‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 364 sur 628 · PAYS À L'EST DU SALOHEN · texte numérisé non relu

PAYS À L'EST DU SALOHEN

PROVINCE DE MARTABAN . . . Amherst-town; Yeli; Moulmein. PROVINCE DE YŸE. Ye

PROVINCE DE Tavay . . ... Tava (Tavoy).

Paovincs D£ TENASSERIM. Merghi (Mergui); Tenasserim; l'archipel de Merghi habité par les Tcholomé el les Pasé; © 5 les principales sont : Kings, cédée jadis par le roi de Siam aux “rançais, qui n’en prirent jamais possession; Dornel, qui 25t ta plus grande, maïs sans habitans ; et St-Mathieu, remarquable par son beau por .

ILE pu Price DE Gas. . Georgetown. La petite province de Wellesley sur le continent op-

(Poulo-Pinang).

PRoyYING: DE MALACCA.

ILE DE SIIGAPOUR, , 4...

posé en dépend.

Malacca.

Les villes les plus remarquables de cette partie de l'Asie dont la côte est si importante par ses beaux etnombreux ports, sont :

ARAKAN, grande ville située sur }’Arakan, jadis populeuse et florissante , mais réduite à la plus grande misère pendant la domination des Birmans, qui la conquirent en 1783. Ses maisons ne sont que des cabanes de bambous bâties sur des piliers le long du fleuve , d’après l'usage des peuples riverains de linde-Transgangétique et dela Malaisie, Dans le centre se trouve un emplacement carré environné d’une muraille, et dans son enceinte s'élèvent plusieurs temples, avecun grand nombre de statués de Gautama , depuis un pouce jusqu’à 20 pieds de auteur. C’est dansun de ces temples que se trouvait la fameuse figure colossele de Gautama représenté assis eten demirelief sur une table de bronze ; c’est l’objet de la vénération d’un grand nombre de pélerins , qui s’y rendaient de toutes les contrées où domine la religionde Bouddhah.Cette figure, ainsi que le fameux canon de trente pieds de iong composé de très grosses barres de fer battu, ont été transportés à Amarapoura par les Birmans. L'air d'Arakan esttrès malsain, et sa populalion, que les géographes s’accordaient à porter au-delà de 400,000 âmes, parait ne pas s'élever aujourd’hui au tiers de ce nombre. Seien le capitaine Laws elle n’offrait plus en 1828 que quelques huttes.

AMHERST-TOWN , petile ville du royaume de Mor-

. Singapour (Singapoor).

taban, bâtie en 1826 sur le cap qui domine la vaste et magnifique rade de Martaban. C’estune place importante sous le double rapport militaire et commercial, Son port est excellent; sa proximité de la frontière birmane, ses franchises commerciales et la protection indistincte qu’on y a proclamée y attirent tous les jours un grand nombre de Pegouans et d’autres habitans de l'empire Birman, qui viennent chercher dans Amhersttown un meilleur gouvernement et tous les avantages qui en résaltent. La population de cette ville, qui, en janvier 1827, s'élevait déjà à 1600 âmes, doit dépasser actuellement 16,000. MouL- MEÏN, à la gauche du Salouen, vis-à-vis de Martaban , petite ville, fondée depuis peu de temps par les Anglais, et devenue déjà une place @e commerce très importante.

MerGuu, ville assez bien bâtie, surles bords du Tenasserim, non loin de son embouchure ; elle est petite, mais très importante par sa position, par la bonté de son port el par la salubrité de son climat. En 1825, elle comptait environ 8200 habitans, y compris ceux qui étaient répandus dans les villages voisins.

G£orce-rown, dans l'ile du prince de Galles, jolie ville, bien bâtie et assez bien fortifiée, avec un port, une citadelle, un arsenal et quelques édifices remarquables. C'est le siège d'une cour supérieure de justice. Cette ville prend chaque jour un nouvel accroissement dù au commerce

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qui y estlrès florissant.Sa population s'élevait en 1828 à 60,500 âmes. Depuis quelques années on y publie un journal, et elle possède une bibliothèque.

Mauacca, à l'extrémité de la péninsule et sur le détroit auquel elle donne son nom , ville jadis très commerçante et forte, mais actuellement très déchue sous tous les rapports. Elle commence cependant à se relever un peu depuis qu'elle est passée sous la domination anglaise. Une partie de la ville est assez bien bâtie ; son port est bon et sa population parait s'élever à environ 33,000 habitans. Cette ville possède une imprimerie et un col/ège anglo-chinois, où l'on compte 25 étudians chinois.

SiNGarour , fondée en 1819 par sir Thomas Raffies sur l'ilot de ce nom; c'est uue ville bien bâtie et déjà très florissante. Plusieurs grandes maisons de commerce y ont élé établies par des Européens et, beaucoup d’autres par ts Chinois, des Arabes, des Indiens, des Arméniens etautres nations de l'Orient. On a déjà coustruit plusieurs gros vaisseaux sur ses chantiers, et son port, déclaré franc et ouvert à toutes les nations indistinctement, est devenu le rendez-vous des vaisseaux de tous les peuples maritimes de l'Asie

et de l'Océanie, qui regardent Singapour comme le marché le plus avantageux des produits de leur sol respectif. Cette ville possède un jardin botcnique et un collège Malais, fondé par Raflles. Le Singapoor chronicle, qu'on ÿ publie depuis plusieurs années, contient des articles trés amportans pour la géographie de l'Asie- Orientale et de l'Océanie, La brillante peinture que Fénélon a tracée de l’ancienne Fyr , setrouve, en quelque sorte , réalisée de nos jours par l'étonnante prospérité de cette ville qui, dans le court espace de cinq ans , a vu s'élever sa population de 160 misérables pêcheurs à 15,000 habitans aussi riches qu'industrieux, et a vu porter la valeur de son mouvement commercial à la somme énorme de 110,000,000 de francs. Mais quoique sa population ait continué à croître assez rapidement, s'étant élevée à 19,260 àmes en 1832, son mouvement commercial n’a pas marché de pair avec elle; il a même retrogradé, comme on peut le voir par le tableau officiel des importations et des exportations des années 1831, 1832 et 1833, qui ne montent qu’à la moité de la somme que l’auteur du Foyage Pilloresque autour du Monde lui attribue. "*

Empire d'An-nam ou de Viet-nam.

conrins. On connaît encore très imparfaitement les limites occidentales de cet empire, fondé au commencement du siècle actuel par le brave et habile Ngaien-choung ou Gia-long, dernier rejeton des rois de Cochinchine. il nous semble cependant que dans son état actuel on pourrait tracer ses limites de la manière suivante : au #ord, l’empire de la Chine proprement dit; à l’es/, la mer de la Chine; au sud, cettemême mer; à l’ouest, le royaume de Siam.

rLBUVES, Le MAY-KAOUNG où MENAM- KONG, qui vient du Yun-nan et du Laos dépendant de Siam; il traverse le Laos tributaire et le royaume de Kambodje, en passant par leurs capitales ; le SANG-Koi, qui vient aussi du Yun-nan, traverse le Tonquin en passant par sa capitale Ketcho; il reçoit dans ce royaume le Lising-Kiang, qui est son principal affluent à la droite. Le cours de ces deux fleuves

dépasse de beaucoup celui de tous les autres de l'empire. Viennent ensuite le TcuE- LAÏ-H0, qui prend sa source dans le Yunnan et traverse le Tonquin. Tous les fleuves de la Cochinchine ont un cours très borné ; l’Hué n’est remarquable que parce qu’il baigne la capitale de l’empire. Dans le Kambodje (Camboge ) on peut nommer, outre le Menam-Kong déjà mentionné, le Sauna ou Doxai, qui passe par la grande ville de Saïigong et par Kandhia.

DIVISIONS ADMINISTRATIVES et TOPO- GRAPHIE, Comme on ne connalt pas exactement toutes les divisions et les subdivisions actuelles de l’empire, nous offrirons dans le tableau suivant ses grandes divisions géographiques, en y intercalant les villes principales respectives , autant que la géographie encore si imparfaite de ces régions et le cadre resserré de cet ouvrage peuvent le permettre.

Pays. Cuers-LiEux, VILLES ET LIEUX LES PLUS REMARQUABLES ROYAUME DE COCHINCHINE Hué (Huefo); Lg À Camaigre et Hone-Coha rangés parmi du

(Drang-trong où royaume lesplus beaux P

orts

monde; Phuyen; Quinon; Faïfo; Tou-

du Dedans; royaume d’An- ron(Hansan). L'archipel de Paracets, composé d’ilots fréquentés

nam Méridional).

par les pécheurs.

Royaume De Toxquin . . ... Ketcho (Bak-kinh; Dong-king ou Catchao); Hean; Hanvints ; (Drang-ngay ou royaume Hunran; Domea; Chinlen. Nous ajouterons que le Lactho, du Dehors; royaume d’An- montionué par M. de la Bissachère et dont la situation a tant e.n-

am Septentrional).

barrassé les géographes , n’est, selon ce que nous a dit M. Langlois, sûpérieur des missions étrangères, qui a séjourné dans ce Pays ,

qu'un Auyen ou subdivision de Ja province de Tlian-hoa, à {a ve rilé aussi grande à elle seule que toutes les autres ensemble. Ce

Royacv!

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