TABLEAU MINÉRALOGIQUE DE L'ASIE
Drawans. Znde, royaume du Nizam, Balaghat, Soumbhoulpour, Gundur, Ceylan; Asie Russe,
gouvernemens de Perm et d'Orenbourg.
AUTRES PIERRES PRÉCIEUSES. Empire Birman; royaume de Siam; Inde, Ceylan, etc.; Russie Asialique, dans les gouvernemens de Perm, d'Orenbourg, de Tomsk, d’Irkoutsk , etc. ; empire Chinois, Chine, etc.; royaume de Perse, Khorassan, etc.; Turkestan-Indépendant, Ba-
dakhchan.
Or. Empire Japonais, Îles Sado , Niphon, etc., empire Chinois, Tibet, Yun-nan , elc., pays des Lolos; ile Haï-nan; 4sie Russe, gouvernemens de Perm, d'Orenbourg , de Tomsk, etc.; empire Birman; Ava, Laos, etc.; empire d’An-nam, Tonquin et Laos, etc.; royaume de Siam, Laos;
péninsule de Malacca; Asie Anglaise, voyaume d
Assam , etc.
ARGENT, Empire Chinois, Chine, Russie Asiatique, gouvernemens de Tomsk, Irkoutsk , etc. ; empire d’An-nam, Tonquin, Cochinchine ; empire Japonais, province de Bungo ; 4#sie Ollo-
. mane, Arménie, Asie-Mineure.
Érax. Royaume de Siam, île Djankseylon, etc.; péninsule de Malacca, royaume de Ligor, royaume de Quéda , etc.; empire Chinois, Chine; empire Birman; empire d’An:nam, Co-
chinchine , etc,
Mencune. Empire Chinois, Chine, Tibet; empire Japonais; Inde, Ceylan. ;
Cuivre. Empire Japonais grace de Sourounga, letsingo, Kïino-kuoni, etc.; #sie Russe, ouvernemens de Perm , d' renbourg , de Tomsk , Géorgie, etc.; 4sie Oltomane, Asie-Mineure , rménie; empire Chinois, Yun-nan, Kouei-tcheou, etc. ; dans la Chine, le Tibet, etc, ; empire
d’An-nam; Inde, Népal, Agra, Adjimèr, Nellore , etc.; royaume de Perse, Adzarbaïdjan.
Fan, Asie Russe, gouvernemens de Perm , d'Orenbourg, de Tomsk, d’irkoutsk ; Jade, Cachemire,
Népal, Bengale, Bahar, Oude, Agra, Berar, Nellore, etc.; empire Chinois, Chan-si, Chen-si dans la Chine, Tibet, Boutan; royaume de Siam; royaume de Siam proprement dit; qnpire d'An-ham, Tonquin, etc.; Asie Ottomane, Diarbekir, etc. ; royaume de Kaboul, Confédé tion des Seikhs, Peichaouer ; royaume de Perse, Fars; empire Japonais.
PLow», Empire Chinois, Chine: Asie Russe, gouvernemens d'irkoutsk, de Tomsk, de Géorgie ;
royaume de Siam; empire Ja onais, lle de leso ; royaume de Perse, Fars; Arabie, imanat de Mascate ; 4sie Oltomane, sie-Mineure, Arménie,
CHARBON DE TERRE, Empire Chinois, les provinces septentrionales de la Chine; Znde, Bengale, etc.
Ce minéral existe dans plusieurs autres contrees de celte partie du monde, mais sans y être ex loité. Sez. Empire Chinois, Tchy-li et autres provinces de la Chine propre ; Znde, Guzerate, Adjimèr, Bengale, Lahore, Allahabad, Agra, Orissa, etc., côte de Coromandel, Arakan, Ceylan, etc.; Asie Russe, step d'Ichim, de Baraba , etc. , ‘ac de Koriakov, non loin de l’irtyche, Chirvan, Ar-
ménie , etc. ; royaume de Perse; Arabie, Yemen; Asie Otltomane, Anatolie, Chypre, etc.
Véagraux, Cette immense partie de l'Ancien Continent est dotée d’une végétation extrêmement riche est variée. T'outes les familles naturelles semblent en effet avoir des représentans dans les plantes de l’Asie, car la vaste étendue de son continent réunit les climats les plus disparates. Depuis les humbles végétaux des mers glaciales qui composent la Flore Arctique, jusqu’aux’arbres gigantesques et aux plantes des Indes orientales, admirables par le luxe de leur végétation , on trouve en Asie tous les intermédiaires ; quelquefois les extrêmes semblent exister dans une même contrée, comme, par exemple, dans le nord de la presqu’ile en deçà du Gange où la haute chaine des monts Himalàäya présente une végétation polaire ; mais la plupart des autres pays de l’Asie offrent chacun une végétation homogène et tellement caractéristique que, pour donner une idée générale des plantes qui couvrent le Continent Asiatique, nous croyons convenable de le diviser en plusieurs grandes régions. Nous avouerons néanmoins que ces régions présentent sur leurs bords des nuances qui se fondent entre elles de manière à ne point offrir de limites précises. Elles se lient aussi par les plus grands rapports avec les autres parties du monde qui les avoisinent. Ainsi, la végétation de l’une a l'aspect Européen, tandis que celle de l'autre est ou Africaine ou Océanique, selon qu’elle est soumise aux mêmes influences climatériques de l’Afrique ou de l'Océanie. Mais ce défaut de précision est inévitable , lorsqu'on veut parler d’une manière générale des productions natu relles d’une immense contrée. Les régions suivant lesquelles nous divisons
V’Asie sous le point de vue botanique sont :
1° la région Sibérique ; 2 la région Sinico-Japonique ; 3la région Arabico-Persique ; 4° la région Indique.
RéGion Simérique. Sous celte dénomination, nous entendrons la réunion de ces immenses contrées qui s'étendent depuis les monts Ourals à l'occident jusqu'à la mer du Kamtchatka à l’oerient, et depuis la mer glaciale jusqu'aux confins de la Chine proprement dite et aux montagnes qui bordent le Tibet. Arrosées par une multitude de fleuves et de rivières, coupées en divers sens par plusieurs grandes chaines de montagnes, ces contrées nourrissent un nombre de végétaux fort considérable, nombre qui doit s’accroitre à mesure qu’on s'éloigne du pôle et que l'aspect du pays est plus diversifié. Jetons un coup-d’œil rapide sur la nature des régions partielles qui divisent naturellement cette grande portion du Continent Asiatique. Toute l'étendue comprise entre la Russie d'Europe et le fleuve lénisseï offre dans ses productions une physionomie européenne. C'est à l'est de ce fleuve que l’on croit être réelle= ment en Asie, soit par la nouveauté des plantes, soit par l'aspect étrange de la contrée. Ici ce n’est plus, comme dans la partie occidentale, une terre où çà et là s'élèvent des collines et quelques hautes sommités, mais le pays est traversé par de hautes chaines de montagnes entre lesquelles s’étendent de vastes plaines ou des vallées remarquables par leur fertilité. Les bords du laïk , de l'Irtyche, de l’Ob et de la Selenga sont les lieux qui ont été le plus explorés sous le point de vue botanique ; et les collecuons rapportées par Gmelin, Pallas et Patrin , donnent une idée de la végétation dans cette partie du globe. C’est principalement sur les environs du lac Baïkal et sur les gouvernemens où le commerce attire les voyageurs, que nous avons le plus de notions.
Pour en donner une idée générale il convient, d'après l'examen des matériaux que nous possédons, de signaler les genres de plantes qui caractérisent la région Sibérique. La majeure partie de ces genres appartiennent aux familles des ombellifères, des rosacées, des synanthérées, des gentianées, des graminées, des cypéracées ,
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des crucifères, des légumineuses et des renonculacées. Un en trouve également d'autres qui sont comme les représentans des petites familles dont ils font partie. Dans les ombellifères nous citerons plusieurs espèces de ligusticum et de selinum particulières aux bords du laïk et de la Lena. Le genre spiræa de la famille des rosacées est presque entièrement indigène de la Sibérie. Les asters, les absinthes (artemisia), les gentianes, \es pédiculaires, les dauphinelles, les carex, etc., sont fort nombreux dans les contrées à l'est du léuissei, Parmi les légumineuses on reinarque le genre astragalus, composé d'une masse énorme d'espèces presque toutes pare ticulières à la Sibérie, mais répandues de loin en loin sur cette immense région. On conçoit, en effet, que la diversité des stations doit faire naître des plantes voisines quant aux fnrmes génériques, mais très différentes par leur port, leur feuillage, etc. Ainsi, un genre de plantes tel que l'astragalus dontilvient d’être question, affectionne un climat particulier comme celui de la Sibérie, mais ses nombreuses espèces sont modifiées d'après les changemens des localités. D’un autre côté, la région Sibérienne est tellement vaste qu'on doit y distinguer plusieurs climats; par conséquent les plantes qui naissent sous l'influence de ces climats divers ne doivent point se ressembler, Aussi la végétation du Kamtchatka a-t-elle de grands rapports avec celle de la côte nord-ouest d'Amérique ; tandis que les végétaux de la Daourie ressemblent à ceux de la Russie- Méridionale; ceux des monts Altaï ont des rapports avec les végétaux des chaines Caucasiques, et ceux du gouvernement d’Irkoutsk avec les plantes de la Chine Occidentale,
RÉGioN SiNico-Japonique. Elle comprend nonseulement la Chine proprement dite, mais encore tout le royaume d’An-nam avec la Cochinchine qui fait le prolongement méridional du littoral chinois sur l'Océan, ainsi que les grandes iles situées dans cette mer à l'est de la Chine, et qui dépendent de la monarchie Japonaise. Les difficultés sans nombre qu'ont éprouvées les Européens et surtout les savans pour pénétrer dans ces pays si cignes de l'attention des naturalistes, ont singulièrement retardé la connaissance des plantes qui y croissent naturellement, Après avoir demeuré deux ans au Japon, Kæmpfer, médecin allemand, le quitta en 1692 ct publia la relation de son voyage sous le titre de 4mæriiates exoticæ, etc., ouvrage dans lequel il décrivit et figura les plantes les plus remarquables du Japon. En 1775, le docteur Thunberg, animé du zèle le plus ardent pour la science, surmonta tous les obstacles; établi comme chirurgien dans la petite île de De-Sima située dans la baie de Nangasaki, il en explora les richesses végétales sous le prétexte de chercher des plantes médicinales, parcourut ensuite pendant quatre mois tout le pays jusqu'à ledo , capitale de l'empire. La Flora Japonica fut le résultat de cette expédition. Ce livre, malgré ses imperfections, est fort précieux à cause des renseignemens qu’il fournit sur l’état général de la végétation. De nouveaux r’nseignemens sont promis à l'Europe savante par le docteur Siebold,
naturaliste hollandais, qui a fait un long séjour au Japon et qui a déjà publié quelques résultats de ses observations botaniques. il s'en faut de beaucoup que nous ayons sur la Chine des documens aussi importas. La science des végétaux ne parait pas avoir fait de grands progrès chez les Chinois , car d’après les dessins des plantes qui nous sont venus de la Chine, par la voie du commerce, où s’apercoit bien qu'ils ont tout sacrifié à la bizarrerie des formes et au brillant du coloris, et qu'ils se soucient fort peu de ce qui peut instruire sur les objets qu'ils ont voulu représenter, Cependant, grâces au goût des Chinois pour les plantes d'ornement , les négocians d'Europe ont pu se les procurer à Canton, le seul port qu'il leur soit permis de visiter et aux environs duquel quelques botanistes ont herborisé pour ainsi dire par procuration. Loureiro, missionnaire Portugais, qui a passé trois. ans dans cette ville, ne pouvait obtenir les plantes des environs que par l'inter- Mmédiaire d'un paysan chinois. Cet auteur les a publiées dans l'ouvrage important qui a pour titre : Flora Cochinchinensis ; mais le plus grand nombre des végétaux dont ce livre renferme l'histoire botanique croit dans la Cochinchine.
Une singulière analogie avec la flore Européenne, eten mème temps la présence de plusieurs végétaux de l'Inde , tels sont les traits principaux qui caractérisent la flore Japonaise. On y rencontre, en effet, des veronica, desiris, descarex, des campanula, deschenopodium, des allium, des juncus, des euphorbia, etc., etc., spécifquement semblables à nos plantes européennes. Mais, d’un autre côté, le Japon nourrit des canna, des amomum, des justicia, des celastrus, des carissa, des dioscorea, des diospyros, des paullinia, des laurus, elc., que nous savons être des plantes indiennes ou indigènes des climats tropiques, Ce mélange des deux végétations peut s'expliquer par la position géographique des iles japonaises, par la grande chaleur qui y règne pendant l'été et la basse température de l'hiver, enfin par l'inégalité et la différence de nature du sol qui donne naissance à des plantes fort diverses. Le Japon offre en outre des espèces et mème des genres particuliers. Nous citerons , entre autres plusieurs plantes remarquables : l’oea fragrans qui sert, dit-on, à aromatiser le thé; l'aukuba japonica, arbrisseau que l'on cultive dans les jardins d'Europe, à cause de son feuillade touffu , luisant et tacheté; te gardenia flo-: rida, si multiplié dansles serres des jardins d'Europe et dont les fleurs toujours doubles exhalent l'odeur la plus suave; le rAus vernix, célèbre par le vernis qui en découle; les aralia cordata, pentaphytlla et japonica, ces végétaux d’une petite famille voisine des ombellifères et dont les fleurs offrent l'élégante disposition qui caractérise ces dernières; plusieurs liliacées, telles que l'amarylilis sarniensis, le lilium japonicum, les hemerocallis japonica et cordala, qui se sont répandues dans tous nos jardins ; le cameldia, qui, par les soins de nos horticulteurs , s’est extraordinairement multiplié et a produit un grand nombre de variétés aussi remarquables par
la vivacité et la fraicheur de leurs couleurs que par l'élégance de leurs formes : le daphne odora; le sophora japonica; le pyrus japonica à fleurs d'un beau rouge écarlate; le mespilus taponica; plusieurs spirées, et enfin le corchovus japonicus ou plutôt spiræa japonica, qui décorenk maintenant les bosquets de l’Europe, Quoique nous ne possédions que peu de données sur la végétation de la Chine, nous : pouvons néanmoins avancer d’une manière générale qu'elle a beaucoup de rapport avec celle du Japon. Seulement elle est moins riche en plantes analogues à celles de l’inde, tandis qu'au contraire elle nourrit beaucoup de végétaux semblables à ceux de la région Sibérique et qui appartiennent même pour la plupart à des genres européens. La fertilité du territoire chinois, sa culture extrèmement suignée, ont changé, sans doute, l'aspect du pays, soit par l’extirpation des espèces seméces par la nature, soit par les changemens que la culture du riz et d'autres céréales ont fait subir au sol. Aux environs de Péking les plantes herbacées sont pour la plupart les mèmes que celles des environs de Paris, M, de Jussieu possède un herbier formé par un missionnaire (le père d'Incarville), et qui peut servir de preuve à notre assertion. Cependant , certaines contrées de la Chine et particulièrement les provinces méridionales, sont les habilations naturelles de plusieurs plantes remarquables par leur extrême beauté ou par les usages qu’en font journellement, nonseulement les Chinois, mais encore des nations répandues sur toute la terre. Il nous suflira de citer parmi les plantes d'ornement , l’Aortensia, l'hibiscus sinensis, le magnitique aster connu sous le nom de reine-marguerite, la jolie primevère nouvellement introduite dans les jardins d'Europe sous le nom de primula sinensis, le glycine sinensis, magnitique légumineuse à fleur de couleur lilas et qui se multiplie avec la plus grande facilité par les soins de nos horticulteurs, etc. Le thé (thea viridis), dont tout le monde connait l'utilité, est indigène de la Chine. Les différentes sortes que l’on rencontre dans le commerce ne proviennent pas d'espèces différentes sous le rapport botanique; elles doivent leurs qualités à la meilleure préparation qu'on leur fait subir ainsi qu’à la stratification de plusieurs couches des fleurs de l’o/ea fragrans et du camellia sasanqua, végélaux communs dans les lieux où croit le thé, Nous mentionnerons encore, comme une des plantes les plus intéressantes par leur importance commerciale : l’éllicium
anisalum, qui fournit l’anis étoilé ou anis de 14°
Chine, avec lequel ‘on aromatise l'anisette de Bordeaux et plusieurs autres liqueurs de table. RÉGION-ARABICO-PERSIQUE. Toute la partie sudouest de l'Asie, ou celle que nous désignons en Europe sous le nom d'Orient, est comprise dans cette région. Au nord, sa végétation se confond avec celle de l’Europe Méridionale et Orientale, excepté dans la partie située entre la mer Caspienne et la mer Noire, où de hautes chaines de montagnes (le Caucase et le Taurus), et dans les plaines voisines des mers où la dépression d'un sul arénacé et imprégné de sel déterminent la
croissance des végétaux particuliers. Les plantes de PAsie-Mineure, c'est-à-dyre de tout le littoral Asiatique de la Méditerranée, ont les plus grands rapports avec celles de la Grèce , de l'Italie et de l'Egypte. Li, y quelques pays dont le sol est très varié, la Syrie, par exemple, offrent aussi plus de variétés dans les espèces qu'ils nourrissent. Ainsi le Liban nourrit un certain nombre de plantes que l'on ne retrouve point ailleurs. C'est dans cette chaine de montagnes que croissait en abondance, aux temps les plus reculés de l'histoire sacrée , le fameux cèdre (pinus cedrus Lin., cedrus excelsa des auteurs modernes) qui servit à la construction du temple de Jérusalem. Ce bel arbre est maintenant si rare dans sa patrie, que, suivant des voyageurs dignes de foi, on n'en trouverait pas trente individus dans toute la chaine du Liban, D'autres plantes s'y sont au contraire extraordinairement multipliées. Ce sont principalement celles dont les produits sont devenus des objets de commerce très considérables. Telles sont les diverses espèces d'astragalue, d’où découle la gomme adraganth. L'empire Persan a reçu la visite d'un grand nombre de voyageurs ; mais ces voyageurs se sont plutôt appliqués à transmettre leurs observations sur les mœurs, les usages et les antiquités des pays qu'ils ont parcourus, qu’à nous en faire connaitre l’histoire naturelle. Les seuls documens importans que l'on possède en Europe sur la flore de l’intérieur de la Perse, sont encore inédits et consistent en quelques herbiers recueillis par les voyageurs Michaux, Bruguières et Olivier. Espérons que les matériaux recueillis par M. Bélanger, dans la traversée de la Perse depuis le Caucase jusqu'au golfe Persique, fourniront des renseignemens nombreux et intéressans pour la Flore de cette contrée. Ces collections, quoique fort incomplètes, donnent néanmoins une idée suflisante de la végétation persique; on cesse d'y voir les formes européennes qu'offraient encore les plantes de l’Asie-Mineure ; les genres ont changé et ils offrent de grandes affinités avec les plantes de l’Hindoustan. De tout temps les Persans ont été passionnés pour les jardins d'agrément, et ils y ont cultivé un certain nombre de charmans végétaux qui se sont répandus dans les jardins d'Europe ; tels sont le lilas, le cyclamen, plusieurs espèces d’œillets, de roses, etc., auxquels on donne pour nom spécifique celui de lo
Perse, leur patrie originaire.
La flore de l'Arabie voisine de la mer Rouge, car c’est la seule partie de cette région que l’on connaisse süffisamment , se lie avec celle d'Egypte. Parmi les botanistes qui ont exploré avec succès cette région, Forskal est celui qui a laissé le plus de renseignemens positifs ; un séjour de plusieurs années dans l'Arabie heureuse, pendant lequel il se concilia l'amitié des indigènes, le mit à portée de connaitre les végétaux du pays beaucoup mieux que n'aurait pu le faire tout autre voyageur, Sa flore d'Egypte et d'Arabie comprend un plus grand nombre de plantes appartenant à cette dernière contrée qu’à la première. Le littoral arabique de la mer Rouge est célèbre par la beauté.et la richesse de ses pro-
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