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Le tableau suivant offre les divisions administratives de la Russie d'Europe, moins la partie septentrionale du gouvernement général du Caucase, par les motifs que nous venons de donner. On les a rangées d’après de grandes divisions géographiques et historiques, en mettant ensemble les contrées qui ont porté autrefois une dénomination générale, justifiée par l’ethnographie et que l’usage n’a pas encore entièrement effacée, et en réunissant les pays qui autrefois ont fait partie de la Suède, de la Pologne , des royaumes turks de Kazan et d’Astrakhan, etc., elc. C’est ainsi, par exemple , que l’on a compris sous le nom de Grande- Russie tous les gouvernemens qui forment le véritable noyau de l'empire , et dont la grande masse des habitans se compose de Grands-Russes. On a appelé Petite-Russie les gouvernemens où demeurent les Petits-Russes. Nous avons nommé Russie-Baltique les gouvernemens qui s'étendent autour de la mer Baltique, et qui, à l'exception de la Courlande, ont été conquis à différentes époques sur les Suédois ; nous avons désigné sous la dénomination de Russie-Méridionale ceux qui s’avancent considérablement vers le sud, et qui ont été enlevés successivement à l'empire Ottoman. On a appelé Russie-Occidentale tous les gouvernemens qui formaient js partie du vaste et puissant royaume de Pologne ; leur position justifie leur dénomination.
Enfin on a nommé Russie-Orientaletous les gouvernemens qui, à quelques exceptions près, sont situés à l’est des autres parties de Pempire ; ils formaient les puissans royaumes turks de Kazan et d’Astrakhan. Nous avons réservé pour l’Asie- Russe les grandes divisions de la Sibérie et de la Région du Caucase. Pour rendre ce tableau plus utile, on a ajouté à certaines divisions administratives la qualification qui leur convient, afin de ne pas les confondre avec celles qui ont le titre de gouvernement. On doit remarquer qu’à l'exception de la Finlande et des gouvernemens d’Esthonie,de Livonie, de Courlande, de Volhynie, de Podolie, de Slohbod- Ukraine, de Tauride, d’Olonets, d’Orenbourg , des provinces de Géorgie et du
Caucase, toutes les divisions administratives de l’empire prennent leurs dénominations de leurs chefs-lieux respectifs.
Le grand-duché de Finlande, qui a une constitution à part, est divisé en 7 petits gouvernemens qui prennent leur nom de leurs chefs-lieux respectifs ; le ci-devant gouvernement russe de Vibourg en est un, et y a été réuni il y a quelques années; chaque gouvernement est subdivisé en cercles. Nous avons déjà vu que le royaume de Pologne n’avait que son roi de commun avec l'empire ; il est divisé, en 8 palatinats, subdivisés en 39 arrondissemens et 71 districts. M. Serge Poltaratzky , de Moscou, a bien voulu rédiger pour notre Abrégé nn tableau de la population des villes de l'empire, par gouvernemens, d’après les renseignemens publiés dans l’AImanach de l'académie des sciences de St-Pétersbourg, pour l’année 1830. C’est à ce document que nous avons emprunté les populations des villes de l’empire. Ces estimations de l’Almanach, malgré quelques erreurs partielles et quelques gran-
es lacunes , sont toujours tout ce que cette partie de la statistique de la Russie offre de moins inexact; d’ailleurs elles méritent plus de confiance que les données statistiques qu’on a publées jusqu’à présent. 11 paraît que c’est à l’année 1829 qu’on doit rapporter le recensement sur lequel elles sont basées. À l’égard du gouvernement de Tchernigov, du grand-duché de Finlande et du nouveau royaume de Pologne, entièrement omis dans l’AImanach, nous n’avons pu que répéter les populations que nous avons données dans notre Tableau de l'empire Russe com-
paréaux principaux Elats dumonde;
elles se réfèrent toutes à l’exception de Varsovie et de Tomaszow, à l’année 1819, ct sont par conséquent de beaucoup audessous du nombre réel. Les populations de la Bessarabie se réfèrent à l’année 1828. Pour ménager l'espace, on s’est borné à indiquer en milliers le nombre des habitans , en exprimant en fractions décimales les centaines d’habitans de tous les lieux dont la population est au-dessous d’un millier ; on a mis un astérisque après les chiffres empruntés à d’autres sources qu'à l’Almanach de l’Académie.