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Dans les articlesrelatifs à l’industrie et au commerce des états de l’Asie, de l’Afrique et de l’Océanie, on a signalé le peu de progrès que Parchitecture navale et la navigation ont fait chez les peuples qui les habitent. Il ne faut donc pas s’étonner si nous avons omis dans les tableaux statistiques de ces trois pots du monde la colonne des flottes. À l’exception de l’em-
ire Ottoman, des états Barbaresques , 5 l'imamat de Mascate et de l'empire d’An-nam , aucune autre puissance indigène, quelque grande qu’elle soit, ne possède des vaisseaux de guerre qui puissent être comparés à ceux des Européens.
On doit même dire qu’à l'exception de l'empire Ottoman aucun de ces états ne possède un vaisseau de ligne ; car le
rétendu vaisseau de ligne de l’imam de
ascate n’a pas même la force des frégates du second rang. Nous avons déjà signaléla placeimportante qu’on doit encore assigner à la flotte ottomane sous le rapport de son matériel, malgré les pertes immenses qu’elle a éprouvées de nos jours dans sa lutte contre les Grecs et dans la mémorablejournée de Navarin. Mais nous devons ajouter qu’Alexandrie, sous l’administration de Mohamed-Ali, a déjà repris une partie de l'importance militaire
fr avait sous le règne brillant des tolémées, grâce à l’activité de ses chantiers. La flotte de l’empire de Maroc, qui au commencement du sièele était encore assez considérable, se trouve depuis que temps dans un état pitoyable.
Iger était la première puissance navale de l'Afrique après l'Egypte ; mais cet état a cessé d'exister pour former sous la protection de la France une colonie, qui promet d’avoir les résultats les plus impires pour son commerce et son in-
uence politique sur cette partie du monde.
Nous ne parlerons pas des superbes vaisseaux qu’on lance sur les chantiers de Bombay dans le territoire de la Compagnie des Indes-Orientales ; ils appèrtiennent à la flotte du Royaume-Üni, dont nous avons déjà parlé. Cette grande puissance de l’Asie n’entretenait en 1826 que 18 bâtimens inférieurs ; sa marine marchande et ses vastes côtes sont protégées par les flottes de l’Angleterre.
Nous avons déjà mentionné la flotte que des ingénieurs français ont construite dans l'empire d’An-nam. En admettant les faits positifs rapportés par MM. Chai- .
gnaux et Vannier , il nous semble qu’on pourrait regarder actuellemeut cet état comme la première puissance maritime
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otte que onstruite dmettant M. Chaisble qu’on cet état maritime
indigène ; outre une escadre de 11 batimens, dont la force pourrait être comparée à celle de nos frègates de moyenne grandeur, il possède une flottille immense; selon ces deux officiers , elle se composait, il y a quelques années, de 100 grandes galères de 50 à 70 rames , portant un canon pierrier et un sur l’avant, du calibre de 12 à 24 ; de 280 bateaux armés de 16, 18 et jusqu’à 22 canons ; et de 500 petites galères, de 40 à 44 rames, armées de pierriers , ::t sur l’avant d’un canon de 4 à 6 livr « ue balles. On doit
outer: que le royaume de Siam et l'empire Birman ont aussi des flottilles nombreuses , quoique beaucoup inférieures à celles de l’empire d’An-nam. Le royaume de Perse , malgré l’étendue de ses côtes et les tentatives faites par le célèbre Nadir-châh, n’a pas de marine militaire ; les raphes et les voyageurs s'accordent à dire que le Japon n’en a pas non plus. La marine militaire de la Chine doit être bien peu formidable que que l’empereur n’a pas été capab e de protéger ses nombreux sujets contre les pirateries des corsaires établis dans les ilots des garages de Canton et dans ceux de l'ile de Formose. Les puissances de l’Océanie n’offrent que des flottilles plus ou moins nombreuses , mais toutes remarquables par l’audace de leurs équipages ; celle du royaume de Siak dans l’île de Sumatra parait être aujourd'hui la plus forte. Viennent ensuite les flottilles du royaum& d’Achin dans la mème ile, du royaume de Bornéo dans l’ile de ce nom et eelles des royaumes de Soulou
et de Mindanao. On ne doit pas oublier la marine militaire de Sandwich, qui, d’après les derniers ES » $e composait de 1 frégate et de 10 bâtimens inférieurs tous construits sur le modèle des navires anglais ou anglo-américains. £
ais avant de tracer le tableau statistique de cette partie du monde , nous devons faire une remarque pour nous mettre à l’abri de la critique. Quoique la grande masse des Osmanlis vive en:
Asie , et que, comme nous l’avons vu à l'article ins y cette nation ,.
qui est le peuple dominant de l'empire Ottoman, regarde avec raison cette partie du monde comme sa patrie, nous n’avons pas hésité à classer les vastes pays qui forment ce que nous appelons Asie:
Otiomane , parmi les possessions des puissances étrangères de cette grande division du globe. En cela nous avons suivi la méthode adoptée pour tous les autres états qui possèdent des territoiresdans plusieurs parties du monde. La capitale de l’empire Ottoman étant en Europe, nous avons regardé la Turquie-Européenne comme le noyau de l’empire, et, malgré son étendue, sa population et ses richesses nous avons considéré comme partie secondaire la Turquie Asiatique. Nous ne pouvions donc la classer que parmi les états compris dans la seconde division de notre tableau. Dans les évaluations de la superficie et de la population on a compris les pays de l’Arabie occupés militairement par les trou-pes du vice-roi d'Egypte.