‹ Abrégé de géographie [microforme] (volume 2)Chapitre 367 sur 628 · ARCHIPEL · texte numérisé non relu

ARCHIPEL

POSITIO 2riental Entre 18 compris tentriona Tchoka.

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ARCHIPEL D'ANDAMAN. D'après les meilleures cartes et sutout d'après celle de l'Znde-Transgangétique de M. Berghaus, qui offre tout ce que l'on sait de plus positif sur cette partie de l'Asie, cet archipel est composé de quatre iles principales , de huit moindres et d'un grand nombre d’fots ou rochers. Les trois plus grandes forment la prétendue ile Grande-Andaman des gtographes, représentée comme telle par plusieurs cartes publiées en 1832 et1833 ; l’autre qui est la plus méridionale , est connue sous le nom de Petite-Andaman. Dans la plus septentrionale des grandes îles, on trouve le beau port Cornwalis, où les Anglais, en 1793, avaient construit un fort qu'ils ont abandonné depuis à cause du mauvais air. Dans une autre est situé le port de Chatham, où les Anglais avaient fondé une colonie en 1791, qu'ils ont ensuite abandonnée pour aller s'établir au port Cornwalis. La Petile- Andaman ‘st plus élevée que la grande etbien boisée, mais privée de bons ports. Nous nommervons encore l'ile Barren, déserte, mais remarquable par son volcan. Les habitans de cet Archipel sont des nègres très laids , aussi féroces qu'abrutis.

Ancmipez pe Nikonan (les Frederiksoerne, ou

tles de Frédérih des Danois), composé de dix îles principales et d'un grané nombre d'autres beaucoupplus petites disposées en trois groupes. Leurs habitans, doux et paisibles, ressemblent aux Malais par les formes et par la couleur de leur corps. Dans leur habillement , une petite bande de drap pend derrière eux, ce qui peut-être fit croire au Suédois Koeping, marin ignorant, que ces insulaires avaient une queue, conte absurde, qui, cependant, a été cru par Linné, Buffon et Monboddo. Lesiles principales sont: Grand-Nikobar, qui est la plus grande de tont l'Archipel; Petit-Nikobar où Sambelong: Katchoul (Katchal) ; Ka.

morta, où les Autrichiens, en 1/78, ont fondé une colonie, qu'ils ont abandonnée depuis; Nancowry (Noncovery), où les Danois avaient un établissement, abandonné depuis plusieurs années à cause du mauvais air; Terressa: Chowry; Batty-Malve;: Tillantchong: Karnikobar, \a plus septentrionale, où était l'établissement danois qui a été le dernier abandonné. On doit ajouter que le gouvernement danois de Tranquebar a envoyé, en 1832, un petit détachement de Cipayes, pour prendre possession de l'île de Kamorta et s'établir dans le port de Nancowry.

BUPLRE PRINORS.

POSITION ASTRONOMIQUE, Longitude arientale. Entre 69° et 141°. Latitude.

Entre 18° et 51°. Dans ces calculs on a compris l d’Hai-nan et la partie septentrionale dc celle de Tarrakai ou Tchoka.

cowrixs. Au 2074, le Turkestan, l’Asie Russe et la mer d’Okhotsk ; à l’est, les parties du Grand-Océan nommées mer de d’Okhotsk, mer du Japon, mer Orientale et mer de la Chine; au sud , cette mer, l'empire d’An-nam, le royaume de Siam, l'empire Lirman, l'empire Anglo-Indien et le royanme de Nepal; à l’ouest , la Confédération des Seikhs et le Turkestan.

FLauvES, LA position des vastes chaînes de montagnes qui parcourent cet empire donne à ses nombreux fleuves cinq pentes différentes ci les mènent à äilant de mers diverses.

L'OCEAN-GLACIAL-ARCTIQUE recoit :

L'Or ou Où, dont le puissauf Hluent 1rtyehe naït dans la yrovince de Tarfägatai, dans le gouvernement Au Thian-chan-pe-lou, au pied du grand-Altaï, traverse le lac Dzaisang ét entre 4 nite dans la province d'Omsk dans l’A- NUE

Le! 4: “xt, qui est formé par l'union des deux nanches #0 mées OuLou-Keu et Beï-KEu, dans

le pays des Ouziangkaï; après leur jonction il prend la déno’aination de Jénisseï en franchissant les monts de Sayansk, sur les confins méridionaux de l’Asie-Russe. Ce grand fleuve reçoit à la droite l'angarà supérieure; laSelinga, qui naît dans les monts Tangnou-0ola, dans le pays des Khalkha, et entre dans le lac Baïkal, peut ètre regardée comme la parlie supérieure du cours de ce grand affluent.

La MER d'OKHÔTSK reçoit :

L'Amour (Sakhalion-oula, ou He-loung-kiang), qui est formé par la réunion du KHEROULUN avec l'Onon. Le KuEROULUN, nommé, après avoir passé par le lac Kulunnoor, ERGOUNE Ou ARGOUN par les Mongols et les Russes, est regardé comme la branche principale; il prend sa source dans les monts Barka-dabahn, traverse le pays des Khaïlkha et le lac Kulun et sépare ensuite , sous le nom d’Arcoux, la Daourie chinoise de la Daourie russe. L'ONoN, nommé CuiixA après avoir reçu l’Ingoda à sa gauche ; il passe par Nertchinsk ; l’'Onon est renommé parmi les historiens parce que c’est sur ses rives que naquit Tchingis- Khan. L'Argoun ou Amour traverse énsuile le pays des Mandchoux, en passant par Sakhalienoula-khoton, et se jette dans un golfe de la mer d'Okhotsk, vis-à-vis l'ile de Tarrakaï. Ses prin- Cipaux affluens sur le territoire chj:i#, sont: le Southgarl, grossi par le Non et le Khourka, et Y Ousourl, à la droite; le Dzinghiri est son plus grand affluent à la gauche.

La MER DU JAPON reçoit :

Le Toumen , qui parcourt la partie septeu-

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trionale du royaume de Corée ; son ‘ou*s est très borné en comparaison de celui d'': lituves que nous venons de nommer.

La MER ORIENTALE ou TOUNG-HAI et ses branches reçoivent :

Le Ya-Lou, qui nait dans les monts Chanyanalin et parcourt la partie septentrionale du royaume de Corée, dont il est le plus grand fleuve. Il entre dans la mer Jaune.

Le Liao-n0, qui naît dans les monts Khingkan, traverse, sous le nom de CHARAMOUREN , une partie dela Mongolie, et, sous celui de Li40-H0 , le Ching-king; il se jette dansle golfe de Liao-toung, le Phou-hai des Chinois.

Le PE-n0, qui prend sa source dans les r1onts Khingkan , traverse une partie de la Mongolieet la province de Tchy-li, et entre dansle Phou-hai, apres avoir passé non loin de Péking et par les villes de Toung-tcheou et Thian-tsing. Ses principaux affluens sont : le Tchao-ho, le Sang-kan: hoetle Hou-tho-ho; ce dernier est traversé par le canal Impérial qui fait communiquer Péking avec le Kiang.

Le Houaxc-H0 ou le FLEUVE-JAUNE , ainsi nommé à cause de la couleur dorée que lelimon donne à ses eaux. Ses sources sont dans les monts Koulkoun, dansle pays des Mongols du Khoukhounoor. y fait de grands détours, passe à Lan-tcheou dans le Kan-sou, faitun détour immense dans la Mongolie , traverse le Chan-si, l'Ho-nan , touche le Chan-toung et dans le Kiang-sou entre dans la mer Jaune, Les débordenens de ce fleuve ont occasioné, dès la plus haute antiquité, de grands travaux hydrauliques, qui ont été continués ou repris sous le règne des derniers empereurs.

M. Abel Remusat fait observer que l’on a des raisons de croire que l'embouchure du Houang-ho n'était pas jadis où nous la voyons aujourd’hui; mais que ce fleuve allait porter ses eaux dans le golfe du Liao-toung au Phou-haï en traversant le Chan-toung. Ses principaux affluens à la droite sont:le Ouei-ho, qui traverse le Kan-sou et le Chen-si; il passe près de Singan; etle Hoeiho, qui passe par l'Ho-nan, le Ngan-hoeï et Kiang-sou, et traverse le lac Houug-tse. Le l'ue nho, qui parcourt le Chan-si, est le principal affluent à la gauche.

Le Grann-KianG (Fleuve par excellence), dit aussi FLEuvE-BLru par nos géographes , nommé à son embouchure YANG-Tsu-KIANG (fleuve du fils de l'Océan) par les Chinois; c’estle plus grand fleuve de l'empire. IL est formé par la réunion de trois branches nommées KiIN-CHA-KIANG, ŸALOU- KIANG et le Min-xianc; cette dernière est regardée à tort comme la principale. Mais, sur les traces de M. Klaproth, nous cousidérerons comme telle le Kin-cHA-KiANG (rivière à sable d’or), nommée Mouroui-oussou , dans le nordestdu Tibet; Bouraï-Tcnou, dans la province de K'ham dans la même contrée; KiN-CHA-LIANG, dans le Yun-nan et le Szu-tchhouan , et TA-K1ANG (Grand-Kiang où grand-fleuve), après sa jonction avec le Tchouan-kiang au Min-kiang, dans le Szu-tchhouan, près de Siu-tcheou. Le Kiang tra-

, verse ensuite cette grande province, celle de Houpe, touche celle de Kiang-si, et après avoir coupé

celle de Ngan-hoeï et de Kiang-sou , il entre dans la mer Orientale. Ses principaux affluens , outre leFYa-loung-kiang (en tibetain Farloung), qui parcourt la province de K’ham dans je Tibet, et une partie du Sau-tchhouan en Chine, etle Min-kiang, qui vient du K'ham et traverse le Szu-tchhouan, sont à la droite : l'Heng, qui nat dons les montagnes du Kouei-tcheou, traverse celte province et celle de Hou-nan, est grossi par le Zo, entre dansle lac Thoung-thing et le décharge ensuite dans le Kiang; le Kan, qui prend sa source dans le mont Meï-ling, traverse le Kiang-si, entre dans le lac Phou-yanget se rend ensuite dans le Kiang. Les principaux affluens à la gauche sont : le Xia-ling, qui vient des montagnes du Kan-sou et traverse le Szu-tchhouan; le Han, qui traverse le Chen-si etle Hou-pe.

Je Min-xianc ou Ou-LouNe-K1ANo ; c'est le plus graad fleuve du Fou-kian ; il a son embouchure dans le canal de Formose.

La MER DE LA CHINE et ses branches reçoivent:

Le Sr-K1anc , appelé Ticne à son embouchure, formé par la réunion de plusieurs branches. C'est le plus grand fleuve de la Chine-Méridionale ; il parcourt ie Kouang-si et le Kouang-toung; le Hong-kiang ou Teien-kiang et le Pe-kiang sont ses principaux affluens. Le Si-kiang passe par Fo-chan et entre dans le golfe de Canton.

Le Ho-likiang, qui nait dans le Yun-nan, parcourt cette province et entre dans la Tonquin pour se rendre dans le golfe de ce nom.

Le May-Kxaounc, le THALOUEN (Salouen) et l'I- RAQUADDY OI ŸAROU-ZZANGRO, naissent dans les montagnes du Tibet, arrosent ce paysetle Yunnan, et entrent, le premier dans le Laos, et les deux derniers daus l'empire Birman. Voyez les fleuves de l’Inde-Transgangétique, à la page 758.

Plusieurs fleuves de l'empire Chinois ne se rendent pas à la mer. Nous nous bornerons à citer les suivans comme les principaux de ce genre :

L'Iur; il naît dans les monts Célestes ou Thianchan, traverse la Dzoungarie, passe par Ili ou Guuldja et se jette dans le lac Balkachi.

Le Tcuov: sort du lac Temourtou (ferrugineux) dit aussi Touzkoul (salé), situé dans les monts Moussour, traverse ce lac, ainsi que le pays des Kalmuks Torgots, et quitte cette contrée pour entrer dans le Turkestan, où il se jette dans lelac Kaban-koulak. Voyez à la page 716.

Le YARKAND-DARIA , dit aussi Tarim et ERGHEou-coL. C’est le plus grand de tous les fleuves de cette espèce que possède l'Asie. I1 parait prendre sa source dans le Mouz-tagh, traverse de l’ouest à l’est tout le Thian-chan-nan-lou, en passant par Yarkand, et aboutit au lac Lob. Selon la carte de M. Klaproth, ses principaux affluens sont : à la droite, la r/vière de Kholan; à la gauche, la rivière de Khachkar, la rivière d’Aksou, le Moussour et le Kaidou.

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