‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 362 sur 628 · BLES · texte numérisé non relu

BLES

Rotas; Manis des Gakers re plus que des

t de sel), chefsngrà (Nagarprincipauté de

dd; Pamper;

diquent l’ées mosquées milieu des caravanseité moderne l’ancienne ;

muraille ; et puantes; ses maisons

ÉD AE PRE 2x FOSU TIR SR L

ont plusieurs étages. La magnifique mosquée principale, bâtie par Avrangzeb, est devenue un magasin à poudre. On y admire encore le magnifique pere de granit rouge construit par Akbar et augmenté par ses successeurs. On ne connaît pas la population de cette ville, mais il paraît qu’elle peut s'élever à 100,000 âmes ; le capitaine Burnes ne lui en accorde que 80,000.

Dans ses environs immédiats on voit le »#ausolée de Djihäng-hir; c'est un magnifique carré de 66 pieds de long, bien conservé, quoique inférieur au Tadj-Mahäl d’Agra; il est tout revêlu de marbre blanc, orné de riches et vives mosaïiques nuancées de mille couleurs et recouvert d'inscriptions à la lonang= du conquérant; une muraille de 2400 yards forme l'enceinte extérieure. Au sud de celui-ci s'élève le tombeau de Nour-djihän-Begoum, autre beau bâtiment quoique plus petit que le précédent. On doit aussi nommer le C Aa linar(Shalinar) oulejardin de Chdh-djihän, un des plus beaux de l'Orient; il est assez bien conservé. On y admire trois magnifiques £errasses, disrosées par étages, le long canal creusé pour atimenter les 450 jets d’eau destinés * :afraichir l'atmosphère, et le superbe [il de marbre, dit de l’empereur, que Randijit-Singh a fait restaurer il y a quelques années.

Plus loin et à 32 milles à iest de Lähore, on trouve AMRETSIR, nommée anciennement Tcrak et plus tard RAMDASPCUR,

rande ville que M. Burnes dit être mieux

ortifiée que Lâhore, et défendue par la forte citadelle de Govindghur, avec des rues étroites cet des maisons en général assez bien bâties. C'était la capitale de la Confédération, et elle est eucore le siège principal de la religion de Nânek, ainsi que le grand entrepôt du commerce du royaume, surtout des châles, du safran, des marchandises de l’Hindoustan et du sel gemme qu’on tire des mines de Dadunkhan. On y remarque l’Amretsir (bassin

i: breuvage de l’immortalité) d’où cette ville a pris son non. C’est un étang construit en briques :: élégamment décoré, au milieu duqnel s'élève le temple dédié à Gourou-Govind Singh. Dans ce lieu sacré, l’on voit placé sous un dais de soie le livre des lois écrit par ce réformateur de la religion de Nânek. Il est desservi par 500 à 600 akalies ou prêtres. Le Nuhr, canal long etétroit dérivé du Râvi, la met en communication avec Lâhore.

C’est dans la citadelle de Govindghur que le roi conserve ses trésc,'s et qu'il a établi

un hôtel des monnaies. La population d’Amretsir s'élève à 100,000 Ames.

KacumiR (Kachemir, Cachemire), nommée aussi SERINAGAR, mot indien qui signifie kabüation du bonheur , capitale de la province de Kachemir, grande ville industrieuse, jadis très peuplée, mais déchue et mal bâtie, avec des rues étroites et sales; elle est située sur les bords du Dijilem, qu’on y passe sur cinq ponts de bois. Plusieurs maisons ont trois étages el des toits recouverts d’une couche de.

terre, qui en été se couvre de fleurs. Cette ville, renommée par la beauté de sa situation, par la doucerr de son climat et par les beaux châles qu’on y fabrique, n'offre aucun bâtiment qui soit vraiment remarquable , si ce n’est le palais que les grands-mogols avaient fait bâtir près du lac Dak ou de Kachemir, qui, auprès du faubourg, se réunit. au Djilem , par un canal étroit. C’est dans ce palais magnifique que les empereurs de l’inde passaient une partie de l’élé. En 1809, on accordait à Kachemir 150,000 habitans, m:.Igré l'état peu florissant de ses manufastures et de son commerce; les troubles qui depuis lors ont agité cette belle province , et surtout la mauvaise administration qui à fait émigrer un grand nombre d’habitans, doivent lavoir réduite à 66,000 tout au plus.

P&ICHAOUER , située au milieu d’une grande plaine de la province de ce nom, dont elle est la capitale. Les rois de Kaboul y résidaient nt dans le Bâlä-hissär, vaste édifice, avec de beanx jardins, situé dans le fort qui défend la ville; il a été détruit pendant une des invasions des Seikhs; c’était, avec le caravanserai principal, le bâtiment le plus remarquable, Avant les troubles qui agitèrent ce pays, autrefois si riche et siflorissant par son commerce et par son agriculture, Peichaouer av: ‘ne école mahométane très fréque. tie à “anse de sa grande célébrité. En 27, ‘.ite ville était occupée par les troupes de Randjit-Singh, qui les a retirées depuis; mais le pelit royanm: :'ont cetle ville est :1 capitale est, comme nous Pavons deja ait, vassal ettributaire de ce prince. Îl est probable que £: population actuelle ne s’élève pas à 70,000 àmes, quoique M. Elphinstone, en 1809, la portait à 100,000.

MourTan, à quelque distance du Tchi-

LAS

nàb, dans une plaine assez bien cultivée, grande ville, assez bien Hâtie, très ancienue et très déchue, jadis cagitale de la vaste province de ce nom, zous ia regarderons avec MM. üurnes et Larenaudière, comni* occuyant l’emciacement de la capitale des Malli du temps d'Alexandre; Rennell la placr à tort près du Rävi, à Toulamba. Moultan est défendue par d: très hautes murailles et par une citadeiie, elle conserve encore quelques bâtimens remarquables, entre äutres le magnifique éurheair de Roukitt-Allum. Les déprédations des Afghans, des Mahara’!es :t des Seikhs avais," singulièrement disninuë la peyulation, l'industrie et le commerce de ceite ville autrefois si florissante, et une des plus célèbres par son université mahométane. Cependant, depuis qu’elle est passée sous la domination de Randjit-Singh, ses manufactures sont redevenues : florissantes , son commerce a repris une nouvelle vie et sa popu!ation s’élève déjà à 60,006 âmes. Le capitaine Burnes la signale déjà comme pouvant être un jour l’entrepôt da commerce par la voie de lindus avec les contrées du Pendjàb et les pays limitrophes.

ous nommerons encore, à cause de leur importance sous plusieurs rapports , les villes suivantes :

Daus le Zdhore: Danux-Kuax, peu loin de la rive droite de Djilem, petite ville d'environ 6000 habitans; c'est dans son voisigage, à Aeora, qu'on exploite de riches Aines de sel gemme. Rotas sur une montagne, à quelques milies à l'ouest du

ere

Djilem; c'est une des plus fortes places de dinZe, dont la construction dans le xvit siècle dura 12 ans et coûta plusieurs millions. Mani:- Kkvaua, petit village, que M. Burnes croit occuser l'emplacement de Taxila. Son lope où toruboiu. décrit primilivement par M. Elphinslou+, «”. depuis par M. Ventura, a excité un grand iatérêt. Ce monument qui, dans sa partie inférieure, offre un style qui rappelle plutôt la Grèce que l'Inde , a la forme d’une vaste coupole construite en pierre ; elle a 70 pieds de haut et 150 pas de circonférence. MM. Court et Allard faat reuronter ce monument à un temps plus anten qui celui d'Alexandre; ils se fondent principalement sur ce que les médailles qu'on y a trouvées offrent une figure assez semblable au tvident de Neptune, qu'on aperçoit sur les pierres des monumens de Persepolis, Ni M. Burnes, niles deux officiers français, que nous venons de nommer n'ont pu se procurer des médailles d'Alexandre. Un édifice semblable au tope de Manikyala a été découvert à Raouil-Pindi dans cette province ; un autre à 5 milles de Kaboul; ce dernier est presque entièrement ruiné. Le tope qu'on a découvert dans la gorge de Xkyder est très bien conservé, plus haut et plus grand que celui de Manikyala.

Dans le Kouhistan nous ne nommerons que Kor-KancraA et Kou ua , villes très importantes par leurs fortifications, qui dans le pays passent pour imprenables.

Dans l'Afghanistan: Arrock, à la gauche de l’Indus, au confluent du Kaboul, petite ville de 2000 habitans, regardée à torl comme une forteresse, mais cependant très importante sous le rapport militaire à cause de sa position et de son pont de bateaux sur l'Indus.

Dans le Moultan : DEera-Kuazi-KHAN, assez grande ville, peu éloignée de la rive droite de l'indus, chef-lieu du fertile district de ce nom, qui sert de cantonnement à 5 régimens de cavaleric de l’armée régulière de Randjit-Singh.

Royaume de Nepal (Nepaul).

cowrms. Par les cessions faites en 1815 à l'empire Ang'o-Indien et à son allié le prince üe SikkiT, ce royaume se trouve resserré entre Le Kàli à l’ouest et le Konki à l’est. Ses limites actuelles sont : au nord, le Tibet, compris dans l’empire Chinois. À l’est, la principauté de Sikkim.

Au sud et à l’ouest, le tcritrire de l’empire Anglo-lndien.

rLEuves. La Gogre. son affluent

DisTRicts.

Nepaz proprement Pays DES 24 RADJA‘ i PAYS DES 22 RADI4:.

Kali ; le Gandack (Gunduck) et le Koussy qui tous sont des affluens du GANGE.

DIVISIONS ADMINISTRATIVES et TOPO- GRAPHIE, Ce royaume est parlagé en © districts très inégaux, do: Lquelques ans offrent beaucoup de suiicision Nous donnons les principal": avec leurs lieux les plus reisarqual ; dans le tableau suivant :

CHErFs-LiEux , VILLES ET LIEUX LES PLUS REMARQUABLES. ‘ANDOU; Lélit4-Pâlan:BhälgongiBhatgung); Noa-kote:Tambekhana. “rkha; Galcol; Argha; Malebu::.

‘ahilli; Chinachin: Gurdon;: Tuclagur.

MANWÂNPOUR . ..... *.ekwänpour (Muekwanpoor), forteresse importante, jadis capitale d’un us flals les plus puissans de cette contrée.

Pays DES KiIRÂTS . , . . Levi

a un grand nombre de petits chefs; les Kiräts (Kirauts) sont fréquem-

ac oammés dans les légendes indiennes.

PSN TRES

Al à D M Br Amd Lu alim ds

RE A A DR Fr

Are

RRQ LOST ANS RTS

EE cite Er

es places de is le xvit siècle millions. Man:rnes croit oc-

Son lope où ar M. Elphin- , à excité un dans sa partie pelle plutôt la » vaste coupole ieds de haut et ‘ourt et Allard temps plus an- » fondent prin- Iles qu'on y a s semblable au erçoit sur les lis. Ni M. Bur- , que nous veocurer des ménblable au tope ouil-Pindi dans s de Kaboul; ce ruiné. Le tope ge de Xkyder | et plus grand

nommerons que ès importantes le pays passent

:K, à la gauche ul, petite ville rl comme une mportante sous position et de

ZI-KHAN, assez rive droite de ict de ce nom, imens de cavajit-Singh.

hduck ) et le affluens du

as et ToPoarlagé en 9 quelques ans sion: NGuis leurs lieux le tableau

l'ambekhana.

s capitale d’un

sont fréque m-

mms ctiliter tintin lu" Ait

AE RE em

Ro CT Phi a 47

ENEEr)

ah PT NT Ha

Res

PR a

KHÂTANGe 4... Hidäng; Adwéh.

TONÂYENPOUR.

Tchayenpour (Chayenpoor), place fortifiée,

SAPrTai (l'auakpoor) . . Nâragàri; Danakpour, célebre dans les mythes des Hindous.

Moranc (Morung).

KirmÂnnou (le Goungoulpâtän des anciens livres, le Yendaise des Parbatties et le Kdthipour des montagnards), ville de moyenne étendue, arrosée par le Bichenmatty. Scs:rues sont étroites et sales, ses maisons d’une vilaine apparence; plusieurs ont jusqu’à 4 étages.

Le palais du roi, bâtiment assez grand, est l’édifice le plus remarquable. Kâtmândou qui, jusqu’à 1768, n’élait la capitale que du Nepal proprement dit, est devenue depuis cette époque la résidence des radjas de Gorkah qui en ont fait la conquête. M. Hamilton lui accorde une population approximative de 20,000 âmes.

Dansses environs immédiats on trouve lesimpor-

Vidjayapour; Sorabagh; Tchatlra.

tantes villes de LÂcirÂ-PÂrÀN, sur le Bhägmatty. autrefois capitale du royaume ; elle parait ave:r 44,000 habitans ; Bnarconc , autre ancienne capitale, mieux batie et plus étendue que Katmandou, et importante par son industrie et surtout par ses temples, ses écoles et ses bibliothèques. Nous nommerons encore parmi les villes les plus remarquables : Noa-Kore , qu’on regarde commi la micux bâtie de tout le Nepal; elle estimpo:tante par sa position et par le voisinage d'i Dhayabung, el du célèbre pélerinage de Nilkantha, un des plus élevés; Gonkna, capital:

de la principauté de ce nom, et siège primitif de la timille régnante, qui, dans la seconde moilié du @ernier siècle, a fait la conquête de tout le Nepal. On lui accordait 2000 maisons lorsque les princes Gorkha y résidaient; on la dit beaucoup déchue depuis que ses princes résident à Kàätmandou.

Principautés du Sindhy ( Sinde; Sind ).

cowrrms. Cet état, qui n’est qu'un démembrement du royaume de Kaboul, dont il était naguère vassal, a pour limites : au nord, le Beloutchistan et le royaume de Lähore ou la prétendue Confédération des Seikhs. A l’es£, les états vassaux de l’empire Anglo-Indien dans l’Adjmir et la province de Katch (Cutch).

Au sud, cette dernière et le golfe d’Oman. À l’ouest, le Beloutchistan.

rzeuves. Toute la partie inférieure de l’Inpus. Voyez-en la description donnée à la page 721.

DIVISIONS ADMINISTRATIVES el TOPO- GRAPRIE, M. le capitaine Burnes remarque avec raison que l’on a appliqué à tort aux princes qui dominent à Haïderàbâd ce qui appartient proprement aux trois branches de la même famille qui partagent entre elles la possession de la plus grande partie du Sindhy. Cette puissante famille, is ue de la tribu beloutchi Talpouri , est divisée depuis plusieurs années en trois branches qu’on distingue par les noms de leurs principautés respectives : ce sont la branche «2 Haïderäbäd, celle de Kirpour et celle de Mirpour. Les deux premières sont entièrement indépendantes l’une de l’autre ; la troisième dépend sous certains rapports de celle de Haïderàbâd, dont ses possessions ne sont que des enclaves.

Elle est en outre de beaucoup la moins puissante. Ce sont ces trois principatlés

qui forment le véritable ériumoirat du Sindhy et non les princes qui se partagent la principauté de HaiderAbäd, comme on le croit généralement, et comme nous l’avons dit nous-mème dans la première édition de cet Abrégé, induit en erreur par les plus imposantes autorités. Nous ferons même observer que le prétendu triumvirat de HaïderAbâd, après avoir été une fefrarchie à son origine, en 1786, était réduit par la mort successive de trois frères à une véritable monarchie pendant les dernières années du règne de Mourad-Ali-khan, qui vient de mourir. Ce n’est qu'après la guerre civile qui la désole aujourd’hui, qu'on pourra dire si la principauté de Haideràbäd est un duumnvirat ou une monarchie, selon que les deux prétendans principaux la partageront entre eux où que le plus fort sub'uguera tous ses rivaux. Outre les trois principautés de nous venons de nommer, il y a celle

e Bahaoulpour , dite aussi Daoudpoultra, qui occupe toute la partie septentrionale du Sindhy. Elle est entièrement indépendante du trinmvirat; mais Randjit-Singh lui a enlevé toute la partie de son territoire située à la droite du Setledje. Les divisions administratives de ces quatre états sont trop nombreuses et trop peu importantes pour nous permettre d’en offrir le tableau. Nous nous borne rons à décrire la ville capitale de chacun

et à indiquer ensuite les villes qui plus qe les autres méritent d’être mentionnées.

Principauté de Haïderäbâd.

Nous nommerons d’abord HaiïneRABÂD, qui en est la capitale, car elle est la résidence des princes régnens, qui prennent le titre d’owmnir, corruption d'omras. Nous ferons observer avec M. Reinaud que ce mot arabe est le pluriel

’émir ou chef, de même que #ubab est le pluriel de naïb ou lieutenant ; et que les dignitaires indiens, par un orgueil bizarre, sont dans l'usage de mettre au pluriel le mot qui désigne leurs fonctions. L'industrie des habitans de cette ville se distingue surtout dans la fabrication des armes. Haïderàbâd est une ville fortifiée, sitüuéc sur une Île formée jar l’Indus et le Fouilali, une de ses branches. Elle n'offre aucun bâtiment public vraiment remarquable, à l’exception du fombeau de Gholäm-châh, le foudateur de la dynastie régnatite; cet édifice se trouve sur une colline, au sud du fort qui protège la ville, et où résident les oumirs; on y garde des trésors immenses, consistant surlout en rubis, diamans, perles, émeraudes, lingots d’or et argent monnayé; ces princes, dit M. Burnes, possèdent la plus riche collection d'armes qui existe au monde. M. Hamilton n’accorde que 15,000 habitans à cette ville, nombre qui nous paraît bien petit pour l’époque actuelle ; aussi le capitaine Burnes lui en accordet-il 20,000.

Les autres villes les plus remarquables de l’état sont: TÂrrÀ, sur les bords de l’Indus, grande ville, autrefois très îndustrieuse et très commer:çante lorsqu'elle était la capitale du Sindhy ; maintenant elle est presque déserte et ne contient, selon M. Hamilton, que 15,000 habitans; elle parait correspondre à la Pattala d'Alexandre. À environ un mille de ses murs, à l'ouest, s'élève, au milieu d’un grand nombre de Lombeaux, le mausolée de Mirza-Isà, que M. Hamilton regarde comme un des plus beaux édifices de ce genre. Plus loin, en remontant l’indus, on trouve une autre colline couverte de mosquées et de tombeaux mahométans d’une étendue considérable. KonÂrcent (Curachi), assez grande ville avec un port, défendu par une forteresse; c’est la ville la plus riche et la plus florissante de j'état, etl’entrepôt d'un commerce assez considérable entreles royaumes de Kaboul et de Lâhore, ‘1 Perse, l'Inde et le Bcloutchistan. I est probauie que sa population, qu'’eu 1809 on portait à 13,000 àmes, s'élève maintenant au-dessus de 15,000. En re-

montant l'Indus on trouve : HaA, ville assez considérable de 10,000 habitans; Sinouax (Sehwun, Sewistan), renommée dans toute l'Inde mahométane par le tombeau de Lab-Chab-Baz, visité par un grand nombre de pélerins. MM. Burnes et Larenaudière, regardent cette ville comme correspondant à la capitale de Sambus, radja des montagnards indiens mentionnés dans l'expédition d'Alexandre. On y remarque un vieux château ruiné, qui domine la ville et qui remoute au temps des Grecs; c'est peut-être la construction la plus curieuse de tout le bassin de l'Indus. C'est un tertre haut de 60 pieds, évidemment ouvrage de l'art, entouré depuis sa base d'un mur en briques; sa forme est un ovale de 1200 pieds de long sur 730 de large. L'intérieur présente un monceau de décombres, jonchés de fragmens de poterie et de briques. Toute cette masse vue d’un certain côté ressemble au dessin de la tour du Madjilebi à Babylone que M. Rich a décrite. Les habitans l’attribuent au siècle de Bader-oul-Djamal , fée puissante à laquelle on fait honneur de tout ce qui est ancien ou merveilleux dans le Sindhy. Enfin, à la droite de l'Indus, et au milieu du fertile district entrecoupé de canaux et nommé Tchandkoh (Chandkoh;, ot doit mentionner Luarknana (Lharkhanu), ville assez florissante avec un petit fort et 10,000 habitans. A la gauche de l’Indus, mais dans le désert nous nommerons : OumErcoTE, importante forteresse que les Talpouri ont enlevée au radja de Djoudpour; et PaniNAGGAR (Parinuggur) très petite ville, chef-lieu du Parkar (Parkur), espèce de péninsule qui s’avance dans le Rin, etrenommée par l'idole Goritcha (Goreecha), qui y attire tous les ans un grand nombre de pélerins. Principauté de Khirpour. Kuinpour (Khyrpoor), ville de médiocre étendue située sur un canal dérivé de l’Indus; c’est la capitale de l'état ; elle compte 15,000 habitans. Dans ses cavirons et dans un rayon de 25 milles, on trouve toutes les villes les plus remarquables de cette principauté, savoir : Ron (Roree}, à la gauche de l'indus, Bakkau (Bukkur) sur un ilot, et SaxrkaR (Sukkur) à la droite de ce fleuve; ce ne sont pour ainsi dire que des parties d’une même ville, dont la population s'élève à 12,000 âmes. Bakkar est une forteresse peu considérable , qui pourrait devenir de la plus haute importance par sa position. Dans les environs immédiats de Rori on voit les ruines d’ {/lore, que M. Burnesregarde comme situées sur l'emplacement de la capitale de Musicanus. Cuixkarpour (Shikurpoor), dans un Lerritoire très fertile auquel elle donne le nom et quiest traversé par des canaux dérivés de l’Indus; c’est la ville de la plus commerçante et la plus

peuplée du Sindhy ; sa population ‘s'élever à 25,000 âmes.

Principauté de Mirpous st la plus

petite du ‘Triumvirat; elle ne cuutient que de très petili: ‘'Iles. Sa capitale même, Mirpour Meerpor:}), sauée à la droite du Baggar, est une ville qui n'offre rien de remarquable, et dont la populaiion ne va pas au-delà de 10.000 âmes.

Principauté de Bahao::!pour. An- MEveour (Ahmedpoor), petite ville ’eavirou 9000

bn ER RP

msn ms À, Ville assez con- SiouAN (Sehwun, te l'Inde mahomé- Chab-Baz, visité vins. MM, Burnes elle ville comme le Sumbus, radmentionnés dans emarque un vieux a ville et qui repeut-être la contout le bassin de le 60 pieds, évintouré depuis sa me est un ovale large. L'intérieur ibres, jonchés de ques. Toute cette semble au dessin one que M. Rich ient au siècle de te à laquelle on ancien ou merla droite de l'Intrict entrecoupé Oh (Chandkoh;, Lharkhanu), ville ort et 10,000 haais dans le désert importante forevée au radja de nuggur) très pe- (Parkur), espèce e Rin, etrenomecha), qui y at- > de pélerins.

our. Kuinpour ndue située sur t la capitale de tans. Dans ses illes, on trouve uables de cette ), à la gauche ilot, et Saxrar ce ne sont pour ème ville, dont es. Bakkar est qui pourrait de- Par sa position.

Rori on voit les regarde comme pilale de Mur), dans un ternne le nom et rivés de l'Indus; ante et la plus s'élever

- vit la plus “tient que de ème, Mirrour iggar, est une

le, et dont la D00 âmes.

‘pour. Anl’'eaviron 9000

INDE THANSGANGETIQUE,

habitans en est la capitale, Bausouzroun (Bahawulpoor), peu éloignée de la rive gauche du Setledje ; c'est une assez grande ville , forissante par son commerce ; ses négocians vont à Balkh, à Boukhara et jusqu'à Astrakhan; on estime sa population à 20,000 âmes. Oucu, près de la rive gauche du Tchenab, ville assez grande et commerçante, située dans un territoire très fertile, avec environ 20,000 habilans; Daraouz (Dura-

wul) château fort , très ancien, que M. Burnes dit être la seule forteresse de cet état. Nous terons observer que toutes ces villes sont situées dans un rayon de 26,000 milles d'Alhimedpour , et que dans la partie du désert, qui comprend une si gronde portion de cet état, vivent les Daoudpoutras (Daocodpootras) peuplades guerrières et mahométanes, qui comptent prés de 60,000 individus.

Royaume des Mald'ves.

Ce royaume se compose de l'archipel des Maldives, vaste assemblage de plusieurs milliers d’écueils formant 17 groupes ou atollons. Parmi ce grand nombre d’écueils, 40 à 50 se distinguent par leur étendue ; ils sont cultivés et ont une population permanente. Le souverain de ce petit état prend le titre pompeux de sultan et réside dans une jolie ville, qui occupe toute l'ile de MALE, laquelle a trois milles anglais de tour et qu’on re-

garde comme la plus grande de cet archipel. Le palais du souverain est une espèce de forteresse d'une chétive apparence; mais la ville est ornée de deux belles mosquées ; l’art et la nature l’ont rendue très forte. Elle a un port d’où partent tous les ans plusieurs petits bàtimens qui vont à Atchin (Achin) dans lile de Sumatra et à Balassore dans l’Orissa.

INDE TRANSGANGÉTIQUE,

Dans l'introduction à la description uc l’Inde nous avons signalé les dénominations impropres qu'on a données à cette région. On doit faire la même remarque sur la dénomination que depuis quelques années on s'accorde généralement à donner à celle-ci d’après un célèbre géographe. Les noms d’Zndo-Chine et de peuples Zndo-Chinois nous paraissent très impropres, puisque les habitans de ce pays n’ont rien de commun ni avec les Hindous ni avec les Chinois. Nous avons donc préféré adopter pour cette vaste contrée, l’ancienne dénon:

d’Inde-Transgangétique, qui au :0:ns ne contient aucune indication fausse, puisque toute cette partie de lAsie est au-delà du Gange ; on pourrait aussi et inême mieux l’appeler Z#de-Ultérieure, eu égard à sa position relativement à nous.

POSITION ASTRONOMIQUE, Longilude orientale, entre 88° et 107°. Latitude, entre 1° et 27".

conrins. Dans l’introduction à la descripton de linde, nous avons tracé la limite naturelle occidentale qu’il faudrait donner à cette contrée. Les géographes s'accordent cependant à luia :igner pour limites : au #ord , Pemmure Chinois,

voir : le Boutän, le Tibet et la Chine p'oprement dite. À l’es£, la Chine le long d'un petit espace , ensuite la mer de la Chine. Au sud, rette mène mer, le détroit de Singapour et le golfe du Bengale. À l’ouest, le détroit ou cai ‘ de Malacea , le golfe du Bengale, le Be: :‘° dans l’Inde et le Boutàän dans l’em;:re Chinois.

rzeoves. La partie supérieure du cours des quatre grands fleuves de l’Inde- Transgangétique, à l’exception du Brahmâpoutra, est encore réellement incon nue, quoiqu’on la marque sur les cartes d’une manière positive, et malgré les longues recherches faites par les plus savans géographes afin de pouvoir le connaître. Tout en rendant justice au profond savoir de M. Hamilton, nous n’hésitons pas à nous ranger du côté de M. Klaproth, relativement aux sources de l’Iraouaddy, du Salouen et du Kambodje ou Menam-kong. Quant à celles du Brahmâpoutra , l’exploration faite en 1827 par les lieutenans Wilcox et Burllon ne laisse plus aucun doute, et a fourni une nouvelle preuve combien les plus grands géographes peuvent se tromper lorsqu'ils veulent remplacer les faits qui manquent par des conjeetrres.

L'Inde-Transgangétique a deux pentes rincipales : une vers le golfe du Bengale, ’autre ver: la mer de la Chine.

Le GOLFE du BENGALE reçoit :

Le BRAuMÂPOUTRA , qui prend dans son cours inférieur le nom de Mecna , et se joint au Gange un peu avant l'embouchure de celui-ci. Voyez les fleuves de l'Inde à la page 722.

L’AnAkAN, qui traverse le pays des Rirmans et le ci-devant ‘’aume d’Arakan. Son embouchure

#4 tres luge et le Xo'adyng est son principal affluent à la droite.

L'Inaouaony, qui est un des plus grands fleuves de l'Asie. 1 parait prendre sa source dans le Tibet sous le nom de Zzancno-renou, traverse sous celui de PiN-L1ANG-KIANG la pointe occidentale du Yun-nan. Il entre ensuite dans le pays des birmans ei traverse tout leur empire du Nord au Sud. Dans le Pegou il se subdivise en plusieurs branches qui arrosent une immense étend'ie de pays, et facilitent beaucoup la navigation ; - est sur ces branches que se trouvent Bassin, Dallà, Ràngoun, Syriân etautres villes. Enfin cegrand fleuve se jette dans la mer par plus de quatorze embouchures. Ses plus grands affluens sont tous à la droite, savoir: la rivière de Paiaenduen, qui passe par la ville de ce nom; sa source se trouve dans les monts neigeux de La: ‘lan; les Birmans la regardent comme la parte supérieure du véritable Iraouaddy;le Xyaiïndouen(Kyenduen), qui nait dans les montagnes de l’Assam et parait être le principal affluent de l'Iraouaddy. Le cours du Talouka et du Taloudin, nouvellement découvert par les Anglais, infirme beaucoup le tracé du cours de ce fleuve que nous avons donné d'après le savant travail de M. Klaproth, travail qui a été aussi adopté par M. Berghaus dans sa (arte de l’Inde Ultérieure , véritable chefd'œuvre d’érudition et de critique géographiques. imitant l'exemple de ce célèbre géographe, nous attendrous pour adopter une nouvelle hypothèse que ce célèbre orientaliste ait émis son opinion sur cet important problème. Le savant M. Ritter paraît se ranger avec MM. Wilcox et Buriton, qui font de l’Iraouaddy et du Zzangbo-tchou deux courans différens.

Le Zirranc, qui nait dans le pays des Birmans, le traverse en partie, et, après avoir arrosé le Pegou, se rend à la mer par une embouchure tc!'""ent large, qu’elle ressemble plutôt à nbras de mer qu'à un fleuve.

e THSÂN-LOUEN OU SALOUEN, qui paraît nait ns les montagnes de la partie septentrionale uu K'ham, province du Tibet, oùil est connu sous le nom d'Oïr-rcHou; il traverse le Yun-nan, sous la dénomination de Nou-Kk1AxG où Lou-KIANG. £n sortant de cette province de la Chine, il prend le nom de SaLovEN , en séparant le Mreiap dans l'empire Birman, du Louachan et du Yunchan dans le royaume de Siam. Ce fleuve se jette enfin dans la mer après avoir coupé inégalement, entre les Birmans et les Anglais, Le ci-devaut royaume de Martaban, et après en avoir arrosé a capitale du même nom; la ville d’Amherst, ballie récemment, est peu loin de son embou-

chure. La carte de Wyld et celle de Carry représentent diverses branches qui établissent plusieurs communications entre le Salouen, le Zittäng et l'raouaddy,

Le Tavay et le Tenassenim sont deux fleuves d'un cours borné, le premier nait dans la province de Ye et passe par Tavay; le second prend sa source dans celle de Tenasserim, et passe par la ville de ce nom et par celle de Merghi.

La MER DE LA CHINE reçoil:

Le Menau ou le FLEUVE DE StAM, qui parait avoir sa source dans le Yun-nan. Ce fleuve traverse le Louachan, le Younchan ou Yangoma et lcroyaume de Siam proprement dit, en passant par Tchaug-maï (Chimay), Siam et Bangkok. Dans le Siam proprement dit, le Menam se partage en plusieurs branches qui coupent en un grand nombre d'iles cette fertile contrée. Dans le pays des Laos il y a la rivière 4nan-myit, qui joint le Menam du Siam avec le Menam-kong du Kambodje ; des renseignemens sur le Laos, qu'on nous a dounésà Lisbonne, contiennent la confirmation de ce fait curieux de lhydrographie de cette contrée; mais nous devons faire observer que, d'après ces mêmes renseignemens, ce n’est pas un puissant courant d'eau, comme le Cassiquiari de l'Amérique qui joint le Rio-Negro à l'Orénoque, mais bien une petite rivière , qu n’est navigable qu: dans la saison des grandes eaux

LeMExax-r0N6 (Kambodje, Mekon ou Marykaoung), 411 nait dans les moutagnes de la partie septentrio: ::e du K’ham, province du Tibet, où il court sous le nom de Dza-rcHou ou SareHou; iltraverse e Yun-nan sous celui de Lan- THSANG-KIANG ; ce fl uve baigne ensuite le Laos, et, après avoir traversé le royaume de Kambodje, dépendant de l'empire d’An-0 nm, il entre dans la mer sous le nom de RIVIER KAMBODIE,

Le Sauna ou Doxnaï, dans le Bas-Kambodje, son cours est très borné. 11 passe par la grande ville de Saïgon.

Le Sanc-xoï, qui est le plus grand fleuve du Tonquin. Il prend sa source dans le Yun-nan, où il est nommé Houi-Kiaxc ; il recoit à la droite le Lising-kiang. Le Sang-koï passe par Ketcho et se rend ensuite dans la mer.

Le Toue-sAï-8o vient également du Yun-nan où il a sa source; après avoir traversé le Tonquin oriental , il entre dans la mer.

RAgLIGION, Le BOUDDHISME est professé par les Birmans, les Magh (Mugh) où Arakaniens, les Pegouans, les Siamois, les Chan ou Laosiens, les Khomen ou Kambodjiens, les nombreux colons Chinois, et par les basses classes chez les Cochinchinois et les Tonquinois dans les empires Birman et d’An-nam, dans le royaume de Siam et dans une partie de l'Inde-Transgangétique Anglaise; en outre par les Plau, les Singhpho et autres peuplades à demi-barbares, mais mêlé aux restes de leurs superstitions primitives.

Le BRAHMANISME est professé par les peu-

mp Se Oæp es 2

nm mt M Of un ce

le de Carry repré- \ établissent plu- > Salouen, le Zit-

sont deux fleuves nait dans la pro- ; le second prend rim, et passe par le Merghi,

SIAM, qui parait in. Ce fleuve tranu ou Yangoma et t dit, en passant et Bangkok. Dans lenam se partage ent en un grand rée, Dans le pays -myil, quijoint m-kong du Kam- Laos, qu'on nous t la confirmation raphie de cette re observer que, ens, ce n’est pas me le Cassiquari Negro à l'Orénore, qui n’est narandes eaux Mekon ou Martagnes de la parovince du Tibet, 'A-TCHOU OU SA- Jus celui de Lanensuite le Laos, ne de Kambodje , an , il entre dans KAMBODIE, Bas-Kambodje, e par la grande

erand fleuve du le Yuu-nan, où it à la droite le e par Ketcho et

nt du Yun-nan aversé le Toner.

E est professé (Mugh) où les Siamois, Khomen ou colons Chises chez les 1ois dans les m, dans le ne partie de aise ; en ouho et autres ais méléaux primitives.

par les peu-

ame.

INDE TRANSGANGETIQUE.

plesles plus civilisés du ci-devant royaume d’Assam et des pays de Tipera, de Manipour ou Kassay, de Djinthia et de Katchar dans l’Inde-Transgangétique An-

laïse. Une partie des hautes classes chez es Tonquino.s et chez les Coehinchinois | ac les religions de TAo-s8E et de

JONFUCIUS, L’ISLAMISME est la religion de tous les Malais établis depuis plusieurs siècles le long des côtes de la péninsule de Malacea et de plusieurs iles dépendant SARA tement de lInde- Transgangétique , ainsi que dans le Tsiampa et quelques autres localités.

Un nombre considérable d’habitans dans le Tonquin, dans la Cochinchine, dans le Kambodje et quelques centaines dans le royaume de Siam et dans l’empire Birman professent la RELIGION CHRÉTIENNE CATHOLIQUE. Quelques milliers de PRo- TFSTANS se trouvent dans l’Inde-Transga :gétique Anglaise, La plupart des peuplades barbares répandues dans les empires Birman et d’An-nam, dans le royaume de Siam , dans l’Inde-Transgangétique Anglaise et dans l’intérieur de la péninsule de Malacea, vivent SANS CULTE ou sont adonnées aux superstitions les plus absurdes.

GOUVERNEMENT, Les grands états de l’Inde-Transgangétique sont pour ainsi dire la terre classique du pur despotisme.

De même qu’en Chine, sous peine de mort, les noms de l’empereur des Birmans et du roi de Siam ne doivent jamais étre prononcés pendant leur vie, par aucun de leurs sujets; et ce nom redoutable n’est confié qu’à un petit nombre de courtisans en faveur, Dans ces deux états, ainsi que dans l'empire d'An-vam, tout homme au-dessus de 20 ans, les prêtres etles fonctionnaires publics exceptés, est obligé de consacrer au service de l’état, soit comme soldat,soitcommelaboureur,au moins chaque troisième année de son existence. Voilà pourquoi l’émigration parmi ces peuples est réputée crime de haute trahison , et comme l'équivalent d’un vol fait au prince de sa propriété. Malgré les vices de ces gouvernemens, il y règne dans les temps paisibles beaucoup d’ordre et de régularité, La justice civile et criminelle y est administrée avec plus de fermeté et moins de précipitation que chez plusieurs autres nations de l’Asie; d’où résulte beaucoup plus de sécurité pour la vie et les propriétés. Les formes de l’ad-

ministration chez les Birmans et les Siamois sont d’une lenteur interminable j le contraire a lieu à la Cochinebine, où l'action du gouvernement est aussi vigourelse que rapide, L'empereur d’An-nam se disait, il n’y a paslong-temps, vassal de la Chine, et le roi de Siam se reconnaît encore vassal de ceLempire; mais cette dépendance n'existe que de non. Le tribut qu’ils aient n’est que pour la forme, et toute intervention de la Chine dans les affaires du gouvernement est repoussée avec fermeté, Les peuplades barbares où demisauvages répandues sur l’Inde-Transgangétique vivent sous leurs chefs respectifs ; les unes sont plus ou moins opprimées, tandis que d’autres jouissent au contraire de la plus grande liberté.

INDUSTRIS, Les nalions policées de cette partie de l’Asie n’ont pas fait de grands >rogrès dans les arts utiles et de luxe.

ls excellent cependant dans la dorure, dans une espèce de fabrication vernissée avec du laque et ornée d’une riche mosaïque en nacre de perles, dans celles de leurs idoles depuis les plus petites dimensions jusqu'aux proportions les plus colossales , dans certains ouvrages d’or et d'argent, dans la potérie commune et dans la construction des vaisseaux et des pirogues. Les balons, dont les Siamois se servent pour la navigation sur les rivières et pour la guerre, sont faits d’un seul tronc d'arbre, quelquefois de 16 à 20 toises. Les anciens voyageurs sont unanimes sur leur beauté et leur magnificence ; les balons royaux, montés par le souverain et les grands, se distinguaient par leur forme qui variait selon la dignité du personnage, leurs sièges, leurs impériales en pyramide soutenue par des colonnes, et les sculptures des extrémités qui étaient dorées, de même que les rames.

Le balon royal, manœuvré par 120 rameurs, était vraiment superbe. Il parait d’après les dernières relations, que l’art de construire ces bâtimens a dégénéré en simplicité rustique. Les Cochinchinois, au contraire, ont fait des grands progrès dans Parchitecture navale et l’art nautique, ainsi que dans tout ce qui tient à l’art militaire ; ils le doivent au vertueux évêque d’Adran , feu Pigneau , et à plusieurs ingénieurs français. En 1787 , le roi de la Cochinchine ayant été rétabli sur son trône par les soins de l’évêque d’Adran et des missionnaires francais,

plusieurs officiers et ingénieurs de cette nation furent a yes dans le pays, y formèrent des établissemens très (apres et dirigèrent toutes les innovations faites par Ghia-long, quia été pour ainsi dire or l'empire d’An-nam ce que Pierree-Grand a été pour la Russie, Sans la révolution de 1789 l'influence française dans cette partie du monde serait devenue immense. Au reste, les peuples de ces vastes contrées ne savent pas travailler le coton comme les Hindous, la porcelaine comme les Japonais , la soie comme les Chinois. Les soins qu'ils mettent à imiter ces derniers donnent aux Cochinchinois et surtout aux Tonquinois un grand avantage dans les arts utiles, sur les nations plusoccidentales. Is fabriquent des cotons grossiers pour leur usage domestique, ainsi que les soies légères, qu’autrefois, dans l'enfance des manufactures européennes, on recherchait avec empressement sur nos marchés. Les grandes villes de l’Inde- Transgangétique sont le siège principal de l’industrie de ces peuples. Dans l’empire Birman l’agriculture est principalement le partage des Laryan (Karyen), des Kyen et pe peuples qui n’habitent pas dans les villes et dont quelquesuns n'ont pas cessé d’être nomades.

commencs, Depuis quelques années les relations commerciales des peuples européens et surtout des Anglais avec les états policés de cette contrée , l'empire d’An-nam excepté , sont devenues beaucoup plus fréquentes qu'elles ne l’étaient auparavant; depuis une quarantaine d'années les Chinois se sont emparés de tout le commerce du royaume de Siam, et depuis la mort de Ghia-long, de celui de l'empire d’An-nam , dont ils sont les marchands à l’étranger, les navigateurs et les matelots. Cent quarante jonques du port de 35,000 tonneaux partent du royaume de Siam et vont annuellement à la Chine; 40 à 50 visitent annuellement le florissant établissement anglais de Singa pour; ce dernier estaussi fréquenté annuellement par d’autres jonques de la même nation qui partent de l’empire d’Annam, dont l’empereur régnant témoignait au commencement de son règne beaucoup de goût pour le commerce, et expé-

diait pour son propre compte un certain nombre jonques ; mais ’ aujourd’hui il a fermé presque entièrement ses ports aux Européens et ne conserve des

—— ne mnt

relations commerciales avec l’Archipel- Indien, Ve ro cape et la Chine que par l'intermédiaire des caboteurs chinois. Outre le commerce qui se fait dans l’empire Birman par les vaisseaux européens, les bateaux birmans en font un très considérable , en se glissant pendant la belle saison , le long de la côte d’Arakan , par où ils arrivent à travers les bancs de sable jusqu’à Calcuita. Des affaires commerciales assez importantes ont lieu par terre entre les possessions Anglaises ct les Birmans , entre ces derniers et la Chine, entre les Tonquinois et les Chinois. Mais les Birmans n’ont point de rapports commerciaux avec Siam ; une haine implacable et un état de guerre continuel existent entre ces deux états. Leurs frontières respectives offrent l’aspect d’un désert, et l'esclavage attend le malheureux habitant qui dépasse sa frontière ou qui a le malheur de tomber dans les embûüches que ces deux peuples ennemis se tendent réciproquement,

Les principaux ARTICLES D'EXPORTA- TION sont : coton, soie, étain, bois de tek, bois d’aigle et de sandale , gomme laque, cachou, grains, sel, huile, sucre, ivoire, poivre, nids d’oiseaux , pierres précienses surtout rubis et agates, fer (du royaume de Siam), ouvrages vernissés, etc., etc. Les principaux ARTICLES D'IMPORTATION sont : étoffes de coton, soies ouvrées, draps, opium, velours, porcelaine, papier, thé, lin, chanvre, et un graud nombre d'articles des fabriques et des manufactures de l’Europe et de la Chine. Les principales places de commerce dans l’intérieur sont : 4va, Prome, Bhanmo, dans l'empire Birman, Ketcho , dans l’Empire d’An-nam, et Moulmeïin dans l'Inde Transgangétique Anglaise. Les principales places de commerce maritime sont : Singapour et Georgetown dans l’inde-Transgangélique Anglaise; Rangoun dans l'empire Birman; Bangkok et Tchantibon dans le royaume de Siam; Saigong, Nhatvang , Hue-han où Faï/o et Touron ou Hansan dans l'empire d’An-ram,

prvisiow, En ne tenant pas compte des peuplades tout-à-fait sauvages où demibarbares qui vivent indépendantes sur les territoires que nous avons regardés comme appartenant aux états policés de celte contrée, on peut partager l’Inde-Transgangétique dans les six parties suivan-

Péco Manr

Laos

AuTn

Av.

l'em Joy

nn

ris ne que par inois. Ou ns l'empire péens, les 8 considét la belle akan , par ucs de saaires com it lieu par nglaises ct diers et la et les Chit point de iam ; une de guerre eux états.

frent l’as- > attend le se sa fronmber dans euples enent.

EXPORTAn, bois de e , gomme ile, sucre, X, pierres gates , fer es vernis- ARTICLES de coton, ours, porre, et un fabriques eet de la de comba, Pro- Birman , nam, et angétique s de compour et sgangélil'empire bon dans D] Nhat- Touron am,

pte des où demiks sur les s comme de cette -Transsuivan-

INDE TRANSGANGETIQUE.

tes : Inde-Transgangétique Anglaise, empire Rirman , royaume de Siam , états indépendans de la péninsule

Empire cowr:ms. Après les grandes cessions faites aux Anglais par l’empereur actuel en 1826 par le traité de Yandabou , et en supposant que la frontière orientale de l'empire soit le Salouen, les limites de cet état sont : au xord , l’Assam dépendant des Anglais, les cantons occupés par des tribus de montagnards peu connus et l’Yun-nan dans l'empire Chinois.

A l’est, l’Yun-nan et le Salouen qui le sépare du territoire soumis au roi de Siam et de celui appartenant aux Anglais. Au sud, le golfe du Bengale. A l’ouest , ce même golfe, le royaume d’Arakan, le Kathy ou Kassai et autres pays regardés comme formant partie de l’inde-Trans-gangétique Anglaise.

risuves, L'IRAOUADDY, qui vient du Yun-nan et traverse tout l’empire du

nord au sud ; nous en avons tracé lecours Birman, | à la page 768. Le ZirrANG, qui passe Pays. Cuers-Ligux, VILLES 1° ] "4 PLUS REMARQUABLES, Binma (Mrammaphalong). . C'est la patrie des Birmans "1; urd (Ummerapoura); Satgaing (Zeekain ou Char ,, Ayo: Yandabou, remarquable par le traité de paix de du “ipcipel entrepôt du commerce avec la Chine; Pac “Alompra , fondateur de la dynastie régnante, et ire; Pagh resque

déserte, mais remarqu tale de l'empire; Miata (Taunguo); Prome (Pa: 4 ea),

Syrid, l'argoun: Meauun, jadis très florissante ui très déchue, Bassin (Basseen; Persains); Vegraïs, ortante par son beau port.

Pécou (Talong) . ...... Pegou (Zagou); ri : A aujourd’?

de Malacca, empire d'An-nam , et Îles appartenant géographiquement à l'Inde-Transgangetique.

Birman.

par Tongo; tout son bassin appartient l'empire. Le SALOUEN, qui vient du Yun-nan et forme la frontière orientale de l'empire.

DIVISIONS ADMINISTRA AVES Cl TOPOanarmis, Tout l'empire est divisé en provinces ou vice-royautés, dont le nombre is être aussi variable que le pouvoir donné aux gouverneurs qui les régissent, La division civile la plus commune est en 7yo0s8 où arrondissemens, Ces derniers sont trop nombreux pour pouvoir être cités dans éet ouvrage.

ous classerons dans le tableau suivant les principales villes de l'empire d’après les grandes divisions géographiques, en rppees que quelques-unes de ces dernières sont encore très imparfaitement connues, surtout le Mrelap-chan et le Laos

vire; Pagham L : pour avoir été la capiun; Ratna-thaïin; Tongu

im

MARTABAN, 4... 0: Ma tlaba n, jadis capitale du royaume indépendant de ce nom et très florissante ; aujourd'hui presque déserte , malgré les avantages qu'offre sa vaste et magnifique rade, 4

LA08 BIRMAN. ........ Où il faut distinguer le Mrelap-chan (Kochampri), situé entre le Birma et le Salouen; c'est une partie du pays des Chan ou Zaosciens: il est partagé entre plusieurs press tributaires des Birmans, Ses villes principales paraissent être Seinni (Theinni; ; Main-Pinein, Graängrue; Mobiàh: Mone. Le Laouachan (Lowashan; Leng'; divisé en Médiat ou tributaire et en Immédiat ou soumis ; le

remier parait avoir pour capitale Æiaintoun; le second, Lens, sur

e Menam-laï ou Menan-taï, affluent du May-kouang ; Leng était l'ancienne capitale du Laos en 1652. C’est aussi parmi ces contrées qu'il nous parait eonvenable de placer le royaume de Bhorkhamp li, tributaire des Birmans et traversé par le haut Iraouaddy; Maunghi en est la capitale. Sd

AUTRES Pays ruiguraines, . Ce sont les territoires de cp peuples plutôt tributaires que sujets des Birmans; la plupart sont régis par des chefs pris dans leur sein. Nous nommerons parmi ces peuples : les Karyans (Karayn), qui sont les plus nombreux et qui s’adonnent à l’agriculture; les Zabaïns ct les Ayens, qui sont presque aussi civilisés que les Birmans; les Taoung-sou; \es Yaou; les Palaon:; les Pyon; les Lenzen:; les Laws les D’hanou: les D'hanao et les Zalaurg.

Ava, nommée dans les documens de peu peuplée, située sur la gauche de l’Fral'empire RâTni-pouRA (la ville des ouaddy; ses maisons clairsemées sur la Joyaux). C’est une ville grande, mais grande superficie qu’elle occupe ne sont

de 0

à proprement parler que des cabanes couvertes de chaume. Quelques habitations des chefs sont construites en planches, mais il n’y a vraisemblablement pas une demi-douzaine de maisons en briques.

Ava renferme un grand nombre de tempes, dont les longues flèches verticales, lanchies ou dorées, lui donnent de loin un air imposant, qui disparaît quand on s’en approche. Le plus considérable de ces temples est le Logartharbou ; il se compose de deux édifices bâtis dans deux styles différens. L’autre bâtiment le plus remarquable est le palais du roi, quoique bâti tout en bois ; il a été achevé en 1824 ; c’est un vaste édifice dont on vante la salle d'audience pour son étendue et surtout pour la richesse de ses ornemens ; elie est artoutouverte et n’a de mur que derrière e trône ; un grand nombre de belles colonnes en supportent le toit. On voit encore dans plusieurs endroits les ruines des anciens édifices de cette antique capitaie de l'empire. M. Hamilton ne lui accordait que 30,000 habitans au commencement de 1827 ; nous croyons qu’on pourrait bien porter sa population actuelle à 50,000 âmes.

Dans ses environs on trouve : AMARAPOURÀ, située sur la rive gauche de l'Iraouaddy et sur les Lords romantiques d’un lac. Bâlie en 1783 , elle a été la capitale de l'empire sous le dernier empereur et sous son successeur, jusqu'en 1824, Amarapourà est toute bâtie en boi:, à l’exception de quelques temples; un re:npart et une citadelle vaste et solide la défencent. Il parait que le temple dit d'A4rakan, orié de sculptures et de 250 hautes colonnes de hois, chacune d'un seul tronc e! dorée, est le plus bei édifice de ceîte ville; on y révère la figure colcssale en bronze de Gautama , le dernier des personnages qui dans le système du Bouddhisme aient jnué le rôle de Bouddhah. Dans une longue galerie, construite exprès, se trouve une collection de 260 inscriptions anciennes et modernes , apportées de différens lieux de l'empire ; unc petite partie <culement est gravée sur le marbre ; la plupart sont taillées sur le grès. Ces monumens sont très importans pour l’histoire. Amarapourà, à laquelle le capitaine Cox donnait en 1800 eaviron 176,000 habitans, n’en contenait plus en 1827, selon M. Hamilton, que 30,000, En 1810, selon le capitaine Canning , 20,000 maisons furent détruites par un incendie.

Saïcaïnc (Zeckain) sur la rive t'roite de l’Iraouaddy vis-à-vis d'Ava. Le nombre 1: sestemples tant anciens que modernes, esi pre àpiers ; mais plusieurs tombent en ruins: ris qu'el'e a cessé d'être la capitale de l'empire. :: ‘que Loutes les cimes des collines de ses esuc 2: sont couronnées de temples, la plupart russ de flèches et

de toits dorés, ce qui forme une des pl'- belles vues du moude. Saïgaïing est, avec la ville de Ki- ROKZEIT, le grand atelier où l'on sculptz presque toutes les statues de Gautama répandues dans l'empire ; en 1826, elle était encore très peuplée. Nous ferons observer que les trois villes que nous venons de décrire sont tellement voisines l’une de l’autre qu'elles pourraient ètre regardées comme n’en formant qu'une seule, On porte leur population réunie, y compris celle de leurs banlieues respectives, à 354,000 habitans.

Les. autres villes les plus remarquables de l'empire sont; YEYNANG-Gueoux, dans le Birma, située à la gauche de l'Iraouaddy , ville florissante et bien peuplée ; c’est dans ses environs qu’on trouve les sources de pélrole les plus abondantes que Pon connaisse ; elles forment une des principales branches des revenus de l'empire. PROME, sur la rive ganche de l'iraouaddy, regardée et 1795 comme plus grande et plus peupiée que Re:goun, a beaucoun déchu depuis. Naguère on n'estimait sa population qu’à 3000 âmes ; mais des rapports plus récens disent que cette ville prospère, et lui accordent 10,000 habitans. On y construit beaucoup de vaisseaux. Toxco (Taungoo), sur le Miaïi-Zittâäng, capitale d'une province presque déserte qui a le titre de royaume ; c'est le fameux royaume de Tangou des voyageurs du xvi® siècle, qui a causé à celte époque tant de révolutions mémorables dans l’ouest et le centre de l’inde- Ultérieure. Comme ses habitans étaient les premiers Birmans que l’on ait connus distinctement sous cette dénomination, les géographes et les historiens ont supposé jusqu’à ce jour que le Tangou était la patrie primitive de ce peuple qui, par la force des armes, s'était répandu dans les pays voisins.

Pecou, située sur les bords du Pegouct sur l’emplacement de l’ancienne capitale du royaume de ce nom, entièrement détruite en 1757 par Aloinpra, à l’exceplion de sestemples. Elle a été rebàtie en 1790, mais elle était encore presque déserte lorsque les Anglais y entrèrent en 1824. On y admire le fameux temple de Choumadou ; c'est une pyramide composée de briques et de mortier, sans aucun creux ni ouverture, de forme octogone à sa base, et finissant en spirale. La hauteur est de 331 pieds anglais, etla circonférence de la base est de 1296 pieds. Le sommet est stirmonté d’une espèce de parasol en ‘er doré et de 56 pieds de circonférence. Les prêtres qui le desservent prétendent qu’il a été bâti il y a 2300 ans par plusieurs monarques successifs. C’est sans contredit une des constructions les plus remarquables et les plus hautes de toute l'Asie, et supérieure , sous le rapport de l'architecture, au temple de Choudagon à Rangoun.

Rancoux, sur le Rangoun, une des branches de l’Iraouaddy. C’est la ville la plus commerçante et le premier port de l'empire. Elle a plusieurs chantiers , sur squels on construit les plus gros vaisseaux marchands et militaires. Rangoun est le grand entrepôt du bois de tek. Sa population, qu'on portaît autrefois à 30,000 habitans, est esiuute à 14,000, mais il est probable qu'elle s'élève ac tellement à 20,000. A environ deux milles de

dist fam ral pou pard et pyre long bou tem àe enr

co d’a] den me cell nou jus loué que récé Wy les trio Lao

s pl« belles a ville de Kiulpte presque andues dans très peuplée.

Îles que nous joisines l’une re regardées )n porte leur leleurs ban-

bles de l'em- Birma, située florissante et qu'on trouve ondantes que :s principales ROME , Sur la rdée et 1795 ue Rergoun, on n’estimait des rapports prospère, el \ y construit ngou), sur le € presque dést le fameux rs du xvi° sièle révolutions re de l’indeaient les predistinctement hes et les hisque le Tangou ple qui, par dans les pays

ouct sur l’em-

royaume de 657 par Aloinle a été rebàesque déserte 824. On y ad-

adou ; c’est et de mortier, me octogone h hauteur est ce de la base monté d’une

56 pieds de sservent prépar plusieurs ontredit une leset les plus , Sous le r'ape Choudagon

es branches ommerçante a plusieurs les plus gros Rangoun est population, tans, est esv'elle s'élève u4 milles de

INDE TRANSGANGETIQUE. 743

distance, sur le sommet d’une colline, s'élève le fameux temple de Choudagon ; c'est une pyramide semblable au Choumadou de Pegou, qu'on pourrait comparer à un porte-voix renversé; le parasol en fer doré qui le surmonte est plus pelit etmoins haut que l’autre , mais la hauteur de la pyramide de celui-ci est de 338 pieds anglais. Le long de tout le chemin qui mène à ce sanctuaire bouddhiste, on voit un grand nombre de petits temples bâtis par des particuliers; abandonnés à eux-mêmes, plusieurs de ces édifices tombent en ruines, Cette magnifique pyramide nous pa-

Royaume

cowrixs. Cet état, dont les géographes, d’après la carte du major Symes, s’accordent à diminuer tant l’étendue, en augmentant extraordinairement à ses dépens celle des empires Birmans et d’An-nam, nous paraît devoir s'étendre an nord jusqu’à la Chine, à l’ouest jusqu’au Salouen, et à l’esfet au sud beaucoup plus que ne le représentent les cartes les plus récentes, sans en excepter celle de M.

Wyld. En admettant d’après les nouveiles les plus récentes que la partie septentrionale du royaume des Langians dans le Laos, dont on faisait il y a quelques années un royaume indépendant, ait été subjuguée par les Siamois et qu’elle soit renfermée dans le royaume de Siam , les limites de ce dernier nous paraissent être : au nord ,le Yun-nan dans l’empire Chinois ; à l’est, l’empire d’An-nam; au sud, le golfe de Siam , la mer de la Chine et les royaumes indépendans de la péninsule de Malacca ; à l’ouest, la partie du golfe du Bengale nommée communément le canal ou le détroit de Malacca ; ensuite les nouvelles provinces anglaises de Tenasserim, de Tavay et de Ye, et l’empire Birman.

rzeuvss. Le SALOUEN, qui trace la frontière occideniale du royaume ; le MEiNAM, qui vient du Yun-nan et qui parcourt tout

raît être le plus haut monument de l'Asie. Dans le voisinage se trouve une cloche en bronze de sept coudées de hauteur, cinq de diamètre et douze pouces d'épaisseur, qui sert à annoncerles offrandes faites au temple et les actes de dévotion mis en pratique. Cette cloche a été érigée vers l'an 1780 par le prince du pays qui a cru par là se rendre la divinité favorable. C’est ce qu'’ou litsur une inscription en langue pali qui est gravée autour de la cloche. Cette inscription est très importante par les notions qu’elle renferme sur l’histoire et les opinions religieuses des Birmans.

de Siam.

le royaume du nord au sud ; et le MENAN- KONG où MAY-KAOUNG, qui vient du Laos et qui baigne une partie de la contrée des Chan ou des Laosiens, dépendant du royaume. Ce grand fleuve a trois branches principales, dont l’orientale dite MENAM forme le port de Bangkok; c’est la plus considérable et la plus profonde. Il y aun grand nombre d’autres rivières trop peu importantes et trop peu connues pour être mentionnées. Voyez à la page 758.

DIVISIONS ADMINISTRATIVES et TOPO- GRAPHKIE, On ne connaît pas bien les divisions administratives de ce royaume, qui a pris un nouvel essor sous la dynastie chinoise fondée par Piatak , nommé communément le roi chinois. Cet homme habile après avoir délivré en 1768 le royaume du joug des Birmans , fit rentrer dans l’obéissance le Yangoma et les autres parties du Laos qui en dépendaient autrefois, ainsi que presque tous les petits rois de la péninsule de Malacca ; il reprit aussi au roi de Kambodje la belle province de Chantibon et toute la côte jusqu’au voisinage de Kankao ou Athien, aussi bien que tout Varchipel qui se développe devant elle.

Le tableau ci-dessous offre les contrées différentes dont se compose actuellement ce royaume, et leurs villes principales.

Pays. Cuers-Lirux, VILLFS ET LIEUX LES PLUS REMARQUABLES.

Rovauue De Siam propre- Baxcror (Bancasay; Fon des Siamois); Paknam, importante par ses ment dit (Pays des Thay). fortifications; Siyo-{hi-ya (Futhia ou Siam des Européens; Douaraouddry des Birmans); Porse/uk; Koupengbet; Tchaïnat; Louva;

Pra-bat; Bankanam:; Pisilouk: Lakonsawan et Metak, sur le Mei-

nam, importans par des mines de fer; Zang-kong et Bampasii, par

leurs grandes p

antations de sucre dues depuis peu aux Chinois.

Tchantibon où Chantibon. Le groupe de Ko-sitchang , à l'entrée du golfe de Siam proprement dit ou de Bangkok; Sitchang en est l'ile principale ; malgré son beau port, où peul la regarder comme déserte.

KAMRODIE SIAMOIS . .

(Camboge).

. Toung-yai, importante par son port et par les grandes plantations de poivre de ses environs. Les iles Koh-koud, Koh-tchang et Koh-

kong qui forment l'extrémité septentrionale du grand archipel de

Kambodje.

. . Encore très peu connu; il noux semble qu'il faudrait y distinguer le royaume de Zimé ou FYangoma, dont la capitale est Zimé ou. Feeng-mal (zcnees Saymmay\; on y trouve aussi Logan, petite ville à laquelle le docteur Richardson n’accorde que 2400 âmes; a partie septentrionale du royaume des Lanjans (Lantshang, Laÿn-Zayn), dont la capitale est ZLangione où Winkjan.

partagée dans les petits royaumes suivans : royaume de Ligor, jadis indépendant, aujourd'hui entièrement soumis; Ligor.

Royaume de Bondelon, jasis indépendant, aujourd’hui entièrement soumis; Bondelon; l'ile Tantalam.

Aoyaume de Patani. Cest le plus grand, le plus peuplé etle plus fertile; Patani, siège d’un sultan tributaire ; Sangora.

Royaume de Kalantan.Kalantan, siège d’un sultan tributaire.

Royaume de Tringanou. Tringano ou Tringanou, résidence d’un sultan tributaire.

Royaume de Kedah (Queda). Kedah; Æ/leslar, naguère rési-

Lans SrAmots. . ,..., (Pays des Chah).

Page 1