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résidence du cheikh des Beni-kiàb aussi tributaires du roi de Perse,
Dans le Far's on trouve : CHIRAZ, sur le Roknäbâd, dans une vallée aussi fertile que délicieuse, mais dont on a exagéré extraordinairement la beauté du climat.
Ses rues sont étroites et mal pavées comme dans presque toutes les villes de l'Orient. Le palais du gouverneur avec des jardins magnifiques ; la 2n0squée principale ou d’Afabeg-chäh ; celle du Vakèil où du Régent , bâtie par Kerim-khan ; les magnifiques baëns qui en sont voisins, etle bazar-i-valkil, regardé comme un des plus beaux de POrient, étaient les plus remarquables édifices de celte ville, avant le terrible tremblement de terre qui en 1824 y exerça de tels ravages que, suivant M. Alexander , pas un de ses dômes et de ses minarets ne resta debout. Chiraz est encore très industrieuse et assez commerçante ; elle possède onze collèges et paraît avoir environ 30,000 habitans. Les Persans, faisant allusion au goût que ses habitans ont toujours montré pour les lettres, appellent celte ville le séjour de la science.
Dansses environs immédiats, qui sont assez hien cultivés et où l’on récolte le meilleur vin de la Perse, se trouvent les tombeaux de Sa’di et de Hhafyz, auteurs dont les écrits foni encore les délices de l'Orient, Ces deux monumens, restaurés par Kerim-khan, sont environnés de beaux jardins; celuide Sxdi, quicest le plus voisin, estle rendez-vous ordinaire des promeneurs de Chiraz,. On admire aussi les fameux Jardins construits var ce grand prince, si remarquables par leur belle verdure, leurs canaux, leurs cascades arülicielles et leurs maisons de plaisance ornées de belles et riches peintures, de marbres et de mcubles superbes; mais ces beaux lieux, presque abandonnés à eux-mêmes, dépérissent tous les jours. On doit aussi mentionner le fameux puits, taillé dans une roche lrès dure et remarquable par sa grande profondeur qui a été extraordinairement exagérée par Chardin,
Plus loin et dans un rayon d'environ 60 milles on trouve des restes de monumens antiques trop imporlans pour ne ! 15 nous engager à sortir de uolre cadre en les ; .sant connaitre au lecteur. Ces monumens, à la différence de ceux de Ninive, de Babylone et de Séleucie, dont nous avons parlé aux pages 687 CL638, ayantélé construits en marbre fort dur où laillés sur le roc, portent encore la trace de leur deslination primitive, On peut dire sous ce rapport quele Farsistan est la lerre classique de la Perse. W parait que ce pays, berceau de la famille de Cyrus, devint sous les rois ses successeurs une espèce de territoire sacré, où ces princes venaient se faire investir de la sou-
PERSE 70v
veraine puissance, et où élait leur sépulture. Après la conquête de la Perse par Alexandre, d'autres goûts et d'autres souvenirs transporterent ailleurs l'attention des monarques persans. Mais en 227 de notre ère Artaxercès ou Ardechir, qui se disait issu du sang de Cyrus, s'étant rendu maitre du trône, affecta une espèce de prédilection pour le Farsistan: et ses successeurs, jusqu'à la conquête du pays par les musulmans, linrent à honneur d'y laisser une marque de leur souvenir. On retrouve encore sur les lieux les restes des monumens élevés à ces diverses époques. Guidé par M. Reinaud, nous commencevous par les ruines appelées du nom générique de Persépolis. Ces ruines sont situées à quelque distauce au nord-est de Chiraz et s'étendent jusqu’à plus de 20 milles vers le nord, Sur leur emplacement se trouvent des campagnes fertiles et plusieurs villages, dont lesprincipaux sont Menvacur el MourcuÀs,
Près de Merdacht, au pied d'une haute montagne de marbre gris, on remarque une espèce de piate-forme taillée dans le rocet dont les quatre côtés répondent aux quatre points cardinaux.
Ce lieu est appelé par les Persans modernes Tchill-minar oules quarante colonnes, et parait répondre au palais qui en partie fut brûlé par Alexandre , lorsque ce prince, égaré par l'ivresse, voulut signaler à jamais la chute de l'empire de Cyrus. L'ensemble présente la forme d’un amphithéatre et de plusieurs terrasses élevées les unes au-dessus des autres. On monte d’une terrasse à l'autre par des escoliers si commodes que dix cavaliers pourraient y passer de front. Au haut de chaque terrasse sont des restes de portiques ct des débris d’édifices avec des chambres qui paraissent avoir été habitées. Enfin, vers le fond, contre le rocher auquel cet immense édifice était adossé se lrouvent deux {ombeaux taillés dans le roc, douLil a jusqu'ici été impossible de découvrir l'enliée. Les escaliers, les portiques et les appartemens sont construits en marbre, sans chaux ni mortier, et cependant les pierres sout si bien liées, qu'il faut une extrême altention pour en distinguer la jointure. Ce qui‘rehausse infiniment l'intérèt de ces constructions, c’est que les murs sont couverts de bas-relivfs et d'inscriptions, et que la sagacité de nos savans est parvenue à soulever un coin du voile qui en faisait jusqu'ici un mystère pour la docte Europe. Parmi les voyageurs qui ont décrit ces monumens et ceux du même genre dontilest question dans cetouvrage, il est juste de citer Chardin, Nicbubr, MM. Ker-Porter et Alexander, el parmi les savans qui ont fait de ces débris l’objet de leurs invesligations, nous nommerons MM. Silvestre de Sacy, Grotefend, Saint-Martin, de Hammer, ete, Quelques bas-reliefs représentent le souverain donnant audience aux grands de sa cour, ou s’acquittant de quelque cérémonie envers la divinité; plus loin sont des espèces de processions. En d’autres endroits on voit des combats d'animaux, soit entre eux, soit contre des hommes; et ces animaux sont en général fabuleux, étantun composé de divers animaux réels dont la patrie origiuaire est le pays situé vers les sources de
l'Oxus, entre la Boukharie et le Tibet; tels sont le griffon, la martichore, la licorne, etc. Pour les inscriptions, elles sont en forme de clous et quelques-unes sont répétées trois lois, mais d'une maniére différente, apparemment parce qu'elles appartenaient à des langues diverses. Sur la moins compliquée de toutes el où les mots sont séparés entre eux par uu coin ou clou posé obliquement, M. Grotefend a lu les noms de Darius fils d'Hystaspe et de sou fils Xerxès. Il parait évident que ces imposans mouunens furent élevés sous les premiers successeurs de Cyrus; les figures d'aniinaux ainsi que les cérémonies du culte rappel-
‘ lent la doctrines de Zoroastre qui, comme on sait, prit naissance dans la Bactriane et qui sous cette puissante race avait force de loi.
À quelques milles au nord de Tchihl-minar est une autre moutagne, dans laquelle on a pratiqué quatre tombeaux presque en tout semblables aux deux premivrs, M. Ker-Porter, qui a pénétré dans l'un d’entre eux, y a reconnu les traces de la violence qu'il avait fallu faire pour en forcer l’entrée. Mais dans le voisinage sont six bas-reliefs plus modernes qui appartiennent à la dynastie des Sassanides, à parur du in° siècle de notre ere. Sur l’un on aperçoit Ormuzd, le génie du bien dans la religion des Mages, qui présente à Artaxercès fondateur de la dynastie des Sassanides, un anneau duquel pendent les bandelettes et qui doit ètre l'emblème de l'autorité royale. Deux inscriptions en pehlvi et une en grec, qui en est la traduction, ne laissent aucun doute sur l’objet de cette précieuse sculpture. Un second bas-relief représente une princesse recevant ce même anneau d’un personnage qui parait être le roi son mari. On voit sur un autre un monarque à cheval, saisissant les mains d’un personnage qui est à picd. Auprès de celui-ci est un homme à genoux en posture de suppliant. Comme ce mème sujet est représenté sur les monumens de Chapour, et que là l’homme à pied et l’homme à genoux portent le costume romain, il est à croire qu'il est question, sur l’un et sur l’autre, de l'infortuné empereur Valérien qui tomba au pouvoir de Sapor I‘. Nous regrettons que notre cadre ne uous permette pas de nous étendre sur des monumens aussi curieux et aussi peu connus jusqu'à ces dernières années. La inontagne où sont sculptés les quatre tombeaux et les six bas-relies, porte dans le pays le nom de Nakchi-Rosdam où ligure de Rostam, parce que le peuple a cru y reconnaitre l’image de cet ancien héros de la Perse. Un troisiéme endroit, peu éloigné de Nakchi-Rostain, et qui estappelé Nakchi-Redjeb, porte trois bas-reliefs également taillés dans le roc représentant l'un un roi à cheval, suivi de ueuf personnes et dont plus tard les musulmans, par fanatisme religieux, ont mutilé la tête ; les deux autres, deux personnages qui ont l'air de vouloir s’arracher un diademe. Une inscription enpehlviet en grec, nous appprend que la figure du personnage à cheval est Sapor KT.
Eutin au nord de Nakchi-Rostam et de Nakchi- Redjeb, dans la plaine qui porte le nom de Mourghàb, on rencontre uu petit édifice carré avec un piédestal de marbre blanc d'une grandeur énorme
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Le peuple appelle cet éditice Mechhed mader-i- Soley man ou le tombeau de la mère de Salomon, par une suite de l'habitude où sont les Orientaux d'attribuer au grand Salomon les monumens dont ils iguorent l'origine. Comme cet éditice répond par sa forme à la description que Divdore de Sicile a faite du tombeau de Cyrus, M. Ker-Porter n’a pas hésité à voir ici le mausolée de ce grand priuce , et la plaine où il est placé lui a paruétre Passargade.
Tel est le court tableau des merveilles qu'offre le sol de Persépolis, et qui rc peuvent qu'augmenter d'intérêt par les nouvelles recherches auxquelles elles donneront lieu. On doit ajouter qu'une partie de ces monumens , par leur situation au pied des montagnes, est encore ensevelie sous les décombres, et que dans les plaines et les vallées on rencontre çà et là des fragmens de colonnes, des débris d'inscriptions, des vestiges de bas-reliefs. Nous devons dire également qu'à côté de ces magnifiques débris de la vénérable antiquité, se trouvent quelques inscriptions arabes ; elles appartiennent les unes au règne des princes Bouides qui jetèrent pendant quelque temps un graud éclat en Perse, d’autres à un petit-fils du grand Tamerlan; et comme si le spectacle de tant de grandeur déchue ne suflisait pas pour faire faire à l'homme un retour sur sa propre faiblesse, cesinscriptions insistent principalement sur l'instabilité des choses humaines.
D'un autre côté, vers le golle Persique, est situé Kazroun , petite ville, naguère encore assez florissante, mais que M. Alexander trouva presqne entièrement ruinée par les tremblemens de terre. Elle est importante par les ruines de Chapour, situées dans son voisinage. M. Morier, qui le premier a examiné avec quelque attention celte ville bâtie par Sapor I", et qui se maintint avec éclat dans les premiers temps de la domination musulmane, y a reconnu Îles restes d'une citadelle, plusieurs bas-reliefs sculptés sur le roc et offrant des sujets très variés; quelques figures lui ont paru supérieures sous le rapport de l’art à celles de Persépolis. M. Alexander en porte le même jugement. Dans les environs de Chapour on trouve un soulerrain qui donne entrée à des grottes et à des excavalions immenses, qu’aucun voyageur européen n’a encore explorées.
M. Johnson vit dans le souterrain une statue colossale renversée et brisée, qu’un savant regardait en 1818 comme la seule statue en ronde bosse que l’on eût jusqu'alors trouvée en Perse.
Hors du rayon de Chiraz nous nommerons aussi les villes suivantes en commencant par celles qui sont situées dans l’intérieur du Farsistan, dont les limites sont déterminées très différemment par les géographes européens et nationaux : Izzn ou Yezp, importante par sa population qu’on porte à 60,000 àmes, par ses flurissantes manufactures de soie , de draps, et par son commerce qui est très étendu à cause de sa position centrale et des grandes routes qui y aboutissent; on y trouve encore quelques Guèbres. IEZDIRHAST, petite, mais remarquable par ses fortifications nalurelles, par les nombreuses grotles taillées dans le roc qui servent de demeure à une partie
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de ses habitans, et renommée dans toute la Perse par la blancheur et la bonté de son pain. Sounma, Fesa et DAnÂscuenn, petites villes, presque entièrement ruinées, selon M. Alexander et autres voyageurs modernes ; nous les nommons pour redresser l'opinion erronée répandue par les géographes qui les représentent encore comme des villes florissantes et considérables, À Fesa, on voit encore le cyprès auquel du temps de Pietro della Valle on accordait 1000 aus d'existence, et la mine d'argent qui depuis long-temps n’est plus exploitée; près de Dàrabgherd se trouve la fameuse source de moum où naphte , qui appartient au roi; et on voit sur une montagne des sculplures représentant le roi Sapor à cheval avec des Romains à ses pieds. FinouzABÂo, qu'on dit être aussi grande que Chiraz, mais très dépeuplée; on y fabrique la meilleure eau de rose , de toute la Perse ; on y voit uneimmense colonne de 150 pieds de haut et les ruines d’un fameux temple de Guèbres. Lan, chef-lieu du Laristan, regardé par plusieurs géographes comme une province séparée; quoique très déchue de son ancienne splendeur, elle possède encore plusieurs manufactures et contient à ce qu'on dit plus de 15,000 habitans.
Le long de la côle on trouve : AnoucHEnr ou Benver-BoucnEur, ville de médiocre étendue, bâtie à l'extrémité d’une péninsule ; c'est maintenant le premier port marchand du royautne sur le golfe Persique; la Compagnie anglaise des Indes-Orientales y a une factorerie. M. Morier y vit la carcasse du seul vaisseau de guerre que Nadirchâh fit construire avec le bois du Mazanderan transporté à grands frais à travers la Perse dans ce port. On portaitencore il y a quelques annéesjusqu'à 12, 15 el même 20,000 âmes la population de cette ville, que l’on dit maintenant réduite à 1500 par la peste, la guerre etautres calamités. Nous nommerons encore les îles suivantes : Kanak, remarquable par la péche de perles, que M. Movier dit être aujourd'hui plus riche que celles qu’on fait dans les parages du groupe de Bahrain sur les côtes de l'Arabie; Kicam ou DsEZiRE DikAz, régie par un cheïkh dépendant de l’imam de Maseate en Arabie, mais aussi tributaire du roi de Perse ; Honwouz ou Orxuz, avec environ 100 habitans et un fort gardé par 200 soldats de limam de Mascate; c’est sur ce rocher couvert de pierres salines, sans eau potable et presque sans végétation, qu'avant la découverte du cap de Bonne-Espérance et dans le commencement de la domination portugaise dans les Indes, le commerce entassait les trésors de l'Orient.
Dans le Xerman on trouve : KERMAN ou SiRD- JAN, assez grande ville, importante par ses mauufactures de châles, de tapis et d'armes, et à laquelle on donne 30,000 habitans; elle est le chef-lieu de la province de son nom. Mina , formée à ce qu'on dit par 3 à 400 grottes creusées dans une montagne et habitées par des pasteurs attachés aux dogmes de Alioulliahs, sectaires mahométans; VeuskerD, à laquelle on accorde 10,000 habitans; Knourk, remarquable par la fertilité de son territoire el par sa population qu'on estime à 15,000 âmes ; Kuoumis ou Keis, au milieu
d'une oasis du désert; elle est presque entièrement habitée par des brigands qui attaquent les caravanes qui passent tout près pour aller de lezd à Kandahar; Minas, chef-lieu de la partie du Moghistan dépendant de l’imam de Mascate; ce dernier paie pour elle un tribut au roi de Perse; Goxs Roux ou BENDER-Anbassi, encore assez peuplée pendant l'hiver; sous le règne d’Abbas-le-Grand c'était l’'entrepôt général du commerce du golfe Persique,.
Dansle Kouhistan nous ne nommerons que CHEHERISTAN Où RABAT-CHEHERISTAN, chef-lieu de cette province , et Tass ou TEsses, remarquable par sa citadelle, jadis la principale (orteresse des Assassins.
Dans la partie du Khorassan qui dépend du roi de Perse on trouve: Mr - CHHED , ville bien déchne, mais très importante par son industrie et son commerce ; on y voit le fombeau de l'Imam Al, tils de Moussa, regardé comme le patron de la Perse; il est visité tous les aus par un grand nombre de pélerins.
Le magnifique groupe d’édifices qu'offre ce sanctuaire, dans la construction duquel les artistes de l’Asie ont épuisé leurs talens et où la superstition a prodigué les trésors des Persans , est regardé par M. Fraser comme le bâtiment de ce genre le plus beau et le plus magnifique qu’il ait vu en Perse. Nous réduirons avec cet intelligent voyageur à 32,000 les 100,000.
os qu’on s'accorde à donnerà cette ville.
Dans les environs immédiats de Mechhed on voit les ruines de la ville de Tous, l’ancienne capie tale du Khorassan, confondue par bien des géographes avec la précédente ; elle était sous les premiers califes une des principales cités de l’Asie ; le grand Haroun-al-rachid y mourut. Plusloin et dans un:rayon d'environ 60 milles on trouve . Nicnanour, une des plus anciennes villes de la Perse , pendant long-temps capitale de la dynastie des Seldjoukides; quoique environnée deruines et ne comptant plus, selon M. Fraser, que 2000 maisons, elle se trouve au milieu d'un territoire que ce voyageur dit être le mieux cultivé et le plus peuplé de cette province; dans son voisinage sont les célèbres mines de turquoises.
Tounsour (Toorbut, Hyderee), siège d’un chef, soumis il y a quelques années par Abbas-Mirza; il pouvait armer 6000 hommes; Kourcnan (Koochan, Kabouchan), une des plus fortes places de la Perse, et siège d’un chef Kurde très puissant soumis par Abbas-Mirza en 1832 ; il pouvait armer 8000 hommes. C’est aussi à cette province qu'appartiennent les territoires des Turkomans vassaux de la Perse nommés GokLANs et YAMOUTS,.
Dans la partie du Khorassan qui forme le ROYAUME DE HERAT vassal et tribu
taire du roi de Perse, nous nommerons :
Henar, ville fortifiée, bâtie au milieu d’une superbe vallée, très peuplée et très bien cultivée ; elle a une citadelle, de vastes faubourgs et environ 100,000 habitans , selon l’estimation de M. Christie.
Ses rues sont étroites et irrégulières, et ses maisons sont bâties en briques. Le palais du ci-devant gouverneur est un édifice ordinaire, mais ses jardins sont superbes. On doit encore citer la mosquée de Gaïats-eddin- Mohammed- Sam, et: celle qui porte le nom de Mesdjid-Djouma ou mosquée prop le tombeau de Kodja-Abdollah-Ansaris et la medressé où le collège du sultan Hussein, nommée Baïkara. Ce Hussein était un descendant de Tamerlan, qui résidait à Herat à la fin du xv° siècle, et
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qui s’acquit une grande réputation par la protection éclairée qu’il accorda aux lettres. À sa cour fleurirent les historiens Mirkhond et Khondemir , le poète Djami , etc. Herat est le centre d’un grand commerce, et ses fabriques sont nombreuses et florissantes ; l’eau de rose qu’on y prépare est plus estimée même que celle de Chiraz. C’est aussi dans cette ville qu’on fabrique les fameux sabres dits de Khor'assan,
Les autres villes les plus remarquables du royaume sont :
Gouroupys , petite ville importante par les eaux thermales et les mines de fer et de plomb qu'on
exploite dans son voisinage ; Ona, par ses beaux ‘‘
bains minéraux et par ses carrières de marbres. Voyez le tableau des divisions administratives pour les autres lieux les plus remarquables.
Etats et Royaumes de la Perse- Orientale.
POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude orientale, entre 57 et 70°. Latitude, entre 28 et 360.
cowrins, Au #ord, le royaume d'Iran ou de la Perse Occidentale et le Turkestan.
A l’est, le royaume de Lâähore. Au sud, ce méme royaume et le Beloutchistan. À l'ouest, le royaume de Perseou d’Iran.
rLauves. Un seul se rend directement à l’Océan-Indien et proprement dans le golfe d'Oman ; tous les autres ne sont que des fleuves qui se perdent dans les sables ou bien se rendent dans des lacs sans écoulement.
L'OCÉAN-INDIEN recoit :
L'Invus, qui, apres les pertes faites par ce royaume , ne fait plus que toucher une pelite partie de sa frontière vers le nord-est, dans la province de Laghman. Son principal affluent dans cet état est le Xaboul à la droite; celui-ci descend de l’Hindou-Koh, passe par Kaboul et Djelalabàd. Les principaux affluens du Kaboul sont : le ZLogar (Logur) à la droite; il passe à Ghaznah, et Logar ;le Hama, à la gauche; il baigne Kouner.
Parmi les fleuves qui n’aboutissent à aucune mer nous nominerons :
L'HELMEND où HinMeNd. qui, après l’Zadus, est le plus grand courant de lout le royaume; son bassin est encore trés peu connu. 1 prend sa source dans le royaume de Kaboul à quelques milles à l'est du haut pic de Koh-i-Baba, traverse l'Afghanistan proprement dit et le Sedjistan où il se jette dansle lac Zerrah, nommé aussi Lukh par les naturels. Ses principaux affluens à la gauche sont : l'Urghendab qui recoit le Tarnak (Turnuk) grossi par l’Urghessan et le Chorudan, et le Lora qui ne lui apporte le tribut de ses eaux que pendant l'hiver; en été cette rivière se
perd dans les sables. Le Kachroud (Khawsh) est le principal affluent à la droite.
Le FannAunouD, qui traverse la province de Farrah et se jette dans le lac Zerrah.
DIVISIONS POLITIQUES 6t ADMINISTRArives, Depuis 1800, époque où Zemanchâh a été détrôné par son frère Mahmoud, le royaume de Kaboul est livré à la guerre civile et à toutes les horreurs de l’anarchie. Le belliqueux et habile Randjit- Singh, roi de Lähoreet chefde la ci-devant confédération des Seikhs, profitant de la faiblesse des souverains du Kaboul, s’empara à différentes époques de ses plus riches provinces : le Kachemir, le Peichaouer, le Tehotch, l’Hazareh, et le Moultan avec ses dépendances , les provinces de Leïa , de Dera-Ismail-khan et Dera- Ghazi - khan en furent détachés. Les khans du pays de Baïkh , et celui du Beloutchistan ainsi que les princes du Sindh se sont soustraits au vasselage du Kabeul et sont devenus entièrement indépendans. D’après l’importante exploration que le capitaine Burnes a faite dans l’Asie intérieure et selon les notices les plus récentes, le royaume de Kaboul est divisé en trois parties très inégales, dont la septentrionale, qui est aussi la principale , forme le royaume de Kaboul proprement dit; la partie méridionale forme le royaume de Kandahar ; et la plus petite, le royaume de Peichaouer. Ces trois royaumes sont régis par trois frères, très souvent en guerre
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les uns contre les autres. Nous avons déjà vu que le royaume de Herat, seul reste des vastes états naguère dépendans de Mahmoud-châh et de Soudja-châh, rois détrônés , a perdu son indépendance et est devenu en 1832 vassal et tributaire de celui du roi de Perse. Nous verrons plus basque leroyaume de Peichaouer est depuis quelques années vassal et tributaire de celui deLähore. On ne sait rien sur l’état politique actuel du Sedjistan ; il est probable les deux princes tributaires du roi de Kaboul ont profité de la faiblesse de ce royaume pour devenir entièrement indépendans, Eu égard à toutes ces pertes, et aux dernières nonvelles, le royaume de Kaboul actuel parait ne plus comprendre que la partie septentrionale de l'Afghanistan proprement dit.
Ce royaume, ainsi que celui de Kandahar est subdivisé en provinces régies par des gouverneurs où Aakèms ; plusieurs
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districts relèvent immédiatement de leurs chefs , qui sont les khans des tribus à demi ou entièrement nomades. Nous indiquerons dans le tableau ei-dessous les trois grandes divisions politiques des pays qui formaient naguère la puissante monarchie Afghane. Nous y avons ajouté les divisions administratives de chacun, autant que le comporte l'état encore si imparfait de la géographie de cette pers de l'Asie, Nous y avons aussi indiqué les tribus les plus nombreuses, parce qu’elles forment une partie trop importante de la né de ces royaumes pour pouvoir être entièremeut négligées. Ilest cependant probable que plusieurs de ces dernières sont aujourd’hui tout-à-fait indépendantes malgré la place qu’on leur a assignée dans les divisions administratives auxquelles ces tribus sont censées appartenir.
Récions Er Provinces, Cuers-LiEux DES PROVINCES, VILLES ET TRIBUS LES PLUS REMARQUABLES,
AFGHANISTAN ou ROYAUME DE KABOUL,
KABOUL 4... Kasoue (Caboul); Zogar; Safatd-Kouh au pied du haut pic de ce nom.
LAGHMAN ...,.... Dir, résidence du plus puissant khan des Jousoffei; Balchaour, siège du chef des Rohdlar, mélange de plusieurs tribus différentes.
DisLALÂnÂD. ,...,... Djelalàbad. Les Aheïber', tribu nombreuse de Berdourani; ce sont de terribles voleurs.
GHAZNAH . Ghazuah ou Ghizneh; Sourmoul, résidence du chef d’une nombreuse
tribu de Ghildji.
BAMIAN,. Bamian (Bameean); Deh-Sendji; Deh-Koundi et Tchagouri, pelits bourgs ou gros villages où résident des khans des Hazareh.