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sur l’existence des volcans qu’on prétend avoir observés en 1825 dans la partie orientale de l'Himalaya, et l’activité des autres volcans de ce continent est pour le moins très contestée. Nous citerons cependant, sur l’autorité imposante de M. de Humboldt, le volcan de Damavend, visible de Téhéran, et le Séiban , entre Melazkerd et Bayazid , en Arménie. Mais c’est dans les îles que l’Asie offre le plus souvent ce terrible phénoiène. Nous nommerons dans l'archipel du Japon : le Fousi-no-yama, dans l'ile Niphon; c’est le plus considérable et le plus terrible de tout l’empire Japonais ; e Sira-yama et l'Asama-yama ou As“ma-no-duke , dans la même ile; l’'Ounzen-ga-duke, \e Miyi-yama et P'Aso-no-yama, dans l’ile Kiousiou ; les trois volcans sur la baie des Yolcans, dans Pile leso; l’Ourbi’ch , dans l’ile Itouroup, une des Kouriles ; et celui de l’ilot Koo-sima , à l’ouest du détroit de Sangar ; ce dernier est, selon le docteur Tilesius, le volcan peut-être le plus petit du globe ; son cône ne s'élève qu’à 26 toises. Tous ces voleans appartiennent à l'empire Japonais. Dans l'Asie Russe, outre ceux du Kamtchatka, déjà mentionnés, nous nommnerons ceux des Îles Alaid, Ikursu ci reucrikotan dans Parchipel des Kouriles. La mer des Indes offre dans le volcan, sur l’ilot Parrenisland, une montagne ÿr ivome très active. Notre cadre ne nous permet pas de parler des volcans sous-marins et de ceux que les naturalistes classent ou avec les flammes légères de Pietra-Mala et de Barigazzo dans les Apennins, ou avec les éruptions boueuses de Macalouba ct de Taman. L’Asie, ainsi que les autres parties du monde , a déjà présenté aux voyapue plusieurs de ces volcans qui n’ofrent qu'une partie des phénomènes des volcans proprement dits.
VALLÉES et PLAINES. ]|l serait oiseux de vouloir seulement nommer toutes les vallées et toutes les plaines principales de cette partie du monde. Nous nous bornerons à citer les vallées du Gherwal, du Nepal, du Boutan, du Tibet, du Szu-tchhouan, du FYun-nan, de l’Arménie , u\ Caucase et de l’Adzarbaïdjan, pour la grande élévation de leur sol. Ensuite nous nommerons les plaines qu’arrosent le Gange , l’Iraouaddi, le Maykanung, le Kiang,
le Houang-ho, la Lena , l’Iénissei , POb, le Djihoun , le Sihoun et l’Euphrate, à cause de leur grande étendue.
Nous ajouterons que la plaine qui sétend au sud de Péking à travers le-Payho, le canal Impérial, le canal de Weiho, le Houang-ho et son affluent le Haiho, sur une longueur de presque 6500 milles du nord au sud , et qui se prolonge ensuite à l’est jusqu’à l'embouchure du Houang-ho, formant un système montueux isolé des montagnes du Chantoung, est une des plaines les plus vastes du monde.
enroncemens, L’Asie offre non-seulement les montagnes les plus hautes et peut-être les plateaux les plus élevés du globe, mais aussi la dépression de sa surface la plus considérable et la plus étendue que l’on connaisse. Ce trait si remarquable de sa géographie physique, qu’elle partage cependant avec l’Europe Orientale , est bien connu depuis environ une dizaine d'années, malgré le silence des géographes routiniers qui nous décrivent minutieusement le contour des iles , les cascades d’une médiocre élévation, les détours compliqués de quelques fleuves peu considérables, et une foule * d’autres accidens du sol d’une importance secondaire. L'existence de ce singulier affaisseme a été prouvée par les observalions barométriques de nivellement faites par Lecker à Astrakhan , cité par Chappe d’Auteroche, par MM. de Parrot et Engelhardt, entre la mer Caspienne et la mer Noire ; par MM. de Helmersen et Hoffman, entre Orenbourg et Gouriev; par MM. Duhamel et Anjou, entre la mer Caspienne et la mer d’Aral. Voici les limites de ce grand enfoncement d’après M. de Humboldt, qui le premier les a tracées en résumant tous les travaux entrepris jusqu’à ce jour pour les reconnaître. La mer Caspienne et celle d’Aral offrent la partie la plus basse de ce bassin intérieur du globe; une partie considérable des terrains qui lui appartiennent s’étend entre la Kouma , le Don, le Volga, l’Oural ou laïk, l’'Obtchei-syrt, le lac Ak-sakal, le Sihoun inférieur et le khanat de Khiva sur les rives de lAmouderia. Tous ces pays, dont M. de Humboldt évalue la superficie à environ 10,000 milles allemands carrés, sont situés audessous du niveau de l'Océan. M. de Humboldt fixe à 50 toises au dessous de
ce même niveau la hauteur moyenne des eaux de la mer Caspienne, et à 31 celle des eaux de la mer d’Aral; Saratov sur le Volga, et Orenbourg sur l’Oural, malgré leur grande distance de la mer Caspienne, nesont encore qu’au niveau de l’Océan. Les faits publiésil y a quelques années par M. Parrot, pour prouver l’inexactitude de ses premières observations barométriques , qui l’ont engagé à donner ce grand abaissement à la mer Caspienne, ne nous paraissent pas encore assez positifs pour nous déterminer à regarder son niveau égal à celui de l’Atlantique, surtout après les obsérvatir 12 thermométriques faites avec beaucoup de soin par M. le colonel Monteith, observations dont le résultat serait un enfoncement de 391 pieds anglais.
pésxars et sraprs. L’Asie offre un grand nombre de déserts et de steps, dont plusieurs sont d’une immense étendue. On peut regarder, à quelques exceptions près , toute la partie septentrionale de l'Asie Russe, comme un immense step, parsemé de grands marais. Dans sa partie méridionale on trouve beaucoup de steps, quoique moins vastes que celui qui borde l’Océan-Glacial- Arctique. Parmi ces steps on doit citer le grand step des Kirghiz ; une partie considérable appartient au Turkestan - Indépendant .
c’est le plus grand. Viennent ensuite celui d’Zchim , entre le Tobol et lirtyche ; celui de Baraba entre l’Irtyche et l’Ob. Le désert Gobi, quoique beaucoup plus resserré qu’on ne le pus sur les cartes, est toujours un des plus grands déserts sablonneux que l’on connaisse ; il traverse la Mongolie, et sépare les Khalkha des Mongols proprement dits ; son milieu est, selon la découverte de M. Bunge, un ancien fond de mer. Un autre désert, mais beaucoup moins grand, occupe une partie du Thian-chan-nan-lou et s'étend au sud du Tarim; c’est leplus central de l’Asie; on pourrait le nommer le désert Central à cause de sa position ; nous l’avons déjà vu figurer parmi les plateaux les plus remares%:5s de l'Asie. Le desert de Khärizm
. œoux de Karäa-koum et de Kizylkoum , dans le Turkestan-Indépendant. Le desert d’Adjimer entre l’Indus et le Ban, dans l’Inde ; et ceux de l’'Adjemi, de Kirman et de Mekran , dans la Perse. Le Barraï-el-Cham ou le desert de Syrie, entre cette région et
l’Euphrate. Enfin les vastes déserts qui occupent la plus grande partie de l'Arabie, armi lesquels celui d’4khaf parait être e plus étendu.
czrmars, Les nombreux plateaux qui occupent la plus grande partie de la surface de l'Asie, et la direction des grandes chaines de montagnes qui s’élèvent sur leur dos, donnent à la piupart des régions dont se compose cette partie du monde, des climats physiques rarement correspondant aux climats astronomiques. En suivant les traces de Malte-Brun, nous partagerons l'Asie sous ce rapport dans les cinüÿ régions suivantes :
RÉGION CENTRALE, Elle occupe le centre du Continent Asiatique et embrasse toutes les contrées comprises dans l'empire Chinois, que nous avons vues figurer parmi les plateaux de l'Asie. Quoique située entre le 28° et le 50° parallèle, cette vaste région est généralement sujette à des froids excessifs, tels qu’on n’en éprouve de semblables que dans les jatitudes les plus élevées. L'hiver y est très long et l'été très court; ce dernier y est accompagné d’une chaleur insupportable dansles déserts, à cause des sables qui en recouvrent la surface. Mais, à cause d’une grande dépression du sol et d’autres circonstances, le pays compris entre le Kuen-lun et le Thian-chan, ainsi que quelques autres contrées, jouissent d’un climat bien différent, car le coton, le riz, la grenade et la vigne y prospèrent partout.
Récion MÉRIDIONALE. Elle comprend l'Inde et l’Inde-Transgangétique. Garanties des ventsglacés du nord par les montagnes du Tibet et du Yunnan, inclinées fortement vers l'équateur et arrosées par de nombreux et larges fleuves, ces magnifiques contrées offrent, surtout l'Inde, les pays les plus fertiles et les plus riches de l'Asie. L'hiver y est inconnu et les étés y sont très chauds, quoique cependant, généralement parlant, ils soient bien loin d'offrir les excès de chaleur qu’on éprouve dans la Région Occidentale. On n’y connait en général que deux saisons : l'été ou la saison sèche, et le printemps ou la: saison des pluies. Nous nommons printemps cette dernière, parce que dans les plaines de cette région le thermomètre oscille toujours autour du tempéré.
RÉGION SEPTENTRIONALE. Elle embrasse toute l'Asie Russe au nord du plateau central. Penchée tout-à-fait vers le pôle et vers l'Océan-Glacial-Arctique, celte vaste région n'aspire jamais la douce haleine des vents des tropiques; elle voit continuellement les glaces s'amonceler en masses énormes aux embouchures de ses grands fleuves et le long de ses côtes solitaires bordées du côté opposé d'immenses marais glacés. Quelques cantons dans ses parties australe et occidentale, favorisès par des circonstances locales, forment le: seules exceptions qu'offre l'aspect horrible des immenses solitudes de cette vaste partie de l'Asie.
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Moyenne , offre trois parties distinctes. La S eptentrionale, qui comprend l'extrémité oricntale de la Mongolie et le pays des Mandchoux; par son exposition au nord-est, par l'élévation assez considérable de son sol, par son voisinage de la Région Septentrionale et des grands plateaux, cette subdivision offre les contrées de la zonc tempérée peut-être les plus froides de tout le globe. La Parlie Méridionale comprend la Corée et la Chine ; bordée au nord et à l'ouest par des pays très froids, avec un sol fortement incliné à l'orient 2t baignée dans ses extrémités méridionale et orientale par le Grand- Océan dont la température est peu variable, cette subdivision, malgré sa position méridionale , doit être nécessairement moins chaude que les autres pays de l'Asie situés sous les mèmes parallèles. Aussi voyons-nous la Chine nous offrir tous les climats de l'Europe. La troisième partie, que nous appellerons Maritime, embrasse cette longue chaine d’iles volcaniques , qui, avec la côte opposée du Continent Asiatique , forment les méditerranées d'Okhotsk, du Japon, de Toung-haÿ, et dont les montagnes composent le groupe maritime du système Altaï-Himälaya. Voyez à la page 651. Placée entre les pays tropicaux et les contrées froides de cette région d’un côté, et de l’autre entre les contrées glacées de la Région Septentrionale , environnée en outre des mers les plus orageuses du globe, cette région entièrement maritime doit présenter nécessairement d'innombrables variations de température, et
éprouver en hiver des froids peu en rapport avec -
les basses latitudes sous lesquelles sont situées sesiles les plus boréales.
RéGioN CccinenraLe. Cette grande région se détache plus qu'aucune des autres de la masse du Continent. La mer Caspienne, dit Malte-Brun, le Pont-Euxin, la Méditerranée et les golfes Persigue et Arabique donnent à l’Asie-Oceilentale quelques ressemblances avec une grande péninsule. On t-ourrait, avec quelque degré de vérité, dire que cette région est aussi opposée à la région Orientale, que celle du Midi l'est à celle du Nord. L’Asie-Orientale est en général humide; l'Occidentale est sèche et même en plusieurs endroits aride; l’une a le ciel orageux et souvent nébuleux; l’autre jouit de vents constans et d'une grande sérénité d’atmosphère ; l’une a des chaines
de montagnes escarpées séparées parfois par des plaines marécageuses; l’autre est composée de plateaux en grande partie sablonneux et peu inférieurs en élévation aux chaines de montagnes qu'ils portent sur leur dos. Dans l’Asie-Orientale on voit les fleuves de long cours se suivre de très près, tandis que dans l’Asie-Occidentale il n’y. en a que deux ou trois d'un volume considérable; mais en revanche beaucoup de lacs sans écoulement, Enfin, la proximité de l'immense foyer de chaleur que renferme l'Afrique, la qualité du sol et la petite masse d'eau qui le couvre donnent à une très grande partie de l'Asie-Occidentale une température bien plus chaude que. celle dont jouissent mème les pays les plus méridionaux du Continent Asiatique.
MINÉRAUX, ]1 n’y à pas de minéral précieux ou utile qu'on ne rencontre dans cette vaste partie de l’Ancien Continent, Si l'Asie, sous le rapport minéralogique , parait jouer un rôle moins brillant que ’Amérique, ce n’est pas parce qu’elle est moins riche, mais parce que l’on connaît encore très imparfaitement ses richesses minérales, et parce que l’art de les exploiter y est encore peu avancé. Le tableau suivant offre, comme celuique nousavons donné à la page 95 , les pays de l’Asie qui se distinguent le plus par leurs richesses minérales. Mais nous devons faire observer, pour nous mettre à l’abri de la critique, que les prétendues mines de diamans de Golconde, mentionnées dans toutes les géographies et dans presque tous les traités d'histoire naturelle, n'ont jamais exisié. Selon M. Hamilton cette pierre précieuse, qu’on trouve si abondaminent près des rives du Krichna et du Pennar, n’est connue dans le commerce sous le nom de diamans de Golconde, que parce qu’elle a été taillée dans cette ville, qui depuis bien des siècles a été justement regardée comme son marché principal.