RÉGIONS ET PROVINCES
se composent des petites 1les 1ki et Tsousima , les huit autres sont subdivisées en plusieurs provinces ou 4o4f; ces dernières se subdivisent encore en districts ou #ori. Le Gokinaï, qui est la première on, se compose des cinq provinces qui forment le domaine du dairi. La rande le Niphon embrasse à elle seule e Gokinat, le Tokaïdo , le Tosando, le Fokourokoudo , le Sanindo , le Sanyodo et presque la moitié du Nankaïdo. Nous avons indiqué dans le tableau les autres Îles qui correspondent aux divisions administratives de cet empire. Les noms des provinces mis entre parenthèses sont des synonymes employés ordinairement dans les livres japonais.
Cuers-Lisux, VILLES ET LIEUX LES PLUS REMARQUABLES,
EMPIRE DU JAPON proprement dit.
GOKINAÏ (les cinq provinces intérieures de la Cour). YasmastRo (San-siou) . . . . . Kio où Mivako (Miaco); Nézios FYodo.
Yamaro (Wa-siou).
Kawarsi (Ka-siou) . ..... Sa-yama.
Iozoumi (Sen-siou). Kisi-no-wata.
Kori-yama; Taka-lori; Nara
Sets (Se-siou) . . ....... Osaka; Taka-lsoukis Ayakd-saki.
TOKAÏDO (Contrée de la Mer Orientale).
Ica (Isiou) .... Wouye-no.
Izs (Se-sivu).
Kouwana; Kame-yama; Tsou; Mats-saka; Kambe; Koui; Naga-
sima; Yoda. le temple Daïsingou.
Sima (S1-siou) . . .
Owani (Bi-siou) Mikawa (Mi-siou) Tootomi (Ghen-siou).
Inzou (Dzou-siou).
Kaï (Ka-siou) . .
SAGAMI (Sa-siou).
Mousasi (Mou-siou) Awa (Fôsiou).
Kaozouza (Koosiou) Simoosa (Seo-siou).
Fou-tsivu,
oba.
Nakoya; Inogama. | Yosi-da; Nisiwo; Kariya: Ta-wara; Oka-saki; Kor'omo. Kake-gawa; Yoko-soka;: Famamals.
Sourouca (Sou-siou) . . . . . Foutsiou; Tanaka.
Simota. L'ile Fatsisio.
Odawara; Tamanawa,.
Yeno; Kawagobe; Iwatlski; Osi.
Yakata-yama; Tosio; Fosio.
Odaki; Sanouki: Kourouri. ; Seki-yado; Sakra; Kouga: Youghi.
Frrars (Sioou-siou) . . . . . . Mito; Simodals: Kôdals; Kasama.
TOSANUO (Contrée des Montagnes Orientales).
Oomi (Kio-siou) . . Fikoneou Sawayama; Zeze.
Mio (Mi-siou).
Fina (Fi-siou) StnANO (Sin-siou).
KooTské (Dzio-siou)
SimoTskE (Ga-siou).
Mours (0-siou)
EWA (Ou-siou)
n aki; Kanora où Kanara.
aka-yama.
Ouyeds Mutsou-moto;: Iyiyama; Takalô; Omore ; Mida ; a
ima.
Tats-fayasi; Mayi-basi; Noumada; Yasinaka;: Take-saki Outsou-miya; Kouroufà; Mifou; Odawara. Le mont Nikosan. Sendaï; Sira-isis Waka-mats: Nifon-mats: Mori-oka ou Grand- Nambou: Yatsdo.
Tana-koura; Taira;: Sira-kawa; Naka-moura: Fouk-sima; Mi-
warou: Firo-saki, dansle canton de Tsougar ; Inabasi: Malsmat (Matsumaï) dans l'Île de leso (lesso; Yeso). ME: FORUM Yama-gala; Oueve-no-yama ; Sinzio; Sional ;
FOKOUROKOUDO (Coatrée # Le Septentrional).
Waxasa (Siak-siou)
YETSINGO.
obama.
Foukyl; Foulstou; Marou-oka; Ono; Sabafe; Kalsou-ama.
Toyama. x
T 14 ata; Naga-oka; Simbola; Mourakami; Ilsoumo-saki; Moramats. Gelte provinces et celles de Yetsisen et de Yet-siou portent ee semble le nom de YrT-siov.
—————————__——Zàr
Récions 2T Provinces. Cuers-Lieux, VILLES &T LIEUX LES PLUS AEMARQUABLES. Kaca (Ka-siou) . .....,, Kana-zawa; Komats; Daïsioos!. Noro (Neo-siou), Sous-no-misaki; Kawa-siri; Nanao.
Sano (Sæsiou). ..,.,.,..Koki.
SANINDO (Contrée du versant septentrional des Montagnes).
TANGO 4,0... Miyazou: Tanabe,
TANBA, Kame-yama ; use-rema) Fouktsi-yama, Cette province el celles e
de Tango et asima portent ensemble le nom de Tan-s1ou. TASIMA , 4. ,.1. Idzousi ou Deisi; Toyo-oka.
Ixaua (In-siou). Tots-tori, Fôni (FO-siou), . .......Yonego.
Ivzouuo (Oun:siou) Matsouyé.
Iwaut (Sek-siou) . . . . ... Tsouwa-no; Famada., O1 (An-siou). Dans cette province il n'y a que des villages.
SANYONO (Contrée du versant méridional des Montagnes). Fanima (Ban-siou), . . . ...Fimedzi; Ækazi; 4ko; Tatsfou.
Mimasaxa (Saka-siou), Tsou-yama; Katsou-yama.
BIZEN. ,.....,,,,.,., Oka-yama.
Brrsiou, Matsou-yama. Cette province et celles de Bizen et de Bingo portent ensemble le nom de Fi-stou.
BINGO, .,,,.,,,,,,,.,. Foukou-yama.
Art (Gle-siou). Firo-sama.
Souwo (Seou-siou) . . . . .. Tok-yama; Fouk-yama.
NAGATA (Tsid-siou). Faki; Tsio-fou; Founaka.
RAA DO. w 1 (Ki-siou) . . ...,...,. Waka-yama; Tanabe; Sin-miya.
Awasi (ile d’) (Tan-siou) Soumoto ou Smoto. ' ii
AWA (A-8iou), : ........ Tok-sima.
Sanouxi (San-siou). Taka-mats; Marou-kame, avec le célèbre temple de Konbira.
Ivo (Yo-siou) ......... Ma ET -yama; Ouwa-sima; Ima-bari; Saïzioo; Komats; Daisou; Dago.
Tôsa (TÔ-siou), . ....... Kôtsi. Celte province ainsi que celle d'Awa, Sanouki et Iyo forment
ensemble l’iLe De Sixokr (les quatre royaumes). SAIKAIDO (Coutrée de la Mer Occidentale).
TSIKOUZEN . . Fouk-oka; 4kitsouki. , ,
TsIKOUN Go. Kouroume; Fana-gawa. Celle province et celle de Tsikousen portent ensemble le nom de Tsikou-siou.
BOUZEN, ....,..,....,.. Kokoura; Nakatsou. : ,
Bounco. Ousouki; Takeda; Saiki; Founal; Finode. Cette province et celle de Bouzen portent ensemble le nom de Foo-siov.
FIZEN ..... RE LEE Sag F Karatsou; Omoura; Sima-bara; Osima; Firando; Nagasaki.
L'UMP ERREEEEEE Kouma-moto; Yatsou-siro; Oudo; Amakousa. FiucGA (Asi-siou). lyifi; Takanabe; Nobi-oka; Sadowara. Cette province et celle de
Figo portent ensemble le nom de Fi-siou.
Oosouui (Gou-siou) . . . ... Kokou-bou.
SarsouxaA (Sats-siou). Ka go -sima. Cette province avec les huit précédentes embrasse toute l'ÎLe ne Kiou-siov (les neuf royaumes).
L'ILE IKI (Isiou) ........ Katou-moto.
L'ILE TSOU-SIMA (Jai-siou) . Fonte Cette Île est remplie de beaux ports fréquentés par les oréens.
GOUVERNEMENT DE MATSMAT subdivisé en :
Ieso (Île de)... ..... . . Où il faut distinguer le gouvernement de Ieso proprement dit, qui ne comprend que la péninsule sud-ouest de l'Île de leso, où se trouvent Matsmai et Khakodade. .
L’Ainou-kKouni (Pays des Ainou ou Aïnos), où il faut encore distinguer la partie vassale des Japonais qui s'étend le long des côtes méridionales et orientales, et où se trouvent : 4{kis et Enderino, et la partie entiérement indépendante, qui comprend toui le reste de cette ile.
KouriLEs MÉRIDIONALES . . . Savoir les Îles Tchékotan; Kounachir où en 1811 M. Golovnin fut fait | prisonnier par les Japonais; Hourouss (Île des Etats ou Atorkou) qui est la plus grande et où se trouve Ourbilch, avec un fort japonais et un port non loin du volcan de ce nom; Ourous dite aussi Z/e de la Compagnie.
TARRAKAÏ (Île de). . . .... Dite aussi Ka , Tchoka ou Sakhalian. L'extrémité méridionale seulement dépend des Japonais. Leur principal établissement se trouve dans la baie d’AÆniwa, très importante par l'immense quantité de poisson qu'on y prend et par le grand nombre de baleines aui fréquentent ses parages.
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Yeno (en chinois Æiang-hou), située dans une grande | y de la province de Mousasi , au fond d’un golfe et sur les bords du Tonyak , qui après l’avoir traversée se jette par plusieurs embouchures dans le port ; celui-ci est peu profond et n’est accessible qu'aux petits navires.
Yedo est une des villes les plus grandes et les plus peuplées du monde. Sa circonférence est estimée à environ 20 milles.
Quoique son plan ne soit pas aussi régulier que celui de la plupart des villes du np ses rues sont en général assez bien alignées et se coupent à angles droits.
La principale, qui traverse la ville du nord au sud, a 60 pas de large. On y voit le fameux Niphon-bas ou le Er du Japon, d’où l’on compte les distances sur tous les grands chemins de l’empire; il est construit en bois de cèdre dit du Japon, bordé de balustrades ornées de boues de cuivre doré et long de 40 toises.
Les maisons de Yedo, comme celles de tout l'empire , ne peuvent avoir au plus que deux étages, chacun d’une toise et demie ou de deux toises de haut ; mais il n’y a d’habité que le rez-de-chaussée : l’étage supérieur sert de garde-meuble et de grenier. Construites en bambou entremélé de mortier et peintes en blanc , elles paraissent être en pierre et ne forment qu’une pièce , divisée à volonté par des châssis mobiles couverts en papier fort et transparent. Un papier très fin tient lieu de vitres. Tout l’intérieur est revêtu de papier peint. Les toits sont plats, couverts en tuiles lourdes et pesantes chez les riches, et en morceaux de bois en forme de tuiles retenus par des pierres chez les pauvres. L'intérieur et l’extérieur sont remarquables par leur proges Les meubles y sont très peu nom-
reux. On n’y voit ni chaises ni tables :
les Japonais s’asseyent sur des nattes qui couvrent ordinairement le plancher. C’est à la fréquence des tremblemens de terre qu’on éprouve à Yedo ainsi que dans les autres villes du Japon, qu’on doit attribuer le petit nombre de bâtimens remarquables qui les décorent, et leur peu d’élévation. Le principal édifice de cette capitale est le palais du Seogoun ou empereur ; il est situé vers le milieu de Yedo et, par son étendue, semble former une ville à part; on lui accorde environ 5 lieues ‘aponaises de circonférence. Il est entouré de remparts et de fossés pleins d’eau, sur
RE
lesquels s’abattent des ponts-levis. Cette vaste résidence est partagée en trois parties, qui sont séparées les unes des autres de la mème manière, Le château extérieur est habité par le plus gränd nombre des princes de l’empire , dont les palais forment des rues. Le second château contient des rues larges formées par les palais de plusieurs des plus puissans princes de l'empire , des principaux officiers de la couronne , des employés qui correspondent à nos conseillers d'état et autres dignitaires. Le palais proprement dit s’élève sur une hauteur et domine toute la ville , quoiqu’il n’ait qu’un rezde-chaussée. 11 est surmonté d’une tour carrée à plusieurs étages, ornée de toits très beaux et très riches ainsi que ceux des autres parties de ce château. À cette occasion il est bon de faire remarquer que cette tour carrée est une marque de prééminence, laquelle dans cette ville est interdite aux autres grands , quoique chacun d’eux jouisse de la même prérogative dans ses propres domaines. Le palais en général présente un aspect majestueux et superbe. La salle dite Sen-Sio-Siki, ou aux Cent nattes doit être très vaste, puisque la grandeur légale de chaque natte est de 6 pieds de Paris sur trois ; les porteset les linteaux en sont vernissés et les ferrures dorées ; des dragons dorés en ornent les toits ; mais tout l’ameublement consiste en nattes blanches garnies de franges d’or. C’est dans ce palais que se trouve la grande bibliothèque impériale , qu'ainsi que celle de Miyako nous avons cru pouvoir évaluer à 150,000 volumés dans notre essai statistique sur les bibliothèques de Vienne. C'est aussi à Yedo qu'a été publiée l'Encyclopédie chinoise dile du Japon, ouvrage peutêtre le plus précieux que possède la bibliothèque royale de Paris sur la littérature asiatique ; il se compose de 80 volumes in-8° accompagnés d’un très grand nombre de planches. On ne sait rien de positif sur la population actuelle de cette ville immense ; les auteurs japonais lui accordent 280,000 maisons ; nous croyons cependant que sans crainte d’exagération on pourrait estimer à 1,300,000 le nombre de ses habitans. Yedo est, pendant six mois, le séjour ordinaire des grands feudataires de l'empire, et, pendant toute l’année, de leurs familles et de leursnombreuses suites. Cette seule circonstance
doit être prise en considération lorsqu'on veut essayer d'estimer sa population.
Yedo, comme toutes les autres villes de l'em fre, est extrémement sujette aux incendies ; il n’y a guère de jour où il n’en éclate plusieurs, et souvent des quartiers entiers sont la proie des flammes; en 1703 et en 1773 elle a été presque entièrement détruite par un incendie accompagné de circonstances effroyables.
Pour prévenir ce fléau on à institué un corps nombreux dont les détachemens
rcourent sans cesse la ville nuit et our ; ils sont vêtus de cuir brun.
Kio (résidence) ou Mixaxo (capitale), dont les géographes européens ont fait leur Miaco, très grande ville de la province de Yamasiro , située dans une plaine environnée de collines et baignée au levant par le Kamo ou Kamogawa , affluent du Yodo-gawa. C'est la ville du Japon qui offre le plus d’édifices remarquables ; elle en a èté pendant long-temps la capitale, et est encore la résidence du dairi , ou du descendant des anciens empereurs, révéré comme un personnage saint et comme le chef de la religion de l’état. Kio est assez régulièrement bâtie ; ses rues sont alignées et se coupent à angles droits. Parmi le grand nombre d’éditices publics qu'elle renferme on remarque surtout les suivans : le palais du daïri , entouré de murs et de fossés ; il se distingue surtout par son immenseétendue et par la belle tour carrée qui le surmonte ; outre lé palais proprement dit, il renferme treize rues habitées par les personnes de la cour. Le palais du seogoun, construit en pierre de taille et environné d’un fossé plein d’eau , entouré lui-même par un fossé sec ; au milieu s'élève aussi une tour carrée à plusieurs étages ; la forme de cet édifice est un carré long, dont la principale dimension est de 150 toises. Le temple de F6kôzi, célèbre dans tout le Japon par l'image colossale de Daibouts ou Grand - Bouddha , appelé Rousiana {+ »esplendissant). Celte statue, dit #. “laproth, représente Daïbouts assis à la & 2 inüignne sur une fleur de lo- 53 © 2 était primitivement en bronze äové, n:61, #yant beaucoup souffert par le treimhiement de terre qui eut lieu en 1092, où la remplaça en 1667 par une statu? en bois recouverte de papier doré.
La hauteur totale de ce colosse est de
83 pieds du Rhin, dont 78 pieds o pouces pour la statue et © pieds 10 pouces pour la fleur de lotus. L'intérieur du temple est pavé en carreaux de marbre blanc et orné de.96 colonnes en bois de cèdre. Dans un édifice voisin se trouve suspendue la plus grande cloche connue; elle a 17 pieds 3 pouceset demi de hauteur et pèse 1,700,000 livres japonaises qui équivalent à 2,040,000 livres hollan-
aises, Le Temple de Kiwanwon , qui rivalise sous tous les rapports avec le précédent ; la statue du dieu, qui est d’une taille extraordinaire , a 36 mains; elle a autour d’elle les statues de six héros de taille gigantesque. Ce temple est également Eng cr par un grand nombre de statues des dieux et des esprits censés être subordonnés à Kwanwon ; ces images sont de différentes grandeurs ; les plus petites sont placées en avant, afin que la vue puisse les embrasser toutes à-la-fois ; si l’on en croit les Japonais, leur nombre s'élève à 333,383 ! L'industrie et le commerce sont à Miyako comme dans leur centre. On y affine le plus beau cuivre, on y fabrique la porcelaine qui passe pour une des meilleures du Japon et beaucoup d’étoffes d’or, d’argent, de soie et d'ouvrages en acier, On y POppe aussi toute la monnaie de l'empire, La plupart des livres japonais sont imprimés dans cette ville, où la cour du dairi forme une espèce d'académie qui cultive la littérature , les sciences et les beaux-arts et qui, selon Caron, est chargée de la rédaction des annales de l'empire. L'a/manach impérial y est aussi composé tous les ans par un des principaux savans etrevu par une commission ; mais on 1’envoie imprimer dans la province d’Ize, regardée conne nn pays Sacré, parce que c’est là que se tri vent les prir 7ux temples de: ‘111. tuélaires de j'empire. Cet ai.aniach contient la statistique de l’empire , et l’on y indique toutes les charges de l’état et les revenus des principales maisons depuis les sommes les plus considérables en descendant jusqu’à celles de 10,000 cobangs, ou 120,000 fr.
inclusivement. Nous avons déjà vu qu’on pourrait estimer à 150,000 le nombre de volumes contenus dans la grande bibliothèque du Dairi. Selon le jésuite Pinheiro, Miyako renfermait à la fin du xvu° siècle, 500 temples principaux et une des six grandes universités de l’empire ; il
fait o quatre chacun dians.
ment d Kæmp demi-m
- que on
laiques les ét Dot s aacivnn nérée p rand n vule de Almeïda seconde ses édite nérent.
trois vas on mon liers. Doi figures g du temp lions d'u curieux.
Siaka a d'uneha l'intérie avance d nastère « quable jardins « était rer en étaie:
bouts es chaque f lonnes d slaliue à colossal à la poi une tro tains bo temple ( dant leu vivent q Lepays les boni
nitence:
chaque sur un.
publiqu çoivent ôtent le reux es nenten donne!
Osaka de l'erni
ds 0 pou- 10 pouces rieur du le marbre en bois de rouve susconnue; i de haujaponaises es hollanbon , qui y avec le ,) qui est 36 mains; es de six temple cst rand nomes esprits Wanwon ; randeurs ; en avant, asser tou Japonais, L'industrie mme daus plus beau elaine qui du Japon argent, de y frappe mpire. La imprimés airi forme cultive la beaux-arts e de la rére. L'ali composé ux savans ison i’ence d’Ize, parce que brin nr ux s de i'emstatistique toutes les des prinbmmes les nt jusqu’à 20,000 fr.
vu qu’on ombre de de bibliosuite Pinn du xvri° et une des mpire ; il
fait observer qu'en 1640 il y en avait quatre autres dans les environs, et que chacune d’elles comptait plus de 3500 éludians. D’après l’arafame ou recensement de la fin du xvu" siècle rapporté par Kæmpfer, Miyako doit avoir au moins un demi-million d’habitans,puisqu’à cette épo-
- que on comptait 52,169 prétres, 477,667
larçues des deux sexes, sans y comprendre les étrangers et toute la cour du dairi,
Lons un rayon de 30 milles ontrouve: Nana, aacivnne résidence des empereurs, villetrès vénérée par les Japonais et très florissante par le
rand nombre de ses temples qui y attirent une vule de dévots de la religion de Bouddha. Le père Almeïda, jésuite portugais, qui la visita vers la seconde moitié du xvu° siècle, décrit plusieurs de seséditices , dont l'étendue et la richesse l'étonnérent. Le temple de Koubosi est précédé de trois vastes cours qui s'élèvent en amphithéâtre; on monte de l'une à l'autre par de superbes escaliers. Dans la première cour on remarque deux figures gigantesques armées de massues ; la porte du temple proprement dit est gardée par deux lions d'unetaille monstrueuse et d'un travail très curieux. Au fond du temple, on voit la statue de Siaka avec deux autres de chaque côté ; elles sont d'une hauteur et d'une grosseur prodigieuses. Tout l'intérieur de l'éditice est peint en rouge. Le toit avance de plusieurs pieds au-delà du mur. Le monastère qui joint le temple n'est pas moins remarquable par son étendue, sa richesse et les beaux jardins dont il est accompagné La bibliothèque était remplie de livres au point que les fenèlres en étaient presque fermées. Le temple de Daibouts est environné d’un portique de 60 Loises sur chaque face, etle plafond est soutenu par 98 colonnes de 3 toises et demie de circonférence; la stalue du dieu est en cuivre et d’une dimension colossale ; elle a 14 aunes portugaises de largeur àla poitrine. Tous les ans il part de cette ville une troupe de pélerins sous la conduite de certains bonzes, dans le but de visiter un fameux temple de Siaka pour y expier leurs péchés. Pendant leur longue marche, ils vont nu-pieds et ne vivent que de deux poignées de riz grillé par jour. Lepays qu'ilstraversent est montagneux et aride; les bonzes conducteurs les soumettent à des pénitences cruelles. Parvenus au lieu de l'expiation, chaque dévôtest mis dans une balance suspendue sur un épouvantable précipice. Là il doit avouer publiquement ses fautes, Si les prètres s’aperçoivent qu'il hésite ou qu'il use de réticences ils ôtent le contrepoids de la balance , et le malheureux est précipité dans l’abime. Les pélerins prennent ensuite congé des bonzes, auxquels chacun donne la valeur d'environ 12 francs.
Osake , gramde ville de la province de Sets , près de l'embouchure du Yodo-gawa.C'est une des cinq
FMPIRE JAPONAIS 709
villes impériales qui composent l'apanage dwkoubo. Une grande citadelle la protège; c'est une des constructions de ce genre Mt A remarquables du Japon.f 4vorisée par sa position, cette ville réunit , dans de vastes magasins, toutes les productions du sol et de l'industpie pour les faire refluer sur tous les points de l'empire ; les plus riches marchands et les artisans les plus habiles y sont établis. Les liümmes riches et voluplueux s'y rendent de toutes les particn du Japan, Tous les princes et seigneurs qui nossédent des terres dans tes provinces occidentales ont à Osaka des maisons, ou plutôt ce qu'on pourrait appeler un pied-à-terre; car il ne leur est pas permis de M arrèter plus d'une nuit; les plaisirs dont on r (4 lui ont mérité le surnom de tédtre du plaisir. Sans admettre les calculs exagérés des Japonais, qui assurent que la seule population de cette ville peut lournir une armée de 80,000 hommes, nous dirons qu'on peut évaluer au moins à 160,000 le nombre de ses habitans. Parmi ses nombreux temples, il faut distinguer celui de Datbouts. Parmi ses curiosités on doit citer le jardin botanique, où l'on cullive avec le plus grand soin tous les arbres, arbustes et autres végétaux qui croissent au Japon; el la rue des Oiseaux, où, selon Thunberg, on transporte des individus de toutes les espèces d'oiseaux qu'on trouve dans l'empire , soit pour les vendre, soit pour les faire voir moyennant une rétribuliomn.
Lesautresvillesies plus remarquables de l'empire que notre cadre nous permet de signaler à l'attention du lecteur sont : Nancasani, sur l'ile de Kiou-siou, ville ouverte du côté de la terre, mais avec quelques fortifications du côté de la mer et des rues étroites et tortueuses. Elle est environnée de montagnes couronnées de temples nombreux, qui en rendent les approches vraiment pittoresques, Son port est le seul dans lequel il soit permis aux vaisseaux étrangers de jeter l'ancre, Le commerce et les 2 nv la rendent florissante et très peuplée; elle dépend immédiatement du koubo.
Marsual, sur une vaste baie de l'ile leso, ville assez grande et bâtie dans le genre des autres villes japonaises , avec un port contimuellement rempli de bâtimens marchands qu'y atlime un commerce florissant. M. Golovnin dit qu'elle possède un tédtre japonais et environ 50,000 habitans. On peut la regarder comme la ville la plus importante de cette partie extrème de l'Asie.
Parmi les curiosités du Japon, on ne doit pas oublier l'ile de Faraisio, qui offre le lieu d’exil peut-être le plus extraordinaire du globe. C'est une petite Île située au sud de Yedo ; les côtes sont tellement escarpées, que l'on n’y peut aborder que par le moyen d'une grue. C'est là que les grands du Japon tombés en disgrâce sont retenus ; on les y emploie à fabriquer différentes sortes d'étoffes si précieuses par leur beauté que le seogoun s'en réserve l'usage.
ASIE EFAUSISIER
POSITION ASTRONOMIQUE. Longitude , entre 34° orientale et 173° occidentale.
Latitude, entre 38 et 78°.
conrins, Au #0rd, la Russie Européenne ou la partie européenne de la Région du Caucase, savoir : le Pays des Montagnes et le Daghestan ; ensuite l’Océan- Glacial-Arctique. A l’esé, le détroit et la mer de Bering, le Grand-Océan et la mer d’'Okhotsk. Au sud , le détroit ou canal de la Boussole qui sépare les Kouriles Russes des Kouriles Japonaises; la mer d’Okhotsk, l'empire Chinois, le Turkestan, la mer Caspienne ; ensuite le royaume de Perse, l’Asie Ottomane et la mer Noire.
A l’ouest, la mer Noire, le détroit d’Ienikale (Enikale), la mer d’Azov et la Russie d'Europe.
FLEUVES, La Russie Asiatique est traversée par plusieurs grands fleuves, parmi lesquels elle compte l’Iénissei, que nous avons vu être le plus grand fleuve nonseulement de l’Asie, mais aussi de tout
lAncien-Continent. Voici les principaux fleuves rangés d’après les mers auxquelles ils aboutissent.
L'OCÉAN ARCTIQUE GLACIAL reçoit :
L'Ont ou Os; il naît près du 51° parallèle dans les monts Altaï, passe par Barnaul, Kolyvan et Narym dans le gouvernement de Tomsk, et par Sourgout et Berezov dans celui de Tobolsk ; il entre ensuite dans le vaste golfe auquel il donne son nom. Ses principaux affluens à la droite sont: le Tom, qui arrose Tomsk; le Tchoudym, le Ket, le Tim etle Vakh. Lesprincipaux affluens à la gauche sont : l'Zrtyche, qui vient de l'empire Chinois, et qui, par la longueur de son cours, par la masse de ses eaux et par sa largeur, devrait être regardé eomme la branche principale de l'Obi, au lieu d'en être le principal affluent ; l'Irtyche passe par Boukhtarminskaïa, Semipolatinsk, Omsk, Tara et Tobolsk ; il reçoit lui-même à la gauche l’Zchim etle Tobol; vient ensuite la Sosva, qui descend de l'Oural.
L'Iénmssel. L'usage fait naître ce grand fleuve dans le pays des Ouriangkaï, dans l'empire Chinois, par la réunion de l'Oucou-Kkeu et du BEïi- KEM ; mais, par les raisons exposées ailleurs, c’est la SELENGA qui devrait être regardée comme la branche principale. Cette cernière vient du pays des Mongols Khalkha, dans l'empire Chinois, entre dans le lac Baïÿkal, en sorl sous le nom J’'ANGARA , OU TOUNGOUSKA-SUPÉRIEURE , passe par {rkoutsk, dans le gouvernement de ce nom, et
par Oust-Toungouska, dans celui de lenisscisk. L'Iénisse proprement dit, dans la partie supérieure de son cours, avant sa réunion avec l’Aagara, passe par Krasnoïarsk, dans le gouvernement de lenisseïsk, et dans la partie inférieure de son cours, par Touroukhansk; ensuite, après avoir traversé le pays des Samoyèdes, ce grand fleuve se jette dans le golfe étroit auquel il donne son nom. Outre la Toungouska ou Angara-Sunérieure, ses principaux affluens à la droite som. la Podkamenuia Toungousxa (la Toungouska au-delà des rochers), et la Niÿnie-Toun-: gouska (la Basse-Toungouska), qui est le plus grand de tous ; il traverse une partie du gouvernement d’lrkoutsk, de la province de lakoutsk et du gouvernement de lenisseïsk. Les principaux affluens à la gauche sont: le Sym et le Touroukhan , dans le gouvernement de lenisseïsk.
La Taïmouna, qui estle fleuve le plus boréal de tout lAncien-Continent, en ne tenant pas compte d’autres courans trop peu considérables, coinparés à la longueur de son cours et au volume de ses eaux. La Taïmoura traverse le pays des Samoyèdes dans le gouvernement d'lenisseïsk.
La KHATANGnA, dans le gouvernement de lenisseisk ; ce fleuve traverse le pays des Samoyèdes, entre et dans un golfe auquel il donne son nom; c’est le plus grand de tous les fleuves qui arrosent ces solitudes boréales.
L’ANasarA, dont la principale partie du cours sépare le gouvernement d’lenisseïisk de la province de lakoutsk.
L'OLENEK traverse la province de Jakoutsk, et, à Oustie Olenskoïe, se jette dans l’Océan- Glacial.
La LENA, un des plus grands fleuves de l'Asie. Il naît dans les montagnes qui bordent la côte occidentale du lac Baïkal, traverse le gouvernement d’Irkoutsk et la province de lakoutsk, et, après avoir arrosé Kirensk, Olekminsk, lakoutsk et Jigansk, se jette, par plusieurs embouchures, dans l’Océan-Glacial. Ses principaux affluens à la droite sont : le Fitim et l'Aldan; ce dernier se distingue par la longueur de son cours; à la gauche, le iloui se fait remarquer aussi par l'étendue des pays qu'il traverse.
La Iana, l'INniemirkA et la Kozyma, sont les autres fleuves les plus remarquables de ces solitudes arctiques.
La MER DE BERING reçoit :
L’ANADYR, qui, après avoir traversé le paysdes Tchouktchi, se jette dans un golfe auquel il donne son nom.
Le KauronarTkA traverse du sud au nord la péninsule de ce nom, et se rend dans le Grand- Océan qui, dans ces parages, reçoit aussi le nom de mer de Kamtchatk£.
La MER CASPIENNE recoit :
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L'OuraL, qui estcommun à l'Europe et à l’Asie- Russe , et dont le cours a été décrit à la page 628.
L'IemBa, nommé Dem par les Kirghiz, dont iltraverse leterritoire.
Le Koun, qui prend sa source dans les montagnes sur les confins de l'Arménie, traverse la Géorgie-Ottomane , la partie cédée à la Russie, ainsi que la province de Géorgie, le Karabagh, le Chirvàan, et, au-dessous de Salian, se jette dans la mer Caspienne et proprement dans le golfe de Kizil-aghadj. Ses principaux affluens à la droite sont : l'Aras, grande rivière qui vient de l’Arménie-Ottomane , traverse l’Arménie-Russe, et, après avoir arrosé le Karabagh, centre dansle Kour qu’elle surpasse pour le volume de ses eaux et pour la longueur de son cours; pendant un espace assez long elle sépare le territoire russe de celui qui est soumis au royaume de Perse. Parmi ses affluens nous nommerons le Zengan (Zengue), qui baigne Erivan et lui apporte le tribut des eaux du lac Goukha. Lesprincipaux afffuens à la gauche sont : lA4ragavi et l'4lazan, tous deux dans la Géorgie.
La MER NOIRE reçoit :
Le Riox, si renommé sous le nom de PHASE dans la mythologie grecque, par l'expédition des Argonautes. Ce fleuve, que lesanciens regardaient à tort comme un des plus grands de l'Asie , prend sa source à l'est du mont Elbrouz, traverse l’Imerethi, sépare la Mingrelie du Gouriel , et, non loin de Poti ,entre dans la mer Noire. La Tskenis-thskalià la droite, et la Kw ir ili(Quirila) à la gauche, sont ses principaux affluens.
ReziGions. Toute la population de cette immense région peut être partagée sous le rapport religieux de la manière suivante : Peuples qui professent le Caris- TIANISME ; Ce sont les plus nombreux ; ils se subdivisenten Russes, Cosaques, Géorgiens, etc. ; on doit leur adjoindre plusieurs partisans parmi les indigènes de la Sibérie et du Caucase; le plus grand nombre appartient à l’Eglise grecque orthodoxe ; viennent ensuite les 4rméniens , appartenant à l'Eglise arménienne et les Chrétiens, appartenant à d’autres églises ; cette dernière classe est peu nombreuse et ne comprend que les colons allemands et quelques autres.
Peuples qui professent le MARHOMÉTISME ; ils sont en si grand nombre que sous ce rapport ils viennent immédiatement après les Chrétiens; à cette classe appartiennent presque tous les Turks de la Sibérie, appelés mal-à-propos Tafares, les Boukhares, les Barabinzes, les Koumuk, les Basians , les Turkomans, les Kirghiz, les Tadjiks ou Persans , les Kizilbach ,letc. ; mais un grand nombre de ces prétendus musulmans mélent beaucoup de superstiuuns au culte de Mahomet. Les peuplades
du Caucase et de la Sibérie, dont la religion ne consiste que dans une InOLA- TRIE la plus grossière et dans des PRA- TIQUES SUPERSTITIEUSES ; nOUs citerons entre autres les lakoutes , les Toungouses, les Samoyèdes, les Tchouktchi , les Kouriliens, les Youkaghires, etc., etc. La RELIGION DE Bouppaan tient le quatrième rang ; elle compte parmi ses adhérens les Mongols, les Bourèts et les Kalmuks. Enfin le Jupaïisme, dontle nombre des croyans est très petit dans cette partie de l'empire Russe.
GOUVERNEMENT. Voyez aux pages 532 et 536.
INDUSTRIES. Dans les confins resserrés que nous avons donnés à la Russie d’Asie, l’industrie de cette vaste région se réduit à peu de chose, malgré les grands progrès qu’elle a faits depuis un demi-siècle et surtout depuis trois lustres. Elle consiste principalement dans l’exploitation, des mines de lOural, de Kolyvan et de Nertchinsk ; et dans des manufactures de fer, de cuivre , de cuir , de chagrin , de tapis ; des fabriques d'armes, d’émail, de verre, d'ouvrages de porphyre et en jaspe, de sel, de salpêtre, de poix , de colle de poisson et de feutres d’une grandeur considérable. Les villes qui se distinguent le plus par leur industrie sont : Zesaterinbourg , dans la partie asiatique du gouvernement de Perm, ensuite Tobolsk, Irhoutsk, Tomsk, Tiflis , Telminsk, Kasanich, etc.
commence, Nous rectifierons avec M. Klaproth deux jugemens erronés que depuis long-temps on porte sur le commerce de lPAsie Russe : on se plait, généralement parlant, à exagérer l’importance du commerce des pays Caucasiens, tandis qu’on regarde à tort comme bien peu de chose celui de la Sibérie. Le fait est que ce dernier est très important et le devient toujours davantage, tandis que celui de la Région du Caucase est encore peu de chose ; et il y a apparence qu’il se passera bien des années avant qu’il acquière toute l’importance et toute l’étendue qu’on lui attribue déjà. Le manque de rivières navigables, puisqu'on ne peut regarder comme telles des fleuves dont la navigation est circonscrite à de petits bateaux, ou à une distance de quelques lieues de leur embouchure ; ie défaut de routes , le mauvais état de celles qui existent, et les dangers qu'offrent les fré-
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quentes incursions des montagnards sont les principales entraves qui s’opposent au développement et aux progrès du commerce dans cette région. Le climat, les fleuves et le gouvernement font disparaître jusqu’à un certain point ces inconvéniens dans la Sibérie. Dans le commerce de l’Asie Russe on doit distinguer le commerce intérieur avec la Russie Européenne ou la Russie à l’ouest de l’Oural, et le commerce e»‘érieur fait avec la Turquie, la Perse, le furkestan et l’empire Chinois. La Sibérie envoie à Moscou par Tobolsk, qui est la place principale pour le commerce intérieur , ses pelleteries , du fer , des ossemens de mammouths, des dents de morses, et les marchandises qu’elle a reçues des états limitrophes ; elle reçoiten échange des objets manufacturés et de luxe, soit russes, soit tirés des pays étrangers. La foire d'Irbit dans la partie asiatique du gouvernement de Perm, est la plus riche et la plus importante de toute l’Asie Russe.
Le. commerce avec l’empire Chinois se fait par l'intermédiaire de Kiakhta, d’Irkoutsk et de quelques autres villes de la Sibérie. Des pelleteries et quelques objets de moindre importance sont offerts en échange du thé, de la porcelaine, de la soie, du musc , de la rhubarbe , des suieries et des cotonnades des Chinois.
Les marchands du Turkestan ou de la boukharie vendent aux Russes des peaux frisées, des étoffes en soie et en coton, des pierres précieuses et d’autres objets.
Orenbourg, que nous regardons comme placée en Europe, est l’entrepôt principal de ce commerce; viennent ensuite Troïtzkoi dans la partie asiatique du gouvernement d’Orenbourg, Petropavlovsk dans la province d’Omsk et quelques autres villes.
Les relations commerciales avec la lerse se font en partie par terre et en partie à travers la mer Caspienne par le port d’As/rakhan, qui apyartient à l’Europe, Bakou et autres places moins importantes ; Tiflisen est le grand entrepôt terrestre ; vient ensuite Eroan.
La soie brute qu’on achète aux Persans et lenaphte qu’on leur vend sont les deux principaux articles. Les négocians qui font ce commerce par terre sont souvent
illés par les Bachkirs, les Kirghiz et les
sghis. Le commerce avec la Turquie consiste surtout en échange des produits
des deux pays; 7iflis, Akaltsikhé, dans la Géorgie, par terre, et Redout-kaleh, dans la Mingrelie, par mer, en sont les principaux entrepôts.
Petropavlovsk, dansle Kamtchatka, est le purt le plus important pour le commerce qui se fait sur le Grand-Océan ; mais il se trouve entre les mains de la Compagnie- Russe d'Amérique, qui ena presque tout le monopole depuis 1821; elle tient des comptoirs à Moscou, Irkoutsk, lakoutsk, Okhotsk, Kazan, Tomsk et autres villes.
Les pelleteries en forment l’article principal.
Outre les places commerçantes que nous venons de nommer, la Russie d’Asie compte aussi parmi les villes qui se distinguent le plus sous ce rapport: Tomsk, Semipolatinoi , Gouriev, Tumen , Tara, Krasnoïarsk, Ienisseïsk, Touroukhansk, Okhotsk et Iakoutsk.
DIVISIONS ADMINISTRATIVES et TOPOaRAPH18. En rappelant au lecteur ce que nous avons dit aux pages 536 et 537, sur la division de l’empire Russe, nous lui offrons dans le tableau ci-dessous les divisions administratives qui regardent sa partie asiatique , à laquelle appartiennent aussi les parties des gouvernemens d’Orenbourg et de Perm situées à l’est de l’Oural, que, par des motifs déjà indiqués, nous avons décrites dans la Russie d’Europe aux pages 658 et 559. Nous lui rappellerons aussi que tous les pays de la région Caucasienne situés au nord de la crête principale du Caucase doivent, par les motifs exposés aux pages susmentionnées, être regardés comme appartenant à l’Europe. Le tableau suivant offre les principales divisions administratives de l’Asie Russe, coordonnées à ses grandes régions géographiques et à leurs principales subdivisions. Pour les chiffres qui indiquent les populations des viiles, voyéz à la page 537. Mais quelques explications sont nécessaires pour faciliter l’intelligence de ce tableau.
La vaste région que nous nommons Sibérie comprend tous les pays qui s’étendent à l’est de la crête principale de l’Oural ; elle est subdivisée en quatre gouvernemens, deux provinces et deux districts. Nous 2vons regardé comme ses dépendances géographiques le Pays des Kirghiz et celui des Tchouktchi. Sous la dénomination de Region Caucasienne, nous avons compris tous les pays situés
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entre la mer Caspienne et la mer Noire, l’Aras, le Kouban et la Kouma ; ils forment un grand gouvernement général dont le chef-lieu est à Tiflis. Sous le rapport administralif ce gouvernement est subdivisé en douze provinces et en quelques pays qui ne sont encore que vassaux où seulement soumis de nom aux
l'empire. Afin d'éviter les répétitions et de conserver, autant que possible, les divisions géographiques qui sont indispensables pour éviter la confusion dans la géographie de cette partie de l’Asie , nous avons mis un astérisque avant tous les noms des chefs-lieux des provinces de la Région Caucasienne, lorsque celles-
Russes. Dans ses limites ilembrassemème ci ne sont pas des subdivisions d’une diplusieurs autres pays tout-à-fait indé- vision géographique. pendans et même souvent en guerre avec .
RÉG1oNs. Cuers-Lieux , VILLES ET LiFUX LES PLUS REMARQUABLES.