection du célèbre professeur Jameson ; elle a déjà publié plusieurs volumes de mémoires; Society of antiquaries of Scoltand, qui s'occupe spécialement de l’histoire et des antiquités de l’Ecosse, sur lesquelles elle a fait d’importantes publications; la Plinian s0ciety, fondée en 1823 pour encourager l'étude de l’histoire naturelle, des antiquités et des sciences physiques en général ; la société diagnostique ; \a Hunterian medical sociely ; la Harveian society ; ia Caledonian horticultural society , dont le but est le perfectionnement de l’horticulture : la societé phrénologique, avec une des plus riches collections de crânes qui existent ; la société philosophique; la socié, ‘ pour les progrès

de l’agriculture et l'amélioration des bestiaux et des moutons dans les Highlands : V'Ecosse lui doit les importans défrichemens faits pendant ces dernières années ; la société celtique fundée en 1820 ; l’astronomical institution of Edinburgh, qui a fait construire en 1812 un magnifique observatoire, fourhi d’excellens instrumens; la bibliothèque des avocats, qui est la meilleure et la plus riche collection de livres que possède Ecosse ; la bibliothèque des notaires (writers to the signet), beaucoup plus petite, mais remarquable par sa belle disposition et le choix de ses livres.

Edimbourg se distingue aussi par son industrie et son commerce; ce dernier est beaucoup facilité par le Union canal qui joint cette ville à ralkirk et de là par le canal de Forth et Clyde, la met en communication avec Glasgow. On doit aussi mentionner le système hydraulique qui, commencé en 1814, pourvoit abondamment cette ville d’eau : il a coûté plusieurs millions de francs ; l’'aqueduc a près de 8 milles de long.

Dans les environs immédiats et dans un rayon de 30 milles, on trouve un grand nombre de lieux importans, parmi lesquels nous choisissons les suivans :

Leira, qui peut ètre aujourd’hui regardée comme un faubourg d'Edimbourg depuis que l’augmentation de cette dernière ville d'un coté et celle de Leith de l’autre a rempli de maisons l’espace qui les séparait. Leith est une jolie ville ; elle possède 25,000 tonneaux ct a un port sur le golfe de Forth, fréquenté par un grand nombre de navires qui entretiennent ses relations avec toutes les parties du monde. La nouvelle bourse, la nouvelle douane, V'hôpilal des marins, les nouveaux docks © 1 bassins, les chantiers sur lesquels on constrsic un grand nombre de vaisseaux marchands, ei surtout la Eastern Pier et le Western breakwater, digues immenses que l'on construit pour augmenter le port et offrir une station sûre à la marine militaire, méritent d'être mentionnés. Le gymnase, l'instilut mécanique (mechanic’s institution), où l'on enseigne les mathématiques, la mécanique et la chimie, et la bibliothèque sont des établissemens publics qu'on doit citer. Le plus beau bateau à vapeur peut-être que possède l'Angleterre va régulièrement de Leith à Londres et vice versà ; ilest aussi grand qu’un vaisseau de ligne et du port de mille tonneaux ; le salon de compagnie a 110 pieds anglais de long sur 10 de hauteur; on y trouve souvent une table de 139 couverts; la beauté de ce bâtiment, les commodités &t les agrémens variés qu offre aux voyageurs ont rendu celte traversée, autrefois si lotigue et si difficile, une véritable partie de plaisir,

DunranuLine, petite ville du comté de Fife, importante surtout par ses nombreuses fabriques de toile. Kinkaupy, par sa nombreuse marine marchande qui compte 10,000 tonneaux ; sa bibliothèque, les mines de houille et l'observatoire de M. Fergusson qui se trouvent dans sou voisinage doivent ètre mentionnés. Sr-ANDREw , remarquable surtout par son uaiversilé, la plus ancienne de l’Ecosse el la plus renommée po:

les études th‘: siques, ainsi que par les restes de sa vaste et magnifique cathédrale, dont la construction avait duré près de 159 ans et qui a été détruite en un jour pendan! ies truubles religicux qui ont désolé ce royaume, Une bibliolhèque assez riche est annexée à l'université. Lunose , assez jolie ville, la plus importante du comté d'Angusou Forfar, surtout par sa marine marchande qui compte 19,400 tonneaux ; son commerce est florissant. On doit mentionner le nouveau théälre, l'hôpital des fous et les docks ou bassins.

Penru, jolie ville, environnée de sites délicieux, jadis résidence des rois écossais et maintenant siège d'une grande industrie, dont les articles principaux sont I: étoffes de coton et lestoiles. Le nouveau palais de justice, le casino (assembly room), l'immense caserne capable de loger 4000 soldats et le beau pont sur le Tay, sont ses constructions les plus importantes. Ses principaux établissemens littéraires sont : le grmnase, l'académie ou l'excellent pensionnat tenu par ua particulier et la literary and antiquarian society, qui après 40 ans d'existence a publié un volume de mémoires, et possède un musée et une bibliothèque assez remarquable. Cette ville est le chef-lieu du comté de Perth justement célèbre : « là, dit un éloquent écrivain, sont en grand nombre, avec leursnoms antiques, les lieux illustrés par Ossian, et le tombeau de ce barde fameux ; sur le mont Z'unsinan le château de Macbeth, immortalisé rar Shakespeare ; le Zac Xatrine, rendu célèbre nus le barde des temps modernes, par si #aller Scott, dans son poème de la Dume du is & rs monuinens druidiques, composés ec pierres disposées en cercle, et debout encore, ‘puis l'élévation et la chute de tant d'empires. Les camps, des voies militaires, œuvres des Romains; des tours construites par les Picles; les fondemens et les ruines des monastères et des temples chrétiens dévastés par l’implacable Knox; des huttes habitées par des montagnards demi nus; près des mèmes lieux, comme des oasis dans les sables africains, des maisons de plaisance hâties avec goût, embellies par des plantatio.s pittoresques et variées, par des eaux et des prairies d’une fraicheur délicieuse, »

ALLOA, sur le Forth, petite ville, la plus importante du comté de Clackmannan, avec un port qui possède 17,200 tonneaux. SriniNc , jolie pelite ville, chef-lieu du comté de ce nom, remarquable surtout par sa positivn rofaantique, par sa citadelle et par l’ancienne résidence des rois d'Ecosse; Grancemouru , très petite, mais importante par son port et sa marine marchande qui s’est beaucoup accrue dans ces dernières an-

nces et qu'on porte aujourd'hui à 24,327 tonneaux; Cannon, parce qu'elle posséde la forge qu'on regarde comme la plus considérable de toute la monarchie Anglaise; les caronades y furent inventées; Fazkinx, par un grand marché de bestiaux et parce qu'elle est le point auquel aboutissent les deux canaux Union canal qui va à Edimbourg et C{yde-Forth canal qui va à Glasgow, Boness, petite ville du comté de Linlithgow, importante surtout par son po!

qui possède 8600 tonneaux.

GLAsGOW, grande et belle ville du cointé de Lanerk, située en partie dans une plaine sur la rive droite de la Clyde et en partie sur des hauteurs qui longent la rive gauche de ce fleuve. De belles rues droites, larges , propres, bien pavées et la plupart garnies de trottoirs ; des maisons généralement bien bâties, de belles places , plusieurs bâtimens publics et particuliers magnifiques , doivent la faire ranger parmi les plus belles villes de l’Europe septentrionale. La place de St- George (George’s square) celle de St- Andrew sont les plus remarquables ; l'Argyle-street est la plus belle rue. Les bâtimens les plus remarquables sont : le nouveau palais de justice avec la prison (Court house and gaol), édifice imposant par sa masse et par son architecture ; la banque d'Ecosse (Royal bank of Scotland); le {héâtre , le casino (assembiy room); le Trade's hall, l’'hôtel-deville (town hall), le Tontine hotel, la bourse , l'antique cathédrale , regardée comme le plus beau temple d’architecture gothique de l’Ecosse; la vaste et belle église catholique , batie en 1815; le vaste A6pital des aliénés ; on doit mentionner aussi le rnonument de Nelson , bel obélisque qui orne une grande esplanade ; ensuite les ponts et les quais sur la Clyde.

Parmi les établissemens scientifiques et littéraires , nous signalerons surtout :

l'université , qui est la seconde de l’Ecosse ; le beau musée de Hunter avec une petite bibliothèque et une superbe collection de préparations anatomiques; le médailler; l’observatoire , fourni d’excellens insti'umens et d’une petite bibliothèque, et le jardin botanique , riche d’un grand nombre de plantes exotiques, ajoutent à limportance de ce bel établissement ; viennent ensuite l’énsfitution fondée par le professeur Anderson , où l’on enseigne les sciences à ceux qui ne veulent pas sui-

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vre les cours de l’université j legymnase avec quatre professeurs ; l'énsfitut des sourds-muels ; la bibliothèque de la “te; la soriété de littérature ; celle ‘es sciences naturelles et de leur application aux arts utiles ; la société pour le perfectionnement de l'industrie et les progrès du commerce ; c’est la première qui se soit formée dans la Grande-Bretagne ; elle jouit d’une grande considération par les importans services qu’elle a rendus à l’Ecosse ; et l’énstitution pour l'instruction apdciale de la classe vuvrière, fondée vers 1820; c’est d’après cet utile établissement qu'ont été fondées des écoles semblables à Edimbourg , Kilmarnock, Ayr, Musselburgh, Stirling, Lanerk, Perth, Dumfries, Inverness, Aberdeen, Greenock, Paisley , etc., ete., en Ecosse, ainsi que celles de Londres, Richmond, Leeds, Birmingham, Manchester , Bath, Sheffield , Liverpool , Nottingham, Norwich, Portsmouth, Newcastle, Kendal, Hull, Ipswich, Bolton, Halifax, etc., etc., en Angleterre, et celles de Dublin , Cork, Belfast, etc., en Irlande.

Glasgow est la première ville de l’Ecosse pour l’étendue, la population , l’industrie et le commerce ; elle est surtout le centre des manufactures de coton de ce royaume. Trois canaux y aboulissent :

celui de Forth-ct-Clyde, qui la met en communication avec Falkirk, Grangemouth et Edimbourg ; celui de Monkland, qui lui fournit abondamment et à bas prix la houille nécessaire aux 310 machines à vapeur continuellement en activité dans la ville et sa banlieuc ; et le canal d’Androssan qui, par Paisley , la fait communiquer avec ce port. Sa marine marchande est la plus nombreuse de l’Ecosse après celle d’Aberdeen , puisqu'elle jauge 838,000 tonneaux ; dans ce nombre est comprise celle qui appartient à Port-Glasgow. C’est dans cette ville qu’en 1810 on a construit le premier bateau à vapeur qu’on ait vu en Europe. Glasgow, plus qu'aucune autre ville de l’Ecosse, a vu augmenter rapidement sa population ; on l'estime actuellement 21-dessus de 180,000 âmes.

Nous mentionnerons ici une particularité qu'offre cette ville ; elle est digne de fixer l'attention, surtout à cette époque où, dans presque toutes les grandes villes de FEurope, on s'occupe de plusieurs projets pour augmenter la quan-

tité moyenne d’eau à fournir à chaque habitant d’une manière commode et peu coûteuse. Des calculs qui paraissent être assez exacts portent à 100 litres par personne la quantité moyenne d’eau consommée tous les ne à Glasgow ; ces mêmes calculs ne l’estiment qu'à 84 à Manchester, 80 à Londres, 61 à Edimbourg, 56 172 à Greenock, 27 172 à Liverpool et 5 seulement à Paris.

Voici les lieux et les villes les plus remarquables qu'on trouve dans in rayon de 30 milles; plusieurs sont communs au cercle que nous avons tracé autour d’Edimbourg, comme Stirling, Carron, Grangemouth, ess et quelques autres :

PaisLey,jobie vil nportante du comté de Kenfrew et la tr toute l'Ecosse par son industrie letion, qui. actuellement est be sus de 60,000 âmes.

Elle doit sa gr: é à ses nombreuses fabriques de soie, u 1 ses distilleries.. à ses funderies, etc., q ent la plus grande partie de sa population. Le nouvel Aôtel-de-ville, la nouvelle prison (new gaol and bridewell) sont ses édifices les plus remarquables; on doit ciler sa société BANANE Pont-GLAsGowW, sur la rive gauche de la Clyde, jolie petite ville, très importante par son commerce et par son port, où s'arrêtent tous les gros vaisseaux qui ne peuvent pas remonter jusqu'à Glasgow; c'est la station principale des 25 bateaux à vapeur qui vont et viennent de Greenock à Glasgow, et vice versd, GRreënock, à l'embouchure de la Clyde, assez grande et jolie ville, qu’on peut regarder comme une création du commerce et de l’industrie, tant elle s’est agrandie depuis l'établissement de ses raffineries de sucre, de ses fabriques de savon, de ses forges , etc., et de ses nombreux chantiers. C'est une des villes les plus commerçantes de tout le Royaume-Uni, et une des.stations principales des bateaux à vapeur ; il en part tous les jours pour Belfast en Irlande, et d’autres à des intervalles très rapprochés pour Liverpool, Fort-William, ete. Sa marine marchande jauge 29,000 tonneaux. On doit signaler à l'attention du lecteur les immenses réservoirs pour fournir l’eau dont manquaient ses habitans; leur capacité est estimée à 310 miïlions de pieds cubes anglais.

Duxnanrox, petite ville, chef-lieu du comté de ce nom, remarquable surtout par sa citadelle, dont la position peut être comparée à celle d'Ehrenbreitstein près de Coblentz, mais qui est bien loin d'être aussi forte. KiLPATRICK , petite ville, mais importante par ses papeteries, par ses forges, et parce qu'elle est située à l'endroit où le canal de Forth-et- Clyde aboutit dans ce dernier fleuve: dans ses environs on exploite des mines de houille , et on: voit encore les ruines de la muraille d’ Antonin.

Keuvin et KiRKENTULLOCH, remarquables seulement par les magnifiques agueducs sur lesquels passe le canal de Clyde-et-Forth. Lanenk , très pe

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